ITALIE

MANLIO DINUCCI : A GHEDI ON PREPARE LA NOUVELLE BASE POUR LES F-35

À Ghedi on prépare la nouvelle base pour les F-35

L’Art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 06 octobre 2020

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Analyses: 

Dans l’aéroport militaire de Ghedi (Brescia) sont en train de commencer les travaux pour réaliser la principale base opérationnelle des chasseurs F-35A  de l’Aéronautique italienne armés de bombes nucléaires. La Matarrese Spa de Bari, qui a obtenu l’adjudication avec une offre de 91 millions d’euros, construira un grand hangar pour la maintenance des chasseurs (plus de 6 000m2) et un petit immeuble qui accueillera le commandement et les simulateurs de vol, doté d’un parfait isolement thermo-accoustique “dans le but d’éviter des révélations de conversations”.

Deux lignes de vol seront réalisées, chacune avec 15 petits hangars à l’intérieur desquels se trouveront les chasseurs prêts au décollage. Ceci confirme ce que nous avions publié il y a trois ans (il manifesto, 28 novembre 2017), à savoir que le projet (lancé par Roberta Pinotti, alors ministre de la Défense) prévoyait le déploiement d’au moins 30 chasseurs F-35A. 

L’aire où seront basés les F-35, clôturée et surveillée, sera séparée du reste de l’aéroport et top secret. La raison en est claire : à côté des nouveaux chasseurs seront basées à Ghedi, dans un dépôt secret qui n’apparaît pas dans l’adjudication, les nouvelles bombes étasuniennes B61-12.

De même que les actuelles B-61 dont sont armés les Tornado PA-200 du 6ème Stormo, les B61-12 seront contrôlées par l’unité spéciale étasunienne (704th Munitions Support Squadron de l’U.S. Air Force), “responsable de la réception, stockage et maintenance des armes de la réserve de guerre USA destinées au 6ème Stormo OTAN de l’Aéronautique italienne”. Cette même unité de l’Aéronautique USA a le devoir de “soutenir directement la mission d’attaque” du 6ème  Stormo.

Des pilotes italiens sont déjà entraînés, dans les bases aériennes de Luke en Arizona et Eglin en Floride, à l’utilisation des F-35A  y compris pour des missions d’attaque nucléaire sous commandement USA. 

Des chasseurs du même type, armés ou en tous cas armables avec les B61-12, sont déployés dans la base d’Amendola (Foggia), où ils ont déjà dépassé les 5 000 heures de vol. En plus de ceux-ci, il y aura les F-35 de l’U.S. Air Force déployés à Aviano avec les B61-12.

Le nouveau chasseur F-35A et la nouvelle bombe nucléaire B61-12 constituent un système d’arme intégré : l’utilisation de l’avion comporte l’usage de la bombe. Le ministre de la Défense Guerini (Pd) a confirmé que l’Italie maintient son engagement à acheter 90 chasseurs F-35, dont 60 de modèle A à capacité nucléaire.

La participation au programme du F-35, en tant que partenaire de second niveau, renforce l’ancrage de l’Italie aux États-Unis. L’industrie guerrière italienne, chapeautée par la société Leonardo qui gère le site des F-35 à Cameri (Novara), se trouve de plus en plus intégrée dans le gigantesque complexe militaro-industriel USA chapeauté par la société Lockheed Martin, la plus grande industrie guerrière du monde, constructrice du F-35.

En même temps l’Italie -État non-nucléaire adhérent au Traité de non-prolifération qui lui interdit d’avoir des armes nucléaires sur son territoire- joue la toujours plus périlleuse fonction de base avancée de la stratégie nucléaire USA/OTAN contre la Russie et d’autres pays.

Sachant que chaque avion peut transporter en soute deux B61-12, rien que les 30 F-35 A de Ghedi auront une capacité d’au moins 60 bombes nucléaires. Selon la Fédération des scientifiques américains, la nouvelle bombe “tactique” B61-12 pour les F-35, que les USA déploieront en Italie et autres pays européens à partir de 2022, étant plus précise et en position rapprochée des objectifs, “aura la même capacité militaire que les bombes stratégiques déployées aux États-Unis”.

Il y a enfin la question, non encore définie, des coûts. Le Service de recherche du Congrès des États-Unis, en mai 2020, estime le prix moyen d’un F-35 à 108 millions de dollars, en précisant cependant que “c’est le prix de l’avion sans moteur”, dont le coût est d’environ 22 millions. Une fois acheté, même à un prix moindre comme le promet pour l‘avenir Lockheed Martin, commence pour le F-35 la dépense pour sa mise à jour continue, pour la formation des équipages et pour son utilisation. Une heure de vol d’un F-35 -documente l’U.S. Air Force- coûte plus de 42 000 dollars. Cela signifie que rien que les 5 000 heures de vol effectuées par les F-35 d’Amendola ont coûté à nos caisses publiques 180 millions d’euros.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

A Ghedi si prepara la nuova base per gli F-35 nucleari

Édition de mardi 7 octobre 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/a-ghedi-si-prepara-la-nuova-base-per-gli-f-35-nucleari/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

https://www.mondialisation.ca/a-ghedi-on-prepare-la-nouvelle-base-pour-les-f-35/5649889


La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2020

https://www.mondialisation.ca/a-ghedi-on-prepare-la-nouvelle-base-pour-les-f-35/5649889

