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LES ARMEES DE L’INDE ET DE LA CHINE ONT MIS EN PLACE UN TELEPHONE ROUGE A LA FRONTIERE

Par Le 02/08/2021

Les armées de l’Inde et de la Chine ont mis en place un téléphone rouge

Les armées de l’Inde et de la Chine ont mis en place un téléphone rouge

folder_openAsie access_timedepuis 7 heures

starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par Sputnik

Une ligne de communication directe a été mise en place à la frontière par les états-majors indien et chinois, selon le ministère de la Défense indienne. Elle devrait favoriser la normalisation des relations frontalières, compromises en juin 2020.

Un téléphone rouge entre les forces armées de l’Inde et de la Chine a été établi à la frontière entre les pays, a annoncé ce dimanche 1er août le ministère indien de la Défense.

«Une liaison téléphonique d’urgence a été mise en place, à Kongra La dans le Sikkim du nord, entre les Forces armées indiennes et l’Armée populaire de libération de Chine à Khampa Dzong dans la Région autonome du Tibet afin de poursuivre l’établissement de l’esprit de confiance et des relations cordiales le long des frontières», a fait savoir le communiqué publié sur le site web du gouvernement indien.

L’Inde a souligné que la cérémonie d’inauguration, organisée en présence des commandants de deux armées, coïncidait avec la journée de l’Armée chinoise célébrée le 1er août.

Il s’agit de la sixième ligne de communication entre les forces terrestres de deux pays sur la Ligne de contrôle réel (Line of Actual Control, LAC), longue de 3.488 km, a précisé le Times of India.

Conflit frontalier sino-indien

L’Inde et la Chine ont plusieurs litiges territoriaux de longue date le long de leur frontière himalayenne. Les zones disputées depuis plus d’un siècle se situent dans les secteurs du Ladakh et de l'Arunachal Pradesh du côté indien, et dans les régions autonomes chinoises du Xinjiang et du Tibet, et représentent de vastes terrains montagneux et en grande partie inhabités.

Le dernier conflit armé ouvert entre les deux nations les plus peuplées du monde remonte à la guerre éclair de 1962.

Une série d’affrontements entre les militaires indiens et chinois s’est produite au Ladakh près du lac Pangong en juin 2020. Elle a fait des dizaines de morts des deux côtés et monter le niveau des tensions frontalières. Malgré des consultations entamées à la suite de cette escalade entre des diplomates et militaires des deux pays, le gouvernement indien a pris des mesures de rétorsion économiques, interdisant plusieurs dizaines d’applications mobiles et de plateformes de commerce électronique chinoises.

La dernière rencontre entre les chefs de la diplomatie de l’Inde et de la Chine s’est tenue dans le cadre de la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) les 13 et 14 juillet 2021 à Douchanbé, au Tadjikistan. Selon Xinhuanet (le site de Chine nouvelle), les deux ministres se sont mis d’accord afin de poursuivre les négociations frontalières sur la base des mécanismes existants afin de sauvegarder conjointement la paix et la tranquillité dans les zones limitrophes.

https://french.alahednews.com.lb/40958/341

 

chine inde relations diplomatiques

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L’INDE COUPE LES AMARRES AVEC LES USA ET REVIENT VERS L’IRAN

Par Le 14/07/2021

La Nouvelle Delhi revient vers l'Iran

Wednesday, 14 July 2021 5:25 PM  [ Last Update: Wednesday, 14 July 2021 5:25 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le ministre indien des A.E., Subrahmanyam Jaishankar, (G) a rencontré le président élu iranien Ebrahim Raïssi à Téhéran, le 7 juillet 2021. ©Fars News

Après la visite à Téhéran du ministre indien des Affaires étrangères qui a remis au président élu iranien Ebrahim Raïssi le message écrit du Premier ministre indien, Narendra Modi, les analystes estiment que New Delhi porte un regard spécial sur les relations avec l’Iran et qu’une fois les négociations nucléaires de Vienne arrivées à un résultat tangible, l’Inde reprendra l’achat du pétrole iranien.

Suite à la victoire d’Ebrahim Raïssi à l’élection présidentielle en Iran, le Premier ministre indien lui a adressé ses félicitations et a souhaité le développement des relations entre les deux pays.

Le 7 juillet, le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, qui se rendait à Moscou, a fait escale pendant quelques heures à Téhéran pour remettre à Ebrahim Raïssi le message écrit de Narendra Modi.

Iran/Chabahar: l'Inde de retour

Iran/Chabahar: l'Inde de retour

L’Inde commémore la « Journée de Chabahar », le port stratégique situé dans le sud de l’Iran.

Suite à cette rencontre, l’assistant du ministre iranien des Affaires étrangères, Seyyed Rassoul Moussavi, a déclaré aux journalistes que la rencontre de Subrahmanyam Jaishankar avec M. Raïssi était brève, mais très importante : « Nous sommes sûrs que cette rencontre sera la pierre angulaire d’une nouvelle phase des relations entre l’Inde et la République islamique d’Iran sous la présidence de M. Raïssi », a-t-il déclaré.

Au cours de cette rencontre, le président élu iranien a souligné que la stabilité et le développement des relations historiques entre Téhéran et New Delhi notamment sur le plan économique dépendraient de la volonté des deux parties à établir leurs liens uniquement sur la base de leurs intérêts communs. 

Il a fait allusion ainsi au fait que son gouvernement exigerait de l’Inde une approche indépendante et une résistance aux ingérences des superpuissances dans les relations bilatérales entre l’Iran et l’Inde.

De son côté, le ministre indien des Affaires étrangères a invité, de la part du Premier ministre Narendra Modi, le président élu iranien Ebrahim Raïssi à visiter l’Inde.

Quelques heures seulement avant cette rencontre à Téhéran, le Conseil des ministres à New Delhi avait examiné les moyens permettant à l’Inde d’entamer une nouvelle phase de ses relations avec la République islamique d’Iran.

Relations économiques irano-indiennes 

L’Inde a toujours été un client majeur du pétrole iranien. En 2019, un an après la décision de Washington de se retirer unilatéralement de l’accord nucléaire des grandes puissances avec l’Iran sur son programme nucléaire civil, l’administration de Donald Trump a annulé les exemptions faites à l’Inde pour acheter du brut iranien. Sous les pressions des États-Unis, le gouvernement indien a dû suspendre ses importations de pétrole iranien et les remplacer par le brut du Mexique. Les Indiens ont été obligés aussi de conclure plusieurs accords avec des compagnies pétrolières américaines.

Israël:

Israël:

La Nouvelle Delhi tombera-t-il à nouveau dans le piège US/Israël 

Le pétrole n’est pas le seul secteur des relations économiques entre l’Inde et la République islamique d’Iran. Les deux pays coopèrent aussi dans le cadre du projet du développement et de la modernisation du port iranien de Chabahar, et ce, alors que les sanctions illégales des États-Unis ont fait exception à ce projet stratégique tant pour l’Iran et l’Inde que pour plusieurs autres pays de l’Asie centrale ou du Caucase, compte tenu de la possibilité du transit via le territoire iranien.

Pour l’Inde, les relations avec l’Iran ont un aspect stratégique 

M. Pir-Mohammad Molazehi, spécialiste du sous-continent indien, a déclaré à l’agence Fars News que l’Inde portait un regard spécial sur les aspects stratégiques de ses relations avec la République islamique d’Iran.

Par exemple, l’un des facteurs qui comptent beaucoup aux yeux des Indiens, c’est les accords tripartites conclus parmi l’Inde, l’Iran et l’Afghanistan au sujet de la création d’un corridor spécial de transit de passagers et de marchandise pour relier le port iranien de Chabahar au territoire afghan, puis aux autres pays de l’Asie centrale.

En outre, l’Iran, l’Inde et la Russie ont signé un autre contrat portant sur la création d’un corridor nord-sud pour relier l’Inde à la Russie via le port de Chabahar et le territoire iranien.

Selon Pir-Mohammad Molazehi, le changement du gouvernement à Téhéran ne changera rien dans la volonté des Indiens de renforcer le plus tôt possible leurs relations avec la République islamique d’Iran.

Deuxième corridor-choc iranien?

 

« Ce qui compte avant tout pour New Delhi est la possibilité d’exécuter ses accords avec la partie iranienne », estime M. Molazehi.

Évoquant l’arrêt de l’achat du pétrole iranien par l’Inde sous les pressions et les menaces de l’administration Trump, Pir-Mohammad Molazehi souligne que New Delhi a pris cette décision à contrecœur. En outre, ce sont les Indiens qui ont obligé la partie américaine à faire exception au projet du développement des infrastructures du port iranien de Chabahar, compte tenu de l’importance de ce projet pour New Delhi.

Selon M. Molazehi, la coopération avec la République islamique d’Iran est la pièce maîtresse des projets régionaux et internationaux de l’Inde dans la région de l’Asie du Sud-ouest, là où l’Inde se voit engagée dans une rivalité régionale avec le Pakistan et une rivalité internationale avec la Chine.

Iran: le

Iran

 

Quant aux récents événements survenus en Afghanistan, Pir-Mohammad Molazehi souligne qu’il existe un conflit d’intérêts majeur entre New Delhi et Islamabad dans ce domaine, d’autant plus que les talibans sont traditionnellement proches du Pakistan. Pour ne pas tout perdre en Afghanistan, l’Inde semble estimer qu’un rapprochement avec la partie iranienne au sujet de l’Afghanistan serait efficace pour maintenir ses intérêts en Afghanistan.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/14/662241/Inde-va-renforcer-ses-liens-avec-Iran

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PARTI COMMUNISTE DE L'INDE : VICTOIRE HISTORIQUE DES AGRICULTEURS

Par Le 28/11/2021

28 Novembre 2021

25/11/21 3:52 PM
Victoire historique des agriculteurs

L'agitation des agriculteurs met le gouvernement de Modi à genoux

 

D Raja, secrétaire général, CPI

 

Le régime de Modi a commencé à célébrer la Journée de la Constitution depuis le 26 novembre 2015 et depuis cette année, il continue à le faire. Il est plutôt paradoxal que tout en célébrant la Journée de la Constitution, il piétine la Constitution elle-même en contrevenant à sa lettre et à son esprit. Prenons l'exemple de l'annonce récente et stupéfiante du premier ministre Narendra Modi, le 19 novembre 2021, selon laquelle le gouvernement abrogerait les trois lois agricoles contre lesquelles un mouvement non violent et résistant des agriculteurs est en cours depuis un an. Plus de 700 agriculteurs sont morts au cours de ce mouvement et des remarques désobligeantes ont été faites à leur encontre par le Premier ministre lui-même, ses collègues ministres et les dirigeants de son parti. Était-il constitutionnel pour le premier ministre de ridiculiser les agriculteurs en les appelant Andolanjeevis, qui gagnent leur vie par des agitations, alors qu'ils exerçaient leur droit fondamental consacré par la Constitution de protester contre les lois agricoles adoptées au Rajya Sabha par un vote à voix haute et en rejetant la demande de plusieurs membres pour un vote réel comme le prescrit l'article 100 de la Constitution ? Personne d'autre que le Premier ministre n'a dit indirectement que les agriculteurs protestataires étaient guidés par l'IDE (idéologie destructrice étrangère) et nombre de ses collègues ministres les ont qualifiés de Khalistanais, de Maoïstes et d'anti-nationaux. Ajay Mishra, ministre d'État à l'Intérieur, a menacé les agriculteurs en colère.

Ses expressions et postures agressives se sont également manifestées dans ses déclarations. Les menaces et les récits ouverts ont été aussi meurtriers pour leur droit de protester que les fils barbelés et les énormes clous placés sur leur chemin. Les routes qu'ils traversaient étaient creusées pour créer des tranchées profondes et larges afin qu'ils ne puissent pas se rendre à Delhi et faire de l'agitation. Toutes ces déclarations et mesures horribles visaient à diaboliser les agriculteurs et à s'attaquer très sournoisement à leurs droits garantis par la Constitution. Le fils d'Ajay Mishra a été arrêté après que la Cour suprême ait exprimé son mécontentement quant à la façon dont le gouvernement de l'UP a traité le meurtre de plusieurs agriculteurs protestataires, le véhicule du ministre ayant été utilisé pour les écraser à Lakhimpur Kheri.

Que signifie la Journée de la Constitution dans le contexte de l'assassinat de fermiers protestataires et du maintien en poste du ministre concerné en toute impunité ? Dans de telles circonstances, le premier ministre a annoncé le retrait des lois agricoles et a présenté des excuses superficielles. Son annonce a peut-être été motivée par les calculs électoraux du BJP. Il pourrait y avoir un objectif partisan de sauver l'image de son parti afin qu'il puisse remporter les élections de l'année prochaine qui se tiendront au Pendjab, dans l'UP, l'Uttarakhand, le Manipur et Goa.

Mais c'est un truisme que la protestation des agriculteurs, fondée sur le slogan électrisant de B.R. Ambedkar "Eduquer, Agiter et Organiser", a affaibli les perspectives électorales de ceux qui se moquaient de leurs droits garantis par la Constitution. En exerçant leurs droits, les agriculteurs ont fait en sorte que ceux qui sont installés dans leurs positions de pouvoir puissent être humiliés et ramenés à la raison. C'est le sens et la signification de la Journée de la Constitution que nous célébrons une semaine après la décision du Premier ministre d'annoncer l'abrogation des lois agricoles. Le discours télévisé du Premier ministre Modi sur l'abrogation de trois lois agricoles manque de sincérité car il ne s'est pas excusé d'avoir introduit des législations anti-agriculteurs, mais plutôt de ne pas avoir réussi à convaincre les agriculteurs de l'utilité de ces lois. Il semble qu'il se soit plutôt excusé auprès de ses amis des entreprises pour avoir retiré les trois lois agricoles. Nulle part dans son discours il n'a fait référence à un MSP garanti pour les cultures. Le PM Modi a également promis de former un comité composé d'experts et de représentants des agriculteurs pour recommander des moyens d'améliorer le secteur agraire. Il est possible que les experts nommés par le gouvernement insistent sur des réformes favorables aux entreprises, au grand mécontentement des représentants des syndicats agricoles. L'impasse risque de se poursuivre car le gouvernement est déterminé à mettre en œuvre des politiques néolibérales dans l'agriculture, dictées par des institutions internationales telles que l'OMC, le FMI et la Banque mondiale.

À l'heure où nous célébrons le 75e anniversaire de l'indépendance de l'Inde, il est utile de rappeler l'une des dimensions importantes du Swaraj esquissée par le Mahatma Gandhi dans Young India le 29 janvier 1925. Il écrivait : "Le vrai Swaraj ne viendra pas de l'acquisition de l'autorité par quelques-uns, mais de l'acquisition par tous de la capacité de résister à l'autorité lorsqu'elle est abusée. En d'autres termes, le Swaraj doit être obtenu en éduquant les masses au sens de leur capacité à réguler et à contrôler l'autorité." Cette idée de Swaraj a trouvé son expression dans la Constitution et ses différentes dispositions. La démocratie parlementaire, qui est la structure de base de la Constitution, a pour mandat de réguler le gouvernement en le rendant responsable devant le corps législatif qui représente la volonté souveraine du peuple. L'Inde étant une Union d'États, elle est mieux gouvernée en suivant l'esprit du fédéralisme, mais le gouvernement Modi n'a pas adhéré aux principes fédéraux et a toujours tenté de centraliser le pouvoir.

Ce flux unidimensionnel de pouvoir a conduit plusieurs assemblées d'État à adopter des résolutions contre les lois agricoles. Le mouvement non-violent des agriculteurs est apparu comme un exemple brillant de la capacité du peuple à réguler l'arrogance majoritaire du gouvernement Modi qui est resté le facteur derrière la promulgation des lois agricoles sans suivre la procédure de consultation de toutes les parties prenantes pour faire la loi.

