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L'IRAN VA RÉDUIRE SA DÉPENDANCE A LA RUSSIE POUR L'ENTRETIEN DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE BOUCHEHR D'ICI 2022

 

L'Iran va réduire sa dépendance à l'égard de la Russie pour l'entretien de la centrale nucléaire de Bouchehr d'ici 2022 (responsable)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-05-01 à 21:36
 

TEHERAN, 1er mai (Xinhua) -- Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique d'Iran (AEOI) a déclaré que l'Iran réduirait sa dépendance à l'égard de la Russie concernant l'entretien de sa centrale nucléaire de Bouchehr d'ici 2022, selon la chaîne Press TV vendredi.

"Les travaux de maintenance de la centrale nucléaire de Bouchehr sont actuellement effectués, dans leur majorité, par des experts iraniens", a déclaré Behrouz Kamalvandi.

"Nous pourrions réduire notre dépendance vis-à-vis des experts russes dans ce domaine d'ici deux ans", aurait-il ajouté.

La première unité est un réacteur de 1.000 mégawatts appartenant à la centrale nucléaire de Bouchehr dont la construction a été achevée par la Russie en mai 2011. Cette centrale se trouve à 17 kilomètres au sud-est de la ville de Bouchehr, le long de la côte du golfe Persique, dans le sud-ouest de l'Iran.

L'Iran et la Russie ont convenu par la suite de poursuivre le développement de l'usine de Bouchehr. Selon l'accord signé en 2014 entre les deux Etats, la deuxième phase d'agrandissement de la centrale comprendrait deux unités d'une capacité de production cumulée de 2.114 mégawatts.

http://french.xinhuanet.com/2020-05/01/c_139024187.htm


 

 

 

 

IRAN : LES DESTROYERS QUI EFFRAYENT L'US NAVY

L’Iran, une force navale asymétrique à toute épreuve

Fri May 1, 2020 5:41AM

Le destroyer iranien Jamaran F76 escorté d'autres navires iraniens. (Photo d'archives)

Le destroyer iranien Jamaran F76 escorté d'autres navires iraniens. (Photo d'archives)

Les sous-marins iraniens sont en mesure de représenter une menace sérieuse pour les adversaires de Téhéran dans les eaux peu profondes du golfe Persique, lit-on dans le National Interest.

Le magazine américain The National Interest a fait paraître le 30 avril un article rédigé par Sebastien Roblin, qui passe en revue les sous-marins et les torpilles de la marine iranienne qui lui permettent d’avoir sous le contrôle les quatre coins du golfe Persique.

« Le sous-marin Fateh peut considérablement améliorer les capacités à moyenne portée de la flotte iranienne. On ne peut pas bien évaluer le sous-marin de la classe Besat, mais sa mise en service annoncera certes un autre progrès », indique le magazine américain.

Le sous-marin Fateh peut submerger jusqu’à une profondeur de 200 mètres. Se référant à des images satellites, le magazine Jane's Defence Weekly a fait part de la fabrication de sous-marins de la classe Fateh dans une base maritime du port Anzali. Il indique que l’Iran a annoncé la fabrication d’un sous-marin baptisé Besat, capable de porter six torpilles. 

Guerre US/Iran:

Guerre US/Iran: "les USA perdront"!

Institut d'Etudes stratégiques et internationales : " Au Moyen Orient, il faut du "Sun Tzu" et pas "du Clausewitz". C'est pourquoi les USA perdront la guerre contre l'Iran"

Le National Interest rappelle ce qu’avait annoncé les services de renseignement de l’armée américaine en 2017 sur la mise en service dans cinq ans du sous-marin Besat. « Théoriquement parlant, de tels équipements de guerre pourront largement renforcer la marine iranienne », indique le magazine qui évoque ailleurs la fabrication de la torpille iranienne Hoot : « La torpille Hoot, qui pourrait atteindre une vitesses de plus de 200 milles à l'heure, environ quatre fois plus qu'une torpille moderne typique, est une arme qui pourrait bientôt entrer en service. Les premiers tests de Hoot ont été diffusés sur la télévision iranienne en 2006 et l'arme a subi de nouveaux essais en 2015 et mai 2017. Les analystes de la défense pensent que le Hoot est une ingénierie inverse de la torpille russe Shkval. » 

L’article conclut: « Bien que les nouveaux bateaux iraniens puissent rester loin de la pointe de la conception des sous-marins, ils pourraient toutefois représenter un danger sérieux pour les adversaires dans les eaux confinées et peu profondes du golfe Persique. Plus important encore, les efforts en cours des Iraniens pour produire des sous-marins et des armes montrent leur volonté à devenir une puissance militaire autosuffisante. »

Premier front « naval » de la Résistance?

Premier front « naval » de la Résistance?

« Le golfe Persique est le foyer de la création du front maritime de l’axe de la Résistance face à l’Arrogance mondiale », affirme le commandant de la marine iranienne.

http://french.presstv.com/Detail/2020/05/01/624330/LIran-une-force-navale-asymetrique-a-toute-preuve


 

IRAN : CE QUI ATTEND L'US NAVY?

