INDE

L'INDE FAIT IMPLOSER SA PROPRE NOUVELLE ROUTE DE LA SOIE

L’Inde fait imploser sa propre nouvelle route de la soie

Avec l’intégration croissante entre la Chine, l’Iran et le Pakistan, l’Inde n’est intégrée qu’avec ses propres incohérences.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 09 septembre 2020

asiatimes.com 2 septembre 2020

Région : 

Thème: 

Il fut un temps où New Delhi vendait fièrement l’idée d’établir sa propre Nouvelle Route de la Soie – du Golfe d’Oman à l’intersection de l’Asie Centrale et du Sud – pour concurrencer l’Initiative Ceinture et Route de la Chine (BRI).

Aujourd’hui, il semble que les Indiens se soient eux-mêmes poignardés dans le dos.

En 2016, Téhéran et New Delhi ont signé un accord pour construire une ligne de chemin de fer de 628 km du port stratégique de Chabahar à Zahedan, tout près de la frontière afghane, avec une extension cruciale jusqu’à Zaranj, en Afghanistan, et au-delà.

Les négociations ont impliqué Iranian Railways et Indian Railway Constructions Ltd. Mais en fin de compte, il ne s’est rien passé – parce que l’Inde a traîné les pieds. Téhéran a donc décidé de construire la voie ferrée quand même, avec ses propres fonds – 400 millions de dollars – et son achèvement prévu pour mars 2022.

La voie ferrée était censée être le principal corridor de transport lié aux importants investissements indiens à Chabahar, son port d’entrée du Golfe d’Oman pour une Nouvelle Route de la Soie alternative vers l’Afghanistan et l’Asie Centrale.

L’étape suivante consisterait à moderniser les infrastructures ferroviaires et routières de l’Afghanistan vers ses voisins, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Toute l’opération a été inscrite dans un accord trilatéral Inde-Iran-Afghanistan – signé en 2016 à Téhéran par le Premier Ministre indien Narendra Modi, le Président iranien Hassan Rouhani et le Président afghan Ashraf Ghani.

L’excuse officieuse de New Delhi tourne autour de la crainte que le projet soit accablé par les sanctions américaines. New Delhi a en fait obtenu une dérogation aux sanctions de l’administration Trump pour Chabahar et la ligne ferroviaire vers Zahedan. Le problème était de convaincre un ensemble de partenaires d’investissement, tous terrifiés à l’idée d’être sanctionnés.

En fait, toute la saga est davantage liée au souhait de Modi de s’attendre à obtenir un traitement préférentiel dans le cadre de la stratégie indo-pacifique de l’administration Trump, qui repose sur un endiguement de facto de la Chine par la Quad (États-Unis, Inde, Australie, Japon). C’est la raison pour laquelle New Delhi a décidé de couper toutes ses importations de pétrole en provenance d’Iran.

Jusqu’à présent, à toutes fins pratiques, l’Inde a jeté l’Iran sous le bus. Pas étonnant que Téhéran ait décidé d’agir seul, surtout maintenant avec le « Plan Global de Coopération entre l’Iran et la Chine » de 400 milliards de dollars sur 25 ans, un accord qui scelle un partenariat stratégique entre la Chine et l’Iran.

Dans ce cas, la Chine pourrait finir par exercer un contrôle sur deux « perles » stratégiques dans la mer d’Oman et le Golfe d’Oman, distants de seulement 80 km l’un de l’autre : Gwadar, au Pakistan, un nœud clé du corridor économique Chine-Pakistan (CEPC), d’une valeur de 61 milliards de dollars, et Chabahar.

Téhéran, jusqu’à présent, a refusé que le port de Chabahar soit offert en location à Pékin. Mais ce qui est une réelle possibilité, en dehors des investissements chinois dans une raffinerie de pétrole près de Chabahar, et même, à long terme, dans le port lui-même, c’est un lien opérationnel entre Gwadar et Chabahar. À cela s’ajoutera l’exploitation par les Chinois du port de Bandar-e-Jask dans le Golfe d’Oman, à 350 km à l’ouest de Chabahar et tout près du détroit hyper stratégique d’Ormuz.

Comment les corridors attirent

Même une divinité hindoue en proie à la gueule de bois ne pourrait imaginer une « stratégie » plus contre-productive pour les intérêts indiens au cas où New Delhi se retirerait de sa coopération avec Téhéran.