Le mouvement des agriculteurs a émergé de manière unie dans tout le pays, avec le soutien des syndicats, des travailleurs agricoles, des femmes, des jeunes, des étudiants, d'autres organisations de la société civile et des partis politiques. Le pays a vu l'unité de la paysannerie et des classes ouvrières des secteurs formel et informel. Les récentes déclarations du conseiller à la sécurité nationale Ajit Doval, selon lesquelles la société civile est la "nouvelle frontière de la guerre", en disent long sur la menace que représentent pour la Constitution les personnes occupant des postes élevés. En disant que la société civile est la "nouvelle frontière de la guerre", il met en danger l'idée incarnée par la phrase "Nous le peuple" qui a adopté, promulgué et s'est donné la Constitution. En prenant pour cible la société civile, c'est nous, le peuple, qui sommes attaqués. Cette attaque contre la société civile est une guerre contre le peuple. Elle se poursuit depuis 2014. Lorsque les protestations contre la loi modificative sur la citoyenneté ont éclaté en UP, son ministre en chef Yogi Adityanath a fait une déclaration choquante selon laquelle lui et son gouvernement se vengeraient. En disant cela, il se vengeait contre la Constitution même qui prévoit le droit fondamental de protester.

La protestation des agriculteurs résilients représentait non seulement leurs intérêts mais aussi la cause plus large de la défense de la Constitution, de la démocratie et de notre laïcité. Une telle manifestation pacifique et non violente, qui a duré un an, tout en ciblant les lois agricoles et en défendant notre Constitution, a mis en évidence le bluff associé à la politique polarisée qui a tragiquement apporté des dividendes électoraux au régime de Modi. Modi veut améliorer ses étroites perspectives électorales en abrogeant les lois agricoles. C'est le véritable facteur de motivation derrière l'annonce du premier ministre d'abroger les lois agricoles. Nous devons être conscients de la victoire plus large des agriculteurs. C'est une victoire autant pour la vision d'Ambedkar ancrée dans "Eduquer, Agiter et Organiser" que pour la Constitution elle-même, sa structure de base et la moralité constitutionnelle. En célébrant la Journée de la Constitution, nous devrions garder à l'esprit cette victoire plus large.

Les agriculteurs sont restés inébranlables dans leur engagement pour l'abrogation complète des lois agricoles. Le CPI félicite de tout cœur le mouvement des agriculteurs. Le parti rend également hommage à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pendant l'agitation et demande une compensation adéquate pour les familles en deuil.

Tout en soutenant les demandes du mouvement uni des agriculteurs, le CPI espère que tous les partis politiques tireront des leçons de cette lutte des agriculteurs et intensifieront la lutte unie contre les codes du travail, la loi d'amendement sur l'électricité de 2021, la CAA-NRC. Le CPI intensifiera sa campagne pour protéger la République et les valeurs constitutionnelles à tout prix.

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-India-Historic-Victory-of-Farmers/

Tag(s) : #Inde#Communiste

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APPEL AUX ACTIONS DE SOLIDARITE AVEC LES PAYSAN-NES DE L'INDE. SALUTE TOLNDIASFARMERS

Par Le 23/11/2021

22 Novembre 2021

 

 22 NOVEMBRE 2021  SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Les luttes de la classe ouvrière ne peuvent jamais être vaincues ! 

Tout juste un an après le début de leur protestation historique, les paysan·nes de l’Inde ont remporté une grande victoire ! Le vendredi 19 novembre, le gouvernement indien a finalement cédé à la pression des mouvements paysans et a annoncé le retrait complet des trois lois agricoles controversées. Ces trois lois menaçaient de céder le secteur agricole au secteur privé, et leur abrogation totale était l’une des principales revendications des agriculteurs. 

Pour les syndicats d’agriculteur·ice indien·nes qui mènent cette protestation, cette annonce est un grand pas en avant, mais ils insistent sur le fait que ce n’est qu’une bataille à moitié gagnée. Selon les dernières informations, le Samyukta Kisan Morcha a rappelé au gouvernement que les mobilisations se poursuivront jusqu’à ce que leurs autres demandes fondamentales soient satisfaites – la plus importante d’entre elles étant une garantie légale pour un prix de soutien minimum (PSM). 

C’est toujours un moment d’inspiration pour tous les mouvements sociaux et les organisations de la société civile partout dans le monde. Les mouvements paysans indiens nous ont montré le pouvoir des luttes collectives. 

Pour marquer ce moment historique, La Via Campesina appelle ses membres et ses allié·es de la société civile mondiale à envoyer des messages de félicitations à Samyuka Kisan Morcha – la coalition de syndicats qui a courageusement mené cette lutte massive. 

Merci d’utiliser le hashtag #SaluteToIndiasFarmers (“Salut aux Paysan.ne.s de l’Inde”) lorsque vous posterez ces messages (photos, déclarations, vidéos) sur les médias sociaux. 

Les mouvements indiens ont également demandé aux organisations paysannes du monde entier d’organiser des actions de solidarité, dans la mesure du possible, ou d’envoyer des lettres de soutien, en expliquant comment la privatisation a affecté les paysans dans votre propre pays.

Postez les photos, les vidéos et les images de ces actions sur les médias sociaux, en utilisant le hashtag #SaluteToIndiasFarmers.

Vous pouvez également les envoyer par courriel à samyuktakisanmorcha@gmail.com

Mondialisons la lutte, mondialisons l’espoir !

source : https://viacampesina.org/fr/appel-aux-actions-de-solidarite-avec-les-paysan%c2%b7nes-de-linde-salutetoindiasfarmers/

Tag(s) : #Inde#ViaCampesina

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LE PARTI COMMUNISTE DE L'INDE SALUE LA VICTOIRE HISTORIQUE DE LA LUTTE DES AGRICULTEURS

Par Le 22/11/2021

21 Novembre 2021

Le  Parti communiste de l'Inde [marxiste] saluez la victoire historique de la lutte des agriculteurs.
19/11/21 4:14 PM
Le Polit Bureau du Parti communiste indien (marxiste) salue la victoire historique de la lutte fougueuse, inspirante et courageuse menée depuis un an par les kisans sous la direction du Samyukta Kisan Morcha.

Un Premier ministre obtus et son gouvernement ont été contraints de plier. Pourtant, Modi continue de justifier ces lois noires en accusant une partie des agriculteurs d'avoir été trompés. Il n'y a aucun remords exprimé pour la mort de nos agriculteurs ou les attaques contre eux. 

Le CPI(M) réitère que le Parlement, en abrogeant ces lois noires, a promulgué le droit légal de vendre au MSP pour toutes les cultures agricoles. 

Plus de 750 agriculteurs ont été martyrisés dans cette lutte. Ils ont fait face à l'hostilité de l'administration BJP avec des barrages routiers de type militaire, des menaces, des intimidations et des attaques physiques meurtrières. Des mesures strictes doivent être prises contre toutes les personnes qui se sont livrées à ces activités.

Le BP du CPI(M) salue la détermination de nos agriculteurs et approuve l'approche du SKM selon laquelle ils attendront de voir la concrétisation de ces assurances avant de retourner dans leurs villages.

source : http://www.solidnet.org/article/Marxistindia-Salute-this-Historic-Victory-of-Farmers-Struggle/

Tag(s) : #Inde#Communiste

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ARRETEZ LES VIOLENCES CONTRE LES COMMUNISTES EN INDE !

Par Le 13/09/2021

13 Septembre 2021

Dimanche 12 septembre 2021
Arrêtez la violence contre les communistes en Inde !


Dans une déclaration, le Bureau politique du Parti communiste indien (marxiste) condamne les récents incidents violents déclenchés contre les locaux du Parti dans l'État de Tripura par des foules d'extrême droite :
Le Bureau politique du PCI(M) condamne fermement la violence déclenchée à Tripura par le parti au pouvoir, le BJP, contre le PCI(M) et le Front de gauche. 

De manière planifiée, les bureaux du PCI(M), y compris le siège de l'Etat, ont été attaqués par des foules d'hommes du BJP.  Parmi les bureaux endommagés ou incendiés figurent le bureau de la sous-division d'Udaipur, le bureau du comité de district de Gomati, le bureau du comité de district de Sepahijala, le bureau du comité de la sous-division de Bishalgarh, le bureau du comité de district de West Tripura et le bureau du comité de la sous-division de Sadar. 


L'attaque la plus effrontée a été menée contre le bureau du comité d'État à Agartala.  Ils ont saccagé le rez-de-chaussée et le premier étage du bureau, brûlé deux voitures de fonction et brisé le buste de Dasarath Deb, un leader vénéré du peuple de Tripura. 

Même les médias n'ont pas été épargnés, avec des attaques contre les bureaux d'une chaîne électronique, PN-24 News, et d'un journal, Pratibadi Kalam.  Le bureau du journal "Daily Desharkatha", qui est soutenu par le PCI(M), a également été endommagé. 

Il est à noter que la police qui était présente sur bon nombre de ces lieux est restée silencieuse.  Dans le cas du bureau du comité d'État, quelques jawans de la CRPF étaient présents devant le bureau, mais ils ont été retirés une heure avant le début de l'attaque.  

L'impunité avec laquelle les gangs du BJP ont agi montre la connivence du gouvernement de l'État.  Ces attaques ont eu lieu parce que le parti au pouvoir a essayé sans succès de supprimer les activités de la principale opposition de l'État. 

Cette attaque scandaleuse contre la démocratie et l'opposition doit être condamnée par toutes les personnes et tous les partis à l'esprit démocratique. 

Le gouvernement central, en particulier le ministère de l'Intérieur, doit intervenir immédiatement pour s'assurer que l'état de droit prévaut et que les droits des citoyens sont protégés au Tripura.  

Le Polit Bureau appelle toutes les unités de son parti à organiser des manifestations pour demander la fin des attaques contre le PCI(M) et la protection des droits démocratiques dans l'État.

Déclaration du Parti Communiste de l'Inde ( PCI)

Au cours des derniers mois, le Tripura a été le théâtre d'un déchaînement de violence de la part des voyous du BJP-RSS contre les partis d'opposition, principalement contre le PCI (M) et d'autres partis de gauche.

Hier, de nombreux bureaux, dont celui du comité d'État du CPI (M) à Agartala, ont été saccagés et incendiés par des voyous du BJP en présence de la police. Les journalistes et les professionnels des médias ont également été attaqués. Plus de 100 travailleurs appartenant au PCI (M) ont été blessés.

Ce n'est pas la première fois que ce type d'attaque a lieu. Quelques mois auparavant, le bureau d'Etat du PCI avait également été saccagé par les hommes de main du BJP.

Le PCI appelle les forces progressistes et démocratiques à s'opposer et à protester contre ces attaques éhontées contre la démocratie.

Le PCI exige que le gouvernement de l'État prenne les mesures appropriées pour mettre fin à la violence déclenchée par la combinaison BJP-RSS.

Le Secrétaire général du CPI, D Raja, s'est entretenu avec le Com. Manik Sarkar, ancien ministre en chef du Tripura et leader du PCI (M) et a exprimé la solidarité du PCI. La gauche résistera unanimement à la violence de la combinaison BJP-RSS.

solidnet.org

source : https://www.idcommunism.com/2021/09/stop-violence-against-communists-in-India.html

Tag(s) : #Inde#Communiste

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LA GAUCHE INDIENNE SOUTIENT LA GREVE NATIONALE LANCEE PAR LES PAYSANS

Par Le 04/09/2021

4 Septembre 2021

La gauche indienne soutient la grève nationale lancée par les paysans
 

New Delhi, 3 septembre (Prensa Latina) Les partis de gauche indiens se sont prononcés aujourd'hui en faveur de la grève nationale (Bharat Bandh) appelée par la coalition de syndicats agricoles Samyukta Kisan Morcha pour le 25 septembre.

La manifestation exigera du gouvernement indien qu'il abroge les trois lois agricoles adoptées il y a un an par le Parlement, indique un communiqué commun, qui recueille le soutien populaire à la manifestation.

Le Parti communiste indien (marxiste), le Parti communiste, le Bloc de l'avant, le Parti socialiste révolutionnaire et le Parti communiste (marxiste-léniniste)-Libération dans le document ont exhorté le peuple indien à se montrer solidaire de la grève.

La déclaration indique également que la lutte des agriculteurs pour la suppression des normes agricoles controversées et la garantie légale du prix de soutien minimum pour les cultures est entrée dans son dixième mois consécutif.

Pendant ce temps, le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi refuse d'engager le dialogue avec les agriculteurs en difficulté.

Les partis de gauche, tout en condamnant l'obstination du gouvernement, ont exigé que ces législations agraires soient abolies immédiatement.

En outre, les signataires demandent l'annulation du récent plan national de monétisation du gouvernement, ainsi que l'abrogation des nouveaux codes du travail, qui sont contraires aux travailleurs.

mem/abm

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=473472&SEO=izquierda-de-la-india-apoya-huelga-nacional-convocada-por-campesinos

Tag(s) : #Inde#Communiste

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INDE : « LES MAINS QUI TIENNENT LA CHARRUE NE CEDERONT JAMAIS. » 200 JOURS DE LUTTES DES AGRICULTEUR-RICE-S. SOLIDARITE INTERNATIONALE

Par Le 27/06/2021

26 Juin 2021

 23 JUIN 2021  ASIE DU SUD, CAPITALISME INTERNATIONAL ET LIBRE ÉCHANGE, DROITS DES PAYSANS ET DES PAYSANNES, MULTINATIONALES ET AGRIBUSINESS, SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Début janvier de cette année, en répondant à la question d’un journaliste sur la persévérance démontrée par les agriculteur.rice⋅s de l’Inde même après plusieurs séries de négociations infructueuses avec le Gouvernement Indien, Rakesh Tikait de l’Union Bhartiya Kisan (BKU) a évoqué la lutte quotidienne d’un⋅e paysan.ne sur le terrain.

« Nous avons la résilience dans le sang. Chaque année, après avoir semé les graines, nous attendons patiemment pendant des mois pour recueillir la récolte. C’est un travail épuisant dans des conditions difficiles. Souvent, une sécheresse ou une tempête de grêle inopportune détruit tout et écrase tous nos l’espoir d’une meilleure production et de meilleurs revenus. Pourtant, nous persistons. Nous n’abandonnons pas. Nous ne fuyons pas. Quand l’hiver arrive, on sème à nouveau. Dans un village du Rajasthan, mon peuple a attendu la pluie pendant 12 longues années. Les agriculteurs sont la personnification de la patience. Notre ferme est notre vie. Si nous pouvons attendre la pluie pendant 12 ans, comment ne pas attendre ces trois lois agricoles ? Nous attendrons, mais nous n’accepterons pas la défaite. »


C’est un aperçu très éloquent d’un mouvement qui a fait la une des journaux du monde entier. Au moment de la rédaction de cet article, la protestation des agriculteur⋅rice⋅s indien⋅ne⋅s date de sept mois.

Cela a été une course tumultueuse, déclare Dharmendra Malik, responsable des médias de Bhartiya Kisan Union. « D’abord, ils et elles nous ont ridiculisé⋅e⋅s en tant que paysan⋅ne⋅s égaré⋅e⋅s. Ensuite, nous avons été étiquetés comme des hooligans et même des terroristes ! Puis, nous avons été accusés d’un complot international. Il y a eu également une tentative de nous blâmer pour la deuxième vague de la COVID. Ironiquement, les trolls de Twitter donnent des leçons de patriotisme aux agriculteur⋅rice⋅s. Nous passons 10 heures par jour à la ferme, travaillant pour amener de la nourriture dans l’assiette de tout le monde. Pourtant, pour certains, nous sommes tout sauf des êtres humains avec des demandes légitimes et le droit de manifester. »

Samyukta Kisan Morcha (le Front Uni des Agriculteurs, souvent appelé SKM), est un réseau qui regroupe près de 40 syndicats différents de toute l’Inde. En ce moment, Bhartiya Kisan Union et Rakesh Tikait sont parmi les visages les plus visibles de cette coalition. SKM et sa direction collective, composée de représentant⋅e⋅s de tous les principaux syndicats, sont le fer de lance de cette manifestation depuis fin 2020. En janvier, SKM a organisé un rassemblement massif de tracteurs dans la capitale nationale pour marquer les célébrations de la Fête de la République dans le pays.

« Alors que 95% de ces manifestations se sont déroulées pacifiquement, avec un défilé magnifiquement coordonné de drapeaux et célébrations nationales, un petit groupe de personnes a créé des troubles à l’intérieur de la capitale. SKM a toujours soupçonné qu’il s’agissait d’une manœuvre pour diffamer le mouvement. Soudain, tout le monde parlait de la façon dont cette foule hétérogène de manifestants profanait les symboles nationaux. Les médias ont immédiatement condamné l’ensemble du mouvement pour les actions de quelques-uns. Cependant, il est maintenant évident que cette attaque faisait partie d’un plan, orchestré par un groupe de personnes, peut-être de connivence avec des intérêts particuliers, pour briser l’unité du mouvement », se souvient Malik.