 

MANLIO DINUCCI : POURQUOI L'ITALIE DÉPLOIE SES CHASSEURS BOMBARDIERS EN LITUANIE

L’art de la guerre

 

Pourquoi l’Italie déploie ses chasseurs bombardiers en Lituanie

 

Manlio Dinucci

 

On estime que le trafic aérien civil en Europe chutera cette année de 60% par rapport à 2019, à cause des restrictions pour le Covid-19, mettant en péril plus de 7 millions d’emplois. En compensation le trafic aérien militaire s’accroit. Vendredi 28 août, six bombardiers stratégiques B-52 de l’US Air Force ont survolé en une seule journée tous les 30 pays de l’OTAN en Amérique du Nord et Europe, flanqués dans les divers segments par 80 chasseurs bombardiers des pays alliés. Cette grande manoeuvre appelée “Ciel Allié” -a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg- prouve ”le puissant engagement des États-Unis envers les Alliés et confirme que nous sommes en mesure de décourager agression”. 

 

   Évidente l’allusion à l’”agression russe” en Europe. Les B-52, transférés le 22 août de la base aérienne Minot au Nord Dakota à celle de Fairford en Grande-Bretagne, ne sont pas de vieux avions de la Guerre froide utilisés désormais seulement pour les parades. Continuellement mis à jour, ils ont conservé leur rôle de bombardiers stratégiques à longue portée. Ils sont maintenant ultérieurement potentialisés. L’US Air Force, avec une dépense de 20 milliards de dollars, dotera sous peu 76 B-52 de nouveaux moteurs, qui permettront aux bombardiers de voler pendant 8.000 Km sans approvisionnement en vol, en transportant chacun 35 tonnes de bombes et missiles à tête conventionnelle ou nucléaire.


  L’US Air Force, en avril dernier, a confié à la société Raytheon Co. la construction d’un nouveau missile de croisière à longue portée, armé de tête nucléaire, pour les bombardiers B-52. Avec ces bombardiers et d’autres, tous stratégiques d’attaque nucléaire, y compris les B-52 Spirit, l’US Air Force a effectué sur l’Europe depuis 2018 plus de 200 sorties, surtout sur la Baltique et la Mer Noire au bord de l’espace aérien russe. À ces exercices participent les pays européens de l’OTAN, en particulier l’Italie. 

 

   Quand le 28 août un B-52 a survolé notre pays, il avait à ses côtés des chasseurs italiens pour simuler une mission conjointe d’attaque. Immédiatement après des chasseurs bombardiers Eurofighter Typhoon de l’Aéronautique italienne sont partis pour se ranger dans la base de Siauliai en Lituanie, accompagnés d’une centaine de militaires spécialisés. À partir du 1er septembre ils y resteront pendant 8 mois, jusqu’en avril 2021, pour “défendre “ l’espace aérien de la Baltique. C’est la quatrième mission OTAN de “police aérienne” effectuée dans la Baltique par notre Aéronautique. Les chasseurs italiens sont prêts 24 heures sur 24 au scramble, décollement sur alarme pour intercepter des avions “inconnus”, qui sont toujours des avions russes volant entre quelque aéroport intérieur et l’enclave russe de Kaliningrad à travers l’espace aérien international sur la Baltique. 

 

   La base lituanienne de Siauliai, où ils sont basés, a été potentialisée par les États-Unis, qui en ont triplé la capacité en y investissant 24 millions d’euros. La raison en est claire : la base aérienne est distante d’à peine 220 Km de Kaliningrad et de 600 de Saint Petersburg, distance qu’un chasseur comme l’Eurofighter Typhoon parcourt en quelques minutes. 

 

  Pourquoi l’OTAN déploie-t-elle au bord de la Russie ces avions à double capacité conventionnelle et nucléaire ? Certainement pas pour défendre les pays baltes d’une attaque russe qui, si elle advenait, signifierait le début de la guerre mondiale thermonucléaire. 

 

   La même chose arriverait si les avions OTAN attaquaient depuis la Baltique les villes russes limitrophes. La véritable raison de ce déploiement est d’accroître la tension, en fabriquant l’image d’un dangereux ennemi, la Russie, se préparant à attaquer l’Europe.


  C’est la stratégie de la tension mise en oeuvre par Washington, avec la complicité des gouvernements et des parlements européens et de l’Union européenne même. Cette stratégie comporte une augmentation croissante de la dépense militaire au détriment de la dépense sociale. 

 

   Exemple : le coût d’une heure de vol d’un chasseur Eurofighter a été calculé, par l’Aéronautique même, à 66.000 euros (amortissement de l’avion compris). Somme, en argent public, supérieure à deux salaires moyens annuels bruts. Chaque fois qu’un Eurofighter décolle pour “défendre” l’espace aérien de la Baltique, il brûle en une heure, en Italie, deux emplois.

 

Édition de mardi 1er septembre 2020 d’il manifesto 

https://ilmanifesto.it/perche-litalia-schiera-i-suoi-caccia-in-lituania/ 

Traduit de l’italien par M-A P.


