SUITE AUX PROPOSITIONS DE SAYED NASRALLAH, LES USA ADOUCISSENT LE TON AVEC LE LIBAN. EN CLAIR, L'ONCLE SAM VIRE SA CUTI

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  • Le 11/07/2020
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Propositions de S. Nasrallah: Les USA adoucissent le ton avec le Liban. Dépréciation du dollar

 Depuis 2 heures  11 juillet 2020

Lors de la récente visite du général Kenneth McKenzie au Liban. Avec le chef de l'Etat Michel Aoun.

Lors de la récente visite du général Kenneth McKenzie au Liban. Avec le chef de l'Etat Michel Aoun.

Lors de la récente visite du général Kenneth McKenzie au Liban. Avec le chef de l'Etat Michel Aoun.

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Leila Mazboudi

L’appel de se diriger vers l’Est lancé par le secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah pour sortir de la crise économique aura eu des avantages collatéraux pour le Liban. Si on peut se permettre le terme. Du jour au lendemain, les dirigeants américains ont opéré un changement de ton dans leur discours.

Il y a eu d’abord la visite du commandant du Centcom de l’armée américaine au Liban le général Kenneth McKenzie au cours de laquelle il a assuré que son pays « veille à la sécurité à la stabilité et à la souveraineté du Liban ». Durant ces derniers mois, la politique américaine d’escalade contre le Hezbollah, suivie au Liban a fait croire le contraire aux observateurs.

S’en est suivie le lendemain la position du secrétaire du département d’état américain Mike Pompeo selon lequel «  les Etats-Unis aideront le Liban à sortir de sa crise et qu’ils n’accepteront pas qu’il devienne un Etat affilié à  l’Iran ».

Et puis pour couronner le tout, c’est l’ambassadrice américaine Dorothy Shea qui a renoué avec le gouvernement libanais actuel, alors qu’elle œuvrait pour sa chute depuis deux semaines.
En deux jours elle a visité son chef Hassane Diab à deux reprises. Elle lui a transmis des messages positifs. Entre autre que son pays émettra une exemption de la loi César pour le Liban, relancera sa médiation pour régler le contentieux sur le tracé de la frontière maritime avec Israël, surtout dans la région controversée que le Liban accuse l’entité sioniste de vouloir pirater, et où elle a récemment décidé de lancer les travaux d’exploration de pétrole et de gaz. Elle s’est même rendue au chevet du chef du parlement Nabih Berri pour discuter de cette affaire.

Sans tarder ont été relancés les pourparlers entre les autorités libanaises et le Fonds monétaire international avec, semble-t-il un feu de la part des Américains qui disposent d’un pouvoir d’influence décisif dans cette organisation internationale.

Des pays du Golf ont suivi le pas ces derniers jours. Les visites de l’ambassadeur saoudien al-Boukhary se sont faites nombreuses, avec des assurances que l’aide du royaume ne va pas tarder. Et le Koweït et le Qatar ont directement exprimé leur volonté d’aider le Liban pour franchir sa crise financière et économique.

En effet sur le marché des changes ces deux derniers jours, la livre libanaise connait une évaluation face au dollar. Alors qu’elle avait frôlé les 10.000 à la fin du mois de juin, elle tourne autour des 7.000 ce samedi.

Pour de nombreux observateurs libanais, c’est l’entrée en action de la Chine, de l’Irak et de l’Iran sur la scène libanaise en exprimant leur volonté d’y investir et d’y exporter ainsi que la disposition du gouvernement libanais à recourir à ces options qui ont poussé les responsables américains à réviser leur position.

Et c’est sayed Nasrallah qui a été le premier à évoquer ces propositions et à les soutenir.
En effet, dans ses deux derniers discours, le numéro un du Hezbollah a suggéré que le Liban accepte les propositions d’investissements chinois, et celles de l’Irak et de l’Iran pour obtenir du carburant et d’autres marchandises en échange de devises locales ou de troc. Dans son dernier discours, il a déclaré que le Hezbollah a lancé la bataille économique en promouvant la relance des secteurs productifs, notamment ceux de l’agriculture et de l’industrie.

Ses propositions sérieuses de diversification économique ont eu l’effet de dissuader les Américains d’aller au bout de leurs menaces. Est-ce volontaire ou s’agit-il d’avantages collatéraux?

« Les américains ont assoupli leur ton avec nous depuis le discours de sayed Nasrallah. Comme d’habitude ils exigent le maximum en faveur de l’intérêt d’Israël et lorsqu’ils ne l’obtiennent pas ils acceptent le prix donné », a tweeté le général Jamil Sayed, l’ex commandant de la Sureté général et député au Parlement libanais.

A la fin de sa dernière allocution, S. Nasrallah s’est adressé aux Américains, leur faisant part en toute franchise que leur politique allait nuire à leur alliés et non pas au Hezbollah. Il semble qu’il les a convaincus!!!

 

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/1810855


 

 

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