PALESTINE

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MONSTRUEUX! "ISRAËL" REFUSE L'ENTREE DE VACCINS A GAZA

Coronavirus : Israël refuse l’entrée de vaccins à Gaza

 Depuis 11 heures  16 février 2021

‘Israël’ a refusé l'entrée de milliers de vaccins contre la COVID-19 dans la bande de Gaza

‘Israël’ a refusé l'entrée de milliers de vaccins contre la COVID-19 dans la bande de Gaza

 Moyent-Orient - Palestine

 

Rédaction du site

‘Israël’ a refusé l’entrée de milliers de vaccins contre la COVID-19 dans la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d’habitants sous contrôle du Hamas, a accusé lundi soir l’Autorité palestinienne.

L’Autorité présidée par Mahmoud Abbas, qui siège en Cisjordanie occupée, a lancé au début du mois de février son programme de vaccination auprès de son personnel médical après avoir reçu 2000 doses de vaccins de l’entité sioniste, sous la pression de l’ONU et d’ONG.

Dans la foulée, l’Autorité palestinienne avait reçu de la Russie 10 000 doses du vaccin Spoutnik V et indiqué son intention d’en partager une partie avec les Palestiniens de la bande de Gaza, territoire géographiquement séparé de la Cisjordanie par Israël.

Or, lundi soir, la ministre palestinienne de la Santé a affirmé qu’Israël avait bloqué l’entrée de 2000 doses de vaccins Spoutnik V envoyées par son ministère dans la bande de Gaza.

Israël « porte l’entière responsabilité de cette mesure abusive », a déclaré dans un communiqué la ministre Mai Al-Kaila, soutenant que ces doses devaient être acheminées plus tôt en journée et étaient destinées au personnel médical gazaoui.

Au cours des derniers jours, des sources israéliennes ayant requis l’anonymat ont suggéré à l’AFP que le transfert de vaccins à Gaza n’était pas une simple mesure administrative du COGAT – l’organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens – mais une décision politique qui pourrait être liée à des pourparlers engageant ‘Israël’ et le Hamas.

Une porte-parole du COGAT a confirmé lundi soir à l’AFP que l’Autorité palestinienne avait fait une demande de transfert de 1000 doses de vaccins vers la bande de Gaza, mais que « cette demande était en cours dans l’attente d’une décision politique ».

Campagne de vaccination retardée

Plus tôt lundi, le premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh avait indiqué que la campagne de vaccination dans les Territoires palestiniens était freinée en raison des retards de livraisons.

L’Autorité palestinienne devait recevoir à la mi-février au moins 50 000 vaccins, grâce notamment au dispositif COVAX d’aide aux pays les plus pauvres, mis en place par l’Organisation mondiale de la santé et l’Alliance pour les vaccins.

Les livraisons ayant pris du retard, « la date du lancement de la vaccination [du public] sera annoncée ultérieurement », a déclaré M. Shtayyeh avant la réunion hebdomadaire du gouvernement palestinien à Ramallah.

L’Autorité palestinienne a indiqué avoir signé plusieurs contrats avec des laboratoires étrangers, qui permettraient de vacciner 70 % de la population palestinienne.

En Cisjordanie, le ministère de la Santé a officiellement recensé 114 850 cas, dont près de 1400 décès.

Dans la bande de Gaza, près de 53 600 infections ont été enregistrées depuis le début de la pandémie, dont 537 morts, mais les sources médicales ont fait état d’une diminution des hospitalisations ces dernières semaines.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/2009702

JERUSALEM OCCUPEE : L'OCCUPANT ISRAELIEN CONTRAINT 3 FAMILLES PALESTINIENNES A DEMOLIR LEUR MAISON

Jérusalem occupée : L’occupation israélienne contraint 3 familles à démolir leur maison

 Depuis 52 minutes  15 février 2021

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 Moyent-Orient - Palestine

 

Rédaction du site

La municipalité de l’occupation israélienne de Jérusalem-Ouest a contraint ce lundi 15 février trois familles palestiniennes à démolir elles-mêmes leurs maisons dans la ville sainte d’al-Qods occupée, sous prétexte qu’elles avaient été construites sans permis.

Selon le centre d’information Wadi Hilweh, basé à Jérusalem-Est, cité par l’agence palestinienne WAFA, la municipalité israélienne avait publié des avis de démolition contre des structures, y compris des maisons, appartenant à trois familles palestiniennes à Jérusalem al-Qods occupée, les forçant à effectuer elles-mêmes la démolition pour éviter de payer des coûts exorbitants si la municipalité les démolissait.

Jihad Awadallah, l’un des propriétaires d’une maison, a déclaré que sa famille avait démoli son immeuble de deux étages dans le quartier de Chaafat, construit il y a 20 ans. Il a souligné que sa famille avait tenté pendant toutes ces années d’obtenir un permis sans succès et qu’elle avait payé plus de 35.000 $ d’amendes.
M. Awadallah a indiqué que chaque appartement de l’immeuble faisait 120 mètres carrés de superficie et que son frère vivait dans l’un d’entre eux. Il a été contraint de déménager dans un appartement loué après la démolition.

En même ce temps, la municipalité de l’occupation israélienne a forcé la famille Nimr à démolir un appartement appartenant à son fils Nimr dans le village Sour-Baher, au sud-est de Jérusalem al-Qods occupée.
M. Nimr a expliqué que l’appartement, qui faisait 90 mètres carrés, a été construit il y a cinq ans, et que les finitions nécessaires étaient en cours lorsque la municipalité israélienne a émis un avis de démolition contre lui et l’a informé qu’il devrait immédiatement le démolir, autrement elle s’en chargera.

La municipalité de l’occupation israélienne a également contraint Omar Siam à démolir un hangar pour animaux dans le quartier de Silwan, situé au sud de la mosquée d’al-Aqsa, à Jérusalem-Est sous prétexte qu’il avait été construit sans permis.

Les Palestiniens d’al-Qods sont contraints de construire sans permis e construction parce qu’il est impossible d’en obtenir un, car le maire et le conseil municipal israéliens tentent de maintenir la population palestinienne de la ville dans le strict minimum, tout en multipliant sa communauté de colons, en approuvant la construction de milliers de nouvelles unités de logement dans des colonies exclusivement juives.

Près de 75% des demandes de permis des citoyens palestiniens de Jérusalem occupée sont rejetées par la municipalité, selon les groupes de défense des droits.

Menacés de payer de lourdes amendes, les Palestiniens de Jérusalem ont recours eux-mêmes à la mise en œuvre des décisions de démolition. Faute de quoi, ils sont aussi contraints de payer les frais de démolition au personnel et aux machines de la municipalité de l’occupation, lorsque celle-ci s’en charge.

Source: Agences

https://french.almanar.com.lb/2009284

ELECTIONS PALESTINIENNES, LES PREMIERES EN 15 ANS. ACCORD CLE ENTRE LE HAMAS ET LE FATAH

Élections palestiniennes : accord clé au Caire entre le Hamas et le Fatah

 Depuis 5 heures  10 février 2021

Les factions palestiniennes se sont rendues au Caire pour des discussions cruciales sur les modalités de la tenue des élections

Les factions palestiniennes se sont rendues au Caire pour des discussions cruciales sur les modalités de la tenue des élections

 Moyent-Orient - Palestine

 

Rédaction du site

Les principaux mouvements palestiniens Hamas et Fatah ont annoncé, mardi 9 février, un accord par lequel ils s’engagent à respecter les résultats des prochaines élections, les premières en 15 ans.

Après de nombreux reports et rumeurs, le président palestinien Mahmoud Abbas a signé le 15 janvier, quelques jours avant l’entrée en fonction de Joe Biden à la Maison Blanche, un décret pour la tenue d’élections législatives et présidentielle en mai et juillet prochains respectivement.

Dans la foulée de ce décret, les factions palestiniennes se sont rendues au Caire pour des discussions cruciales sur les modalités de la tenue de ces élections, les premières dans les Territoires palestiniens depuis 2005.

Selon un communiqué conjoint résultant de ces discussions, l’ensemble des factions palestiniennes, dont le Hamas et le Fatah, ont convenu de « se conformer aux dates des élections (annoncées par M. Abbas) » et de « respecter et d’accepter leurs résultats ».

La dernière présidentielle palestinienne remonte à la victoire de Mahmoud Abbas en 2005, suivie l’année suivante par des législatives remportées par le Hamas.

Lors d’un entretien téléphonique mardi soir, le chef du bureau politique du Hamas, Ismaël Haniyeh, a remercié Mahmoud Abbas pour son soutien aux discussions du Caire, et a dit espérer le « succès des élections et la fin des divisions » entre factions palestiniennes, selon l’agence officielle Wafa.