Tue Apr 28, 2020 10:3AM

Exercice navale militaire du CCRI en 2017, destiné à contrer un assaut du navire USS Nimitz contre les côtes iraniennes. ©Tasnim

Exercice navale militaire du CCRI en 2017, destiné à contrer un assaut du navire USS Nimitz contre les côtes iraniennes. ©Tasnim

Dans la foulée du tweet menaçant de Trump contre l'Iran où l'intéressé dit avoir donné l'ordre de détruire les "embarcations rapides iraniennes", un récent article de The National Interest met en garde l'US Navy contre le risque d'un face-à-face direct avec la marine du CGRI, estimant que le cas échéant, la flotte de guerre US, aussi armée et préparée soit-elle, échouerait". Et il n'a pas tort: que se passera-t-il réellement dans les premières minutes d'un premier face-à-face navires US/ essaims de vedettes rapides iraniennes? 

The Drive, revue militaire US a publié ce lundi 27 avril un article qui cite le chef d'état-major US, le général Milley. L'intéressé affirme que les forces navales US ont mené du 20 à 22 avril des "exercices d'attaques amphibies et aériennes sur deux îles saoudiennes du golfe Persique", "exercices intervenus seulement quelques jours après qu'un essaim de petites vedettes rapides iraniennes a effectué des manœuvres dangereusement provocantes autour d'un certain nombre de navires de la marine américaine lors d'un entraînement (anti-vedettes rapides ailleurs!, NDLR)"

Iran: Navire US touché...et coulé!

Iran: Navire US touché...et coulé!

Le 8 janvier, l'Iran a pulvérisé le concept de "base militaire US= puissance militaire". Désormais il envisage d'en faire autant avec un autre concept fondateur pour les USA: le navire de guerre

La revue se met ensuite à énumérer avec force dans les détails les éléments en présence au cours de cet exercice amphibie : "La 26th Marine Expeditionary Unit (MEU) et le destroyer amphibie USS Bataan étaient de la partie. Le Bataan Amphibious Ready Group comprend le navire d'assaut amphibie de classe Wasp USS Bataan, le quai de la plate-forme de débarquement de classe San Antonio USS New York et le navire de débarquement du quai de classe Harpers Ferry USS Oak Hill. Il reçoit également le soutien du destroyer de classe Arleigh Burke USS Stout."

Bref, tout un "beau monde" réuni, non loin des côtes iraniennes et qui s'exerce à un débarquement de troupes dans une île "ennemie". Plus loin The Drive rappelle les préparatifs de cette "occupation avant l'heure "des îles iraniennes" que l'état-major US, trop absorbé par les images hollywoodiennes, jugerait visiblement facile :

"Les Marines de reconnaissance ont utilisé des canots pneumatiques gonflables et la couverture de l'obscurité pour repérer les plages et d'autres parties des îles avant la phase principale de l'exercice. Les Marines ont ensuite mené un assaut amphibie sur l'île de Karan à l'aide de véhicules amphibies d'assaut et cet assaut, ils l'ont combiné à une attaque aérienne contre cette même île et l’île voisine Kurayn et là, des MV-22B Osprey, des hélicoptères CH-53E, des avions de saut marins AV-8B Harrier, ainsi que des hélicoptères d'attaque AH-1Z Viper et des hélicoptères utilitaires UH-1Y Venom ont fourni un appui aérien rapproché simulé".

Nasr, missile air-air dont se souviendra le F-18

Nasr, missile air-air dont se souviendra le F-18

L’Iran a réussi, pendant les dernières années, à fabriquer différents types d’armes et d’équipements militaires pour renforcer sa puissance de dissuasion face aux menaces croissantes de ses ennemis.

On est en plein Hollywood. Mais que fera l'Iran, puisque l'ennemi hypothétique à abattre est lui et que les îles en question ressemblent fort aux trois îles iraniennes que les Émirats arabes unis revendiquent? 

C'est The National Interest qui apporte la réponse cette fois en évoquant l'un des exercices navals du CGRI en 2017, exercice où la marine iranienne simulait justement comment contenir un assaut des troupes ennemies contre la côte iranienne. 

Iran : le CGRI renforce sa présence maritime à Bou Moussa

Iran : le CGRI renforce sa présence maritime à Bou Moussa

"La partie iranienne qui simulait la confrontation directe avec un assaut amphibie et aérien a attendu que les forces US avancent pour arriver à un point de non-retour et là, elle est passée à l'acte : une avalanche de missiles de croisière (lancée depuis les unités côtières), s'est ajoutée à un assaut d'envergure de bateaux et d'avions qui survolaient à basse altitude.

Chaque navire et destroyer US ayant en moyenne 12 batteries de missiles antimissiles de type Sparrow, Rim ou Phalanx, le CGRI a tiré en 20 premières minutes de l'exercice, quelques 400 roquettes 107 mm, 12 missiles de croisière Nasr et on sait que l'Iran en possède une variété (Ghader, Ya Ali, Ghadir, Noor...) et plusieurs missiles balistiques Khalij-e Fars et Fateh.. Des engins se sont abattus entre autres sur le quai des navires clouant au sol les chasseurs à bord et provoquant des incendies et ralentissant l'avancée des troupes US".  

Missile:

Missile:"Ne plaisentez pas avec l'Iran"

The National Interest met en garde Donald Trump contre la puissance balistique du Corps des gardiens de la Révolution islamique.