 

LE PARLEMENT ITALIEN "SOUDE" SUR LES MISSIONS NEO-COLONIALES

Parlement “soudé” sur les missions néo-coloniales

L’Art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 21 juillet 2020

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Le ministre italien de la Défense Lorenzo Guerini (Pd) a exprimé sa grande satisfaction pour le vote “soudé” du parlement sur les missions internationales. À part quelque dissension sur le soutien à la Garde nationale de Tripoli, majorité et opposition ont approuvé de façon compacte, sans aucune voix contre et peu d’abstentions, 40 missions militaires italiennes en Europe, Afrique, Moyen-Orient et Asie.

Ont été prorogées les principales “missions de paix” en cours depuis des décennies dans le sillage des guerres USA/OTAN (auxquelles a participé l’Italie) dans les Balkans, en Afghanistan et en Libye, et dans celle d’Israël au Liban faisant partie de la même stratégie. À ces guerres se sont ajoutées quelques nouvelles : l’Opération militaire de l’Union européenne en Méditerranée, formellement pour “prévenir le trafic d’armes en Libye” ; la Mission de l’Union européenne d’”appui à l’appareil de sécurité en Irak” ; la Mission OTAN de potentialisation du soutien à des pays situés sur le Flanc Sud de l’Alliance. 

L’engagement militaire italien en Afrique subsaharienne est en forte croissance. Des forces spéciales italiennes participent à la Task Force Takuba, déployée au Mali sous commandement français. Elle opère aussi au Niger, Tchad et Burkina Faso, dans le cadre de l’opération Barkhane où sont engagés 4.500 militaires français, avec blindés et bombardiers, officiellement seulement contre les milices djihadistes. 

Au Mali l’Italie participe aussi à la Mission de l’Union européenne Eutm, qui fournit entraînement militaire et “conseil” aux forces armées de ce pays et de quelques autres limitrophes. 

Au Niger l’Italie a sa propre mission bilatérale de support aux forces armées et, en même temps, participe à la mission de l’Union européenne Eucap Sahel Niger, dans une aire géographique qui comprend aussi Nigéria, Mali, Mauritanie, Tchad, Burkina Faso et Bénin. 

Le Parlement italien a en outre approuvé l’emploi d’un “dispositif aéronaval national pour des activités de présence, surveillance et sécurité dans le Golfe de Guinée”. Objectif déclaré : “”surveiller dans cette aire les intérêts stratégiques nationaux (lire ceux de l’ENI), en soutien à la flotte commerciale nationale qui y transite”. 

Ce n’est pas un hasard si les aires africaines, où se concentrent les “missions de paix”, sont les plus riches en matières premières stratégiques -pétrole, gaz naturel, uranium, coltan, or, diamants, manganèse, phosphates et autres- exploitées par des multinationales étasuniennes et européennes. 

Leur oligopole est cependant maintenant mis en danger par la croissante présence économique chinoise. N’arrivant pas à la contrer seulement avec des moyens économiques, et voyant en même temps diminuer leur propre influence à l’intérieur des pays africains, les États-Unis et les puissances européennes ont recours à la vieille mais encore efficace stratégie coloniale : garantir ses propres intérêts  économiques avec des moyens militaires, y compris de soutien aux élites locales qui fondent leur pouvoir sur les forces armées.

La lutte contre les milices djihadistes, motivation officielle d’opérations comme celle de la Task Force Takuba, est l’écran de fumée derrière lequel se cachent les véritables buts stratégiques. Le Gouvernement italien déclare que les missions internationales servent à “garantir la paix et la sécurité de ces zones, pour la protection et la tutelle des populations”. En réalité les interventions militaires exposent les populations à des risques ultérieurs et, en renforçant les mécanismes d’exploitation, aggravent leur appauvrissement avec une augmentation consécutive des flux migratoires vers l’Europe.

Pour garder des milliers de soldats et de véhicules engagés dans les missions militaires, l’Italie dépense directement en une année plus d’un milliard d’euros, fournis (avec de l’argent public) non seulement par le ministère de la Défense, mais aussi par ceux de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, et par la Présidence du Conseil.

Mais cette somme n’est que la pointe de l’iceberg de la croissante dépense militaire (plus de 25 milliards annuels), due à l’ajustement de l’ensemble des forces armées à cette stratégie. Approuvée par le Parlement avec un consensus bi-partisan unanime.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Parlamento «coeso» sulle missioni neocoloniali

Édition de mardi 21 juillet 2020 d’il manifesto  

https://ilmanifesto.it/parlamento-coeso-sulle-missioni-neocoloniali/

Traduit par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2020

https://www.mondialisation.ca/parlement-soude-sur-les-missions-neo-coloniales/5647571


 

MANLIO DINUCCI : SOUS LE DRAPEAU TRICOLORE QUI FLOTTE A CAMP DAVID

L’Art de la guerre 

 

Sous le drapeau tricolore qui flotte à Camp Darby

 

Manlio Dinucci

 

Tandis que de nombreuses activités bloquées par le confinement ont du mal à repartir après le relâchement des restrictions, il en est une qui, ne s’étant jamais arrêtée, est actuellement en train de s’accélérer : celle de Camp Darby, le plus grand arsenal USA dans le monde en dehors de la mère patrie, situé entre Pise et Livourne. La coupe d’environ 1.000 arbres dans l’aire naturelle “protégée “ du Parc Régional de San Rossore étant terminée, a commencé la construction d’un tronçon ferroviaire qui reliera la ligne Pise-Livourne à un nouveau terminal de chargement et déchargement, traversant le Canal des Navicelli sur un nouveau pont tournant métallique. 