Les réponses immédiates du gouvernement à la suite de cet incident ont créé une nouvelle controverse. La tentative de chasser les manifestant⋅e⋅s de leurs camps installés aux frontières de Delhi s’est retournée contre le gouvernement car cette volonté a mobilisé leurs partisan⋅e⋅s dans le village. De plus en plus de personnes provenant de fermes autour de la capitale nationale ont afflué vers les sites de la manifestation. Un geste qui a marqué les esprits aura été celui des policiers plantant des clous dans les routes pour empêcher les agriculteur⋅rice⋅s de sortir de leurs tentes. Les images de grands pelotons de policiers armés faisant face à un grand nombre de manifestant⋅e⋅s non armés ont montré le contraste d’un État qui essaie de faire taire une manifestation démocratique.

« S’ils plantent des clous, nous planterons des fleurs », a exhorté Tikait à la télévision nationale.


En quelques jours, le mouvement est devenu peut-être l’un des plus importants depuis plusieurs décennies. Des dizaines de « mahapanchayats » (réunions des conseils de village) organisées autour de la capitale nationale ont attiré des milliers de personnes.


Dans plusieurs discours prononcés lors de cette manifestation, Rakesh Tikait et Yudhvir Singh (tous deux des leaders seniors de la BKU et des membres principaux du SKM) ont averti les gens que les réformes pro-entreprises sont menées avec peu de consultation et souvent au nom du bien-être des agriculteur⋅rice⋅s.

« Le gouvernement de l’Inde est l’un des principaux bénéficiaires des financements étrangers. Il obtient des prêts et des aides d’institutions telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Beaucoup de ces aides et prêts incluent la condition d’ouvrir l’économie indienne à la concurrence mondiale. Comment les paysan⋅ne⋅s indien⋅ne⋅s peuvent-ils maintenir la concurrence contre les agriculteur⋅rice⋅s des économies avancées, lorsque les subventions qu’ils perçoivent ne représentent qu’une fraction de ce que ces agriculteurs reçoivent de leurs propres gouvernements ? Donc, au lieu d’accuser faussement les mouvements d’agriculteur⋅rice⋅s de mener une sorte de complot international, le gouvernement doit être franc et publier un document officiel qui explique comment les accords de libre-échange et les politiques pro-entreprises ont aidé les agriculteur.rice⋅s et la classe travailleuse de son pays au cours des 30 dernières années. Cela révélera le véritable complot : celui qui a piétiné les intérêts des producteur⋅rice⋅s alimentaires de ce pays, afin que quelques entreprises familiales et transnationales puissent se moquer de nous et accéder facilement aux banques », affirme Yudhvir Singh.

Malgré l’inquiétude et les appels à la modération des nations alliées et même du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies, la répression contre les manifestant⋅e⋅s s’est poursuivie sous différentes formes. Les coupures d’Internet et l’arrestation ou la détention de dizaines de militant⋅e⋅s ont fait la une des journaux pendant plusieurs jours en février et mars. Certaines célébrités internationales ont attiré l’attention sur la situation, ce qui a irrité encore plus le gouvernement indien. L’État indien a allégué un complot mondial visant à diffamer l’image du pays, mais il n’a fourni aucune preuve pour étayer ces affirmations. Des cas de sédition ont été lancés contre des volontaires et des partisan⋅e⋅s du mouvement. D’après les propos de plusieurs activistes, toute organisation ou institution de la société civile qui s’exprimait en faveur des demandes des agriculteur⋅rice⋅s a été accusée d’être « antinationale ».

Chukki Nanjundaswamy, l’une des principales leaders du Karnataka Rajya Raitha Sangha, approfondit sur cette stratégie : « Dans certains États, les entreprises et les hôtels qui offrent des services de transport et d’hébergement aux agriculteur⋅rice⋅s manifestant reçoivent un avis d’imposition ou sont perquisitionnés par des agents de l’État. Une jeune fille de Bangalore a été accusée de sédition pour avoir compilé des informations sur les campagnes des réseaux sociaux en faveur des agriculteur⋅rice⋅s. La tactique consiste à semer la peur parmi les partisan⋅e⋅s du mouvement. Ils ne peuvent pas cibler explicitement les agriculteur⋅rice⋅s, car nous formons une base électorale massive pour tous les partis dans tous les États. Par conséquent, ils s’en prennent aux personnes qui soutiennent le mouvement, même si ce soutien n’est qu’un simple appel à la solidarité. Et ce ne sont pas seulement les partisan⋅e⋅s. Même les leaders du SKM sont ciblé⋅e⋅s. Un exemple récent est celui de la police éloignant Yudhvir Singh, sur caméra en direct, alors qu’il faisait un briefing à la presse au Gujarat ».

Karnataka Rajya Raitha Sangha (KRRS) et Bhartiya Kisan Union (BKU) sont également membres de La Via Campesina, un réseau mondial d’organisations paysannes, présent dans 80 pays. Certains défenseurs du parti au pouvoir ont tenté de donner une autre teinte à cette association et ont remis en question les mouvements sur leurs coalitions internationales.

Chukki le rejette comme une autre tentative de nuire la campagne. « Si les industries peuvent avoir leurs associations comme la CII (Confédération des Industries Indiennes) ou des plateformes mondiales comme le WEF (Forum Économique Mondial), pourquoi est-ce un problème que nous, les paysan⋅ne⋅s, puissions également avoir nos coalitions ? Ce n’est plus comme autrefois : de nos jours, les agriculteur⋅rice⋅s sont aussi informé⋅e⋅s que les législateur⋅rice⋅s. Grâce aux agriculteur⋅rice⋅s d’autres pays, nous avons vu et compris comment l’expansion de l’agro-industrie avait affecté leur autonomie et leurs droits sur la terre, l’eau, les semences, etc. Dès les années 90, KRRS et BKU ont rejoint le réseau mondial d’organisations paysannes, afin que les agriculteur⋅rice⋅s puissent exprimer directement leurs préoccupations, sans intermédiaires, dans tous les espaces de prise de décision, en particulier au sein d’organismes mondiaux tels que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et d’autres plateformes similaires. Pourquoi la formation d’opinion et la création d’alliances ne sont-elles que la prérogative de l’industrie ? » demande Chukki.

Il est désormais clair que les tentatives répétées de calomnier et de criminaliser les mouvements n’ont pas sapé la détermination des manifestant⋅e⋅s.

Au cours d’une deuxième vague dévastatrice de la COVID qui a vu les cas quotidiens atteindre un pic de 400 000 début mai, les manifestant⋅e⋅s qui campaient toujours dans les sites frontaliers ont assuré la distanciation physique et l’utilisation des masques, et ont organisé des camps de santé. Plusieurs d’entre eux étaient déjà retournés dans leurs villages pour travailler pendant la saison des récoltes.

« Même si nos gens étaient rentrés pour travailler depuis des villages, ils restaient attentifs à ce qui se passait près de la capitale nationale. Nous avons assuré un réseau de communication solide entre les dirigeant⋅e⋅s du SKM et notre peuple. Des milliers de personnes sont toujours prêtes à revenir sur le site de la manifestation si nous lançons un appel. Mais en ce moment, avec les protocoles de la COVID en place, nous restons en attente », rappelle Malik.

De retour dans leurs villages, de nombreux manifestant⋅e⋅s s’organisent également dans leurs quartiers. Dans certains endroits, les manifestant⋅e⋅s ont interdit l’entrée à tous les dirigeant⋅e⋅s du parti politique au pouvoir. « À moins qu’ils ne décident de se ranger du côté des agriculteur⋅rice⋅s, ce boycott continuera. » Ces protestations n’ont pas été sans altercations. Récemment, dans l’état de l’Haryana, la police a lancé de gaz lacrymogène contre les agriculteur⋅rice⋅s manifestant⋅e⋅s qui ont hissé des drapeaux noirs contre la visite du ministre en chef, et certains dirigeants locaux ont été arrêtés. Les leaders du SKM ont réagi en campant devant le commissariat jusqu’à ce que la police les libère sous caution. Il y a un mois, SKM a organisé une manifestation décentralisée où les gens de partout ont hissé des drapeaux noirs dans leurs fermes et leurs champs pour soutenir la manifestation.

Le mouvement a également fait des efforts pour atteindre les syndicats et d’autres acteurs sectoriels afin d’élargir l’alliance. Bien qu’ils et elles aient accepté la solidarité des partis politiques, il y a une intention claire de maintenir la manifestation à l’écart de toute affiliation politique.

Tikait rappelle : « Si les partis d’opposition étaient efficaces, nous n’aurions peut-être jamais eu besoin que les agriculteur⋅rice⋅s sortent dans la rue. Mais maintenant que nous l’avons fait, nous ne voulons qu’aucun parti politique profite indûment de notre mouvement et qu’il monte sur nos épaules pour tirer. Ce mouvement est ciblé sur les trois lois agricoles, et il restera un mouvement populaire. »

Au cours des sept derniers mois, plusieurs syndicats, organisations dalits et mouvements de femmes ont exprimé leur solidarité avec les agriculteur⋅rice⋅s manifestant.e⋅s.


Yudhvir Singh de BKU souligne pourquoi c’est important : « Il est important que les personnes qui se battent pour la justice sociale (qu’il s’agisse d’agriculteur⋅rice⋅s, de paysanne⋅s, d’ouvrier⋅e⋅s d’usine, de travailleur⋅se⋅s de la santé, de femmes ou de peuples autochtones) restent ensemble. Pendant longtemps, la fragmentation au sein des mouvements populaires n’a servi que les intérêts de la classe dirigeante. Voici le moment pour se réunir. Nous pouvons avoir plusieurs contradictions internes, ce qui est naturel pour une telle formation. Mais ce qui est important, c’est de rester uni⋅e⋅s même face à ces contradictions. Jusqu’à présent, SKM a démontré cette unité et a également réussi à forger des alliances en Inde avec des mouvements progressistes. Ces alliances devraient se développer, car les luttes des paysan⋅ne⋅s, des petits agriculteur⋅rice⋅s et de la classe travailleuse sont entrelacées. Nous avons besoin les un⋅e⋅s des autres pour défendre nos droits et gagner ces luttes. »


Les agriculteur⋅rice⋅s disent qu’ils et elles attendent toujours une invitation du gouvernement. Ils espèrent que les récents revers encouru par le parti du gouvernement lors des élections locales et étatiques qui ont eu lieu à travers l’Inde ont montré à la classe politique que la population est contre ces réformes.

« Nous voulons qu’ils nous invitent sans aucune condition. Nos demandes sont claires. Abroger les trois lois, introduire une garantie légale pour le Prix de Soutien Minimum, et puis mettre en place un panel avec les agriculteur⋅rice⋅s pour se concerter sur la future ligne de conduite », nous rappelle Rakesh Tikait. « Hul chalane wale, haath nahi jodege » (Les mains qui tiennent la charrue ne céderont jamais), dit-il.


Yudhvir Singh insiste sur le fait qu’un gouvernement qui a été élu pour servir le peuple doit faire son travail.

« Pendant longtemps, le pouvoir a bafoué la dignité des agriculteur⋅rice⋅s. Nous n’allons plus rester en silence. Depuis 1995, plus de 350 000 agriculteur⋅rice⋅s ont mis fin à leur jour, mené⋅e⋅s par le désespoir. Plusieurs millions d’entre nous sommes endettés et désespérés. Personne n’est contre la réforme. Mais les gouvernements doivent mener des réformes du point de vue des petits agriculteur⋅rice⋅s de l’Inde. Cela ne devrait pas devenir une excuse pour consolider les terres agricoles et les transformer en fermes contractuelles pour de grandes entreprises. Pour près de 600 millions de personnes en Inde, l’agriculture n’est pas qu’un moyen de gagner un revenu : c’est une façon de vivre. Quiconque n’a pas conscience de cela, ne peut tenir compte de l’intérêt du peuple », ajoute-t-il.

 

source : https://viacampesina.org/fr/inde-les-mains-qui-tiennent-la-charrue-ne-cederont-jamais-200-jours-de-protestation-des-agriculteur%e2%8b%85rice%e2%8b%85s/

Tag(s) : #ViaCampesina#Inde

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LE PARTI COMMUNISTE DE L’INDE SOUTIENT LA « JOURNEE NOIRE » DE MANIFESTATION DES AGRICULTEURS LE 26 MAI PROCHAIN

Par Le 23/05/2021

21 Mai 2021

 

Le Parti communiste de l'Inde soutient la  "Journée noire" de manifestation des agriculteurs le 26 mai prochain
5/20/21 11:00 AM
20 mai 2021

 

Communiqué de presse

 

Le Secrétariat national du Parti communiste indien a publié la déclaration suivante aujourd'hui (le 20 mai 2021), apportant tout son soutien et sa solidarité au plan d'agitation des agriculteurs, y compris à la manifestation de la "Journée noire" du 26 mai :

Le Secrétariat national du Parti communiste indien apporte son soutien et sa solidarité au plan d'agitation intensifié des agriculteurs. Le 26 mai 2021, le programme d'agitation aura duré six mois et ce jour sera observé comme "Journée noire" par les agriculteurs.

Il est condamnable que le gouvernement Modi reste inflexible et insensible pour ne pas écouter les problèmes des agriculteurs. Le PCI réitère sa demande au gouvernement d'abroger immédiatement les trois lois agricoles controversées et de tenir des discussions avec les dirigeants des agriculteurs et d'autres parties prenantes.

Le parti demande instamment à ses unités d'état et à ses organisations de masse de continuer à soutenir les agriculteurs et de veiller à ce que le nouveau plan d'agitation, y compris la Journée noire du 26 mai, bénéficie d'un soutien maximal de la part des masses.

Roykutty

Secrétaire de bureau

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-India-CPI-Extends-Support-to-Farmers-Black-Day-Protest-on-May-26/

Tag(s) : #Inde#Communiste#PCI

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INDE : LARGE VICTOIRE DES COMMUNISTES DANS L’ETAT DU KERALA

Par Le 04/05/2021

4 Mai 2021

David Gauvin / 3 mai 2021
La semaine dernière ont eu lieu 5 élections régionales en Inde. Le BJP avait fait le pari de gagner ces 5 scrutins. Au vu des résultats il a perdu son pari, sur fond d’incapacité à gérer la crise sanitaire à l’échelle du Pays. Mais un résultat doit nous poser question, le Kérala a reconduit largement la coalition au pouvoir dirigée par les communistes. Le peuple du Kérala a même chassé totalement le BJP du parlement en renforçant la majorité construite autour des partis communistes.

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Il est un Etat en Inde ou le parti communiste a pu mener sa politique. Le Kerala est “l’un des rares endroits sur terre où un communiste peut encore rêver”, a déclaré la Washington post, l’un des plus prestigieux journal d’Amérique dans un article de première page. L’article du Washington Post, intitulé « Un succès communiste », comprenait les nouvelles américaines en colonnes latérales étroites sur la page principale.

Le Kerala est un des petits Etats situé dans le sud de l’Inde, une région tropicale et côtière du pays. C’est la plus développée par rapport au niveau de vie (l’espérance de vie, le salaire, l’habitation, l’alimentation, le niveau de pauvreté et le niveau d’alphabétisation). Une de ses particularités est qu’elle est un des trois Etats en Inde où les communistes ont dirigé le gouvernement. Les autres Etats sont le Bengale Occidental et le Tripura. Le Kerala a été le premier Etat au monde à avoir démocratiquement élu les communistes au pouvoir. Ce moment historique s’est passé en 1957.

Au Kerala, comme ailleurs, le parti communiste est devenu puissant grâce à son soutien aux paysans. Les gens de la basse caste ont ainsi trouvé un moyen d’échapper au système des castes qui existe en Inde. Le parti communiste a utilisé le soutien pour monter l’escalier du pouvoir politique. Mais il a su s’adapter avec son temps sans oublier son objectif historique. Il a su aussi promouvoir des nouvelles générations sans renier la politique menée. Il n’est qu’à voir l’élection de Arya Rajendra âgée de 21 ans à la tête d’une municipalité d’un million d’habitant. Mais surtout au Kerala, le parti s’est occupé de l’essentiel, l’éducation et la santé. 95% de la population du Kerala est alphabétiséz, et le système de santé public et gratuit est l’un des plus développé du pays.

