PRESIDENTIELLE : ILS SONT TOUS D'ACCORD POUR GERER L'EXISTANT

Par Le 03/02/2017 0

Dans FRANCE

Présidentielle : ils sont tous d’accord

Après nous avoir abreuvé des « primaires » de la droite et de la « gauche », où en est-on du débat politique ?

Tout est fait pour qu’il n’ait pas lieu. « L’affaire » Fillon, les grenouillages divers après la désignation de B. Hamon par le Parti Socialiste et ses alliés, la mise en avant, la promotion de Macron par les médias ainsi que celle du Front National et de Mélenchon, tous ces candidats évitent à leur manière le débat sur les conséquences du capitalisme sur le peuple.

Rien sur la pauvreté qui s’étend, la précarité organisée, les millions de mal-logés, les difficultés à se nourrir, à se soigner, rien sur la casse des services publics et de l’industrie, rien sur l’éducation nationale, rien sur la baisse du pouvoir d’achat des salaires et des pensions.

Rien sauf des propositions qui visent toutes à aggraver encore la situation

• On sait ce qu’il en est des propositions de la droite sur la fonction publique, le droit du travail, la santé etc.,

• On sait également les propositions du Front National qui est « contre l’augmentation des salaires parce que cela augmente les charges des entreprises », le Front National qui rappellera samedi un programme,programme dont on connaît déjà son allégeance au capital.

• On sait ce qu’il en est des propositions de B. Hamon, qui veut organiser la misère de masse au travers du « revenu universel » financé par l’augmentation des impôts. Cette proposition, mise en avant par tous les médias, consiste à faire croire que la « disparition du travail » dû à l’apparition de nouvelles technologies est inévitable. Ce qui n’est (évidemment) pas dit, c’est la suppression de millions d’emplois dans l’industrie, les services au travers de vagues continuelles de licenciements massifs, délocalisations, fermetures de sites au nom du profit, de la rentabilité du capital.

• On sait aussi que les partis qui se présentent à « gauche de la gauche » ne proposent rien de plus que de gérer l’existant.

Le Parti Communiste Français annonce que la désignation de B. Hamon représente « une chance pour la gauche » et propose même d’entamer des « discussions avec lui », Mélenchon pour sa part propose de porter le SMIC à 1700 €… en cinq ans, et de changer les institutions… une manière de dire, on change tout pour ne rien changer, surtout pas la société capitaliste. Il propose une meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail, en clair il faut ménager la chèvre et le chou. C’est la reconnaissance implicite et incontournable de l’existence du capital.

Comme on le voit, on est très loin du débat utile, celui qui s’attaque aux fondements de la société. La France est un État gouverné par des équipes successives au service du capital, les multinationales dictent leur choix. Toutes les décisions prises sont dirigées contre les travailleurs et le peuple, tous les acquis sociaux sont attaqués, aucun secteur de la vie courante n’y échappe au nom du seul profit.

Peut-on faire autrement ? La réponse est dans la question…

Des moyens considérables existent pour changer de société. Les profits des entreprises explosent, en 2016, 56 milliards d’une partie de ces profits ont été distribués aux actionnaires du CAC 40. Le produit intérieur brut (richesses produites par le travail et accaparé par le capital) s’est élevé en France l’année dernière à 2185 milliards d’euros. Et comme si cela ne suffisait pas, les gouvernements qui se succèdent aux ordres des multinationales poursuivent leur politique d’aide aux entreprises au travers d’exonérations diverses, de crédits d’impôts, de « pacte de responsabilité »… 270 milliards ont été ainsi engloutis par les multinationales pour gonfler leurs profits sans aucun effet sur l’emploi et l’amélioration des conditions de vie du peuple. Le capital n’en a rien à faire.

Oui les moyens existants sont énormes pour changer de société, mais il faut avant tout agir, lutter de manière permanente pour aller les chercher, c’est la condition incontournable car les forces du capital ne se laisseront pas faire. Le capitalisme se développe, accumule du profit qu’au travers de l’exploitation du travail salarié, c’est sa raison d’être, son unique but.

Lutter est donc indispensable pour l’éliminer, lui prendre ses moyens d’existence que sont les outils de production et la finance. Mettre les moyens de production et d’échange au service du peuple, contrôlés par le peuple, pour répondre aux énormes besoins sociaux, c’est la seule perspective crédible, nous en sommes les artisans et les porteurs.

Venez en débattre avec nous, venez renforcer le seul parti qui défend cette perspective, nous aurons l’occasion de nous rencontrer lors des réunions publiques que nous organisons dans les départements.

http://www.sitecommunistes.org/ch493presid.htm


 

 
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