RUSSIE

LES USA DICTENT LEURS ORDRES A LA RUSSIE EN EXIGEANT QUE CE PAYS QUITTE LE PROCHE-ORIENT

Militaires russes en Syrie

Le département d’État américain estime que la Russie doit quitter le Proche-Orient, Moscou réplique

© AP Photo / Baderkhan Ahmad

INTERNATIONAL

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Accusant la Russie de jouer un rôle destructeur au Proche-Orient, l’assistant du secrétaire d'État américain pour la région estime que Moscou doit la quitter. La diplomatie russe a rappelé que les actions de Washington n’y avaient pour résultat que morts et destructions.

En raison de son rôle dévastateur au Proche-Orient, la Russie doit quitter la région, a déclaré David Schenker lors d'une vidéoconférence à l'Institut du Proche-Orient à Washington.

 

Ali Khamenei

© AP PHOTO / OFFICE OF THE IRANIAN SUPREME LEADER

Le guide suprême iranien menace les États-Unis d’une «expulsion» de l'Irak et de la Syrie

 

«Éloigner les Russes du Proche-Orient a été la pierre angulaire de la politique américaine pendant 45 ans. Maintenant, ils jouent un rôle destructeur là-bas. Et nous pensons franchement qu'ils doivent sortir de là», a-t-il indiqué.

Au sujet de la «rivalité des grandes puissances» dans la région, l’assistant du secrétaire d'État américain au Proche-Orient souligne que Washington n'oblige pas Moscou et Pékin à se décider, mais veut plutôt qu'ils se rendent compte «des possibles conséquences de leur choix».

Il a également réitéré la thèse de Donald Trump selon laquelle l'administration de l'ancien Président Barack Obama avait salué le déploiement des forces russes en Syrie car elle espérait qu'il puisse entraîner «les Russes dans un bourbier».

«Les Russes ont changé le cours de la guerre, et le régime d'Assad demeure. Honnêtement, je pense que c’est un échec [pour l'administration Obama, ndlr]», a-t-il ajouté.

Selon lui, le succès en Syrie a poussé la Russie à agir en Libye où elle «ne joue désormais pas un rôle productif ou stabilisateur».

Réaction de Moscou

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a réagi à ces propos et a confié avoir du mal à se rappeler d’un «projet américain au Proche-Orient ayant eu un succès pendant ces deux dernières décennies».

 

Al-Tanf

© AP PHOTO / HAMMURABI'S JUSTICE NEWS

Moscou et Damas dénoncent une fake news des USA sur un camp de réfugiés

«Nous ne pouvons pas nous en souvenir. Seuls les morts et les destructions ont été le résultat de la politique américaine dans la région», a lâché Mme Zakharova.

À son tour, Andreï Krasov, premier chef adjoint au comité de Défense du parlement russe, a appelé Washington à s’occuper de ses problèmes intérieurs et de retirer ses forces de Syrie où les militaires russes, à la différence des soldats américains, se trouvent grâce à une autorisation de Damas.

https://fr.sputniknews.com/international/202006051043904315-le-departement-detat-americain-estime-que-la-russie-doit-quitter-le-proche-orient-moscou-replique/


 

LA RUSSIE UTILISERA L'ARME ATOMIQUE

La Russie définit les conditions qui pourraient la pousser à utiliser l’arme nucléaire

Wed Jun 3, 2020 1:41PM

Le président russe Vladimir Poutine (5ème à gauche) visite le centre de contrôle de la défense nationale pour superviser le lancement du missile hypersonique Avangard, à Moscou, le 26 décembre 2018. ©AFP

Le président russe Vladimir Poutine (5ème à gauche) visite le centre de contrôle de la défense nationale pour superviser le lancement du missile hypersonique Avangard, à Moscou, le 26 décembre 2018. ©AFP

Vladimir Poutine a émis un décret qui définit les principaux dangers pour la Russie et qui évoque les conditions dans lesquelles la Russie pourrait se réserver le droit d’avoir recours à l’arme nucléaire.

« La Russie pourrait répondre par une attaque nucléaire à une frappe atomique ou en cas de danger pour l’existence du pays », indique le décret approuvé par Vladimir Poutine le mardi 2 juin et publié par l’agence de presse Sputnik.

Et d’ajouter : « La Russie se réserve le droit d’employer l’arme nucléaire en réaction à l’utilisation contre elle et/ou ses alliés de l’arme nucléaire et d’autres types d’armes de destruction massive, ainsi qu’en cas du recours aux armements conventionnels lorsque l’existence de l’État russe est menacée ».

Selon le décret présidentiel, « la Russie considère que l’arme nucléaire est uniquement un moyen de dissuasion dont l’emploi ne peut être que forcé et considéré comme une mesure extrême. Elle déploie donc les efforts à maxima pour réduire la menace nucléaire et empêcher la dégradation des relations inter-étatiques qui pourrait provoquer des conflits militaires, notamment nucléaires ».

Plan Pompeo:

Plan Pompeo: "La Russie en miettes"

Le secrétaire d’État américain dit que Washington serait prêt à mettre en œuvre la même politique d’assassinat du général Qassem Soleimani contre les responsables russes.

Selon Sputnik, le document cite aussi les principaux dangers militaires pour la Russie et les conditions qui pourraient contraindre Moscou à avoir recours à l’arme nucléaire : « les pays qui disposent d’armes nucléaires et d’autres types d’armes de destruction massive, les pays qui se livrent à une prolifération incontrôlée des armes nucléaires, les pays qui permettent aux autres d’installer des armes nucléaires sur leur territoire alors qu’ils n’en disposent pas, eux-mêmes, les pays qui déploient des moyens de défense antimissiles et de systèmes de frappe dans l’espace ainsi que le renforcement de la présence des forces polyvalentes près des frontières russes ».

Quant aux conditions capables de pousser la Russie à avoir recours à l’arme nucléaire, on peut mentionner celle-ci : « si l’ennemi attaque des sites militaires ou des sites d’État vitaux dont la destruction torpillera la réaction des forces nucléaires russes ».

Le décret est entré en vigueur dès sa signature, le 2 juin 2020.

Moscou avait déjà averti que Washington faisait tout pour détruire le système global de stabilité stratégique en se retirant de tous les accords internationaux.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/03/626656/Russie-Poutine-Etats-Unis-arme-atomique-nucleaire-guerre


 

ENTRETIEN AVEC LE PARTI COMMUNISTE OUVRIER DE RUSSIE (PCOR-PCUS) SUR LA SITUATION AU DONBASS

ENTRETIEN AVEC LE PARTI COMMUNISTE OUVRIER DE RUSSIE (PCOR-PCUS) SUR LA SITUATION AU DONBASS

 Solidarité Internationale PCF DonbassUkraineRussieURSSAntifascismeImpérialismeRéflexionsItalie 0

01 JUIN 2020

Nous relayons ci-dessous un entretien avec Alexandre Tcherepanov, secrétaire du Comité Central du Parti Communiste Ouvrier de Russie du Parti Communiste de l'Union Soviétique, réalisé par le journal communiste italien L'Ordine Nuovo, qui revient sur la guerre du Donbass, les interventions impérialistes, le rôle de la Russie, la situation actuelle dans la région avec notamment le rôle jouée par les organisations communistes.

Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF
 


 

Entretien avec Alexandre Tcherepanov, secrétaire du Comité Central du Parti communiste ouvrier de Russie du Parti communiste de l'Union Soviétique (PCOR-PCUS), responsable du groupe de travail du Comité Central pour la coordination avec les communistes du Donbass


1- Quelles sont les véritables causes de la guerre du Donbass ?
Conflit national ou conflit de classes ?

« Les hommes ont toujours été et seront toujours en politique les dupes naïves des autres et d'eux-mêmes, tant qu'ils n'auront pas appris, derrière les phrases, les déclarations et les promesses morales, religieuses, politiques et sociales, à discerner les intérêts de telles ou telles classes. » (V.I. Lénine).

Si je devais définir en un seul mot la cause de la tragédie qui continue à se dérouler en Ukraine et dans le Donbass, je dirais avec force et détermination que c'est le capitalisme !

La théorie léniniste de l'impérialisme explique qu'en temps de crise, le capitalisme pourrissant et moribond cherche une issue, en politique intérieure, par l'intensification de l'exploitation des travailleurs et, en politique extérieure, par une nouvelle division des marchés d'approvisionnement et des débouchés, une redéfinition des sphères d'influence, une escalade de la tension au point de déclencher une agression directe pour résoudre les contradictions inter-impérialistes.

L'impérialisme américain est plus intéressé que quiconque par l'affaiblissement des positions de l'économie russe. Le degré d'intégration des économies de la Russie et de l'Ukraine a atteint 80% dans le secteur de l'ingénierie, en particulier dans l'industrie de la défense. L'impérialisme américain a choisi, comme moyen d'affaiblir la Russie, de fomenter la discorde entre la Russie et l'Ukraine. C'est pourquoi, d'une part, elle a utilisé comme appât l'invitation faite à l'État ukrainien, c'est-à-dire au capital et aux couches petites bourgeoises, d'entrer dans l'Union européenne et, d'autre part, elle a apporté toutes sortes de soutiens aux tendances du nationalisme ukrainien sous la bannière de la libération d'un prétendu diktat de Moscou.