Et l'article de conclure : "Vint ensuite le tour des vedettes rapides piégées, ou celles, armées, elles aussi de missiles de croisières, de missiles balistiques entre autres qui se faisaient accompagner de nuées de drones. La précision de la contre-attaque a été évidemment assurée par des milliers de données que les drones iraniens ont collectés depuis des années par drones de reconnaissance interposés. En 10 minutes, les unités amphibies qui souffrent d'un handicap, celui d'être "étranger à l’environnement" cédait. L'opération du débarquement des troupes US a échoué".  

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/28/624086/Guerre-USAIran-aprs-dluge


 

TRUMP MENACE L'IRAN. QU'IL S'OCCUPE DE SON PEUPLE

Wed Apr 22, 2020 5:23PM

Des vedettes iraniennes dans le golfe Persique. (Photo d'archives)

Des vedettes iraniennes dans le golfe Persique. (Photo d'archives)

Frustré par le lancement réussi d’un satellite iranien, le président américain a ordonné la destruction des canonnières iraniennes.

Dans un tweet publié mercredi 22 avril, le président américain Donald Trump a ordonné à l’US Navy de prendre pour cible et de détruire toutes les canonnières du Corps des gardiens de la Révolution islamique au cas où elles harcèleraient les navires américains.

« J’ai donné l’ordre à la marine américaine d’abattre et de détruire toutes les canonnières iraniennes si elles harcèlent nos navires en mer ».

Donald J. Trump@realDonaldTrump

 

I have instructed the United States Navy to shoot down and destroy any and all Iranian gunboats if they harass our ships at sea.

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Ce tweet est paru quelques heures après que le CGRI a lancé avec succès le satellite Nour à partir du lanceur triétage Qassed depuis le désert de Markazi (Dasht-e Kavir) au centre de l’Iran.

Le satellite Nour a été placé en orbite avec succès et il a orbité autour de la Terre à 425 km. Il s’agit d’une grande réussite et d’un nouveau tournant dans le secteur aérospatial iranien.

En réaction au lancement réussi de ce satellite, l’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, John Bolton, a reconnu l’échec des politiques de Donald Trump vis-à-vis de l’Iran.

John Bolton qui encourageait Donald Trump à intensifier ses politiques de pression maximale contre l’Iran, a reconnu ce mercredi que ces politiques n’avaient pas réussi à créer une dissuasion face à l’Iran.

Dans la foulée, Alaeddine Boroudjerdi, membre de la Commission pour la sécurité nationale et la politique extérieure du Parlement iranien, s’est adressé au président américain : « Si vous commettez un acte idiot, vous recevrez une réponse encore plus foudroyante que l’attaque visant Aïn al-Asad. »

USA: le choc

USA : le choc « satellitaire » iranien !

Satellite Nour opérationnelle : les agissements militaires US en mer, dans l’air et au sol, suivis en direct et en instant par le CGRI.

Alaeddine Boroudjerdi a réagi au tweet de Donald Trump visant le Corps des gardiens de la Révolution islamique. « Trump a mené une gestion très faible face à la crise du coronavirus alors qu’il prétendait avoir le statut d’une superpuissance », a-t-il estimé.  

« Ce qui inquiète le plus Donald Trump est la prochaine présidentielle et la réponse qu’il devra fournir à l’opinion publique américaine. En lançant un nouveau jeu politique, Trump entend détourner l’attention des Américains de l’économie, du pétrole et de la crise de coronavirus », a-t-il ajouté.

M. Boroudjerdi a souligné qu’au cas où les États-Unis commettraient une erreur, les positions des Américains à l’intérieur de la région aussi bien qu’à l’extérieur seraient prises pour cible par les missiles de la République islamique d’Iran.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/22/623654/Nouveau-conflit-Iran-USA-en-mer


 

L'IRAN LANCE AVEC SUCCES UN PREMIER SATELLITE MILITAIRE

L’Iran lance avec succès un premier satellite militaire (Gardiens de la révolution)

 Depuis 9 heures  22 avril 2020

nour

nour

 Iran - Monde islamique - Spécial notre site

 

 

 

 

qasedLes Gardiens de la Révolution en Iran ont annoncé le lancement « avec succès » du premier satellite militaire iranien, alors que Washington accuse Téhéran de vouloir renforcer ses compétences dans le domaine des missiles balistiques par le biais du lancement de satellites.

Le satellite, baptisé Nour, a été « lancé avec succès ce matin, mercredi 22 avril, à partir du lanceur à deux étages Qassed depuis le désert de Markazi (centre) en Iran », a indiqué le site Sepahnews, organe de l’armée idéologique de la République islamique, cité par l’AFP.

Le satellite Nour (Lumière en persan) a « orbité autour de la Terre à 425 km », selon le site des Gardiens.

« Cette action sera une grande réussite et un nouveau développement dans le domaine de l’espace pour l’Iran islamique », ajoute-t-il.

nour3L’annonce intervient le jour de l’anniversaire des Gardiens de la Révolution fondé le 22 avril 1979 sur ordre du défunt fondateur de la République islamique, l’imam Khomeiny.

Pour marquer l’occasion, le chef de la révolution islamique, l’ayatollah Sayed Ali Khamenei, a exprimé sa gratitude envers les membres et les cadres du CGRI pour leur performance, a rapporté le site arabophone iranien AlAlam.

