POUR UN MONDE DE DROITS

tourtaux-jacques Par Le 24/12/2020 0

Dans FRANCE

Pour un monde de droits

• Le 10 décembre 1948, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fut signée la Déclaration universelle des droits de l'Homme. C'est pourquoi l'onu a inclus cette journée internationale dans le calendrier des célébrations.

Auteur:  | internet@granma.cu

24 décembre 2020 10:12:48

• Le 10 décembre 1948, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fut signée la Déclaration universelle des droits de l'Homme. C'est pourquoi l'onu a inclus cette journée internationale dans le calendrier des célébrations.

Si nous faisons une étude modérément responsable de la réalité après la proclamation de cette date, il apparaît immédiatement que le pays puissance, les États-Unis, s'est approprié ces deux mots – droits et droits de l'Homme – et les a transformés en instruments politiques, tant pour imposer des sanctions que pour lancer des agressions militaires, et ce jusqu'à nos jours.

Cependant, il n'est en rien difficile de mettre à nu une telle conception, car la bannière qu’ils ont déployée en ces 72 années n'a été qu'une façade pleine de paillettes bon marché, accrochée avec des épingles qui se brisent au moindre soupçon de vérité.

J'avoue que j’ignore si cette Déclaration universelle de 1948 peut justifier ce qui se passe aujourd'hui dans le puissant empire du Nord. Dans quel paragraphe peut-on déduire qu’en créant des cages et des centres de détention pour les mineurs immigrés à la frontière avec le Mexique, Donald Trump défendait un droit humain ?

Où placer le nombre d'Afro-américains assassinés par la police de ce pays sans que leurs acteurs soient punis ? Comment expliquer qu'aux États-Unis, environ 11 000 personnes meurent chaque année, victimes d’armes à feu ?

Selon des statistiques du fbi, en 2016, les armes à feu ont été utilisées dans 73,3 % des meurtres, 47 % des vols et 31,8 % des agressions graves. Les fusillades dans les lieux publics tels que les universités, les cinémas, les places, les hôpitaux sont très fréquentes dans ce pays, en raison, entre autres, de l'accès facile aux armes à feu.

Qui donc garantit le respect des droits de l'Homme, ou plutôt la vie des enfants qui meurent dans une école du fait de l'utilisation autorisée d'une arme à feu par quiconque, y compris des mineurs ? Qui devrait exercer – et ne le fait pas – le contrôle sur l'acquisition et l'utilisation d'une arme ? Quelle interprétation faut-il donner au concept de droits de l'Homme, alors que la veille, précisément de ce 10 décembre, les États-Unis ont enregistré près de 15 millions d'infections par covid-19 et plus de 280 000 décès, selon l'oms ?

Et il s’impose de relier la question aux droits de l'Homme, car le président de ce pays porte une grande responsabilité – ou plutôt, une irresponsabilité – pour l'absence de contrôle de la pandémie et pour avoir ignoré sa gravité.

La violation des droits de l'Homme par les États-Unis n'a pas seulement eu lieu sur leur territoire. Elle s’étend bien au-delà de leurs frontières.

Lorsqu'ils ont envahi l'Afghanistan en 2001, ils l'ont fait en sachant que ce pays asiatique était l'un des plus pauvres de la planète. Des années plus tard, il y a toujours des contingents militaires du Pentagone dans ce pays, alors que le nombre de civils tués par les frappes aériennes menées par les États-Unis a augmenté de près de 330 % entre 2016 et 2019, selon une étude du Projet sur les coûts de guerre de l'université Brown, publiée récemment.

En outre, l'agression a fait près de 5 000 morts parmi les soldats, dont 3 356 Étasuniens, ainsi que des dizaines de milliers de civils tués et plus de 50 536 blessés depuis que l'onu a commencé à recueillir des statistiques sur la question.

Lorsque les États-Unis ont envahi l'Irak sous couvert d'un mensonge grossier sur des armes de destruction massive qui n'ont jamais existé, ils l'ont fait, selon George W. Bush, alors locataire de la Maison-Blanche, pour faire respecter les droits de l'Homme dans ce pays.

Au cours des 17 dernières années, plus de 600 000 personnes sont mortes, pour la plupart des civils, sous les bombes, les missiles et l'utilisation d'uranium appauvri, selon le magazine britannique The Lancet.

Il en a été de même en Libye et en Syrie, où aujourd'hui encore, en plus de tuer des civils et de prétendre ensuite qu'ils constituent des « dommages collatéraux », ils pillent publiquement le pétrole et entravent la lutte contre le terrorisme livrée par les forces locales.

Une autre guerre menée par les États-Unis, aussi cruelle que la guerre militaire, est l'utilisation de sanctions économiques, financières et commerciales contre les pays dont les gouvernements ne s'alignent pas sur la politique impériale et choisissent de défendre leur indépendance et leur souveraineté.

C'est le cas de Cuba, qui fait l'objet d'un blocus de fer qui dure depuis plus de 60 ans, du Venezuela bolivarien et du Nicaragua sandiniste. Les États-Unis imposent également des sanctions contre la République islamique d'Iran, la Corée du Nord, la Syrie et le Yémen meurtri, entre autres.

Ils ont ajouté à cette liste honteuse des sanctions contre la Russie et la Chine, ce qui constitue un défi pour l'équilibre et la paix mondiale.

C'e sont les États-Unis, le pays dont le gouvernement se pose en modèle en matière de garantie des droits de l'Homme. Comment peut-on permettre qu'il s’érige en porte-drapeau de la défense de ces droits ? Les exemples d'une telle absurdité et d’une telle hypocrisie sont légion.

http://fr.granma.cu/cuba/2020-12-24/pour-un-monde-de-droits

 

 
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