« Tribunal électoral » 

L’accord du Caire prévoit en outre l’établissement d’un « tribunal électoral », sujet clé des pourparlers du Caire, et un engagement à faire respecter les « libertés publiques » durant les campagnes électorales et le scrutin, selon le texte.

Dans un autre communiqué, Jibril Rajoub, chef de la délégation au Caire du parti Fatah de M. Abbas, qui siège en Cisjordanie occupée, s’est félicité de l’accord sur une « feuille de route » pour les élections et qui selon lui témoigne de « l’unité palestinienne ».

L’engagement des Palestiniens à tenir des élections est considéré par de nombreux analystes comme une manière pour de gagner en légitimité et de parler d’une seule voix pour reprendre contact avec les Etats-Unis de Joe Biden, après avoir rompu les liens avec la précédente administration de Donald Trump.

Sous M. Trump, les Etats-Unis ont reconnu la ville sainte d’AlQuds occupée comme capitale d’Israël, soutenu l’annexion par l’entité sioniste de pans de la Cisjordanie occupée, et œuvré à la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes, initiatives décriées tant par le Hamas que le Fatah.

Mais comme les Palestiniens sont divisés entre deux administrations, celle du Hamas qui contrôle Gaza et celle de M. Abbas, en Cisjordanie, les deux camps devaient s’entendre sur des mécanismes pour tenir des élections.

L’un des enjeux clés portait sur l’entité juridique qui devait valider les résultats en cas de différends. A ce propos, les factions palestiniennes ont convenu au Caire sur le principe d’un « tribunal électoral consensuel » pour superviser l’ensemble du processus électoral, incluant les résultats.

AlQuds ? 

Les factions se sont aussi entendues pour tenir les élections en Cisjordanie, où vivent 2,8 millions de Palestiniens, et dans la bande de Gaza, enclave paupérisée de deux millions d’habitants sous blocus israélien, mais aussi à l’Est d’AlQuds occupée.

Par le passé, Mahmoud Abbas avait déclaré que des élections ne pouvaient avoir lieu si les quelque 300 000 Palestiniens de l’Est d’AlQuds, secteur de la ville sainte annexé par Israël, ne pouvaient voter.

Les Palestiniens ont demandé à l’Union européenne de presser Israël pour permettre le vote à l’Est d’AlQuds.

Dans la bande Gaza et en Cisjordanie, « seule la police palestinienne », et donc aucun autre mouvement armé, ne pourra protéger les bureaux de vote, précise le communiqué du Caire.

De nouvelles discussions sont prévues en mars dans la capitale égyptienne pour peaufiner cet accord qui doit encore être transmis à Mahmoud Abbas. Mais dès à présent, le Fatah a dit qu’il commencerait à travailler sur ses listes électorales en vue du scrutin.

A ce propos, les factions palestiniennes se sont engagées à « assurer l’égalité des chances » de « toutes les listes électorales » en vue des élections de qui devraient être, si elles ont bien lieu, les premières de leur vie pour des centaines de milliers de jeunes Palestiniens.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/2005709

L’EGYPTE ROUVRE SA FRONTIERE AVEC LA BANDE DE GAZA AU PASSAGE DE RAFAH POUR UNE DUREE INDETERMINEE

L’Egypte ouvre sa frontière avec Gaza pour une durée indéterminée

L’Egypte ouvre sa frontière avec Gaza pour une durée indéterminée

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starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par AFP

L'Egypte a ouvert mardi sa frontière avec la bande de Gaza pour une durée indéterminée pour la première fois depuis plusieurs années, tandis que des pourparlers interpalestiniens se tiennent au Caire, selon un responsable sécuritaire.

«Les autorités égyptiennes ont ouvert aujourd'hui (mardi) le passage de Rafah pour une durée indéterminée, pour la première fois depuis des années», a indiqué le responsable sécuritaire, sous couvert d'anonymat.

«Il ne s'agit pas d'une ouverture ordinaire. D'habitude, le passage est ouvert pour trois ou quatre jours (...) Ca arrive alors que le dialogue national palestinien a lieu au Caire», a-t-il ajouté.

L'ouverture de la frontière intervient après le lancement lundi au Caire de pourparlers entre 14 factions palestiniennes, dont les rivaux du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et du Fatah, au pouvoir en Cisjordanie occupée, en vue des premières élections depuis 15 ans.

Les discussions sont censées se terminer mardi.

Le terminal de Rafah frontalier de l'Egypte est la seule ouverture de la bande de Gaza sur le monde qui ne soit pas contrôlée par «Israël». Il est resté largement fermé ces dernières années, Le Caire invoquant des menaces pour la sécurité du pays.

Mardi matin, des Gazaouis ont afflué vers le terminal et «le premier bus est arrivé côté égyptien», a indiqué le responsable sécuritaire.

«Cela faisait six mois que j'attendais que le passage rouvre, ces fermetures à répétition m'ont fait rater mon premier semestre à l'université», a confié à l'AFP Ibrahim al-Chanti, en s'apprêtant à franchir le passage mardi.

«J'espère qu'il va rester ouvert de manière permanente», a ajouté l'étudiant âgé de 19 ans.

Yasser Zanoun, un autre voyageur, a lui souligné l'urgence de la situation à Gaza, invitant les autorités palestiniennes à reporter sine die la fermeture du terminal.

«Ce passage doit être ouvert 24 heures sur 24 toute l'année, nous avons des crises humanitaires très graves», a souligné le quinquagénaire.

https://french.alahednews.com.lb/38648/308

ANSARALLAH ARRIVE A GAZA

Les nuées de drones palestiniens

Saturday, 06 February 2021 6:58 PM  [ Last Update: Saturday, 06 February 2021 6:58 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La résistance palestinienne en passé d’accéder à un pouvoir de missile qui effraie l’armée israélienne. (Illustration)

Le 1er février, dans la matinée, une source affiliée à la Résistance palestinienne, qui a requis l’anonymat, a fait état de l’abattage d’un drone israélien dans la bande de Gaza par les forces de la résistance.

La source n’a pas fourni de détails sur l’identité des groupes de la résistance qui ont mené l’opération, mais on sait que le drone visé avait été utilisé pour faire des photographies aériennes.

Les experts pourtant, estiment que l’interception du drone par les systèmes palestiniens, à une courte distance de la manœuvre militaire et de l’intégration des groupes palestiniens dans la bande de Gaza, réalisée avec des armes avancées telles que des missiles sol-mer et des drones, devrait inciter les sionistes à reconsidérer la portée d’un éventuel nouveau conflit. C’est la même réflexion qui a jusqu’ici empêché Israël de déclencher une guerre avec le Hezbollah au Liban.

La capacité de missiles du Hezbollah, notamment ses missiles à guidage de précision, est précisément l’élément qui a dissuadé à plusieurs reprises le régime israélien d’affronter la résistance libanaise. Des éléments d’informations supposent que la même chose devrait se passer avec la résistance palestinienne.

Les facteurs qui ont retenu Israël de lancer une attaque à grande échelle contre la résistance palestinienne sont multiples : sa récente offensive contre la bande de Gaza a révélé son incapacité à changer les équations établies ; ses systèmes de défense, dont le Dôme de fer, se sont avérés plus inefficaces que par le passé. L’intensité des tirs de missiles détériore totalement le Dôme de fer ; Tel-Aviv reconnaît la force des missiles de l’axe de la résistance, en Palestine, au Liban et au Yémen.

Armée israélienne déserte...

Armée israélienne déserte...

Soldats sionistes désertent massivement le front Sud ; la frontière de Gaza, « nouveau sud Liban » ?

L’ancien ministre israélien de la Guerre, Avigdor Lieberman, a reconnu qu’Israël n’avait gagné aucune de ses guerres depuis juin 1967. « Nos ennemis les plus redoutables sont le Hezbollah au Liban, puis l’Iran et le Hamas. Le Hamas a développé ses missiles de croisière et ses capacités navales. Il dispose de missiles antiaériens portables et tirés à l’épaule qui sont en mesure d’abattre des hélicoptères et des avions militaires israéliens.

La résistance palestinienne est donc en passe d’accéder à un pouvoir de missile qui effraie l’armée israélienne.

D’ailleurs, celle-ci n’est pas prête d’oublier les frappes d’Ansarallah du Yémen contre l’installation pétrolière de Saudi Aramco à Djeddah.

