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UN CARDINAL AMÉRICAIN, RÉSIDANT EN ITALIE EXHORTE LES FIDÈLES A VIOLER LE CONFINEMENT EN SE RENDANT AUX MESSES CATHOLIQUES

L'église catholique Saint-Gabriel de Paris, rue des Pyrénées

Un cardinal résidant en Italie exhorte les fidèles à violer le confinement en se rendant aux messes catholiques

© Sputnik . Oxana Bobrovitch

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Le COVID-19 en Europe (172)

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Le cardinal américain Raymond Burke, qui réside en Italie, a publié un communiqué en ligne dans lequel il appelle les fidèles à se rendre à la messe. Bien que le pays soit durement touché par le coronavirus, il estime que c’est une activité qui ne peut être suspendue car elle est vitale.

Samedi 21 mars, le cardinal américain Raymond Burke a affirmé que les prières et sacrements offerts lors de la messe étaient des besoins essentiels pour l’Homme, et par conséquent que les messes n’auraient pas dû être suspendues à cause de l’épidémie de coronavirus. Il vit pourtant en Italie, le pays qui compte le plus de victimes du Covid-19 dans le monde.

Dans sa lettre publiée en ligne, le cardinal a notamment rappelé l’importance de «notre relation avec Dieu», avant d’affirmer que «tout comme nous pouvons acheter de la nourriture et des médicaments, tout en veillant à ne pas propager le coronavirus, nous devons également pouvoir prier dans nos églises et chapelles».

 

L'église catholique Saint-Gabriel de Paris, rue des Pyrénées

© SPUTNIK . OXANA BOBROVITCH

«Nos journées ressemblent à celles de moines»: les églises face au confinement

Il estime qu’il est possible d’organiser des messes tout en respectant les mesures élémentaires pour éviter de contaminer ses proches, notamment les distances de sécurité. Il a également rappelé qu’il existe des textes spéciaux pour les messes «en temps de peste».

Diffusion des messes en ligne

Les lieux de cultes sont en effet concernés par les restrictions du gouvernement italien, afin d’éviter tout rassemblement non essentiel. Le pape François a d’ailleurs montré l’exemple en célébrant des messes en l’absence de fidèles mais diffusées en ligne. De nombreux clergés dans le monde ont été invités à trouver des alternatives pour leurs prières, par exemple via les réseaux sociaux.

https://fr.sputniknews.com/international/202003231043368362-un-cardinal-residant-en-italie-exhorte-les-fideles-a-violer-le-confinement-en-se-rendant-aux-messes/



 

PLUS DE RELIGION ÉGALE MOINS DE SCIENCES

PUBLIÉ LE PAR HUET

Plus de religion égale moins de sciences

 

Peut-on concilier la croyance religieuse et une attitude scientifique ? Les partisans de cette thèse mettent en avant quelques noms de grands scientifiques ayant affirmé que leurs recherches ne les empêchaient pas de croire en Dieu. Mais les sociologues – des scientifiques eux aussi – n’acceptent pas de se contenter de quelques exemples. Ils veulent vérifier si cette thèse tient toujours debout lorsqu’on la confronte à des données issues d’une pratique sociologique classique : l’enquête sur les opinions et attitudes des populations.

Spoil direct : non, la thèse ne tient pas debout, elle s’écroule. Du moins pour les populations des Etats-Unis d’Amérique et d’Europe, montre une étude publiée récemment (1). Le résumé de l’étude l’affirme sans vraiment prendre de précautions oratoires : «quel que soit le pays considéré, plus les individus s’identifient à une religion et la pratiquent fortement, moins ils ont de compétence scientifique. D’autre part, c’est l’ensemble des représentations des sciences qui est affecté par l’univers religieux des individus. Plus les individus adhèrent à une religion, moins ils ont des attitudes positives envers les sciences. Les Européens et les Américains les moins religieux sont ceux dont les représentations des sciences et de leurs répercussions sociales sont les plus positives.»

Effet cognitif de la croyance en Dieu

Yves Gingras et Kristoff Tallin, deux sociologues patentés du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST, Québec, Canada), le second étant chercheur au CNRS, ont utilisé des résultats d’enquêtes sur les croyances et pratiques religieuses (2) permettant de dépasser les «inévitables variations individuelles qui n’ont qu’une valeur anecdotique» afin d’accéder aux «tendances sociales lourdes». Chez les scientifiques eux-mêmes, la dite tendance est anciennement mesurée : la «croyance en un Dieu personnel» n’était en 1914 que de «27% de l’élite scientifique américaine» (Leuba, 1916). Une part qui avait chuté à 15% en 1933 (Leuba, 1934). Un demi-siècle plus tard, une enquête similaire mesurait une accélération du déclin de cette croyance en milieu scientifique, limitant à «7% la proportion de croyants en un Dieu personnel» (Larson et Witham, 1998)

L’effet cognitif de la pratique scientifique sur la croyance en Dieu semble donc massif, mais qu’en est-il de la population générale ? Comment, s’interrogent les deux sociologues, «les attitudes envers les sciences varient en fonction du type et du niveau de croyances religieuses» ?

