VERS UNE "SURPRISE D'OCTOBRE" DE L'IRAN POUR ACHEVER LE FASCISTE PRESIDENT US TRUMP?

L'Iran va-t-il achever la présidence Trump par une "très belle surprise"?

 
 

La surprise d'octobre de l'Iran pour les USA? (Photo d'illustration)

La semaine dernière, alors même que Donald Trump faisait son cirque à l’hôpital qui, dit-on, le soignait de ses syndromes dus à la Covid-19, le député Chris Murphy, une des figures les plus anti iranienne du clan Biden, s'inquiétait de la vacance du pouvoir non pas parce que le peuple américain, pris entre l'épidémie et les incendies de forêt, est abandonné à son sort et que des millions d'Américains ne mangent plus à leur faim, et tout ceci à la lumière d'une guerre civile voire un possible coup d'État qui se pointe à l'horizon mais bien à cause de l'Iran : « Selon des rapports, les Iraniens n'en ont pas fini avec l’assassinat du général Soleimani et sont déterminés à venger son assassinat ».

« L'attaque contre Aïn al-Asad, disent-ils, n'a été qu'une toute petite riposte préliminaire. En Irak, les frappes contre les troupes américaines se sont multipliées et en dépit d'une trêve provisoire avec les "pro Iraniens", un retour à la case départ est possible. Idem en Syrie où nos forces à al-Tanf et à Deir ez-Zor, près des frontières iraniennes sont exposées... Une frappe au missile, des liquidations ciblées? Personne ne sait comment les Iraniens vengeront. Tout ce qu'on sait c'est qu'aujourd'hui, l'Iran est plus fort presque dans tous les domaines qu'il y a 40 ans à l'inverse des États-Unis qui eux, sont bien plus faibles. Trump tente de présenter la normalisation Israël-Émirats-Bahreïn comme un acquis, comme si cela saurait contribuer d'une façon ou d'une autre à une restriction de l'action iranienne. Mais on n'est pas dupe : Israël est moins sûr depuis que Trump a déclaré la guerre à l'Iran... »

Et le député d'ajouter : « Quand le président Trump menace Téhéran d'une "réponse 1000 fois plus forte" en cas de riposte iranienne, ou quand en plein meeting électoral, il se met soudain à insulter l'Iran puis à l'appeler au dialogue, tout le monde comprend à quel point les Iraniens le font souffrir... La réalité est qu'il a perdu son pari de pouvoir contraindre l'Iran à renégocier un accord nucléaire qu'il a quitté à l'instigation de Tel-Aviv ». Mais la surprise d'octobre, ne seraient-ils pas plutôt les Iraniens qui la feront aux USA?

Vendredi 16 octobre, le numéro 2 de la Force Qods, le général Mohammad Hedjazi est revenu brièvement sur cette prise de position qui pourrait ne pas être sans lien avec le chaos total qui règne aux USA, et qui les rend si vulnérables dans le cadre d'un scénario de riposte, pour dire que les États-Unis se trouvaient sur la pente du déclin à l'intérieur aussi bien qu’extérieur :

« Tout fait désormais des États-Unis une proie facile : sur le plan interne le déclin s'accélère tout comme sur le plan externe. Aux États-Unis, les Afro-américains sont 13 fois plus exposés aux tentatives de meurtre des policiers blancs, et cette discrimination raciale institutionnalisée handicape un pays dont l'armée est en grande partie composée de minorités qui faute de mieux, se font engager sous le drapeau. Chaque jour, 22 militaires et vétérans de guerre se donnent la mort quand ils ne se laissent pas mourir par l'abus d'alcool ou la toxicomanie. L'Amérique est un pays qui compte 400 000 criminels, répartis en 33 000 bandes. Et à l’international, c'est encore pire: les États-Unis sont plus isolés que jamais au point que même des alliés tendent à se démarquer des Américains. Tout ceci a poussé le candidat démocrate à passer aux aveux et à reconnaître que les USA sont sur la pente du déclin. La fin s'approche pour les États-Unis. » 

Plus loin dans ses propos, le commandant adjoint de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique qu'Israël craint pour "avoir servi de très longues années au Liban et en Syrie", a ajouté  : « Trump prétend que les États-Unis sont devenus un pays plus sûr depuis qu'il a donné l'ordre d'assassiner le général Soleimani mais alors pourquoi vos soldats tremblent-ils de peur même quand ils sont retranchés dans leurs bases? Pourquoi se mettent-ils à l'abri à l'annonce du moindre exercice militaire iranien? Et surtout pourquoi vous ne cessez de nous envoyer des messages pour demander un temps de répit ?... Désillusionnez-vous: vos crimes ne vous apporteront pas de sécurité. Vous devrez vous tenir prêts pour en payer le prix. La Résistance a depuis toujours existé et elle se perpétuera. Et c'est elle qui vous a vaincu et qui vous vaincra. » 

Le commandant en chef adjoint du CGRI, le général Hejazi (Archives)

Et le général Hejazi ne croit pas si bien dire : un ancien ministre du régime israélien a reconnu ce vendredi que "les calculs de Donald Trump et de Benjamin Netanyahu se sont avérés nettement faux" et que le temps de retour de la manivelle serait arrivé : « Le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire n’a pas entraîné la capitulation de l’Iran », a estimé sur Arabi 21, Yossi Beilin, ancien ministre sioniste de la Justice. 

« Les États-Unis se sont retirés de l’accord nucléaire, à l'instigation de Netanyahu mais ils ont eu tout faux, le retour des sanctions n’ayant pas été à même de pousser Téhéran à céder et à s’asseoir à la table des négociations. Pire, en Syrie et au Liban, ce retrait a fait de l'Iran le voisin immédiat d’Israël avec tout ce que cela comporte comme danger. On connaît l'énorme potentiel balistique du Hezbollah, ses capacités désormais acquises de guerre classique et tout ceci ne sera entamé avec la crise financière qui secoue le Liban. Idem pour Gaza dont la politique US et surtout le chapitre de la normalisation avec les Émirats et Bahreïn ont poussé dans les bras du Hezbollah et de l'Iran. Les pro-Netanyahu ne cessent de dire que le traité d'Abraham signé avec les Émirats et Bahreïn et qui a ouvert à Israël le ciel saoudien est un acquis car il délimite une carte nouvelle délimitée qui renforce la portée militaire, sous-marine, navale et aérienne d’Israël vers l’Iran. Mais est-on sûr des capacités de projection israéliennes? Une avalanche de roquettes tirées depuis Gaza ou de missiles du Hezbollah suffit pour nous paralyser. La surprise d'octobre tant promise par Trump, ce serait peut-être l'Iran qui la fera en premier. Et cette surprise pourrait faire perdre à Trump la confiance du lobby pro israélien. »

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/17/636565/Iran-Etats-Unis-Mohammad-Hedjazi-Trump-Biden-declin-
 
 

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