LA SURVIE D’ « ISRAËL » MISE A PRIX : LA LEVEE TOTALE DES SANCTIONS OU SA DISPARITION DE LA CARTE

"Tête" d'Israël mise à prix : disparition d'Israël de la carte ou levée totale des sanctions

Wednesday, 02 December 2020 12:58 PM  [ Last Update: Wednesday, 02 December 2020 1:08 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des centrifugeuses de l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz dans le centre de l'Iran, le 5 novembre 2019. ©AP

En réaction à l'attentat terroriste du 27 novembre où Israël en misant sur les informations totalement irréalistes a cru pouvoir tuer l'un des plus brillants physiciens nucléaires iraniens sans en avoir à en payer le prix, puisque "l'Iran ne ripostera pas pour ne pas bousiller les chances d'un accord avec Biden", le Parlement iranien a approuvé à l'unanimité, dimanche, un projet de loi qui engage l'Organisation de l'énergie atomique iranienne à augmenter le taux de l'enrichissement de réacteur de Fordo de 4.5 % à 20 %, soit un taux largement suffisant pour créer une bombe atomique. Le projet de loi en double urgente, intime l'ordre au gouvernement d'en stocker 120 kilogrammes. 

Puis d'en produire de l'uranium enrichi à raison de 500 kilogrammes par mois. Pire, si le camp d'en face ne décide d'une levée pure et simple de toutes les sanctions imposée à l'Iran, soit plus de 5417 cas différetbt infligés aux personnes, aux sociétés et aux secteurs entiers du pays y compris des sanctions droit de l'hommiste, l'Etat devra sous un délai de deux mois, réactiver tous les réacteurs à eaux lourde et des unités d'enrichissement . Ceci n'est que le volet diplomatique de la riposte iranienne à l'assassinant éhonté d'un savant iranien commis sur le sol iranien. Le projet de loi a été voté avec 232 voix favorables sur 246. 

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Les dispositions générales du projet de loi ont été approuvées lors dune réunion plénière du Parlement. Et puis les législateurs ont convenu de transformer une motion stratégique urgente en une motion de double urgence. Viendront donc dans la foulée de ce projet de loi, reprise de l'enrichissement d'uranium à 20%, augmentation des centrifugeuses IR6 et IR8, limitation des inspections de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), arrêt de la mise en œuvre volontaire du protocole additionnel au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), transformation du réacteur d'Arak à eau lourde identique à sa conception originale qui a fait l'objet d'une refonte sous l'accord nucléaire.

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Pour le rappel, en octobre 2015, le Leader de la RII, Seyyed Ali Khamenei, a adressé une lettre au président Hassan Rohani, appelant le gouvernement à élaborer un plan pour que l’industrie nucléaire du pays atteigne une capacité annuelle d’enrichissement d’uranium de 190 000 UTS (unités de travail de séparation) en 15 ans. Pour ce faire, l'Iran devra fabriquer, installer et exploiter près de 240 000 centrifugeuses IR-1 supplémentaires, en fonction de leur production historique. Ou bien, l'Iran devrait perfectionner, fabriquer et déployer en mode production un nombre moindre de centrifugeuses plus puissantes.

Les législateurs avaient donné le feu vert à la motion stratégique urgente début novembre. Pourtant, le plan est devenu une double urgence après l'assassinat du vice ministre de la Défense chargé de la technologie et des innovation à Absard, non loin de Téhéran alors qu'il circulait à bord de sa voiture. 

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Le "Soleimani" du nucléaire iranien a été assassiné..... Et les indices concluent à la culpabilité d' "Israël".

En vertu du projet de loi, l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA ) doit commencer dans les deux mois après l'approbation du projet de loi actuel à produire au moins 120 kg d'uranium enrichi à 20% par an sur le site nucléaire de Fordo et à le stocker à l'intérieur du pays, augmenter la capacité d'enrichissement et la production d'uranium enrichi à au moins 500 kg par mois, démarrer l'installation de centrifugeuses, l'injection de gaz, l'enrichissement et le stockage des matériaux jusqu'à des niveaux de pureté appropriés dans les 3 mois, via au moins 1 000 centrifugeuses IR-2m dans l'installation de Shahid Ahmadi Roshan à Natanz, transférer toutes les opérations d'enrichissement, de recherche et de développement de centrifugeuses IR-6 sur le site nucléaire de Shahid Ali Mohammadi à Fordo, démarrer l'opération d'enrichissement via au moins 164 centrifugeuses et l'étendre à 1 000 d'ici la fin du 20 mars 2021 (fin de l'année solaire iranienne) et ramener le réacteur à eau lourde de 40 mégawatts Arak à son état pré-PGAC en ravivant le cœur dans les 4 mois à compter de la date d’adoption de cette loi.

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Le gouvernement est également tenu à suspendre l'accès réglementaire basé sur l'accord nucléaire au-delà du protocole additionnel dans les deux mois suivant l'adoption de cette loi basée sur les articles 36 et 37 de l'accord nucléaire. Surtout que l'opinion iranienne soupçonne les inspecteurs de l'Agence d'être des taupes au service de l'axe US/Israël, taupes qui ne cessent de faire fuiter les informations classifiées liés au programme nucléaire iranien aux terroristes américains et israéliens. 

Dans quelle mesure est-il techniquement possible de prendre ces mesures juridiques pour développer le programme nucléaire iranien en si peu de temps ?

Hanizadeh, expert principal en sécurité du Centre national pour la sécurité nationale et la défense de la République islamique d'Iran, a tenté d’en trouver une réponse : « Compte tenu des événements qui se sont déroulées ces derniers jours, il est très probable que ce projet de loi marque la fin du PGAC en Iran car c’est la deuxième fois que les Américains via Israël mettent à l’épreuve la patience iranienne, seulement neuf mois après l’assassinat abject du général de corps de l’armée iranienne Qassem Soleimani.

Lire plus : Les USA ne sont pas en droit de poser des conditions à l’Iran

Certes, il est probable que l’équipe de Trump orchestre des plans pour empêcher tout compromis entre l’Iran et l’administration Biden. Mais l'enjeu n'est plus làµ. Après ce double assassinat visant pour le premier le symbole du rôle régional de l'Iran et de sa puissance armée et pour le second son élan scientifique, le compromis avec les USA  en particulier et l'Occident en général n'a plus aucun sens. Les Iraniens veulent ce que le Leader a dit, être forts et dissuasif. Au fait ce projet de loi qui a toutes les chances de remporter, alors que l'Iran s'apprête à "punir Israël" ne pourrait s'arrêter que si l'Occident s’attelle à briser l'édifice des sanctions. Dans le cas contraire, ce sera le retrait de l'Iran du PGAC, et tout ce que cela aura comme conséquence. L'assassinat de Fakhrizadeh a été l'erreur "suicidaire" qu'a commis Tel-Aviv et qui pourrait paradoxalement servir les intérêts de Téhéran. Une frappe massive contre Israël reviendrait à en sonner le glas, l'Iran pourrait mettre à prix la tête d'Israel en échange d'une riposte qui éviterait au moins la disparition de l'entité sioniste de la carte !  »

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/02/639831/Iran-nucleaire-l%E2%80%99Iran-fait-table-rase-

 

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