IRAK

IRAK : LA TRIPLE IMPASSE DU PENTAGONE...

Pourquoi McKenzie a-t-il évité l'Irak?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les USA n'ont jamais révélé le bilan exact des pertes liées à l'attaque aux missiles iraniennes contre la base d'Aïn al-Asad en Irak. ©DPA/Photo à titre d'illustration

« Retrait d’Irak : le choix le plus difficile », tel est le titre d’un article paru ce lundi 13 juillet sur le site web du journal libanais Al-Akhbar qui s’attarde sur l’approche ambivalente des États-Unis. Les Américains parlent du retrait d’Irak, tout en essayant de contourner la résolution du Parlement irakien stipulant l’expulsion des troupes américaines de l’Irak de post-Daech.

« Au cours de sa visite, la semaine dernière à Bagdad, le commandant du CENTCOM (commandement central des États-Unis), le général Kenneth McKenzie, parlait clairement d’une présence permanente des soldats américains en Irak ; or, après le lâche assassinat, le 3 janvier à Bagdad, de deux commandants de la Résistance, le Parlement irakien a demandé l’expulsion des forces américaines de l’Irak. »

Le journal fait allusion par la suite à une partie des propos du général McKenzie, où il estimait probable que l’Irak demande bientôt le maintien des troupes américaines en Irak, afin de contribuer à la lutte contre Daech.

Il paraît que les États-Unis ont leur propre évaluation concernant le retrait d’Irak, écrit Al-Akhbar qui ajoute :

« Le général McKenzie se veut rassurant sur le fait que le gouvernement irakien va demander aux troupes US de rester en Irak. Étant donné que Bagdad et Washington ont tous les deux insisté sur l’attachement aux décisions issues du Parlement stipulant un calendrier de retour, ces déclarations ne devraient pas être interprétées comme étant un simple signal, mais beaucoup plus… »

Les lignes qui suivent résument l’article qui examine l’approche ambivalente américaine sous trois angles.

1- « Bagdad et Washington ont réitéré le mois dernier que les forces américaines ne cherchaient pas à construire/rester dans des bases permanentes, et pourtant, des autorités américaines prétendent vouloir rester en Irak pour affronter «Daech». Cela signifie que le retrait ne se fera pas en une seule étape et renforce l’hypothèse avancée par certaines sources, en ce sens que le calendrier de retour des forces américaines d’Irak pourrait couvrir une période de deux ans. Ainsi, Al-Kazemi pourrait-il achever son mandat actuel sans parvenir à un « retrait complet ». Certains disent même que l'aide américaine au Premier ministre Mustafa al-Kazemi réside dans l'accomplissement de cette tâche pendant son mandat actuel, lui donnant d’ailleurs une motivation afin de briguer un second mandant, d’autant plus que les observateurs politiques disent que M. Al-Kazemi cherche lui aussi à “gagner un second mandat”.

2- La partie américaine ne va pas perdre facilement l’Irak. Les États-Unis s’attendraient à ce que tout retrait d’Irak leur garantisse un renforcement de l’influence politico-sécuritaire américaine dans ce pays. Il est donc probable que les forces américaines poursuivent leur présence en Irak sous diverses couvertures telles que l’Alliance nord-atlantique, coalition internationale, consultations, sociétés de sécurité, etc. Cela signifie qu’il n’y aura pas de retrait complet au sens littéral, mais plutôt une réorganisation de présence ou de repositionnement, dans un premier temps, afin que la deuxième étape puisse permettre d’“atteindre” certains objectifs ; et restreindre de manière décisive le champ d’action des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) en fait certainement partie. L’achèvement de cette seconde phase serait suivi d’un retrait américain d’Irak, mais il va s’agir d’un retrait similaire à leur retrait en 2011.

Irak: la Résistance répond au coup des Patriot ; McKenzie n'ose pas se rendre en Irak

Irak: la Résistance répond au coup des Patriot ; McKenzie n'ose pas se rendre en Irak

3- Actuellement, plus de 5000 soldats américains sont déployés en Irak. Les deux administrations, américaine et irakienne, refusent d’en révéler le nombre réel et exact. Washington cherche à les maintenir en Irak comme un facteur de “dissuasion contre l’influence iranienne” ; mais en même temps, ces forces représentent des “proies faciles” pour les forces de la Résistance (proches de Téhéran). Le Pentagone a sérieusement peur d’avoir à subir des pertes en vies humaines en Irak ; il a donc tenté d’y instaurer l'équation du “sang contre sang” en assassinant le général Qassem Soleimani [et le numéro deux des Hachd]. À leurs antipodes, les forces de la Résistance n’ont, depuis, peur de rien. Par conséquent, l’équation instaurée par les États-Unis perd tout son sens.

Ceci dit, l’option de retrait ne sera pas facile pour les Américains, tandis que le coût de rester pourrait s’avérer encore plus lourd, d’autant plus que les forces de la Résistance ont implicitement montré leur préférence pour la confrontation militaire, plutôt que politique. Ce qui s’est produit samedi à Divaniya en dit long à ce sujet. Un convoi logistique américain a été pris pour cible de plusieurs explosions. Des sources disent que des hommes armés ont attaqué le convoi de blindés militaires américains, mais le Pentagone a préféré ne pas commenter les informations sur les coups durs portés à ses intérêts en Irak.