Bien sûr, on ne peut pas tout réduire aux combines des États-Unis et de l'UE. Les causes domestiques jouent un rôle très important dans la préparation du terreau qui a vu pousser les germes réactionnaires. Tout d'abord, il convient de rappeler la désindustrialisation qui a suivi la destruction de l'URSS. En Russie, le déclin de la production industrielle, dans le pire des cas, a été de 50%, en Ukraine beaucoup plus. Ce processus a conduit à un affaiblissement quantitatif et qualitatif de la classe ouvrière. D'autre part, le petit commerce "à bas prix", les métiers semi-industriels et les coopératives ont connu un essor.
 

"En raison des conditions objectives, le capital en Ukraine était divisé entre celui orienté vers le lien et la coopération avec la Russie (en particulier le complexe militaro-industriel et les régions orientales) et celui orienté vers l'Ouest, largement représenté par le commerce des matières premières et le petit commerce."
 

La politique ambiguë du Parti des régions et de l'ancien président V. Ianoukovitch, qui, d'une part, a essayé de jouer la carte de l'entrée dans l'UE comme élément de pression sur la Russie, alors que, d'autre part, il avait amené le pays à un niveau de corruption et d'extorsion rampante, rare même dans les régimes bourgeois modernes, a conduit à la crise économique et politique. En exploitant le mécontentement de la population face à l'aggravation de la situation économique, l'opposition de droite a organisé l'Euromaidan, une action de protestation de masse dans le centre de Kiev, qui s'est soldée par un coup d'État, mené avec des méthodes fascistes et aussi avec une violence directement exercée contre les organes du pouvoir d'État et les membres du parlement.

Dès ses premières évaluations des actions des fascistes ukrainiens à Maidan et Odessa en 2014, le PCOR-PCUS avait clairement indiqué que, compte tenu des lieux choisies pour les manifestations, de leurs sujets porteurs d'idées nationalistes, de leur continuité avec les positions de Bandera, il s'agissait bien du fascisme ukrainien qui était ainsi ressuscité en terre d'Ukraine. Ce fascisme, cependant, a essentiellement été introduit de l'extérieur par les impérialistes des États-Unis et de l'UE, c'est-à-dire qu'il était principalement américain. Les partisans de Bandera et de Petliura n'auraient pas osé "relever la tête" s'ils n'avaient pas eu le soutien du camp impérialiste uni.
 

"La compréhension du caractère essentiellement fasciste du coup d'État était présente dans de nombreuses régions d'Ukraine et, en général, une partie d'entre elles ont essayé d'organiser différentes formes de résistance."
 

En Ukraine, l'exemple de la Crimée est devenu dans une large mesure une référence pour les habitants des régions du Donbass, de Lougansk et de Donetsk. Au printemps 2014, des éléments d'auto-organisation du peuple sont apparus. Les autorités en charge n'ont pas soutenu la protestation, s'écartant ou s'enfuyant, tandis que la population a spontanément attaqué des bâtiments administratifs et formé des services d'autodéfense.

Qu'est-ce qui a tout déclenché dans le Donbass, comment les dirigeants du Comité central et des comités régionaux du Parti communiste d'Ukraine (KPU) se sont-ils comportés en 2014 ? Tout est parti de l'interdiction de l'utilisation de la langue russe et de l'intention des envoyés de Kiev de démolir les monuments à la mémoire de V.I. Lénine à Lougansk et à Donetsk.  Des communistes, des ouvriers, des retraités, des jeunes se sont levés pour défendre les monuments de V.I. Lénine, ont attaqué le bâtiment du Service de sécurité de l'Ukraine et ont réquisitionné des armes.

Les ouvriers et les travailleurs armés ont défendu leur patrie contre l'occupation fasciste. Le Comité Central et les comités régionaux de Lougansk et de Donetsk du PC d'Ukraine n'ont pas soutenu cette lutte des travailleurs. Les comités régionaux de Lougansk et de Donetsk ont été dissous par le CC et le Premier secrétaire du CC du KPU, P. Simonenko, a qualifié les communistes des Républiques populaires de Lougansk et de Donetsk de séparatistes.
 

"Le coup d'État anticonstitutionnel, mené en Ukraine avec le soutien du capital américain et européen en février 2014, la prétendue opération antiterroriste des nouvelles autorités ukrainiennes contre le peuple et les travailleurs du sud-est de l'Ukraine, maintenant formée en tant que Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL), présente clairement les caractéristiques classiques du fascisme."
 

Le gouvernement fasciste ukrainien a déclenché une opération punitive de grande envergure pour réprimer les régions désobéissantes, qui avaient ouvertement déclaré leur désaccord avec la politique nazie de la junte de Kiev et leur désir de sortir de l'Ukraine fasciste, une véritable guerre à grande échelle contre le peuple du Donbass, avec l'utilisation d'avions de combat, d'hélicoptères, de véhicules blindés lourds et d'artillerie par les forces armées ukrainiennes. Des maisons, des écoles, des jardins d'enfants, des hôpitaux ont été soumis à des bombardements aériens et d'artillerie pour détruire la population du Donbass, les Russes et les Ukrainiens qui ne voulaient pas accepter le pouvoir de la junte des partisans de Bandera, ce qui a fait des milliers de victimes.

Après que les combattants de la résistance antifasciste aient réussi à chasser les équipes punitives fascistes de leurs capitales, en octobre 2014 et février 2015, passant même à l'offensive, des négociations ont commencé à Minsk, non sans l'aide de la Russie, et deux accords de paix ont été conclus. Au cours du premier puis du deuxième armistice, les troupes punitives ont poursuivi leurs bombardements impitoyables contre la RPD et la RPL dans les zones de contact. Les défenseurs et les civils des républiques populaires sont condamnés à l'anéantissement. Les bombardements sont encore particulièrement intenses alors que la pandémie de coronavirus est en cours, mais cela ne semble pas avoir été remarqué par les nombreux représentants de l'OSCE qui se trouvent actuellement dans le Donbass. Apparemment, ils sont aveugles et sourds.

La résistance populaire dans le Donbass a eu dès le début un caractère antinazi et a rassemblé dans ses rangs les personnes et les tendances idéologiques les plus diverses (communistes, patriotes et monarchistes russes, cosaques, défenseurs de l'Église orthodoxe, volontaires internationalistes d'Italie, etc.) mais d'un point de vue de classe, la base du mouvement était, avant tout, composée de la classe ouvrière du Donbass.
 

"La résistance des milices du Donbass, en termes de composition sociale, est sans aucun doute de nature prolétarienne, ce que même le président de la Fédération de Russie, Poutine, a été contraint d'admettre, en disant que c'était une défaite pour les autorités ukrainiennes d'être battues par des mineurs et des conducteurs de tracteurs."


La prévalence du sentiment soviétique était écrasante dans les rangs des milices, surtout dans la phase d'auto-organisation. Les drapeaux rouges de l'URSS sont devenus les symboles de la lutte sans susciter aucune répulsion ni chez les Cosaques, ni chez les monarchistes orthodoxes, etc. À bien des égards, le respect du drapeau rouge peut bien sûr s'expliquer par la mémoire historique de la victoire sur le fascisme en 1945, mais cela n'élimine pas le fait que le sentiment de la plupart des gens était pro-soviétique et que de nombreux participants à ces événements, y compris des commandants influents, pensaient qu'il était possible de restaurer l'Union soviétique.
 



2- Quel rôle joue le PCOR-PCUS dans les événements du Donbass ?


"Le Parti communiste ouvrier de Russie apporte toute l'aide possible à nos camarades communistes des Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk, notamment une aide organisationnelle, idéologique, politique de masse, matérielle et financière."
 

Le Comité central du PCOR-PCUS a mis en place un groupe de travail pour coordonner nos activités communes avec les communistes de la RPD et de la RPL, dont la direction m'a été confiée. Au cours de cette période, nous avons tenu 25 réunions avec les communistes des deux républiques populaires, où les membres de notre groupe de travail se sont rendus 16 fois. En outre, d'autres membres du Parti ont également rendu visite à la RPL et à la RPD à plusieurs reprises. En République populaire de Lougansk, nous avons contribué à la fondation de l'Organisation Sociale des ouvriers Communistes et de celle du Parti communiste ouvrier de la RPL, en tant que section du PCOR-PCUS, dont le premier secrétaire, G.V. Osadchiy, est membre du Comité Central de notre Parti. Dans la République populaire de Donetsk, le Front ouvrier du Donbass a été recréé.

À la suite de notre première réunion en août 2014, nous avons lancé une collecte de fonds au sein du parti pour aider les camarades du Donbass, en ouvrant un compte spécial dont les chiffres sont régulièrement publiés dans notre journal "La Russie du travail".