Israël/Iran:

Israël/Iran:

L’ancien conseiller adjoint à la sécurité intérieure d’Israël, Chuck Freilich : « L’Iran est une puissance régionale et c’est dangereux de jouer avec lui... nous ne pourrions pas l’emporter sur lui ».

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/06/644697/Israel-Ansarallah-arrive-a-Gaza

PALESTINE : L’OCCUPANT ISRAELIEN ATTAQUE A NOUVEAU LES AGRICULTEURS PALESTINIENS AU SUD DE LA BANDE DE GAZA

Les forces d’occupation attaquent à nouveau les agriculteurs palestiniens au sud de la bande de Gaza

06/02/2021

Al-Qods occupé-SANA/Les forces d’occupation israélienne ont attaqué, aujourd’hui, à nouveau les agriculteurs palestiniens au sud de la bande de Gaza assiégée.

Citées par l’agence de presse /Maan/, les forces d’occupation avaient ouvert le feu de leurs mitrailleuses sur les agriculteurs palestiniens, à l’est de Khan Younis au sud de la bande de Gaza, les forçant de quitter leurs terres.

B.D./ D.Hmaiché

http://www.sana.sy/fr/?p=211502&fbclid=IwAR1bFYh8W0bx7jYZ3scp0Bj3aBLBxLoSveNNKwfOUnOc5-K9K3RGp8CXnw0

"VACCINATION ULTRARAPIDE" : "ISRAËL" OUBLIE LA VARIANTE PALESTINIENNE DE L'APARTHEID

 

« Vaccination ultrarapide » : Israël oublie la variante palestinienne de l’apartheid

 

02 Fév 2021

   

Sur une page entière, [le journal flamand] De Standaard du 28 janvier a publié un article dans lequel l’auteur ne tarit pas d’éloges sur la vaccination utltrarapide qui a lieu en Israël, tout en exprimant son étonnement de ce que, malgré tout cela, une troisième vague se prépare. « En Israël, on redoute d’autres variants encore, tel le variant sud-africain. »

 

« Aucun pays ne se hâte davantage de vacciner sa population qu’Israël. » « Sa population ». Ça fait bien. Voilà au moins un gouvernement qui prend ses responsabilités. Mais il y a une c… dans le potage : « Et, pourtant, la situation en Israël est loin d’être idyllique », après quoi l’auteur jette un œil sur un certain nombre de problèmes dans les soins de santé.

Malgré la vaccination rapide, les experts médicaux s’attendent à une troisième vague. Un hôpital de Tel-Aviv déplore une suroccupation de 116 pour 100. « Les couloirs eux aussi sont bondés. »

Israël, le bon exemple ?

Malgré cela, Israël est un exemple à suivre :

« Aujourd’hui, tout le monde observe Israël de près. En effet, d’autres pays peuvent apprendre de ce précurseur quel est le salut qu’ils sont en droit d’attendre d’un taux de vaccination des plus positifs. Devons-nous conclure des bruits alarmants émanant des hôpitaux israéliens que nous ferions mieux de revoir cet espoir à la baisse ? »

Vient ensuite un survol de la situation. Selon l’article, ce ne peut être imputable aux vaccins, qui sont en effet très fiables.

Le professeur Cyrille Cohen, chef du laboratoire d’immunothérapie à l’Université de Bar-Ilan, voit toutefois un problème dans le comportement de deux « minorités ».

« Le problème, c’est que certaines minorités suivent insuffisamment les règles (du lock-down), là précisément où il y a un niveau de contamination très élevé, lequel alors déborde sur le reste. »

« Il s’agit de deux minorités : un, les Juifs très orthodoxes qui s’obstinent à garder les écoles ouvertes et, deux, la population arabe en Israël. C’est précisément parmi ces groupes que le taux de vaccination est faible, même si, ces dernières semaines, il y a eu un mouvement de rattrapage. »

En Israël, règne l’habitude tenace de ne jamais désigner la minorité arabe par ce qu’elle est véritablement, les Arabes palestiniens, histoire de ne pas mettre trop en évidence le lien qui existe avec les autres Palestiniens.

De Standaard s’étonne en compagnie des autorités israéliennes de ce que, malgré une vaccination ultrarapide, une troisième vague se prépare. L’impact du variant britannique du Covid-19 n’est pas encore connu, mais il reste une incertitude. On craint toutefois encore plus le variant sud-africain qui serait encore plus virulent. Ici, les vaccins existants seront-ils vraiment efficaces ?

Pas d’autre explication possible ?

Consacrer une page entière à Israël sans sortir un seul mot sur l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens requiert une sacrée dose de dissonance cognitive ! Il serait toutefois trop facile d’imputer la chose à un seul membre de la rédaction qui, par hasard, s’est vu confier cette tâche. Le vrai problème est systémique. De Standaard n’est pas le seul des médias flamands (et francophones – ndlr) à filtrer systématiquement toute information sur Israël en un sens flatteur pour le gouvernement de ce pays.

Un nombre d’explications très plausibles de la troisième vague sont totalement passées sous silence, dans cet article. La liste est pourtant assez longue :

-Les Palestiniens avec la citoyenneté israélienne (la minorité « arabe ») sont surreprésentés dans les secteurs professionnels qui restent entièrement au travail même en plein lock-down : balayeurs de rue, conducteurs de bus, gens de maison, éboueurs – ce que nous appelons aujourd’hui les « emplois essentiels ». Ils exécutent des tâches dans lesquelles le contact et le taux de contamination sont bien plus élevés.

-Les Palestiniens israéliens qui bénéficient toutefois d’une formation supérieure sont eux aussi surreprésentés dans le secteur médical, un secteur dont l’activité ne ralentit certainement pas non plus durant le lock-down. Ils soignent surtout leurs concitoyens juifs qui, toutefois, ont bel et bien les moyens de payer leurs soins de santé. Ce personnel lui aussi est donc plus exposé que la moyenne à la contamination.

-Les prisonniers palestiniens des territoires occupés détenus dans les prisons israéliennes ne sont testés que lorsqu’ils sont gravement malades, ils ne reçoivent même pas toujours des soins médicaux appropriés et, en raison de la surpopulation carcérale, ils ne peuvent pas respecter la distanciation physique. Parfois, des prisonniers contaminés sont transférés vers des prisons des territoires occupés. Cette situation dans les prisons israéliennes sévit depuis des dizaines d’années déjà et ce qui se passe actuellement n’a donc rien de neuf. Leurs gardiens, toutefois, sont des propagateurs inévitables de la contamination au sein de la communauté élargie en Israël.

-La même chose vaut pour les soldats de l’armée d’occupation dans les territoires palestiniens. En raison de la nature de leur tâche répressive, ces hommes sont en contact physique fréquent avec des Palestiniens non vaccinés, non testés, dont l’état de santé en général est déjà de toute façon moins bon.

-Quotidiennement, des milliers de Palestiniens non testés font la navette entre la Cisjordanie occupée (mais pas de la bande de Gaza, complètement bloquée) et leur travail, entre autres dans le secteur de la construction où, chaque jour, inévitablement, ils sont en contact direct avec leurs patrons israéliens.

-Les soins de santé palestiniens étaient déjà lamentables, avant la pandémie. Il y a un grave problème de manque de fonds – notamment, parce qu’ils sont bloqués par l’occupant (voir plus loin) – du fait qu’Israël bloque, ralentit ou interdit constamment les importations, et de manque de produits élémentaires essentiels tels les produits désinfectants, les pansements, le matériel opératoire (à Gaza, la situation est encore bien plus dramatique qu’en Cisjordanie).

Depuis les accords d’Oslo, prétend Israël, les soins de santé tomberaient sous la responsabilité de l’Autorité palestinienne (AP, le gouvernement palestinien qui, selon les conditions de ces accords d’Oslo, ne peut être qualifié de « gouvernement »). Rien n’est moins vrai et ce, pour deux raisons, une raison concrète et une raison juridique.

La situation concrète impute la totalité de la responsabilité à Israël

Dans la pratique, l’AP est totalement dépendante de la bonne volonté de l’occupant israélien pour l’importation d’appareillage médical, tels respirateurs, matériel chirurgical, aiguilles à injection et médicaments. Les médecins et les étudiants ne peuvent suivre de cours à l’étranger, parce qu’ils ne reçoivent pas de visas (ou qu’ils les reçoivent trop tard).

L’exportation de produits palestiniens doit se faire en grande partie via Israël. L’exportation via la Jordanie est bloquée par les douaniers israéliens avec la régularité d’une horloge, ce qui constitue une perte de temps précieux, surtout pour les produits agricoles. C’est Israël, et non l’AP, qui perçoit en outre les rentrées fiscales des exportations en provenance des territoires palestiniens et qui reverse très irrégulièrement ces fonds pourtant d’une nécessité absolument vitale. Souvent il arrive même que ces fonds soient bloqués pendant des années.