+ de religion = – de sciences

Premier résultat, massif, des trois enquêtes, une corrélation d’airain : plus on connait de sciences et moins le niveau de croyances religieuses est élevé… et inversement. Un constat dont la régularité est impressionnante surtout lorsque l’on se penche sur l’intensité des pratiques religieuses. A l’exception des musulmans (mais c’est là un résultat jugé douteux par les deux sociologues en raison d’un trop faible effectif), on observe un gradient. Plus la fermeté de l’opinion des non religieux est élevée (l’athéisme revendiqué étant son degré le plus haut) et plus les compétences scientifiques sont affirmées.

A l’inverse, plus les pratiques religieuses sont intenses (fréquences des prières, etc) et moins les connaissances scientifiques sont partagées. La conclusion des deux auteurs s’exprime ainsi : «Les résultats présentent donc une logique très structurée par rapport à la compétence scientifique : plus les personnes sont intégrées à une religion, moins elles sont performantes sur le plan des connaissances scientifiques. Par ailleurs, les indicateurs du niveau de pratique religieuse, de la prière et de l’importance de la religion dans la vie quotidienne varient tous dans le même sens : plus l’individu est pratiquant, priant ou religieux, moins son score de compétence scientifique est élevé.»

L’étude américaine permet de cibler des groupes particuliers, comme celui des évangélistes (à 86% se déclarant protestants, et 12% catholiques). Ce groupe particulièrement pratiquant affiche les plus mauvais résultats en connaissances scientifiques.

l’athée plus compétent

Mais dans quel sens fonctionne la causalité ? Nos deux sociologues n’ont évidemment pas négligé les autres causes possibles des corrélations observées. Et ont donc creusé les variables d’âges, de genre et de niveau d’études.

Les résultats sont assez peu surprenants. Dans l’enquête américaine,  les hommes affichent de meilleures connaissances que les femmes (3). En dessous de 55 ans, pas de différences notables… et au dessus de 55 ans il s’agit d’un effet de l’âge de fin de scolarité. Une relation linéaire apparaît entre niveau d’études et score moyen de compétences scientifiques. Mais… Mais si l’on croise avec les données sur les religions, l’effet de ces dernières réapparaît sans l’ombre d’un doute : quel que soit l’âge de fin d’études, les sans religions sont toujours plus compétents en science que les religieux à âge égal. Plus encore : un individu «agnostique ou athée» de niveau d’étude «secondaire ou moins» sera en moyenne plus compétent en science qu’un «protestant ou catholique» de niveau «baccalauréat ou plus» ! Un résultat qui ne peut s’expliquer que par un rapport plus positif aux sciences et à leurs utilisations par les sociétés, général chez les sans religions, agnostiques et athées, favorable à la mémorisation de savoirs. Un rapport plus positif qui se lit dans les questions portant non sur les connaissances mais sur l’appréciation de l’apport des sciences aux sociétés humaines.

Dans les enquêtes européennes, «seule l’appartenance au protestantisme n’affecte pas la compétence scientifique de manière notable», notent les deux sociologues.

Exit, donc, le soit disant bénéfice d’un « dialogue sciences/religions » au service de la rationalité. Les convictions religieuses pèsent manifestement sur la capacité des populations à s’approprier les résultats d’une approche scientifique du monde. Elles pèsent donc négativement sur leurs capacités à discuter en démocratie des usages des technologies qui en sont issues. La vogue du « naturel » – au sens ancien d’un ordre divin puisque la Nature est création divine – opposé à l’artificiel, et cela sans aucune analyse des avantages et des risques des objets naturels et artificiels en débat, en témoigne abondamment. Ainsi, la péridurale proposée à la femme qui accouche devient une pratique artificielle, donc mauvaise par principe, opposée à la douleur « naturelle » de l’accouchement « naturel » qu’il faudrait donc accepter sans se rebeller. Exemple facile. En voici un moins aisé : tout organisme génétiquement modifié est nécessairement mauvais, sans analyse de ses avantages et inconvénient, parce qu’il n’est pas « naturel » (alors que les ravageurs des cultures ou les adventices, eux, sont naturels…).

Sylvestre Huet

(1) Note de recherche 2020-02, CIRST.

(2) Les deux enquêtes Eurobaromètres menées en 2005 et en 2010 auprès des pays membres de l’Union européenne dont les données incluent les variables concernant la religion d’appartenance, le niveau de pratique religieuse et la croyance en l’existence d’un Dieu. Cela permet de prendre en compte différentes dimensions du rapport aux religions. La représentation des sciences est abordée sous plusieurs angles différents (à partir des connaissances scientifiques, des explications scientifiques et des attitudes par rapport aux sciences). Et l’enquête menée par le Pew Research Center en 2018 aux États-Unis. Les données nous informent sur l’appartenance à une religion, l’intensité de la pratique religieuse, la fréquence de la prière et l’importance de la religion dans la vie quotidienne. Les connaissances scientifiques sont mesurées à partir d’une série de neuf variables permettant d’élaborer un score de connaissance scientifique.