Le lancement du satellite « Nour » intervient à peine trois jours après que les forces armées iraniennes ont dévoilé deux nouveaux radars 3D, capables de surveiller non seulement le ciel iranien et ses environs mais encore de scruter les agissements des troupes US dans la totalité des bases américaines dans la région. Avec ce nouvel élément, la bulle de DCA iranienne au-dessus de son territoire et dans son environnement immédiat se renforce davantage.

nour2Interrogé par le site iranien Presstv, un expert militaire affirme : « Les systèmes radar devraient améliorer radicalement la capacité de défense aérienne de l’Iran et le rendre quasi invulnérable aux attaques surprises.Quant au satellite militaire que le CGRI vient de lancer et qui se place en orbite, il est question de surveiller les agissements militaires américains à l’intérieur de leurs bases qui sont multiples dans la région mais encore en mer.

Les radars Khalij-e Fars (Golfe Persique) et Moraqeb sont deux systèmes radar avancés à antenne parabolique en 3D et ils sont parfaitement aptes à se connecter au satellite tout comme les drones iraniens dont les plus récents ont une portée qui atteint Israël ».

L’hostilité de longue date entre Téhéran et Washington a été exacerbée depuis que Washington a décidé en mai 2018 de dénoncer unilatéralement l’accord international sur le nucléaire iranien (conclu en 2015) et de rétablir des sanctions économiques punitives contre Téhéran.

Les tensions ont atteint un nouveau pic après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone américaine à Bagdad le 3 janvier.

Les Etats-Unis ont mis en garde contre le programme spatial iranien, qualifiant notamment le tir par Téhéran d’une fusée chargée du lancement d’un satellite en janvier 2019 de « provocation » et de violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Cette résolution appelle l’Iran à « ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour pouvoir emporter des charges nucléaires, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques ».

Assurant n’avoir aucun projet de se doter de l’arme atomique, Téhéran assure que ses programmes balistique et spatial sont licites et ne violent pas la résolution.

http://french.almanar.com.lb/1726573


 

L'IRAN LIGOTE LES F-35 ET LES B-52 US...

Bulle de DCA iranienne au-dessus du golfe Persique ou comment l'Iran a barricadé le ciel de la région

Tue Apr 21, 2020 8:23AM

Centre de contrôle et de commande des radars stratégiques iraniens "Golge Persique" et "Moraqeb". ©Mehr News

Centre de contrôle et de commande des radars stratégiques iraniens "Golge Persique" et "Moraqeb". ©Mehr News

Dans la nuit de lundi à mardi 21 avril, les F-16 israéliens ont violé le ciel syrien pour la première fois depuis bien longtemps avant de tirer des missiles contre les positions russes à T4, signe qu'un palier nouveau vient d'être franchi dans la "guerre anti-Empire" entre un axe US/Israël qui ne peut se vanter que d'une puissance aérienne supposée supérieure et une alliance Syrie/Russie/Iran, qui elle, sait parfaitement comment briser cette supposée supériorité.

 En Syrie et à deux reprises ces 48 dernières heures, les Su-35 russes ont bloqué la route aux Poséidon-8 américains, se rapprochant d'eux de façon "dangereuse", question de leur faire comprendre que le clash n'est pas si loin.  

La DCA iranienne équipée de 3 types de drones à longue portée

La DCA iranienne équipée de 3 types de drones à longue portée

Trois types de drones de reconnaissance et de combat, dont un drone à une portée de 1 000 km, ont été remis, en présence du ministre de la Défense, aux forces aériennes et à la DCA de l’armée iranienne.

Dans le golfe Persique, alors même que l'USS Puller continue à remémorer le spectacle inouï de l'irruption soudaine de 11 vedettes rapides du CGRI et leur spectaculaire manœuvre pendant une heure sous les yeux terrifiés des Marines, les analystes militaires occidentaux évoquent l'émergence d'une bulle de DCA iranienne à toute épreuve, composée de deux radars "Khalij Fars" (Golfe persqiue) et " Ragheb"(Monitor) et tout ceci sur fond de cette annonce autrement significative du commandant en chef des forces navales du CGRI : les forces navales du CGRI ont augmenté la portée de leurs missiles de 700 kilomètres. Or cette DCA, qui constitue depuis un an l'un des quatre piliers des forces armées iraniennes, a dévoilé ces derniers jours d'autres éléments-surprises, des drones armés d'une portée de 1 500 kilomètres. 

DCA : la surprise

DCA : la surprise "iranienne"?

L’armée iranienne a dévoilé deux nouveaux système de radar baptisés «Golfe Persique» et «Moraqeb».

Qu'est-ce qui se passe au juste? 

Ces dévoilements en cascade ne sont pas passés inaperçus dans la presse mainstream. Le journal israélien Jerusalem Post, obsédé par la frappe spectaculaire de 2019 d'Ansarallah contre Aramco, laquelle impliquait drones de combat et missiles de croisière, s'intéresse aux nouveaux drones iraniens : "Ce sont des engins d'une portée de plus de 1000 kilomètres, ce qui signifie qu'ils pourraient atteindre Israël depuis l'Iran. Certes l'Iran produit des drones depuis les années 80 et est un innovateur en la matière, mais il s'agit d'engin cette fois d'une portée allant jusqu'à 1500 km et peuvent voler pendant plusieurs heures! C'est un message adressé à Israël, aux États-Unis et à leurs alliés: nous pouvons vous atteindre », écrit le Jerusalem Post.