Avec les fonds transférés sur le compte spécial, ainsi qu'avec l'aide des camarades de la région de Kirov, de la République des Komis, de Tioumen, de Voronej, de Moscou et de Leningrad, 30 appareils de chauffage, produits à Kirov, pour les tranchées de la milice, 100 paires de chaussures, des émetteurs-récepteurs, des stations de radio, des batteries pour véhicules blindés, des pneus de voiture, des duplicateurs numériques, et des ordinateurs ont été fournis pour l'Organisation des ouvriers communistes de la RPL et pour les communistes de la RPD. Nous leur envoyons régulièrement les journaux de notre parti, "La Russie du travail", "L'Idée", etc., nous les aidons à produire du matériel de propagande, des banderoles et des drapeaux pour les unités militaires, pour le Front ouvrier du Donbass, pour le PCOR de la RPL. Nous apportons de l'aide aux blessés, également pour leurs soins en Russie, nous envoyons régulièrement des médicaments, nous avons livré plus d'une tonne de miel et transmis de l'argent aux camarades communistes de la RPL et de la RPDC pour organiser le travail du parti.
 

"Nous accordons une grande attention à l'encouragement moral des unités et des combattants de la milice populaire, des combattants internationalistes d'Europe et du monde entier qui luttent contre le fascisme."
 

En collaboration avec les organisations communistes du Donbass, nous avons créé les médailles "Pour la défense de Lougansk", "Pour la défense de Donetsk", "Front de résistance à l'OTAN", nous avons restauré l'Ordre du drapeau rouge, l'Ordre "Pour la fidélité à la patrie soviétique", la médaille "Au courage" ; nous utilisons également le Comité Central du PCUS. En outre, nous avons créé des médailles, dédiées au 100ème anniversaire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre, aux anniversaires de la fondation de l'Armée rouge et du Komsomol léniniste, au 140ème anniversaire de la naissance de I.V. Staline, au 150ème anniversaire de la naissance de V.I. Lénine, au 75ème anniversaire de la Victoire du peuple soviétique dans la Grande Guerre patriotique.

Au cours de chaque voyage, dans les Maisons de la culture, dans les unités militaires ou sur les lieux de travail, nous organisons une cérémonie solennelle de remise des honneurs et des médailles aux miliciens distingués, aux parents et aux épouses de ceux qui sont morts en défendant la RPD et la RPL contre la junte militaire de Kiev. Nous avons vu avec quelle fierté et quelle joie les camarades acceptent les récompenses du Parti, des récompenses bien méritées pour leurs réalisations militaires, même lorsqu'il existe certaines différences idéologiques, dans la mesure où ceux qui combattent sont non seulement les communistes et leurs sympathisants, mais aussi les cosaques, les soi-disant patriotes et les compatriotes orthodoxes.
 


La grande majorité des miliciens, les combattants de la milice populaire, avec lesquels nous avons pu communiquer aux postes de contrôle ou sur la ligne de front, soutiennent ouvertement les idées de gauche et comprennent qu'il n'y a pas eu de guerre en Union soviétique sous le socialisme.
 

"Beaucoup disent ouvertement qu'ils se battent pour le pouvoir soviétique, qu'ils voient leur avenir comme faisant partie de l'Union soviétique et qu'ils sont prêts à défendre leurs acquis jusqu'au dernier souffle. Ils n'ont que deux moyens de s'en sortir : gagner ou mourir. Il n'y a pas de troisième voie ! "
 


Ils sont bien conscients que, si le Donbass est vaincu et remis aux autorités nationalistes ukrainiennes actuelles, ils seront tous éliminés, comme ce fut le cas à Odessa, comme le font les troupes punitives ukrainiennes, les nazis du Secteur droit dans les territoires occupés, lorsqu'ils parviennent à capturer les personnes peu fiables ou bien les communistes et les familles des miliciens. C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de réconciliation, et surtout, l'Ukraine ne pardonnera pas à ceux qui ont défendu leur terre, leur patrie par les armes, mais dans le même temps, l'écrasante majorité des citoyens des Républiques populaires ne pardonnera jamais à l'Ukraine de Porochenko la mort de leurs enfants, de leurs frères et sœurs, de leurs parents, de bébés, la destruction de villes et de villages, d'entreprises, de mines, d'écoles, de cliniques et d'hôpitaux, de centres culturels.

En mai 2015, nous avons organisé une réunion des représentants des partis communistes et ouvriers sur le thème "Solidarité internationale avec la lutte antifasciste des peuples du Donbass à l'occasion du 70ème anniversaire de la Victoire sur le nazi-fascisme", à laquelle ont participé des représentants de 15 partis, dont Guido Ricci.

Les participants à la réunion internationale ont convenu de diffuser des informations véridiques et précises sur la situation dans les Républiques populaires de Lougansk et de Donetsk afin d'exercer une pression morale et politique sur la communauté internationale, qui devrait et doit faire pression sur le gouvernement ukrainien pour qu'il mette fin à la guerre dans le Donbass.

Lors de chaque des partis communiste et ouvriers du monde entier, nous continuons à expliquer la situation réelle du Donbass, nous appelons nos partis frères d'Europe à fournir des informations véridiques aux citoyens de leurs pays sur les événements du Donbass, sur la lutte des travailleurs de la RPL et de la RPDC contre le régime fasciste en Ukraine et à maintenir la pression sur leurs gouvernements et parlements pour amener le gouvernement ukrainien à mettre fin à la guerre du Donbass.
 

"Nous demandons également que toute l'aide possible soit apportée au Parti communiste ouvrier de la RPL, au Front ouvrier du Donbass et à tous les travailleurs combattants des Républiques populaires."
 

En novembre 2019, le CC du PCOR-PCUS a tenu une conférence "Sur la stratégie et la tactique du mouvement communiste et ouvrier dans le Donbass". La conférence a formulé des recommandations pour les activités pratiques du Comité central du PCOR-PCUS, des communistes du PCOR de la RPL et du Front ouvrier du Donbass.


3- Quelle est la position des communistes et des syndicats de classe au sein de la RPL et de la RPD ?


"En RPL a été créé le Parti communiste ouvrier de la RPL (section du PCOR-PCUS) avec le soutien du groupe de travail du Comité central du PCOR-PCUS, il milite activement et a créé ses propres organisations dans les villes de la république."
 

De nombreux membres du parti sont des militaires opérationnels et combattent en première ligne. Par leur intermédiaire, l'organisation républicaine du PCOR de la RPL effectue un travail idéologique auprès des militaires, distribue les journaux du Comité central du PCOR-PCUS "La Russie du travail" et "L'Idée", le journal "Tyumen Ouvrière", la revue du Comité central du PCUS "Transparence" ainsi que les tracts produits par l'organisation républicaine du PCOR de la RPL. Ils organisent des manifestations, des piquets de grève, des dépôts de fleurs devant les monuments à V.I. Lénine, aux héros de la Grande Guerre Patriotique et aux morts de cette guerre.

En RPD a été fondé le Parti communiste de la RPD qui, étant orienté vers le Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), ne mène pas de travail idéologique actif, mais se limite à la distribution d'aide humanitaire.

Les syndicats officiels de la RPL et de la RPD sont orientés vers la FNPR (Fédération des syndicats indépendants de Russie), ce qui revient à dire qu'ils sont des structures gouvernementales. O.K. Akimov, président de la Fédération des syndicats de la RPL, qui fait partie de la Confédération syndicale mondiale (CSI), dirige l'Union économique de Lougansk, deuxième association publique gouvernementale, qui a le droit de participer aux élections des députés à tous les niveaux. Il n'y a donc pas de syndicats de classe au sein des deux républiques.


"Au sein de la RPD, le Front ouvrier du Donbass a été reconstitué, avec la participation active du groupe de travail du Comité Central du PCOR-PCUS. Ses statuts ont été élaborés sur la base des statuts de notre Parti."
 

Le Front ouvrier du Donbass regroupe des représentants de la majorité des unités et collectifs militaires. Par son intermédiaire, le contact est maintenu avec les unités militaires et un travail idéologique est effectué.

Un membre du Front ouvrier du Donbass a organisé une grève dans une usine de Donetsk en raison du non-paiement des salaires. Sur recommandation du groupe de travail de notre Comité central, les organisateurs de la grève se sont tournés vers le ministère public et ont obtenu le paiement des salaires.

En mars 2020, avec le soutien du groupe de travail du Comité central du PCOR-PCUS, le Parti communiste ouvrier de la RPL et le Front ouvrier du Donbass ont obtenu le paiement des arriérés de salaires des mineurs.


4- Comment évaluez-vous le rôle de la Russie dans ce conflit ?