 

  Le terminal, d’une hauteur d’une vingtaine de mètres, comprendra quatre quais pouvant accueillir chacun neuf wagons. Au moyen de chariots élévateurs de containers, les armes en arrivage seront transférées des wagons à de grands poids-lourds et celles en partance des poids-lourds aux wagons. Le terminal permettra le transit de deux convois ferroviaires par jour qui, en transportant des charges explosives, relieront la base au port de Livourne à travers des zones densément peuplées. Avec l’augmentation du mouvement d’armes, devient insuffisante la liaison par canal et par route de Camp Darby avec le port de Livourne et l’aéroport de Pise. Dans les 125 bunkers de la base, continuellement approvisionnés par les États-Unis, sont stockés (selon des estimations approximatives) plus d’un million de projectiles d’artillerie, bombes pour avions et missiles, auxquels s’ajoutent des milliers de chars d’assaut, véhicules et autres matériaux militaires.


  Depuis 2017 de nouveaux grands navires, pouvant transporter chacun plus de 6.000 véhicules et cargaisons sur roues, font escale chaque mois à Livourne, chargeant et déchargeant des armes qui seront transportées dans les ports d’Aqaba en Jordanie, Djeddah en Arabie Saoudite et autres escales moyen-orientales pour être utilisées à l’étranger par les forces étasuniennes, saoudiennes et autres dans les guerres en Syrie, Irak et Yémen. Au moment même où est en cours la potentialisation de Camp Derby, le plus grand arsenal à l’étranger, un journal toscan en ligne titre : “Il était une fois Camp Darby”, en expliquant que “la base a été redimensionnée, à cause des coupes dans le budget de la Défense décidées par les gouvernements USA”. Et le quotidien Il Tirreno annonce : “À Camp Darby flotte seulement le drapeau tricolore : le drapeau USA est amené après presque 70 ans”. Le Pentagone est-il en train de fermer la base, rendant à l’Italie le territoire sur lequel elle a été créée ? Pas du tout. 

 

  L’US Army a concédé au Ministère italien de la Défense une toute petite portion de la base (34 hectares, environ 3% de toute la zone de 1.000 hectares), auparavant zone de détente, pour qu’y soit transféré le Commandement des forces spéciales de l’armée italienne (Comfose), initialement accueilli dans la caserne Gamerra de Pise, siège du Centre d’entraînement de parachutisme (il manifesto, 5 mars 2019). Le transfert a eu lieu silencieusement pendant le confinement et maintenant le Comfose annonce que son quartier général est situé dans le “nouveau domaine militaire”, de fait annexé à Camp Darby, base où se déroulent depuis longtemps des entraînements conjoints de militaires étasuniens et italiens. 

 

  Le transfert du Comfose dans une aire annexée à Camp Darby, formellement sous bannière italienne, permet d’intégrer en fait les forces spéciales italiennes à celles étasuniennes, en les employant dans des opérations secrètes sous commandement USA. Le tout sous la chape du secret militaire. En visite au nouveau quartier général du Comfose, le ministre de la Défense Lorenzo Guerini l’a défini comme “centre névralgique” non seulement des Forces spéciales mais aussi des “Unités Psyops de l’Armée”. 

  La tâche de ces unités est de “créer le consensus de la population locale à l’égard des contingents militaires employés dans des missions de paix l’étranger”, c’est-à-dire de la convaincre que les envahisseurs sont des missionnaires de paix.  Enfin le ministre Guerini a qualifié le nouveau quartier général de modèle du projet “Casernes Vertes”. 

 

  Un modèle de “bien-être et écodurabilité”, qui repose sur un million de têtes explosives. 

 

Édition de mardi 14 juillet 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/sotto-il-tricolore-che-sventola-a-camp-darby/ 


 

MANLIO DINUCCI : "L'OTAN A LA BARRE DE LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE ITALIENNE"

L’Art de la guerre

 

L’OTAN à la barre de la politique étrangère italienne

 

Manlio Dinucci

 

Les ministres de la Défense de l’OTAN (pour l’Italie Lorenzo Guerini, Pd)) réunis en vidéoconférence les 17/18 juin, ont pris une série de “décisions pour renforcer la dissuasion de l’Alliance”. Mais personne en Italie n’en parle, ni dans les médias (réseaux sociaux compris) ni dans le monde politique, où sur tout cela règne un silence multi-partisan.

  Pourtant ces décisions, dictées fondamentalement par Washington et souscrites pour l’Italie par le ministre Guerini, tracent les lignes conductrices non seulement de notre politique militaire, mais aussi de notre politique étrangère. Avant tout -annonce le secrétaire général Jens Stoltenberg- “l’OTAN est en train de se préparer à une possible seconde vague du Covid-19”, contre lequel elle a déjà mobilisé en Europe plus d’un demi million de soldats.
   Stoltenberg ne clarifie pas comment l’OTAN peut prévoir une possible seconde pandémie du virus avec un nouveau confinement. Mais il est clair sur un point : cela “ne signifie pas que d’autres défis aient disparu”. Le plus grand -soulignent les ministres de la Défense- provient du “comportement déstabilisant et dangereux de la Russie”, en particulier de son “irresponsable réthorique nucléaire, visant à intimider et menacer les Alliés OTAN”. Ce faisant ils renversent la réalité, effaçant le fait que c’est l’OTAN, la Guerre froide finie, qui s’est étendue au bord de la Russie avec ses forces et ses bases nucléaires, surtout étasuniennes. On a méthodiquement opéré, sous la régie de Washington, une stratégie visant à créer en Europe des tensions croissantes avec la Russie.