Examinons l’essentiel. Téhéran et Pékin travailleront à une expansion massive de facto du CECP, Gwadar étant relié à Chabahar, puis à l’Asie Centrale et à la Mer Caspienne via Iranian Railways, ainsi qu’à la Turquie et à la Méditerranée Orientale (via l’Irak et la Syrie), jusqu’à l’UE.

Cette avancée qui change la donne sera au cœur de l’ensemble du processus d’intégration eurasiatique – unissant la Chine, le Pakistan, l’Iran, la Turquie et bien sûr la Russie, qui est reliée à l’Iran par le Corridor de Transport International Nord-Sud (INSTC).

Pour l’instant, malgré ses importantes répercussions dans de nombreux domaines – modernisation des infrastructures énergétiques, rénovation des ports et des raffineries, construction d’un corridor de connexion, investissements dans le secteur manufacturier et approvisionnement régulier en pétrole et en gaz iraniens, une question de sécurité nationale pour la Chine – il ne fait aucun doute que l’accord Iran-Chine est effectivement minimisé par les deux parties.

Les raisons en sont évidentes : ne pas élever la colère de l’administration Trump à des niveaux encore plus incandescents, considérant que les deux acteurs sont considérés comme des « menaces existentielles ». Pourtant, Mahmoud Vezi, chef de cabinet du Président Rouhani, garantit que l’accord final Iran-Chine sera signé d’ici mars 2021.

Le CEPC, quant à lui, est sur la bonne voie. Ce que Chabahar était censé faire pour l’Inde est déjà en vigueur à Gwadar – puisque le commerce de transit vers l’Afghanistan a commencé il y a quelques jours seulement, avec des cargaisons en vrac en provenance des EAU. Gwadar est déjà en train de s’établir comme une plaque tournante clé pour le transit vers l’Afghanistan, bien avant Chabahar.

Pour Kaboul, le facteur stratégique est essentiel. L’Afghanistan dépend essentiellement des routes terrestres du Pakistan – dont certaines peuvent être extrêmement peu fiables – ainsi que de Karachi et de Port Qasim. Pour le sud de l’Afghanistan en particulier, la liaison terrestre de Gwadar, à travers le Baloutchistan, est beaucoup plus courte et plus sûre.

Pour Pékin, le facteur stratégique est encore plus essentiel. Pour la Chine, Chabahar ne serait pas une priorité, car l’accès à l’Afghanistan est plus facile, par exemple, via le Tadjikistan.

Mais Gwadar, c’est une toute autre histoire. Elle est en train d’être configurée, lentement mais sûrement, comme la plaque tournante de la Route Maritime de la Soie qui relie la Chine à la Mer d’Oman, au Moyen-Orient et à l’Afrique, Islamabad collectant des fonds importants pour le transit. Tout le monde y gagne, en un mot, mais en tenant toujours compte du fait que les protestations et les contestations du Baloutchistan ne disparaîtront tout simplement pas et qu’elles nécessitent une gestion très prudente de Pékin-Islamabad.

Chabahar-Zahedan n’est pas le seul revers récent pour l’Inde. Le Ministère des Affaires Étrangères indien a récemment admis que l’Iran développera « seul » l’énorme champ gazier de Farzad-B dans le Golfe Persique et que l’Inde pourrait le rejoindre « de manière appropriée à un stade ultérieur ». La même formule « à un stade ultérieur » a été appliquée par New Delhi pour Chabahar-Zahedan.

Les droits d’exploration et de production pour Farzad B ont déjà été accordés il y a des années à la société d’État indienne ONGC Videsh Limited (OVL). Mais là encore, rien ne s’est passé – en raison du spectre des sanctions.

D’ailleurs, les sanctions étaient déjà en vigueur sous Obama. Pourtant, à l’époque, l’Inde et l’Iran échangeaient au moins des marchandises contre du pétrole. Farzad B devait être remis sur les rails après la signature du JCPOA en 2015. Mais les sanctions de Trump l’ont à nouveau gelé.

Il n’est pas nécessaire d’être titulaire d’un doctorat en sciences politiques pour savoir qui pourrait éventuellement prendre le contrôle de Farzad B : la Chine, surtout après la signature du partenariat de 25 ans l’année prochaine.

L’Inde, contre ses propres intérêts énergétiques et géostratégiques, a en fait été réduite au statut d’otage de l’administration Trump. Le véritable objectif de l’application du principe « diviser pour régner » à l’Inde et à l’Iran est de les empêcher de faire du commerce dans leur propre monnaie, en contournant le dollar américain, en particulier en ce qui concerne l’énergie.

