FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : POURSUIVRE LA LUTTE ! AGIR COLLECTIVEMENT ET SOLIDAIREMENT ! UNE DETERMINATION EXEMPLAIRE !

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  • Le 19/12/2019
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  • Dans FRANCE

Manifestation contre la réforme ferroviaire

 

AGIR COLLECTIVEMENT ET SOLIDAIREMENT

Contre la réforme des retraites

12/12/2019 - "Quelques semaines de galère plutôt qu'une vie de misère,
c'est ce qu'on défend", a affirmé sur franceinfo Laurent Brun

POURSUIVRE LA LUTTE

Près de 40 % de grévistes à la SNCF, près de 2 millions de manifestants sur tout le territoire, ce 17 décembre a été une journée exceptionnelle.

Nous allons continuer !

Grèves à la RATP, chez les agents pénitentiaires, dans les musées, chez les intermittents, dans l’éducation, la santé, chez les éboueurs, dans les entreprises de nettoyage, chez Michelin, Sanofi, Radio France…

Cette journée a tenu toutes ses promesses, au-delà de la journée du 5 décembre. Selon un sondage Harris Interactive paru ce 17 décembre, 62 % des personnes interrogées soutiennent le mouvement.

À l’approche des fêtes de fin d’année, le gouvernement doit prendre la mesure de la mobilisation interprofessionnelle, qui va bien au-delà des seuls cheminots.

Il doit retirer son projet.

D’ores et déjà, l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU appelle tous les salariés à agir par la grève et à organiser des actions partout où cela est possible, notamment le 19 décembre, par des mobilisations locales, et ce jusqu’à la fin de l’année.

 

Consulter l’appel unitaire

http://www.cheminotcgt.fr/

 

DÉCLARATION UNILATÉRALE DU PATRONAT DU FERROVIAIRE !

 

 | Les conditions sociales

L’UTP a, lors de la dernière réunion de négociation de l’année sur les classifications et rémunération qui s’est tenue le 17 décembre, décidé de mettre un terme aux négociations en posant sur la table ses dernières propositions, en annonçant qu’elles n’étaient ni amendables ni discutables.

Après des mois de simulacre de négociations, l’UTP impose son cadre social de manière unilatérale et annonce une mise à la signature du texte en début d’année 2020.

Le cadre social envisagé par le patronat est dévastateur pour TOUS les cheminots de la branche.

L’UTP a maintenu son mandat tout au long de ce simulacre de négociation, pour obtenir le cadre social de bas niveau dont il a besoin dans le cadre de l’ouverture à la concurrence.

La CCN de haut niveau promise par le Gouvernement et le patronat lors du conflit de 2018 s’avère être une vaste fumisterie !

UN SYSTÈME DE CLASSIFICATION AUTORISANT TOUTES LES DÉRIVES

Le projet de l’UTP s’articule autour « d’emplois types » aux contours vagues permettant aux entreprises de développer les polyvalences à partir de leurs besoins de production.

L’UTP inscrit même dans l’accord, à la demande de la CFDT, l’ouverture à des négociations d’entreprise sur la polyvalence dans les entreprises de la Branche, avec un bilan à 3 ans après la signature de l’accord. Les perspectives sont claires et sans équivoque !

LE PATRONAT REFUSE DE RECONNAÎTRE LES DIPLÔMES

Seule « l’employabilité » des cheminots est mesurée au travers de critères classants génériques, très subjectifs afin de laisser au patronat toute latitude pour définir les emplois et les rémunérations.

Passés à la moulinette de ces critères, tous les métiers sont déclassés, les spécificités, les savoir-faire ne sont plus appréciés, et les qualifications ne sont plus reconnues.

De plus, les parcours professionnels sont entièrement soumis à l’arbitraire patronal et aux processus managériaux les plus opaques sans aucun mécanisme de contrôle social.

La Fédération CGT des cheminots, qui a été force de propositions tout au long de cette négociation, a porté la nécessité d’adopter un système de classification qui définit clairement les filières et le contenu des métiers, afin de garantir les parcours professionnels et le niveau de sécurité qu’exigent de nombreux métiers du ferroviaire.

Pour la CGT, les diplômes initiaux et en cours de carrière doivent être reconnus et se traduire par un positionnement dans la grille en fonction du diplôme détenu par le salarié.

UN SALAIRE DE MISÈRE

L’UTP s’arcboute sur une rémunération annuelle garantie (RAG).

La mise en place de la RAG autorise de fait une rémunération mensuelle variable, avec le SMIC comme seule garantie.

Le patronat clôt également toute discussion sur un 13ème mois de branche.

La dernière proposition de l’UTP de relever les RAG de 250 euros pour les 2 premières qualifications, soit 20,83 € brut par mois, n’est que « poudre aux yeux ». Le salaire mensuel brut d’embauche à la première qualification serait de 1579.25 €, soit 39,43 euros au-dessus du SMIC au 1er janvier 2020.