Le principal point de passage Irak-Iran rouvert, la chasse à Daech s'intensifie

Le principal point de passage Irak-Iran rouvert, la chasse à Daech s'intensifie

En effet, les évolutions sur le terrain traduisent en quelque sorte les complexités de la scène politique. Ceux qui disent que l’éventualité du retrait américain d’Irak s’est affaiblie renforcent cette hypothèse que pendant les semaines à venir, une confrontation directe ou indirecte ne sera pas à exclure. La réponse appartiendrait au Premier ministre Kazemi et son tout petit entourage qui tiennent toujours à « œuvrer en dehors du foyer d’attention » et à réaliser un « équilibre » entre Téhéran et Washington en Irak, comme un gage de réussite pour leur mandat actuel. »

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/13/629518/irak-%C3%A9tats-unis-retrait-mckenzie-r%C3%A9sistance-perte-humaine-iran-soleimani


 

LA RESISTANCE IRAKIENNE SAIGNE L’AMÉRIQUE. FRAPPE ANTI-US D'ENVERGURE!

Irak: la Résistance répond au coup des Patriot ; McKenzie n'ose pas se rendre en Irak

Volume 90%

 

Un convoi US violemment attaqué à al-Diwaniyah. ©Twitter

Depuis mars 2020 où les USA ont laissé entendre avoir déployé les missiles antimissile Patriot à Aïn al-Asad et à Erbil, jusqu'au début juillet, où l'ambassade US ou mieux la base US à Bagdad a maladroitement testé ce même système en pleine zone verte sous prétexte d'avoir à contrer « les roquettes des milices pro Iran », il se passe à peine 6 mois.  Six mois pour que la Résistance irakienne tout comme Ansarallah de Yémen parvienne à faire voler en éclat le mythe ô combien mensonger dit Patriot. Dans la nuit de samedi à dimanche, 12 juillet, un superbe convoi militaire US, bourré d'armes et de munitions, destiné, on s'en doute, aux cellules dormantes de Daech, circulait à al-Diwaniyah, chef-lieu de la province centrale d'al-Qadissiya, quand il a été pris pour cible « d’assaillants armés ». 

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C'est une province sunnite où « les milices pro-Iran » devraient, selon la logique US, être absentes mais ce n'est visiblement pas le cas. Au moins trois des camions bourrés d'armes ont pris feu avant d'être réduits en cendres lors de cette attaque qui selon Voice of Iraq aurait impliqué non pas des missiles mais des « bombes ». Cette attaque a évidemment laissé pantois le « CentCom » en tournée dans la région mais qui à l'heure qu'il est, n'a pas osé se rendre en Irak. La coalition pro-US dite anti-Daech n'a pas non plus encore réagi à l'attaque. Et elle a eu raison. Pourquoi? Un quatrième véhicule militaire a pris feu puisque « les pompiers du ministère irakien de la Défense dépêchés sur les lieux » ont refusé d'éteindre l’incendie.

Le principal point de passage Irak-Iran rouvert, la chasse à Daech s'intensifie

Le principal point de passage Irak-Iran rouvert, la chasse à Daech s'intensifie

Que s'est-il passé donc? En l'absence d'un soutien irakien au convoi militaire US et à ses passagers, « ce furent des hélicoptères américains qui ont transporté les blessés vers les hôpitaux de la province irakienne d’al-Diwaniyah », a indiqué une autre source qui tient évidemment à maintenir un blackout total sur le bilan des pertes car comment croire qu'un convoi militaire US fasse l'objet de si fortes explosions et qu'aucun militaire US ne périsse. C'est visiblement une riposte aux explosions de la semaine dernière provoquée par le test des batteries de Patriot en zone civile de Bagdad, explosion qui ont provoqué la mort d'un enfant de sept ans et l'évacuation des habitants des quartiers non loin de l'ambassade US. Les Patriot ne peuvent donc pas pu apporter « la sécurité » pour les soldats US, pas plus que les manœuvres politiques de l'ambassade américaine. Sinon le général McKenzie aurait osé faire ne serait-ce qu'une petite escale à Erbil, alors qu'il était vendredi 11 juillet en visite à Hassaké. 

«Les USA n'ont pas l'intention de faire la guerre en Syrie» (McKenzie)

«Les USA n'ont pas l'intention de faire la guerre en Syrie» (McKenzie)

Selon le commandant du CentCom les États-Unis ne cherchent pas à faire la guerre 

Se référant aux sources irakiennes, la chaîne de télévision Al-Mayadeen a rapporté que le convoi militaire américain s’est déplacé de Bassora à al-Diwaniyah et qu’il avait l’intention de transporter les véhicules militaires vers des bases militaires américaines. La place est trop symbolique pour que les Américains puissent l'ignorer. La ville a été l'une des places fortes de la Résistance anti-US en pleine occupation américaine de l'Irak. Les Américains y ont mené  l'opération Black Eagle en 2007 : [« une opération des forces américaines et polonaises contre les milices fidèles à Moqtada al-Sadr menée dans la ville du 6 au 10 avril 2007 pendant la guerre d'Irak. Les drones et hélicoptères d'attaque US ciblèrent les positions insurgées dans et autour de la ville grâce à l'emploi de missiles AGM-114 Hellfire », dit Wikipédia qui ajoute : « Le 10 avril, l'opération est déclarée accomplie, qui se solde par la mort de 25 insurgés et 39 autres capturés. Toutefois, le gouverneur de la province, Khalil Jalil Hamza ainsi que le chef de la police, le brigadier Khalid Hassan seront tués dans un attentat à la bombe le 11 août 2007 et de nouveaux combats éclateront à la mi-mai 2008. »] 