(3) Les questionnaires ne permettaient pas de creuser avec précision l’effet « prudence féminine » qui conduit ces dernières à répondre plus souvent « je ne sais pas » lorsque c’est possible tandis que les hommes ont plus souvent tendance à répondre au pif plutôt que d’admettre leur ignorance ce qui gonfle équitablement les bonnes… et les mauvaises réponses aux questions de connaissances scientifiques. Un résultat connu par ailleurs. Cette « prudence féminine » peut d’ailleurs s’interpréter de manière positive : savoir qu’on ne sait pas est une attitude profondément scientifique puisqu’elle conduit à la recherche (lire Sciences, les Français sont-ils nuls ?).

https://www.lemonde.fr/blog/huet/2020/03/11/plus-de-religion-egale-moins-de-sciences/


 

PEDOCRIMINALITE DANS L'EGLISE CATHOLIQUE : LE CARDINAL BARBARIN EST RELAXE EN COUR D'APPEL. LES PARTIES CIVILES VONT SE POURVOIR EN CASSATION

Pédophilie dans l’Église: le cardinal Barbarin relaxé en appel

   

Jugé pour non-dénonciation d’agressions pédophiles, la Cour d’appel de Lyon a relaxé le cardinal ce jeudi. Les parties civiles vont se pourvoir en cassation.

Pédophilie dans l’Église: le cardinal Barbarin relaxé en appel

 

La Cour d’appel de Lyon a relaxé jeudi le cardinal Philippe Barbarin, jugé pour ses silences sur les abus sexuels passés d’un ex-prêtre du diocèse. Les parties civiles annoncent un pourvoi en cassation.

Le 7 mars dernier, le tribunal correctionnel avait condamné l’archevêque de 69 ans à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles commises par Bernard Preynat sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991.

Mgr Barbarin, plus haut dignitaire catholique de France, avait choisi de faire appel de cette décision. Il souhaitait obtenir la relaxe dans cette affaire.

«Cette injustice est aujourd’hui réparée (...) le cardinal Barbarin est innocent», s’est félicité l’un de ses avocats, Me Jean-Félix Luciani, après le rendu de l’arrêt de la cour d’appel.

En première instance, les juges avaient estimé qu’en ne dénonçant pas à la justice les actes qui lui avaient été rapportés par une victime en 2014, Philippe Barbarin avait choisi de «préserver l’institution».

Le Primat des Gaules en titre, dont le pape a refusé la démission, avait immédiatement interjeté appel, ne s’estimant pas coupable devant la justice des hommes — il avait en revanche demandé «pardon pour (ses) propres fautes» lors d’une messe.

«Je n’ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles», a toujours dit le prélat, tandis que les victimes dénonçaient une«omerta» dictée par le Vatican.

Lors du procès en appel fin novembre, l’avocat général Joël Sollier avait réclamé la relaxe, dissociant le «cas individuel» du cardinal Barbarin et les«fautes morales et pénales» commises par l’Église face à la pédocriminalité dans ses rangs.

A lire aussi

LES ARABES S'ÉLOIGNENT DE PLUS EN PLUS DE LA RELIGION : LES TUNISIENS EN TETE DE LISTE SUIVIS DES LIBYENS, ALGÉRIENS, LIBANAIS, MAROCAINS…

 

Les arabes s’éloignent de plus en plus de la religion : Les tunisiens en tête de liste

Par

Selon une enquête réalisée par le réseau ” Baromètre arabe” sur le moyen orient et l’Afrique du Nord auprès de plus de 25.000 personnes, les Arabes disent de plus en plus qu’ils ne sont plus religieux.

Voici quelques résultats de l’enquête, pour BBC News, dans 10 pays et les territoires palestiniens entre la fin de 2018 et le printemps 2019 :

Selon la graphique, les tunisiens se classent en tête de liste, suivis des libyens, algériens, libanais, marocains, égyptiens, soudanais, palestiniens, jordaniens, irakiens et les yéménites se classent au dernier rang.

En effet, selon la même source, depuis 2013, le nombre de personnes identifiées comme «non religieuses» dans la région est passé de 8% à 13%. La hausse la plus importante se trouve chez les moins de 30 ans. Dans tous les pays présents, seul le Yémen a connu une baisse dans la catégorie.

https://www.tunisienumerique.com/les-arabes-seloignent-de-plus-en-plus-de-la-religion-les-tunisiens-en-tete-de-liste/?fbclid=IwAR0UUZVIvbVr2_YllK2THXs8-wHho2MIAnzk3h-zSZotwbq7TOruOTyjAtE


 

LE PAPE FRANCOIS LEVE LE SECRET PONTIFICAL SUR LES AGRESSIONS SEXUELLES AU SEIN DE L'EGLISE CATHOLIQUE

Le pape François lève le secret pontifical sur les abus sexuels au sein de l’Eglise catholique

Les informations sur les dénonciations, procès et verdicts concernant les agressions sexuelles dans l’Eglise seront davantage rendues publiques, a annoncé le Vatican mardi.

