Moyen-Orient

MOYEN-ORIENT : LA GUERRE US PAR PROCURATION A ÉCHOUÉ

La politique par procuration américaine a essuyé un revers cuisant au Moyen-Orient

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La politique visant à mener des guerres par procuration dans la région a échoué. ©Ghatreh

Malgré leurs différences politiques, les administrations successives des présidents américains George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump ont toutes eu du mal à équilibrer les objectifs de sécurité expansifs des États-Unis au Moyen-Orient avec des ressources limitées disponibles pour les poursuivre, constate dans un article, Foreign Policy. 

Mais en même temps, les administrations américaines successives savaient qu'il était politiquement intenable d'utiliser le maximum de ressources à la poursuite de ces objectifs.

Bien qu'il ait porté divers titres au fil des ans, tels que «par, avec et à travers», l'approche est plus ou moins la même: autonomiser les acteurs locaux - via le soutien des forces d'opérations spéciales américaines, la formation, les transferts d'armes, le partage du renseignement, et ainsi de suite - pour mener les guerres que les Américains ne peuvent ou ne veulent pas mener eux-mêmes.

Arme/Iran: fin de la récrée pour l'Amérique

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Mais ces guerres par procuration n'ont pas atteint les objectifs stratégiques des États-Unis - dans certains cas, elles ont même fait le contraire.

Les recherches ont montré que les partenaires de sécurité américains dans la région, en particulier les monarchies du golfe Persique, comprennent déjà les lacunes de leurs propres approches de guerre par procuration. Alors que le Printemps arabe a renversé les gouvernements de la région en 2011, le Qatar, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite ont vu dans l'instabilité une opportunité de gagner une influence régionale en remplaçant les opposants par des régimes plus amicaux. Cependant, plutôt que de remporter des victoires rapides en Libye et en Syrie comme ils l'avaient espéré, ces États se sont retrouvés entraînés dans des bourbiers complexes sans espoir de victoire pure et simple.

Au Yémen également, les Houthis sont devenus une force qui a tiré des missiles balistiques sur Riyad. Dans le même temps, le conflit a fourni un terreau fertile à Al-Qaïda dans la péninsule arabique. En effet, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen aurait conclu des accords secrets avec des éléments d'Al-Qaïda, tandis que les armes américaines vendues à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis se sont retrouvées entre les mains de ces éléments.

Vers un corona-choc US au Moyen-Orient?

Vers un corona-choc US au Moyen-Orient?

Les impacts, plutôt économique que sanitaires, de la pandémie auraient modifié les priorités des commanditaires des guerres par procuration contre la Résistance qui, pourtant, ne manque pas de souffle.

Et cela ne commence pas à expliquer les retombées humanitaires de ces conflits, qui auront des conséquences durables et imprévisibles. L’administration américaine ne peut pas se vacciner contre les problèmes d'instabilité, de terrorisme et d'un niveau de polarisation sociétale qui peuvent être au-delà du point de non-retour; elle ne peut pas non plus espérer simplement contenir ces conflits au sein d’États en déroute sans retombées.

Face à cet héritage d'échec, les États-Unis devraient abandonner leur approche du partage des différences et entamer un type d'engagement complètement différent, centré sur le leadership diplomatique.

Les États-Unis devraient également réévaluer et réformer fondamentalement leurs relations avec leurs partenaires régionaux en matière de sécurité, tels que l'Arabie saoudite. Au lieu de cela, les États-Unis devraient conditionner leur soutien continu à ces partenaires à la fin des interventions par procuration, à l'engagement dans une diplomatie constructive et à la résolution des problèmes de droits de l'homme chez eux, comme l'a suggéré Daniel Benaim.

Même avec une forte augmentation des investissements dans l’aide et la diplomatie, cette approche sera moins chère que la stratégie actuelle de Washington au Moyen-Orient - et plus efficace.

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/07/633554/Etats-Unis-guerre-procuration-Moyen-Orient-d%C3%A9faite-approche


 

VERS UN CORONA-CHOC US AU MOYEN-ORIENT?

Guerres par procuration : la pandémie pourrait-elle modifier les priorités ?

Mon May 25, 2020 4:42PM

Un équipage naval vole dans un hélicoptère Seahawk aux côtés de l'USNS Comfort, un navire-hôpital, dans l'océan Pacifique le 24  juin 2019. ©US Navy via AFP

Un équipage naval vole dans un hélicoptère Seahawk aux côtés de l'USNS Comfort, un navire-hôpital, dans l'océan Pacifique le 24 juin 2019. ©US Navy via AFP

« La pandémie de coronavirus apportera un calme relatif à certaines des guerres par procuration en cours dans la région ; cependant, les conséquences politiques, militaires et économiques du coronavirus pourraient s’avérer à moyen et long terme aussi ambiguës que le virus même », estime David Pollock, chercheur et analyste à The Washington Institute, observatoire d’idées américain sur la politique moyen-orientale des États-Unis.