Le journal relève d'autres caractéristiques de ces appareils et écrit : "En évoquant la grande performance de ces drones ultramodernes, le ministre iranien de la Défense, le général de brigade Amir Hatami en a noté le poids qui est de 470 kg et l'altitude de vol estimée à quelque 12 200 mètres. Leur vitesse est de 900 km/h. Le ministre a aussi affirmé que les drones Ababil-3 et Karrar, remis à l’armée de l’air iranienne, sont à la fois des avions de reconnaissance et de combat de portée moyenne, dotés de dispositifs électro-optiques et de combat. Il a dit aussi que leur mission principale est de collecter des données pour des missions vidéo-optiques dans divers points du pays, mais aussi  d’effectuer des opérations de combat offensives contre des cibles ennemies dans un rayon de 150 km. Hatami a surtout mis l'accent sur le drone Karrar , "un drone de combat stratégique" qui "peut fournir des charges utiles comparables à des avions pilotés". Le Karrar iranien a une capacité d’attaque précise et peut être utilisé dans des attaques suicides. Ce super engin a donc tout pour être une menace contre Israël qui partirait non pas du sud du Liban, mais de l'Iran lui-même. C’est un drone de haute précision doté de Turbo Jet en vue d’accomplir des missions de combat contre des cibles terrestres".

L'Iran dévoile ses drones anti-F-35 !

L'Iran dévoile ses drones anti-F-35 !

Les drones kamikazes de fabrication iranienne défendent le ciel du pays.

Et Jerusalem Post d'avertir  : « ces drones ont des bombes guidées et peuvent fonctionner comme des missiles de croisière. C'est ce genre d'engin qu'Ansarallah aurait envoyé à l'assaut d'Aramco». Le journal israélien s'intéresse ensuite à un autre élément de la bulle de la DCA iranienne au-dessus du golfe Persique: deux super radars. " Le lendemain du dévoilement de ces drones, l’Iran a aussi médiatisé ses deux nouveaux systèmes de radar baptisés « Golfe Persique » et « Moraqeb ». Le radar stratégique « Golfe Persique à une portée de 800 km, radar tridimensionnel (3D phased array radar) et capable d'intercepter avec haute précision " 300 cibles conventionnelles et furtives" ainsi que "les missiles balistiques".

 « Aucun avion ou drone furtif ni même des missiles balistiques ne peuvent échapper à la portée d’interception du radar « Golfe Persique » qui n’a pas d’équivalant étranger dans la mesure où il agit dans la plus basse fréquence, domaine dans lequel les autres pays n’étaient pas très réussis. Quant au radar « Moraqeb », de détection et d’interception, il peut analyser 300 cibles en même temps », dit le journal qui ajoute : "Et puis le nouveau radar « Moraqeb » (Monitor), un radar 3D de très haute précision ayant une portée de 400 km. Avec ces deux dispositifs rien n'échappera à la surveillance iranienne, rien, ni même les F-35. Ces nouveaux systèmes radars permettent en fait à l’Iran d’intercepter tout objet volant dans son ciel. Y passeront des B-52, des F-35 tout comme les drones les plus sophistiqués. L'Iran nous en a fait une petite démonstration de force quand en juin il a abattu un MQ-4 américain", conclut le journal.

 

USA/Iran...le Jour J, imminent?

USA/Iran...le Jour J, imminent?

Les 11 vedettes rapides iraniennes ont réussi le 15 mars à faire voler en éclats des mois d'efforts de l'US Navy destinés à concevoir une contre-bataille asymétrique en mer....Comment?

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/21/623516/Iran-drone-radar-israel-interception-golfe-persique-missile


 

L'IRAN AUGMENTE LA PORTÉE DE SES MISSILES

La marine du CGRI a augmenté la portée de ses missiles à 700 km

Mon Apr 20, 2020 6:38PM

Les missiles iraniens ne cessent de se voir augmenter la portée. (Archives)

Les missiles iraniens ne cessent de se voir augmenter la portée. (Archives)

« Ces percées ont été réalisées, alors que la portée la plus élevée de nos missiles navals était jadis de 45 km, et que les missiles eux-mêmes étaient censés passer à la phase opérationnelle avec l'aide des conseillers américains, mais à présent, nous fabriquons tout type de missile de surface et de subsurface sans aucune aide étrangère.

En énumérant les diverses réalisations du Corps des gardiens de la Révolution islamique CGRI dans le domaine militaire au cours des 40 dernières années, le contre-amiral Tangsiri a déclaré: « Notre situation n'est en rien comparable au passé, et le CGRI et la marine construisent toutes sortes de missiles, de navires et de destroyers, et de nombreuses recherches sont en cours. »

« C'est la Révolution islamique qui nous a donné du courage, et malgré les sanctions, nous avons fait de grands progrès dans la marine. Les équipements de la marine du CGRI sont à 90% fabriqués grâce à la technologie locale », a-t-il souligné.

DCA : la surprise

DCA : la surprise "iranienne"?

L’armée iranienne a dévoilé deux nouveaux système de radar baptisés «Golfe Persique» et «Moraqeb».

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/20/623489/Iran-CGRI-missile-porte-augmentation


 

DCA: LA SURPRISE "IRANIENNE"?

