LIBAN

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LE HEZBOLLAH LIBANAIS : POURQUOI L’AMÉRIQUE PERDRA?

Après Bagdad, Beyrouth exige des dérogations aux sanctions US contre l'Iran

Fri Jul 10, 2020 6:4PM

Les États-Unis pourront-ils empêcher l’acheminement de pétrole iranien vers le Liban? ©La-croix/Photo à titre d'illustration

Les États-Unis pourront-ils empêcher l’acheminement de pétrole iranien vers le Liban? ©La-croix/Photo à titre d'illustration

Lors de sa rencontre avec l’ambassadrice américaine à Beyrouth, le président du parlement libanais a passé en revue la possibilité d’une exemption aux sanctions anti-iraniennes imposées par les États-Unis.

Lors d'une récente réunion avec l'ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, le président du Parlement libanais Nabih Berri, a discuté de la possibilité d’une exemption du Liban aux sanctions américaines contre l'Iran, tout comme l’exemption obtenue par l’Irak, a rapporté LBCI, chaîne de télévision libanaise.

La source a indiqué que le gouvernement libanais ferait une demande au gouvernement américain pour examiner la question.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, accusant l’Iran de ce qu'il a appelé la fourniture d'armes au Hezbollah, a annoncé que les États-Unis allaient empêcher les ventes de pétrole brut iraniennes au Liban.

La politique des États-Unis concernant le Liban au cours de ces dernières décennies a consisté à défendre les intérêts et la sécurité du régime israélien, en s'appuyant sur cette réalité les activités américaines envers Beyrouth de ces derniers mois pourraient être évaluées de plusieurs manières.

Le pétrole iranien au Liban?

Le pétrole iranien au Liban?

Nasrallah a souligné la nécessité de lancer un combat dans les secteurs agricole et industriel au Liban afin d’atteindre l'autosuffisance pour contrer les sanctions américaines visant à mettre à genou le Liban.

Depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel gouvernement, il y a 7 mois, le Liban est frappée d'une guerre économique sans précédent avec pour principales raisons les sanctions, l'embargo et les menaces.

Le gouvernement actuel (quels que soient ses succès ou ses échecs) essaie de mettre en place des solutions alternatives, en privilégiant de « se tourner vers l'Est ».

Mais se tourner vers l'Est n'est pas du goût des Américains, cela signifie en premier lieu d'avoir la possibilité de résoudre les problèmes économiques du Liban, que Washington cherche à aggraver par la mise en œuvre de ses plans. En second lieu cela signifie que le Liban se tourne vers une reprise économique, ce qui veut dire que simultanément il y aura un renforcement de ses capacités, situation que Washington considère comme une menace pour ses projets.

De plus, c'est un grand succès pour le gouvernement puis pour le Hezbollah et ses alliés et sera salué par toutes les couches de la société libanaise.

En conséquence, l'ambassade américaine à Beyrouth n'est pas restée inactive, et Dorothy Shea, ancienne ambassadrice américaine en Israël, a eu recours à des actes de provocation. En connivance avec des éléments ou courants intérieurs, l'ambassade US a même convoqué certains responsables libanais et les a explicitement menacés, en leur indiquant qu'ils ne doivent pas soutenir les mesures économiques stratégiques décidées par le gouvernement, y compris, l'achat de pétrole iranien avec la livre libanaise, suggéré par le secrétaire général du Hezbollah libanais.

Le mécanisme anti-sanctions US du Hezbollah se précise

Le mécanisme anti-sanctions US du Hezbollah se précise

La bataille anti-US du Hezbollah se précise. Le pont est rétabli entre la Chine et le Hezbollah libanais.


Ces mesures apporteraient d'énormes sommes d'argent au Trésor public libanais et contribueraient à donner l'élan nécessaire pour mettre en place une économie plus stable. 

Comment l'Iran compte rallier le Liban au corridor anti-sanction Est-Ouest?

Comment l'Iran compte rallier le Liban au corridor anti-sanction Est-Ouest?

L’Iran est prêt à aider le Liban qui vit une période économique difficile, a-t-on appris d’al-Akhbar.

Mais serait-il possible d'interagir avec les autres nations avec un langage de menace? Évidemment, la réponse est négative et Washington est bien conscient qu'il ne pourra pas imposer ses plans au Liban. Car s'il le pouvait, il ne se serait heurté à une si forte résistance face au régime d'occupation et, qui sait, il aurait pu se réjouir éventuellement de la signature des accords dans le sens d'une normalisation entre le Liban et le régime sioniste.

Pourquoi Washington ne peut-il donc mettre en œuvre ses politiques et ses plans au Liban ? La réponse est assez simple ; les États-Unis n'ont toujours pas une bonne compréhension de la structure sociale, culturelle et nationale de la société libanaise, et leur vision du Liban est incomplète. Par conséquent, en agissant sur la base d'une vision incomplète, leurs plans pour ce pays seront voués à l'échec et le temps sera le meilleur juge.

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/10/629333/Liban-exemption-sanctions-amricaines-Iran-Nabih-Berr-Dorothy-Shea-Hezbollah-Pompeo


 

LE PÉTROLE IRANIEN AU LIBAN?

Le corridor énergétique Iran-Irak-Syrie-Liban: le Hezbollah jette les bases

Thu Jul 9, 2020 1:48PM

Le pétrolier iranien «Grace 1» a accosté l'an dernier aux côtes syriennes pour livrer 2,1 millions de barils de pétrole au pays en dépit des menaces américaines. ©AFP

Le pétrolier iranien «Grace 1» a accosté l'an dernier aux côtes syriennes pour livrer 2,1 millions de barils de pétrole au pays en dépit des menaces américaines. ©AFP

Evoquant les récentes remarques du Secrétaire général du Hezbollah libanais sur la nécessité de l’autosuffisance du pays dans les secteurs agricole et industriel, Abdel Bari Atwan a qualifiée cette initiative de voie la plus courte pour sortir de la crise libanaise.

L’éminent analyste arabe et l’éditorialiste du journal Raï al-Youm s’est penché dans son dernier article sur le discours du mardi 7 juillet de Seyyed Hassan Nasrallah qui a souligné la nécessité de lancer un combat dans les secteurs agricole et industriel au Liban afin d’atteindre l'autosuffisance pour contrer les sanctions américaines visant à mettre à genou le Liban.

Atwan a estimé que le plan abordé par le secrétaire général du Hezbollah était « le chemin le plus court vers la dignité du Liban et la sortie de la crise à laquelle le pays fait face. »

Loi César: le Liban se tourne vers l’Est

Loi César: le Liban se tourne vers l’Est

La loi César pousse le Liban vers la Chine et la Russie.

Il a ensuite fait référence à l'Égypte sous Jamal Abdel Nasser: « Les Égyptiens mangeaient seulement des produits agricoles égyptiens et consommaient les produits des usines égyptiennes. Jamal Abdel Nasser était fier de porter un costume, une chemise et des chaussures égyptiens. »

« Lorsque les nations recherchent la dignité, la souveraineté nationales et le progrès, elles trouveront sûrement un moyen d'y parvenir », a-t-il ajouté.

Atwan a souligné que le retour des Libanais à l'agriculture et à l'industrie nationale n'était pas une mauvaise chose, tout comme le pivot vers l’Est (la Chine et la Malaisie, la Russie, l'Irak, la Syrie et l'Iran), étant donné les intimidations américaines et les actions insolentes de l'ambassadrice de Washington à Beyrouth.