Quand les communistes conduisent les affaires dans le respect des valeurs et la volonté de faire progresser le peuple, le peuple le suit. Les communistes du Kerala peuvent montrer au monde l’exemple d’une société communiste démocratique qui ne s’occupe que des intérêts supérieurs du peuple.

 

David Gauvin

source : https://www.temoignages.re/politique/edito/large-victoire-des-communistes-au-kerala,101192

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INDE : UNE MAREE HUMAINE DE PLUS D'UN MILLION DE PERSONNES A PARTICIPE A UN RASSEMBLEMENT DU PARTI COMMUNISTE (MARXISTE) ET SES ALLIES A KOLKATA

Par Le 01/03/2021

28 Février 2021

Dimanche 28 février 2021
Inde : Plus d'un million de personnes ont participé à un rassemblement du parti communiste (marxiste) et de ses alliés à Kolkata


Une marée de personnes s'est rassemblée dans la ville de Kolkata plus tôt dans la journée lors d'un rassemblement massif organisé par le Parti communiste indien (marxiste) et les forces alliées de gauche. Le rassemblement, l'un des plus grands rassemblements politiques de ces dernières années, s'est tenu au terrain de parade de la brigade de Kolkata, qui est le plus grand terrain découvert de la ville. 
Ce grand rassemblement a lieu juste avant le scrutin de l'assemblée du Bengale occidental, envoyant un message fort au BJP (Bharatiya Janata Party) et au TMC (All India Trinamool Congress), tous deux au pouvoir.  


"Le TMC doit être détrôné pour arrêter le poids du BJP au Bengale", a souligné dans son discours le secrétaire général du parti communiste (marxiste) Sitaram Yechury. "Nous nous battrons pour garantir l'égalité des droits entre les hommes et les femmes de toutes les couches de la société et contre les attaques contre l'expression pluraliste" a déclaré Surjya Kanta Mishra, secrétaire du CPI(M) pour le Bengale occidental.


Comme le Parti communiste (marxiste) l'a mentionné dans son compte Facebook, "selon une estimation prudente, environ 10 lakh (1 million) de personnes de tous horizons sont venues aujourd'hui au terrain de parade de la brigade à Kolkata. Pour mettre fin à la corruption, à la privatisation et au système éducatif, pour restaurer les droits démocratiques du peuple, pour garantir des élections libres et équitables, et bien d'autres choses encore, des gens de tous âges sont venus et ont enregistré leur présence dans ce qui était l'un des plus grands rassemblements politiques pacifiques du monde". 

source : https://www.idcommunism.com/2021/02/india-more-than-million-people-attended-a-rally-of-communist-party-marxist-and-.html

Tag(s) : #Inde#Communiste

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LES LECONS DE LA LUTTE DES AGRICULTEURS INDIENS

Par Le 14/02/2021

Les leçons de la lutte des agriculteurs indiens

Par Sushovan Dhar

Mondialisation.ca, 13 février 2021

CADTM 3 février 2021

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Jamais un ‘Jour de la République’ n’avait connu autant de revendications publiques. Des centaines de milliers de paysans qui voulaient avoir leur mot à dire sur la Res Publica se sont spontanément retrouvés à manifester dans les rues de Delhi. Parmi toutes les excuses boiteuses destinées à arrêter la marche des paysans, il y en avait une qui ne manquait pas d’ironie. Que cette manifestation serait une « conspiration » visant à diffamer l’Inde aux yeux du monde en faisant un défilé de tracteurs dans la capitale le jour de la République. Les paysans en lutte ont prouvé, au contraire, qu’ils portaient haut la bannière de la « plus grande démocratie du monde » alors que le régime actuel est déterminé à piétiner et à supprimer toutes les valeurs démocratiques qui subsistent dans le pays.

Il est intéressant de noter que six jours plus tôt, le 20 janvier, le gouvernement de l’Union avait proposé de suspendre les trois lois agricoles contestées pendant un an et demi et de mettre en place un comité conjoint pour examiner la législation lors du dixième cycle de négociations avec les syndicats d’agriculteurs. Cependant, le principal syndicat des agriculteurs, Samjukta Kisan Morcha, a rejeté l’offre dès le lendemain et a résolument engagé la mouvement à se poursuivre jusqu’à l’abrogation complète des trois lois qui s’en prennent aux fermiers. L’AIKSCC était également déterminée à organiser le défilé des tracteurs prévu ce 26 janvier.

Il y a quelques jours, la Cour suprême avait exprimé son intention de suspendre l’application des lois agricoles controversées tout en proposant de former un comité indépendant présidé par un ancien président de la Cour suprême pour « résoudre à l’amiable » l’impasse entre les agriculteurs et le gouvernement. Bien sûr, de sérieuses questions se posaient quant à l’« indépendance » de la commission ; néanmoins, les premiers signes de concession étaient évidents.

Le gouvernement est contraint à faire marche arrière

Étant donné l’attitude belligérante et antagoniste du gouvernement actuel, surtout depuis sa réélection en 2019, l’annonce du ministre de l’agriculture de l’Inde, Narendra Singh Tomar, a pu sembler un peu inhabituelle mais pas entièrement surprenante. Le gouvernement avait espéré que cette annonce obligerait les syndicats, déterminés à organiser un rassemblement de tracteurs le jour de la République, à remettre en cause leur agitation de plusieurs mois et à mettre fin docilement à leur blocus de la capitale nationale. Diverses mesures avaient été tentées auparavant, y compris des menaces et des intimidations, pour dissuader les agriculteurs, mais en vain. Dans une tentative de discréditer l’agitation, une partie de la classe dirigeante a lancé des accusations d’infiltration d’éléments séparatistes sikhs dans le mouvement. Ce coup bas s’est retourné contre eux et les ministres du gouvernement chargés des négociations avec les syndicats d’agriculteurs n’ont eu d’autre choix que de nier les allégations.

La mobilisation continue des syndicats, l’imminence des manifestations du Jour de la République et le refus de la Cour suprême de l’interdire ont été les raisons qui ont conduit à une formule de compromis. Il s’agit d’un effort désespéré pour contenir avec plus de vigueur cette agitation croissante, qui peut potentiellement s’étendre à d’autres parties du pays. L’organisation mère de la coalition fasciste, à savoir le RSS, était également nerveuse quant à la poursuite indéfinie de cette opposition bien organisée. Suresh « Bhaiyaji » Joshi, le numéro deux du Sangh Pariwar, a exprimé ses craintes quant à la stabilité du gouvernement face à un défi aussi déterminé, dans une interview à l’Indian Express.

Peut-on parler de percée partielle ? Y a-t-il des raisons de se réjouir ? Bien sûr qu’il y en a. S’il est important de ne pas se laisser emporter par l’euphorie, il y a suffisamment de raisons d’avoir confiance en cette action collective qui a fait reculer le gouvernement. Le mérite en revient certainement à des millions de paysans indiens qui se sont battus sans relâche, le dos au mur. La paysannerie se bat clairement pour le contrôle de son propre destin (vies et moyens d’existence) contre le contrôle de l’agriculture par de grandes entreprises soutenu par ce gouvernement. Ni la profonde crise agricole qui a englouti le pays au cours des trois dernières décennies et qui a poussé plus de 300 000 agriculteurs à se suicider en raison d’un grave endettement, ni la détresse rurale chronique qui oblige des milliers de personnes à quitter leurs villages pour migrer vers les centres urbains à la recherche d’un avenir incertain ne peuvent être surmontées aussi facilement. Il nous faut certainement livrer une bataille politique plus importante pour y parvenir, mais la lutte actuelle ouvre une sérieuse voie dans cette direction. Elle a donné de l’espoir à des millions de personnes qui veulent combattre ce régime fasciste et retrouver l’âme démocratique de la nation.

Les récentes lois sur l’agriculture et les nouveaux codes du travail sont des tentatives de poursuivre un degré de réforme sans précédent qui donne à la grande bourgeoisie les coudées franches pour diriger l’économie. Il ne fait aucun doute qu’elle leur apporte un soutien total. Alors que les codes du travail sont une tentative de flexibiliser l’emploi en donnant aux patrons le droit d’embaucher et de licencier leurs employés et d’éliminer les garanties légales minimales pour les travailleurs, les nouvelles lois peuvent être considérées comme une réponse de la droite à la crise agraire. Elles sont habilement soutenues par les médias et un groupe d’économistes de cour tentent d’infléchir l’opinion publique en leur faveur. Ils vont jusqu’à présenter ces lois comme une véritable révolution dans le secteur agricole indien. Heureusement, les agriculteurs, eux, sont sourds à ces conseils éclairés.

La force et le prestige de ce mouvement de protestation viennent du courage et de l’ingéniosité tactique d’un mouvement qui a une réelle base économique. Cela vient confirmer le fait que le programme néolibéral, intériorisé par tous les partis politiques en Inde, y compris des sections de la gauche dominante, continue à faire l’objet d’une résistance de la part de la base. La résistance dont font preuve les paysans, principalement du Pendjab et de l’Haryana, et leurs organisations, est exemplaire et, franchement, bien plus radicale que la politique des partis de gauche existants.

La crise de la gauche

La crise de la gauche explique en partie la relative inertie des syndicats et du mouvement ouvrier en général à exprimer leur plein soutien aux manifestations actuelles. Il y a eu de petites tentatives des travailleurs pour se joindre aux agriculteurs dans leurs protestations et il est à craindre qu’ils ratent une occasion en or de lancer des offensives similaires, dans leur propre intérêt, juste quand le fer est encore chaud.

Malheureusement, les principaux syndicats du pays sont contrôlés par un parti politique ou un autre. En l’absence d’une véritable organisation indépendante, ces syndicats, au lieu d’agir comme d’authentiques expressions de la classe ouvrière, fonctionnent comme des courroies de transmission pour leurs « organisations mères ». Peut-être ce syndicalisme de parti explique-t-il la faible réaction de la classe ouvrière au mouvement paysan actuel. Peut-on inverser la situation ? Difficile, mais pas impossible ! Cela vaut-il la peine d’essayer ? Oui, nous n’avons pas le choix ! Sans l’auto-organisation des classes, trop de concessions ont déjà été faites, comme en témoignent le scénario actuel et notre héritage historique.

Ce mouvement est très important pour la gauche. Si toute tentative de l’interpréter comme un soulèvement paysan pour s’emparer du pouvoir d’État serait absurde, il ne s’agit pas non plus d’un simple « mouvement de riches paysans », comme le prétendent certains secteurs de la gauche ou, plus précisément, certains partisans de la Révolution Socialiste étape par étape. Les agriculteurs se battent pour leur survie immédiate et à long terme. Il serait criminel pour la gauche de sombrer dans un profond sectarisme et de gâcher cette occasion de former une forte opposition au régime Hindutva en restant dans des cocons idéologiques élimés. Nous devons saisir l’occasion et faire tout notre possible pour transformer ces protestations en luttes populaires plus larges contre le régime fasciste et lui donner un caractère anticapitaliste. L’élan actuel peut être renforcé en incluant les demandes des différentes catégories de travailleurs. Les demandes de création d’emplois, de sécurité et de souveraineté alimentaire, entre autres, serviraient à renforcer l’attrait et la force de ce mouvement parmi les masses dans différentes régions. Lutter pour ces revendications aiderait non seulement le mouvement à gagner le soutien des travailleurs, mais aussi à pousser les représentants des secteurs paysans riches à la marge. Il est urgent de construire une solidarité avec les luttes de la classe ouvrière qui se manifestent ailleurs.

Post-scriptum

La lutte actuelle nous aide également à éclairer une autre question importante : les forces fascistes peuvent-elles être vaincues en formant des coalitions électorales ou vaut-il mieux les confronter à de puissantes mobilisations de masse venant d’en bas ? Si nous n’excluons pas complètement les gains électoraux possibles, nous devons analyser avec soin l’évolution des élections indiennes et la trajectoire de la droite. Sangh Parivar et d’autres forces Hindutva ont maintenu une orientation d’extrême droite constante depuis les années 1950 sans être freinés par des défaites électorales ou des alliances de forces « laïques ». Il suffit de se rappeler l’optimisme d’une section libérale lorsque l’extrême droite s’est alliée au Janata Party pour former le gouvernement en 1977. Avec Vajpayee comme ministre des affaires étrangères dans le cabinet de Morarji Desai, beaucoup croyaient que le projet Hindutva serait contenu, apprivoisé et civilisé. L’histoire a démenti un tel optimisme. Aucune défaite électorale ne suffit à marginaliser ce programme d’extrême droite et toute véritable bataille contre le projet Hindutva doit le reconnaître. Un projet politique à long terme pour y faire face doit être basé sur la lutte des classes. Et la recherche du moindre mal, c’est-à-dire d’alliés bourgeois relativement « inoffensifs », sera un obstacle sérieux aux possibilités de soulèvement de classe et de mouvements de masse.

La lutte des agriculteurs et son avancée partielle nous ont montré la voie. Des mouvements forts venant de la base peuvent potentiellement être plus utiles pour affronter le poids de l’Hindutva que des alliances électorales mal ficelées. Quel sera le sort de ce mouvement paysan dans six mois ? Nous ne le savons pas, mais il est bon de rappeler l’ancien proverbe chinois : « un voyage de mille kilomètres doit commencer par un premier pas ».

Sushovan Dhar


Traduit par Christine Pagnoulle

 

Sushovan Dhar CADTM Inde

La source originale de cet article est CADTM

Copyright © Sushovan DharCADTM, 2021

https://www.mondialisation.ca/les-lecons-de-la-lutte-des-agriculteurs-indiens/5653607

Dans INDE

INDE : DES CENTAINES DE MILLIERS DE PAYSANS REVOLTES CERNENT NEW DELHI, LA CAPITALE

Par Le 30/01/2021

En Inde, des centaines de milliers de paysans révoltés cernent New Delhi

 

28 Jan 2021

   

Après deux mois de manifestation contre la libéralisation du secteur agricole, les paysans ont obtenu son gel par la Cour suprême Indienne. Insuffisant pour les fermiers, qui exigent le retrait pur et simple de trois lois concernées. Massés autour de la capitale avec une logistique impressionnante, les manifestants n’entendent pas faire machine arrière.

 

Les réformes sont mises en pause mais le mouvement, lui, ne connaît pas la trêve. Après deux mois à manifester aux portes de Delhi contre la libéralisation du secteur agricole, les agriculteurs ont obtenu une mince victoire. La Cour suprême a ordonné mardi 12 janvier la suspension des trois lois agricoles, appelées Farm Bills, à l’origine de la crise. Auparavant, de nombreux rounds de négociation entre les fermiers et le gouvernement avaient échoué, au point que la plus haute institution du pays a été forcée d’intervenir. 

Car la demande des agriculteurs s’écrit en trois mots : « retrait des lois », ce à quoi le gouvernement de Narendra Modi se refuse. Pour cette raison, ils sont désormais des centaines de milliers à camper le long des autoroutes qui mènent à la capitale, dont l’accès est bloqué. Et la décision de la Cour suprême a peu de chances de calmer l’afflux aux portes de New Delhi. « Nous nous félicitons de la suspension des lois, mais ce que nous voulons, c’est une abrogation complète », dit un manifestant.

 

Des manifestants brandissent des pancartes en langue Punjabi.

Les organisations paysannes flairent le piège : faire mine de reculer pour mieux passer. « Cela va permettre de dénoncer nos manifestations, a ainsi réagi le compte twitter du mouvement, baptisé Kisan Ekta Morcha. Les porte-paroles du BJP vont pouvoir demander “pourquoi les agriculteurs protestent-ils alors que les lois ont été suspendues ?” » Le comité de quatre membres, désigné par la Cour suprême pour faciliter le dialogue, prend d’ailleurs déjà l’eau. Icône de la lutte paysanne, Bhupinder Singh Mann en a démissionné jeudi 14 janvier, invoquant « les appréhensions des syndicats agricoles et du public en général ». 

Plus qu’à une manifestation, c’est désormais à une Zad titanesque que le mouvement ressemble. À ceci près qu’il ne s’agit pas de défendre des terres contre le béton, mais la survie des petits paysans à travers les prix minimums d’achat des denrées menacés par ces réformes, notamment le blé et le riz. Une fois passés les barrages de police lourdement armés, c’est dans une ambiance de festival que l’on est plongé à la frontière de Singhu, qui sépare New Delhi de l’Haryana. Reconnaissables à leur longue barbe et à leurs turbans, les paysans sikhs de cet État ainsi que du Pendjab mènent joyeusement la contestation. 

