SAYED NASRALLAH : C'EST UN DES PIRES MOMENTS DE MA VIE QUE DE DÉFENDRE LE HEZBOLLAH SUR L'AFFAIRE D'UN COLLABORATEUR

S. Nasrallah : c’est l’un des pires moments de ma vie que de défendre le Hezbollah sur l’affaire d’un collaborateur

 Depuis 56 minutes  20 mars 2020

sayed_fakhoury

 

 

 Hezbollah - Liban - Moyent-Orient - Secrétaire général du Hezbollah - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Le Hezbollah n’était pas du tout au courant que le لإribunal militaire libanais allait prononcer sa sentence pour acquitter le collaborateur avec Israël Amer Fakhoury,  a assuré son secrétaire général sayed Hassan Nasrallah, qui a aussi nié qu’il ait eu une transaction avec les Américains en vue de sa libération.

Le lundi 16 mars dernier, cette cour a ordonné l’arrêt des poursuites judiciaires contre Fakhoury, pour prescription. Il est accusé de meurtres, de torture et de séquestration dans le camp de la mort à Khiam au sud du Liban durant l’occupation israélienne.

Le jeudi 19 mars, c’est un hélicoptère américain qui l’a évacué depuis l’ambassade américaine au Liban vers une destination inconnue. Par la suite, le président américain a remercié Donald Trump le gouvernement libanais.

« La décision de libération de Fakhoury n’a pas non plus été prise au sein du cabinet ministériel », a ajouté sayed Nasrallah selon lequel le Hezbollah a été maintes fois consulté sur cette affaire, depuis l’arrestation de Fakhoury lors de son arrivée à l’aéroport de Beyrouth, en provenance des Etats-Unis où il vit depuis qu’il a quitté Israël. Les Etats-Unis ayant exercé des pressions énormes et proféré des menaces contre l’ensemble de la classe politique et des juges libanais, et menacé le Liban de nouvelles sanctions.

« Personnellement, j’ai appris à travers les médias l’information de l’acquittement de Fakhoury et lorsque j’ai fait mes contacts, j’ai appris aussi qu’il y avait eu une audience de libération au cours de laquelle la décision a été prise », a-t-il ajouté.

Selon lui, cette mesure montre que ni l’Etat libanais, ni le gouvernement libanais, ni les tribunaux libanais, ni les institutions libanaises, ni les président libanais,…, ne sont contrôlés par le Hezbollah.

Le chef de la résistance libanaise a toutefois averti qu’il faut s’attendre à ce que cette décision ait des conséquences déplorables sur le Liban.
« Les Américains vont en tirer les conclusions qu’il leur suffit d’exercer des pressions et de menacer les Libanais de sanctions pour les faire plier et les faire exécuter leurs desideratas», a-t-il mis en garde. De quoi menacer réellement la souveraineté et l’indépendance du Liban, toujours selon lui.

La libération de Fakhoury avait soulevé un tollé chez la classe politique alliée du Hezbollah et certains médias, qui ont reproché au parti dela résistance d’avoir laissé faire. Selon lui, il faut orienter la colère contre les Américains qui n’en ont cure de vouloir rapatrier « un homme qui a du sang sur les mains, un meurtrier », pour la simple raison qu’il est américain.

« C’est l’un des pires moments de ma vie que d’avoir à défendre le Hezbollah dans l’affaire d’un collaborateur qui a tué et massacré les nôtres », a-t-il affirmé avec une certaine amertume, reprochant aux amis et aux alliés du Hezbollah d’avoir pris à leur compte les accusations et la rhétorique de ses adversaires et ennemis.

Sur l’affaire du nouveau coronavirus, sayed Nasrallah a violemment critiqué le comportement du président américain Donald Trump qui persiste dans ses sanctions contre l’Iran et le Yémen, et qui touchent leur approvisionnement en matériel médical pour le traitement de cette pandémie et ne cherche qu’à s’accaparer la formule du vaccin pour son pays, « pour des raisons apparements électorales ».

« jamais de ma vie je n’ai vu un homme aussi arrogant, aussi raciste, aussi sauvage et féroce que le président américain », a-t-il conclu.

A SUIVRE

 

Source: Al-Manar

http://french.almanar.com.lb/1687072


 

 

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