D’après le chercheur américain, les impacts de la pandémie sur les guerres par procuration du monde d’aujourd’hui se manifestent notamment par « plus de retenue » auprès des « soutiens » clés de ces guerres envers leurs « éléments supplétifs interposés ».

« En Syrie, les États-Unis ont déjà réduit leur présence, tout comme leur appui aux insurgés et aux Forces démocratiques syriennes (FDS), tandis que la Russie, la Turquie et l’Iran, ont procédé à des accords [quoique fragiles selon l’auteur], afin de démarquer leurs zones d’influence, sans affrontement militaire.

Au Yémen, l’Arabie cherchait une sortie de la crise avant même l’apparition de la pandémie, tandis qu’en Irak, un modèle de combat se faisant par courses-poursuites s’était déjà affirmé avant que le coronavirus ne se propage dans le monde. »

En ce qui concerne la situation aux frontières du Liban, l’auteur prétend que le Hezbollah a su empêcher l’escalade du conflit, « par une série d’actes de provocation et de représailles habituelles », sans que le coronavirus puisse exacerber ou apaiser les affrontements.

« Dans la plupart des cas, les commanditaires des guerres par procuration préfèrent, d’une manière assez compréhensible, s’occuper de gérer la crise du coronavirus dans leur propre pays, non sans se préoccuper de l’insuffisance de leurs moyens économiques pour financer à moyen terme des confrontations militaires en bonne et due forme. Le contrôle entier de leurs forces de procuration pourrait même leur échapper ; ils pourraient même se borner à des actes de nuisance limités. Mais toujours est-il que les commanditaires des guerres par procuration préfèrent très probablement éviter une autre “grande guerre”, alors qu’ils sont déjà impliqués dans une lutte contre le coronavirus. »

La Chine compare implicitement Trump à un «virus politique»

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Alors que les relations entre Pékin et Washington restent tendues en raison de la guerre commerciale, la crise sanitaire mondiale attise encore les tensions

Selon l’analyste américain David Pollock, ces impacts peuvent varier en parlant d’une « même » partie, envers ses forces de procuration impliquées dans des conflits « différents ».

« Par exemple, la Turquie a augmenté son appui à ses supplétifs impliqués dans la guerre civile en Libye, parce que là, elle se sent moins exposée aux menaces sanitaires, économiques ou militaires directes. En même temps, elle a réduit son appui à ses supplétifs à Idlib en Syrie, car les dangers susmentionnés sont là plus sérieux. »

Par la suite, l’auteur évoque une supposition peu défendable, là où il parle de « Daech », « qui n’est actuellement la force par procuration d’aucune partie ».

Selon l’analyste de The Washington Institute, « la présence relativement réduite des autres parties à cause de la pandémie du coronavirus a pourtant provoqué un vide, permettant à ce groupe terroriste de renforcer ses agissements dans la région ».

« En Irak tout comme en Syrie, de jeunes daechistes, qui se sont habitués à la vie souterraine, seraient même moins exposés au danger de la contamination. Idéologiquement parlant, ils ne se donnent aucun souci en rapport avec la contagion ou la contamination ; mais une fois qu’ils attrapent le virus, le manque d’accès aux soins médicaux pourrait réduire leurs activités. »

« Par ailleurs, les conséquences à long terme du coronavirus seraient de nature plutôt économique que sanitaire. La baisse du prix de pétrole et la dégringolade persistante des marchés pourraient modifier les priorités des commandionsactaires des guerres par procuration, de sorte qu’ils ne puissent plus créer toutes leurs ressources à l’appui à leurs supplétifs. Ils pourraient se trouver dans l’obligation de diversifier leurs agissements, en n’excluant aucun scénario imprévisible.

Pourtant, si les dégâts économiques dus au coronavirus deviennent un facteur même de l’instabilité politique et opérationnelle dans les pays de la région, il se pourrait que des “forces par procuration non-gouvernementales” retrouvent une plus grande marge de manœuvre, leur permettant d’aller chercher de nouveaux soutiens régionaux ou transrégionaux. »

La Chine compare implicitement Trump à un «virus politique»

La Chine compare implicitement Trump à un «virus politique»

 

Bref, le rapport conclut que le coronavirus apportera probablement un calme relatif à certains conflits ayant lieu par procuration dans la région, mais les conséquences à moyen et long terme de la pandémie sur la donne des conflits resteront toujours ambigües…

http://french.presstv.com/Detail/2020/05/25/626106/corona-virus-pandemie-guerre-procuration-liban-syrie-irak