L'attaque du samedi 11 juillet a été revendiqué elle, par Saraya Thorat al-Ashrin qui n'a pas hésité à bien détailler son modus operandi : « ce furent des bombes qui ont explosé au passage du convoi militaire US. (Regarder la vidéo ci-jointe publiée par le canal Telegram Saberin News)

Et “last but not least” : « Le groupe irakien avait informé les responsables Irakiens avant l'opération et aucun citoyen Irakien ne se trouvait près du lieu de l'attaque. Les blessés (ou les morts) sont tous américains ou occidentaux », selon Al-Mayadeen qui affirme que les Américains ont réellement tort de croire que la ligne médiane adoptée par le PM Kazemi, les remaniements au sein de l'armée et des forces sécuritaires pourraient effacer des années de crimes US en Irak. Même les démonstrations de force des Patriot ne le pourrait pas. L'Irak n'est plus sûr pour les Yankees, note la chaîne pro-Résistance. 

Opérations préventives contre Daech à Samara: les détails

Opérations préventives contre Daech à Samara: les détails

En Irak, les Hachd al-Chaabi s’apprêtent à lancer une opération préventive, en raison des agissements en croissance des cellules dormantes de Daech aux alentours de Samara.

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/12/629424/Irak%C2%A0:-Patriot-US-paralys%C3%A9-par-la-R%C3%A9sistance


 

L’ARMÉE IRAKIENNE SUR LA FRONTIÈRE AVEC L'IRAN

 

Le principal point de passage Irak-Iran rouvert, la chasse à Daech s'intensifie

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des combattants des Hachd al-Chaabi en Irak, le 22 août 2017. ©AFP

Simultanément au lancement d’une opération visant le nettoyage des régions frontalières avec l’Iran des éléments de Daech, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kazemi a inauguré un passage frontalier entre l’Irak et l’Iran afin de promouvoir le commerce entre les deux pays.

Le commandant adjoint des opérations conjointes de l’armée irakienne a fait état du début d’une opération visant à éliminer les éléments de l’organisation terroriste Daech dans les régions frontalières avec l’Iran.

Lire aussi: Rohani et Saleh insistent sur le développement de la coopération bilatérale

Le général Abdul Amir Kamel al-Chammari, commandant adjoint des opérations conjointes irakiennes, a annoncé aujourd’hui ce samedi dans un communiqué le début de l’opération « Héros de l’Irak » visant à poursuivre des éléments de Daech, établir la sécurité et la stabilité dans la province de Diyala.

Al-Chammari a indiqué que l’opération avait été ordonnée par le Premier ministre Mustafa al-Kazemi, commandant en chef des forces armées irakiennes, et menée sous la supervision du commandement des opérations conjointes.

« L’opération vise à nettoyer une zone de 17 685 kilomètres carrés. Des groupes de forces terrestres, le commandement des opérations de Diyala, de Salahuddin et de Samarra, le commandement de la police fédérale, les forces de réaction rapide, les Hachd al-Chaabi, deux brigades des forces spéciales, la huitième brigade des forces terrestres, le service de la lutte antiterroriste ont participé à l’opération soutenue par l’armée de l’air », a-t-il précisé.

Par ailleurs, la direction générale des passages frontaliers de l’Irak a annoncé dans un communiqué, l’ouverture du passage frontalier de Mandali, dans la province de Diyala en présence du Premier ministre.

Les passages frontaliers entre l’Iran et l’Irak ont fermé en mars suite à la propagation du nouveau coronavirus.

Contact téléphonique Rohani-Kazemi

Contact téléphonique Rohani-Kazemi

Lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre irakien, le président iranien a affirmé que l’Iran comme auparavant se tiendra aux côtés du peuple et du gouvernement d’Irak.

Lors de la cérémonie d’ouverture du passage frontalier de Mandali, Mustafa al-Kazemi a souligné que tous les secteurs administratifs du pays devaient conjuguer leurs efforts pour lutter contre la corruption.

La visite du Premier ministre irakien intervient après le déploiement des forces des Hachd al-Chaabi et de la Force de réaction rapide irakienne pour superviser les douanes, la sécurité et prévenir la contrebande et la corruption à la frontière dans le district de Khanaqin.

Lire aussi: Pétrole et gaz : l’Iran et l’Irak passent à l’euro et au dinar

Pour prévenir la corruption aux postes-frontière, le gouvernement irakien a également remis aujourd’hui le contrôle des frontières de Manzariya (Khosravi) et de Mandali (Sumar) aux forces conjointes composées des unités des Hachd et de celles de la réaction rapide.

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/11/629390/Kazemi-pour-la-promotion-du-commerce-avec-l%E2%80%99Iran


 

IRAK : QUE SE PASSE-T-IL A SAMARA?

