LES PALESTINIENS DE CHEIKH JARRAH POURSUIVENT LEUR LUTTE POUR GARDER LEURS MAISONS

« La terre nous appartient. Nous resterons » : Les palestiniens de cheikh Jarrah poursuivent leur lutte pour garder leurs maisons

 Depuis 3 heures  7 mai 2021

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 Moyent-Orient - Palestine - Spécial notre site

 

Rédaction du site

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Les habitants palestiniens du quartier cheikh Jarrah, situé à l’est de la ville sainte d’al-Qods occupée continuent de lutter contre les assauts des colons, assistés par les forces israéliennes qui veulent s’emparer de de leurs maisons.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les autorités de l’occupation avaient fermé tous les accès au quartier pour les empêcher d’accéder aux quatre maisons concernées actuellement par la décision d’évacuation prise par la Cour suprême israélienne. Mais les habitants du quartier se sont tout de même rassemblés dans ses rues et affronté aussi bien les colons qu’aux forces de l’ordre de l’occupation.

« Ils partiront et nous resterons »

Certains d’entre eux chantonnaient les chants de la résistance libanaise avec des extraits du discours du secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah : « Ils partiront et nous resterons » et « la terre nous appartient et nous resterons ».

 

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D’après les médias israéliens, ce sont les forces spéciales et les arabisants qui sont intervenus dans le quartier pour terroriser ses habitants. Ils ont utilisé pour les disperser les bombes sonores, les balles en caoutchouc, les forces de cavalerie, et des véhicules d’eaux usées avec lesquels elles ont pulvérisé le quartier et les Palestiniens.

Des colons armés de revolvers  

Des colons sont apparus armés de revolvers, craignant s’approcher d’une voiture incendiée appartenant à l’un d’entre eux, ont montré les images de certaines vidéos postées sur les réseaux sociaux et selon des correspondants sur place.

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D’autres images les ont montré en train d’attaquer des palestiniens qui étaient attablés  dans le cadre d’une cérémonie de rupture du jeûne en face de leur maison. Mais les palestiniens ont riposté en jetant en leur direction des chaises et tout ce qui était à la portée de leurs mains.

Certaines images ont montré les forces israéliennes perquisitionner la maison de Saleh Ziab et le molester. Sa jambe avait été cassée lors d’une agression précédente des forces de l’occupation.

22 palestiniens ont été hospitalisés cette nuit, a indiqué le Croissant rouge palestinien.

Ben Gvir en soutien aux colons

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« 15 Palestiniens ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi à la suite de heurts entre forces de sécurité israéliennes et manifestants contre l’éviction de familles palestiniennes à Jérusalem », indique l’AFP qui rapporte la version de la police israélienne.

Des manifestants ont jeté des pierres, agressé des civils, des membres des forces de l’ordre et incendié une voiture, a précisé la police dans un communiqué, toujours selon l’AFP, qui ne cite pas les cas des colons armés qui ont ouvert le feu sur les protestataires palestiniens. Les civils étant les colons qui veulent s’emparer des maisons des Palestiniens.

Le ténor de l’extrême droite israélienne, Itamar Ben Gvir, député de la formation « Sionisme religieux », s’était rendu dans le quartier de Cheikh Jarrah, pour les soutenir.

Selon l’AFP, des Palestiniens ont lancé des projectiles sur une tente disposée devant une maison, censée être le nouveau bureau parlementaire de M. Ben Gvir.

54 maisons menacées d’évacuation

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Quelques heures auparavant, la Cour suprême avait décidé de reporter à lundi l’audience dans le dossier des familles menacées d’expulsion.

Les tensions s’articulent sur la question de la propriété foncière de terres sur lesquelles se trouvent plusieurs maisons où vivent quatre familles palestiniennes.Sachant que sont 58 maisons palestiniennes du quartier qui risquent un sort similaire et avec 500 personnes qui sont menacées d’expulsion.

Le tribunal de district de Jérusalem a rendu en début d’année une décision favorable aux familles juives qui revendiquent des droits de propriété dans ce quartier de Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

Selon la loi israélienne, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre israélo-arabe de 1948, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur « droit de propriété ». Une telle loi n’existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre.

Selon le Legs palestinien dont le siège se trouve en Jordanie, les terres que les organisations de colons veulent occuper appartiennent incontestablement à des Arabes.

 

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/2059169

 

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