CE MERCREDI 5 MAI 2021 A 18H30 C’EST « L’HEURE DE L’METTRE » Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6 et dab+et dab+

tourtaux-jacques Par Le 05/05/2021 0

Dans FRANCE

CE MERCREDI 5 MAI 2021

A 18H30

C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »

Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6 et dab+

En direct et en archives sur campuslille.com

 

 

L'Histoire nous a démontré clairement que le fascisme correspond à une connexion étroite entre les intérêts du grand capital et le parti de les défendre par la force contre ce qui les menace. Et ceci en plongeant les masses dans la confusion pour les diviser mieux, et le plus souvent sur des bases racistes.

Ainsi, par anticommunisme, la propagande a-t-elle pu inverser les responsabilités, jusqu'à établir que les communistes (et leurs outils, le parti et le syndicat), collaboraient à un projet de destruction nationale piloté par la finance juive. Les complotistes n'ont pas attendu internet pour baver.

Naquit alors la figure du judéo-bolchevique. Les ligues fascistes en France, dirigées par des militaires et des bourgeois purent, grâce à une propagande largement relayée par les medias de l'époque, recruter des éléments naïfs ou crapuleux parmi le prolétariat et dans ses franges les moins éclairées et les plus immorales : le lumpenprolétariat.

Leurs méthodes consistaient à infiltrer le mouvement ouvrier, et à multiplier les provocations et les coups de force, ceci avec un concours policier dont les archives témoignent.

La montée vers le fascisme, stoppée net en 1936 grâce aux organisations ouvrières, sera achevée ensuite, lorsque celles-ci seront purgées, à la fois de l'extérieur (répression féroce de l'Etat bourgeois) et de l'intérieur (par des éléments anticommunistes, opportunistes et gauchistes).

La conséquence finale fut la prise du pouvoir. Un régime « fort » constitué de fascistes et de politiciens « modérés » collaborant pour réprimer les communistes et déporter massivement toutes les populations indésirables. La grande bourgeoisie n'y trouvant bien évidemment rien à redire.

La propagande de l'époque présente les résistants comme des traîtres, collaborant avec la « juiverie internationale », au service de la haute finance et en même temps du bolchevisme. Même sans internet on pouvait convaincre les crétins avec de telles balivernes. Ce sont ses résistants qui payèrent le prix du sang pour nous libérer du fascisme et il nous en reste un héritage encombrant pour le capital – la sécurité sociale par exemple...

Si vous allumez votre télévision vous noterez que le fascisme en marche est omniprésent. Ses thématiques crapuleuses sont assénées quotidiennement avec une régularité impressionnante. Le danger est identifié, il est musulman. Une partie de la population, et singulièrement ce qu'il reste des organisations ouvrières est qualifiée « d'islamo-gauchiste ».

Le régime macronien, sous les oripeaux de la République, comme Laval et tant d'autres en leur temps, construit un arsenal législatif répressif et reprend toutes les thématiques fascistes à son compte, pour au mieux se maintenir, au pire empêcher qu'une alternative menaçante pour les intérêts de la bourgeoisie française émerge.

Les libertés sont restreintes, le droit des travailleurs recule, les grévistes sont convoqués, intimidés, sanctionnés. La principale organisation de résistance du pays est syndicale et tout est fait pour la présenter soit comme « terroriste », soit comme « collaborant au système », selon qu'on s'adresse à la bourgeoisie ou au prolétariat.

C'est ainsi que le 1er mai 2021, l'Etat bourgeois et son préfet organisent une souricière permettant à des « gauchistes d'extrême-droite » de réaliser un coup de force qui doit, par la suite, entraîner une série d'agressions contre le principal outil de résistance populaire, le seul qui fasse encore reculer le patronat ici et là.

Comme l'Histoire l'a démontré, il se trouve que des éléments gauchistes et petit-bourgeois s'aveuglent sur le processus limpide qui est en marche, idéalisant la violence « révolutionnaire » contre les « collabos » du système. Le point de vue dominant, celui de la bourgeoisie, c'est qu'il n'existe qu'un seul bon prolétaire : le prolétaire inorganisé. Il faut donc détruire l'organisation de masse des travailleurs. Et les coups tombent de partout.

Hélas, nos micros n'ont pas pu enregistrer les injures racistes et anti-syndicales proférées à Paris envers des militants ouvriers, dont une vingtaine ont été sérieusement blessés. Nos micros étaient dans le défilé de Tourcoing, nourri d'une participation joyeuse et déterminée, et à 90% composée de militants de la CGT.

C'est l'heure de l'mettre ! C'est ce qu'on dit en tout cas dans le camp d'en face...

 

 

 

 

"l'heure de l'mettre"
radio campus lille 106,6
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