Opérations préventives contre Daech à Samara: les détails

Fri Jul 10, 2020 10:19AM

Des combattants irakiens lors d'une opération contre les terroristes de Daech. ©Mashregh News

Des combattants irakiens lors d'une opération contre les terroristes de Daech. ©Mashregh News

En Irak, les Hachd al-Chaabi s’apprêtent à lancer une opération préventive, en raison des agissements en croissance des supplétifs des États-Unis aux alentours de Samara.

Vendredi 3 juillet, un groupe d’éléments des cellules dormantes de Daech s’en sont pris à une position des combattants de la 41e Brigade des Hachd al-Chaabi, à Tall al-Dhahab, une région du district de Balad, au sud-est de la province de Salah ad-Din.

Les assaillants ont été finalement repoussés par les Hachd, à l’issue d’âpres affrontements.  

Tall al-Dhahab se situe à l’ouest de la base aérienne d’al-Taji où sont déployés un certain nombre de militaires américains. La région donne sur Bagdad, depuis le Sud, sur Samara, depuis le Nord et sur une route stratégique reliant le Centre au Nord, depuis l’Ouest. Tous ces éléments offrent à Tall al-Dhahab une remarquable importance stratégique.

Les pilotes irakiens attaquent les positions de Daech avec les Su-25 iraniens

Les pilotes irakiens attaquent les positions de Daech avec les Su-25 iraniens

L’Iran met ses avions de combat Su-25 à la disposition de l’Irak en vue de l’aider dans sa lutte contre les groupes terroristes, en particulier Daech.

Dans le même temps, les Hachd al-Chaabi ont lancé des opérations anti-terroristes simultanées qui ont abouti à la sécurisation de plusieurs localités telles qu’Um al-Rahal, Chumayla et al-Sabaa.

De plus, un groupe de combattants de la 314e Brigade des Hachd al-Chaabi ont été acheminés sur la frontière entre Salah ad-Din et al-Anbar afin d’identifier les terroristes qui y sont actifs.

La plupart des régions frontalières entre les provinces d’al-Anbar et de Salah ad-Din sont désertiques, ce qui en fait le fief favorable des cellules dormantes de Daech qui lancent, de temps à autre, des opérations terroristes à Samara et à Tikrit.

Les Hachd repoussent une offensive contre le pétrole irakien

Les Hachd repoussent une offensive contre le pétrole irakien

En Irak, les Hachd al-Chaabi ont détruit un important fief des supplétifs des États-Unis et repoussé une offensive contre le pétrole irakien.

D’autre part, un groupe de combattants du Commandement de l’Opération de Samara a tiré des obus de mortier en direction des fiefs des terroristes de Daech à al-Zawra, en banlieue ouest de Samara. Une attaque similaire s’est produite à al-Kouch, au nord de Samara.

Des combattants des Hachd al-Chaabi, impliqués dans l’opération de Samara, ont également réussi à sécuriser la localité de Chaaïfa, au sud de Samara qui compte parmi les régions stratégiques en raison de sa proximité à Samara et à la route Bagdad-Dohuk-Turquie.

À présent, les combattants irakiens sont dans en parfaite disposition, dans toutes les régions de Samara, pour neutraliser le moindre agissement des terroristes.

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/10/629309/Hachd-Chaabi-Irak-terroristes-Daech-Samara-attaque-Taji


 

LE 1er MINISTRE IRAKIEN SUSCITE DES DOUTES SUR SA POLITIQUE. IL VEUT CHANGER LE CHEF DES HACHD. CHERCHE-T-IL A METTRE EN EXECUTION L’AGENDA DES USA ?

Le Hachd al-Chaabi, comme le Hezbollah libanais: le Premier ministre irakien veut changer son chef

 Depuis 5 heures  29 juin 2020

kazemi

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 Irak - Monde arabe - Spécial notre site

Leila Mazboudi

De plus en plus, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kazemi suscite des doutes sur la politique qu’il va suivre dans son pays, surtout que les Américains s’efforcent d’affaiblir la coalition du Hachd al-Chaabi, qui comprend dans ses rangs toutes les factions qui ont combattu Daech. Depuis l’assassinat dans un raid américain de leur numéro deux, Abou Mahdi al-Mohandes, au côté du chef de l’unité al-Qods des Gardiens de la révolution iranienne, le général Qassem Soleimani, ils  réclament le retrait des forces américaines de leur pays.

M. Kazemi voudrait changer le chef du Hachd, Faleh al-Fayyad, a assuré Ali al-Ghanemi, un député de la Coalition de Droit, de l’ex-Premier ministre Nouri al-Maliki.

« Il voudrait choisir une personnalité appartenant à l’armée pour ce poste, dans le but de contrôler le Hachd et de le soumettre au pouvoir du commandement général de l’armée. Alors que le Hachd insiste pour que son chef fasse partie de ses rangs », a expliqué M. Ghanem.

Sachant que l’influence de Washington sur l’armée irakienne est décisive depuis que les Américains se sont chargés de s’accaparer la formation et l’entrainement de l’armée irakienne, après avoir entièrement dissous celle de Saddam Hussein, lors de l’invasion de l’Irak, les observateurs se demandent si M. Kazemi ne cherche pas à mettre en exécution l’agenda américain.

Un rapport de la Commission de la Sécurité et de la  Défense  du Parlement irakien est allé aussi dans le même sens que les propos du député Ghanem.
Il a rendu compte d’un message envoyé par Kazemi aux chefs des différentes coalitions chiites,  accusant certaines factions du Hachd de copier l’exemple du Hezbollah libanais, de sorte que « l’Etat ait une armée et le Hachd la sienne, liée toutes les deux par une certaine coordination ».