Il a ensuite souligné la nécessité de l’éloignement non seulement des Libanais, mais aussi de tous les pays arabes et musulmans de l’Occident: « Les Occidentaux ont détruit l'Irak, la Syrie et la Libye et soutiennent Israël. Ils ont également tué des millions d'Arabes et de Musulmans et sanctionné une grande partie de ces nations. »

« Le fait que la Chine, deuxième plus grande économie du monde, se soit dite intéressée par la coopération avec le Liban et la participation à des projets de développement pour sortir le Liban de la crise, a suscité des inquiétudes aux États-Unis », a noté Atwan tout en regrettant d’entendre certains Libanais parler de la fermeture définitive de la frontière avec la Syrie […] ou de l’interdiction des produits pétroliers iraniens.

En effet, l’intérêt du Liban n’est pas important pour ces personnes-là qui répètent les propos des autorités américaines.

USA: Nasrallah choque encore...

USA: Nasrallah choque encore...

La bataille anti-US du Hezbollah se précise. Le pont est rétabli entre la Chine et le Hezbollah libanais.

Le secrétaire d’État américain a déclaré que la vente du pétrole iranien était interdite. « Nous faisons tout notre possible pour garantir que l'Iran ne puisse pas vendre son pétrole brut à diverses parties, dont le Liban ». Mais de quoi l'Amérique a-t-elle peur?

Le secrétaire général du Hezbollah a proposé dans son discours la meilleure solution pour une sortie de crise non seulement au Liban mais aussi au sein de l’Oummah arabe et islamique, a conclu Atwan.

Lire aussi: "Un virage du Liban vers l'Est?! le Hezbollah a provoqué notre panique "(Département d'État)

 

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/09/629254/Liban-de-quoi-lAmerique-a-t-elle-peur


 

LIBAN : SIT-IN DEVANT L'AÉROPORT INTERNATIONAL DE BEYROUTH CONTRE L'INGÉRENCE US ET LA VISITE DU GENERAL McKENZIE

Liban: sit-in devant l’aéroport contre l’ingérence US et la visite du général McKenzie

Liban: sit-in devant l’aéroport contre l’ingérence US et la visite du général McKenzie

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Par AlAhed avec sites web

Des dizaines de protestataires, ont manifesté mercredi 8 juillet, près d’une entrée de l’Aéroport international de Beyrouth, afin de protester contre la visite au Liban du général américain Kenneth McKenzie, commandant du US Central Command, le commandement militaire américain en charge de la région du Moyen-Orient.

Les manifestants qui ont brandi des drapeaux du Hezbollah et du parti communiste libanais ont scandé des slogans contre les ingérences américaines au Liban ainsi qu’en faveur de la résistance.

Ils répondaient à un appel lancé sur les réseaux sociaux et partagé, notamment sur le groupe Facebook.

Selon cet appel, le commandant américain se rend au Liban dans le cadre d’une cérémonie organisée pour commémorer l’opération d’octobre 1983 qui avait coûté la vie à 241 militaires, dont 220 marines américains.

L’organisation d’une telle cérémonie n’a toutefois pas été confirmée par l’ambassade des Etats-Unis, selon le site libanais francophone OLJ.

Des portraits du président américain, Donald Trump, et de l’ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea, ont été jetés par terre et piétiné par les protestataires qui ont brulé le drapeau américain.

https://www.french.alahednews.com.lb/35825/344


 

 SAYED NASRALLAH, LEADER DU HEZBOLLAH LIBANAIS CHOQUE ENCORE LES USA, LEADER DU CAPITALISME AGONISANT

Le mécanisme anti-sanctions US du Hezbollah se précise

Wed Jul 8, 2020 7:0AM

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah. ©Al-Manar

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah. ©Al-Manar

Le discours qu'a tenu Nasrallah le mardi 6 juillet devrait faire diablement peur aux États-Unis. Pour la première fois depuis que la crise économique frappe le pays du Cèdre, le secrétaire général du Hezbollah a traité l'Amérique en un ennemi à abattre sur un terrain où cette dernière dispose ou croit disposer encore des leviers de pression, avant d'assurer que le Hezbollah sait comment mettre en échec l'Amérique et surtout le fait qu'il possède les moyens pour le faire. Le défi est de taille pour une Amérique qui dispute rageusement les oripeaux de sa grandeur d'antan en Asie de l'Ouest et qui, expulsée de la scène libanaise depuis 2006, use et abuse de tout pour se réinventer une influence au Liban lequel lui échappe définitivement. Or ce bras de fer anti-US, Nasrallah, en superbe stratège qu'il est, le conduit étape par étape, quitte à faire des plans américains des pièges à refermer sur l'Amérique elle-même.   

« Sachez que le Hezbollah  ne capitulera pas, et que votre politique de sanctions contre le Liban ne va pas l'affaiblir. Bien au contraire, cette politique va renforcer le Hezbollah, tout en affaiblissant vos alliés, qui sont eux frappés par vos sanctions. Et viendra le jour où vos alliés viendront chez nous demander de l'aide. Vous perdez donc votre temps à pousser vos alliés à changer de camp, à nous rejoindre, et puis in fine à placer le Liban entier sous la protection du Hezbollah.»

Quand Nasrallah a choqué l'Amérique!

Quand Nasrallah a choqué l'Amérique!

Il y a des discours qui mettent sens dessus dessous l'Amérique. Et ce sont des discours souvent venus de l'axe de la Résistance. La dernière allocution de Nasrallah a totalement déstabilisé l'international sioniste au pouvoir au sein du département d'État US.

Nasrallah évoque-t-il ce modus operandi propre à déjouer la loi César et à la retourner comme une anti-arme contre l'Amérique et son camps ? Visiblement.

Depuis le 17 juin, date à laquelle cette loi est entrée en vigueur contre la Syrie, pour s'ajouter à d'autres restrictions liées à la présence du Hezbollah au sein de l'État libanais, les monarchies du Golfe Persique perdent du poids économique au Liban tout comme la France qui, en soutien implicite des plans sionistes au pays du Cèdres, a mis une croix sur ses promesses d'aides dans le cadre de son initiative de Cèdres (2018).

C'est dans ce contexte bien délicat que Nasrallah réitère en moins d'un mois son appel à un rapprochement substantiel de l'État libanais avec l'Est, cette voie de salut vers quoi de plus en plus de nations de part le monde, même les plus américanisés d'entre elles, se tournent, ne serait-ce que pour éviter le naufrage avec un empire US en perdition: « Nous saluons toute aide internationale, à l’exception de celle d’Israël bien entendu. Bon, si la Chine nous propose de lancer des projets d’investissements au Liban, ceci veut-il dire que nous cherchons à instaurer le régime communiste dans le pays ? On nous accuse de vouloir transformer le pays en un nouvel Iran, mais ce n’est pas du tout le cas. L’Iran est un pays ami, prêt à alimenter le Liban en carburants, en pétrole et autres, ce qui ne signifie pas que le Liban deviendra un nouvel Iran...»

L'allusion au corridor Est-Ouest que les 5 pétroliers iraniens ont ouvert fin mai et que 4 autres pétroliers pratiquent en ce moment même pour fournir au Venezuela de quoi enterrer le dollar dans le cadre d'une logique de troc ou d'un échange en monnaie nationale, logique si prisée désormais par tous les États cibles des sanctions US: la Chine, la Russie, la Turquie, l'Iran et le Venezuela entre autres. La flèche adressée par Nasrallah aux pourfendeurs du rapprochement du Liban avec l'Est en a été aussi une, dirigée contre le système de finance néolibéral qui assujettit les peuples entiers : 

« Le Liban ne dispose pas des critères nécessaires pour devenir un nouvel Iran. L’Iran est un grand pays qui a réussi à tenir tête au blocus, aux sanctions et aux guerres qui lui ont été imposées ces 40 dernières années. C'est une puissance qui jouit d’une auto-suffisance sur tous les plans. Certes, il est en manque de devises mais ce manque renvoie surtout au système international qui dépend largement dans ses échanges commerciaux au dollar.»