Mais la situation globale est toujours celle des progrès de la Nouvelle Route de la Soie à travers l’Eurasie. Avec les preuves de plus en plus nombreuses d’une intégration de plus en plus étroite entre la Chine, l’Iran et le Pakistan, il est clair que l’Inde ne reste intégrée qu’avec ses propres incohérences.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

Índia implode a própria Nova Rota da Seda

asiatimes.com, le 2 septembre 2020

Traduit par Réseau International

 

La source originale de cet article est asiatimes.com

Copyright © Pepe Escobarasiatimes.com, 2020

https://www.mondialisation.ca/linde-fait-imploser-sa-propre-nouvelle-route-de-la-soie/5649112


 

PACTE IRAN-CHINE : L'INDE SE REVEILLE?

Que cherche le ministre indien de la Défense à Téhéran ?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le ministre indien de la Défense quitte la Russie pour l’Iran.

Sur sa page Twitter, le ministre indien de la Défense Rajnath Singh a annoncé sa visite en Iran après celle en Russie. Il rencontrera son homologue iranien, le général de brigade Amir Hatami. 

Lors de sa visite à Moscou, Rajnath Singh a rencontré son homologue chinois. Samedi dernier, il a annoncé avoir trouvé un accord sur l’apaisement des tensions frontalières. « Les deux parties ont convenu qu’il faut éviter toute action qui ne ferait qu’aggraver la situation et les tensions dans les régions frontalières », est-il écrit dans le communiqué du ministère indien de la Défense diffusé à l’issu de cette rencontre.

Iran: les USA défiés par Inde/Russie

Iran: les USA défiés par Inde/Russie

Chabahar : le pied de nez indo-russe aux États-Unis

Singh a également rencontré les ministres tadjik, ouzbèke et kazakh de la Défense. Mais pourquoi le ministre indien de la Défense a décidé de se rendre en Iran ?

La Chine a importé 120 000 b/j de pétrole iranien en juillet. Et en août, la valeur totale des importations chinoises de pétrole en provenance d'Iran s'estimait à 134 millions de dollars. Des experts du Moyen-Orient estiment que Téhéran et Pékin sont déterminés à prendre des mesures plus sérieuses et plus rapides pour réaliser le contenu de leur accord conjoint au sens propre du terme. Quel genre de mesures ? Certaines ont trait à la mer où il est pour les deux puissances question de réduire le poids des Américains.

L'autre pays qui est sorti perdant, c'est l'Inde qui a été écartée du projet du port de Chabahar, en raison de ses atermoiements et son refus d'honorer ses engagements sous la pression des Américains. Voici un commentaire du journal américain Foreign Policy : « Le partenariat stratégique sino-iranien a eu déjà un impact sur les régions voisines, y compris l'Asie du Sud. En 2016, l’Inde et l’Iran ont signé un accord pour investir dans le port stratégique iranien de Chabahar et pour construire le chemin de fer reliant la ville portuaire du sud-est de Chabahar à la ville orientale de Zahedan et reliant l’Inde à l’Afghanistan sans littoral et à l’Asie centrale. L'Iran reproche maintenant à l'Inde de retarder ses investissements sous la pression des États-Unis et a par conséquent écarté l'Inde du projet. La Chine a maintenant la possibilité de relier le port de Chabahar à Gwadar au Pakistan, qui est une plaque tournante essentielle du projet chinois "Une ceinture une route". »

Une base navale sino-iranienne?

Une base navale sino-iranienne?

Le partenariat sino-iranien pourrait éventuellement remodeler le paysage sécuritaire de la région et restaurer la stabilité grâce à l’approche chinoise de « la paix pour le développement ».

« Indépendamment de ce que pense Washington, la nouvelle relation sino-iranienne finira par nuire aux intérêts de l’Inde et des USA dans la région, en particulier si le Pakistan fait partie du grand projet Iran-Chine.

La mise en œuvre de la proposition de l’Iran d’étendre le corridor économique sino-pakistanais existant le long des axes nord, ouest et sud et de relier le port pakistanais de Gwadar à Chabahar, puis à l’Europe et à l’Asie centrale via l’Iran par un chemin ferroviaire est désormais plus probable. Si ce plan se poursuit, l’initiative de Pékin "Une ceinture une route", associant la Chine, le Pakistan, l'Iran, la Russie et la Turquie, deviendra la pièce maîtresse dans le cœur de la région, projet grâce auquel l’Iran est relié à la Chine puis à l'Asie centrale, à la mer Caspienne et à la mer Méditerranée via l'Irak et Syrie », explique le journal. 

