COVID-19 : L’EX-MINISTRE DE LA SANTE, AGNES BUZIN MISE EN EXAMEN POUR « MISE EN DANGER DE LA VIE D’AUTRUI »

tourtaux-jacques Par Le 11/09/2021 0

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Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui"

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Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui"

©Lucas BARIOULET / AFP

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L'enquête sur la gestion gouvernementale du Covid-19 accélère avec la convocation d'Agnès Buzyn

Orange avec Media Services, publié le vendredi 10 septembre 2021 à 19h05

Agnès Buzyn a par ailleurs été placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour "abstention volontaire de combattre un sinistre", a précisé le parquet général de la CJR.

L'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a été mise en examen ce vendredi 10 septembre pour "mise en danger de la vie d'autrui" à l'issue de son audition par des magistrats de la Cour de justice de la République. La CJR enquête sur la gestion de l'épidémie de Covid-19.

 

Agnès Buzyn est mise en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui" quant à sa gestion de la crise sanitairepar BFMTV

 


Matignon a réagi auprès de Franceinfo.

"La France a pris très rapidement les mesures nécessaires", a-t-on fait savoir auprès de nos confrères.

"Nul ne peut douter du sérieux et de l'engagement dont (Agnès Buzyn) a fait preuve aux premiers signes de cette épidémie inédite et alors même que nul ne disposait alors d'un véritable recul sur ses risques réels", ont continué les services du Premier ministre, invitant à "veiller collectivement à ne pas confondre ce que nous savons aujourd'hui de cette pandémie et ce qui en était connu à son début".

"Il est attendu des responsables publics qu'ils répondent à de telles crises sanitaires exceptionnelles avec détermination et honnêteté. Cela a été le cas en France comme dans tous les pays européens", a ajouté Matignon.




Agnès Buzyn est la première personnalité à être mise en cause dans ce vaste dossier consacré à la manière - critiquée encore aujourd'hui - dont les autorités françaises ont anticipé puis géré quotidiennement l'épidémie de coronavirus qui a fait au moins 115.000 morts dans le pays, selon Santé publique France.

Elle a par ailleurs été placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour "abstention volontaire de combattre un sinistre", a précisé le parquet général de la CJR.

"Je ne laisserai pas salir l'action du gouvernement"

Agnès Buzyn est arrivée peu avant 9h au siège de cette institution parisienne, seule habilitée à juger des ministres dans l'exercice de leurs fonctions.

"Aujourd'hui c'est une excellente opportunité pour moi de m'expliquer et de rétablir la vérité des faits. Je ne laisserai pas salir l'action du gouvernement, mon action en tant que ministre, alors que nous avons fait tant pour préparer notre pays à une crise sanitaire mondiale qui, je le rappelle, dure encore", a-t-elle déclaré à la nuée de journalistes, accompagnée de son avocat Me Eric Dezeuze.

Au tout début 2020, Agnès Buzyn occupait un rôle central, à la tête du ministère de la Santé (mai 2017 - février 2020).

Alors que le monde commençait à prendre peur après les informations alarmantes venant de Wuhan, en Chine, celle qui est hématologue de formation avait pris la parole à l'Élysée le 24 janvier 2020 pour dire : "les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles". Avant de préciser que cette analyse pouvait "évoluer".

Mi-février, elle était remplacée par Olivier Véran, quittant le gouvernement pour briguer la mairie de Paris.

"On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade"

Mais quelques jours après sa défaite électorale, alors que la France se confinait, elle créait un tollé en disant dans le Monde du 17 mars 2020 : "Quand j'ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous". "Depuis le début je ne pensais qu'à une seule chose: au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade", avait-elle encore dit au Monde, au sujet du processus électoral.

Des propos confirmés en juin 2020 devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise sanitaire : elle avait indiqué avoir alerté l'Elysée et Matignon en janvier sur le "danger" potentiel du coronavirus.

Depuis, la CJR a reçu de nombreuses plaintes liées au Covid-19, "14.500" selon le procureur général près la Cour de cassation François Molins, mercredi.

Manque d'équipements de protection pour les soignants et pour la population, errements sur la nécessité ou non de porter des masques, etc : neuf de ces plaintes ont été jugées recevables par la commission des requêtes de la CJR, qui fait office de filtre, et ont permis l'ouverture d'une enquête en juillet 2020.

Des perquisitions menées

Depuis, d'autres plaintes ont été jugées recevables et jointes à l'enquête, tandis que des perquisitions ont été menées mi-octobre 2020 par les enquêteurs de l'Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) et de l'Oclciff (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales).

Ces perquisitions ont visé les domiciles et bureaux du ministre de la Santé Olivier Véran, de l'ex-Premier ministre Edouard Philippe, d'Agnès Buzyn et d'une autre ancienne membre du gouvernement, Sibeth Ndiaye, mais aussi du directeur général de la Santé Jérôme Salomon et de la directrice générale de Santé Publique France, Geneviève Chêne.

La commission d'instruction de la CJR a ouvert son enquête sur l'infraction "d'abstention de combattre un sinistre".

https://actu.orange.fr/france/covid-19-agnes-buzyn-mise-en-examen-pour-mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui-magic-CNT000001EfAjd.html

 
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