Et Nasrallah d’enfoncer le clou anti-dollar :

« La banque centrale libanaise doit verser des dizaines de milliards de dollars pour importer du pétrole. L’Iran a proposé de nous vendre son pétrole en livres libanaises. Nous avons entamé une série de discussions avec les autorités libanaises sur ce sujet loin des médias, ce qui pourra sauver les dépôts en devises de la banque centrale. Nous ferons donc tout le nécessaire pour avoir enfin la conscience tranquille envers notre pays. »

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Le Hezbollah met en garde les USA: "La Résistance sortira une équation inouïe 

Mais le cœur anti-américain du discours éminemment combatif du secrétaire général du Hezbollah va au-delà de ce mécanisme anti-billet vert que la Résistance ne cesse de booster par ses actes et démarches.

La Chine est revenue en force dans son discours comme pour tourner le couteau dans la plaie de l'Amérique en guerre ouverte contre Pékin :

« Les Libanais tout comme les autorités sont face à la menace de l’effondrement. Allons-nous capituler devant ce risque, ou bien allons-nous agir pour transformer les risques en opportunités ? Cette menace peut devenir une occasion en or pour nous aider à surmonter les impacts des politiques erronées de nos anciennes directions. Quand la Chine propose de lancer des projets estimés à des dizaines de milliards pour aider notre pays, nos responsables doivent prendre l’initiative et établir les contacts. Laissez les dirigeants travailler et contacter les Chinois en ce sens, au lieu de diffuser des rumeurs de toutes sortes, comme par exemple l’indécision chinoise envers le Liban.»

Nasrallah revient ainsi sur l'idée d'une intégration à part entière de son pays à l'initiative de la route de la soie avec en toile de fond la construction d'un chemin de fer reliant Tripoli à Naqoura au sud libanais.

Il s'agit d'un projet géant de nature à aller de paire avec cette autre projet, dit route de la Résistance, laquelle relie l'Iran au Liban par l'Irak et la Syrie interposée et qui projette même de construire un chemin de fer allant de Téhéran à Damas avec un volet libanais en prévision.

Mais la présence chinoise dont parle Nasrallah ne se réduit qu'au domaine de transport quand on connait le cuisant échec américain au bout de six ans de médiation à placer les gisements gaziers offshore du Liban sous la férule sioniste et l'impatience chinoise à y investir après que l’Amérique l'a exclue outrageusement d’Israël, servant ainsi sans trop le savoir, les intérêts de la Résistance

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Des nuées de drones de combat iraniens referont surface aux Caraïbes sous la couleur vénézuélienne?

Plus loin dans son discours, Nasrallah a évoqué l'empressement de l'Irak, pilier de l'axe de la Résistance, à rejoindre la contre attaque économique anti-US du Hezbollah : « Quand nous avons parlé de l’ouverture sur l’Irak, des ministres irakiens sont venus au Liban et ont rencontré le Premier ministre libanais. Cette visite est la bienvenue. L’Irak représente une grande opportunité qui peut revitaliser les secteurs commerciaux et agricoles libanais. »

Et le last but not the leas: Nasrallah a couronné ce discours de guerre par cet ultime appel à mettre au pas César et par la promesse que cette nouvelle bataille, il l'emportera comme les autres :

« Le pays ne peut pas capituler face à la Loi César qui impose des sanctions à la Syrie. Il faut trouver des brèches pour s’ouvrir à la Syrie. L’objectif est d’adresser des messages clairs aux USA selon lesquels le Liban ne peut pas accepter de mourir de faim à cause de vous. Nous allons décevoir les Américains, et nous allons le faire plus rapidement qu'ils ne le croient. »

Le méga pari est lancé !

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 La Résistance libanaise frappera en premier

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/08/629082/Liban-Hezbollah-Nasrallah-lettre-Ismael-Haniyeh-Hamas-deal-du-sicle-annexion-Cisjordanie-Netanyahu


 

L'ADMINISTRATION DE MON BLOG E MONSITE ME REFUSE UN ARTICLE D'UNE IMPORTANCE HAUTE SUR LE HEZBOLLAH LIBANAIS

SAYED NASRALLAH, LEADER DU HEZBOLLAH LIBANAIS CHOQUE ENCORE LES USA, LEADER DU CAPITALISME AGONISANT

 

Le mécanisme anti-sanctions US du Hezbollah se précise

Wed Jul 8, 2020 7:0AM

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah. ©Al-Manar

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah. ©Al-Manar

Le discours qu'a tenu Nasrallah le mardi 6 juillet devrait faire diablement peur aux États-Unis. Pour la première fois depuis que la crise économique frappe le pays du Cèdre, le secrétaire général du Hezbollah a traité l'Amérique en un ennemi à abattre sur un terrain où cette dernière dispose ou croit disposer encore des leviers de pression, avant d'assurer que le Hezbollah sait comment mettre en échec l'Amérique et surtout le fait qu'il possède les moyens pour le faire. Le défi est de taille pour une Amérique qui dispute rageusement les oripeaux de sa grandeur d'antan en Asie de l'Ouest et qui, expulsée de la scène libanaise depuis 2006, use et abuse de tout pour se réinventer une influence au Liban lequel lui échappe définitivement. Or ce bras de fer anti-US, Nasrallah, en superbe stratège qu'il est, le conduit étape par étape, quitte à faire des plans américains des pièges à refermer sur l'Amérique elle-même.   

« Sachez que le Hezbollah  ne capitulera pas, et que votre politique de sanctions contre le Liban ne va pas l'affaiblir. Bien au contraire, cette politique va renforcer le Hezbollah, tout en affaiblissant vos alliés, qui sont eux frappés par vos sanctions. Et viendra le jour où vos alliés viendront chez nous demander de l'aide. Vous perdez donc votre temps à pousser vos alliés à changer de camp, à nous rejoindre, et puis in fine à placer le Liban entier sous la protection du Hezbollah.»

Quand Nasrallah a choqué l'Amérique!

Quand Nasrallah a choqué l'Amérique!

Il y a des discours qui mettent sens dessus dessous l'Amérique. Et ce sont des discours souvent venus de l'axe de la Résistance. La dernière allocution de Nasrallah a totalement déstabilisé l'international sioniste au pouvoir au sein département d'État US.

Nasrallah évoque-t-il ce modus operandi propre à déjouer la loi César et à la retourner comme une anti-arme contre l'Amérique et son camps ? Visiblement.

Depuis le 17 juin, date à laquelle cette loi est entrée en vigueur contre la Syrie, pour s'ajouter à d'autres restrictions liées à la présence du Hezbollah au sein de l'État libanais, les monarchies du Golfe Persique perdent du poids économique au Liban tout comme la France qui, en soutien implicite des plans sionistes au pays du Cèdres, a mis une croix sur ses promesses d'aides dans le cadre de son initiative de Cèdres (2018).