USA: l'arme fatale sino-iranienne?

USA: l'arme fatale sino-iranienne?

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/05/633392/Pacte-Iran-Chine-l'Inde-se-reveille


 

L'INDE A-T-IL ENTERRE LES BRICKS?

La Nouvelle Delhi rejoint la coalition maritime anti-Iran et se querelle avec la Chine

Tue Jun 16, 2020 12:52PM

Les dirigeants des BRICS, septembre 2016. (Archives)

Les dirigeants des BRICS, septembre 2016. (Archives)

L'Inde se trompe et il se trompe très gravement : en choisissant de s'engager sur le chemin tracé par les Etats-Unis et Israël et en s'écartant  de l'Est, il se bloque la voie du progrès, pour s'engager dans d'interminables guerres qui n'auront d'autres résultats que son enlisement. Ce mardi, une autorité militaire indienne a fait part du déploiement de personnel naval pour rejoindre la "Coalition maritime européenne" que la France a créée dans le golfe Persique à l'effet d'affronter l'Iran. C'est toujours ce même mardi que les médias ont rapporté des frappes aériennes chinoises à la frontière avec l'Inde, après des avertissements que les soldats indiens n'ont pris en compte. Et tout ceci pourquoi? Parce que la Nouvelle Delhi du PM Moodi a décidé à l'incitation US/Israël d'enterrer les BRICS à jamais. ET ce à un moment où la Chine et ses alliés iranien, et russe ont réussi à affaiblir l'Amérique sur tous les fronts.   

La Belgique, le Danemark, les Pays-Bas et la France participent à la Coalition maritime européenne pour assurer la sécurité dite maritime dans le détroit d'Hormuz et le golfe Persique. La formation de cette coalition a été initialement proposée par la France.

Qui pousse au massacre des musulmans?

Qui pousse au massacre des musulmans?

La toute récente visite du Président milliardaire américain, Donald Trump, souffle sur le feu et attise les tensions interreligieuses et intercommunautaires en Inde.

Ces derniers jours, une majorité au Parlement danois a accepté une présence militaire en Irak sous prétexte de combattre Daech en envoyant des troupes et des navires dans le détroit d'Hormuz pour, prétend-elle, y assurer la sécurité maritime. Mais pourquoi l'Inde, dont les investissements au port de Chabahar en Iran, lui ont déjà ouvert les portes de l'Asie centrale devrait-il singer le Danemark? 

 L'Inde s’éloigne  de l’axe oriental pour se détourner vers l’Occident

Ce lundi 15 juin, une confrontation militaire a éclaté opposant la Chine à l’Inde à leur frontière commune provoquant la mort de trois militaires indiens. L’armée indienne a annoncé ce mardi 16 juin dans un communiqué la mort d’un officier et de deux soldats lors d’un échange de coup de feu à la frontière avec la Chine. « Lors d’un processus de détente mardi dans la soirée un échange de coup de feu s’est produit coûtant la vie à un officier et deux soldats du côté indien », est-il écrit dans ce communiqué. Les autorités militaires des deux parties se rencontreront aujourd’hui dans la vallée de la rivière Galwan. Selon les observateurs, le penchant indien à s'éloigner de l'Est et à se rapprocher des Occidentaux risque de ne pas s'avérer productif pour lui : déjà le fait de suivre cette voie a provoqué des tensions ethniques et confessionnelles au sein de la société avec évidemment un début de guerre civile au Cachemire. Une guerre avec le Pakistan et maintenant la Chine finira par piéger totalement la Nouvelle Delhi, estime les observateurs.

Chabahar: un mégaprojet de transit lancé?

Chabahar: un mégaprojet de transit lancé?

La première cargaison profitant du régime de transit international TIR a été transférée via le corridor tripartite Inde-Chabahar-Afghanistan.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/16/627565/Iran-Inde-coalition-occidentale-golfe-Persique-scurit-navigation-maritime-valle-Galwan


 

"ISRAËL" FAIT DES ÉMULES EN INDE !

Les Musulmans indiens violentés par des extrémistes hindous

Mon Mar 2, 2020 6:51PM

Cette photo de l'AFP montre une scène d'attaque contre les musulmans en Inde.

Cette photo de l'AFP montre une scène d'attaque contre les musulmans en Inde.

Les corps de trois autres musulmans victimes de violences interethniques et anti-musulmans en Inde ont été découverts dans les eaux usées aux alentours de New Delhi, la capitale, a rapporté ce lundi 2 mars l’agence de presse Tasnim News citant le journal Millats Times.