Avis aux troupes US: deux nouveaux systèmes radars dévoilés par l’Iran

Sun Apr 19, 2020 2:3PM

L’Iran a dévoilé deux nouveaux systèmes radars. ©Tasnim/Ilustration

L’Iran a dévoilé deux nouveaux systèmes radars. ©Tasnim/Ilustration

Ce dimanche 19 avril, deux nouveaux systèmes de radar baptisés « Golfe Persique » et « Moraqeb » ont été dévoilés en présence du commandant en chef de l’armée iranienne et commandant du QG de la défense aérienne, le général Seyyed Abdel Rahim Moussavi. Était également présent à la cérémonie le commandant de la DCA de l’armée, le général de brigade Alireza Sabahifard.

Le radar stratégique « Golfe Persique à une portée de 800 km. Il s’agit d’un radar tridimensionnel (3D phased array radar, en anglais) qui est capable de détecter toutes les cibles conventionnelles et furtives ainsi que les missiles balistiques.

Le nouveau radar “Moraqeb” est un radar 3D de très haute précision ayant une portée de 400 km. Il est capable de détecter avec une haute précision des cibles aériennes et de petits objets volant à basse et moyenne altitudes ainsi que les drones furtifs.

Radar RSO : les missiles de croisière iraniens bien

Radar RSO : les missiles de croisière iraniens bien

Le CGRI sera désormais doté du radar RSO grâce au Global Hawk américain.

“Je tiens à remercier les centres de recherche des universités et des industries de la défense, et j’espère que nous pourrons chaque jour prendre un pas de plus vers la concrétisation des directives du commandement en chef des forces armées qui accorde une grande priorité à la défense aérienne” a déclaré le général Seyyed Abdel Rahim Moussavi.

L'Iran est l'un des 8 pays au monde à fabriquer des radars passifs

L’Iran est l’un des 8 pays au monde à fabriquer des radars passifs

Selon un commandant de haut rang de l’armée iranienne, l’Iran fait partie des huit premiers pays au monde capables de fabriquer un radar passif.

Il a déclaré que la réalisation de ces projets aura certainement un grand impact sur la capacité de combat de la DCA de l’armée, ajoutant que la force de défense aérienne de l’armée est tout à fait prête à répondre à toutes les menaces éventuelles.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/19/623371/Iran-dvoilement-radar-Golfe-Persique-Moraqeb


 

IRAN : MEGA-COUP ANTI-US DE LA RUSSIE ?

L'Embargo d'armes contre l'Iran expire: pourquoi les USA paniquent?

Sun Apr 19, 2020 11:54AM

Un pilote iranien à bord de Kowsar.(Archives)

Un pilote iranien à bord de Kowsar.(Archives)

C'est devenu un rituel : toutes les deux semaines, le secrétaire d'état US appelle à ce que l'embargo sur la vente d'arme à l'Iran soit maintenu avant de se heurter presque aussitôt à un "niet" retentissant russe. Le dernier tweet de Pompeo à ce sujet date de samedi 18 avril, tweet aussitôt répondu par le représentant permanent de la Russie auprès des instances internationales à Vienne. 

Le représentant permanent de la Russie auprès des instances internationales à Vienne, Mikhaïl Oulianov, a exclu la possibilité de reconduire un embargo des Nations unies sur la vente d'armes à l'Iran qui expirera en octobre, rappelant à Washington que le risque de course aux armements ne pouvait être réduit que par des efforts collectifs et non pas par l'unilatéralisme. En effet l'Amérique se tient à ce ridicule argument pour justifier son obsession anti-iranienne. Selon le diplomate russe, la course aux armements est due aux actions des grandes puissances.

« Habituellement, une course aux armements n’est pas unilatérale. Il s’agit d’une entreprise collective au niveau des grandes puissances ou dans le contexte régional et sous-régional. Un risque de course aux armements ne peut guère être éliminé par un embargo sur les armes contre un pays. Cette tâche nécessite des efforts collectifs par le biais de négociations », a tweeté Mikhaïl Oulianov.

Mikhail Ulyanov@Amb_Ulyanov

 

Usually an arms race is not unilateral. It is a collective endeavor either at level of great powers or in regional&subregional context. A risk of arms race can hardly be removed through arms embargo against one country. This task requires collective efforts through negotiations. https://twitter.com/secpompeo/status/1251505727463723008 …

Secretary Pompeo@SecPompeo

The arms embargo on #Iran - the world's leading state sponsor of terror - expires six months from today. The UN Security Council #UNSC must extend the embargo before Iran's violence escalates and they start a new arms race in the Middle East. The clock is ticking

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Plutôt dans la journée, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a exhorté, dans un tweet, le Conseil de sécurité des Nations unies à prolonger l’embargo international sur les armes imposé à l’Iran.

L'avion de combat iranien Saeqeh. ©IRNA

Ce n'est pas la première passe d'arme verbale entre Russie et USA autour du sujet. En 2019, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Riabkov, avait déclaré que les appels des responsables américains à la prolongation de l'embargo contre l'Iran étaient considérés comme une mesure de politique étrangère qui n'a aucun fondement ni principe, soulignant que la levée de l'embargo est basée sur le Plan global d’action conjoint (PGAC), signé par plusieurs parties, dont les États-Unis, et approuvée par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies en 2015.