C'est dans ce contexte bien délicat que Nasrallah réitère en moins d'un mois son appel à un rapprochement substantiel de l'État libanais avec l'Est, cette voie de salut vers quoi de plus en plus de nations de part le monde, même les plus américanisés d'entre elles, se tournent, ne serait-ce que pour éviter le naufrage avec un empire US en perdition: « Nous saluons toute aide internationale, à l’exception de celle d’Israël bien entendu. Bon, si la Chine nous propose de lancer des projets d’investissements au Liban, ceci veut-il dire que nous cherchons à instaurer le régime communiste dans le pays ? On nous accuse de vouloir transformer le pays en un nouvel Iran, mais ce n’est pas du tout le cas. L’Iran est un pays ami, prêt à alimenter le Liban en carburants, en pétrole et autres, ce qui ne signifie pas que le Liban deviendra un nouvel Iran...»

L'allusion au corridor Est-Ouest que les 5 pétroliers iraniens ont ouvert fin mai et que 4 autres pétroliers pratiquent en ce moment même pour fournir au Venezuela de quoi enterrer le dollar dans le cadre d'une logique de troc ou d'un échange en monnaie nationale, logique si prisée désormais par tous les États cibles des sanctions US: la Chine, la Russie, la Turquie, l'Iran et le Venezuela entre autres. La flèche adressée par Nasrallah aux pourfendeurs du rapprochement du Liban avec l'Est en a été aussi une, dirigée contre le système de finance néolibéral qui assujettit les peuples entiers : 

« Le Liban ne dispose pas des critères nécessaires pour devenir un nouvel Iran. L’Iran est un grand pays qui a réussi à tenir tête au blocus, aux sanctions et aux guerres qui lui ont été imposées ces 40 dernières années. C'est une puissance qui jouit d’une auto-suffisance sur tous les plans. Certes, il est en manque de devises mais ce manque renvoie surtout au système international qui dépend largement dans ses échanges commerciaux au dollar.»

Et Nasrallah d’enfoncer le clou anti-dollar :

« La banque centrale libanaise doit verser des dizaines de milliards de dollars pour importer du pétrole. L’Iran a proposé de nous vendre son pétrole en livres libanaises. Nous avons entamé une série de discussions avec les autorités libanaises sur ce sujet loin des médias, ce qui pourra sauver les dépôts en devises de la banque centrale. Nous ferons donc tout le nécessaire pour avoir enfin la conscience tranquille envers notre pays. »

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Le Hezbollah met en garde les USA: "La Résistance sortira une équation inouïe 

Mais le cœur anti-américain du discours éminemment combatif du secrétaire général du Hezbollah va au-delà de ce mécanisme anti-billet vert que la Résistance ne cesse de booster par ses actes et démarches.

La Chine est revenue en force dans son discours comme pour tourner le couteau dans la plaie de l'Amérique en guerre ouverte contre Pékin :

« Les Libanais tout comme les autorités sont face à la menace de l’effondrement. Allons-nous capituler devant ce risque, ou bien allons-nous agir pour transformer les risques en opportunités ? Cette menace peut devenir une occasion en or pour nous aider à surmonter les impacts des politiques erronées de nos anciennes directions. Quand la Chine propose de lancer des projets estimés à des dizaines de milliards pour aider notre pays, nos responsables doivent prendre l’initiative et établir les contacts. Laissez les dirigeants travailler et contacter les Chinois en ce sens, au lieu de diffuser des rumeurs de toutes sortes, comme par exemple l’indécision chinoise envers le Liban.»

Nasrallah revient ainsi sur l'idée d'une intégration à part entière de son pays à l'initiative de la route de la soie avec en toile de fond la construction d'un chemin de fer reliant Tripoli à Naqoura au sud libanais.

Il s'agit d'un projet géant de nature à aller de paire avec cette autre projet, dit route de la Résistance, laquelle relie l'Iran au Liban par l'Irak et la Syrie interposée et qui projette même de construire un chemin de fer allant de Téhéran à Damas avec un volet libanais en prévision.

Mais la présence chinoise dont parle Nasrallah ne se réduit qu'au domaine de transport quand on connait le cuisant échec américain au bout de six ans de médiation à placer les gisements gaziers offshore du Liban sous la férule sioniste et l'impatience chinoise à y investir après que l’Amérique l'a exclue outrageusement d’Israël, servant ainsi sans trop le savoir, les intérêts de la Résistance

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Des nuées de drones de combat iraniens referont surface aux Caraïbes sous la couleur vénézuélienne?

Plus loin dans son discours, Nasrallah a évoqué l'empressement de l'Irak, pilier de l'axe de la Résistance, à rejoindre la contre attaque économique anti-US du Hezbollah : « Quand nous avons parlé de l’ouverture sur l’Irak, des ministres irakiens sont venus au Liban et ont rencontré le Premier ministre libanais. Cette visite est la bienvenue. L’Irak représente une grande opportunité qui peut revitaliser les secteurs commerciaux et agricoles libanais. »

Et le last but not the leas: Nasrallah a couronné ce discours de guerre par cet ultime appel à mettre au pas César et par la promesse que cette nouvelle bataille, il l'emportera comme les autres :

« Le pays ne peut pas capituler face à la Loi César qui impose des sanctions à la Syrie. Il faut trouver des brèches pour s’ouvrir à la Syrie. L’objectif est d’adresser des messages clairs aux USA selon lesquels le Liban ne peut pas accepter de mourir de faim à cause de vous. Nous allons décevoir les Américains, et nous allons le faire plus rapidement qu'ils ne le croient. »

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 La Résistance libanaise frappera en premier 

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SAYED NASRALLAH, LEADER DU HEZBOLLAH S’ADRESSE AUX USA : « LA POLITIQUE DE SANCTIONS PLACERA TOUT LE LIBAN DANS LE GIRON DU HEZBOLLAH »

Sayed Nasrallah lance le «jihad agricole et industriel», et s’adresse aux USA: «La politique de sanctions placera tout le Liban dans le giron du Hezbollah»

Sayed Nasrallah lance le «jihad agricole et industriel», et s’adresse aux USA: «La politique de sanctions placera tout le Liban dans le giron du Hezbollah»

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Par AlAhed

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a prononcé ce mardi soir un discours télévisé dans lequel il a évoqué les derniers développements sur la scène locale et régionale. Voici les idées principales de son discours :

«Que la paix de Dieu soit sur vous. Avant de commencer, je voudrais rappeler certaines occasions que nous allons commémorer ce mois-ci. Je commence par la guerre de juillet 2006 que nous allons évoquer en long et en large prochainement. Nous nous rappelons aussi la guerre contre les takfiris et la victoire sur les groupes terroristes dans le jurd de l’Anti-Liban. Ces jours-ci marquent aussi le décès de l’ayatollah Sayed Mohammad Hussein Fadlallah que nous chérissons pour son rôle majeur dans le soutien et le renforcement de la résistance. Ces derniers jours nous avons perdu un grand ouléma cheikh Mohammad JaafarChamseddine. Il était un grand historien religieux et un grand supporter de la résistance. Il avait fait de grands efforts pour assurer l’unité de notre peuple. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille.

Le jihad agricole et industriel

Dans mon discours je parlerais de la crise économique, de la situation politique locale libanaise, ensuite de la conjoncture régionale. Sur le plan économique, la crise actuelle nécessite le déploiement des efforts de toutes les parties pour trouver une issue. Quand nous parlons des risques de l’effondrement et de la famine, nous devons savoir que tout le monde sera concerné et frappé par cette crise. Aucune communauté ne sera à l’abri de la famine. Ainsi, nous devons avoir le souci de travailler avec un esprit patriotique global. Nous avons besoin d’une approche nationale qui prend en compte la situation de toutes les régions libanaises. Il nous faut des efforts continus pour venir en aide à tous les Libanais et même aux ressortissants arabes sur le territoire libanais. Cette question est avant tout humanitaire qui doit tenir compte de tout le monde.