L’AP alloue un minimum vital aux familles des prisonniers palestiniens et des Palestiniens qui ont été tués. Israël retient le montant que l’AP y consacre lors du versement des rentrées fiscales palestiniennes, estimant qu’il s’agit d’une « aide au terrorisme ».

Tout cela fait que l’AP n’est pas en mesure d’organiser des soins de santé convenables. Israël ne manque pas non plus d’insister sur la corruption qui sévit dans les rangs de la (petite) classe supérieure palestinienne des territoires occupés. Ce qu’Israël oublie d’ajouter, c’est que cette corruption a lieu avant tout en concertation avec des hommes d’affaires israéliens corrompus (il n’y a pas d’autre voie) et que la corruption en Israël est en plus incomparablement plus étendue (un procès est d’ailleurs en cours contre le Premier ministre Netanyahou en personne, et que ce dernier tente de reporter sine die en restant chef du gouvernement).

Responsabilité juridique

Les Conventions de Genève portant sur les obligations d’une puissance occupante sont on ne peut plus claires. C’est l’occupant qui est responsable des soins de santé de la population vivant dans les territoires occupés. L’occupant peut déléguer cette responsabilité, mais il est et reste le seule responsable de la garantie des conditions dans lesquelles ces soins de santé peuvent fonctionner.

En d’autres termes, les accords d’Oslo ne déchargent pas Israël de son devoir de garantir la santé publique – y compris la vaccination contre la pandémie.

Un apartheid médical

Plusieurs porte-parole politiques en Israël ont confirmé la chose publiquement. Il n’est pas question que la population palestinienne des territoires occupés soit reprise dans l’actuel programme de vaccination. Cet apartheid médical est d’ailleurs aussi vieux que l’occupation même.

Et qu’il s’agit d’apartheid est irréfutable, comme l’a confirmé l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem dans un récent rapport d’enquête. Cet apartheid ne peut être mieux illustré que par le fait que tous les colons israéliens vivant [illégalement, NdT] dans les territoires occupés seront bel et bien vaccinés.

Une vaccination… électorale

Cet apartheid risque désormais de revenir comme un douloureux boomerang dans la face des détenteurs israéliens du pouvoir.

Le 23 mars 2021, tous les citoyens de l’État d’Israël vont se retrouver aux urnes pour la quatrième fois en deux ans à peine. La crise politique tourne entre autres autour des chances de survie de Benjamin Netanyahou, au cou duquel, comme nous l’avons déjà dit, pend un procès pour corruption qui peut signifier à tout le moins la fin de sa carrière politique.

Cette lutte n’est toutefois que l’un des symptômes d’une crise bien plus profonde. Après plusieurs années de réformes néolibérales, Israël connaît une situation historique d’inégalité sociale sans précédent et, en outre, une solution à l’occupation des territoires palestiniens est plus éloignée que jamais.

Bien sûr, Netanyahou se rend compte aussi que l’actuelle vaccination sous apartheid risque d’être une mesure pour rien. Il escompte que les premiers effets favorables prendront encore le dessus le 23 mars, jour des élections. Dans ce cas, les conséquences inévitables sont un souci qu’il conviendra d’aborder plus tard.

L’Autorité palestinienne ne peut se permettre le prix très élevé qu’Israël a payé pour ses vaccins. Dans quelques semaines, une vaccination des Palestiniens pourrait débuter avec, entre autres, des vaccins achetés en Russie.

On peut toutefois se demander si Israël laissera se dérouler sans entrave l’importation de ces vaccins et si l’occupant permettra que l’opération se fasse en toute fluidité pour tous les Palestiniens.

Aux centaines de blocages routiers, les troupes d’occupation israéliennes ont à plusieurs reprises fait attendre pendant des heures des personnes qui devaient subir des opérations d’urgence, de même que des femmes enceintes, avec parfois des consésuences fatales. Cette pratique fait partie de l’amalgame de l’occupation. On peut émettre de sérieuses réserves quant à l’assouplissement de ce régime au cours d’une campagne de vaccination palestinienne.

Quoi qu’il en soit, même si cette vaccination palestinienne pouvait finalement être lancée et se dérouler normalement, l’actuelle différence de temps avec la vaccination en Israël (et dans les implantations coloniales) rend inévitable l’arrivée d’une troisième vague.

La transparence journalistique

L’article du Standaard présente manifestement toutes les caractéristiques extérieures d’une information objective et neutre. Les sources sont indiquées, les porte-parole sont cités, on donne des chiffres. Avec l’emploi sélectif d’un matériel factuel, avec l’abandon d’un certain contexte ou avec le passage à un autre contexte – à partir d’une prise de position établie à l’avance – le journal en arrive toutefois à un résultat qui n’est ni objectif ni neutre.

Un lecteur critique peut et doit constater que le traitement de l’information par DeWereldMorgen.be part d’un positionnement.

Ce site, en effet, ne cache pas que, pour son analyse et ses commentaires sur cette question, il ne se profile de façon « neutre », mais que, au contraire, il se range entièrement du côté du droit international et, plus précisément, des résolutions de l’ONU et de la charte des Nations unies, qu’il reconnaît le droit des peuples à l’autodétermination, le droit à la résistance des peuples contre un occupant colonial et qu’il rejette spécifiquement l’occupation et la colonisation des territoires occupés.

Le journal peut renvoyer à d’autres contributions qui rejettent néanmoins cette situation. Ce sont toutefois des articles d’opinion alors que, dans le cas présent, il s’agit d’un article rédactionnel. De Standaard et d’autres grands médias – car ce journal est loin d’être le seul – ont tout à fait le droit d’avoir leur propre opinion sur cette question. Il est toutefois incorrect de ne pas se présenter comme tel dans les informations mêmes que l’on propose et de se faire passer pour « neutre » aux yeux de ses lecteurs, ce qui n’est aucunement le cas.

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Update 28 janvier. La chaîne publique VRT passe en revue l’article du Standaard, voir Geen land vaccineert zo snel als Israël, en tóch derde coronagolf: hoe komt dat, en wat kunnen wij daaruit leren?  (Aucun pays ne vaccine aussi vite qu’Israël, et pourtant la troisième vague de corona est là. Comment cela se fait-il et que pouvons-nous en tirer comme enseignement ?). Eh bien, nous pouvons apprendre ici, entre autres, qu’exclure six millions de personnes de la vaccination n’est pas une bonne idée. 

 

Source originale: De Wereld Morgen

Traduit du néerlandais par Jean-Marie Flémal pour Charleroi pour la Palestine 

https://www.investigaction.net/fr/vaccination-ultrarapide-israel-oublie-la-variante-palestinienne-de-lapartheid/

25 JOURNALISTES PALESTINIENS SONT INTERNES DANS LES PRISONS DE L'OCCUPANT ISRAELIEN

25 journalistes palestiniens détenus dans les prisons de l’occupation

25 journalistes palestiniens détenus dans les prisons de l’occupation

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starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par Le Centre Palestinien D'Information

Le Comité de soutien aux journalistes a appelé à la libération de 25 journalistes, dont le journaliste Bushra Al-Tawil, qui ont été condamnés à différentes peines dans les prisons d'occupation.

Le comité a déclaré dans un communiqué vendredi qu'il examine très sérieusement les tentatives de restreindre la liberté du travail des médias à travers des campagnes répétées d'arrestations de l'occupation israélienne contre les journalistes et leurs poursuites et violations de la liberté de leur travail professionnel.

Bien que l’occupation ait libéré le journaliste Mujahid al-Saadi, de Jénine, après sept mois de détention administrative, 25 journalistes sont toujours dans les géoles de l’occupation, violant leurs droits humains et journalistiques.

Le Comité a également affirmé le droit des journalistes de travailler librement et de transmettre le vrai message de la situation dans les territoires palestiniens sans intimidation, extorsion et confiscation des libertés.

Le communiqué du comité a appelé les institutions humanitaires et des droits de l’homme à intervenir pour mettre fin à la politique de détention, renouveler la détention administrative des journalistes détenus dans les prisons d’occupation et libérer tous les journalistes et militants détenus par l’occupation sans justification légale.

Le communiqué a également appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à mettre en œuvre la résolution 2222 sur la protection des journalistes et à tenir «Israël» responsable de ses violations contre les journalistes palestiniens.