Nous demandons au gouvernement russe d'accorder une aide plus importante aux milices qui luttent contre le fascisme. Nous sommes parfaitement conscients que la Russie d'aujourd'hui est sans aucun doute un État capitaliste monopolistique, un jeune prédateur impérialiste, mais avec un appétit formidable, dont les motivations principales sont, avant tout, les intérêts économiques des propriétaires de monopoles russes et la réalisation d'avantages politiques à leur service. Cependant, comme cela s'est déjà produit dans l'histoire, dans la lutte contre le fascisme, les fissures peuvent et doivent être utilisées dans le domaine de l'impérialisme, dans le choc des intérêts entre les puissances et les grands cercles impérialistes. C'est sur la base de ces considérations que, par exemple, nous nous félicitons de l'aide apportée par la Russie au gouvernement légitime syrien. V.I. Lénine faisait la distinction entre guerres justes et guerres d'agression. Aujourd'hui, les travailleurs du Donbass mènent une guerre juste contre le fascisme ukrainien, tout comme le peuple et le gouvernement légitime de Syrie mènent une guerre juste contre Daech, c'est-à-dire contre le fascisme islamique, qui est sans doute soutenu par les forces de l'impérialisme.

Mais en même temps, nous expliquons toujours que l'aide de la Fédération de Russie aux Républiques populaires n'est pas fournie par affinité idéologique, que la Russie n'est ni l'URSS ni son héritière, que pour les travailleurs, ce n'est pas la libération du joug de l'exploitation, mais juste une bouffée d'air frais dans la lutte contre le fascisme en tant que produit le plus horrible de l'impérialisme.


"Nous expliquons que les autorités russes mènent constamment des négociations publiques et secrètes avec les grands centres impérialistes des États-Unis et de l'Union européenne. Les autorités bourgeoises de la Fédération de Russie peuvent à tout moment trahir et vendre leurs alliés, ce d'ailleurs ce que l'on semble observer aujourd'hui en ce qui concerne les républiques du Donbass."
 

Les autorités des nouvelles républiques populaires (RPD, RPL), sous l'influence du Kremlin, se sont également distinguées par leur anticommunisme. Comme les autorités ukrainiennes, elles ne permettent pas aux organisations communistes de participer aux élections, que ce soit au sein de la RPL ou de la RPD.

En Ukraine, le Parti communiste a été interdit, tandis que la RPL a refusé l'enregistrement à l'Organisation des ouvriers communistes de la RPL et au PCOR de la RPL. En RPD, en 2016, à la veille du jour de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique, deux députés communistes ont été privés du statut de députés du Conseil du peuple de la RPD de Corée. Les commandants de milice les plus influents (Batman, Mozgovoy, Dremov, Motorola, etc.) ont été physiquement éliminés pour leurs positions pro-communistes.

Néanmoins, nous essayons de faire pression sur la direction bourgeoise de Russie, en lui reprochant de ne pas aider le Donbass comme elle devrait le faire.

En octobre 2014, après notre premier voyage au Donbass, le Comité central de notre parti a adopté une résolution sévère dans laquelle il accusait le président et le gouvernement de Russie de capitulation dans les Républiques populaires du Donbass, refusant de fournir du matériel militaire, des munitions, de l'aide humanitaire. Grâce à notre résolution et à la pression de l'opinion publique, la Fédération de Russie a repris son aide au Donbass.

Nous maintenons constamment cette pression. Par exemple, en avril 2016, nous avons été informés par les commandants des bataillons de la milice populaire que la ville de Gorlovka, l'aéroport de Donetsk, la gare de Yasinovataya en RPD, le village de Luganskaya en RPL étaient quotidiennement bombardés, alors que les médias russes n'en disaient pas un mot. Le 18 mai 2016, nous avons envoyé à l'administration présidentielle et aux médias une résolution de notre Comité central. Le 21 mai, Poutine appelait les présidents français et ukrainiens ainsi que la chancelière allemande. Depuis lors, des informations sur le bombardement du territoire des républiques populaires sont régulièrement diffusées dans les médias russes.


"Pendant la pandémie de coronavirus, les bombardements des villes et des villages des républiques ont été particulièrement intenses. Des civils et des enfants sont morts, mais, là encore, les médias russes n'en ont pas parlé."
 

Le 30 avril 2020, nous avons envoyé une nouvelle résolution du Comité central de notre parti au président de la Fédération de Russie et le 2 mai, la chaîne Rossiya-24 et d'autres médias russes fournissaient des informations sur ces bombardements touchant les deux républiques populaires. Ainsi, nous avons pu briser le blocus de l'information.

Nous travaillons activement, en envoyant des appels au Président de la Russie avec la demande de citoyenneté russe pour les miliciens et membres de leurs familles qui le souhaitent et pour que la Russie leur délivre des passeports. Nous recueillons également des signatures pour la reconnaissance des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk.

Après nos appels répétés, nos rassemblements et nos piquets de grève dans les régions de Russie, la Douma d'État a adopté, fin 2018, une loi visant à faciliter la délivrance de la citoyenneté russe aux résidents des deux républiques populaires et, en avril 2019, le président de la Fédération de Russie a signé le décret présidentiel pour la délivrance de passeports russes aux citoyens de la RPL et de la RPD. En raison des nombreux problèmes survenus lors du dépôt des documents et de la délivrance des passeports russes et de la RPD, des très longues listes d'attente et de l'impossibilité pour de nombreux habitants des Républiques (retraités, familles nombreuses, etc.) de payer le droit de timbre, en juin 2019, les procédures d'acceptation des demandes de citoyenneté russe et de délivrance des passeports en RPDC ont été examinées directement par le groupe de travail du CC du Parti. Des points de collecte de fonds supplémentaires ont ensuite été créés et, en mars 2020, une loi fédérale abolissant le paiement du droit de timbre pour les citoyens des deux républiques populaires a finalement été adoptée.

Grâce à l'intervention du groupe de travail du CC du PCOR-PCUS et à son appel au Président et au Procureur général de la Fédération de Russie, des procédures d'extradition en Ukraine, en Ouzbékistan et en Lettonie contre des miliciens ayant combattu aux côtés des Républiques populaires ont été levées.
 

"Nous continuerons donc à l'avenir à faire pression sur le président, le gouvernement, la Douma et le Conseil fédéral. Cela dit, nous soulignons une fois de plus que nous ne devons pas nous faire d'illusions sur la nature impérialiste de la politique russe et sur les raisons de son comportement dans l'arène internationale."
 


5- Quelles sont les perspectives de développement des Républiques populaires et du mouvement ouvrier dans le Donbass ?

Volodymyr Zelensky

En Ukraine, l'élection du président Zelensky a été un coup d'éclat habile des forces du capital. Profitant de l'extrême mécontentement du peuple envers les oligarques, ils ont réussi à orienter le vote populaire lors des élections vers un nouveau nom de loligarchie, qui depuis un certain temps, avec l'aide de l'industrie cinématographique et l'argent de ces mêmes oligarques, est présenté comme un serviteur du peuple et un opposant aux capitalistes. Désormais, toutes les composantes bourgeoises impliquées d'une manière ou d'une autre dans le conflit sont ouvertes aux négociations et aux accords pour poursuivre leur politique habituelle. L'Ukraine, afin de ne pas apparaître comme un pays où règnent les problèmes et les conflits et de se rapprocher de l'adhésion à l'UE et à l'OTAN. La Russie, dans une tentative d'éliminer les problèmes, de faire reconnaître la Crimée et de faire lever les sanctions à son égard. L'Union européenne, pour éviter le risque d'une guerre à proximité de ses frontières et pour stabiliser l'approvisionnement en énergie et en matières premières. Les États-Unis, à la veille des élections présidentielles, pour consolider leur objectif fondamental de dresser la Russie et l'Ukraine l'une contre l'autre. Seuls les intérêts des peuples du Donbass ne sont pas du tout pris en compte.

Les travaux se sont intensifiés sur la mise en œuvre des accords de Minsk et de leurs instruments d'application, la formule dite Steinmeier [1]. Le retour des deux républiques populaires au sein de l'Ukraine et le rétablissement de l'unité formelle, poussé avec insistance par tous les participants aux négociations, y compris la Russie, ferme les yeux sur l'essence du problème. Ils tentent de concilier le régime de Kiev, qui conserve son caractère nationaliste et largement pro-fasciste, avec la démocratie peu développée mais populaire du Donbass.

La lutte ne sera donc pas facile. Les miliciens, les militaires, les ouvriers, sont bien conscients qu'il n'y aura pas de réconciliation. Ils n'ont donc qu'une seule issue : continuer le combat pour la liberté, jusqu'à ce qu'une guerre partisane soit organisée, quitte à se retirer temporairement en Russie avec des armes. Le président Poutine le comprend bien lui aussi, et c'est ce qui l'empêche de remettre le Donbass à l'Ukraine. Le succès de la lutte dépendra de la manière dont nous parviendrons à impliquer largement les masses travailleuses. Certes, la formule d'autonomie de la RPL et de la RPD, à l'instar des républiques non reconnues de Transnistrie et d'Abkhazie, serait sans doute préférable à une unité imposée et coercitive, mais seule la victoire du socialisme en Russie et en Ukraine créera les conditions optimales pour déterminer le sort de l'héroïque peuple du Donbass, qui défend son droit à la liberté au prix de la vie de ses meilleurs fils et filles. Dans ce cas, la question des frontières administratives du Donbass deviendrait entièrement secondaire et placerait les travailleurs eux-mêmes au sein d'un État unitaire d'ouvriers et de paysans à l'intérieur de l'Union soviétique. V.I. Lénine a écrit à ce sujet dans sa lettre aux travailleurs ukrainiens.