La semaine passée, les doutes sur la politique de Kazemi ont été alimentés par l’arrestation, lors d’un coup de filet effectué par l’Unité antiterrorisme, d’une quinzaine de combattants des Kataeb Hezbollah d’Irak, une composante du Hachd. L’assaut contre le siège avait été effectué avec la participation de soldats américains venus à bord de leurs blindés.

La majeure partie des combattants ont été libérés quelques heures plus tard, suite à une mobilisation importante des éléments du Hachd dans la capitale irakienne, notamment dans la zone verte. Mais certains d’entre eux sont encore capturés.

M.Kazemi ne serait plus considéré comme un partenaire stratégique des Etats-Unis s’il libérait  les combattants des Kataeb Hezbollah, a assuré Michael Pregent, un expert sécuritaire américain lors d’une interview avec la chaine de télévision américaine arabophone al-Hurra.
Travaillant pour le compte du centre d’études américain Hudson (Hudson Institute) , sa position reflète celle de l’administration américaine, estiment des observateurs.

Pregent a aussi confirmé l’implication des Etats-Unis dans le coup de filet contre le siège de Kataeb Hezbollah, comme l’avaient souligné de nombreux médias et sources irakiens.

La décision que prendra Kazemi sur le sort de ces combattants arrêtés illustrera s’il veille à préserver la souveraineté de l’Irak, ou s’il lui préfère  le partenariat stratégique avec les Etats-Unis. Il semble qu’il veuille opter sur le second choix.

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/1800075



 

LA TURQUIE IMPLANTE L'OTAN EN IRAK

Le Sultan veut plusieurs bases dans le Kurdistan irakien

Fri Jun 19, 2020 4:36PM

La Turquie prévoit d'établir de nouvelles bases militaires dans le nord de l'Irak. ©Middle East Monitor

La Turquie prévoit d'établir de nouvelles bases militaires dans le nord de l'Irak. ©Middle East Monitor

En Libye, la Turquie a déjà offert deux bases à l’OTAN tout comme à Idlib où Ankara vient d'imposer sa monnaie nationale en écho à la loi César. Mais la marche turque ne veut pas en rester là : Ankara veut des « bases militaires » dans le Kurdistan irakien. Est-ce pour enrayer le terrorisme kurde? Pas vraiment. Ankara cherche à ouvrir la porte du Nord irakien à l'OTAN, histoire de « tempérer » l'impact du retrait des troupes US qui aura lieu tôt ou tard sous pression du peuple irakien.    

La Turquie prévoit d'augmenter le nombre de ses bases militaires dans le nord de l'Irak sous prétexte d'assurer la sécurité des frontières méridionales. 
Selon Reuters, certaines sources officielles en Turquie ont fait état de la décision du gouvernement turc d'augmenter ses bases militaires dans le nord de l'Irak.

À cet égard, on dit qu'Ankara cherche à augmenter le nombre de ses bases militaires temporaires dans le nord de l'Irak après les récentes frappes aériennes.

Dimanche et mardi, Ankara a lancé deux opérations distinctes dans le nord de l'Irak au nom de la lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en réponse à ce qu'il a dit être une augmentation des attaques du PKK contre les bases de l'armée turque le long de la frontière entre les deux pays.

Jeudi, le ministère turc de la Défense a déclaré que les forces turques ont frappé plus de 500 cibles du PKK avec des chasseurs F-16, des drones et des obusiers dans le cadre de l’opération « Griffes du tigre » dans la région de Haftanin.

Pour compte de qui la Turquie bombarde l'Irak?

Pour le compte de qui la Turquie bombarde l'Irak?

L’Irak a convoqué l’ambassadeur de Turquie en poste à Bagdad alors que la Turquie continue de bombarder des localités irakiennes.

Le haut responsable turc, qui a demandé l'anonymat, a déclaré qu'Ankara avait commencé les opérations  pour débarrasser sa frontière des miliciens du PKK et viser les forces, les routes et les capacités logistiques de ce groupe.

« Le plan consiste à établir des zones de base temporaires pour empêcher que les régions défrichées soient à nouveau utilisées aux mêmes fins. Il y a déjà plus de 10 bases temporaires là-bas. De nouveaux seront créés », a déclaré le responsable.

La Turquie attaque régulièrement des miliciens du PKK, tant dans le Sud-Est turc, à population principalement kurde, que dans le nord de l'Irak, où le groupe est basé. Il a également mis en garde ces dernières années contre une éventuelle offensive terrestre contre les bases du PKK dans les montagnes irakiennes de Qandil.

Irak: les drones turcs frappent!

Irak: les drones turcs frappent!

Ankara projette de refaire le coup syrien en Irak.

Les Émirats arabes unis (EAU) ont déclaré mercredi que les interventions militaires turques violaient la souveraineté irakienne. Les Émirats arabes unis et la Turquie s'opposent sur plusieurs fronts, y compris en Libye où ils soutiennent des côtés rivaux.

L'ambassadeur de Turquie à Bagdad, Fatih Yildiz, a déclaré mardi sur Twitter qu'il avait été convoqué par le ministère irakien des Affaires étrangères pour l'opération turque.