Le comité a également souligné la nécessité pour la Fédération internationale des journalistes et autres défenseurs de la liberté de la presse et de l’expression de se mettre aux côtés des journalistes palestiniens.

Selon les statistiques du Comité de soutien aux journalistes; L’occupation avait détenu huit journalistes, et des condamnations réelles ont été prononcées contre eux. Ce sont: l'écrivain Walid Daqqa Moabd - Mahmoud Issa - Ahmed Al Saifi - Munther Khalaf Muflih - Basem Al Khandaqji - Ahmed Al Arbeed (4 ans) - Yasser Mannaa (2 ans) - Mujahid Mardawi (10 mois).

L’occupation arrête également sept journalistes sans inculpation : Amer Tawfiq Abu Hillel, deux fois 6 mois, Yahya Saleh al-Amour (6 mois), Nidal Abu Aker (6 mois), Deux fois, Musab Saeed (6 mois), deuxième fois (4 mois), Oussama Shaheen (4 mois), Mahmoud Karim Ayad, (6 mois), Shabra al-Tawil (4 mois).

Le comité a indiqué que 10 des journalistes détenus étaient détenus dans l’attente de leur condamnation : Walid Khaled Harb, l’écrivain Ali Jaradat, Kassam Barghouti, Yazan Abu Salah, Mustafa Al-Sakhel, Amed Kamal Habba, Tariq Abu Zeid, Ahmed Abu Sobeih, Tamer Barghouti et Laith Jaar.

https://french.alahednews.com.lb/38423/308

GEORGES HABACHE, FIGURE DE LEGENDE DU COMBAT NATIONAL PALESTINIEN 1/2

Georges Habache, figure de légende du combat national palestinien 1/2

Par René Naba

Mondialisation.ca, 19 janvier 2021

Madaniya.info 18 janvier 2021

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«En ces temps là, mourir pour la Palestine faisait sens. La reptation collective monarchique envers Israël, un contre sens. Une forfaiture indélébile»

Ce papier est publié à l’occasion du 13 ème anniversaire de la mort de Georges Habache, le 26 janvier 2008, à 82 ans, à Amman.

Il est dédié à AHMAD SAADATE. Successeur de Georges Habache à la tête du FPLP (Front Populaire pour la Libération de la Palestine), Ahmad Saadate a été emprisonné le 15 Janvier 2002 par l’Autorité Palestinienne à la prison de Jéricho (Cisjordanie), soupçonné d’avoir commandité le meurtre de Rehavam Zeevi, ministre israélien du tourisme. Un accord conclu sous l’égide des États Unis et du Royaume-Uni entre Israël et l’Autorité palestinienne, prévoyait l’incarcération d’Ahmad Saadate dans la prison palestinienne de Jéricho et la responsabilité de sa surveillance confiée aux Américains et aux Britanniques. Le 8 mars 2006, les gardiens américains et britanniques quittent leur poste rompant de facto l’engagement de Londres et de Washington d’assurer la surveillance de la prison de Jéricho. Une semaine plus tard, le 14 Mars 2006, l’armée israélienne lançait un assaut contre la prison de Jéricho. Cet assaut a fait deux morts et 20 blessés tous palestiniens (gardiens et prisonniers). Vers la fin du mois d’Avril 2006, le procureur israélien annonçait qu’Ahmad Saadate ne sera pas poursuivi pour l’assassinat du ministre Rehavam Zeevi, mais jugé pour «atteintes à la sécurité d’Israël», tandis que ses quatre compagnons, capturés en même temps que lui, seront jugés pour le meurtre. En décembre 2008, un tribunal militaire israélien a condamné Ahmad Saadate à 30 ans de prison pour être à la tête d’une « organisation terroriste illégale » et pour sa responsabilité dans toutes les actions terroristes menées par son organisation.

Dans cette affaire, M. Mahoumd Abbas, chef de l’Autorité Palestinienne, aura fait la preuve d’un parfait garde chiourme, justifiant le verdict du grand orateur de la Révolution française, le Comte Honoré Gabriel Mirabeau, selon lequel «Il existe quelqu’un de pire qu’un bourreau, son valet».

1 – Au commencement, le Mouvement Nationaliste Arabe MNA

Si Yasser Arafat, chef du Fatah, est l’artisan de la renaissance du combat palestinien, Georges Habache, fondateur du Mouvement Nationaliste Arabe (MNA), puis du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), en sera sa figure de légende.

Sa voix de stentor, loin de toute théâtralité, la précision de son verbe d’une haute tenue, sa sobriété ascétique, loin de toute extravagance, feront de ce médecin chrétien palestinien diplômé de l’Université Américaine de Beyrouth, l’idole absolue des Palestiniens et de leurs nombreux partisans à travers le monde; une vénération amplifiée par les actions d’exploit de son organisation.
Une popularité comparable à celle du discret N0 2 du mouvement palestinien, Khalil Al Wazir, alias Abou Jihad, le chef militaire de la guérilla palestinienne, qui en fera le Numéro Un BIS du mouvement national palestinien.
Discret et modeste, ce pédiatre, fils d’une famille aisée de Palestine, disposait de deux cliniques à Amman, l’une pour la clientèle huppée dont il tarifait les prestations à taux plein, l’autre dans le camp de réfugiés de Wahadate, à la périphérie d’Amman, pour les démunis, qu’il traitait à titre gracieux. A son engagement dans le militantisme, il renoncera à sa vocation médicale pour se consacrer exclusivement au combat anti-impérialiste, mais gardera son titre «Al Hakim», qui deviendra son nom de guerre.

Tout au long de sa vie, il se contentera de son salaire modique de l’ordre de 300 dollars par mois pour subvenir à ses besoins de première nécessité. Une vie d’une grande frugalité, à l’opposé des ripailles pétro monarchiques.
Un exemple rarissime dans le Monde arabe. Une règle que seule la nouvelle figure emblématique arabe Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah Libanais, observera par la suite et auparavant l’égyptien Gamal Abdel Nasser.
Fer de lance du combat contre le colonialisme européen au lendemain de la II me guerre mondiale (1939-1945), le Mouvement Nationaliste arabe (Harakat al-Qawmiyyin al-Arab) a longtemps constitué la «bête noire de l’Occident» et son cauchemar.

Au point que les tenants d’une idéologie pan-arabe, compensatoire d’une balkanisation excessive de l’espace arabe étaient criminalisés d’un terme qui se voulait infamant «nationaliste» en suggérant un relent de chauvinisme xénophobe.
Un des plus illustres de ces délateurs de l’ombre n’est autre que Jean Yves Camus, membre de la Fondation Jean Jaurès, un organe satellite du Parti socialiste français désespéré par les analyses en contrechamps du signataire de ce texte, n’hésitera pas à la qualifier de «nationaliste arabe» comme si la recherche d’un seuil critique du Monde Arabe à l’effet de faire contre poids aux grands ensembles régionaux induits par la Mondialisation, tel l’Union Européenne ou le Mercosur, constituait une tâche infamante ; ou la défense de la cause palestinienne, une souillure morale indélébile.

Ci joint la réponse de l’auteur de ce texte à Jean Yves Camus à propos du nationalisme arabe, intitulé «délation subliminale» pour fustiger cette pratique hideuse de jeter en pâture toute pensée dissidente, une fonction reprise de nos jours par le terme «complotiste» pour dénoncer les manœuvres en coulisses de déstabilisation des pays contestataires à l’hégémonie atlantiste et en dévaluer les arguments. https://www.liberation.fr/tribune/2007/05/28/delation-subliminale_94244 et sur ce lien l’infaillibilité des éditocrates et l’accusation de complotisme: https://www.madaniya.info/2020/01/07/de-linfaillibilite-des-editocrates-et-son-corollaire-laccusation-de-complotisme-dans-le-debat-francais/
Parti politique professant une idéologie pan-arabe, mais laïque, le Mouvement Nationaliste Arabe, paradoxalement, a trouvé ses origines à l’Université américaine de Beyrouth, un des hauts lieux de la contestation politique dans la décennie 1950-1960, période marquée par le traumatisme de la défaite de la Palestine et la déconfiture des régimes arabes.

A l’instigation d’un universitaire palestinien chrétien, Constantin Zreik, le MNA fédérera un groupe d’étudiants nationalistes dont les plus illustres seront Georges Habache, qui sera dans la décennie 1970 un mythique chef de la guérilla palestinienne et son adjoint et alter ego, Wadih Haddad.
Farouches adversaires de l’impérialisme occidental, de la colonisation de même que de l’État d’Israël, le MNA, mouvement socialiste, nationaliste et séculier, adoptera une idéologie révolutionnaire et pan arabe. Il mettra l’accent sur la formation d’une élite intellectuelle nationaliste, suffisamment à même de pouvoir réaliser l’unité arabe.
A son lancement officiel en 1958, le MNA se heurtera très vite à l’opposition de la Syrie et de l’Irak en ce que ses deux pays dirigés à partir de la décennie 1960 par le Baas, une idéologie pan-arabe concurrente du nassérisme, interdiront les activités sur leur territoire du MNA, proche du courant nassérien.

