ALLIANCE IRAN/RUSSIE/CHINE FACE AUX USA

Nouvelle approche iranienne face aux USA

Thursday, 26 November 2020 6:23 PM  [ Last Update: Thursday, 26 November 2020 6:23 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Nouvelle approche iranienne face aux USA. ©Farsnews/Illustration

Depuis la prise de fonction de Donald Trump en janvier 2017 à la Maison-Blanche, son administration ne cesse d’imposer des sanctions unilatérales contre l’Iran. Dirigée par le président élu Joe Biden, la future administration américaine envisage de revenir en arrière et de prendre des mesures constructives à l’égard de l’Iran. Or, de dernier n’établirait-il par une approche différente de celle d’avant ? Rien n’est moins sûr.

Au cours de ces dernières quatre années, l’Iran s’est inlassablement évertué à renforcer sa position militaire et économique en coopération avec la Chine et la Russie. Les deux pays sont désormais impliqués dans les infrastructures portuaires et pétrolières de l’Iran et contribuent à ses capacités défensives. De cette coopération, résultent d’un côté l’inefficacité du mécanisme de pression maximale et de l’autre, l’indifférence de l’Iran à la demande d’interaction de Biden.

Le CGRI active le

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Un défilé populaire de 1000 embarcations légères a eu lieu ce jeudi 26 novembre sur les rives du golfe Persique.

En 2016, Téhéran et Pékin ont jeté les bases d’un partenariat de 25 ans s’inscrivant dans le cadre d’un plus vaste projet chinois à savoir, une ceinture routière. Les dirigeants iraniens considèrent aujourd’hui les relations avec la Chine non seulement comme un moyen d’alléger les sanctions de Washington, mais aussi comme une source d’assistance financière, militaire et technologique pour contre l’attitude hégémonique des États-Unis notamment dans la région.

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La Chine a toujours critiqué les politiques de sanctions américaines contre l’Iran. Le représentant de la Chine auprès des Nations Unies, Zhang Jun, a écrit que les sanctions américaines contre l’Iran n’avaient aucun effet juridique, politique, ni pragmatique. Le ministère chinois des Affaires étrangères a également accusé les États-Unis d’avoir violé à plusieurs reprises le droit international et appelé Washington à y mettre fin.

La Chine a investi 400 milliards de dollars pour moderniser les industries iraniennes pétrolière, gazière et pétrochimiques mais aussi son secteur de transport. Pékin souhaite également fournir le soutien nécessaire pour faire reconstruire les ports iraniens de Chabahar et de Jask, considérés comme indispensables pour l’exportation du pétrole iranien via une autre voie que le détroit d’Hormuz. L’expansion des deux ports sapera les efforts américains pour freiner les exportations du pétrole iranien.

La Russie conteste, quant à elle, ouvertement la position prise par Washington à l’encontre de Téhéran. En réponse aux nouvelles sanctions américaines établies en septembre dernier, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov a déclaré aux journalistes : « Nous n’avons pas peur des sanctions américaines, nous y sommes habitués. Ces sanctions n’affecteront pas notre politique. Notre coopération avec l’Iran comporte divers aspects et un nouveau décret n’a aucun effet sur notre approche. Lorsque Washington a intensifié les sanctions en octobre, les deux pays se sont engagés à accroître les coopérations économiques, le commerce bilatéral et la sécurité régionale. »

En juillet dernier, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif et son homologue russe ont discuté de l’élargissement de l’alliance Téhéran-Moscou, l’Iran appelant à étendre l’accord du décembre 2001. De son côté, la Russie souhaite avoir accès aux bases internes de l’Iran pour ses objectifs aériens et maritimes.

La Chine et la Russie ont des intérêts communs dans leur hostilité aux sanctions américaines contre l’Iran. Les responsables chinois et russes ont annoncé lors de la Conférence de Beijing sur les études régionales partager un objectif qui est de ne pas reconnaître les États-Unis en tant que leader mondial, cherchant à mettre en place un système multipolaire qui remplacerait celui imposé par les États-Unis. M. Zarif a fait des remarques similaires, annonçant dans un tweet que son pays rejetait l’unilatéralisme américain et ses efforts visant à créer un monde unipolaire.

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Biden est conscient qu’il doit entamer des discussions avec l’Iran. Il a déclaré les États-Unis reviendraient à nouveau à l’accord, si l’Iran fait de même. En effet, la future administration américaine semble être convaincue qu’il est impossible d’ignorer l’importance de l’Iran dans la région.

«Les USA ont peur de la guerre»

«Les USA ont peur de la guerre»

« Le Bassij [Forces populaires] est prêt à défendre les valeurs de la Révolution et renforcer la résistance nationale des Iraniens face aux ennemis. » (Général Salami)

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/26/639432/Alliance-Iran-Russie-Chine-face-aux-USA

 

 

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