Il a rétorqué que son pays poursuivrait son action contre le « terrorisme» aussi longtemps que Bagdad n’aurait pas expulsé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de son territoire. Jeudi, Bagdad l’a convoqué une seconde fois, demandant à Ankara de retirer ses troupes de son territoire et de cesser ses « actes de provocation ».

Erdogan envahira la Grèce?

Erdogan envahira la Grèce?

La Turquie avait élaboré un plan pour envahir la Grèce et l'Arménie en pleine guerre en Syrie.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/19/627807/Ankara-implante-lOTAN-en-Irak


 

L'IRAK APPELLE LA TURQUIE A RETIRER SES TROUPES DE SON TERRITOIRE ET A CESSER LES PROVOCATIONS

L’Irak appelle la Turquie à retirer ses troupes de son territoire

 Depuis 3 heures  18 juin 2020

fatih_yildiz

 Irak - Monde arabe

 

L’Irak a appelé jeudi la Turquie à retirer ses troupes de son territoire et de cesser les « actes de provocation », au lendemain du déploiement par Ankara de forces spéciales dans le nord irakien pour combattre des rebelles kurdes turcs.

L’ambassadeur de Turquie à Bagdad, Fatih Yildiz, a de nouveau été convoqué au ministère des Affaires étrangères et s’est vu remettre une lettre de protestation employant « les termes les plus forts », selon un communiqué du ministère.

Mardi, la Turquie a déployé des forces spéciales dans des régions du Kurdistan irakien (nord) dans le cadre d’une rare opération terrestre et aérienne baptisée « Griffes du Tigre » contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui dispose des bases arrières dans les zones montagneuses du secteur.

Les autorités irakiennes ont demandé à Ankara « de cesser ces actes de provocation » et de « retirer ses soldats qui se sont infiltrés sur le sol irakien », ont indiqué les Affaires étrangères.

L’opération d’Ankara a été lancée après des frappes menées dimanche par l’aviation turque sur des positions du PKK en Irak.
Bagdad avait ensuite convoqué mardi l’ambassadeur turc pour protester contre ces raids. L’ambassadeur avait alors rétorqué que son pays poursuivrait son action contre le « terrorisme » aussi longtemps que Bagdad n’aurait pas expulsé le PKK, considéré comme une organisation « terroriste » par Ankara, Washington et l’Union européenne.

Si mardi, le ministère irakien a précisé que la lettre de protestation avait été remise par le vice-ministre des Affaires étrangères irakien et non le ministre comme c’est traditionnellement le cas, le nouveau communiqué ne précise pas qui a mené l’entretien.
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, est lui-même kurde et très proche de Massoud Barzani, le leader historique du Kurdistan irakien. Il n’a pas fait jusqu’ici de commentaire.

La région autonome du Kurdistan irakien n’a pas réagi publiquement non plus à l’opération turque. Les autorités kurdes d’Irak et le PKK se disputent l’influence au sein des Kurdes du Moyen-Orient.

Pour les experts, il est improbable que la Turquie ait lancé son opération « Griffes du tigre » sans avoir informé le pouvoir central à Bagdad et les autorités kurdes à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

Les commandos turcs sont descendus d’hélicoptères dans une dizaine de villages dans la province de Dohouk, aux confins de la Syrie, de la Turquie et de l’Irak.
Le PKK livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984. Le conflit entre l’Etat turc et les combattants kurdes a fait plus de 40.000 morts, dont de nombreux civils, depuis son déclenchement.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1789273


 

IRAK : "LES USA ONT PERDU"

La bataille de l'influence nous l'avons perdue face à l'Iran

Wed Jun 17, 2020 5:58PM

Un soldat américain sur la base militaire d'Aïn al-Assad en Irak, cinq jours après avoir été bombardé par des missiles iraniens. ©AP

Un soldat américain sur la base militaire d'Aïn al-Assad en Irak, cinq jours après avoir été bombardé par des missiles iraniens. ©AP

Selon un site web américain, les USA ne pourront jamais mettre fin à l'influence de l'Iran en Irak."Ce que nous appelons l'influence iranienne en Irak n'en est pas une; c'est plus que cela. Une sorte d'affinité historique, culturelle, religieuse issue de profonds liens inscrits dans le temps. Avec tous les arts du monde, on ne saurait venir à bout de l'Iran".

Dans un article publié par le site web américain The american Conservative, Robert Moore, conseiller en politique publique pour les priorités de défense, y revient soulignant que les États-Unis manquent de ressources nécessaires pour "contrer" l'Iran en Irak.  Peut-on demander aux Irakiens de bouder les Iraniens avec qui ils partagent une histoire identique et surtout une seule religion?

Les États-Unis n'ont tout simplement pas les moyens d'empêcher l'influence iranienne en Irak. La théorie de la contre-insurrection est encore une science relativement nouvelle et fluide, mais un consensus général est qu'un minimum de 20 forces de contre-insurrection sont nécessaires pour 1 000 habitants afin de maîtriser une insurrection. Pour une population irakienne de plus de 38 millions d'habitants, cela nécessiterait 768 000 policiers antiémeutes, soit environ 100 000 de plus que l'armée américaine et le Corps des Marines en service actif réunis pour s'implanter définitivement en Irak, et ce, en dépit de l'opposition de la population. Imaginez maintenant qu'on veuille empêcher les Iraniens de se rendre en Irak. Pour ce faire il faudrait une force de 1,6 million, soit la force active totale des troupes armées américaines, britanniques et allemandes! Pourrons-nous nous payer un tel luxe?