Quand nous avons parlé de l’ouverture à l’Orient, je n’ai pas dit qu’il faut se détacher du reste du monde. J’ai bien dit que même si les USA étaient notre ennemi politique, nous ne pouvons pas rejeter leurs aides au Liban s’ils nous les proposent. Quel que soit le pays voulant fournir son aide à la Banque centrale du Liban, nous saluons et nous acceptons son initiative. Mais si les USA ont pris la décision de vous asphyxier et de vous assiéger, qu’allez-vous faire ? allez-vous observer passivement la situation ou bien travailler pour apporter des solutions efficaces ?

Nous saluons toute aide internationale, à l’exception de celle d’Israël bien entendu. Bon, si la Chine nous propose de lancer des projets d’investissements au Liban, ceci veut-il dire que nous cherchons à instaurer le régime communiste dans le pays ? on nous accuse de vouloir transformer le pays en un nouvel Iran, mais ce n’est pas du tout le cas. L’Iran est un pays ami qui est prêt à nous alimenter en carburants, en pétrole et autres. Ceci ne signifie pas que le pays deviendra un modèle à l’iranienne.

De toute façon, allez chez vos amis et apportez des aides au Liban. De plus, sachez que le Liban ne possède pas les critères de devenir comme l’Iran. L’Iran est un grand pays qui a réussi à se tenir bon face au blocus, aux sanctions et aux guerres qui lui ont été imposées pendant 40 ans. L’Iran est une puissance jouissant d’une auto-suffisance à tous les plans. Oui, l’Iran est en manque de devises parce que le système international en dépend largement dans ses échanges commerciaux.

Je vous rassure que personne ne cherche à changer la face du Liban. Mais voilà la France qui a décidé de geler le congrès de Cèdre, les USA qui imposent des sanctions sur le pays, les pays du Golfe qui refusent de nous aider. Il faut donc s’ouvrir à d’autres options et frapper les portes qui peuvent constituer des opportunités pour nous.

Quand nous abordons la crise vitale économique du pays, il faut la penser selon  deux axes : le premier est celui de réfléchir aux modalités pour faire sortir le pays de la crise économique globale qui dure depuis plusieurs années en raison de la corruption, alors que le deuxième axe est le plus pressant : c’est celui de trouver les  moyens nécessaires pour épargner la famine au pays. Si nous parvenons à protéger le Liban contre le spectre de la famine, nous serons en mesure de traiter les autres points de la crise.

Pour ce qui est des idées pouvant nous sauver de la famine, il ne faut épargner aucune option. Par exemple, en menant des pourparlers avec le FMI, nous devons en parallèle réfléchir à d’autres alternatives comme l’ouverture à l’Orient pour gagner du temps.

Par ailleurs, le peuple libanais ne doit pas se sentir passif et vivre dans la dépression. Tout le monde doit être actif pour paver toutes les voies possibles à une issue efficace.

Les Libanais tout comme les autorités sont face à  la menace de l’effondrement. Allons-nous capituler devant ce risque, ou bien allons-nous agir pour transformer les risques en opportunités ? Cette menace peut devenir une occasion en or pour nous aider à surmonter les résultats des fausses politiques anciennes.

Quand la Chine propose de lancer des projets estimés à des dizaines de milliards pour aider notre pays, nos responsables doivent prendre l’initiative et entrer en contact avec la direction chinoise pour discuter des projets d’investissement en question. Laissez les dirigeants travailler et contacter les Chinois en ce sens, au lieu de diffuser des rumeurs de toutes sortes, comme par exemple l’indécision chinoise envers le Liban.

Suite à l’annonce de la proposition chinoise, les dirigeants US ont été fous de rage et ont lancé toute une campagne contre les intentions chinoises. Ceci est une preuve qui démontre que cette porte est en mesure de nous faire sortir de la crise.

Quand nous avons parlé de l’ouverture sur l’Irak, des ministres irakiens sont venus au Liban et ont rencontré le Premier ministre libanais. Cette visite est la bienvenue. L’Irak représente une grande opportunité qui peut revitaliser les secteurs commerciaux et agricoles libanais.

Sur un autre plan, la banque centrale libanaise doit verser des dizaines de milliards de dollars pour importer du pétrole. L’Iran a proposé de nous vendre son pétrole en livres libanaises. Nous avons entamé une série de discussions avec les autorités libanaises sur ce sujet loin des médias, ce qui pourra sauver lesdépôts en devises de la banque centrale. Nous ferons donc tout le nécessaire pour avoir enfin la conscience tranquille envers notre pays.

Le pays ne peut pas capituler devant l’acte César qui impose des sanctions sur la Syrie. Il faut trouver des brèches pour s’ouvrir à la Syrie. L’objectif est d’adresser des messages clairs aux USA selon lesquels le Liban ne peut pas accepter de mourir de faim à cause de vous. Nous devons pousser les Américains à perdre espoir rapidement sur ce dossier.

Au fil des années, les secteurs agricole et industriel se sont effondrés en raison du soutien primordial aux secteurs de service et touristiques et du manque de soutien aux secteurs productifs. Notre pays est devenu un pays consommateur par excellence.

Nous pouvons aujourd’hui trouver une solution en transformant le pays en un pays productif. Pour vivre en dignité, tout peuple doit produire son propre oxygène, à savoir son eau et son agriculture. Les autorités sont responsables et doivent relancer les secteurs productifs pour épargner au pays la famine. Le peuple doit aussi commencer à planter ses terres. Il nous faut de la volonté, de la décision et de l’action.

Nous devons nous entraider pour amoindrir les couts de production et assurer des marchés pour vendre les produits.

Nous au Hezbollah, appelons les Libanais à participer à la bataille de la relance des secteurs agricole et industriel. Nous avons pris la décision de confronter la famine et nous serons présents en force. J’annonce que tout le Hezbollah, avec toutes ses capacités et ses potentiels, sera présent en force dans cette bataille, et nous allons collaborer avec tout le monde pour travailler main dans la main pour vaincre la famine. Notre slogan était ces dernières années: Nous serons présents là où nous devons l’être. Aux partisans de la résistance je vous dis que dans la bataille de l’agriculture et de l’industrie, nous serons présents en force. Nous allons tous devenir des cultivateurs pour sauver tout notre pays. C’est une nouvelle page que nous allons entamer. Nous allons cultiver nos terres partout, et nous tendons la main à tous en ce sens.

Même dans le domaine de l’industrie nous devons commencer à relancer l’industrie nationale.

Permettez-moi en ce mardi 07/07/2020 de lancer le jihad agricole et industriel pour sortir de l’impasse et commencer à traiter les problèmes économiques durables.

A l’ambassadrice US: cesse tes ingérences!

Le deuxième volet de mon discours porte sur les ingérences US dans le pays. Au lieu de respecter les normes internationales, l’ambassadrice US s’ingère dans les affaires du pays et dans les moindres détails. Qu’est-ce qui donne à cette personne le droit de nommer des responsables à des postes clés de la Banque centrale ? certains libanais pensent que les USA représentent la volonté de Dieu sur terre. Il ne revient pas à l’ambassadrice US d’appeler à renverser le gouvernement actuel, ni de s’attaquer le Hezbollah au su et au vu des autorités libanaises passives. Cette dame parle en toute liberté et le plus dangereux dans son action c’est qu’elle provoque les Libanais les uns contre les autres.