Iran : pourquoi les USA craignent la fin de l’embargo sur les armes ?‎

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Le responsable russe avait aussi déclaré que Moscou ne se plierait pas aux exigences américaines chaque fois qu'ils le voudraient : « Ils pourraient trouver autre chose la prochaine fois. ». Dans le cadre de l'accord sur le nucléaire, dont les États-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018, une interdiction par l'ONU de vendre des armes à Téhéran prendra fin en octobre 2020. Mais pourquoi cette panique US? The National Interest a son point de vue :  " l'Iran est devenu depuis quelque temps un fabricant d'armes et aussi étonnant que cela puisse apparaître, ses armements ont des clients. Ses drones, ses missiles, ses munitions ont certes autant d'optimisations de la technologie russo-chinoise mais des optimisations parfois parfaites qu'elles prennent de court les constructeurs." 

Bavar-373 protégera le ciel iranien

Bavar-373 protégera le ciel iranien

Bavar-373 est le système de défense antiaérien le plus remarquable de production iranienne dont la livraison à la Force de la DCA de la République islamique d’Iran reste très attendue.

Mais il y a plus : " la levée de l'embargo sur la vente d'armes à l'Iran pourrait renouveler l'unique secteur où l'Iran n'a pas encore son mot à dire à savoir la flotte de combat aérienne. L’aviation iranienne est l’une des plus grandes armées aériennes au monde. Son ordre de bataille comprend environ 350 chasseurs, soit plus du double de ce que possède la Royal Air Force. Il s'agit certes des modèles anciens que l'Iran n'a cessé de renouveler et d'optimiser mais l'Iran aimerait y injecter du sang neuf, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour Washington. Mais quel genre d'avions de combat souhaitent acquérir les Iraniens? , s'interroge le site qui répond : 

MiG-31 : En 1990, l’Iran a passé une commande auprès de Moscou pour acheter 24 avions intercepteurs MiG-31. Le MiG-31 bimoteur a succédé en effet au Mach-trois MiG-25 de l’époque soviétique. Les MiG-31 auraient pu considérablement améliorer la capacité de l'Iran à patrouiller son espace aérien et à contrer les menaces de ses voisins. A l'époque les Russes ont dit "non" à l'Iran, un "non" qui ne semble pas être renouvelable désormais. Le MiG-31 contribuera à renforcer la Défense aérienne iranienne, un point qui a poussé l'Iran à créer une gamme de missiles étonnante". Mais il y a d'autres avions que convoitent les Iraniens. 

Su-27/Su-30 : 

De nombreux rapports circulent sur les tentatives iraniennes d'acquérir auprès de la Russie des chasseurs Su-27 ou la version plus moderne Su-30 du même avion. En 2007, des rumeurs concernant un contrat pour un énorme 250 Su-30 ont contraint le chef de Rosoboronexport, l'agence russe d'exportation d'armes, à nier formellement qu'une telle vente était en cours. L'Iran aurait tenté à nouveau en 2016 d'acquérir le Su-30, mais cette fois-ci, les sanctions de l'ONU - partie de l'accord de 2015 limitant le programme nucléaire iranien - ont compliqué la situation. Mais les sanctions expireront en 2020 et les Russes affichent même une certaine impatience.

J-10 :

Et puis il y a la Chine dont les coopérations militaires s'amplifient rapidement avec l'Iran. Dans les années 90, l’Iran a réussi à acheter quelques J-7 à la Chine. Le J-7 est la copie chinoise du MiG-21 russe. Au cours de la dernière décennie, l'armée de l'air chinoise a commencé à remplacer bon nombre de ses propres J-7 par des J-10 plus récents. Le J-10 est un design beaucoup plus moderne. Ses performances correspondent à peu près à celles du F-16 américain. Ceci dit, les Iraniens ne sont pas restés les bras croisés pendant  : les spécialistes iraniens ont modernisé les anciens modèles et construit de nouveaux avions : Le Saeqeh (Tonnerre) est un avion de combat iranien conçu par les spécialistes de l’Université d’ingénierie aéronautique Shahid Sattari et l'Iran Aircraft Manufacturing Industrial Company, sans l’assistance de spécialistes étrangers. En 2018 l’Iran a révélé un nouveau chasseur biplace qui s’appelle Kowsar. Il est de fabrication à 100% locale.  Le Kowsar est équipé de la quatrième génération de systèmes avioniques, et il peut transporter différents types de missiles et de bombes. Il est également doté d'un équipement radio-électronique de quatrième génération. Cet avion est destiné à accomplir de brèves missions de soutien aérien assurant à l'armée de l'air de la RII une indépendance importante dans le contexte de l'embargo sur les armes imposé au pays. Imaginez que la Russie et la Chine se mettent à vendre leurs chasseurs et avions de combats à l'Iran. Les risques seront bien grands pour les Etats-Unis". 

Kowsar: l'Iran accélère la production

Kowsar: l'Iran accélère la production

Selon le commandant de l’armée de l’air iranienne, la production du chasseur Kowsar suit un processus rapide.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/19/623348/Iran-Russie-embargo-armements


 

UN CLASH USA/IRAN INEVITABLE?

"Un conflit ouvert entre les USA et l'Iran n'est pas à écarter" (expert)

Sun Apr 12, 2020 4:7PM

Des troupes américaines dans un ancien palais présidentiel transformé en base militaire à Mossoul, le 30 mars 2020. ©AFP

Des troupes américaines dans un ancien palais présidentiel transformé en base militaire à Mossoul, le 30 mars 2020. ©AFP

Même sur le plan diplomatique, les États-Unis sont en ordre de bataille. C’est sans précédent, car ils ne s’étaient jamais sentis aussi vulnérables dans un pays si bien qu’ils soient obligés de transférer officiellement leurs diplomates à des bases militaires afin de les protéger, a-t-on appris d’un expert des questions du Moyen-Orient.