6- Quels sont les objectifs du PCOR-PCUS pour le futur proche ?


"L'objectif immédiat est la poursuite de la lutte contre le fascisme dans le Donbass et en Ukraine, par tous les moyens possibles et en unité avec toutes les organisations."
 

Nous concentrons tout notre travail de propagande sur l'explication du principe d'internationalisme de la lutte ouvrière et sur le rejet de la ligne qui veut développer l'opposition sur une base nationale, par exemple, contre les "ukry" ou contre les "moskali" [2].

Nous continuons à insister pour que les masses populaires participent en premier lieu aux discussion et aux prise de décision les concernant dans le processus imposant le contenu des accords de Minsk, la formule Steinmeier, etc. Nous insistons sur l'élimination de toutes manifestations du fascisme en Ukraine (la loi sur les langues, la loi sur la décomunisation, la glorification de Bandera et d'autres collaborateurs du fascisme), la condamnation des crimes des nazis et la mise hors la loi des bandes armées nationalistes comme conditions absolument nécessaires à l'application des accords de Minsk.


"C'est pourquoi nous continuerons à insister sur le maintien, pour la RPL et la RPC, de leur statut de républiques indépendantes "non reconnues", telles que la Transnistrie et l'Abkhazie, nous demandons néanmoins leur reconnaissance par la Fédération de Russie, voire leur entrée dans celle-ci."


Nous continuerons à lutter pour le renforcement de l'influence communiste entre la classe ouvrière et l'armée des deux Républiques Populaires, pour le renforcement du rôle de l'organisation républicaine du PCOR de la RPL, pour la formation, sur la base du Front ouvrier du Donbass, d'un Parti communiste ouvrier de la RPD.

Le principal axe de travail des communistes est la création d'organisations de la classe ouvrière : le Front ouvrier, les syndicats de classe, les conseils ouvriers. Nous irons de l'avant dans l'organisation du prolétariat en tant que classe en soi, dans sa transformation en tant que sujet autonome de la vie politique des deux républiques, avec le droit de revendiquer et d'obtenir une pleine participation à celle-ci, y compris la participation aux élections.


"Le thème du Front ouvrier, de la lutte pour la cause de la classe ouvrière, est le fil conducteur stratégique de notre lutte et doit constituer la base fédératrice de toutes les organisations luttant contre le fascisme."

 

Notes du traducteur :

[1] Frank Walter Steinmeier est le président de la République fédérale d'Allemagne. La formule qu'il propose, en résumé, prévoit la mise en œuvre progressive du deuxième accord de Minsk, avec la concession de certains territoires des Républiques Populaires actuelles, leur autonomie relative au sein de l’État ukrainien, l’organisation d'élections dans les territoires de ces dernières.

[2] Termes méprisants par lesquels les parties adverses identifient leurs adversaires.

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/06/entretien-avec-parti-communiste-des-ouvriers-de-russie-sur-la-situation-au-donbass.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

RUSSIE : LES USA DÉTRUISENT DÉLIBÉRÉMENT LE SYSTÈME GLOBAL DE STABILITÉ STRATÉGIQUE

Moscou: les USA détruisent délibérément le système global de stabilité stratégique

Moscou: les USA détruisent délibérément le système global de stabilité stratégique

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Par AlAhed avec Sputnik

La diplomatie russe estime que Washington œuvre obstinément pour la destruction du système global de stabilité stratégique en se retirant de tous les accords internationaux, selon la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

Les autorités des États-Unis cherchent à démanteler le système mondial de stabilité stratégique, a déclaré dimanche 24 mai la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, à la chaîne de télévision Rossiya 1.

«La stabilité stratégique et tous les documents qui en constituent sa base et qui ont créé un cadre juridique des actions pour les États, tout cela a été systématiquement détruit par les États-Unis […]. Cela montre que les États-Unis […] œuvrent délibérément pour la destruction du système de stabilité stratégique», a indiqué Mme Zakharova.

Elle a rappelé que les États-Unis se sont notamment retirés du traité de défense antimissile (ABM), du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée et refusé de ratifier les traités sur les essais nucléaires.

«À présent, c’est le tour du traité Ciel ouvert. Il reste encore le traité New Start, mais c’est probablement le dernier. Ils ont expliqué plusieurs fois pourquoi ils le font, ils se sentent exceptionnels», a noté Mme Zakharova.

Retrait US du traité Ciel ouvert

Le Président Donald Trump a annoncé jeudi 21 mai l'intention de Washington de se retirer du traité Ciel ouvert qui permet d'organiser des vols de surveillance non armés sur la totalité du territoire des États membres afin de renforcer la compréhension et la confiance mutuelle.

Expliquant cette décision, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a de nouveau accusé la Russie de violer le traité Ciel ouvert. Moscou insiste sur l’attachement de la Russie au respect du traité Ciel ouvert et accuse, pour sa part, Washington, de violer ses clauses.

La France et neuf autres pays européens ont regretté la décision des États-Unis.

https://www.french.alahednews.com.lb/35217/347


 

LA RUSSIE ET LA CHINE VONT CONTINUER DE DÉVELOPPER DES LIENS ÉTROITS

Xinhua | 19.05.2020 08h30 

La Russie et la Chine vont continuer de développer des liens étroits et de coopérer sur la scène internationale, a déclaré lundi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

Un élément essentiel des projets de la Russie est le développement du partenariat stratégique global russo-chinois de coordination pour une nouvelle ère, "que nous approfondirons davantage", a indiqué M. Riabkov au cours d'une conférence en ligne donnée à l'Institut d'Etat des relations internationales de Moscou.

Selon lui, des relations de confiance entre Moscou et Beijing nécessitent de poursuivre une étroite coordination bilatérale sur les plateformes internationales, y compris le Conseil de sécurité de l'ONU, le Groupe des 20 et les BRICS.

Les relations russo-chinoises ne cachent aucun projet secret et la coopération bilatérale ne vise pas à nuire à d'autres pays, a ajouté le haut responsable.

D'après M. Riabkov, la Russie trouve dans ses interactions et son dialogue avec la Chine une grande source d'inspiration pour renforcer ses propres positions et sa sécurité dans divers domaines.

"Si les Etats-Unis s'attendent à tirer avantage de la pandémie de coronavirus pour nuire aux positions de la Russie et de la Chine sur la scène internationale, je pense que de telles attentes sont vouées à l'échec", a-t-il ajouté.

(Rédacteurs :孙晨晨, Yishuang Liu)

source :  http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2020/0519/c31354-9691598.html


 

MISSILES NUCLÉAIRES RUSSES A CUBA ET AU VENEZUELA CONTRE MISSILES NUCLÉAIRES US EN POLOGNE

Œil pour œil : missiles nucléaires russes à Cuba contre missiles nucléaires US en Pologne

 Depuis 2 heures  19 mai 2020

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 Amérique et Europe - Cuba

 

La Russie a l’intention de commencer à déployer des armes nucléaires et des systèmes ultramodernes de défense aérienne et de défense antimissile à Cuba dans les plus brefs délais. La raison en était la proposition de la partie américaine de déployer des armes nucléaires en Pologne, ce qui permettrait de frapper la majeure partie du territoire de la Fédération de Russie.

L’envoyée des États-Unis en Pologne, Georgette Mosbacher, a attiré l’attention sur le fait que si les autorités allemandes sont en faveur de la réduction de l’influence militaire américaine sur le territoire de leur pays, Washington pourrait bien convenir avec la Pologne de transférer ses armes nucléaires ici, ce qui rendra la Russie encore plus vulnérable.

« Les plans de Washington ressemblent à la crise des missiles à Cuba, provoquée à l’origine par le déploiement d’armes nucléaires américaines près des frontières de l’URSS en Turquie. L’envoyée américaine en Pologne, Georgette Mosbacher, a suggéré que Varsovie pourrait accepter de déployer l’arsenal nucléaire américain en Europe si l’Allemagne refusait. « Si l’Allemagne veut réduire son potentiel nucléaire et affaiblir l’OTAN, alors peut-être que la Pologne – qui remplit honnêtement ses obligations [financières], comprend les risques encourus par le flanc oriental de l’OTAN – pourrait accepter ce potentiel », a-t-elle déclaré sur Twitter.

Selon les journalistes, si la Pologne autorise vraiment Washington à déployer des armes nucléaires sur son territoire, la Russie fera tout son possible pour déployer des armes nucléaires sur le territoire du Venezuela et de Cuba – à partir du territoire de ces derniers, un coup aux États-Unis peut être porté en 30 à 40 seulement.