A cela s’ajoute la politique du siège et de sanctions US contre le pays. Dans la foulée de cette action US, un juge libanais honnête et patriotique, Mohammad Mazeh, a rendu un verdict qui interdit à l’ambassadrice US de prononcer des discours haineux aux médias. Nous sommes fiers de ce juge et de toute personne patriotique qui ose dire « non » aux politiques US. Nous souhaitons que le ministère de la justice revoie sa décision envers ce juge honorable, en le traitant avec le même degré d’honneur et de patriotisme.

Les députés du Hezbollah vont signer une pétition et la présenter au ministère des Affaires étrangères pour convoquer l’ambassadrice US et l’appeler à respecter les lois et les normes comme le stipule la Charte de Vienne.

Nous appelons l’ambassadrice US à ne pas donner des leçons aux Libanais sur la liberté et la justice. Tu n’as pas le droit de jouer au professeur, toi et ton pays responsable de toutes les guerres sur la planète, dont la guerre de juillet 2006. Vous êtes responsables de chaque goutte de sang versée sur la terre libanaise. Vous avez même soutenu les groupes terroristes au Liban, en Syrie et en Palestine.

Un conseil donc à cette ambassadrice : respecte toi-même et cesse tes ingérences dans les affaires de notre pays.

Par ailleurs, tout le monde sait que la situation actuelle et la crise économique est due à la corruption et aux vols qui datent depuis de longues années. Maintenant, vous cherchez à acculer le Hezbollah au mur en l’accusant de la crise actuelle.

Sachez que le Hezbollah ne capitulera pas, et votre politique US de sanctions contre le Liban ne va pas affaiblir le Hezbollah, bien au contraire, elle va renforcer le Hezbollah. Ce sont vos alliés qui seront affaiblis et frappés par vos sanctions. Et enfin, vos alliés viendront chez nous demander notre aide. Donc, ce que vous faites est une perte de temps et ceci va placer tout le Liban dans le giron du Hezbollah.

Le complot le plus dangereux sur la région

Sur le plan régional, l’échéance de l’annexion de la Cisjordanie représente le complot le plus dangereux sur la région. Ce projet réussirait ou échouerait. Hier, j’ai reçu une lettre de la part du dirigeant du Hamas Ismaël Haniyeh et nous affichons notre solidarité avec le peuple palestinien. La crise économique ne doit pas nous faire oublier la cause palestinienne, surtout que les répercussions d’une telle annexion seront aussi dangereuses sur le Liban que sur tous les pays de la région».

https://www.french.alahednews.com.lb/35809/342


 

LIBAN : LA SURPRISE CHINOISE DU HEZBOLLAH...LES USA ÉCHEC ET MAT

Mon Jul 6, 2020 1:4PM

L’ambassadeur de Chine à Beyrouth, Wang Kejian, s'entretenant le 30 janvier 2020 au Grand Sérail avec le nouveau Premier ministre libanais Hassane Diab./L'Orient Le Jour

L’ambassadeur de Chine à Beyrouth, Wang Kejian, s'entretenant le 30 janvier 2020 au Grand Sérail avec le nouveau Premier ministre libanais Hassane Diab./L'Orient Le Jour

Vu l'hystérie avec laquelle l'ambassadrice US à Beyrouth fait son boulot, on tend à croire que le temps presse pour elle. Après avoir subi une belle volée de bois vert de la part de la justice libanaise pour avoir osé s'ingérer publiquement dans les affaires intérieures d'un Etat souverain, c'est désormais en coulisse que l'intéressée fait passer ses menaces et intimidations. Al Akhbar affirme que Dorothy Shea, après avoir été largement remise à sa place pour cause d'insanité débitée sur le compte du Hezbollah, s'est mise à s'en prendre au Premier ministre Diab.

Quand Nasrallah a choqué l'Amérique!

Quand Nasrallah a choqué l'Amérique!

Il y a des discours qui mettent sens dessus dessous l'Amérique. Et ce sont des discours souvent venus de l'axe de la Résistance. La dernière allocution de Nasrallah a totalement déstabilisé l'international sioniste au pouvoir au sein département d'État US.

C'est déjà un aveu d'échec face à une résistance libanaise dont l'ancrage populaire est bien plus profond et bien plus large que les USA puissent imaginer. Selon le journal,  Shea aurait transmis, via ses intermédiaires, des messages d’un ton menaçant à l’adresse de Hassan Diab qu’elle aurait accusé d’exécuter "les instructions du Hezbollah". Or ces menaces sont symptomatiques d'une totale panique. Selon des sources bien informées, la perspective de larges investissements chinois dans les secteurs stratégiques libanais comme le gaz, l'électricité ou encore le transport continue à choquer l'Amérique. A ceci s'ajoutent ces préparatifs iraniens visant à envoyer les premiers convois de marchandises et de denrées alimentaires au Liban et comme comble de malheur pour les USA, cette semaine, une délégation économique irakienne est arrivée au Liban pour parler échange, développement de liens économique, coopération énergétique. Tout ceci préfigure un triangle de choc anti-sanction US, anti- Loi César propre à rendre fou un Schekner ou encore un Shea et ce, alors même que le projet de déstabilisation du Liban entre dans sa troisième année sans avoir apporté un quelconque résultat crédible :

L'onde de choc n'en finit pas à Washington, Pékin dit

L'onde de choc n'en finit pas à Washington

 

 

Comment le Hezbollah a réussi à piéger les USA et à mettre hors d'elle l'ambassadrice US?

Comment le Hezbollah a réussi à piéger les USA et à mettre hors d'elle l'ambassadrice US?

Pourquoi l’ambassadrice US se comporte-t-elle de façon aussi non diplomatique ? Une propension libanaise vers la Chine l’inquiète-t-elle ?

Des sources informées disent d'ailleurs que les messages menaçants de l’ambassadrice américaine se focaliseraient sur ces mêmes liens qui sont sur le point d'être tissées très rapidement entre la Chine et le Liban, d'une part et entre le Liban et l'Irak de l'autre. La fuite d’informations fait état de la réactivation de quelques 11 sociétés chinoises plantées au Liban qui ne quittent plus les locaux du ministères du transport ou encore de l'Énergie en quête d la signature des contrats. Quant aux Irakiens, ils proposeraient de fournir du carburant ou encore du pétrole au Liban et là, ce n'est pas uniquement le transport maritime qui intéresserait les deux parties mais aussi le transport terrestre vu que la route stratégique Iran-Irak-Syrie-Méditerranée fonctionne et qu'entre la Syrie et le Liban, le transport maritime ou le transit terrestre n'a jamais cessé malgré tous les complots du camp d'en face, terrorisme, Covid-19 entres autres.

Tout ceci a fait que le PM Diab ait claqué royalement la porte aux intermédiaires de Shea les ayant envoyés se promener. L'ambassadrice US est allée même jusqu'à reconnaître que le Premier ministre Diab faisait fi de ses messages et qu’il n’y répondait pas. Visiblement les choses commencent à s'inverser : Diab a annoncé aux intermédiaires de l’ambassadrice américaine qu’il était très en colère par ses comportements et ses ingérences dans les affaires intérieures du Liban, rappelant qu'elle n’entendait guère aider le Liban.

Jeu trouble de l'allié turc d'Israël contre le Hezbollah

Jeu trouble de l'allié turc d'Israël contre le Hezbollah

Les États-Unis voient le Hezbollah comme un obstacle aux objectifs qu’ils cherchent à réaliser au Liban.