A – Péninsule arabique
En dépit de ses entraves, le MNA jouera un rôle de premier plan dans la libération du Monde arabe du joug colonial. A son palmarès, deux faits d’armes glorieux: Le protectorat britannique d’Aden, le verrou anglais sur la route des Indes, dont il a été le tombeur par son encadrement du FLOSY (Front de Libération du Sud Yémen Occupé) du nassérien Abdel Kawi Makkawi. De même que sa contribution au déclenchement du soulèvement marxiste du Dhofar en Oman, sous protectorat britannique, dont il a constitué la matrice fondatrice.
Dès 1964, la branche omanaise du MNA participera à la formation du Front de libération du Dhofar (FLD). Ce parti de gauche soutenu par l’URSS et par la Chine, décidera d’élargir ses ambitions. Il sera donc rebaptisé «Front populaire de libération du Golfe Arabique Occupé» (FPLGAO).

En 1972, le parti changera encore de nom pour «Front Populaire de Libération d’Oman et du Golfe arabe» (FLOGA) pour rechanger encore une fois de nom, en 1974, devenant le «Front Populaire de Libération d’Oman (FPLO).
Le but de ce mouvement était de renverser le sultan Saïd Ibn Taymour, jugé tyrannique, conservateur et rétrograde par les membres de la rébellion.
La rébellion du Dhofar sera toutefois mâtée par une action conjointe des Britanniques, maître des lieux, qui occupaient la base aéronavale de Msassirah et le Chah d’Iran, qui faisaient office à l’époque de gendarme du golfe après le retrait britannique de l’ESt de Suez. Pour prévenir toute rechute, le Royaume Uni, fomentera un coup de force contre le sultan Said pour lui substituer son fils.

Pour aller plus loin sur ce sujet, cf: https://www.madaniya.info/2020/01/13/mascate-le-geneve-du-moyen-orient/

B – En Irak
Le MNA a joué un rôle important dans la scène politique irakienne. En compagnie des Nassériens, il participera au gouvernement d’Abdel Rahman Aref, post monarchique.

C – En Syrie
En 1962, après l’échec de la République Arabe Inie, (fusion de l’Égypte et de la Syrie 1958-1962), un groupe d’intellectuels fondera un parti demandant la réunification immédiate de la Syrie avec l’Égypte. Les adhésions au parti augmenteront sensiblement au point de participer au gouvernement baasiste établi après le coup d’État du 8 mars 1963. Toutefois, en 1964, en Irak comme en Égypte, le MNA fusionnera avec le courant nassérien au sein de l’Union socialiste arabe dans ses deux pays.

2 – Le virage marxisme après la défaite de juin 1967.

La défaite de Juin 1967 porte un coup fatal au leadership de Gamal Abdel Nasser et au crédit du nassérisme.

Le MNA cesse alors d’exister comme force politique régionale dans la décennie 1970 alors que ses principaux dirigeants Georges Habache et Nayef Hawatmeh se rapprochaient du marxisme

A – Liban
Après la défaite de 1967, au Liban, le Mouvement nationaliste arabe participe à la fondation de l’Organisation de l’action communiste au Liban dirigée par Mohsen Ibrahim; une organisation liant marxisme et nationalisme arabe.

B – Palestine: Le Front Populaire de libération de la Palestine
Les éléments marxistes du mouvement qui avaient reconstitué une branche palestinienne dans la décennie 1960, créeront le Front National de Libération de la Palestine (FNLP). En décembre 1967, le FNLP forme un groupe indépendant avec deux autres organisations palestiniennes: «Héros du Retour» (Abtal al-Awda) et le Front de libération de la Palestine d’Ahmed Jibril. Ensemble ils créeront le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) dirigé par Georges Habache. Autour du FPLP, Georges Habache formera le Parti d’action socialiste arabe qui développa des branches dans différents pays.

C – Front Démocratique de Libération de la Palestine
En 1968 Nayef Hawatmeh de tendance maoïste, s’éloigne du FPLP pour créer son propre parti, le Front Démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP).

D – Koweït
Au Koweït, la branche locale du MNA formera le parti du Rassemblement démocratique koweïtien, en guise d’aile modérée du MNA, ce qui lui vaudra les reproches des omanais du FPLO.
Sous la direction du député koweïtien Ahmad Al Khatib, ce parti d’opposition sera très critique vis-à-vis du gouvernement koweïtien, dénonçant notamment la politique pétrolière, les problèmes de la société koweïtienne, et la défense de la démocratie.

E – Arabie saoudite
La branche saoudienne a été formée au début des années 1950, elle était d’abord nassérienne avant de s’orienter vers le marxisme-léninisme. Elle formera le Parti communiste d’Arabie saoudite et le Parti socialiste arabe d’action.

3 – Beyrouth, foyer de la contestation pan arabe

La jonction, via l’Université américaine et le FPLP, de Georges Habache, Leila Khaled, Rafic Hariri, Georges Ibrahim Abdallah.
Beyrouth, plate-forme révolutionnaire de la double décennie 1960-1970, sera le lieu de convergence de tous les opposants arabes, révolutionnaires ou non, pourchassés par les autorités de leur pays. Ils cohabiteront pêle-mêle aux côtés des maquisards de la Méditerranée au Golfe –Arméniens, Kurdes, Somaliens, Érythréens etc– et des guérilleros d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine.
C’est là aussi que sunnites libanais en rupture de bourgeoisie, chrétiens en délicatesse avec l’idéologie phalangiste et «dépossédés» chiites venus du sud-Liban en quête d’instruction, donneront le ton à toutes les manifestations de protestation dans le Monde arabe, comme ce fut le cas en septembre 1970 contre le massacre des Palestiniens en Jordanie, en 1972 contre le massacre des communistes au Soudan ou encore contre la «trahison» du président égyptien Sadate en 1977.

Dans Beyrouth, enfin, jadis un des hauts lieux du cosmopolitisme, la prestigieuse Université américaine (AUB), c’est là le moindre de ses paradoxes, donnera au FPLP certains de ses principaux dirigeants en favorisant la jonction autour de l’universitaire Constantin Zreik, de Georges Habache, chef du FPLP et Docteur en médecine, son alter ego, Wadih Haddad, ainsi que Leila Khaled, ancienne élève de la mission évangéliste de Saida, et Bassam Abou Charif, porte parole du FPLP.

Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien https://www.renenaba.com/beyrouth-ouest-le-dernier-carre-de-la-contestation-arabe/

Transcendant les clivages ethnico religieux, le MNA puis le FPLP fédéreront, autour du combat pour la libération de la Palestine, chrétiens et musulmans, des personnages aussi antinomiques que Rafic Hariri, du temps de sa jeunesse militante à Saida (sud-Liban), avant d’être happé par le mirage des pétrodollars saoudiens; Nabih Berry, chef du mouvement chiite Amal et président de la chambre des députés du Liban, qui opère désormais en tandem avec le Hezbollah, ainsi que Georges Ibrabim Abdallah, communiste chrétien libanais pro palestinien, charismatique chef du combat palestinien et doyen des prisonniers politiques en Europe.

Abdel Fattah Ismail, ancien Président de la République marxiste du sud Yémen; le ténor de l’opposition koweïtienne Ahmad Al Khatib, le chrétien marxiste jordanien Nayef Hawatmeh, fondateur du FDLP; Abou Ali Moustapha, le chef militaire du FPLP et successeur de Georges Habache à la tête de l’organisation marxiste; Ghassane Kanafani, écrivain et premier porte-parole du FPLP, tué par l’explosion d’un colis piégé à Beyrouth; le caricaturiste palestinien Naji al-Ali, tué par l’explosion d’un colis piégé à Londres; Yasser Abd Rabbo, ancien porte parole du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine, enfin Mohsen Ibrahim (chiite libanais), dirigeant de l’Organisation de l’action communiste au Liban et un des animateurs de la coalition palestino-progressiste durant la guerre civile libanaise (1975-1990)

Pour aller plus loin sur Georges Ibrahim Abdallah, https://www.madaniya.info/2019/10/24/proces-georges-ibrahim-abdallah-contre-l-etat-francais/

Pour aller plus loin sur la fonction de Beyrouth dans la décennie 1970, cf ce lien: https://www.renenaba.com/beyrouth-ouest-le-dernier-carre-de-la-contestation-arabe/

Pour aller plus loin sur la force propulsive du nationalisme arabe, cf ce lien: https://www.renenaba.com/aux-temps-benis-du-nationalisme-arabe/

4 – 1970 Le FPLP au zénith de la popularité avec Leila Khaled auteure d’un double détournement d’avion et le raid commando contre l’aéroport de Lod Tel Aviv.