Pour d’aucuns, tous les récents agissements des Américains en Irak, y compris le déploiement des batteries de Patriot et le transfert des diplomates européens de Bagdad à la base militaire d’Aïn al-Asad, s’expliquent dans le cadre du plan de Washington pour entrer en guerre contre l’Iran. Certains prévoient que ce ne sera pas l’Iran, mais ses groupes alliés qui seront impliqués dans cette guerre.

Dans la foulée, Nosratollah Tadjik, ancien ambassadeur de la République islamique d’Iran en Jordanie, a répondu à quelques questions, lors d’une interview exclusive accordée à l’agence de presse iranienne Khabar Online.

La question est de savoir si une confrontation militaire, soit limitée soit de grande envergure, pourrait être un scénario plausible de Donald Trump, étant donné que son secrétaire d’État et son conseiller à la sécurité nationale lui ont déjà proposé, lors d’une réunion à la Maison-Blanche, de préparer une guerre contre l’Iran. Nosratollah Tadjik a répondu : « Premièrement, ni en Iran ni aux États-Unis, il n’existe aucune capacité pour déclencher une guerre, peu importe comment les faucons ou certains pays de la région tentent de pousser Trump vers l’option de la guerre. Deuxièmement, les groupes de Résistance irakiens devront bien examiner leurs capacités avant de passer à l’acte pour empêcher toute atteinte sérieuse à leurs positions. Suite à une série d’attaques lancées par des groupes de Résistance irakiens contre les bases militaires américaines, les États-Unis ont redéployé leurs forces et équipements en Syrie et en Irak. Donc, si les groupes de Résistance irakiens procèdent à de nouvelles attaques militaires, les États-Unis oseront frapper les Kataëb Hezbollah, car ils ont déjà éloigné leurs militaires et diplomates de la portée des missiles de la Résistance irakienne ».

Irak: Patriot sauvera le

Irak: Patriot sauvera le "soldat Ryan"?

Les États-Unis ont dû secrètement utiliser le système de défense antimissile russe Pantsir-S pour protéger leurs forces armées en Irak.

L’ancien ambassadeur iranien en Jordanie a ajouté que même sur le plan diplomatique, les États-Unis étaient actuellement en ordre de bataille. « C’est sans précédent, car les États-Unis ne s’étaient jamais sentis aussi vulnérables dans un pays si bien qu’ils soient obligés de transférer officiellement leurs diplomates à des bases militaires afin de les protéger », a-t-il réaffirmé.  

Et de continuer : « Cette décision de Washington prouve à quel point les forces américaines se sentent vulnérables en Irak d’autant plus que le peuple, les hommes d’État et les groupes de Résistance irakiens réclament de plus en plus fort le départ des forces américaines ».

Nosratollah Tadjik explique : « En effet, les récents agissements des Américains en Irak sont en contradiction avec les propos de Donald Trump qui parle d’un retrait de ses forces du sol irakien. En plus, tant que les Américains sont en Irak, les intérêts nationaux de la République islamique d’Iran sont menacés en raison des ingérences des États-Unis et c’est ainsi que l’Irak restera un champ de bataille par procuration entre l’Iran et les États-Unis, ce qui entraînera l’instabilité de l’Irak, alors qu’un Irak stable sera plus favorable pour ses voisins, dont l’Iran ».

Nosratollah Tadjik a indiqué que selon certaines sources, les États-Unis auraient demandé aux diplomates d’autres pays de rejoindre les diplomates américains dans la base d’Aïn al-Asad.

« Si de l’authenticité de cette nouvelle était confirmée, il s’agirait d’une action étrange ! Cela signifie que les États-Unis cherchent à créer un bouclier humain-diplomatique pour protéger leurs militaires. Autrement dit, Washington entend mettre en place une zone sécurisée au cœur de l’Irak, ce qui affaiblira l’autorité du gouvernement irakien et multipliera les problèmes qu’il devra affronter. Les responsables irakiens n’ont pas encore réagi à cette nouvelle, mais il est peu probable qu’ils permettent aux Américains d’abuser de l’immunité diplomatique de leur personnel ».

Un

Un "Pearl Harbor" à Aïn a-Asad?!

Des images satellites tournées à l'intérieur des bases US en Irak inondent la toile... Que prépare la Résistance contre les Américains ?

Dans la foulée, un analyste politique irakien a mis en garde contre les plans néfastes des Américains en utilisant la base militaire d’Aïn al-Asad.

Karim al-Khikhani a déclaré, dimanche 12 avril, dans un entretien avec le site d’actualité d’al-Maaloumah, qu’après le déploiement des batteries de Patriot et le développement de son aéroport, la base militaire d’Aïn al-Asad s’était transformée en un lieu sûr pour que les États-Unis puissent continuer leurs opérations criminelles et leurs agressions. « En exploitant la base militaire d’Aïn al-Asad, les Américains envisagent d’éliminer les Hachd al-Chaabi, notamment dans le nord et dans l’ouest de l’Irak », a expliqué l’analyste irakien.

Il a ajouté que les forces américaines projetaient à se réorganiser dans des bases n’étant pas à la portée des missiles de la Résistance irakienne.   

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/12/622869/Irak-guerre-Etats-Unis-Ain-Assad-Iran-Hachd-attaque