Les corps de musulmans sans défense tués lors d'une flambée de violence entre extrémistes hindous et militaires indiens simultanément à la visite de Donald Trump, ont été jetés dans les eaux usées environnant la capitale, indique la source.

Des sources locales confirment que ces personnes ont été torturées avant de mourir et leurs corps ont été jetés dans des fosses puantes de la ville.

Les fouilles se poursuivent afin de trouver d’autres éventuels corps et il n’est pas exclu que le nombre des victimes augmente.

Dimanche, une vidéo a fait le tour de l’espace virtuel, suite à quoi d’innombrables internautes ont appelé les instances internationales à prendre des mesures immédiates contre le gouvernement indien. Elle montrait des gens en train d'extirper du sol les corps d’une jeune femme musulmane et de son bébé que les extrémistes hindous avaient enterrés vivants.

Ces événements interviennent alors que le ministre indien de l'Intérieur, Amit Shah, a soutenu les mesures prises par les militaires et a ajouté que « nous allons poursuivre la voie des États-Unis et d’Israël ».

L’Inde reçoit des bombes israéliennes SPICE-2000

L’Inde reçoit des bombes israéliennes SPICE-2000

Israël a livré son premier lot de la version «blaster building» de ses bombes SPICE-2000 à de l’armée de l’air indienne.

Les attaques violentes des militaires indiens et des extrémistes hindous contre les musulmans en Inde ont fait jusqu’ici au moins 50 tués et 200 blessés.

Nombreux sont les experts à croire que l’Arrogance mondiale est derrière les violences barbares des hindous en Inde. « Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump n’a cessé d’inciter à la discrimination raciale et religieuse et surtout anti-musulmane », a déclaré Jaafar Qannadbachi, analyste iranien des questions politiques, à l’agence Fars News.

« La visite de Trump en Inde a été effectuée d’après un planning particulier. Les États-Unis étaient au courant des événements en Inde ; la Maison Blanche savait bien que cette visite pourrait favoriser les violences des hindous contre les musulmans, les sionistes aussi le savaient. Les Occidentaux connaissent bien les conséquences auxquelles ils doivent s’attendre en cas d’une montée en puissance de la communauté musulmane en Inde. »

C’était en décembre 2019 que le Parlement du gouvernement nationaliste hindou de Nouvelle Delhi a adopté une loi favorisant l'accès à la citoyenneté aux réfugiés, « mais pas à ceux qui sont musulmans ». Plusieurs musulmans ont été alors tués ou blessés lors de protestations contre cette loi discriminatoire.

http://french.presstv.com/Detail/2020/03/02/619980/Musulmans-indiens-violentes-par-des-extremistes-hindous


 

ANDREW KORYBKO : INDE 2020 - "SUPERPUISSANCE" OU TOUJOURS "SUPER-PAUVRE"?

Inde 2020 – «Superpuissance» ou toujours «super-pauvre»?

Par Andrew Korybko

Mondialisation.ca, 22 février 2020

Région : 

Thème: 

Les espoirs de plus de 1.3 milliards d’Indiens ont été anéantis après que leur pays ait objectivement échoué à devenir la « superpuissance » que beaucoup de ses principaux « influenceurs » (lire : propagandistes) avaient annoncée pour 2020. Le parti nationaliste hindou Shiv Sena l’a finalement reconnu la semaine dernière après avoir fait volte-face en demandant à Trump de reclasser l’Inde comme pays « en développement » car elle est « à des kilomètres du statut des pays développés en ce qui concerne l’éducation, la santé, l’emploi, la propreté et la lutte contre la pauvreté » et mérite donc de conserver un accès libre de droits de douane au marché américain.

« Superpuissance 2020 » ?

Les Indiens sont entrés dans la décennie en cours avec une certaine impatience, ayant été endoctrinés depuis peu avant le début du siècle avec l’espoir totalement illusoire que leur pays deviendrait enfin une « superpuissance » d’ici 2020. Ils ne savaient pas exactement ce que cela signifierait en pratique, mais cela semblait assez prestigieux et constituait une distraction bienvenue de la pauvreté abjecte qui marque beaucoup de leurs vies. Après tout, le Premier Ministre Modi leur a dit en mars dernier qu’ils étaient désormais une « superpuissance spatiale » après avoir effectué avec succès un essai de missile antisatellite. Il a ensuite déclaré, moins d’un mois plus tard, avant les élections parlementaires de mai de cette année-là, que lui seul pouvait réaliser les rêves de « superpuissance » de l’Inde. Le Président du BJP de l’époque, Amit Shah, a appuyé cette déclaration peu après, avant qu’elle ne soit réitérée par le Ministre d’État de Modi en septembre, lorsqu’il a promis à son peuple que l’Inde était « sur le point de devenir une superpuissance ». Une fois de plus, personne n’a jamais vraiment expliqué ce que signifiait être une « superpuissance », mais la population hyper-nationaliste voulait si désespérément que le reste du monde la reconnaisse quand même comme telle.