Heureusement que les États-Unis n'ont pas besoin de faire face au poids iranien en Irak pour répondre à leurs exigences de sécurité nationale. Tout ce dont l'Amérique a besoin tourne autour de la prévention des attaques terroristes contre notre patrie et de la protection des voies de commerce vitales, en particulier celles du secteur de l'énergie. Huit mois après la bataille des pétroliers dans le golfe Persique à laquelle ont succédé l'assassinat du général Soleimani puis la frappe au missile contre Ain al-Assad, nous sommes toujours à la case départ : cette semaine la base Tajji a été attaquée à deux reprises idem pour l'aéroport de Bagdad et tout ceci alors que les États-Unis exercent un maximum de pression sur Bagdad pour maintenir leurs troupes en Irak. Or nos intérêts sont mieux préservés en améliorant nos relations avec les acteurs régionaux et en travaillant à prévenir les conflits...

Irak: deux officiers US tués

Irak: deux officiers US tués

Le CentCom annonce la mort de deux officiers au lors de « mission de conseillers militaires » aux côtés des forces irakiennes contre les forces ennemies. Mais quels ennemis ?

L'Irak n'a pas d'importance stratégique pour les États-Unis

Sept mois après la frappe contre Aïn al-Assad et les attaques sporadiques dont nos forces ont fait l'objet, nous devons nous demander ce que nous obtiendrions d'un face-à-face permanent avec les forces pro-iraniennes en Irak. L'Irak est-il réellement un axe majeur de notre stratégie au Moyen-Orient alors même que nos liens avec nos alliés traditionnels comme l'Arabie saoudite connaissent des tensions, que le pétrole perd de son poids dans notre stratégie? Que vous soyez d'accord ou non avec la justification, un sous-produit du retrait du pouvoir de Saddam Hussein était de perturber les rapports de force et de créer des opportunités pour l'influence iranienne de se développer. D'ailleurs Saddam n'a jamais pu non plus couper les liens entre les deux pays. 

Plan US pour motiver les pays étrangers à déplacer leurs ambassades de Bagdad à la base Aïn al-Asad

Plan US pour motiver les pays étrangers à déplacer leurs ambassades de Bagdad à la base Aïn al-Asad

Les États-Unis ont un plan pour motiver les pays étrangers à déplacer leurs ambassades de Bagdad vers la base Aïn al-Asad 

Malheureusement, la ligne de conduite évidente - une politique de retenue et de prudence qui donne la priorité à nos intérêts de sécurité nationale - reste ignorée par les autorités de la Maison Blanche qui ont bâti leur carrière en étant des ennemis jurés de l’Iran. Jusqu'à ce que cela change, nous continuerons de gaspiller des vies et des ressources en essayant de ramer à contre-courant.

Lire aussi: La Résistance met en garde contre toute tentative US d'imposer ses conditions à Bagdad

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/17/627643/Irak-eviction-US-face-a-lIran


LE NON IRAKIEN A "ISRAËL"

Complot israélo-émirati contre l'Irak

Sat Jun 13, 2020 4:3PM

Les Émirats arabes unis et Israël tentent de séparer la province d'al-Anbar du reste de l'Irak. (Photo d'illustration) ©Iraqi News

Les Émirats arabes unis et Israël tentent de séparer la province d'al-Anbar du reste de l'Irak. (Photo d'illustration) ©Iraqi News

Le conseiller du Premier ministre irakien a fait allusion au processus positif des pourparlers en cours entre Bagdad et Washington. L’Irak souhaite coopérer avec tous les pays du monde, à l’exception du régime sioniste, a-t-il précisé. 

Hisham Dawood, conseiller du Premier ministre irakien Mustafa al-Kazemi, a déclaré que son pays était prêt à travailler et coopérer avec n’importe quel pays à l’exception du régime sioniste en raison des différences de principe et de fond.

Se référant au dialogue stratégique entre Bagdad et Washington, il a indiqué que les négociations ont été fructueuses et que l’Irak coopérait avec le monde à l’exception d’Israël. Les relations entre l’Irak et les pays de la région et le monde sont basées sur la neutralité positive et les intérêts nationaux, et l’interaction et la coopération américano-irakienne s’inscrivent dans le même cadre.

PressTV

PressTV

Tout dialogue qui n’aboutit pas aux excuses officielles des États-Unis quant à l’occupation de l’Irak et au paiement de milliers de milliards de dollars d’indemnités, sera considéré comme inutile et comme une insulte au peuple irakien.

Selon une autre dépêche, les Émirats arabes unis ont arrêté un politicien irakien indépendant nommé Izzat al-Shabandar, qui avait dénoncé les actions destructrices d’Abou Dhabi dans son pays.

Selon la chaîne d’information Al-Mayadeen, il a révélé que les autorités émiraties avaient donné de l’argent et des armes à quatre membres d’une tribu irakienne dans la province d’al-Anbar (Ouest de l’Irak) pour la création d’une « force militaire » dans le but de séparer ce gouvernorat du reste de l’Irak.