CORONAVIRUS : L'UNICEF RÉCLAME PRES DE 100 MILLIONS DE DOLLARS POUR RENFORCER SON AIDE AUX ENFANTS DU MOYEN-ORIENT

Coronavirus: l’Unicef réclame des fonds supplémentaires pour les enfants du Moyen-Orient

Coronavirus: l’Unicef réclame des fonds supplémentaires pour les enfants du Moyen-Orient

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Par AlAhed avec AFP

L'Unicef a sollicité lundi une levée de fonds de près de 100 millions de dollars afin de renforcer son aide aux enfants de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, où la pandémie du Covid-19 vient souvent s'ajouter aux ravages des guerres.

Plus de 105.000 cas de nouveau coronavirus, dont 5.699 décès, ont été officiellement enregistrés dans cette région, qui compte le plus grand nombre d'enfants dans le besoin au monde - près de 25 millions - en raison des conflits en cours, indique l'Agence des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué.

«La combinaison du manque ou de l'inadéquation des services de base, d'années de conflits, de pauvreté et de privation avec la maladie Covid-19 frappe en premier lieu les enfants (...) et rend leur vie, déjà difficile, insupportable», affirme le directeur régional, Ted Chaiban.

L'Unicef appelle dès lors à une levée de fonds de 92,4 millions de dollars (environ 84,8 millions d'euros) afin de pouvoir répondre au défi supplémentaire engendré par la pandémie.

D'après l'agence onusienne, près de 110 millions d'enfants sont actuellement confinés, et l'Unicef affirme soutenir les efforts des autorités pour que le plus grand nombre puisse étudier à distance.

Selon le communiqué, l'Unicef diffuse aussi dans les médias et sur les réseaux sociaux des recommandations pour réduire les risques d'infection, préserver la santé physique et mentale des enfants et de leurs familles, et afin d'éviter la stigmatisation des personnes infectées.

https://www.french.alahednews.com.lb/34813/304


 

MOYEN-ORIENT : L'IRAN A MINE LE TERRAIN US?

MO: l'Iran a miné le terrain US?

Sat Apr 11, 2020 5:45PM

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Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com

Touchée par la Covid-19, l’armée américaine cherche à contrer l’apparence d’un affaiblissement. 

Ainsi, le général Mark Milley, chef d’état-major des forces armées américaines, a déclaré : « J’espère que personne dans le monde ne croit que les capacités de l’armée américaine sont sérieusement affaiblies (par la Covid-19). »

Dans un article paru sur le site du National Interest, l’officier Scott J. Harr, en reconnaissant l’effondrement de l’empire US, a expliqué que « la force asymétrique iranienne à travers le Moyen-Orient a constamment dépassé et dépasse toujours les efforts américains dans la région. Les partenaires de l’Iran consolident leurs acquis - souvent aux dépens et en dépit des efforts américains ». 

« L’armée américaine est dans un désavantage concurrentiel décisif dans ce domaine », a-t-il conclu.

Quelle analyse porter sur l’effondrement de l’influence militaire des USA ? 

Mikhail Gamandiy-Egorov, analyste-chroniqueur à l’agence Observateur Continental, nous répond.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/11/622798/MO-lIran-a-mine-le-terrain-US


 

MOYEN-ORIENT : POUR QUI SONNE LE GLAS ?

Asie de l'Ouest: les USA vivent un cauchemar

Thu Jan 30, 2020 5:15PM

Asie de l'Ouest: les USA vivent un cauchemar

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Asie de l'Ouest: les USA vivent un cauchemar

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Les États-Unis de Trump se trouvent dans une impasse: la frappe iranienne du 8 janvier contre Ain al-Asad, la destruction d’un E-11 A à Ghazni en Afghanistan le 27 janvier, le crash d’un C-27J à Al-Anbar en Irak le 29 janvier, une impressionnante frappe au missile ce même jour contre le site d’Aramco à Jizan en Arabie saoudite à quoi s’est ajouté au final, selon le porte-parole de l’armée yéménite, une vaste contre-offensive commencée il y a une semaine à Nehm à l’est de Sanaa où des dizaines de bataillons de l’armée saoudienne ont été anéantis et the last but not the least le crash en Cisjordanie d’un avion de combat israélien, une première en 70 ans de guerre de libération de la Palestine!
Les USA vivent-ils un cauchemar ? 


Pourront-ils s'en sortir de ce bourbier ? 

Philippe Hugon, reporter de guerre s'exprime sur le sujet.

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/30/617457/Asie-de-lOuest-les-USA-vivent-un-cauchemar