   Pour décider de nouvelles mesures militaires contre la Russie les ministres de la Défense se sont réunis dans le Groupe de planification nucléaire, présidé par les États-Unis. On ne sait pas quelles décisions en matière nucléaire a souscrites le ministre Guerini pour le compte de l’Italie. Mais il est clair qu’en participant au Groupe et en hébergeant des armes nucléaires USA (utilisables aussi par notre aéronautique) l’Italie viole de Traité de non-prolifération et rejette le Traité ONU pour l’interdiction des armes nucléaires. Stoltenberg se borne à dire : “Aujourd’hui nous avons décidé de nouvelles étapes pour que la dissuasion nucléaire OTAN en Europe demeure sûre et efficiente”. Parmi ces étapes se trouve sûrement la prochaine arrivée, y compris en Italie, des nouvelles bombes nucléaires USA B61-12.
  L’autre “défi” croissant, dont ont parlé les ministres de la Défense, est celui concernant la Chine, qui pour la première fois est “au sommet de l’agenda de l’OTAN”. La Chine est le partenaire commercial de nombreux alliés, mais en même temps “elle investit lourdement dans de nouveaux systèmes de missiles qui peuvent atteindre tous les pays OTAN”, explique Stoltenberg. L’OTAN commence ainsi à présenter la Chine comme militairement menaçante. Simultanément elle présente comme dangereux les investissements chinois dans les pays de l’Alliance. Sur ces prémisses les ministres de la Défense ont actualisé les lignes conductrices pour la “résilience nationale”, visant à empêcher que l’énergie, les transports et les télécommunications, notamment la 5G, ne finissent sous “propriété et contrôle étrangers” (lire “chinois”).
  Voilà les décisions souscrites par l’Italie à la réunion OTAN des ministres de la Défense. Elles aliènent notre pays à une stratégie d’hostilité croissante envers surtout la Russie et la Chine, en nous exposant à des risques de plus en plus graves et en déstabilisant le  terrain sur lequel reposent les accords économiques mêmes. 

   C’est une stratégie à long terme, comme le montre le lancement du projet “OTAN 2030”, fait par le secrétaire général Stoltenberg le 8 juin pour “renforcer l’Alliance militairement et politiquement” en incluant des pays comme l’Australie (déjà invitée à la réunion des ministres de la Défense), la Nouvelle-Zélande, le Japon et d’autres pays asiatiques, dans une fonction clairement anti-chinoise.
  Pour le projet de la Grande OTAN Mondiale 2030 a été formé un groupe de 10 conseillers, parmi lesquels Marta Dassù, ancienne conseillère de politique étrangère dans le gouvernement D’Alema avant et pendant la guerre OTAN contre la Yougoslavie, à laquelle l’Italie participa en 1999, sous commandement USA, avec ses bases et ses bombardiers.

 

Édition de mardi 23 juin 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-nato-al-timone-della-politica-estera-italiana/ 


 

ITALIE : LES MÉDECINS CUBAINS EN LOMBARDIE ONT DÉJÀ SOIGNE PLUS DE 1000 PATIENTS

 

La Havane, 16 avril, (RHC).- La brigade médicale cubaine qui prête ses services à l'hôpital de Crema, une commune de la région italienne de Lombardie, a d'ores et déjà soigné plus d'un millier de patients.

Le Dr José Enrique Ortiz, médecin généraliste membre de la brigade Henry Reeve, a annoncé la nouvelle via Internet.

«Nous sommes arrivés ici cela fait 23 jours. Depuis notre arrivée, nous avons été affectés à deux positions fondamentales : l'hôpital principal où travaille une équipe de pneumologues et de généralistes et l'hôpital de campagne, attenant à ce premier où prête ses service le reste de la brigade cubaine.

Jusqu'à présent, nous avons soigné 1020 patients. Nous sommes tous en bonne état de santé. Nous observons toutes les mesures de bio-sécurité.»

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/219961-les-medecins-cubains-en-lombardie-ont-d'ores-et-deja-soigne-plus-d'un-millier-de-patients


 

ITALIE : LA 2ème BRIGADE MÉDICALE CUBAINE ARRIVE A TURIN POUR SAUVER DES VIES

Cuba partage ce qu'elle a et donne la vie

Cuba arrive de nouveau en Italie, cette fois à Turin, dans la région du Piémont. C'est la deuxième brigade en poste dans ce pays d’Europe. La première prête déjà ses services en Lombardie, l'épicentre de la COVID-19 dans ce pays, et comme celle-ci, 38 autres Cubains – 21 médecins, 16 infirmières et un coordinateur logistique – sauveront des vies sans rien demander en retour, car la solidarité ne se marchande pas

Auteur:  | informacion@granmai.cu

Depuis son arrivée à Turin, la brigade médicale cubaine a reçu de nombreuses marques de gratitude. Photo : Heidy Villuendas

Cuba arrive de nouveau en Italie, cette fois à Turin, dans la région du Piémont. C'est la deuxième brigade dans ce pays européen. La première prête déjà en train de guérir ses services en Lombardie, l'épicentre de la COVID-19 dans ce pays, et comme celle-ci, 38 autres Cubains – 21 médecins, 16 infirmières et un coordinateur logistique – sauveront des vies sans rien demander en retour, car la solidarité ne se marchande pas.

