MISE EN GARDE DE L'IRAN CONTRE LE FRANCHISSEMENT DE SES "LIGNES ROUGES" DANS LE GOLFE PERSIQUE

 

L’Iran met en garde contre le franchissement de ses « lignes rouges » dans le Golfe

Téhéran tape du poing sur la table une semaine après qu’un sous-marin nucléaire américain a emprunté le détroit d'Ormuz et qu’un sous-marin israélien, en route vers le Golfe, a traversé le canal de Suez.

Un navire militaire iranien croise dans les eaux de Golfe, en 2019 (illustration). | ATTA KENARE / AFP

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Ouest-Franceavec AFP.Publié le 28/12/2020 à 13h59

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L’Iran a mis en garde ce lundi 28 décembre 2020 contre toute atteinte aux « lignes rouges » de sa sécurité dans le Golfe, lors d’une conférence du porte-parole des Affaires étrangères, après des rapports sur le déplacement d’un sous-marin israélien vers la région.

Saïd Khatibzadeh a également souligné que son pays se défendra contre toute aventure américaine durant les derniers jours du président Donald Trump à la Maison Blanche.

Ces déclarations interviennent une semaine après l’annonce par l’US Navy que son sous-marin nucléaire avait emprunté le détroit d'Ormuz, dans une nouvelle démonstration de force dirigée contre l’Iran.

Des médias israéliens ont ensuite rapporté qu’un sous-marin israélien, en route vers le Golfe, avait traversé le canal de Suez, information que l’État hébreu n’a ni confirmée ni démentie.

 

« Le risque est élevé »

Tout le monde sait ce que signifie le golfe persique pour l’Iran et connaît les politiques de Téhéran dans le domaine de la sécurité et de la défense nationale, a déclaré lundi le porte-parole Khatibzadeh lors d’une conférence de presse en ligne.

 

Tout le monde sait très bien à quel point le risque est élevé s’il veut franchir les lignes rouges de l’Iran, a-t-il ajouté.

Israël est l’ennemi juré de Téhéran qui l’accuse d’être à l’origine de plusieurs opérations contre le pays, dont la plus récente fut l’assassinat fin novembre du physicien nucléaire Mohsen Fakhrizadeh.

Alors que Téhéran s’apprête à célébrer le premier anniversaire de la mort du général de division Qassem Soleimani, éliminé par une frappe aérienne américaine début janvier à Bagdad, Washington a accusé l’Iran la semaine dernière d’être impliqué dans une attaque près de son ambassade en Irak.

 

Par deux fois au bord de la guerre

Nous avons envoyé des messages au gouvernement des États-Unis et à nos amis dans la région avertissant que le régime américain actuel ne se lance pas dans une nouvelle aventure dans les derniers jours de sa présence à la Maison Blanche, a déclaré M. Khatibzadeh.

 

Le porte-parole a enfin dit espérer que les personnes rationnelles à Washington seront capables de contrôler les tensions jusqu’au 20 janvier, date de la prise de fonction du président américain élu Joe Biden.

L’Iran et les États-Unis se sont trouvés au bord de la guerre par deux fois depuis juin 2019 – notamment après l’élimination de Soleimani – sur fond de tensions dans le Golfe et autour de l’accord international de Vienne sur le nucléaire iranien (2015) dénoncé unilatéralement par M. Trump et dont il s’est retiré en 2018.

https://www.ouest-france.fr/monde/iran/l-iran-met-en-garde-contre-le-franchissement-de-ses-lignes-rouges-dans-le-golfe-7102246

 

 

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