Des décennies de déception épique

C’est pourquoi ce fut pour eux une déception aux proportions épiques que l’Inde entre en 2020 sans susciter l’envie du reste du monde comme ils s’y attendaient à tort. Le populaire site indien d’information en ligne Scroll.in a publié à l’époque un puissant article intitulé « Inde Superpuissance 2020 » : Retracer la brève histoire d’une prédiction spectaculairement incorrecte », qui évoquait l’origine de la prédiction de la « superpuissance 2020 » en 1998 et expliquait ensuite son évolution virale au cours des années suivantes, au point qu’elle est devenue le slogan officieux du pays au cours de la dernière décennie. Ceux qui avaient auparavant exprimé leurs réserves sur cette attente irréaliste ont été violemment attaqués parce qu’ils étaient soi-disant « anti-nationaux », et s’ils n’étaient pas indiens, ils étaient généralement accusés « d’hindouophobie », mais ces abus diffamatoires ne sont plus pertinents depuis que l’influent parti nationaliste hindou Shiv Sena a reconnu publiquement que l’Inde n’est même pas une « nation développée », et encore moins sur le point de devenir une « superpuissance ».

Les États-Unis suivent le bluff de la « superpuissance » indienne

C’est un développement très important car l’organisation contribue à encadrer le récit national, ce qui signifie que les Indiens pourraient ne plus jamais parler d’être une « superpuissance », comme si ce que Scroll.in décrit dans son article comme « l’illusion collective » de la nation au cours des deux dernières décennies n’avait jamais eu lieu. Shiv Sena n’a pas soudainement fait passer le statut imminent de « superpuissance » à celui de l’Inde étant simplement un autre pays « super pauvre » du « Sud global » pas différent de dizaines d’autres, juste par souci d’exactitude des faits, mais parce que la nation risque de perdre plusieurs milliards de dollars par an si elle s’en tient à ce scénario démystifié. Les États-Unis ont récemment reclassé l’Inde comme « économie développée » avant la visite de Trump dans ce pays, qui devrait signer des accords militaires et commerciaux majeurs avec le nouveau partenaire stratégique de l’Amérique. Asia Times a rapporté que cette décision a été prise pour des raisons techniques puisque la part de l’Inde dans le commerce mondial était supérieure au seuil de 0,5% et lui permettait de bénéficier du statut « d’économie en développement », ce qui explique pourquoi près de 2000 de ses produits ne sont plus éligibles au régime du Système de Préférences Généralisées (SPG) qui avait précédemment accordé 5,7 milliards de dollars d’importations exonérées de droits de douane aux États-Unis en 2017, faisant d’eux le plus grand bénéficiaire de ce programme.

5 milliards de dollars de restrictions économiques ont poussé Shiv Sena à changer son discours

Shiv Sena, oubliant tout ce qu’il avait dit au cours des années précédentes sur le statut supposé imminent de « superpuissance » de l’Inde, s’en est pris furieusement aux États-Unis la semaine dernière en décrivant leur geste comme « un coup dur pour notre économie… une grosse crise pour l’Inde ». Revenant sur l’ensemble de son récit de la « croissance miraculeuse » de l’Inde, qui lui avait jusqu’alors valu des millions d’adeptes dévoués dans tout le pays, le parti nationaliste hindou a répété les mêmes observations que les critiques de la nation, à l’intérieur et à l’extérieur, disent depuis des années déjà, à savoir que « l’Inde est à des kilomètres du statut des pays développés en ce qui concerne des paramètres comme l’éducation, la santé, l’emploi, la propreté et la lutte contre la pauvreté ». De toute évidence, parler sans cesse du statut de « superpuissance » supposé imminent de l’Inde est utile pour gagner des voix, mais devient économiquement contre-productif dès lors que les États-Unis agissent comme s’ils croyaient à cette fausse histoire et prennent ensuite des mesures pour éliminer l’accès préférentiel du pays au marché qui en résulte. Avec 5,7 milliards de dollars en jeu, Shiv Sena n’a pas eu d’autre choix que d’admettre tacitement que lui et tous ceux qui ont célébré l’ascension de l’Inde en tant que « superpuissance » ont simplement menti pendant tout ce temps.