Tombeur du protectorat britannique d’Aden, auréolé de sa victoire contre le colonialisme britannique, –le parrain de la «promesse Balfour» portant création du «Foyer National Juif» en Palestine, noyau du futur état israélien–, le FPLP sera propulsé qu firmament de sa popularité en 1969 1970 avec le double détournement d’avion de Leila Khaled, fait unique dans les annales de la guérilla du tiers monde.
La photo de Leila Khaled en tailleur blanc, chapeau blanc, lunettes de soleil, dans la grande salle d’attente de l’aéroport de Rome quelques instants avant son embarquement dans l’avion qu’elle se proposait de détourner vers Damas, en 1969, aura un effet d’autant plus libératoire et galvaniseur que Leila Khaled contraindra le vol TWA assurant la liaison Los Angeles-Tel Aviv à survoler en un geste symbolique, Haifa, en hommage à sa ville natale, qu’elle avait quitté en 1948, avant son atterrissage à Damas.
Méconnaissable par suite d’une chirurgie esthétique, Leila Khaled récidivera en 1970, en s’attaquant à la compagnie aérienne israélienne El Al, symbole de la supériorité israélienne, assurant la liaison Amsterdam-New York. La militante palestinienne sera neutralisée, mais l’avion d’El Al sera dérouté vers l’aéroport de Londres-Heathrow.

Au siège du FPLP au camp de Wahadate, banlieue d’Amman, lors d’une conférence de presse de Ghassane Kanafani porte-parole de l’organisation marxiste, en septembre 1970, lors du triple détournement d’avion vers «Zarka Airport Revolution».

Fait unique dans les annales du transport aérien, le FPLP organisera alors un triple détournement d’avion (Suisse, Royaume Uni et États Unis), en septembre 1970, pour obtenir la libération de sa militante. Ce triple détournement aura pour théâtre le désert jordanien où le FPLP avait érigé, pour la circonstance, un aéroport révolutionnaire «Zarka Airport Révolution», en fait une ancienne piste britannique à une trentaine de km au nord est d’Amman que la presse internationale désignera à l’époque de «Dawson’s Field Hijacking». Le FPLP y délivrera des visas d’entrée frappée du sceau de «Zarka Airport Revolution» aux cinq cents journalistes, chiffre record à l’époque, venus couvrir l’événement. Le FPLP exigera la libération de Leila Khaled et l’obtiendra, remettant alors en liberté les passagers des trois avions, avant de dynamiter les appareils pour éliminer toute trace des auteurs du détournement.

Le signataire de ce texte a été témoin de cet événement couvrant pour le compte de l’Agence France Presse, la totalité de la séquence dite du «Septembre Noir» Jordanien.

Pour aller plus loin sur ce thème, cf ce lien : https://www.renenaba.com/jordanie-septembre-noir/

Bafouant spectaculairement l’autorité du pouvoir royal jordanien, ce triple détournement précipitera la Jordanie dans une guerre civile, un épisode connu sous le vocable de «septembre noir», le massacre des Palestiniens par les troupes bédouines du Roi Hussein de Jordanie.
Trois mille palestiniens seront tués en un mois dans ces combats, au cours desquels le roi hachémite ordonnera le bombardement de sa capitale, lâchant la bride de ses bédouins de la Légion Arabe à l’assaut des Palestiniens.
Septembre Noir a provoqué la perte du sanctuaire jordanien des Fedayins et leur premier repli vers Beyrouth, qui sera leur plate forme révolutionnaire pendant une décennie…. jusqu’au siège de la capitale libanaise par l’armée israélienne en 1982 et le nouvel exode des Palestiniens vers Tunis.

A – La riposte palestinienne en deux temps: Wasfi Tall et Les Jeux Olympiques de Munich en 1972
Les Palestiniens riposteront en deux temps au trône hachémite: Le boucher d’Amman, le premier ministre Wasfi Tall, agent attiré des Anglais dans la zone, au même titre que l’irakien Noury Said, sera assassiné au Caire l’année suivante et l’organisation clandestine «Septembre Noir» procédera, en 1972, à une spectaculaire prise d’otage lors des Jeux Olympiques de Munich, les 5-9 septembre 1972, contre l’équipe israélienne, dont onze membres seront assassinés, en plus d’un policier ouest-allemand et cinq des huit membres du commando palestinien tués, les trois autres capturés.

B – Le mariage de la Reine Dina de Jordanie avec un dirigeant du FPLP, Salah Salah.
En dépit de la perte stratégique d’Amman, capitale d’un royaume dont le tiers de la population est d’origine palestinienne, et le repli vers Beyrouth, l’audace du FPLP suscitera un engouement sans pareille pour la cause palestinienne. Au point que la Reine Dina, première épouse du Roi Hussein de Jordanie et sa cousine, diplômée de la prestigieuse Université de Cambridge, convolera en seconde noce avec un dirigeant du FPLP Salah Salah. Ce mariage, célébré en 1970, a été perçu comme une prise de guerre de grande portée psychologique en ce que cet affront à l’amour propre royal a retenti comme une revanche symbolique des Palestiniens sur leur bourreau jordanien.

C – La coordination du FPLP avec l’Armée Rouge Japonaise et l’attaque de l’aéroport de Lod Tel Aviv
A Beyrouth, promue désormais à la fonction de plate-forme opérationnelle des révolutionnaires du tiers monde, le FPLP s’emploiera à mettre sur pied une «Internationale révolutionnaire» nouant notamment alliance avec l’Armée Rouge Japonaise en vue de déjouer la vigilance des services israéliens et occidentaux et mener des actions concertées contre leurs ennemis communs.

Si le détournement d’El Al a été mené par Leila Khaled en collaboration avec un militant nicaraguayen, sympathisant de la cause palestinienne, l’attaque de l’Aéroport de Lod Tel Aviv, a été sous traitée à l’Armée Rouge Japonaise. Le raid mené le 30 Mai 1972 sera particulièrement sanglant: 26 tués 20 blessés, en plus des trois des assaillants tués et un membre du commando, Közô Okomoto, capturé.

D- Carlos et Le FPLP

Fait rarissime pour un mouvement de libération nationale, le FPLP confiera la responsabilité de ses opérations extérieures, en 1973, à Ilich Ramírez Sánchez, un militant communiste vénézuélien, une décision visant à démontrer le caractère internationaliste du mouvement palestinien.

A la tête du Front populaire de libération de la Palestine-Opérations externes (FPLP-OE), Ilich Ramirez, formé auparavant dans un camp du FPLP en Jordanie, prend alors le surnom de Carlos.

Le 30 décembre 1973 à Londres, Carlos tente d’assassiner Joseph Sieff, PDG de Marks & Spencer et vice-président de la Fédération sioniste de Grande-Bretagne. Le mois suivant, en Janvier 1974, toujours à Londres, il est responsable d’un attentat à la bombe contre la Hapoalim Bank.

En 1974, il revendique une série d’attentats à Paris notamment contre le Drugstore Saint-Germain (Drugstore Publicis), propriété de Marcel Bleustein Blanchet, attentat qui fait deux morts et trente-quatre blessés dont 4 enfants. En 1975, il tente une attaque au lance-roquettes dans l’aéroport d’Orly contre un Boeing 707 de la compagnie El AL.

Le 27 juin 1975, il abat Raymond Dous et Jean Donatini, deux inspecteurs de la DST, et Michel Moukarbal, un informateur libanais à Paris.

Le point d’orgue de cet activisme sera atteint le 21 décembre 1975, avec la prise d’otage de 11 ministres de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) à Vienne.

A la suite de cette spectaculaire opération, Carlos sera écarté par Wadih Haddad, le N° 2 du FPLP, de la responsabilité des opérations extérieures sur fond de soupçons de rétention de la rançon de la prise d’otages de l’OPEP.

E- La gestion des symboles à forte charge symbolique

Composé majoritairement des diplômés de l’Université Américaine de Beyrouth (AUB), les cadres supérieurs du FPLP feront preuve d’habilité dans la gestion des symboles à forte charge psychologique, des cibles à l’effet mobilisateur.