Par Cécile Chambraud  Publié aujourd’hui à 13h59, mis à jour à 15h58

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Les associations de victimes de violences sexuelles dans l’Eglise catholique l’accusaient d’être un instrument de dissimulation et réclamaient depuis longtemps son abrogation. Elles viennent d’être entendues. Dorénavant, le secret pontifical, qui rend particulièrement opaques et frustrantes les procédures canoniques (selon le droit interne de l’Eglise) contre les clercs agresseurs, est aboli dans ces affaires. C’est ce qu’a décidé le pape François.

Un « rescrit » publié mardi 17 décembre par le Vatican établit que « le secret pontifical ne s’applique pas aux accusations, procès et décisions » concernant les violences sexuelles commises par des clercs sur des mineurs, des personnes vulnérables ou placées sous leur autorité, la dissimulation de tels faits par la hiérarchie et la détention de matériel pédopornographique.

Lire aussi  En Thaïlande, François dénonce l’exploitation sexuelle des enfants

Le texte prévoit néanmoins que les autorités ecclésiastiques devront traiter l’information sur les cas d’abus de manière à « assurer la sécurité, l’intégrité et la confidentialité » pour les personnes en cause. Elle ne sera donc pas publique. En revanche, elle pourra être communiquée aux autorités judiciaires qui en feraient la demande.

Un secret partiellement levé

Jusqu’à présent, ce secret pontifical empêchait les victimes non seulement de suivre le déroulement de la procédure ecclésiastique contre un prêtre ou un religieux qui les avait agressées, mais même d’être informées de l’issue du procès et d’une éventuelle sanction de leur agresseur.

« Les plaintes, témoignages et documents de procédure » relatifs aux abus et conservés dans les archives du Vatican ou dans celles des diocèses pourront être communiqués aux autorités judiciaires qui les demanderaient. Il s’agit d’un « signe d’ouverture, de disponibilité, de transparence et de collaboration avec les autorités civiles », commente le directeur éditorial des médias du Vatican, Andrea Tornielli.

Lire aussi  Le pape François promet que « plus jamais » l’Eglise ne cherchera à couvrir des abus sexuels

Cette décision s’inscrit dans la suite du sommet sur la pédophilie qui, en février, avait réuni à Rome tous les présidents de conférences épiscopales. Les associations de victimes avaient critiqué l’absence de décisions à l’issue de cette réunion. Depuis, le pontife a promulgué un premier décret, en mai, qui fait obligation à tout prêtre ou religieux qui aurait connaissance d’un cas de violence sexuelle de le signaler à son autorité ecclésiastique.

En revanche, une autre demande des associations de victimes n’a pour l’heure pas été acceptée par le Vatican, à savoir l’obligation de signaler les faits de violences sexuelles par des clercs aux autorités judiciaires de l’Etat dans lequel ils ont été commis.

Fin de mandat de l’ambassadeur du Vatican en France, accusé d’agressions sexuelles

Le pape François a accepté mardi 17 décembre la démission pour « limite d’âge » de l’ambassadeur du Vatican en France, l’Italien Mgr Luigi Ventura. Mgr Ventura est visé par les plaintes de quatre hommes, dont trois au moins l’accusent d’attouchements sexuels. Il avait été entendu par la police judiciaire française début avril et s’était rendu à des confrontations avec plusieurs de ces plaignants fin mai, au cours desquelles il avait nié les faits.

Le 8 juillet, − une première dans l’histoire moderne de la diplomatie vaticane −, le Saint-Siège avait levé l’immunité de Mgr Ventura, rendant possible d’éventuelles poursuites judiciaires. L’affaire avait éclaté en février avec la révélation de l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris, dans un contexte de multiples scandales sexuels touchant l’Eglise catholique.

Lire notre enquête : L’ambassadeur du Vatican à Paris confronté à ses accusateurs

La mairie de Paris avait signalé au parquet qu’un jeune cadre municipal s’était plaint d’attouchements répétés du nonce apostolique − des « mains aux fesses » − lors d’une cérémonie des vœux aux autorités diplomatiques en janvier à l’hôtel de Ville.

Cécile Chambraud

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/17/le-pape-francois-leve-le-secret-pontifical-sur-les-abus-sexuels-au-sein-de-l-eglise_6023182_3224.html


 

AUSTRALIE : LA CONDAMNATION POUR VIOL SUR MINEURS DU CARDINAL PELL CONFIRMÉE EN APPEL

Australie: la condamnation pour pédophilie du cardinal Pell confirmée en appel

  

  • Par  Le Figaro avec AFP 
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L'ancien numéro trois du Vatican a été condamné pour viol et agressions sexuelles sur deux mineurs dans les années 1990.

La justice australienne a confirmé mercredi en appel la condamnation à six ans de prison du cardinal George Pell, ancien numéro trois du Vatican, pour viol et agressions sexuelles sur deux enfants de choeur dans les années 1990, et a ordonné son maintien en détention.

En costume sombre, le prélat de 78 ans a comparu devant la Cour suprême de l'Etat australien de Victoria à Melbourne, baissant régulièrement la tête pendant que la juge Anne Ferguson lisait la décision rejetant son appel. La foule massée a l'extérieur a salué le verdict avec des applaudissements qui ont été entendus jusque dans la salle d'audience.