Pour la deuxième qualification, l’écart est de 81.43 € avec le SMIC, soit 1620.83 euros brut.

La CGT revendique une grille unique de Branche, avec un salaire de début de grille à 1800 euros brut.

Le patronat ne consent qu’à une progression professionnelle garantie de 12,65% au bout de 24 années d’ancienneté, sachant que les changements de qualifications sont entièrement à la main du patronat. Dans le cadre d’un déroulement de carrière type pour les personnels statutaires, l’écart est de plus de 30 % sur la même période.

Concernant le travail de nuit, l’UTP jette une pièce de 50 centimes pour revaloriser l’indemnité pour travail de nuit, pour la porter à 4,46 € pour les sédentaires et 4,03 € pour les roulants.

Pour le travail du dimanche et fêtes, l’UTP annonce une majoration de 4 € de l’heure, alors même qu’elle est actuellement à 4,50 € dans le GPF…

Si la CGT s’oppose d’une manière générale au travail de nuit et du dimanche, les exigences de continuité du service public peuvent l’imposer à certains métiers.

Pour le travail de nuit, la CGT revendique une compensation en temps de repos.

Concernant la prise en compte de l’ancienneté, si dans la dernière proposition de l’UTP, la majoration se calcule à partir du salaire brut, elle n’en reste pas moins très insuffisante.

L’UTP limite à 24 ans l’évolution de la rémunération par ancienneté, ce qui représente une majoration de rémunération de 14,4 % maximum, pour les qualifications de 1 à 6, soit les cheminots des deux premiers collèges et la première qualification de l’encadrement. Au-delà, pour les 2ème et 3ème qualifications de l’encadrement, la majoration est de 7,2 % au bout de 24 ans. La dernière qualification est écartée du dispositif d’ancienneté.

Au-delà des 24 ans de carrière, il n’y a plus de majoration !

Dans le GPF, pour les cheminots au statut, la prise en compte de l’ancienneté sur la rémunération atteint 23,60 % en fin de carrière.

La CGT revendique une majoration par ancienneté linéaire annuelle pour atteindre plus de 30 % en fin de carrière.

Refusons le diktat du patronat et amplifions la mobilisation pour faire bouger les lignes.

ENSEMBLE, AVEC LA CGT, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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LA DIRECTION SNCF PRIVE 6 000 ENFANTS DE TRAINS POUR NOËL

 

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Hier, la direction SNCF a annoncé que le service « Junior & Cie » ne serait pas assuré pour les fêtes, laissant 6 000 enfants sans solution de transport.

Cette situation est inacceptable !

Les utilisateurs de Junior & Cie sont détenteurs de places vendues par un centre d’appels privé, et ne font donc pas partie des billets vendus directement par la SNCF. De plus, ce service est externalisé et donc non assuré par les cheminots.

Pour rester fidèle aux déclarations irresponsables du Gouvernement, la direction SNCF concentre donc tous ses moyens sur les billets TGV vendus directement par la SNCF afin de satisfaire les élucubrations de certains ministres.

Les personnels non-grévistes sont détournés des Ouigo, les places vendues par des structures externes sont récupérées, tout cela pour que la propagande et les engagements inconsidérés du Gouvernement puissent être respectés.

Le motif de la sécurité, invoqué pour habiller cette décision, ne tient pas debout.

Les trajets J&C sont directs, ils utilisent les TGV, les plans de transport peuvent être garantis 48h à l’avance puisque les personnels grévistes ont l’obligation de se déclarer, il n’y a donc pas de raison de considérer ce service plus difficile à réaliser qu’un autre.

Comme à son habitude, la direction SNCF et le Gouvernement sacrifient les plus pauvres, les plus jeunes et les plus fragiles (Junior & Cie est très utilisé par les parents divorcés par exemple).

La direction SNCF est donc prête à tout et même au pire pour servir les déclarations belliqueuses des ministres, face à un conflit qui mobilise très largement les cheminots. Cela conduit à un véritable cafouillage entre les annonces et les capacités réelles. Cela risque d’engendrer une pagaille générée par la direction elle-même.

La CGT des cheminots dénonce cet acte de sabotage délibéré qui n’est pas du fait des grévistes et qui instrumentalise les enfants et leur famille pour tenter de discréditer ceux qui luttent pour le progrès social. Cette méthode est abjecte !

La CGT appelle une nouvelle fois le Gouvernement à la raison : face à une opinion publique largement hostile à la réforme, à des salariés du public et du privé qui font le sacrifice de leur salaire pour traduire leur refus de la casse des retraites, à des organisations syndicales (CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, CFE-CGC, UNEF, UNL) qui contestent le projet et proposent des alternatives, le Gouvernement doit retirer son projet, annoncer des négociations sur l’amélioration du système actuel, et permettre au pays de retrouver le calme.

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SALARIÉS ET USAGERS EN DANGER !

Conflit sur les retraites

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Le gouvernement organise la casse du droit de grève aux risques et périls des usagers des transports et de la route, ainsi que des salariés du transport !