« Nous partageons avec d'autres peuples les soins médicaux, la vie », a écrit ce lundi le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, sur son compte Twitter, à propos du geste admirable des professionnels cubains, engagés tout d’abord envers les leurs, mais sans oublier les autres, motivés par sens profond de l'humanité.

Depuis leur arrivée à Turin, la brigade, qui fait partie du Contingent international Henry Reeve, n’a pas manqué de témoignages de gratitude de la part des habitants de cette région, dans le nord du pays.

La contre-révolution et ses médias, en toute mauvaise foi, ne supportent pas autant de fraternité et n’en comprennent pas le sens. Ils cherchent à tout prix à empêcher les pays de faire appel à Cuba et, pour ce faire, ils tentent d’occulter la qualité professionnelle et l'intégrité des médecins cubains. Ils les attaquent, alors que dans le même temps s’élève la demande internationale de mettre fin au blocus, une politique que l'empire poursuit maintenant avec plus de rage. Le monde s’interroge sur la raison d’une telle haine envers la Révolution cubaine de la part du gouvernement des États-Unis.

Or, malgré la politique de l'empire, la réalité est indéniable. Cuba compte 9 médecins pour 1 000 habitants, un luxe presque exclusif, et comme si cela ne suffisait pas, au mois de juillet prochain, elle en diplômera 9 000 de plus. Elle compte 84 000 infirmières et 34 000 étudiants en sciences d’infirmerie et en technologies de la santé, une force professionnelle à la disposition de sa population.

Alors que le blocus tue des peuples, Cuba sauve des vies. Il y a désormais 20 brigades Henry Reeve (425 médecins, 722 infirmières, 50 techniciens), qui se battent pour sauver la vie de ceux qui ont été touchés par la COVID-19.

Un ami de la Révolution a donné ce lundi une réponse catégorique : « Il faut être très misérable pour défendre le régime de sanctions contre l'Île en ce moment, ou pour la critiquer face à tous les éloges que l'attitude solidaire de Cuba suscite au niveau international avec l'envoi de brigades dans différentes parties du monde, y compris dans des pays européens. »

C'est le sentiment de frustration d'un ennemi qui ne pardonne pas l'honneur d'un peuple insoumis, capable de partager le peu qu'il a avec d’autres habitants de la planète, qu’ils soient pauvres ou riches, et de défendre son indépendance avec un courage admirable, comme il l'a fait en avril 1961 sur les sables de Playa Giron.

http://fr.granma.cu/cuba/2020-04-14/cuba-partage-ce-quelle-a-et-donne-la-vie


 

CRIMÉE : L'ITALIE DÉFIE LA RUSSIE

Bio-base russe en Italie: la riposte US tombe

Mon Mar 30, 2020 5:39PM

  1. La Russie a envoyé le 22 mars 2020 le premier des neuf avions militaires qui doivent emmener au total 100 experts et médecins spécialistes des virus de l’armée en Italie pour aider à combattre la pandémie de coronavirus dans le pays européen. ©AFP

La Russie a envoyé le 22 mars 2020 le premier des neuf avions militaires qui doivent emmener au total 100 experts et médecins spécialistes des virus de l’armée en Italie pour aider à combattre la pandémie de coronavirus dans le pays européen. ©AFP

La Russie critique l’Italie pour avoir mené des actions provocatrices près de la région russe de Crimée en dépit de l’aide humanitaire russe au pays dans la lutte contre le coronavirus.

Malgré l’aide gratuite de l’armée russe à l’armée italienne pour aider l’Italie à lutter contre la propagation de la Covid-19, Rome a poursuivi ses opérations militaires provocatrices aux frontières russes, en permettant un avion de reconnaissance militaire américain décoller de l’une de ses bases militaires pour aller en mission près des frontières russes, a rapporté le site d’information russe Avia-pro.

La source russe a dit que l’avion de reconnaissance militaire Boeing P-8A Poseidon avait décollé d’une base militaire italienne et s’était immédiatement dirigé vers la région de Crimée, où, il a interféré dans les opérations de recherche et de sauvetage en cours par l’aviation et les navires de guerre russes pour trouver la carcasse d’un avion de combat Su-27 écrasé le 27 mars près de la région russe de Crimée.

De plus, un navire de guerre italien avec des missiles de croisière à bord a également été envoyé sur les côtes de Crimée. Contrairement à la bonne volonté de Moscou qui a fourni de l’aide médicale à l’Italie, le commandement de la marine italienne a décidé de ne pas interrompre une certaine opération près des frontières russes.

Lire aussi: Les drones de l’OTAN multiplient leurs vols près des frontières russes

« Alors que la Russie a fourni une aide humanitaire gratuite aux citoyens italiens souffrant de la pandémie de coronavirus, l’Italie tente de démontrer sa puissance militaire à la Russie. Évidemment, ce comportement de l’Italie ne passera pas inaperçu, d’autant plus qu’au lieu d’envoyer un navire de guerre en Crimée, l’Italie pourrait bien acheter tout l’équipement médical nécessaire avec l’argent dépensé dans le domaine militaire. Mais il semble que Rome préférerait montrer à la Russie sa puissance imaginaire », a indiqué le site proche du renseignement russe.