 

Distribution gratuite de nourriture dans l’une des cantines communautaires.

En remontant l’autoroute, on réalise que les agriculteurs ont mis en place un véritable siège. Partout, on distribue gratuitement de la nourriture. « Chaque fermier arrive avec des réserves de plusieurs mois, explique un cuistot volontaire. D’autres envoient des céréales depuis leurs exploitations. » La pratique s’ancre dans la tradition sikhe des « langar » : des cuisines communautaires, gratuites et ouvertes à toutes les religions. On tombe sur des scènes de meeting, des dortoirs, des dispensaires médicaux, des laveries et même des librairies ou ateliers de peinture.

Des hébergements solidaires contre le froid

En cet hiver, les températures approchent de zéro autour de la capitale. Des dizaines de fermiers sont déjà morts de froid. Dans un centre commercial abandonné, une équipe a installé des tentes à perte de vue. « Nous hébergeons en priorité les femmes et les personnes âgées », explique un responsable. Surender Kumar, pharmacien à Delhi, a rejoint le mouvement par solidarité : « Si le monde agricole est livré au secteur privé, les prix vont augmenter. Ces gens se battent donc pour tous les Indiens. Nous distribuons du paracétamol ou de l’amoxicilline gratuitement à partir de nos stocks. » Un manifestant est même venu de Londres pour camper avec sa communauté Sikh. 

 

Ce centre commercial abandonné a été transformé en refuge.

Dans les États voisins, voilà cinq mois que les manifestations ont commencé. Au Pendjab, un fermier de soixante-cinq ans s’est récemment donné la mort. Dans l’Haryana, la police a fait usage du canon à eau pour repousser des manifestants du Parti du Congrès, principal parti d’opposition à Narendra Modi. En dépit de la décision de la Cour Suprême, Rahul Gandhi, la figure du Parti du Congrès, a d’ailleurs manifesté dans la capitale vendredi 15. « Le Congrès ne cédera pas tant que ces lois ne seront pas abrogées. Ces lois ne visent pas à aider les agriculteurs, mais à les achever. »

D’autres États comme le Rajasthan, l’Uttar Pradesh ou le Maharashtra ont récemment rejoint la lutte. Dans les quasi-villes autonomes qui poussent aux frontières de Delhi, les participants, toujours plus nombreux, sont résolus à tenir des mois, voire jusqu’à la mort. Alité dans un dortoir, l’un d’eux témoigne. « Mon grand-père est mort après soixante-quatorze jours de grève de la faim. Aujourd’hui, le gouvernement de Narendra Modi veut nous enterrer. Alors depuis dix jours, j’ai moi aussi cessé de m’alimenter et de boire. »

 

La police bloque l’entrée des manifestants dans la capitale.

Prochaine étape : le 26 janvier, jour de la fête nationale, dite Republic Day. À 83 ans, le célèbre activiste Anna Hazare a annoncé qu’il y entamerait lui aussi « sa dernière grève de la faim ». Certains manifestants ont menacé de marcher sur la capitale. Des intentions que les syndicats agricoles se sont empressés de réfuter. Certains craignent en effet que d’éventuelles violences puissent profiter au BJP, le parti de Narendra Modi, qui affirme que les fermiers sont manipulés par l’opposition et qu’ils sont violents. À quelques jours de la grande parade, la tension est à son comble.

 

Source: Reporterre

 

NDLR: Le 26 janviers, les paysans ont été autorisés à manifester à New Delhi, mais des confrontations ont rapidement éclaté avec les forces de l’ordre. La mobilisation ne faiblit pas. S’appuyant sur un large soutien populaire, les paysans reclamment toujours le retrait des Farm Bills. (IGA)

https://www.investigaction.net/fr/en-inde-des-centaines-de-milliers-de-paysans-revoltes-cernent-new-delhi/

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INDE : LES PAYSAN-NE-S DU MONDE ENTIER S’UNISSENT. CE 26 JANVIER, ALLUMEZ UNE BOUGIE EN SOLIDARITE AVEC LES PAYSAN-NE-S DE L’INDE

Par Le 25/01/2021

25 Janvier 2021

20 janvier 2021 Solidarité internationale

Depuis plus de 50 jours maintenant, les paysan⋅ne⋅s et les travailleurs indiens organisent des manifestations massives dans la capitale nationale du pays, New Delhi. Ils sont aussi présent⋅e⋅s à plusieurs frontières interétatiques et centres de district, exhortant leur gouvernement national à revenir sur trois législations controversées qui sont censées industrialiser le paysage agricole indien.

Selon les paysan⋅ne⋅s, ces trois législations, appliquées simultanément, démantèleront le système de marchés publics du pays, feront baisser les prix des produits agricoles, encourageront la monoculture à grande échelle par le biais de l’agriculture contractuelle et permettront également aux entreprises privées de s’approvisionner et de spéculer sur les légumineuses et les céréales essentielles, ce qui fera augmenter les prix des denrées alimentaires. Dans un pays où près de 700 millions de personnes vivent de l’agriculture et des activités connexes, ces “réformes” ne sont que des nouvelles dévastatrices. Les manifestations qui ont lieu à New Delhi, dans d’autres capitales d’État et aux frontières interétatiques prouvent que les gens sont en colère contre cette mesure, qui ne profitera peut-être qu’à une poignée de sociétés privées de l’agroalimentaire dans le pays.

La Via Campesina, en tant que mouvement mondial de paysan⋅ne⋅s et de petits producteurs d’aliments dans 81 pays, est très animée par cette lutte menée par les mouvements paysans en Inde. Au nom de tous ses membres, La Via Campesina exprime sa solidarité à l’Union Bhartiya Kisan, à Karnataka Rajya Raitha Sangha, à Tamilaga Vivasayigal Sangham et à plusieurs autres organisations et mouvements qui sont le fer de lance de cette protestation dans différentes régions du pays.

En décembre, plusieurs membres de notre mouvement avaient envoyé des messages de solidarité et de soutien à leurs homologues indiens, faisant écho à leurs demandes et citant des exemples négatifs dans leurs propres pays où la privatisation a conduit à la dépossession et au déplacement de la paysannerie. Cet acte de solidarité mondiale doit se poursuivre. Il sera important que les mouvements paysans du monde entier se fassent l’écho des luttes de nos sœurs et frères en Inde qui, malgré le mauvais temps et un gouvernement indifférent, ont gardé le moral et refusent de bouger.

Selon le syndicat Bhartiya Kisan, plus de 70 paysans protestataires ont d’ores et déjà perdu leur vie, dans le froid mordant et les pluies de New Delhi. La Via Campesina reconnait et honore ces martyres, qui ont donné leur vie pour la cause paysanne. Chaque paysan⋅ne, travailleur de la terre, membre d’une communauté autochtone n’importe où dans le monde se sent désormais profondément en lien avec cette lutte courageuse menée par les paysan⋅ne⋅s indien⋅ne⋅s.

L’Inde célèbre sa journée de la République le 26 janvier. Pour augmenter la pression sur le gouvernement, les mouvements de protestation vont organiser un grand “défilé de tracteurs” dans la capitale nationale ce jour-là.

L’un des moyens pour tous les membres de LVC de soutenir les mouvements en Inde et de concrétiser notre solidarité mondiale consiste à organiser une mobilisation symbolique en allumant une bougie, le 26 janvier 2021.

Où que vous soyez, quel que soit le coin du monde où vous vous trouvez, si vous vous joignez à ce simple acte de solidarité, la lumière de la fraternité atteindra notre peuple en Inde et lui donnera la force et le courage de continuer jusqu’à sa victoire. Les luttes de tous les paysan⋅ne⋅s sont les mêmes partout.

Nous recherchons la dignité, l’autonomie et le contrôle de la production alimentaire, une production qui respecte la souveraineté alimentaire de nos territoires et reste en harmonie avec la nature. Que ce soit un moment de plus pour mondialiser nos luttes et mondialiser notre espoir d’un avenir collectif sûr !

Postez vos images et vos messages avec le hashtag #ShineOnIndiaFarmers sur les médias sociaux. Faites entendre au monde entier le cri de rage des paysan⋅ne⋅s et des travailleurs.

source:https://viacampesina.org/fr/les-paysan%e2%8b%85ne%e2%8b%85s-du-monde-entier-sunissent-ce-26-janvier-allumez-une-bougie-en-solidarite-avec-les-paysan%e2%8b%85ne%e2%8b%85s-de-linde/

Tag(s) : #Inde#ViaCampesina

 

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INDE : MANIFESTATIONS MASSIVES DES PAYSANS SOUTENUS PAR DES MESSAGES DE SOLIDARITE DE PAYSANS DU MONDE ENTIER

Par Le 19/01/2021

19 Janvier 2021

 

18 JANVIER 2021  ASIE DU SUD, MULTINATIONALES ET AGRIBUSINESS

Bravant les intempéries et un gouvernement apathique, les paysans indiens continuent de camper dans la capitale nationale pour exiger que le gouvernement central revienne sur les trois projets de loi controversés ayant été adoptés à la fin de l’année dernière. Le sixième cycle de négociations, qui s’est tenu le 4 janvier, n’a pas non plus permis de faire de progrès significatifs, le gouvernement national refusant d’abroger les trois lois. Un autre cycle de pourparlers aura lieu le 8 janvier.

S’adressant hier à une chaîne d’information, Yudhvir Singh, du Bhartiya Kisan Union, a réitéré ce qui suit « Le gouvernement pense que les paysans qui protestent vont bientôt se disperser en raison du froid mordant et des pluies à Delhi. Ils ont tort. Nous sommes des paysans et nous sommes souvent confrontés à ce type de conditions climatiques dans nos champs. Ces rudes conditions ne nous dissuaderont donc pas et nous ne partirons pas tant que les trois lois ne seront pas abrogées. Dans le monde entier des paysans protestent – pas seulement l’UP, l’Haryana, le Pendjab et le Rajasthan. Les paysans du Tamil Nadu, du Maharashtra, du Gujarat, du Chattisgarh, du Jharkhand, du MP, etc. campent tous à leurs frontières d’État… Nous sommes près de 500 organisations de tout le pays dans cette manifestation. » ~ Yudhvir Singh. Le BKU après la réunion du 4 janvier n’a pas réussi à faire progresser le dossier.


Pendant ce temps, des agriculteurs, des paysans et des militants en Corée, en Indonésie, au Canada, au Brésil, au Kenya, au Népal, au Bangladesh, au Sri Lanka, aux États-Unis, au Pakistan et au Portugal ont envoyé leurs messages de solidarité aux paysans manifestant en Inde.

Faisant écho aux préoccupations et aux sentiments des paysans indiens, la

Confederação Nacional da Agricultura (CNA) portugaise, a déclaré que « ces réformes, qui libéralisent les prix et mettent fin aux marchés réglementés par le gouvernement, mettent les paysans dans une situation de grande vulnérabilité devant les multinationales et les grandes entreprises agroalimentaires. La CNA ne pouvait rester indifférente et a lancé un appel à la représentation diplomatique de l’Inde au Portugal, exhortant le gouvernement indien à faire marche arrière dans l’introduction de ces réformes, défendant ainsi les paysans et les droits humains de leur population à une alimentation adéquate »

La Ligue paysanne coréenne, l’un des plus grands syndicats paysans de Corée du Sud, a envoyé un message vidéo de leurs dirigeants apportant leur soutien au Karnataka Rajya Raitha Sangha en Inde et espère que le gouvernement annulera bientôt les trois lois.


La Korean Women Peasant Association (Association Coréenne de paysannes) et l’Indonesian Peasants Union Syndicat paysans d’Indonésie) ont également envoyé des messages de solidarité.

 
Dans une déclaration envoyée aux organisations paysannes indiennes, le Mouvement des

Sans-terre – MST du Brésil a soutenu « les demandes des paysans indiens auprès du gouvernement pour modifier cette législation et pour qu’il introduise une loi garantissant un prix minimum de soutien pour leurs produits, de sorte qu’en aucun cas les paysans ne soient obligés de vendre leurs produits à perte ».

Le Syndicat national des agriculteurs du Canada (NFU) a également cité ses propres expériences défavorables quant aux réformes ayant favorisé les entreprises agroalimentaires.

« Au Canada, nous reconnaissons que la lutte des paysans indiens ressemble à notre propre lutte. Nous les soutenons dans leur droit de manifester et dans leur appel à une politique agricole qui soutienne les millions de paysans cultivant de la nourriture en Inde », a déclaré Katie Ward, présidente du NFU. Alors que la diminution des revenus agricoles nets atteint un niveau de crise pour les agriculteurs du monde entier et également du Canada, les agriculteurs canadiens comprennent la nécessité d’une réglementation gouvernementale qui fonctionne pour les agriculteurs plutôt que pour ceux qui obtiennent des profits aux dépens des agriculteurs. « Nous avons connu le démantèlement d’institutions vitales pour le pouvoir de négociation et, par extension, l’abaissement des revenus des agriculteurs canadiens », a déclaré Stewart Wells, vice-président du NFU, « par exemple la perte du système de commercialisation à guichet unique pour les porcs dans les années 1990 et, plus récemment, la destruction de la Commission canadienne du blé, entre autres. »

Kevin Arseneau, paysan et homme politique, Membre de l’Assemblée nationale du New-Brunswick, Canada, a également exprimé sa solidarité.


La All Nepal Peasants Federation (Fédération paysanne du Népal) et le Pakistan Kissan Rabita Committee (Comité pakistanais de paysans) ont également envoyé des messages de solidarité.

Dans un article pour The Hindu, Hashmim Bin Rashid et Ahilan Kadirgamar ont écrit :

« Ceux qui connaissent l’attaque systématique contre l’agriculture en Asie du Sud lors des dernières décennies ne seront pas surpris par les manifestations paysannes en cours en Inde. Cela s’est passé au Pakistan, où les paysans qui protestaient pour obtenir des prix de soutien ont été battus et arrêtés à Lahore il y a tout juste un mois, ou au Sri Lanka, où les pénuries d’engrais importés et la baisse des subventions ont provoqué le tollé des paysans. Au milieu d’une longue crise économique rurale latente, exacerbée par la pandémie du COVID-19, les efforts déployés par les gouvernements sud-asiatiques pour développer la « corporatisation » et la déréglementation, comme voie à suivre pour l’agriculture, ont irrité les paysans qui souffrent depuis longtemps.


Le CETIM, centre de recherche et de publication basé en Suisse travaillant en étroite collaboration sur les questions agraires et les droits des paysans, a exprimé sa solidarité avec la lutte des travailleurs et des paysans indiens pour la dignité, la justice sociale et le respect des droits fondamentaux des peuples. « Le gouvernement indien doit respecter ses engagements internationaux en matière de droits humains, en particulier le Pacte international pour les droits économiques, sociaux et culturels et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans », a-t-il déclaré.

Dans une déclaration de soutien accordée aux paysans indiens, GRAIN, organisme de recherche qui s’efforce d’aider les petits agriculteurs à mettre en place des systèmes alimentaires contrôlés par la communauté et fondés sur la biodiversité, a souligné qu’ils « doivent rester libre de décider ce qu’ils veulent cultiver et comment, tout en ayant l’assurance légale d’avoir des prix justes et rémunérateurs pour leurs produits garantis par le gouvernement. La manifestation des paysans en Inde est un exemple vivant de souveraineté alimentaire où les paysans se battent pour leur liberté, leur droit de continuer à cultiver, leur capacité à cultiver leurs terres sans être poussés à être liés par des contrats et leur droit d’obtenir un prix équitable garanti pour leurs produits. »

source : https://viacampesina.org/fr/manifestations-de-paysans-en-inde-des-paysans-du-monde-entier-envoient-leurs-messages-de-solidarite-et-de-soutien/

Tag(s) : #Inde#ViaCampesina

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ARYA RAJENDRAN, 21 ANS, LA PLUS JEUNE MAIRE ELUE DE L’INDE, EST COMMUNISTE

Par Le 28/12/2020

28 Décembre 2020

Vendredi 25 décembre 2020
Arya Rajendran : La plus jeune maire élue de l'Inde est communiste


Arya Rajendran, 21 ans, membre du Parti communiste indien (marxiste), a été élu maire de Thiruvananthapuram, la capitale du Kerala.