Ceci étant, l'ambassadrice qui a cru trop facile un retour US sur la scène libanaise à coup de matraque, commence à réaliser l'impossibilité de sa tâche. Juste avant qu'elle ne se mette à envoyer des messages indirectes par crainte d'être épinglée encore par la juste libanaise, Shea avait conseillé à Tel-Aviv de bomber le torse et de prétendre à vouloir explorer le bloc gazier 72, façon de faire croire à une guerre Israël/Liban à venir, le Hezbollah ayant promis défendre avec ses armes l'intégrité territoriale libanaise. Ce faisant, le coup a tourné au fiasco, car l’Amérique cherche à justifier un désarmement de la Résistance et que cette mise en scène allait dans le sens contraire. 

De Tel-Aviv on aurait même envoyé à Shea le message suivant, lui demandant de mettre un bémol à ses excès anti-Hezbollah. Et le contenu du message ? : " Israël ne peut pas compter sur l’armée américaine stationnée en Syrie, en Irak et dans les pays voisins pour se joindre à toute bataille contre “l’Axe de la Résistance”. La possibilité d’une guerre plus vaste  élargissant le théâtre d’affrontements au Liban, à la Syrie, à l’Irak et aux bases américaines dans les pays du Golfe ne peut être écartée. Autant donc ne pas provoquer la Résistance, disait ce message...

Pour ses déclarations interventionnistes, l’ambassadrice a été condamnée par la Justice libanaise. Mohamad Mazeh, un juge des référés dans la ville de Tyr (sud), lui ayant interdit, sous peine de sanctions, de parler aux médias libanais et étrangers travaillant au Liban d'interviewer, durant un an, Dorothy Shea.

Comment le Hezbollah a acquis la technologie balistique de haute précision dans une Syrie sous les bombes sionistes?

Comment le Hezbollah a acquis la technologie balistique de haute précision dans une Syrie sous les bombes sionistes?

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/06/629006/Lambassadrice-US-menace-le-Premier-ministre-Hassan-Diab


 

SYRIE : LE CAMÉLÉON TURC ERDOGAN CONTRE LE HEZBOLLAH LIBANAIS...

Jeu trouble de l'allié turc d'Israël contre le Hezbollah

Sun Jul 5, 2020 2:1PM

Le président turc et son homologue américain. (Archives)

Le président turc et son homologue américain. (Archives)

Et si le Liban tombait entre les mains des USA et d’Israël ? C’est à cette question que Nassib Hoteit spécialiste du Moyen-Orient a répondu en évoquant la perspective que se trace l’axe US/Israël, en augmentant par palier les pressions économiques contre le Liban et en la combinant aux menaces, au chantage et aux pressions politiques : » Les USA savent désormais qu’avec le Hezbollah largement présent en Syrie, et à Gaza, Israël n’a aucune chance de survie. La clé de cette menace anti-Israël reste évidemment les armes du Hezbollah, son savoir-faire, son tact, sa vision stratégique qui l’a mené désormais à chercher à convaincre le Liban à avoir les yeux tournés vers l’Est à savoir l’Iran, la Russie et surtout la Chine. D’où cette obsession à provoquer un effondrement du Liban entier par relais locaux interposés pour que le Hezbollah se désarme et affaiblisse. »

L'onde de choc n'en finit pas à Washington, Pékin dit

L’onde de choc n’en finit pas à Washington

 

Mais c’est faux de croire que seuls le Liban et les armes du Hezbollah sont dans le viseur. En provoquant l’effondrement du Liban, les USA cherchent à relire sa cruciale défaire en Syrie, à commencer tout du zéro et à obtenir ce qu’il n’a pas pu obtenir depuis 2011, à savoir-faire leur la Syrie, en expulser la Résistance, mais aussi la Russie. Car le fait que la Russie détient outre sa base navale Tartous, deux bases aériennes Hmeimim et Qamichli, non loin de l’Irak et au bord de la Méditerranée est conçu comme un royal revers par les stratèges US. Autant donc entrer en Syrie occidentale où se situe le gros des positions US par la porte du Liban ! Une déstabilisation de Tripoli, permettrait de faire un pont entre ce port Lattaquié et s’infiltrer au cœur de la Syrie occidentale. Dans la vision américaine, ce serait le début de la fin de la présence russe au Levant. Depuis des mois l’axe US/OTAN/Israël cherche à briser la DCA syro-russe au-dessus de a Syrie occidentale. Il n’y est peut-être pas parvenu bien que les frappes israéliennes laissent entendre que la bulle de la DCA syro-russe ait des failles importantes. Le chaos au Liban aiderait à ramener la situation en 2013 et à fournir aux Américains la possibilité de déstabiliser Lattaquié, Baniyas et Tartous voire Hama et Homs", a dit l’analyste avant de revenir sur le rôle de la Turquie. 

Liban: les USA n'ont plus droit à l'erreur !

Liban : les USA n’ont plus droit à l’erreur !

Dans un communiqué, le groupe des avocats a dénoncé « les insultes et l’ingérence flagrante de l’ambassadrice des États-Unis au Liban, dont les propos violent tous les normes et traités stipulés dans la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

“En Libye, la Turquie a exercé le rôle que lui a dévolu l’Amérique dans cette Syrie de 2020, à savoir créer un corridor maritime de trafic de terroriste depuis Tripoli vers la côte ouest syrienne. Et bien tout ceci serait infiniment plus facile avec un Liban contrôlé par les Américains”. 

Lire : L’Iran et l’Irak briseront les sanctions contre le Liban et la Syrie

L’analyste libanais indique :

“Les États-Unis en veulent à mort au Hezbollah d’avoir expulsé les USA du Liban après l’explosion de la base des Marines américains, ainsi que la défaite de l’ennemi israélien en juillet 2006. Pour eux, le Hezbollah est un pivot puisque c’est lui qui a poussé Israël à quitter le Liban.  Les Américains voient aussi dans le Mouvement de la Résistance un obstacle, le plus important qui soit, aux activités de leurs acolytes au Liban. Puis, c’est l’arme du Hezbollah qui est braqué sur Israël et ses troupes déployées sur des terres arabes occupées. Que faire ? Pousser le Liban entier au bord de l’abîme pour qu’il se dissocie du Hezbollah. 

Plus loin dans ses propos, le spécialiste libanais fait allusion à la complicité des Turcs avec Israël et les États-Unis au Liban ‘puisque Riyad ne pèse plus rien’.” Samedi, le ministre libanais de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de quatre personnes en détention de plusieurs millions de dollars et qui se rendait à Tripoli à bord d’un avion turc. Les personnes proches d’Ankara qui en ont reçu l’ordre pour attiser les violences et les troubles au Liban. Ce sont des cellules trop actives sur les réseaux sociaux et à la merci de la Turquie.

Ce dimanche, le ministre libanais de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, a déclaré que les autorités du pays avaient arrêté quatre personnes à bord d’un avion turc et qui disposaient de quatre millions de dollars au Liban : “Cette somme est-elle censée influer le prix du dollar ou alimenter les violences dans la rue?  » Soulignant l’intervention de la Turquie pour aggraver la situation au Liban, il a ajouté que les ordres étaient émis par la Turquie et via les réseaux sociaux pour attiser les troubles dans les rues libanaises.

Eliat à droite, Haïfa à gauche, comment l'axe de la Résistance coupera les

Eliat à droite, Haïfa à gauche, comment l’axe de la Résistance coupera les

En annonçant l

Et Hoteit de conclure : " en s’impliquant dans un pareil scénario, la Turquie se place en face de la Résistance tout comme elle l’a fait à Idlib, ce qui lui coûtera bien cher. Quant aux USA, qu’ils sachent que le Liban ne tombera jamais entre les mains d’Israël. Reste que la Russie a elle aussi tout intérêt à revoir ses rapports avec le régime de Tel-Aviv".