» VOIR AUSSI - Pédophilie : le cardinal Pell condamné à 6 ans de prison

Pédophilie : le cardinal Pell condamné à 6 ans de prison

Le cardinal George Pell, numéro 3 du Vatican, a été condamné mardi 12 mars, à Melbourne, à 6 ans de prison. Il était sous le coup de 5 chefs d'accusation, et lors de l'énoncé de sa peine, a été évoquée la possibilité qu'il ne sorte jamais de prison.

 

 

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13 objections pour contester la condamnation

La juge Ferguson a déclaré que le cardinal Pell serait admissible à une libération conditionnelle dans trois ans et huit mois, bien qu'il puisse encore former un nouveau recours devant la Haute Cour d'Australie.

«Pour de nombreux survivants (d'agressions sexuelles), une condamnation prononcée contre un agresseur tout-puissant et très en vue accroît la confiance dans la conduite de la justice et la possibilité de dénoncer.»

Pam Stavropoulos de la Fondation australienne Blue Knot

Plus haut représentant de l'Eglise catholique jamais condamné pour viol sur mineur, le cardinal, qui clame son innocence, a été reconnu coupable en décembre de cinq chefs d'accusation, notamment d'avoir imposé une fellation en 1996 à un garçon de 13 ans et de s'être masturbé en se frottant contre l'autre.

«Pour de nombreux survivants (d'agressions sexuelles), une condamnation prononcée contre un agresseur tout-puissant et très en vue accroît la confiance dans la conduite de la justice et la possibilité de dénoncer», a réagi Pam Stavropoulos de la Fondation australienne Blue Knot, un groupe de défense des enfants victimes d'abus sexuels.

Les avocats du cardinal avaient soulevé 13 objections pour contester la condamnation, en soutenant notamment qu'il était «physiquement impossible» que les faits allégués aient été commis par le prélat alors que la cathédrale était bondée.

» VOIR AUSSI - La police australienne publie un interrogatoire du cardinal Pell datant de 2016La police australienne publie un interrogatoire du cardinal Pell de 2016

Un interrogatoire du cardinal Pell, condamné le 13 mars à 6 ans de prison pour pédophilie, a été rendu public par la police australienne. On y voit le prélat nier en bloc et avec véhémence les allégations à son encontre.

 

 

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» LIRE AUSSI - Pédophilie: un nouveau verdict imminent pour le cardinal Pell

Ils ont émis des doutes sur l'ensemble du jugement, qu'il s'agisse de la chronologie des faits ou de la possibilité matérielle pour George Pell d'avoir commis les agressions dans l'encombrante tenue sacerdotale dont il était vêtu alors qu'il venait de célébrer l'office.

Surtout, ils estiment le verdict «déraisonnable», car basé exclusivement sur le témoignage d'une des victimes. L'autre est décédée en 2014 d'une overdose, sans jamais avoir affirmé avoir été victime d'une agression.

Lisa Flynn, avocate du père de la victime décédée a déclaré à l'AFP qu'«un poids avait été levé».

«Il estime que justice a été rendue aujourd'hui. Il est vraiment soulagé que George Pell soit derrière les barreaux ce soir », a ajouté l'avocate.

Les trois juges ont également rejeté à l'unanimité deux arguments de la défense du cardinal invoquant des erreurs de procédure au cours de son procès.

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Ses avocats ont notamment soutenu qu'ils auraient dû être autorisés à montrer une reconstitution animée des allées-venues dans la cathédrale aux moments des agressions.

A la suite de la décision de mercredi, le Premier ministre australien Scott Morrison a exprimé sa sympathie aux victimes. Il a déclaré que les «tribunaux avaient fait leur travail» et indiqué que le cardinal Pell serait déchu de sa médaille de l'Ordre d'Australie.

Avant sa disgrâce cette année, M. Pell avait connu une ascension rapide. Nommé archevêque de Sydney en 2001, il était entré en 2003 dans le puissant Collège des cardinaux et siégeait aux conclaves qui ont élu successivement les papes Benoît XVI et François.

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Tout juste élu, le pontife argentin l'avait choisi en 2013 pour faire partie du conseil de neuf cardinaux (C9) chargé de l'aider à réformer la Curie, le gouvernement du Vatican.

En 2014, il était ensuite devenu secrétaire à l'Economie, véritable numéro trois du Vatican.

Depuis sa condamnation, le cardinal Pell a été relevé de sa fonction de responsable financier du Vatican et perdu sa place dans le C9. Le Vatican a ouvert sa propre enquête sur Mgr Pell qui pourrait au final être défroqué.

Le Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/australie-la-condamnation-pour-pedophilie-du-cardinal-pell-confirmee-en-appel-20190821


 

SELON UNE ETUDE DE LA BBC, LA JEUNESSE DU MAGHREB N'EST PAS AUSSI RELIGIEUSE QU'ON LE CROIT. PLUS DE 30% DE TUNISIENS SE DISENT "NON RELIGIEUX"

La jeunesse du Maghreb pas aussi religieuse qu’on le croit

Une étude publiée par la BBC met en lumière le changement de mentalités au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Sans surprise, la nouvelle génération est plus progressiste. Avec toutefois quelques paradoxes.