Source : Avia-pro

french.almanar.com.lb/1757637


 

SALUONS LE JOUR DE LA VICTOIRE DU SOCIALISME A L'OCCASION DE SON 75ème ANNIVERSAIRE !

 

Saluons le Jour de la Victoire du Socialisme à l'occasion de son 75ème anniversaire !

Le 9 mai est le jour où les nazis et leurs collaborateurs, qui ont causé la mort de 75 millions de personnes, dont 27 millions étaient des citoyens soviétiques, se sont rendus à la lutte du peuple.

Nous saluons le jour de la Victoire, le jour où la Grande Guerre Patriotique s'est terminée par une victoire et le jour où la Seconde Guerre mondiale en Europe s'est terminée !

Le 9 mai n'est pas seulement le jour où la paix est revenue aux peuples ; c'est aussi le jour où la supériorité du socialisme sur le capitalisme en tant que système économique et social a été prouvée. Depuis lors, le socialisme a été la boussole de la paix, de la fraternité des peuples et de l'indépendance contre l'impérialisme.

En l'absence de socialisme, le monde continue à produire la guerre, la destruction et la mort. Les jours de la pandémie, où les travailleurs pauvres ont été brutalement laissés à la mort, ont clairement démontré le besoin urgent de socialisme.

Ceux qui ont créé la victoire il y a 75 ans étaient le peuple soviétique et les partisans de toute l'Europe, ceux qui résistent au fascisme, les socialistes et les communistes.

Les nazis et leurs collaborateurs sont toujours là aujourd'hui. Krupp, Daimler, et d'autres... Ce que leurs représentants politiques actuels tentent de produire, c'est une position anticommuniste en abusant du jour de la Victoire.

Ils tentent de discréditer le socialisme sous le nom de "totalitarisme", d'effacer de l'histoire les traces des héros soviétiques, de produire des distorsions libérales. Ils tentent de nommer le jour de la Victoire "Journée de l'Europe" afin d'ignorer l'Union soviétique. Cependant, rien de tout cela ne suffira à effacer, de la mémoire des peuples, cette victoire et ceux qui l'ont obtenue par leur vie et leur travail. La boussole des peuples sera à nouveau le socialisme.

Saluons le Jour de la Victoire du socialisme à l'occasion de son 75e anniversaire !

source : http://m.tkp.org.tr/en/haberler/salutes-victory-day-socialism-its-75th-anniversary


 

COMMENT L’ARMÉE ROUGE A VAINCU L'ALLEMAGNE NAZIE

Comment l’Armée rouge a vaincu l’Allemagne nazie

 

Par Dr. Jacques R. Pauwels

Mondialisation.ca, 08 mai 2020

11 mai 2015

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Thème: 

Ce 8 mai, nous fêtons le 70e anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale qui a coûté la vie à plus de 60 millions de personnes. A en croire les films hollywoodiens, tout se serait joué lors de combats héroïques entre soldats américains et allemands ou japonais. Les historiens sont toutefois unanimes : l’Allemagne nazie a été vaincue par l’Armée rouge. Jacques Pauwels, historien et auteur d’un ouvrage sur la question, revient sur cette période et explique quand et comment la guerre a basculé vers la défaite inéluctable de l’Allemagne nazie.

La Seconde Guerre mondiale a débuté, du moins en ce qui concerne l’Europe, par l’irrésistible déferlement de l’armée allemande sur la Pologne en septembre 1939. Quelque six mois plus tard, des victoires encore plus spectaculaires ont suivi, cette fois sur les pays de l’actuel Benelux et sur la France. Durant l’été 1940, l’Allemagne semblait invincible et prédestinée à dominer indéfiniment le continent européen. La Grande-Bretagne refusait certes de jeter le gant, mais elle ne pouvait espérer gagner la guerre à elle seule et craignait qu’Hitler ne dirigeât bientôt son attention vers Gibraltar, l’Égypte et/ou d’autres joyaux de la couronne de l’Empire britannique. Mias, cinq ans plus tard, c’était l’Allemagne qui expérimentait la douleur et l’humiliation d’une défaite totale. Le 30 avril 1945, Hitler se suicidait à Berlin au moment même où l’Armée rouge se frayait au bulldozer un chemin dans la ville, réduite à un gigantesque amas de ruines fumantes. Les 8 et 9 mai, l’Allemagne se rendait sans condition.

Il est donc clair qu’à un moment donné, entre fin 1940 et 1944, le vent avait tourné du tout au tout. Mais quand, et où ? En Normandie, en 1944, selon certains ; à Stalingrad, au cours de l’hiver 1942-1943, selon d’autres. En réalité, le tournant s’est produit en décembre 1941, en Union soviétique, plus spécifiquement dans la plaine située juste à l’ouest de Moscou. Comme l’a écrit un historien allemand spécialiste de la guerre contre l’Union soviétique : « Cette victoire de l’Armée rouge [en face de Moscou] a constitué sans aucun doute la rupture majeure [Zäsur, en allemand = césure] de toute la guerre mondiale. »

Que l’Union soviétique ait été le théâtre de la bataille qui a changé le cours de le Seconde Guerre mondiale ne devrait pas constituer une surprise. La guerre contre l’Union soviétique a été la guerre qu’Hitler avait désirée dès le début, comme il l’avait expliqué clairement dans les pages de Mein Kampf, écrit au milieu des années 1920. Mais une Ostkrieg, une guerre à l’est, autrement dit contre les Soviétiques, était également l’objet du désir des généraux allemands, des principaux industriels de l’Allemagne et des autres « piliers » de l’establishment allemand. Un historien allemand a récemment démontré que c’était en fait une guerre contre l’Union soviétique, et non contre la Pologne, la France ou la Grande-Bretagne, qu’Hitler avait voulu déclencher en 1939. Le 11 août de cette année, Hitler avait expliqué à Carl J. Burckhardt, un responsable de la Société des Nations, que « tout ce qu’il entreprenait était tourné contre la Russie » et que « si l’Occident [c’est-à-dire les Français et les Britanniques] était trop stupide et aveugle pour le comprendre, il serait forcé d’en arriver à un compromis avec les Russes, de se tourner vers l’Occident et de le vaincre, puis de faire demi-tour avec toutes ses forces armées pour asséner un coup à l’Union soviétique ». C’est en fait ce qui s’est produit.

La nécessité d’une Blitzkrieg, une guerre éclair 

Hitler et les généraux allemands étaient convaincus d’avoir tiré une importante leçon de la Première Guerre mondiale. Privée des matières premières nécessaires pour gagner une guerre moderne, tels le pétrole et le caoutchouc, l’Allemagne ne pouvait gagner une guerre longue et interminable. Afin de gagner la prochaine guerre, l’Allemagne devait s’assurer une victoire rapidement, très rapidement. Voilà comment est né le concept de la Blitzkrieg, de la guerre éclair, c’est-à-dire l’idée d’une guerre (Krieg) aussi rapide que l’éclair (Blitz).

Blitzkrieg signifie une guerre motorisée et, au cours des années 1930, afin de la préparer, l’Allemagne avait produit des quantités massives de chars et d’avions, ainsi que de camions pour transporter ses troupes. En outre, des quantités gigantesques de pétrole et de caoutchouc avaient été importées et stockées. La majeure partie de ce pétrole avait été acheté à des compagnies américaines, dont certaines avaient également eu la gentillesse de mettre à la disposition de l’Allemagne la « recette » pour produire du carburant synthétique à partir de la houille. En 1939 et 1940, cet équipement allait permettre à la Wehrmacht et la Luftwaffe allemandes d’écraser en à peine quelques semaines les défenses polonaises, hollandaises, belges et françaises à l’aide de milliers d’avions et de chars ; les Bitzkriege, les « guerres éclair », étaient invariablement suivies de Blitzsiege, de « victoires éclair ».

Ces victoires avaient certes été spectaculaires, mais elles n’avaient pas fourni à l’Allemagne un très gros butin en pétrole et en caoutchouc, si vitalement importants. Au contraire, la guerre éclair avait plutôt appauvri les stocks constitués avant la guerre. Heureusement pour Hitler, en 1940 et 1941, l’Allemagne avait été en mesure de continuer à importer du pétrole depuis les États-Unis, toujours neutres – non pas directement, mais via d’autres pays neutres (et amis) comme l’Espagne de Franco. De plus, conformément aux termes du pacte entre Hitler et Staline, l’Union soviétique avait elle-même – et plutôt généreusement – approvisionné l’Allemagne en pétrole ! Toutefois, il était particulièrement ennuyeux pour Hitler qu’en échange, l’Allemagne ait dû approvisionner l’Union soviétique en produits industriels de haute qualité et en technologie militaire de pointe, laquelle allait être utilisée par les Soviétiques pour moderniser leur armée et améliorer leur armement.