Il n’est plus « hindouophobe » de partager des faits sur l’Inde

D’autres pays peuvent tirer des leçons cruciales de l’expérience humiliante de l’Inde, la plus évidente étant que les dirigeants politiques doivent être plus responsables lorsqu’ils parlent au public du statut futur de leur pays. Donner aux masses largement appauvries des attentes irréalistes de prestige mondial en utilisant un slogan jamais défini tel que « superpuissance » est trompeur à l’extrême et suggère fortement qu’ils manipulaient délibérément leur peuple à des fins politiques, susceptibles de les détourner de leur situation économique désastreuse avec des illusions de grandeur internationale. Tout cela n’est qu’amusement et jeux jusqu’à ce que la date limite pour l’obtention du « statut de superpuissance » soit finalement passée et que les États-Unis prennent l’Inde au mot en restreignant l’accès au marché libre de droits de douane pour 5,7 milliards de dollars de ses exportations, portant ainsi un coup sévère à certaines de ses entreprises qui dépendaient de ce régime pour rester compétitives. Shiv Sena a raison, « l’Inde est à des kilomètres du statut des pays développés en ce qui concerne des paramètres comme l’éducation, la santé, l’emploi, la propreté et la lutte contre la pauvreté », mais ils ont eu tort de mentir à ce sujet pendant tout ce temps. Cela dit, au moins ceux qui répètent la nouvelle rhétorique du parti peuvent enfin parler librement sans craindre d’être attaqués en tant « qu’anti-nationaux » ou « hindouophobes ».

Andrew Korybko

 

 

Article original en anglais :

India 2020: ‘Superpower’ or Still ‘Super Poor’?

L’article en anglais a été publié initialement par OneWorld.

Texte traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Andrew Korybko, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/inde-2020-superpuissance-ou-toujours-super-pauvre/5641930



 

L'INDE OPTE POUR LA FRAPPE NUCLÉAIRE PREVENTIVE MEME EN L'ABSENCE D’HOSTILITÉS

L’Inde abandonne le principe du non usage en premier de l’arme nucléaire et menace de démanteler le BRICS

 Depuis 3 heures  20 août 2019

modi

 Asie et Afrique - Inde

 

La République indienne va très certainement modifier en profondeur sa politique relative à l’usage de l’arme nucléaire en abandonnant le principe de non utilisation en premier de cette arme.

De ce fait, New Delhi adopte la doctrine de la frappe nucléaire préventive ou pré-emptive même en l’absence d’hostilités.

Ce changement radical dans la posture nucléaire indienne vise avant tout à intimider la République islamique du Pakistan mais également la République populaire de Chine.

Fait inquiétant, les ultra-nationalistes hindous au pouvoir en Inde se montrent de plus en plus hostiles à Beijing et suivent point par point l’idéologie politique des néoconservateurs US.

S’aliéner le monde musulman dans son ensemble et chercher à faire la guerre au monde chinois ne semblent pas relever d’une politique étrangère rationnelle et responsable. Cela trahit plutôt une cécité stratégique d’ordre idéologique.

Comme tous les extrémismes, l’ultra-nationalisme hindou est un mythe crée de toutes pièces et semble être une réaction épiphénoménale  de la montée du populisme sur fond de néolibéralisme et de la crétinisation de larges pans de la jeunesse indienne via les réseaux sociaux. Or cet extrémisme mimétique englobe la base électorale du Premier ministre indien Modi.

Cette nouvelle posture entraîne deux conséquences immédiates :

A. L’Inde est la deuxième puissance nucléaire déclarée à vouloir adopter l’usage en premier de l’arme nucléaire après les États-Unis et le Pakistan, doté lui aussi de l’arme nucléaire, en fera bientôt de même ;

B. le groupement des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), un bloc sensé contre-balancer l’hégémonie US et promouvoir un monde multilatéral est miné de l’intérieur et risque d’imploser à très court terme.

Concernant le point B, le Brésil est déjà gagné par le populisme ostentatoire et démagogique tandis que l’Inde est déjà en rivalité unilatérale avec la Chine. En outre l’Afrique du Sud souffre de graves problèmes politiques et socio-économiques. Donc de ce BRICS il ne reste réellement que la Chine et la Russie, alliés dans un partenariat stratégique d’exception face à une menace commune.