Un couple à Sidi Bou Saïd, en Tunisie

Un couple à Sidi Bou Saïd, en Tunisie (NATALIA SELIVERSTOVA / SPUTNIK)

Dans le cadre d’une enquête d’opinion menée par l’organisme indépendant Arab Barometer, plus de 25 000 personnes ont été interviewées dans une dizaine de pays arabes sur plusieurs sujets concernant notamment la place de la femme, l’homosexualité ou bien encore la religion. On apprend ainsi que les jeunes ne sont pas aussi conservateurs que leurs aînés. Mais certains schémas à l’ancienne restent bien ancrés.

Tunisie : plus de 30% de "non religieux"

L’étude souligne une "nette augmentation" de personnes se décrivant comme "non religieuses". La proportion passe de 8% en 2013 à 13% en 2019. Un taux qui monte à 18% chez les moins de 30 ans. Le changement le plus frappant se trouve au Maghreb et surtout en Tunisie, où plus d'une personne sur trois se dit "non religieuse". L’Egypte double son score et dépasse désormais les 10%.

Davantage de pouvoir pour les femmes?

Sur la question de l’égalité hommes-femmes, la plupart des personnes interrogées se disent favorables à l’arrivée d’une femme au pouvoir. D’accord pour une femme présidente ou Premier ministre, avec parfois quelques réticences, comme en Algérie. En revanche, la gestion du foyer est une autre paire de manches. Home it’s Homme. Le pouvoir décisionnaire revient au "sexe fort", comme on disait avant. Beaucoup de femmes pensent que les maris devraient toujours avoir le dernier mot concernant les décisions familiales.

L’homosexualité reste taboue

Dans les pays arabes, l’image du couple n’évolue pas. A l’affiche, c’est toujours : un homme et une femme. Ne parlez pas d’homosexualité, ça reste un sujet interdit, du moins en public. Selon l’étude, l’Algérie est relativement la plus tolérante, 26% des personnes interrogées disant accepter l’homosexualité. Un taux qui chute à 6% au Liban alors que l'on y trouve des bars et des lieux de rencontres pour personnes du même sexe.

"L’honneur" des femmes

Au-delà de l’homosexualité, c’est la sexualité elle-même qui ne passe pas vraiment. Dans la plupart des pays arabes, jeunes et moins jeunes ont toujours du mal à aborder la question. Pire, beaucoup pensent encore que le "crime d’honneur", destiné à "laver la honte" de la relation sexuelle d’une femme hors mariage, est acceptable. En Algérie et au Maroc, plus d’une personne sur quatre admet ce crime.

L’émigration fait rêver

Selon l’étude, au moins une personne sur cinq envisage de quitter son pays et c’est principalement pour des raisons économiques. Les candidats au départ se trouvent principalement au Soudan, où plus de la moitié des personnes interrogées se prononcent en faveur de l’émigration. Les jeunes rêvent d’Europe et d’Amérique malgré toutes les restrictions .

OSCAR FORTIN : LA MAFIA EPISCOPALE DE L'AMERIQUE LATINE

La mafia épiscopale de l’Amérique latine

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 19 mai 2019

Humanisme

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L’histoire récente de l’Amérique latine met en évidence des épiscopats qui font front commun pour contrer l’émergence de gouvernements socialistes sous la bannière de leur indépendance et souveraineté ainsi que de celle d’une meilleure distribution des richesses au profit des plus démunis et déshérités. L’expérience du socialisme, promu par Salvador Allende  au Chili, allait dans le sens de ces deux bannières. Nous avons rapidement vu que Washington, expression de l’Empire, le prenait très mal et que cette voie devait être mise aux oubliettes le plus rapidement possible.*

Avec l’arrivée au Vatican de Jean-Paul II, déjà bien connu comme collaborateur et soutien de Lech Walesa en lutte contre le gouvernement communiste de Pologne,  Washington trouvait son homme pour lutter contre toute forme confondue de socialisme, identifié, pour les fins recherchées, aux pires moments du communisme de l’ex-URSS. En 1982, à la bibliothèque du Vatican, un accord de coopération entre le Vatican et Washington a été signé pour enrayer à sa source toute tendance allant en ce sens. On se souviendra, dans la foulée de cet accord, la visite de J.P.II réalisée au Chili, toujours sous la gouverne du dictateur Pinochet.  Il s’est bien gardé de faire allusion aux crimes commis par ce dernier, aux arrestations et aux tortures auxquelles des milliers de personnes ont été soumises.  Par contre, lors de sa visite au Nicaragua, sous le régime tout récent des sandinistes, il s’est présenté comme quelqu’un qui avait pour mission de faire échouer cette révolution, à laquelle participaient quatre prêtres, dont trois à des postes ministériels importants : la culture, l’éducation et les relations extérieures.

http://humanisme.over-blog.com/article-235431.html

Avec ce pacte, le Vatican devenait un complice de l’Empire dans ses prétentions de dominer l’ensemble des pays de l’Amérique latine.  Il a tout fait pour étouffer la théologie de libération et pour taire, du même souffle, tous les crimes commis par son complice impérial pour éliminer tous ceux et celles qui mettaient en cause cette hégémonie. En ce sens, le Vatican et les épiscopats latino-américains sont devenus complices des coups d’État militaires, des persécutions et des assassinats du Plan Condor, des dictateurs qui pouvaient compter sur leur silence et la diversion de tout autre sujet de nature à faire oublier ces crimes.