Arya, étudiante en deuxième année de mathématiques, est sur le point de devenir la plus jeune personne à occuper un poste de maire dans le pays, a rapporté l'Hindustan Times. Elle est actuellement présidente de Balasangam, une organisation de jeunes affiliée au CPI(M). 
 
"Je suis entrée en politique à un jeune âge. Si le parti me demande d'assumer un rôle, je serai la plus heureuse de l'accepter", a déclaré Mme Rajendran, soulignant qu'elle a été fortement influencée par le ministre principal du Kerala, Pinarayi Vijayan, et la ministre de la santé de l'État, K K Shailaja.

Lors des récentes élections locales qui se sont tenues au Kerala, le Front démocratique de gauche, dirigé par le Parti communiste, a remporté la Thiruvananthapuram Corporation pour la deuxième fois consécutive. Elle a raflé 51 des 100 circonscriptions de la ville. Les résultats de l'élection ont été proclamés le 16 décembre. 

source : https://www.idcommunism.com/2020/12/arya-rajendran-indias-youngest-mayor-is-a-communist.html

Tag(s) : #Inde#Communiste#Kerala

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LA PLUS GRANDE GREVE AU MONDE : 200 MILLIONS DE TRAVAILLEURS PARALYSENT L’INDE

Par Le 07/12/2020

La plus grande grève au monde: 200 millions de travailleurs paralysent l’Inde

La grève générale a été appelée contre les mesures d’austérité et de confinement et les attaques contre les droits du travail promues par le gouvernement de Narendra Modi (Inde).

Par Diego Sacchi

Mondialisation.ca, 07 décembre 2020

EFE/EPA/RAJAT GUPTA

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Jeudi, le 26 novembre 2020 , quelque 200 millions de travailleurs ont participé à une grève générale en Inde, à l’appel de dix centrales syndicales, contre les politiques du gouvernement de Narendra Modi, le Premier ministre du pays. Le train de réformes comprend de nouvelles lois sur le travail, une plus grande flexibilisation (des réglementations plus souples) sur les régulations en matière de santé et de sécurité sur le lieu de travail et dans le secteur agricole, ainsi que des privatisations du secteur public.

Le gouvernement a approuvé quatre codes du travail qui remplacent les lois protégeant les travailleurs. Ces réglementations permettent aux employeurs et aux gouvernements d’augmenter la charge de travail, de contraindre encore davantage l’obtention de salaires équitables, de licencier facilement les travailleurs, de réduire la couverture d’assurance maladie et de rendre plus difficile la création de syndicats.

En coordination avec les syndicats, une plateforme de plus de 300 organisations d’agriculteurs a appelé à une manifestation pour ce vendredi 27 novembre.  Les travailleurs des principaux secteurs industriels tels que la production d’acier, de charbon, les télécommunications, l’ingénierie, les transports, les ports et docks, les banques et transporteurs de fond se sont joints à la grève, tandis que dans plusieurs États (l’Inde est une république fédérale composée de vingt-huit États et huit territoires de l’Union), une grève rurale est en préparation.

Les réformes proposées par le gouvernement contre les droits des travailleurs s’inscrivent dans le contexte des effets de la « pandémie » et du confinement de coronavirus sur le pays. Le gouvernement de Modi répond à la pandémie  en imposant le confinement, et en donnant la priorité aux profits des grandes entreprises et en protégeant la fortune des milliardaires plutôt que la vie et les moyens de subsistance des travailleurs.

L’Inde compte plus de 9,2 millions de personnes infectées par le COVID-19, le deuxième plus grand nombre au monde et près de 135 000 décès,  (pour une population de  1 300 000 000 d’individus. NDLR) selon les données officielles. La pandémie s’est étendue aux grandes villes comme Delhi, Mumbai et d’autres centres urbains, ainsi qu’aux zones rurales où les soins de santé publique sont rares ou inexistants.

Conséquence du confinement, des millions de personnes ont perdu leurs revenus, et ce dans un pays où, avant la pandémie-confinement,  50% des enfants étaient en malnutrition. L’économie indienne a connu une chute de 23,9 % de son produit intérieur brut (PIB) au cours du trimestre d’avril-juin, alors qu’elle devrait baisser au total d’environ 10 % au cours de l’exercice 2020-2021. Dans ce contexte, des dizaines de millions de personnes ont perdu leur emploi de façon permanente, (à cause du confinement meurtrier. NDLR)  ou ont vu leurs heures de travail réduites. Selon un rapport du FMI publié en octobre, d’ici la fin de 2020, 40 millions d’Indiens supplémentaires se retrouveront dans une « pauvreté extrême », définie comme le fait de survivre avec 1,60€ ou moins par jour.

Les salariés de l’industrie, les employés du secteur des services et du public exigent une augmentation du salaire minimum, la fin du travail précaire, le contrôle des prix des produits de première nécessité et la fin de la politique gouvernementale de privatisation du secteur public.  Les revendications incluent 10 kilos de nourriture pour les familles dans le besoin, la fourniture d’une aide d’urgence aux secteurs les plus démunis de la population, effectuer un paiement unique de 7 500 roupies (environ 85 euros), le renforcement du système de distribution publique, le retrait des nouveaux codes du travail et des trois lois agricoles qui ouvrent les portes à l’agrobusiness, ainsi que l’abandon de la nouvelle politique d’éducation.

En outre, les travailleurs revendiquent l’allocation de 5% du PIB à l’éducation, aux soins de santé pour tous et de 6% du PIB pour la santé. Les agriculteurs réclament depuis des années de meilleurs prix pour leurs produits, que l’exécutif annonce des prix minimaux de soutien sur la base de la recommandation faite il y a 16 ans par la Commission nationale des agriculteurs, et l’élimination de la dette des travailleurs ruraux.

Les directions syndicales ont appelé à la grève pour désamorcer le mécontentement de millions d’indiens contre le gouvernement, mais pour l’instant elles ne donnent pas de réelle continuité aux protestations.

Le profil nationaliste et de droite du gouvernement a répondu à la pandémie en intensifiant son discours contre les minorités religieuses, comme les musulmans, et en cherchant à attaquer les droits de millions de personnes avec des lois qui aboutiraient à une plus grande flexibilité du travail au profit des seuls milliardaires locaux et des entreprises étrangères et nationales.

La rhétorique nationaliste de Modi s’est également intensifiée, en particulier contre la Chine, en plus d’approfondir la coopération stratégique et militaire avec les États-Unis en essayant de tirer profit du différend entre Washington et Pékin.

Diego Sacchi

Une vidéo de grèves antérieures en Inde :

 

Texte original sur EFE/EPA/RAJAT GUPTA.

Traduction Flo Balletti : https://les7duquebec.net/

La source originale de cet article est EFE/EPA/RAJAT GUPTA

Copyright © Diego SacchiEFE/EPA/RAJAT GUPTA, 2020

https://www.mondialisation.ca/la-plus-grande-greve-au-monde-200-millions-de-travailleurs-paralysent-linde/5651803

 

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E- MON SITE, SI LES CONS VOLAIENT, VOUS SERIEZ CHEFS D'ESCADRILLE

Par Le 06/12/2020

Quand Alger déjoue le complot d'isolement!

Sunday, 06 December 2020 7:22 PM  [ Last Update: Sunday, 06 December 2020 7:25 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'Algérie, 5e pays dépensier en armement au monde. @Algérie-1

Alors que la France, le Maroc, la Jordanie en collusion avec l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn, tentent d’isoler l’Algérie, celle-ci ne reste pas les bras croisés et sa politique de contre attaque énerve jusqu’au trône saoudien qui ne pardonne à Alger son antisionisme, son indépendance et sa liberté d’action surtout que face à la menace militaire croissante, l’armée algérienne travaille a sa fulgurante modernisation.

Un média saoudien évoque un projet anti-algérien du gouvernement français en collusion avec le Maroc, la Jordanie ainsi que les petits émirats du golfe Persique : isoler l’Algérie et l’empêcher de jouer son rôle-clé dans les crises régionales dans les régions stratégiques du Sahel et du Sahara occidental. Or Alger n’est pas du reste. Il se réorganise élargissant le cercle de ses alliances avec des géants africains comme le Nigeria ou l’Afrique du Sud. 

Algérie-Résistance, alliance inévitable

Algérie-Résistance, alliance inévitable

Contre attaque anti US ?

On se rappelle comment les USA ont usé de tout leur poids pour bloquer la désignation de l’ex-ministre algérien des A.E pour empêcher le règlement pacifique de la crise libyenne et avoir leur guerre. Or cet obstructionnisme a poussé Alger à réviser ses relations diplomatiques avec les pays africains et à élargir ses relations politiques et économiques avec les pays africains. L’un de ces pays est le Nigeria avec lequel l’Algérie a l’intention de mettre en application trois projets gigantesques : « la transsaharienne qui doit relier Alger à Lagos, le gazoduc Nigal qui doit servir à transporter le gaz naturel jusqu’en Europe via l’Algérie et le projet de liaison de fibre optique commencé en 2010 ». En outre, Alger a récemment exprimé son intérêt à la coopération avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pour rappel, le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a rencontré le président de la CEDEAO, Jean-Claude Kassal Brou, à Abuja, le 26 novembre, les deux parties ont négocié des voies susceptibles de promouvoir la coopération entre l’Algérie et l’Organisation ouest-africaine sur les plans, politique et sécuritaire, surtout dans le Sahel.

La crise au Sahara aura été le dernier acte du scénario de l’axe USA/Israël montée de toute pièce contre Alger avec la complicité du Maroc de l’Arabie saoudite, des EAU, de-Bahreïn et de la Jordanie. Mais là encore Alger semble avoir sa carte gagnante via une Mauritanie qui s’est alignée sur le Front Polisario au grand dam des intérêts de l’Empire. 

Axe US/OTAN/Israël pourra-t-il frapper aisément l'Algérie?

Axe US/OTAN/Israël pourra-t-il frapper aisément l’Algérie ?

L’Algérie confirme le déploiement de missiles balistiques hypersoniques Iskander.

Et tout ceci sur fond d’une révolution militaire ! 

« Ces quinze dernières années, l’armée algérienne a multiplié les acquisitions militaires en y consacrant en moyenne un budget de 2,3 milliards d’euros par an. Avions, missiles, blindés, sous-marins…, la qualité et la modernité de ces équipements font aujourd’hui de l’Algérie une puissance régionale dotée d’une force de frappe considérable.

Menace Israël/Émirats: la riposte algérienne?

Menace Israël/Émirats : la riposte algérienne ?

Normalisation : pour quelle raison Abou Dhabi, a-t-il recouru au langage de menaces vis-à-vis d’Alger ?

 L’Algérie a consacré 10 milliards d’euros par an au ministère de la Défense, et un tiers de son budget de défense à l’achat d’armements de pointe et de formation des militaires. Puis, the last but not the least: l’armée algérienne pourra sortir de ses frontières pour participer à des opérations militaires soit “Un message clair destiné aux voisins marocain et libyen ainsi qu’aux groupes terroristes qui opèrent au Sahel. L’Algérie est-elle prête à se montrer bien offensive face aux puissances qui se démènent pour l’isoler, mais sans grand succès ? 

Libye: Alger-Moscou coordonnent

Libye: Alger-Moscou coordonnent

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LES COMMUNISTES INDIENS CONDAMNENT L'ALLIANCE MILITAIRE AMERICANO-INDIENNE

Par Le 31/10/2020

 

Vendredi 30 octobre 2020
Les communistes indiens condamnent l'alliance militaire américano-indienne


Dans un communiqué de presse conjoint publié le 28 octobre, le Parti communiste de l'Inde et le Parti communiste de l'Inde (marxiste) soulignent ce qui suit :
"La réunion 2+2 des ministres indiens et américains de la défense et des affaires étrangères, qui s'est tenue à Delhi le 27 octobre, a abouti à la signature de l'accord de base d'échange et de coopération (BECA) sur la coopération géospatiale. 

Avec cet accord, tous les accords dits fondamentaux pour une alliance militaire avec les États-Unis ont été complétés. Cet accord fait également suite à l'exercice naval conjoint "Malabar" entre les quatre partenaires de la Quad, dont la tenue a été annoncée pour le mois de novembre.  

Ces mesures sont justifiées par les tensions récentes avec la Chine sur le LAC au Ladakh.  Mais ces accords étaient en cours d'élaboration bien avant l'impasse actuelle.  L'accord sur les échanges logistiques, l'accord sur la sécurité des communications et la modernisation du forum quadrilatéral ont tous été conclus au cours des dernières années. 
Ces accords lient les forces armées indiennes à l'armée américaine et à ses conceptions stratégiques.  L'imbrication des systèmes de communication et des systèmes électroniques va nuire à l'intégrité et à l'indépendance de la prise de décision de la structure de défense indienne.  Ces accords nous rendront dépendants de l'armement américain dont la technologie et les systèmes seront contrôlés par les États-Unis. 

L'alliance militaire émergente avec les États-Unis aura des conséquences à long terme sur la politique étrangère indépendante et l'autonomie stratégique de l'Inde.  Elle n'est pas conforme aux intérêts nationaux.  Le gouvernement central devrait continuer à négocier avec la Chine au plus haut niveau politique et diplomatique pour résoudre la question des frontières ; cela n'exige pas que l'Inde se subordonne à la stratégie géopolitique américaine en Asie".

Signé par D. Raja, secrétaire général du PCI et Sitaram Yechury, secrétaire général du PCI(M). 
source : https://www.idcommunism.com/2020/10/indian-communists-condemn-us-india-.html

Dans INDE

L'INDE FAIT IMPLOSER SA PROPRE NOUVELLE ROUTE DE LA SOIE

Par Le 10/09/2020

L’Inde fait imploser sa propre nouvelle route de la soie

Avec l’intégration croissante entre la Chine, l’Iran et le Pakistan, l’Inde n’est intégrée qu’avec ses propres incohérences.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 09 septembre 2020

asiatimes.com 2 septembre 2020

Région : 

Thème: 

Il fut un temps où New Delhi vendait fièrement l’idée d’établir sa propre Nouvelle Route de la Soie – du Golfe d’Oman à l’intersection de l’Asie Centrale et du Sud – pour concurrencer l’Initiative Ceinture et Route de la Chine (BRI).

Aujourd’hui, il semble que les Indiens se soient eux-mêmes poignardés dans le dos.

En 2016, Téhéran et New Delhi ont signé un accord pour construire une ligne de chemin de fer de 628 km du port stratégique de Chabahar à Zahedan, tout près de la frontière afghane, avec une extension cruciale jusqu’à Zaranj, en Afghanistan, et au-delà.

Les négociations ont impliqué Iranian Railways et Indian Railway Constructions Ltd. Mais en fin de compte, il ne s’est rien passé – parce que l’Inde a traîné les pieds. Téhéran a donc décidé de construire la voie ferrée quand même, avec ses propres fonds – 400 millions de dollars – et son achèvement prévu pour mars 2022.

La voie ferrée était censée être le principal corridor de transport lié aux importants investissements indiens à Chabahar, son port d’entrée du Golfe d’Oman pour une Nouvelle Route de la Soie alternative vers l’Afghanistan et l’Asie Centrale.

L’étape suivante consisterait à moderniser les infrastructures ferroviaires et routières de l’Afghanistan vers ses voisins, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Toute l’opération a été inscrite dans un accord trilatéral Inde-Iran-Afghanistan – signé en 2016 à Téhéran par le Premier Ministre indien Narendra Modi, le Président iranien Hassan Rouhani et le Président afghan Ashraf Ghani.

L’excuse officieuse de New Delhi tourne autour de la crainte que le projet soit accablé par les sanctions américaines. New Delhi a en fait obtenu une dérogation aux sanctions de l’administration Trump pour Chabahar et la ligne ferroviaire vers Zahedan. Le problème était de convaincre un ensemble de partenaires d’investissement, tous terrifiés à l’idée d’être sanctionnés.

En fait, toute la saga est davantage liée au souhait de Modi de s’attendre à obtenir un traitement préférentiel dans le cadre de la stratégie indo-pacifique de l’administration Trump, qui repose sur un endiguement de facto de la Chine par la Quad (États-Unis, Inde, Australie, Japon). C’est la raison pour laquelle New Delhi a décidé de couper toutes ses importations de pétrole en provenance d’Iran.