Alors que la situation sociale actuelle se dégrade fortement avec toujours plus de salariés sur l’ensemble du territoire dans les manifestations et la participation à la grève pour demander le retrait du projet de réforme de retraite à points, le gouvernement préfère jouer la carte de la provocation en imposant l’augmentation du temps de conduite des conducteurs de cars.

En pleine journée d’action et de grève des salariés du public comme du privé qui a rassemblé 1,8 million de manifestants en France le 17 décembre (participation supérieure au 05 décembre), le 1er ministre signe un décret, avec effet immédiat, portant dérogation aux règles en matière de temps de conduite et de repos pour le transport routier de voyageurs.

Par ce décret, il autorise les conducteurs de cars à dépasser jusqu’au mardi 24 décembre 2019 inclus :

  • La durée maximale de conduite journalière fixée à 9 heures dans la limite de 2 heures portant ainsi le temps de conduite à 11 heures ;
  • La durée maximale de conduite hebdomadaire fixée à 56 heures dans la limite de 6 heures portant ainsi le temps de conduite à 62 heures.

Ces dispositions, même temporaires, sont scandaleuses ! Alors que leurs règles sociales sont déjà de bas niveau.

Cette décision illustre la volonté du gouvernement de mettre à mal l’exercice du droit de grève pour maintenir coûte que coûte ce plan de transport, en particulier celui des TER mis sur route.

Aujourd’hui, la réglementation prévoit que les salariés puissent conduire 9h00, avec cet arrêté, ils pourront désormais aller jusqu’à 11 heures !

Conduire plus longtemps multiplie les risques d’accidents, comme ceux survenus ces derniers mois sur les lignes « dites Macron » et renvoie à la question essentielle de la sécurité des personnels de conduite, des voyageurs et des autres usagers de la route.

C’est un non-sens en termes de sécurité, de santé au travail et de capacité de vigilance sur un tel temps de conduite !

Il est entendu que les dispositions de cet arrêté applicable dès le 18 décembre 2019 entraineront de facto la responsabilité de l’Etat et des employeurs qui les appliqueront.

La CGT demande aux salariés de refuser de travailler plus au détriment de leur santé, de leur sécurité et de celle des voyageurs et des autres usagers de la route.

Face à cette provocation inacceptable et dangereuse, la CGT appelle les salariés du transport routier de voyageurs à s’inscrire massivement dans l’action et la grève pour exiger le retrait du projet de réforme des retraites.

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INFO LUTTES N°15

Une détermination exemplaire !

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Les cheminots continuent de démontrer leur capacité à s’engager, à s’organiser et à tenir dans la durée.
Cette détermination sans faille est exemplaire.

Rapport de forces

Interprofessionnel :

Reconduction RATP, coupures ciblées dans l’énergie, reconduction Radio France, reconduction dans les raffineries…

Dans le maritime :

  • Remorquage : Saint Nazaire/Nantes : préavis reconductible jusqu’au 24/12 ;
  • La Rochelle/Le Havre : préavis reconductible jusqu’au 24/12 ;
  • Marseille/Port de Bouc : en grève. Manifestations et blocages prévus.

A la SNCF :

Près de 20% des cheminots étaient en grève le 18 décembre selon la direction.

Celle-ci continue de truquer les chiffres. Pour exemple, dans un établissement en Ile de France, la direction annonce 28% de grévistes, après vérification de nos militants locaux, il y avait 52,7% de grévistes !

Ensemble !

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, Fidl et UNL soutenues par une majorité grandissante de la population, demandent au gouvernement le retrait total du projet sans délai.

Elles rappellent leur disponibilité afin de discuter d’un autre projet pour renforcer le système actuel.

Force est de constater qu’à la sortie de la rencontre avec le Premier Ministre le 18 décembre, les annonces ne sont pas à la hauteur.

La CGT est ressortie sans aucune réponse quant à ses propositions concernant le projet du gouvernement. On ne sait toujours pas :

  • Quelle sera la valeur du point ?
  • A quel âge pourra-t-on partir en retraite ?
  • Combien d’années il faudra travailler pour avoir une carrière complète ?
  • Combien de points pour avoir une retraite à 1200€, 1500 €, 2000€… ?
  • Pourquoi, si ce projet est si bien, le gouvernement ne l’applique pas à tout le monde tout de suite ?
  • Qui connait le calcul des retraites pour les personnes nées après 1975 ?
  • Comment le gouvernement va convertir les trimestres en points ?
  • Qui sait où le simulateur du gouvernement est caché ?

A la SNCF, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail se sont réunies au lendemain du 17 décembre en interfédérale.

Elles appellent les cheminotes et les cheminots à ne pas lâcher et à poursuivre l’action en s’inscrivant dans les initiatives interprofessionnelles locales du 19 décembre et du week-end à venir.

169 cheminotes et cheminots ont rejoint la CGT depuis le début du conflit

Nous sommes soutenus, continuons à convaincre !

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https://www.cheminotcgt.fr/


 

 

 

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