LES CHEMINOTS CGT : « NOUS AVONS FAIT 50 JOURS DE GREVE. NOUS AVONS LA VOLONTÉ DE REPARTIR A LA BATAILLE SUR LA GREVE »

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  • Le 13/03/2020
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Nancy | SocialRetraites : les cheminots CGT prêts à « de nouveaux sacrifices »

Après 50 jours de grève, les cheminots CGT ont rappelé ce mardi, en amont de leur congrès fédéral qui se tient à Nancy, ne pas avoir dit leur dernier mot sur la réforme des retraites. Une partie des débats portera sur de nouvelles actions, avertit Laurent Brun, secrétaire fédéral.

11 mars 2020 à 05:00 - Temps de lecture : 2 min

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Laurent Brun, secrétaire général de la fédération CGT cheminots, qui tient son congrès à Nancy : la « détermination » contre la réforme des retraites. Photo ER /Patrice SAUCOUR

« Nous avons fait 50 jours de grève. Aujourd’hui, nous avons la volonté de repartir à la bataille sur la grève. De manière reconductible ? Nous en débattons […] Les sacrifices ont été extrêmement importants » mais ils sont « encore possibles », affirmait ce mardi Laurent Brun. En amont de l’ouverture du congrès fédéral qui se tient à Nancy, le secrétaire général de la fédération CGT cheminots rappelait la détermination de ses troupes dans le « combat contre la réforme des retraites ».

Le sujet occupera une bonne partie des débats qui réunissent près de 500 délégués de toute la France et 12 délégations étrangères au palais des Congrès. Au cœur des discussions, entre autres, la préparation de la contre-conférence de financement organisée le 24 mars : « La conférence officielle patine. Une contre-conférence sur le système actuel, son financement et son amélioration permettra de montrer qu’on se casse plus la tête en essayant de travailler sur un nouveau système qu’en travaillant sur le système actuel », estime Laurent Brun. Le secrétaire fédéral rappelait par ailleurs que la CGT cheminots « s’impliquera totalement » dans la journée d’action nationale du 31 mars.

La question des petites lignes

Autre point à l’ordre du jour : « Les menaces sur le service public », avec, juge Laurent Brun, « une réforme ferroviaire qui n’a rien résolu sur les questions de financement et de qualité du service public ». Le secrétaire fédéral poursuit « avec le dernier exemple en date : celui des petites lignes. Une partie d’après le gouvernement intégrerait le réseau structurant », financé à 100 % par Réseau SNCF : « C’est-à-dire que nous aurions à financer 130 M€ d’investissements supplémentaires par an, qui n’étaient pas prévus dans la trajectoire financière déjà extrêmement dure issue de la réforme ferroviaire. On n’est pas près de voir une stabilisation de la dette dans ces conditions ». Laurent Brun évoquait également le cas de la région Grand Est « a priori volontaire pour une expérimentation de la délégation de gestion de lignes en particulier sur la ligne Epinal/Saint-Dié-des-Vosges. La CGT s’oppose à cette balkanisation du réseau qui pose beaucoup de problèmes », en termes de « sécurité, de règles de circulation, de tarification, de services après-vente ».

M.-H.V.

https://www.estrepublicain.fr/edition-nancy-et-agglomeration/2020/03/11/retraites-les-cheminots-cgt-prets-a-de-nouveaux-sacrifices


 

 

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