Jusqu’à présent, à toutes fins pratiques, l’Inde a jeté l’Iran sous le bus. Pas étonnant que Téhéran ait décidé d’agir seul, surtout maintenant avec le « Plan Global de Coopération entre l’Iran et la Chine » de 400 milliards de dollars sur 25 ans, un accord qui scelle un partenariat stratégique entre la Chine et l’Iran.

Dans ce cas, la Chine pourrait finir par exercer un contrôle sur deux « perles » stratégiques dans la mer d’Oman et le Golfe d’Oman, distants de seulement 80 km l’un de l’autre : Gwadar, au Pakistan, un nœud clé du corridor économique Chine-Pakistan (CEPC), d’une valeur de 61 milliards de dollars, et Chabahar.

Téhéran, jusqu’à présent, a refusé que le port de Chabahar soit offert en location à Pékin. Mais ce qui est une réelle possibilité, en dehors des investissements chinois dans une raffinerie de pétrole près de Chabahar, et même, à long terme, dans le port lui-même, c’est un lien opérationnel entre Gwadar et Chabahar. À cela s’ajoutera l’exploitation par les Chinois du port de Bandar-e-Jask dans le Golfe d’Oman, à 350 km à l’ouest de Chabahar et tout près du détroit hyper stratégique d’Ormuz.

Comment les corridors attirent

Même une divinité hindoue en proie à la gueule de bois ne pourrait imaginer une « stratégie » plus contre-productive pour les intérêts indiens au cas où New Delhi se retirerait de sa coopération avec Téhéran.

Examinons l’essentiel. Téhéran et Pékin travailleront à une expansion massive de facto du CECP, Gwadar étant relié à Chabahar, puis à l’Asie Centrale et à la Mer Caspienne via Iranian Railways, ainsi qu’à la Turquie et à la Méditerranée Orientale (via l’Irak et la Syrie), jusqu’à l’UE.

Cette avancée qui change la donne sera au cœur de l’ensemble du processus d’intégration eurasiatique – unissant la Chine, le Pakistan, l’Iran, la Turquie et bien sûr la Russie, qui est reliée à l’Iran par le Corridor de Transport International Nord-Sud (INSTC).

Pour l’instant, malgré ses importantes répercussions dans de nombreux domaines – modernisation des infrastructures énergétiques, rénovation des ports et des raffineries, construction d’un corridor de connexion, investissements dans le secteur manufacturier et approvisionnement régulier en pétrole et en gaz iraniens, une question de sécurité nationale pour la Chine – il ne fait aucun doute que l’accord Iran-Chine est effectivement minimisé par les deux parties.

Les raisons en sont évidentes : ne pas élever la colère de l’administration Trump à des niveaux encore plus incandescents, considérant que les deux acteurs sont considérés comme des « menaces existentielles ». Pourtant, Mahmoud Vezi, chef de cabinet du Président Rouhani, garantit que l’accord final Iran-Chine sera signé d’ici mars 2021.

Le CEPC, quant à lui, est sur la bonne voie. Ce que Chabahar était censé faire pour l’Inde est déjà en vigueur à Gwadar – puisque le commerce de transit vers l’Afghanistan a commencé il y a quelques jours seulement, avec des cargaisons en vrac en provenance des EAU. Gwadar est déjà en train de s’établir comme une plaque tournante clé pour le transit vers l’Afghanistan, bien avant Chabahar.

Pour Kaboul, le facteur stratégique est essentiel. L’Afghanistan dépend essentiellement des routes terrestres du Pakistan – dont certaines peuvent être extrêmement peu fiables – ainsi que de Karachi et de Port Qasim. Pour le sud de l’Afghanistan en particulier, la liaison terrestre de Gwadar, à travers le Baloutchistan, est beaucoup plus courte et plus sûre.

Pour Pékin, le facteur stratégique est encore plus essentiel. Pour la Chine, Chabahar ne serait pas une priorité, car l’accès à l’Afghanistan est plus facile, par exemple, via le Tadjikistan.

Mais Gwadar, c’est une toute autre histoire. Elle est en train d’être configurée, lentement mais sûrement, comme la plaque tournante de la Route Maritime de la Soie qui relie la Chine à la Mer d’Oman, au Moyen-Orient et à l’Afrique, Islamabad collectant des fonds importants pour le transit. Tout le monde y gagne, en un mot, mais en tenant toujours compte du fait que les protestations et les contestations du Baloutchistan ne disparaîtront tout simplement pas et qu’elles nécessitent une gestion très prudente de Pékin-Islamabad.

Chabahar-Zahedan n’est pas le seul revers récent pour l’Inde. Le Ministère des Affaires Étrangères indien a récemment admis que l’Iran développera « seul » l’énorme champ gazier de Farzad-B dans le Golfe Persique et que l’Inde pourrait le rejoindre « de manière appropriée à un stade ultérieur ». La même formule « à un stade ultérieur » a été appliquée par New Delhi pour Chabahar-Zahedan.

Les droits d’exploration et de production pour Farzad B ont déjà été accordés il y a des années à la société d’État indienne ONGC Videsh Limited (OVL). Mais là encore, rien ne s’est passé – en raison du spectre des sanctions.

D’ailleurs, les sanctions étaient déjà en vigueur sous Obama. Pourtant, à l’époque, l’Inde et l’Iran échangeaient au moins des marchandises contre du pétrole. Farzad B devait être remis sur les rails après la signature du JCPOA en 2015. Mais les sanctions de Trump l’ont à nouveau gelé.

Il n’est pas nécessaire d’être titulaire d’un doctorat en sciences politiques pour savoir qui pourrait éventuellement prendre le contrôle de Farzad B : la Chine, surtout après la signature du partenariat de 25 ans l’année prochaine.

L’Inde, contre ses propres intérêts énergétiques et géostratégiques, a en fait été réduite au statut d’otage de l’administration Trump. Le véritable objectif de l’application du principe « diviser pour régner » à l’Inde et à l’Iran est de les empêcher de faire du commerce dans leur propre monnaie, en contournant le dollar américain, en particulier en ce qui concerne l’énergie.

Mais la situation globale est toujours celle des progrès de la Nouvelle Route de la Soie à travers l’Eurasie. Avec les preuves de plus en plus nombreuses d’une intégration de plus en plus étroite entre la Chine, l’Iran et le Pakistan, il est clair que l’Inde ne reste intégrée qu’avec ses propres incohérences.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

Índia implode a própria Nova Rota da Seda

asiatimes.com, le 2 septembre 2020

Traduit par Réseau International

 

La source originale de cet article est asiatimes.com

Copyright © Pepe Escobarasiatimes.com, 2020

https://www.mondialisation.ca/linde-fait-imploser-sa-propre-nouvelle-route-de-la-soie/5649112


 

Dans INDE

PACTE IRAN-CHINE : L'INDE SE REVEILLE?

Par Le 05/09/2020

Que cherche le ministre indien de la Défense à Téhéran ?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le ministre indien de la Défense quitte la Russie pour l’Iran.

Sur sa page Twitter, le ministre indien de la Défense Rajnath Singh a annoncé sa visite en Iran après celle en Russie. Il rencontrera son homologue iranien, le général de brigade Amir Hatami. 

Lors de sa visite à Moscou, Rajnath Singh a rencontré son homologue chinois. Samedi dernier, il a annoncé avoir trouvé un accord sur l’apaisement des tensions frontalières. « Les deux parties ont convenu qu’il faut éviter toute action qui ne ferait qu’aggraver la situation et les tensions dans les régions frontalières », est-il écrit dans le communiqué du ministère indien de la Défense diffusé à l’issu de cette rencontre.

Iran: les USA défiés par Inde/Russie

Iran: les USA défiés par Inde/Russie

Chabahar : le pied de nez indo-russe aux États-Unis

Singh a également rencontré les ministres tadjik, ouzbèke et kazakh de la Défense. Mais pourquoi le ministre indien de la Défense a décidé de se rendre en Iran ?

La Chine a importé 120 000 b/j de pétrole iranien en juillet. Et en août, la valeur totale des importations chinoises de pétrole en provenance d'Iran s'estimait à 134 millions de dollars. Des experts du Moyen-Orient estiment que Téhéran et Pékin sont déterminés à prendre des mesures plus sérieuses et plus rapides pour réaliser le contenu de leur accord conjoint au sens propre du terme. Quel genre de mesures ? Certaines ont trait à la mer où il est pour les deux puissances question de réduire le poids des Américains.

L'autre pays qui est sorti perdant, c'est l'Inde qui a été écartée du projet du port de Chabahar, en raison de ses atermoiements et son refus d'honorer ses engagements sous la pression des Américains. Voici un commentaire du journal américain Foreign Policy : « Le partenariat stratégique sino-iranien a eu déjà un impact sur les régions voisines, y compris l'Asie du Sud. En 2016, l’Inde et l’Iran ont signé un accord pour investir dans le port stratégique iranien de Chabahar et pour construire le chemin de fer reliant la ville portuaire du sud-est de Chabahar à la ville orientale de Zahedan et reliant l’Inde à l’Afghanistan sans littoral et à l’Asie centrale. L'Iran reproche maintenant à l'Inde de retarder ses investissements sous la pression des États-Unis et a par conséquent écarté l'Inde du projet. La Chine a maintenant la possibilité de relier le port de Chabahar à Gwadar au Pakistan, qui est une plaque tournante essentielle du projet chinois "Une ceinture une route". »

Une base navale sino-iranienne?

Une base navale sino-iranienne?

Le partenariat sino-iranien pourrait éventuellement remodeler le paysage sécuritaire de la région et restaurer la stabilité grâce à l’approche chinoise de « la paix pour le développement ».

« Indépendamment de ce que pense Washington, la nouvelle relation sino-iranienne finira par nuire aux intérêts de l’Inde et des USA dans la région, en particulier si le Pakistan fait partie du grand projet Iran-Chine.

La mise en œuvre de la proposition de l’Iran d’étendre le corridor économique sino-pakistanais existant le long des axes nord, ouest et sud et de relier le port pakistanais de Gwadar à Chabahar, puis à l’Europe et à l’Asie centrale via l’Iran par un chemin ferroviaire est désormais plus probable. Si ce plan se poursuit, l’initiative de Pékin "Une ceinture une route", associant la Chine, le Pakistan, l'Iran, la Russie et la Turquie, deviendra la pièce maîtresse dans le cœur de la région, projet grâce auquel l’Iran est relié à la Chine puis à l'Asie centrale, à la mer Caspienne et à la mer Méditerranée via l'Irak et Syrie », explique le journal. 

USA: l'arme fatale sino-iranienne?

USA: l'arme fatale sino-iranienne?

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/05/633392/Pacte-Iran-Chine-l'Inde-se-reveille


 

Dans INDE

L'INDE A-T-IL ENTERRE LES BRICKS?

Par Le 16/06/2020

La Nouvelle Delhi rejoint la coalition maritime anti-Iran et se querelle avec la Chine

Tue Jun 16, 2020 12:52PM

Les dirigeants des BRICS, septembre 2016. (Archives)

Les dirigeants des BRICS, septembre 2016. (Archives)

L'Inde se trompe et il se trompe très gravement : en choisissant de s'engager sur le chemin tracé par les Etats-Unis et Israël et en s'écartant  de l'Est, il se bloque la voie du progrès, pour s'engager dans d'interminables guerres qui n'auront d'autres résultats que son enlisement. Ce mardi, une autorité militaire indienne a fait part du déploiement de personnel naval pour rejoindre la "Coalition maritime européenne" que la France a créée dans le golfe Persique à l'effet d'affronter l'Iran. C'est toujours ce même mardi que les médias ont rapporté des frappes aériennes chinoises à la frontière avec l'Inde, après des avertissements que les soldats indiens n'ont pris en compte. Et tout ceci pourquoi? Parce que la Nouvelle Delhi du PM Moodi a décidé à l'incitation US/Israël d'enterrer les BRICS à jamais. ET ce à un moment où la Chine et ses alliés iranien, et russe ont réussi à affaiblir l'Amérique sur tous les fronts.   

La Belgique, le Danemark, les Pays-Bas et la France participent à la Coalition maritime européenne pour assurer la sécurité dite maritime dans le détroit d'Hormuz et le golfe Persique. La formation de cette coalition a été initialement proposée par la France.

Qui pousse au massacre des musulmans?

Qui pousse au massacre des musulmans?

La toute récente visite du Président milliardaire américain, Donald Trump, souffle sur le feu et attise les tensions interreligieuses et intercommunautaires en Inde.

Ces derniers jours, une majorité au Parlement danois a accepté une présence militaire en Irak sous prétexte de combattre Daech en envoyant des troupes et des navires dans le détroit d'Hormuz pour, prétend-elle, y assurer la sécurité maritime. Mais pourquoi l'Inde, dont les investissements au port de Chabahar en Iran, lui ont déjà ouvert les portes de l'Asie centrale devrait-il singer le Danemark? 

 L'Inde s’éloigne  de l’axe oriental pour se détourner vers l’Occident

Ce lundi 15 juin, une confrontation militaire a éclaté opposant la Chine à l’Inde à leur frontière commune provoquant la mort de trois militaires indiens. L’armée indienne a annoncé ce mardi 16 juin dans un communiqué la mort d’un officier et de deux soldats lors d’un échange de coup de feu à la frontière avec la Chine. « Lors d’un processus de détente mardi dans la soirée un échange de coup de feu s’est produit coûtant la vie à un officier et deux soldats du côté indien », est-il écrit dans ce communiqué. Les autorités militaires des deux parties se rencontreront aujourd’hui dans la vallée de la rivière Galwan. Selon les observateurs, le penchant indien à s'éloigner de l'Est et à se rapprocher des Occidentaux risque de ne pas s'avérer productif pour lui : déjà le fait de suivre cette voie a provoqué des tensions ethniques et confessionnelles au sein de la société avec évidemment un début de guerre civile au Cachemire. Une guerre avec le Pakistan et maintenant la Chine finira par piéger totalement la Nouvelle Delhi, estime les observateurs.

Chabahar: un mégaprojet de transit lancé?

Chabahar: un mégaprojet de transit lancé?

La première cargaison profitant du régime de transit international TIR a été transférée via le corridor tripartite Inde-Chabahar-Afghanistan.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/16/627565/Iran-Inde-coalition-occidentale-golfe-Persique-scurit-navigation-maritime-valle-Galwan


 

Dans INDE

"ISRAËL" FAIT DES ÉMULES EN INDE !

Par Le 02/03/2020

Les Musulmans indiens violentés par des extrémistes hindous

Mon Mar 2, 2020 6:51PM

Cette photo de l'AFP montre une scène d'attaque contre les musulmans en Inde.

Cette photo de l'AFP montre une scène d'attaque contre les musulmans en Inde.

Les corps de trois autres musulmans victimes de violences interethniques et anti-musulmans en Inde ont été découverts dans les eaux usées aux alentours de New Delhi, la capitale, a rapporté ce lundi 2 mars l’agence de presse Tasnim News citant le journal Millats Times.

Les corps de musulmans sans défense tués lors d'une flambée de violence entre extrémistes hindous et militaires indiens simultanément à la visite de Donald Trump, ont été jetés dans les eaux usées environnant la capitale, indique la source.

Des sources locales confirment que ces personnes ont été torturées avant de mourir et leurs corps ont été jetés dans des fosses puantes de la ville.

Les fouilles se poursuivent afin de trouver d’autres éventuels corps et il n’est pas exclu que le nombre des victimes augmente.

Dimanche, une vidéo a fait le tour de l’espace virtuel, suite à quoi d’innombrables internautes ont appelé les instances internationales à prendre des mesures immédiates contre le gouvernement indien. Elle montrait des gens en train d'extirper du sol les corps d’une jeune femme musulmane et de son bébé que les extrémistes hindous avaient enterrés vivants.

Ces événements interviennent alors que le ministre indien de l'Intérieur, Amit Shah, a soutenu les mesures prises par les militaires et a ajouté que « nous allons poursuivre la voie des États-Unis et d’Israël ».

L’Inde reçoit des bombes israéliennes SPICE-2000

L’Inde reçoit des bombes israéliennes SPICE-2000

Israël a livré son premier lot de la version «blaster building» de ses bombes SPICE-2000 à de l’armée de l’air indienne.