Si Leila Khaled a fait survoler l’avion de la TWA détourné sur Damas au dessus de sa ville natale de Haïfa, l’attaque de l’aéroport de Lod visait la ville natale de Georges Habache, natif de Lydda, avant que les Israéliens ne décident son hébraïsation en Lod.

Thérèse Halsa et le détournement de la Sabena en 1972

Une troisième opération, le détournement le 8 mai 1972 du vol 751 Bruxelles-Tel-Aviv de la Sabena, pris d’assaut en plein vol, juste après l’escale à Vienne, marquera l’engagement d’une jeune fille palestinienne chrétienne, Thérésa Halsa, dans le combat national palestinien. Le détournement de la Sabena visait à obtenir la libération de près de 350 prisonniers palestiniens. Native de Saint Jean d’Acre, ancienne infirmière, Thérésa Halsa sera la seule survivante du commando, tué par les israéliens déguisés en secouristes et techniciens. Elle retrouvera la liberté en 1983 dans le cadre d’un échange de prisonniers. Mère de trois enfants, elle décédera le 29 mars 2020 à Amman des suites d’un cancer du poumon.
Pour aller plus loin sur thérésa Halsa, ce lien

Spectaculaires, ces opérations auront un effet mobilisateur sur le plan militant, et libératoire sur le plan des coutumes familiales. La passivité traditionnelle des femmes à l’égard des membres mâles de leur famille volera en éclat. En pionnière, Leila Khaled servira d’exemple et d’aiguillon.

Dalal Moughrabi

En 1978, une autre militante palestinienne, Dalal Moughrabi, prendra la relève en se lançant dans une opération d’une grande hardiesse à l’intérieur même du territoire israélien, sur la route côtière menant de Tel Aviv à Yafa, la ville natale de son père. Native du camp de réfugiés palestiniens de Sabra, un camp de sud est de Beyrouth, dont la population sera massacrée par les milices phalangistes sous la bienveillance des Israéliens quatre ans plus tard, en 1982, Dalal Moughrabi se proposait de se lancer à l’assaut du siège du ministère israélien de la Défense à Tel Aviv, en signe de protestation contre les négociations qui se déroulaient alors entre le président égyptien Anouar El Sadate et le premier ministre israélien Menahim Begin, qui devaient déboucher sur le traité de paix de 1979. Démasquée en cours de trajet, Dalal Moughrabi fera usage de sa mitrailleuse, fauchant 38 personnes dont 13 enfants.

Tuée lors de l’assaut, sa dépouille sera restituée au Liban lors d’un échange de prisonniers effectué entre Israël et le Hezbollah, en 2007, soit 29 ans après sa mort. Promue au rang d’icône révolutionnaire, une place de Ramallah, siège de l’autorité palestinienne, lui a été dédiée et porte désormais son nom.
Quant à la pionnière en la matière, Leila Khaled, loin de vivre sa notoriété en rente de situation, elle assumera depuis lors dans la plus grande discrétion ses fonctions de représentant du peuple palestinien au sein du Conseil National Palestinien, le parlement palestinien en exil.

Fuyant les projecteurs de la célébrité, Leila Khaled intégrera le Conseil National palestinien, le parlement en exil, se mariera et fondera une famille. Mais, en parfaite incarnation d’une révolutionnaire intégrale, elle refusera une offre mirobolante d’une agence de photo journalisme, qui lui proposait la somme de 500.000 dollars pour poser en photo avec sa robe de mariée.
Son unique apparition publique depuis lors aura été la visite qu’elle effectua au sud-Liban dans la région frontalière israélo-libanaise, en compagnie d’une autre icône révolutionnaire, l’algérienne Djamila Bouhired, sur le champs de bataille où le Hezbollah libanais fit mordre la poussière, en 2006, à leur ennemi commun, Israël.

La perte du sanctuaire de Beyrouth, en 1982, a conduit les Palestiniens à un nouvel exode vers la Tunisie, à des milliers de km du champ de bataille. Et à une nouvelle dispersion.

Si Bassam Abou Charif, le porte parole du FPLP, le lieutenant de Georges Habache, ralliera le chef de l’OLP Yasser Arafat, chef du Fatah à Tunis, le chef du FPLP se refusera, lui, à un tel transfert.

Il retournera en Jordanie en ce que le Royaume constituait une parcelle du territoire de la Palestine, dont la Trans-jordanie en a été détachée par les Anglais de la Cisjordanie pour en faire un Émirat de Trans-jordanie, prélude à la fondation du Royaume Hachémite de Jordanie; Ensuite en raison du fait que sa capitale Amman, la ville de repli du chef palestinien, constituait «la ville la plus proche de la Palestine de par sa composition démographique», selon son expression.
Par réaction psychosomatique, il sera frappé d’hémiplégie à l’implosion de l’Union Soviétique, la grande alliée des Arabes au paroxysme de la guerre froide soviéto-américaine et l’entrée en scène des groupements néo islamistes, bras armés de la stratégie islamo-atlantiste dans la zone, de la guerre d’Afghanistan, à la Bosnie à la Tchétchénie, à la Libye, enfin la Syrie.

Figure de légende du combat palestinien et du combat national arabe, Georges Habache décédera d’une crise cardiaque le 26 janvier 2008 à 82 ans.
Quatre des principaux protagonistes de ce drame, –le Roi Faysal d’Arabie saoudite, le premier ministre israélien Itzhack Rabin, le premier ministre de Jordanie Wasfi Tall et le président Anouar El Sadate– tous alliés de premier plan des États Unis, dont deux prix Nobel de la Paix (Rabin et Sadate) auront été assassinés, alors que la République Islamique d’Iran se muait en chef de file du combat pour la libération de la Palestine et de la libération du Moyen orient de la tutelle israélo-américaine.

En ces temps là, mourir pour la Palestine faisait sens. La reptation collective monarchique envers Israël, un contre sens. Une forfaiture indélébile.

René Naba

La source originale de cet article est Madaniya.info

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https://www.mondialisation.ca/georges-habache-figure-de-legende-du-combat-national-palestinien-12/5652895

PALESTINE : "ISRAËL" LANCE DES APPELS D'OFFRES POUR 2500 LOGEMENTS DANS LES COLONIES

«Israël» lance des appels d’offres pour 2500 logements dans les colonies

«Israël» lance des appels d’offres pour 2500 logements dans les colonies

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Par AlAhed avec sites web

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou tente «d'étendre le plus possible les colonies jusque dans les dernières minutes avant le changement d'administration à Washington».

«Israël» a lancé des appels d'offres pour 2500 nouveaux logements dans ses colonies en Cisjordanie et à Al-Qods-Est occupées à la veille de l'arrivée à la Maison-Blanche de Joe Biden, hostile à la poursuite de la colonisation en Territoires palestiniens contrairement à Donald Trump, a révélé une ONG locale.

La semaine dernière, Benyamin Netanyahou, en campagne électorale pour les législatives du 23 mars prochain, avait annoncé la construction de 780 nouveaux logements dans les colonies en Cisjordanie occupée, une décision notamment critiquée par le secrétaire général de l'ONU.

Mais mardi les autorités israéliennes ont publié des appels d'offres pour des permis de construction totalisant 2572 autres unités, soit 2112 en Cisjordanie occupée et 460 à Al-Qods-Est, partie orientale de la Ville sainte annexée par «Israël» mais dont les Palestiniens espèrent faire la capitale d'un futur Etat, a indiqué dans la nuit l'organisation dite «La Paix Maintenant» qui documente ce dossier.

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou tente «d'étendre le plus possible les colonies jusque dans les dernières minutes avant le changement d'administration à Washington», a déploré l'organisation dans un communiqué. «Netanyahou signale au futur président (Joe Biden) qu'il n'a même pas l'intention d'accorder une seule minute de grâce à un nouveau chapitre des relations entre les Etats-Unis et Israël» ni de tenter de «résoudre le conflit avec les Palestiniens».

450 000 personnes dans les colonies en Cisjordanie occupée

Depuis 2009, date du retour au pouvoir de Benyamin Netanyahou en «Israël», la population dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a bondi de 50% selon les données des autorités israéliennes, avec un essor des approbations des mises en chantier sous le règne à Washington de son allié Donald Trump.

Aujourd'hui, plus de 450 000 colons vivent dans les colonies en Cisjordanie occupée, en parallèle de 2,8 millions de Palestiniens. Et plus de 200 000 Israéliens vivent aussi des colonies à Al-Qods-Est, des implantations toutes jugées contraires au droit international par l'ONU.

https://french.alahednews.com.lb/38374/293