Selon Avia.pro, un drone d’espionnage américain a été repéré au-dessus de la mer Noire, dans la zone du crash du chasseur russe Su-27.

Crimée: un Su-27 russe abattu?

Crimée: un Su-27 russe abattu?

Un drone d’espionnage américain a été repéré au-dessus de la mer Noire, dans la zone du crash du chasseur russe Su-27.

Selon Sputnik, l’avion de chasse Su-27 appartenant aux forces aériennes russes s’est écrasé le mercredi 25 mars lors d’un vol de routine en mer Noire à une cinquantaine de kilomètres des côtes de Crimée.

Suite au crash, une mission de recherche et de sauvetage a été lancée, mais n’a toujours pas récupéré le pilote.

http://french.presstv.com/Detail/2020/03/30/621955/Crime-lItalie-dfie-la-Russie


 

ITALIE : LA TERRIBLE DÉCOUVERTE RUSSE?

E-Press du 29 mars 2020

Sun Mar 29, 2020 10:0AM

  1. Le général major Sergueï Kikot, commandant en second des forces russes de défense radiologique, chimique et biologique planifiant avec l’état-major italien le déplacement des troupes russes de la base Pratica di Mare près de Rome jusqu’à Bergame dans le nord de la péninsule italienne.©Strategika 51

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Le général major Sergueï Kikot, commandant en second des forces russes de défense radiologique, chimique et biologique planifiant avec l’état-major italien le déplacement des troupes russes de la base Pratica di Mare près de Rome jusqu’à Bergame dans le nord de la péninsule italienne.©Strategika 51

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com

Au sommaire :

1-Italie : la Russie confirme une bio-attaque en cours! Ceci est une information exclusive non encore publiée et inédite.

Les forces de défense CBRN (Chimique, biologique, radiologique et nucléaire) de la Fédération de Russie en Italie ont confirmé la thèse d’une attaque biologique qui n’est pas due au SRAS-nCov-2, mais à un autre vecteur. Le COVID-19 dont le vecteur existe est une diversion masquant l’usage d’une véritable bioarme.

Le COVID-19 n’est pas le vecteur d’une bioattaque, mais un écran de camouflage cachant l’usage d’un autre vecteur inconnu, lequel ne serait pas chimique, mais bien biologique.

Nos sources soulignent qu’il faut absolument éviter de céder à la multiplication des fausses pistes dont une grande partie émane des grands médias dits dominants dont le battement médiatique sur le COVID-19 ainsi que l’action de certains gouvernements visent plus à brouiller les pistes. Ce qu’il faut retenir selon les mêmes sources est que le SRAS était au début des années 2000 bien plus létal (~10%) que le SRAS-nCov-2 et que les mesures prises par un nombre grandissant de gouvernements visent en priorité la création d’un climat favorable à l’injection d’immenses quantités de monnaies fiat (de 2 à 8 trillions de dollars USD) pour sauver le marché financier et boursier mondial et la mainmise du dollar sur fond d’une guerre de pétrole mené via l’Arabie saoudite visant à terrasser économiquement des pays producteurs de brut comme l’Iran (cible prioritaire), le Venezuela, la Russie, la Chine, l’Algérie et le Nigeria.

Source : Strategika 51

2-Covid-19: le plan de lutte du Hezbollah

Le Hezbollah se mobilise pour confronter le coronavirus ? Quel est son plan ?

Chaque heure, le nombre de cas infectés du nouveau coronavirus de par le monde s’élève, renforçant ainsi les craintes de sa propagation et l’enregistrement de nouveaux décès. Le Liban n’est pas à l’abri de cette crise. Il est au sein d’une bataille mondiale qu’il est contraint de mener avec des modestes potentiels sanitaires et médicaux. Comment le Liban fera-t-il face à cette pandémie si le nombre de personnes infectées sur son territoire augmente ? Qu’en est-il pour le Hezbollah ? Quel est son plan pour confronter cette période difficile ?

«Pour le Hezbollah, la vitesse de la propagation de ce virus-fantôme était remarquable», affirme le membre de la commission parlementaire de la Santé, le Dr. Ali Mokdad. «Le Hezbollah connaît qu’un tel évènement ne sera pas ordinaire, vu les capacités sanitaires, médicales et hospitalières de l’Etat qui témoigne des circonstances économiques et financières exceptionnelles», souligne M. Mokdad.

Le membre du bloc parlementaire relevant du Hezbollah «Fidélité à la Résistance» a souligné que «les responsables du Hezbollah dans les secteurs et les régions libanaises se sont hâtés automatiquement, dès le premier jour de la propagation du coronavirus, à prendre certaines mesures pour sensibiliser et orienter les gens, en absence d’une décision officielle du parti».

«Cependant, suite à la propagation alarmante du virus dans le monde, notamment en Europe qui vit actuellement un cauchemar, le gouvernement libanais a décrété la mobilisation générale et la fermeture de l’aéroport et des installations terrestres et maritimes. Il est clair que les responsables s’attendent au pire et à une augmentation massive de personnes contaminées si le confinement à domicile n’a pas été respecté», ajoute le député.