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/05/628931/Liban-le-Hezbollah-obstacle-aux-projets-US


 

LIBAN : LA LOI CESAR FRAPPEE AU COEUR

L'Iran et l'Irak briseront les sanctions contre le Liban et la Syrie

Sat Jul 4, 2020 1:44PM

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Réunion du Conseil des ministres le 2 juillet 2020 au Grand Sérail à Beyrouth. ©OLJ

Réunion du Conseil des ministres le 2 juillet 2020 au Grand Sérail à Beyrouth. ©OLJ

Les autorités libanaises et irakiennes ont insisté sur l’essor des relations bilatérales notamment dans les domaines économique et commercial.

La chaîne Al-Manar a rapporté qu’avec la visite d’une délégation ministérielle irakienne à Beyrouth, de nouvelles options pour la coopération économique et commerciale s’ouvrent aux Libanais.

Selon ce rapport, les ministres irakiens du Commerce, du Pétrole et de l’Agriculture se sont rendus au Liban où ils se sont mis d’accord avec les autorités libanaises sur l’échange de produits agricoles contre les produits pétroliers.

Des sources bien informées ont fait état de l’ambiance positive des négociations avec le gouvernement et le président du Parlement libanais. En effet, avec sa nouvelle politique basée sur l’interaction avec toutes les parties, le gouvernement libanais cherche à trouver de nouveaux moyens pour sortir de la crise politique : les rencontres avec les responsables chinois et irakiens en sont les résultats.

Irak: la surprise anti-US de Nasrallah?

Irak : la surprise anti-US de Nasrallah ?

Les propos du secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, dimanche ont fait peur à l’Amérique.

Par ailleurs, le journal Rai Al-Youm rapporte que « l’information publiée par Al-Binaa sur l’envoi par l’Iran de navires transportant du diesel et de l’essence et d’autres produits pétroliers et alimentaires vers le Liban ne nous a pas surpris ».

« Cette action de l’Iran empêche que les stations de production d’électricité libanaises de fonctionner sur fond de blocus économique US ; elle sauvera la nation libanaise de la famine », a souligné Rai Al-Youm.   

Le journal nous rappelle que « la désintégration économique au Liban laisse derrière elle toutes les lignes rouges, car les négociations entre les responsables du pays et les représentants du Fonds monétaire international ont échoué, et les pays donateurs tels que les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite et le Royaume-Uni n’accordent pas d’aides financières à Beyrouth sous prétexte de l’absence de réforme économique ».

« Dans des pays comme la Turquie dont la monnaie a connu des crises similaires en raison de l’intervention directe des États-Unis, des amis ont renforcé l’unité monétaire en injectant des milliards de livres dans l’économie turque et les banques ont également lancé sur le marché des milliards de dollars pour renforcer la monnaie locale de la Turquie, mais ce qui se passe au Liban est tout le contraire. La plupart des millionnaires libanais ont transféré plus de 30 milliards de dollars de leurs dépôts sur des comptes étrangers, et les pays donateurs européens et arabes du golfe Persique ont tourné le dos au Liban, et c’est exactement ce que fait l’axe de la Résistance pour le Liban : l’Iran et l’Irak briseront les sanctions contre le Liban et la Syrie », a conclu Rai Al-Youm

L'Iran restera-t-il spectateur des événements en Irak et au Liban ?

L'Iran restera-t-il spectateur des événements en Irak et au Liban ?

http://french.presstv.com/Detail/2020/07/04/628873/Liban-la-Loi-Cesar-frappee-au-cur



 

PROPOSITIONS CHINOISES D'INVESTISSEMENTS AU LIBAN

Investissements au Liban: Lettres et rencontres chinoises avec le gouvernement

 Depuis 7 heures  3 juillet 2020

 

La délégation de l'ambassade de Chine a rencontré le Premier ministre libanais et d'autres ministres le jeudi 2 juillet
La délégation de l'ambassade de Chine a rencontré le Premier ministre libanais et d'autres ministres le jeudi 2 juillet

 Liban - Moyent-Orient

 

Rédaction du site

A peine le secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah avait-il parlé dans son dernier discours de propositions chinoises d’investissements au Liban pour le montant de 12 milliards de dollars américains que les démarches sont entrées en vigueur. Aussi bien de la part des sociétés chinoises intéressées que de la part de l’ambassadeur de Chine au Liban.

L’une de ces sociétés, Sino Hydro Bureau 14 co., Ltd, dont le siège se trouve à Pékin,  a envoyé deux lettres au Premier ministre libanais Hassane Diab lui faisant part de l’intérêt qu’elle porte pour le Liban. C’est l’expert économique libanais Hassan Mokalled qui les lui a livrées, a révélé la télévision libanaise LBC qui a obtenu des copies de ces lettres. Toutes les deux sont datées le 22 juin dernier.

« Dans le moments pénibles que traverse le Liban nous souhaitons sincèrement pouvoir offrir nos services à votre gouvernement pour vous aider à surmonter les difficultés en fournissant à votre pays le développement attendu dans les domaines des infrastructures et de l’énergie », est écrit dans la première, selon la LBC.

lettres_ste_chinoise-png00 Cette énorme entreprise qui appartient au secteur public chinois propose entre autre la construction du chemin de fer qui devrait relier le nord du pays à son sud, et d’un tunnel. Elle évoque l’édification d’un réseau de transport en public.

« Nous avons signé un mémorandum le 29 mai 2019 avec le ministère des travaux puis en septembre 2019 nous avons présenté un rapport premier sur l’étude de rentabilité du système des transport en public à Beyrouth », a précisé la lettre.

Dans la seconde lettre, cette même société suggère de construire deux centrales électriques au Liban, à Zahrani et Deir Ammar.

En parallèle à la publication de ces lettres, l’ambassadeur de Chine au Liban a multiplié ses contacts avec le gouvernement libanais.

Le jeudi 2 juillet, il s’est rendu au Sérail, le siège du gouvernement libanais, à la tête d’une délégation et y a rencontré le Premier ministre Hassan Diab, ainsi que les ministres de l’Industrie, des Travaux publics, des Transports, du Tourisme et de l’Energie. Et ce vendredi 3 juillet, il a rencontré le ministre de l’Energie libanais Raymond Ghajar dans son bureau au ministère.

ambassadeur_chine_ghajarAvec ce dernier, il a évoqué les propositions chinoises pour le secteur électrique libanais, qui, malgré les milliards qu’il a coûté depuis trois décennies, n’a jamais démarré et souffre de pénuries régulières . Il est d’autant plus touché ces derniers jours en raison de la pénurie en fuel.

Lors de son dernier discours, sayed Nasrallah avait proposé de se diriger vers l’Est pour sortir le Liban de sa crise économique et surtout échapper à l’emprise des Etats-Unis et des puissances occidentales qui veulent profiter du contexte actuel pour affaiblir le Hezbollah et le désarmer.

Le Liban qui traverse l’une des pires crises économiques de son histoire a vu sa monnaie nationale perdre de sa valeur face au dollar américain, dépassant les 8.000 au cours de la semaine écoulée. Provoquant une forte inflation et une nouvelle hausse des prix.

Selon les milieux présidentiels libanais, rapporte le journal libanais al-Akhbar, l’embargo imposé va s’aggraver davantage et Washington n’est pas prêt à l’alléger avant de réaliser ses objectifs.  Face à cette situation, M. Diab a déclaré que le Liban est prêt à répondre aux lettres chinoises et à les mettre en exécution.

 

Source: Médias

http://french.almanar.com.lb/1804387