Le pape François, à son arrivée au pontificat de l’Église catholique a produit une Exhortation apostolique Evangelii Gaudiumportant sur le capitalisme sauvage et ses conséquences dans la vie des peuples. Un document qui a rencontré un grand accueil de la part de tous ceux et celles qui œuvrent pour des relations humaines plus justes et plus respectueuses des droits des personnes et des peuples. Enfin nous avons un Pape, s’exclamait le président Evo Morales de la Bolivie, cette Exhortation apostolique s’est vite retrouvée aux oubliettes. La signature, en 2014, d’un second pacte, cette fois entre Obama et le pape François, plaçait pour ainsi dire le Vatican en contradiction avec lui-même. Selon les informations dont on dispose, l’esprit du premier pacte serait maintenu, à savoir l’engagement de collaborer pour freiner l’émergence du socialisme en Amérique latine. Ce que le Vatican ne semble pas avoir pris en considération est que ce socialisme qui se développe en Amérique latine lutte justement contre ce capitalisme sauvage, dénoncé dans le document du pape. Il s’agit d’un socialisme qui a pour objectif, entre autres, de lutter contre toute forme d’impérialisme dans le but d’humaniser  les relations des personnes et des peuples sur la base du bien commun et d’une plus grande justice sociale. Un objectif qui cadre parfaitement bien  avec les objectifs de la Charte des Nations Unies.

Dans cette lutte, il s’agit d’une organisation criminelle qui se place au-dessus des lois dans le but de reconquérir les États déjà entre les mains de gouvernements socialistes ou encore d’empêcher les peuples de se donner de tels gouvernements. Épiscopats et Washington travaillent main dans la main pour donner suite à leurs engagements. En cela se trouve le sens du mot mafia, utilisé dans le titre de cet article.

L’art de diluer la réalité et de confondre l’opinion des gens

La semaine dernière, se réalisait à Tegucigalpa, au Honduras, la rencontre des évêques de l’A..L. et des Caraïbes.  Lors de ces rencontres à huis clos, ils traitent des divers problèmes qui se présentent et élaborent des stratégies qui leur permettent  d’associer le nom de Dieu et le vocable de l’Église tout en confondant l’opinion des gens. Voici un bel exemple de ces formules dont ils ont l’habitude.

« « Nous devons nous renforcer dans la foi en écoutant la parole de Dieu pour résister aux idéologies déshumanisantes qui affaiblissent la recherche du bien commun, l’exercice des libertés et la reconnaissance des droits de l’homme », a déclaré son nouveau président, Monseigneur Miguel Cabrejo

À première vue, tout semble très beau et les personnes de la gauche y voient tout de suite une ouverture à la lutte contre ce capitalisme sauvage qui répond bien à tous ces qualificatifs. Il n’en est toutefois rien. La cible  de ces idéologies déshumanisantes ce sont ces gouvernements socialistes d’inspiration bolivarienne. Il s’agit d’un socialisme démocratique, humaniste, chrétien et anti-impérialiste. Le Venezuela compte plus de vingt élections en 20 ans, des progrès sociaux de grande envergure: les 2,5 millions d’appartements mis à la disposition des familles les plus démunies; l’éducation gratuite du premier échelon de l’enseignement aux échelons les plus élevés ; les soins de santé également gratuits et accessibles dans toutes les régions du pays; une démocratie participative qui repose sur une Constitution, élaborée par le peuple et votée par référendum par le peuple.

C’est ce que les épiscopats, L..A., appellent «  idéologies déshumanisantes qui affaiblissent la recherche du bien commun, l’exercice des libertés et la reconnaissance des droits de l’homme »,

Ces épiscopats ne feront jamais référence aux grandes conquêtes sociales et démocratiques générées par ce type de socialisme humanitaire. Pas plus, ils ne parleront de toutes ces interventions de Washington pour briser l’économie du pays et créer des conflits internes.  

Leur seul discours sera de dire que le gouvernement est une dictature, que les dernières élections sont frauduleuses, que le peuple vit dans la grande misère et que le seul responsable de tous ces maux est le communisme ( le mot socialiste n’est pas assez fort pour eux).  En toute fin, je vous laisse avec cette référence(1), inspirée de l’Apocalypse.

https://humanisme.blogspot.com/2015/02/la-prostituee-de-lapocalypse.html

Oscar Fortin

Le 19 mai 2019

 

 

 

*Note de l’auteur :

N’allez pas croire que je sois un de ces incroyants qui en ont marre de l’Église et de tout ce qui est foi. Je suis croyant en ce Jésus de Nazareth et dans les Évangiles qui en racontent l’histoire et l’enseignement. C’est justement au nom de cette foi que j’assume ce titre et le texte qui va suivre. Vous jugerez par vous-mêmes.