Les efforts de désarmement et d’évitement d’un éventuel conflit nucléaire par l’interdiction de l’usage des armes nucléaires se retrouvent réduits à néant.

https://french.almanar.com.lb/1468689


 

L’ARMÉE NIGÉRIANE EMPÊCHE LE LEADER CHIITE ZAKZAKY DE SE SOIGNER EN INDE QU'IL EST CONTRAINT DE QUITTER

L'armée nigériane empêche le leader chiite de se soigner en Inde

Fri Aug 16, 2019 7:11AM

Marche à Abuja au Nigéria, le 31 octobre 2018 pour réclamer la libération du chef religieux, Ibrahim Zakzaky. Les manifestants portent eur eux les photos de deux de leurs camarades tués par les forces de l'ordre. ©Franceinfo

Marche à Abuja au Nigéria, le 31 octobre 2018 pour réclamer la libération du chef religieux, Ibrahim Zakzaky. Les manifestants portent eur eux les photos de deux de leurs camarades tués par les forces de l'ordre. ©Franceinfo

Selon Al-Alam, le leader des chiites nigérians a été contraint de quitter l'Inde où il était arrivé il y a deux jours pour recevoir des soins. Cheikh Ebrahim Zakzaky a annoncé la nouvelle de son retour dans un message vidéo où il explique comment le processus de son traitement en Inde a été entravé. Des sources bien informées avaient annoncé des interférences américaines qui auraient empêcher le cheikh d'être soigné alors qu'il vient d'être provisoirement mis en liberté au bout de quatre ans de détention. 

Dans le même temps,  le Mouvement islamique du Nigeria (MIN) a déclaré que la décision de la Cour suprême du Nigéria d'autoriser le Cheikh Zakzaki et son épouse à se rendre en Inde, pour s’y faire soigner en urgence avait été prise contrairement à la volonté du gouvernement nigérian qui accorde bien trop peu d’importance à la santé du leader du MIN.

Zakzaky sauvé des griffes de Riyad

Zakzaky sauvé des griffes de Riyad

Ce lundi 12 août, le leader des chiites a quitté le Nigeria pour l'Inde pour traitement médical après 4 ans de détention.

«Le gouvernement nigérian tente par tous les moyens de liquider le Cheikh Zakzaki et de détruire son mouvement afin d'ouvrir la voie au retour de l'impérialisme occidental en Afrique», a ajouté le mouvement.

«Si Cheikh Zakzaki était soigné au Nigéria par ses médecins, le tribunal et l’opionon publique seraient mis au courant des politiques représsives scandaleuses du gouvernement nigérian et c'est ce que les autorités d'Abuja ne veulent pas. Le gouvernement sape le traitement du Cheikh Zakzaki afin de trouver  une excuse pour le renvoyer au Nigéria»,insiste le MIN.

Inde: les USA craignent Zakzaky

Inde: les USA craignent Zakzaky

Le Mouvement islamique au Nigéria dont le dirigeant, Cheikh Ibrahim Zakzaky a été transféré en Inde pour y recevoir des soins médicaux, a déclaré que les gouvernements nigérian et américain tentaient de faire obstacle au traitement réservé au dignitaire religieux.

Créé en 1984, les allocutions du dirigeant religieux du MIN contre la dictature militaire nigériane le conduisent en prison à plusieurs reprises. Le mouvement est toutefois non-violent et se veut toujours pacifique.

En juillet 2014, 30 personnes du mouvement sont tuées dans des affrontements avec l'armée au cours d'une procession religieuse. En décembre 2015 au moins 350 de ses membres sont tués lors du massacre de Zaria à l’occasion duquel la grande mosquée du MIN et le complexe résidentiel d'Ibrahim al-Zakzaky sont également détruits. En octobre 2018, une quarantaine de manifestants pro-Zakzaky qui réclamaient la libération de leur leader, sont tués par la police au cours d'un rassemblement pacifique. Deux autres trouvent la mort dans des circonstances similaires en début du mois de juillet 2019 et une dizaine d’autres encore à la fin juillet.

 

Affrontements à Abuja, le 30 octobre 2018, entre manifestants du MIN et forces de l'ordre. ©REUTERS

Le Cheikh Zakzaky et son épouse sont en garde à vue depuis décembre 2015 après une violente répression infligée à son mouvement par l’armée nigériane. Le dignitaire a perdu son œil gauche et sa femme a également été gravement blessée lors du raid lancé contre leur domicile.  

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/16/603662/Nigeria-Zakzaky-Inde-MIN-mouvement-islamique