Les attaques violentes des militaires indiens et des extrémistes hindous contre les musulmans en Inde ont fait jusqu’ici au moins 50 tués et 200 blessés.

Nombreux sont les experts à croire que l’Arrogance mondiale est derrière les violences barbares des hindous en Inde. « Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump n’a cessé d’inciter à la discrimination raciale et religieuse et surtout anti-musulmane », a déclaré Jaafar Qannadbachi, analyste iranien des questions politiques, à l’agence Fars News.

« La visite de Trump en Inde a été effectuée d’après un planning particulier. Les États-Unis étaient au courant des événements en Inde ; la Maison Blanche savait bien que cette visite pourrait favoriser les violences des hindous contre les musulmans, les sionistes aussi le savaient. Les Occidentaux connaissent bien les conséquences auxquelles ils doivent s’attendre en cas d’une montée en puissance de la communauté musulmane en Inde. »

C’était en décembre 2019 que le Parlement du gouvernement nationaliste hindou de Nouvelle Delhi a adopté une loi favorisant l'accès à la citoyenneté aux réfugiés, « mais pas à ceux qui sont musulmans ». Plusieurs musulmans ont été alors tués ou blessés lors de protestations contre cette loi discriminatoire.

http://french.presstv.com/Detail/2020/03/02/619980/Musulmans-indiens-violentes-par-des-extremistes-hindous


 

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ANDREW KORYBKO : INDE 2020 - "SUPERPUISSANCE" OU TOUJOURS "SUPER-PAUVRE"?

Par Le 24/02/2020

Inde 2020 – «Superpuissance» ou toujours «super-pauvre»?

Par Andrew Korybko

Mondialisation.ca, 22 février 2020

Région : 

Thème: 

Les espoirs de plus de 1.3 milliards d’Indiens ont été anéantis après que leur pays ait objectivement échoué à devenir la « superpuissance » que beaucoup de ses principaux « influenceurs » (lire : propagandistes) avaient annoncée pour 2020. Le parti nationaliste hindou Shiv Sena l’a finalement reconnu la semaine dernière après avoir fait volte-face en demandant à Trump de reclasser l’Inde comme pays « en développement » car elle est « à des kilomètres du statut des pays développés en ce qui concerne l’éducation, la santé, l’emploi, la propreté et la lutte contre la pauvreté » et mérite donc de conserver un accès libre de droits de douane au marché américain.

« Superpuissance 2020 » ?

Les Indiens sont entrés dans la décennie en cours avec une certaine impatience, ayant été endoctrinés depuis peu avant le début du siècle avec l’espoir totalement illusoire que leur pays deviendrait enfin une « superpuissance » d’ici 2020. Ils ne savaient pas exactement ce que cela signifierait en pratique, mais cela semblait assez prestigieux et constituait une distraction bienvenue de la pauvreté abjecte qui marque beaucoup de leurs vies. Après tout, le Premier Ministre Modi leur a dit en mars dernier qu’ils étaient désormais une « superpuissance spatiale » après avoir effectué avec succès un essai de missile antisatellite. Il a ensuite déclaré, moins d’un mois plus tard, avant les élections parlementaires de mai de cette année-là, que lui seul pouvait réaliser les rêves de « superpuissance » de l’Inde. Le Président du BJP de l’époque, Amit Shah, a appuyé cette déclaration peu après, avant qu’elle ne soit réitérée par le Ministre d’État de Modi en septembre, lorsqu’il a promis à son peuple que l’Inde était « sur le point de devenir une superpuissance ». Une fois de plus, personne n’a jamais vraiment expliqué ce que signifiait être une « superpuissance », mais la population hyper-nationaliste voulait si désespérément que le reste du monde la reconnaisse quand même comme telle.

Des décennies de déception épique

C’est pourquoi ce fut pour eux une déception aux proportions épiques que l’Inde entre en 2020 sans susciter l’envie du reste du monde comme ils s’y attendaient à tort. Le populaire site indien d’information en ligne Scroll.in a publié à l’époque un puissant article intitulé « Inde Superpuissance 2020 » : Retracer la brève histoire d’une prédiction spectaculairement incorrecte », qui évoquait l’origine de la prédiction de la « superpuissance 2020 » en 1998 et expliquait ensuite son évolution virale au cours des années suivantes, au point qu’elle est devenue le slogan officieux du pays au cours de la dernière décennie. Ceux qui avaient auparavant exprimé leurs réserves sur cette attente irréaliste ont été violemment attaqués parce qu’ils étaient soi-disant « anti-nationaux », et s’ils n’étaient pas indiens, ils étaient généralement accusés « d’hindouophobie », mais ces abus diffamatoires ne sont plus pertinents depuis que l’influent parti nationaliste hindou Shiv Sena a reconnu publiquement que l’Inde n’est même pas une « nation développée », et encore moins sur le point de devenir une « superpuissance ».

Les États-Unis suivent le bluff de la « superpuissance » indienne

C’est un développement très important car l’organisation contribue à encadrer le récit national, ce qui signifie que les Indiens pourraient ne plus jamais parler d’être une « superpuissance », comme si ce que Scroll.in décrit dans son article comme « l’illusion collective » de la nation au cours des deux dernières décennies n’avait jamais eu lieu. Shiv Sena n’a pas soudainement fait passer le statut imminent de « superpuissance » à celui de l’Inde étant simplement un autre pays « super pauvre » du « Sud global » pas différent de dizaines d’autres, juste par souci d’exactitude des faits, mais parce que la nation risque de perdre plusieurs milliards de dollars par an si elle s’en tient à ce scénario démystifié. Les États-Unis ont récemment reclassé l’Inde comme « économie développée » avant la visite de Trump dans ce pays, qui devrait signer des accords militaires et commerciaux majeurs avec le nouveau partenaire stratégique de l’Amérique. Asia Times a rapporté que cette décision a été prise pour des raisons techniques puisque la part de l’Inde dans le commerce mondial était supérieure au seuil de 0,5% et lui permettait de bénéficier du statut « d’économie en développement », ce qui explique pourquoi près de 2000 de ses produits ne sont plus éligibles au régime du Système de Préférences Généralisées (SPG) qui avait précédemment accordé 5,7 milliards de dollars d’importations exonérées de droits de douane aux États-Unis en 2017, faisant d’eux le plus grand bénéficiaire de ce programme.

5 milliards de dollars de restrictions économiques ont poussé Shiv Sena à changer son discours

Shiv Sena, oubliant tout ce qu’il avait dit au cours des années précédentes sur le statut supposé imminent de « superpuissance » de l’Inde, s’en est pris furieusement aux États-Unis la semaine dernière en décrivant leur geste comme « un coup dur pour notre économie… une grosse crise pour l’Inde ». Revenant sur l’ensemble de son récit de la « croissance miraculeuse » de l’Inde, qui lui avait jusqu’alors valu des millions d’adeptes dévoués dans tout le pays, le parti nationaliste hindou a répété les mêmes observations que les critiques de la nation, à l’intérieur et à l’extérieur, disent depuis des années déjà, à savoir que « l’Inde est à des kilomètres du statut des pays développés en ce qui concerne des paramètres comme l’éducation, la santé, l’emploi, la propreté et la lutte contre la pauvreté ». De toute évidence, parler sans cesse du statut de « superpuissance » supposé imminent de l’Inde est utile pour gagner des voix, mais devient économiquement contre-productif dès lors que les États-Unis agissent comme s’ils croyaient à cette fausse histoire et prennent ensuite des mesures pour éliminer l’accès préférentiel du pays au marché qui en résulte. Avec 5,7 milliards de dollars en jeu, Shiv Sena n’a pas eu d’autre choix que d’admettre tacitement que lui et tous ceux qui ont célébré l’ascension de l’Inde en tant que « superpuissance » ont simplement menti pendant tout ce temps.

Il n’est plus « hindouophobe » de partager des faits sur l’Inde

D’autres pays peuvent tirer des leçons cruciales de l’expérience humiliante de l’Inde, la plus évidente étant que les dirigeants politiques doivent être plus responsables lorsqu’ils parlent au public du statut futur de leur pays. Donner aux masses largement appauvries des attentes irréalistes de prestige mondial en utilisant un slogan jamais défini tel que « superpuissance » est trompeur à l’extrême et suggère fortement qu’ils manipulaient délibérément leur peuple à des fins politiques, susceptibles de les détourner de leur situation économique désastreuse avec des illusions de grandeur internationale. Tout cela n’est qu’amusement et jeux jusqu’à ce que la date limite pour l’obtention du « statut de superpuissance » soit finalement passée et que les États-Unis prennent l’Inde au mot en restreignant l’accès au marché libre de droits de douane pour 5,7 milliards de dollars de ses exportations, portant ainsi un coup sévère à certaines de ses entreprises qui dépendaient de ce régime pour rester compétitives. Shiv Sena a raison, « l’Inde est à des kilomètres du statut des pays développés en ce qui concerne des paramètres comme l’éducation, la santé, l’emploi, la propreté et la lutte contre la pauvreté », mais ils ont eu tort de mentir à ce sujet pendant tout ce temps. Cela dit, au moins ceux qui répètent la nouvelle rhétorique du parti peuvent enfin parler librement sans craindre d’être attaqués en tant « qu’anti-nationaux » ou « hindouophobes ».

Andrew Korybko

 

 

Article original en anglais :

India 2020: ‘Superpower’ or Still ‘Super Poor’?

L’article en anglais a été publié initialement par OneWorld.

Texte traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Andrew Korybko, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/inde-2020-superpuissance-ou-toujours-super-pauvre/5641930



 

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L'INDE OPTE POUR LA FRAPPE NUCLÉAIRE PREVENTIVE MEME EN L'ABSENCE D’HOSTILITÉS

Par Le 20/08/2019

L’Inde abandonne le principe du non usage en premier de l’arme nucléaire et menace de démanteler le BRICS

 Depuis 3 heures  20 août 2019

modi

 Asie et Afrique - Inde

 

La République indienne va très certainement modifier en profondeur sa politique relative à l’usage de l’arme nucléaire en abandonnant le principe de non utilisation en premier de cette arme.

De ce fait, New Delhi adopte la doctrine de la frappe nucléaire préventive ou pré-emptive même en l’absence d’hostilités.

Ce changement radical dans la posture nucléaire indienne vise avant tout à intimider la République islamique du Pakistan mais également la République populaire de Chine.

Fait inquiétant, les ultra-nationalistes hindous au pouvoir en Inde se montrent de plus en plus hostiles à Beijing et suivent point par point l’idéologie politique des néoconservateurs US.

S’aliéner le monde musulman dans son ensemble et chercher à faire la guerre au monde chinois ne semblent pas relever d’une politique étrangère rationnelle et responsable. Cela trahit plutôt une cécité stratégique d’ordre idéologique.

Comme tous les extrémismes, l’ultra-nationalisme hindou est un mythe crée de toutes pièces et semble être une réaction épiphénoménale  de la montée du populisme sur fond de néolibéralisme et de la crétinisation de larges pans de la jeunesse indienne via les réseaux sociaux. Or cet extrémisme mimétique englobe la base électorale du Premier ministre indien Modi.

Cette nouvelle posture entraîne deux conséquences immédiates :

A. L’Inde est la deuxième puissance nucléaire déclarée à vouloir adopter l’usage en premier de l’arme nucléaire après les États-Unis et le Pakistan, doté lui aussi de l’arme nucléaire, en fera bientôt de même ;

B. le groupement des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), un bloc sensé contre-balancer l’hégémonie US et promouvoir un monde multilatéral est miné de l’intérieur et risque d’imploser à très court terme.

Concernant le point B, le Brésil est déjà gagné par le populisme ostentatoire et démagogique tandis que l’Inde est déjà en rivalité unilatérale avec la Chine. En outre l’Afrique du Sud souffre de graves problèmes politiques et socio-économiques. Donc de ce BRICS il ne reste réellement que la Chine et la Russie, alliés dans un partenariat stratégique d’exception face à une menace commune.

Les efforts de désarmement et d’évitement d’un éventuel conflit nucléaire par l’interdiction de l’usage des armes nucléaires se retrouvent réduits à néant.

https://french.almanar.com.lb/1468689


 

Dans INDE

L’ARMÉE NIGÉRIANE EMPÊCHE LE LEADER CHIITE ZAKZAKY DE SE SOIGNER EN INDE QU'IL EST CONTRAINT DE QUITTER

Par Le 16/08/2019

L'armée nigériane empêche le leader chiite de se soigner en Inde

Fri Aug 16, 2019 7:11AM

Marche à Abuja au Nigéria, le 31 octobre 2018 pour réclamer la libération du chef religieux, Ibrahim Zakzaky. Les manifestants portent eur eux les photos de deux de leurs camarades tués par les forces de l'ordre. ©Franceinfo

Marche à Abuja au Nigéria, le 31 octobre 2018 pour réclamer la libération du chef religieux, Ibrahim Zakzaky. Les manifestants portent eur eux les photos de deux de leurs camarades tués par les forces de l'ordre. ©Franceinfo

Selon Al-Alam, le leader des chiites nigérians a été contraint de quitter l'Inde où il était arrivé il y a deux jours pour recevoir des soins. Cheikh Ebrahim Zakzaky a annoncé la nouvelle de son retour dans un message vidéo où il explique comment le processus de son traitement en Inde a été entravé. Des sources bien informées avaient annoncé des interférences américaines qui auraient empêcher le cheikh d'être soigné alors qu'il vient d'être provisoirement mis en liberté au bout de quatre ans de détention. 

Dans le même temps,  le Mouvement islamique du Nigeria (MIN) a déclaré que la décision de la Cour suprême du Nigéria d'autoriser le Cheikh Zakzaki et son épouse à se rendre en Inde, pour s’y faire soigner en urgence avait été prise contrairement à la volonté du gouvernement nigérian qui accorde bien trop peu d’importance à la santé du leader du MIN.

Zakzaky sauvé des griffes de Riyad

Zakzaky sauvé des griffes de Riyad

Ce lundi 12 août, le leader des chiites a quitté le Nigeria pour l'Inde pour traitement médical après 4 ans de détention.

«Le gouvernement nigérian tente par tous les moyens de liquider le Cheikh Zakzaki et de détruire son mouvement afin d'ouvrir la voie au retour de l'impérialisme occidental en Afrique», a ajouté le mouvement.

«Si Cheikh Zakzaki était soigné au Nigéria par ses médecins, le tribunal et l’opionon publique seraient mis au courant des politiques représsives scandaleuses du gouvernement nigérian et c'est ce que les autorités d'Abuja ne veulent pas. Le gouvernement sape le traitement du Cheikh Zakzaki afin de trouver  une excuse pour le renvoyer au Nigéria»,insiste le MIN.

Inde: les USA craignent Zakzaky

Inde: les USA craignent Zakzaky

Le Mouvement islamique au Nigéria dont le dirigeant, Cheikh Ibrahim Zakzaky a été transféré en Inde pour y recevoir des soins médicaux, a déclaré que les gouvernements nigérian et américain tentaient de faire obstacle au traitement réservé au dignitaire religieux.

Créé en 1984, les allocutions du dirigeant religieux du MIN contre la dictature militaire nigériane le conduisent en prison à plusieurs reprises. Le mouvement est toutefois non-violent et se veut toujours pacifique.

En juillet 2014, 30 personnes du mouvement sont tuées dans des affrontements avec l'armée au cours d'une procession religieuse. En décembre 2015 au moins 350 de ses membres sont tués lors du massacre de Zaria à l’occasion duquel la grande mosquée du MIN et le complexe résidentiel d'Ibrahim al-Zakzaky sont également détruits. En octobre 2018, une quarantaine de manifestants pro-Zakzaky qui réclamaient la libération de leur leader, sont tués par la police au cours d'un rassemblement pacifique. Deux autres trouvent la mort dans des circonstances similaires en début du mois de juillet 2019 et une dizaine d’autres encore à la fin juillet.

 

Affrontements à Abuja, le 30 octobre 2018, entre manifestants du MIN et forces de l'ordre. ©REUTERS

Le Cheikh Zakzaky et son épouse sont en garde à vue depuis décembre 2015 après une violente répression infligée à son mouvement par l’armée nigériane. Le dignitaire a perdu son œil gauche et sa femme a également été gravement blessée lors du raid lancé contre leur domicile.  

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/16/603662/Nigeria-Zakzaky-Inde-MIN-mouvement-islamique