Peu après la défaite de la France, c’est-à-dire au cours de l’été 1940, Hitler n’a pas tardé à ressortir son plan initial de guerre contre l’Union soviétique. Un ordre officiel de mettre sur pied cette attaque, au nom de code « Opération Barbarossa », était donné quelques mois plus tard, le 18 décembre 1940. Déjà en 1939, Hitler s’était montré très impatient d’attaquer l’Union soviétique et il ne s’était tourné vers l’ouest, comme l’a écrit un historien allemand, « que pour assurer sa sécurité à l’arrière (Rückenfreiheit) lorsqu’il aurait enfin été prêt à régler ses comptes avec l’Union soviétique ». Le même historien conclut qu’en 1940, rien n’avait changé en ce qui concernait Hitler : « Le véritable ennemi était celui se trouvant à l’est. »

« Un géant aux pieds d’argile »

Hitler et ses généraux étaient confiants en ce que la Blitzkrieg qu’ils s’apprêtaient à déclencher contre l’Union soviétique connaîtrait la même réussite que leurs premières « guerres éclair » contre la Pologne et la France. Ils considéraient l’Union soviétique comme « un géant aux pieds d’argile » dont l’armée, supposée décapitée par les purges de Staline à la fin des années 1930, n’était « rien de plus qu’une plaisanterie », comme Hitler l’avait déclaré un jour. Afin de livrer – et, naturellement, de remporter – les batailles décisives, ils s’autorisaient une campagne de quatre à six semaines, sans doute suivie de l’une ou l’autre opération de nettoyage, au cours de laquelle les restes de l’armée soviétique seraient « traqués à travers le pays comme un ramassis de Cosaques vaincus ». Quoi qu’il en soit, Hitler était extrêmement confiant et, la veille de l’attaque, il s’imaginait « à l’aube du plus éclatant triomphe de son existence ».

L’attaque allemande a débuté le 22 juin 1941, dès les premières heures du jour. Trois millions de soldats allemands et près de 700 000 alliés de l’Allemagne nazie traversaient la frontière ; leur équipement consistait en 600 000 véhicules motorisés, 3 648 chars, plus de 2 700 avions et juste un peu plus de 7 000 pièces d’artillerie. Au début, tout avait marché selon les plans. Des trous énormes avaient été creusés dans les défenses soviétiques, des gains territoriaux impressionnants avaient rapidement été réalisés et des centaines de milliers de soldats de l’Armée rouge avaient été tués, blessés ou capturés dans bon nombre de spectaculaires « batailles d’encerclement » (Kesselschlachten). À l’issue d’une bataille de ce genre, livrée non loin de Smolensk vers la fin juillet, la route de Moscou semblait grande ouverte.

Il est cependant très vite devenu évident que la guerre éclair à l’est n’allait pas être une promenade de santé comme on s’y était attendu. Confrontée à la plus puissante machine militaire sur terre, l’Armée rouge avait subi comme prévu une solide raclée, mais, comme le confiait le ministre de la Propagande Joseph Goebbels à son journal, le 2 juillet déjà, elle avait opposé une résistance tenace et avait riposté très vigoureusement à mainte occasion. Le général Franz Halder, à de nombreux titres le « parrain » du plan d’attaque de l’opération Barbarossa, faisait savoir que la résistance russe était bien plus acharnée que tout ce à quoi les Allemands avaient été confrontés en Europe occidentale. Des rapports de la Wehrmacht faisaient état d’une résistance « tenace », « rude » et même « sauvage », provoquant de lourdes pertes en hommes et en matériel dans le camp allemand. Plus souvent qu’escompté, les forces soviétiques s’arrangeaient pour lancer des contre-attaques qui ralentissaient l’avance allemande. Certaines unités soviétiques allaient se dissimuler dans les vastes marais du Pripet et ailleurs, organisaient une guerre de partisans mortelle et menaçaient les longues et vulnérables lignes allemandes de communication. Il se faisait également que l’Armée rouge était bien mieux équipée que l’on ne s’y était attendu. Les généraux allemands étaient « ébahis », écrit un historien allemand, par la qualité des armes soviétiques, tel le lance-roquettes Katioucha (plus connu sous l’appellation « orgue de Staline ») et le char T-34. Hitler était furieux que ses services secrets n’aient pas été au courant de l’existence de certaines de ces armes.

Fin de la Blitzkrieg

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Deux soldats allemands se rendent à l’Armée rouge. (Photo galleryhip.com)

À la mi-juillet, comme la guerre d’Hitler à l’est commençait à perdre ses caractéristiques de « guerre éclair », certains dirigeants allemands s’étaient mis à exprimer de sérieuses inquiétudes. L’amiral Wilhelm Canaris, chef du service secret de la Wehrmacht, l’Abwehr, par exemple, avait confié le 17 juillet à un collègue du front, le général von Bock, qu’il ne voyait « rien que du noir ». En Allemagne même, de nombreux civils allemands avaient eux aussi fini par percevoir que la guerre à l’est ne se déroulait pas comme on l’avait souhaité. À Dresde, Victor Klemperer écrivait dans son journal, le 13 juillet : « Nous subissons des pertes immenses, nous avons sous-estimé les Russes… » À peu près au même moment, Hitler en personne ne croyait plus en une victoire rapide et facile et il avait revu ses espérances à la baisse. Il exprimait désormais l’espoir que ses troupes puissent atteindre la Volga en octobre et s’emparer des gisements pétroliers du Caucase un mois plus tard environ. Fin août, au moment où Barbarossa aurait dû tirer à sa fin, un mémorandum du Haut Commandement de la Wehrmacht faisait savoir qu’il pourrait ne plus être possible de gagner la guerre en 1941.

Une flambée d’optimisme s’était encore manifestée en septembre, quand les troupes allemandes s’étaient emparées de Kiev, faisant 650 000 prisonniers et, plus au nord, avaient progressé en direction de Moscou. Hitler croyait, ou du moins faisait semblant de croire, que la fin était désormais proche pour les Soviétiques. Dans un discours public prononcé au Palais des sports de Berlin, le 3 octobre, il avait déclaré que la guerre à l’est était virtuellement terminée. Et la Wehrmacht s’était vu intimer l’ordre de porter le coup de grâce en lançant l’ « Opération Typhon », une offensive visant à s’emparer de Moscou. Toutefois, les chances de succès semblaient de plus en plus minces, du fait que les Soviétiques s’activaient à incorporer des unités de réserve venues d’Extrême-Orient. Ils avaient été informés par leur maître-espion à Tokyo, Richard Sorge, de ce que les Japonais, dont l’armée était stationnée dans le nord de la Chine, n’envisageaient plus d’attaquer les frontières vulnérables des Soviétiques dans la région de Vladivostok. Pour rendre les choses pires encore, les Allemands ne bénéficiaient plus non plus de la suprématie des airs, particulièrement au-dessus de Moscou. De même, les approvisionnements en munitions et en nourriture acheminés de l’arrière vers le front étaient insuffisants, du fait que les longues lignes de ravitaillement étaient fortement entravées par l’activité des partisans. Et, enfin, en Union soviétique, il commençait à faire froid, bien que pas plus froid que la normale en cette période de l’année. Mais le haut commandement allemand, confiant en ce que la guerre éclair à l’est serait terminée pour la fin de l’été, avait négligé de fournir à ses troupes les équipements nécessaires pour combattre dans la pluie, la boue, la neige et les températures glaciales de l’automne et de l’hiver en Russie.

Mais, pour Hitler et ses généraux, la prise de Moscou apparaissait comme un objectif d’une importance capitale. Ils croyaient, à tort, que la chute de Moscou allait « décapiter » l’Union soviétique et, partant, provoquer son effondrement.

Eviter une nouvelle « bataille de la Marne »

Il apparaissait également important d’éviter une répétition du scénario de l’été 1914, lorsque l’avance allemande, apparemment irrésistible, avait été stoppée in extremis dans la périphérie est de Paris, lors de la bataille de la Marne. Ce désastre – selon la perspective allemande – avait privé l’Allemagne d’une victoire quasi certaine lors des premiers stades de la « Grande Guerre » et l’avait forcée à une longue lutte que, vu le manque de ressources suffisantes et le blocus imposé par la marine de guerre britannique, elle était condamnée à perdre.

Cette fois, dans une nouvelle Grande Guerre livrée contre un nouvel ennemi mortel, l’Union soviétique, il ne devait pas y avoir de « miracle de la Marne », c’est-à-dire pas de défaite juste en dehors de la capitale ; et l’Allemagne n’allait par conséquent pas devoir se battre une fois de plus, dans un conflit tiré en longueur, un conflit que, sans les matières premières essentielles et entravées par un blocus, elle serait condamnée à perdre. Au contraire de Paris, Moscou allait tomber, l’histoire n’allait pas se répéter et l’Allemagne finirait par être victorieuse. Ou, du moins, c’est ce que l’on espérait au quartier général d’Hitler.

Le 2 mai 1945, des soldats de l’Armée rouge installent le drapeau de l’URSS sur le Reichstag (parlement allemand), à Berlin. Cette photographie d’ Evgueni Khaldei est restée célèbre sous le nom de « Le Drapeau rouge sur le Reichstag ».