Les EAU auraient tenté d’établir un système de « confédération » dans la province d’al-Anbar pour héberger des réfugiés palestiniens dans l’ouest de l’Irak dans le cadre du plan américano-sioniste dit « Deal du siècle ».

Deal du siècle : la surprise

Deal du siècle : la surprise « irakienne » 

Certaines sources ont confié à Al-Mayadeen que les informations obtenues par al-Shabandar sur le complot sioniste contre l’Irak lui avaient été communiquées par le Qatar. Elles ont ajouté que l’arrestation de ce politicien irakien par le prince héritier émirati Mohammed ben Zayed rappelle l’arrestation du Premier ministre libanais Saad Hariri à Riyad.

Al-Shabandar a également révélé le rôle dévastateur des Émirats arabes unis dans les protestations sociales en Irak. Les services de renseignement des Émirats arabes unis l’ont arrêté à Abou Dhabi et l’ont transféré dans un hôtel à Dubaï.

Premières révélations sur l’implication émiratie dans les troubles en Irak

Premières révélations sur l’implication émiratie dans les troubles en Irak

Ce réseau était directement connecté au conseiller émirati pour la sécurité nationale et le renseignement, Tahnoun ben Zayed.

Les mêmes sources ont déclaré à Al-Mayadeen que l’appareil de sécurité irakien avait arrêté une cellule émiratie composée de plusieurs Libanais qui aidaient les groupes de saboteurs lors des manifestations.

Selon le rapport, al-Shabandar s’est excusé auprès de ses proches qui ont demandé son retour en Irak.

Cependant, sous la pression des responsables émiratis, al-Shabandar a été contraint de publier un texte sur Twitter niant son arrestation.

Lire aussi: "Des snipers inconnus tirent sur les manifestants et les forces de l'ordre" (Défense irakienne)

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/13/627362/Le-non-irakien--Israel


 

IRAK : L’AMÉRIQUE JOUE SON VA-TOUT

Irak : l'Amérique joue son va-tout (Débat)

Fri Jun 12, 2020 3:18PM

Dialogue USA-Irak: Washington sort les rames

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Dialogue USA-Irak: Washington sort les rames

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com

Au seuil d’un soi-disant « dialogue stratégique USA-Irak », dialogue que plus d'un analyste donne pour un ultime effort destiné à maintenir une impossible présence militaire en Irak, la plus grande coalition parlementaire irakienne, al-Fath, a publié un important communiqué. Parallèlement, la Résistance irakienne, noyau de la première force armée post-occupation 2003, a lancé un nouvel avertissement en soulignant que « les Hachd n’ont confiance en aucun accord avec les Américains ».

Tout ceci, sur fond d'un incident particulièrement significatif survenu la veille, sur l'une des bases aériennes les mieux protégées des USA au nord de Bagdad, Taji où un C-130 Hercules s'est écrasé sur la bande d’atterrissage pour finir son trajet dans un mur de béton... C'est dire le climat qui régnait en Irak à l'approche des pourparlers qui devraient aboutir in fine, du côté américain, à couper l'élan irakien de devenir une puissance pétrolière et gazière de premier plan et capable de devenir le médiateur de toutes les crises régionales, à défaut de quoi l'Amérique n'a d'autre choix que de quitter le Moyen-Orient, la queue entre les jambes. 
Signe que l'année 2020 n'est pas l'année 2010 et que Trump ne saura pas flouer si facilement les Irakiens dans la farine comme l'a fait Obama, Abou Mahdi al-Karawi a souligné que les États-Unis ne respectaient aucun accord. « Les Hachd al-Chaabi se méfient de tout accord ou promesse de la part de Washington », a-t-il ajouté.

Selon ce haut commandant des Unités de mobilisation populaire en Irak, les États-Unis donnent la priorité à « leurs propres intérêts » et ils sont parfaitement prêts à « annuler tout accord allant à l'encontre de leurs intérêts comme ce fut le cas avec l'accord sur le nucléaire de 2015 avec l'Iran ». Décidément, le casier de l'oncle Sam est bien chargé! 
« Tout dialogue politique ou économique avec la partie américaine doit donc prendre en considération le poids géostratégique, la profondeur stratégique et le rôle de l’Irak en tant qu’acteur de premier plan au Moyen-Orient », a-t-il estimé tout en mettant en garde contre la conclusion d'un accord « équivoque et ambigu » dont le but serait de protéger les intérêts militaires US en Irak sous couverture des liens économiques, liens qui « existent depuis 16 ans, mais qui n'ont jamais profité aux Irakiens »! D'ailleurs, sur le plan de l'économie on sait bien que le rapprochement de Bagdad avec la Chine est l'objet de toutes les craintes à Washington : « Tout nouveau conflit au Moyen-Orient est un divertissement destiné à contrer le seul adversaire majeur de l’Amérique : la Chine. Après près de deux décennies d’efforts vains et sanglants, il est temps que les Irakiens résolvent eux-mêmes leurs problèmes », a-t-il ajouté. 

Dans la foulée, l’alliance irakienne al-Fath a publié un communiqué dans lequel elle impose ses conditions à toute négociation stratégique Bagdad-Washington en réitérant l’impératif d’expulser des militaires américains d’Irak.

Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales et André Chamy, juriste international s'expriment sur le sujet.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/12/627292/Irak-lAmrique-joue-son-vatout