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2019

https://www.mondialisation.ca/la-mafia-episcopale-de-lamerique-latine/5633664


 

POUR SA SAINTETE LE PAPE BENOIT XVI QUI NE CONDAMNE PAS, LES SCANDALES PEDOPHILES S'EXPLIQUENT PAR LA REVOLUTION SEXUELLE DES ANNEES 60

Les scandales pédophiles s'expliquent par la révolution sexuelle des années 60, selon Benoît XVI

- Avec AFP

Les scandales pédophiles s'expliquent par la révolution sexuelle des années 60, selon Benoît XVI

© VINCENZO PINTO Source: AFP

Le pape émérite Benoît XVI.

 

Dans une analyse rendue publique le 11 avril, le pape émérite Benoît XVI a expliqué les scandales de pédophilie du clergé par la révolution sexuelle des années 60, des idées théologiques nouvelles, ainsi que l'effondrement en Occident de la foi.

Benoît XVI, qui vit reclus dans un petit monastère de la Cité du Vatican, s'exprime très rarement depuis sa renonciation voici six ans, mais quand il le fait, ses propos ne passent pas inaperçus. Dans un texte publié le 11 avril par Klerusblatt, un mensuel bavarois destiné au clergé, le pape émérite allemand s'est évertué à trouver une explication aux scandales pédophilies qui ravagent l'Eglise catholique.

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Des membres de l'association Ending Clergy Abuse (ECA) participent à manifestation à Rome, le 23 février.

L'Eglise catholique reconnaît avoir étouffé des affaires d'abus sexuels sur mineurs

La responsabilité en incombe selon lui en partie à l'évolution des mœurs à la fin des années 1960. «La révolution de 1968 s'est battue pour une complète liberté sexuelle, qui n'admettait plus de normes. La pédophilie a alors également été diagnostiquée comme permise et appropriée», a-t-il ainsi souligné dans un texte de 18 pages, également publiée par des sites catholiques américains.

«Des cliques homosexuelles se sont développées dans différents séminaires» relève-t-il ensuite pour illustrer son propos sur une certaine «dissolution de l'enseignement moral de l'Eglise». Un évêque avait par exemple décidé de montrer des films pornographiques aux séminaristes «avec l'idée de les rendre plus résistants à des comportements contraires à la foi», affirme-t-il encore.

Le pape émérite dresse en outre un constat assez amer d'une «société occidentale où Dieu a disparu de l'espace public» et où l'Eglise est perçue aujourd'hui comme «une sorte d'appareil politique». «Pourquoi la pédophilie a-t-elle pris de telles proportions? Au final cela s'explique par l'absence de Dieu», devenu une préoccupation d'ordre privé d'une minorité de croyants, écrit-il.

Avant de devenir pape, Joseph Ratzinger a dirigé la Congrégation pour la doctrine de la Foi où il fit la chasse durant 24 ans à toutes les dérives liturgiques ou sociales. Ce département du Vatican est également chargé d'étudier les dossiers d'abus sexuels du clergé parvenant au Vatican.

Ce professeur bavarois élu pape en 2005 a vite été confronté à des révélations en cascade d'abus sexuels commis sur des enfants par des membres du clergé. Il a notamment demandé en 2011 que les prêtres soupçonnés d'abus soient déférés devant la justice du Vatican.

Lire aussi : Australie : le cardinal Pell condamné à six ans de prison pour pédophilie

https://francais.rt.com/international/60921-scandales-pedophiles-sexpliquent-par-revolution-sexuelles-annees-60-benoit-xvi


 

AFFAIRE BARBARIN : LE PARQUET FAIT APPEL DE LA CONDAMNATION DU CARDINAL. LA MESSE EST DITE...

Affaire Barbarin: Le parquet fait appel à son tour de la condamnation du cardinal

JUSTICE Il s'agit, selon le parquet, de donner à la Cour la possibilité de réévoquer l'affaire dans sa globalité

C.G.

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L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, est poursuivi pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Une pétition réclame sa démission.

L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, est poursuivi pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Une pétition réclame sa démission. — Bob Edme/AP/SIPA

Alors que le cardinal Barbarin rencontrera lundi le Pape afin de lui remettre sa démission, le parquet de Lyon a fait appel de sa condamnation. Le Primat des Gaules, condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’actes de pédophilie, a fait appel vendredi. Le procureur de la République également.

« Il est de pratique habituelle de faire appel incident en cas d’appel principal du prévenu afin de donner à la Cour la possibilité de réévoquer l’affaire dans sa globalité », précise ce dimanche le parquet de Lyon, confirmant ainsi une information du Progrès.

Aucun appel n’a été formé à l’encontre des cinq autres prévenus, qui ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Lyon.

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Affaire Barbarin: «Il est temps qu'il s'en aille, pour l'Eglise, mais aussi pour sa santé personnelle»

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Affaire Barbarin: Quand connaîtra-t-on la décision du Pape au sujet du cardinal?

https://www.20minutes.fr/societe/2474667-20190317-affaire-barbarin-parquet-fait-appel-tour-condamnation-cardinal