«Nous œuvrons à conjuguer tous nos potentiels et nos capacités pour endiguer cette pandémie dangereuse. Au cas où la situation s’enlise et le virus se propage d’une façon terrifiante, le Hezbollah mettra ses hôpitaux (Rassoul al-Aazam et Saint Georges) ainsi que ses centres médicaux et ses personnels à la disposition de l’État et du ministère de la Santé», indique M. Mokdad.

Selon M. Mokdad, le cadre général du plan sanitaire du Hezbollah face au coronavirus a été accompli et il couvrira tout le Liban, du nord jusqu’au sud, mais l’importance sera accordée aux régions qui témoignent une grande propagation du virus et qui constituent une menace.

 «Pour le Hezbollah, la maladie et le traitement sont diagnostiqués. Nous avons besoin d’une immunité nationale avant celle corporelle et sanitaire pour vaincre le coronavirus», a conclu le député.

Source : Al-Ahed

3-Europe : plus mortelle que la Covid-19?

Coronavirus: le manque de solidarité, «danger mortel» pour l’Europe, selon Jacques Delors

Le manque de solidarité fait «courir un danger mortel à l'Union européenne», a averti samedi 28 mars l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, dans une déclaration transmise à l'AFP par l'institut à son nom qu'il a fondé.

«Le climat qui semble régner entre les chefs d'État et de gouvernement et le manque de solidarité européenne font courir un danger mortel à l'Union européenne», estime l'ancien ministre français de l'Économie, qui a présidé la Commission de 1985 à 1995.

«Le microbe est de retour», ajoute ce grand défenseur de l'Europe, qui a suivi, selon l'Institut, les derniers développements au sein de l'Union et sa réponse face à la pandémie, en particulier le Conseil européen de jeudi qui a montré les divisions entre les 27, en particulier entre pays du Nord et du Sud.

De son côté, Emmanuel Macron tente de faire bouger les lignes. Le président français en appelait à la solidarité budgétaire européenne, dans un entretien à des journaux italiens vendredi 27 au soir.

Neuf pays européens, dont la France et l’Italie, avaient appelé quelques jours plus tôt à lancer un emprunt commun à toute l’Union européenne pour faire face au coronavirus, mettant la pression sur l’Allemagne, opposée à toute mutualisation des dettes.

4-Covid-19 : ce qui différencie l'Iran..

Coronavirus: les frais médicaux couverts à 90% par le gouvernement (Rohani)

Lors de la réunion du comité national de la lutte contre le Coronavirus, le président de la République islamique d'Iran a admiré la performance, la persévérance et la solidarité du cadre de santé en Iran mobilisé contre la propagation du Covid-19.

Le président Hassan Rohani a affirmé samedi que les médecins, les infirmiers et les infrastructures sanitaires de l'Iran étaient bien préparés pour contenir un éventuel pic du coronavirus dans le pays.

Le président Rohani a précisé que les malades souffrant du Covid-19 bénéficient d'un traitement presque gratuit, car le gouvernement et les sociétés d'assurance couvrent 90% des frais médicaux de ces patients.

Selon les chiffres du ministère iranien de santé, le bilan du Coronavirus en Iran a atteint 32,332 cas diagnostiqués. 2,378 Iraniens ont malheureusement perdu la vie à cause du Coronavirus. Grâce aux sacrifices des médecins et  des infirmiers iraniens, 11,133 Iraniens sont guéris du Covid-19.

Source : Irna

http://french.presstv.com/Detail/2020/03/29/621846/La-Russie-confirme-une-bioattaque-en-cours


 

MALGRÉ DEUX SEMAINES DE CONFINEMENT, LES DONNÉES DES PERSONNES INFECTÉES NE SONT PAS BONNES

Épidémie de coronavirus en Italie

Les données des infectés en Italie ne sont «pas bonnes» malgré deux semaines de confinement

Sputnik/ Alessandro Rota

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Les données des infectés en Italie ne sont «pas bonnes» malgré deux semaines de confinement. En Lombardie, plus de 2.500 nouveaux cas d’infection recensés ce jeudi 26 mars, selon Attilio Fontana, président de l'exécutif régional.

Le nombre d'infectés par le coronavirus dans la région italienne la plus touchée, la Lombardie, a augmenté d’environ 2.500 ce jeudi 26 mars, selon Attilio Fontana, président de l'exécutif régional. Il a précisé que les chiffres n'étaient toujours «pas bons», malgré deux semaines de confinement.

«Les chiffres d’aujourd’hui ne sont pas bons, malheureusement. Il y a eu une forte hausse en comparaison avec les jours précédents», a expliqué M.Fontana aux journalistes.

Les médecins infectés

Au total, 36 médecins italiens sont décédés en raison du Covid-19, selon l'agence de presse ANSA qui se réfère à la Fédération nationale des unions de médecins (NOM). Actuellement, le nombre d'infectés parmi le personnel médical a atteint les 6.025. Selon le dernier rapport du ministère italien de la Santé, le pays compte 57.521 contaminés et déplore 7.503 décès causés par la maladie.

Détails à suivre...

https://fr.sputniknews.com/sante/202003261043399979-les-donnees-des-infectes-en-italie-ne-sont-pas-bonnes-malgre-deux-semaines-de-confinement/