Si l’Union soviétique avait été battue en 1941…

La Wehrmacht avait continué à progresser, bien que très lentement, et, à la mi-novembre, certaines unités s’étaient trouvées à 30 kilomètres à peine de la capitale. Mais les troupes étaient totalement épuisées, et désormais à court d’approvisionnement. Leurs commandants savaient qu’il était tout simplement impossible de prendre Moscou, aussi exaspérante que fût la proximité de la ville et, même s’ils l’avaient fait, cela ne leur aurait pas apporté la victoire. Le 3 décembre, nombre d’unités avaient abandonné l’offensive de leur propre initiative. En quelques jours, toute l’armée allemande en face de Moscou avait été forcée d’adopter une position défensive. En effet, le 5 décembre, à 3 heures du matin, dans des conditions hivernales russes, l’Armée rouge avait brusquement lancé une contre-attaque majeure et bien préparée. Les lignes de la Wehrmacht avaient été enfoncées en de nombreux endroits et les Allemands avaient été repoussés à des distances de 100 à 280 kilomètres, avec de lourdes pertes en hommes et en matériel. Ce n’est qu’avec de grandes difficultés qu’un encerclement catastrophique (Einkesselung) avait pu être évité. Le 8 décembre, Hitler ordonnait à son armée d’abandonner l’offensive et de se replier sur des positions défensives. Il avait rejeté la faute de ce revers sur l’arrivée supposée inattendue de l’hiver, avait refusé de reculer davantage vers l’arrière, comme certains de ses généraux le lui avaient suggéré et avaient proposé d’attaquer à nouveau au printemps.

Ainsi donc, la guerre éclair d’Hitler contre l’Union soviétique était terminée, cette guerre qui, si elle avait été victorieuse, aurait concrétisé la grande ambition de sa vie, la destruction de l’Union soviétique. Qui plus est, d’un point de vue stratégique, une telle victoire aurait également fourni à l’Allemagne nazie suffisamment de pétrole et d’autres ressources pour en faire une puissance mondiale pratiquement invulnérable. En tant que telle, l’Allemagne nazie aurait très probablement été à même d’en finir avec l’entêtement britannique, même si les États-Unis s’étaient précipités pour aider leurs cousins anglo-saxons, ce qui, incidemment, n’était pas encore prévu aux tout premiers jours de décembre 1941. Une Blitzsieg, une victoire éclair contre l’Union soviétique, dans ce cas, aurait rendu une défaite allemande impossible. Si l’Allemagne nazie avait vaincu l’Union soviétique en 1941, l’Allemagne serait toujours aujourd’hui la première puissance d’Europe, et probablement aussi la maitresse du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Cependant, la défaite lors de la bataille de Moscou en décembre 1941 signifiait que la guerre éclair d’Hitler n’avait pas débouché sur la victoire éclair tant espérée. Dans cette nouvelle « bataille de la Marne », juste à l’ouest de Moscou, l’Allemagne nazie avait subi la défaite qui rendait toute victoire impossible, non seulement la victoire contre l’Union soviétique, mais aussi la victoire contre la Grande-Bretagne, la victoire de la guerre en général.

En ayant à l’esprit les leçons de la Première Guerre mondiale, Hitler et ses généraux avaient su dès le début que, s’ils voulaient gagner la nouvelle « Grande Guerre » qu’ils avaient déclenchée, l’Allemagne devait être rapidement victorieuse, à la vitesse de l’éclair. Mais, le 5 décembre 1941, il était devenu évident aux yeux de tous ceux qui étaient présents au quartier général d’Hitler qu’une victoire éclair contre l’Union soviétique ne se produirait pas, de sorte que l’Allemagne était condamnée à perdre la guerre, sinon très bientôt, du moins un peu plus tard. Selon le général Alfred Jodl, chef de l’état-major des opérations de l’OKW, c’est alors qu’Hitler avait compris qu’il ne pourrait plus gagner la guerre.

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Le 8 mai 1965, l’Armée rouge parade aux côtés de l’armée est-allemande pour le vingtième anniversaire de la reddition des nazis. (Photo Ghetto Fighters House Archives)

Et le cours de la guerre a tourné 

On peut donc affirmer que le cours de la Seconde Guerre mondiale a tourné le 5 décembre 1941. Toutefois, à l’image du cours des marées qui ne change pas brusquement, mais progressivement et de façon imperceptible, le cours de la guerre a aussi tourné non pas en un seul jour, mais sur une période de plusieurs jours, semaines et même mois, à savoir durant la période d’environ trois mois entre la fin de l’été 1941 et le début décembre de la même année.

Le cours de la guerre à l’est avait tourné progressivement, mais pas d’une façon aussi imperceptible. Déjà en août 1941, comme les succès allemands n’amenaient pas une capitulation soviétique et que la progression de la Wehrmacht se ralentissait considérablement, des observateurs avisés s’étaient mis à douter qu’une victoire allemande soit possible, non seulement en Union soviétique, mais dans la guerre en général. Par exemple le Vatican, bien informé et initialement très enthousiaste quant à la « croisade » d’Hitler contre la patrie soviétique du bolchevisme « athée » et confiant dans le fait que les Soviétiques allaient s’effondrer immédiatement, s’était mis à exprimer de graves inquiétudes à propos de la situation à l’est à la fin de l’été 1941. À la mi-octobre, il allait en arriver à la conclusion que l’Allemagne devait perdre la guerre. De même, à la mi-octobre, les services secrets suisses avaient rapporté que « les Allemands ne peuvent plus gagner la guerre » ; cette conclusion s’appuyait sur des informations recueillies en Suède à partir de déclarations d’officiers allemands en visite.

Fin novembre, un défaitisme de mauvais augure avait infecté progressivement les hauts rangs de la Wehrmacht et du parti nazi. Même s’ils pressaient leurs troupes vers l’avant, en direction de Moscou, certains généraux estimaient qu’il eût été préférable de faire des ouvertures de paix et de mettre progressivement un terme à la guerre sans obtenir la grande victoire qui semblait assurée au début de l’Opération Barbarossa. Et, peu après la fin novembre, le ministre de l’Armement Fritz Todt avait demandé à Hitler de trouver une voie diplomatique pour sortir de la guerre, puisque, sur le plan purement militaire de même que sur le plan industriel, cette guerre était certainement perdue.

Une défaite allemande inévitable 

Quand l’Armée rouge avait lancé sa contre-offensive dévastatrice, le 5 décembre, Hitler lui-même avait compris qu’il allait perdre la guerre. Mais, naturellement, il n’était pas disposé à le faire savoir au public allemand. Les mauvaises nouvelles du front à proximité de Moscou avaient été présentées au public comme un repli temporaire, imputable à l’arrivée précoce, supposée inattendue, de l’hiver et/ou à l’incompétence ou la lâcheté de certains commandants. Ce ne serait qu’une bonne année plus tard, après la défaite catastrophique de la bataille de Stalingrad, au cours de l’hiver 1942-1943, que le public allemand et le monde entier allaient comprendre que l’Allemagne était condamnée ; c’est pourquoi, même aujourd’hui, beaucoup d’historiens croient que c’est à Stalingrad que le vent avait tourné. Mais il s’avérait impossible de garder un secret total sur les implications catastrophiques de la débâcle à proximité de Moscou. Par exemple, le 19 décembre 1941, le consul d’Allemagne à Bâle rapportait à ses supérieurs à Berlin que le chef (ouvertement pro-nazi) d’une mission de la Croix-Rouge suisse, envoyé sur le front en Union soviétique pour n’assister que les blessés du côté allemand – ce qui contrevenait aux réglementations de la Croix-Rouge – était revenu en Suisse avec l’information, très surprenante aux yeux du consul, qu’« il ne croyait plus que l’Allemagne pût gagner la guerre ».

L’Allemagne nazie était condamnée, mais la guerre devait encore être longue. Hitler avait ignoré le conseil de ses généraux qui recommandaient avec insistance d’essayer de trouver une issue diplomatique à la guerre, et il avait décidé de continuer à se battre dans le mince espoir d’une victoire. La contre-offensive russe allait s’essouffler, la Wehrmacht allait survivre à l’hiver 1941-1942 et, au printemps 1942, Hitler allait ratisser toutes ses forces disponibles et les rassembler pour une offensive – dont le nom de code serait « Opération Bleue » (Unternehmen Blau), en direction des gisements pétroliers du Caucase – via Stalingrad. Hitler reconnaissait lui-même que, « s’il ne mettait pas la main sur le pétrole de Maikop et de Grozny, il lui faudrait alors mettre un terme à cette guerre ».

Cependant, l’élément de surprise avait été perdu et il s’avérait que les Soviétiques disposaient de masses gigantesques d’hommes, de pétrole et d’autres ressources, de même que d’un excellent équipement, dont une grande partie était produite dans des usines qui avaient été construites de l’autre côté de l’Oural entre 1939 et 1941. La Wehrmacht, d’autre part, ne pouvait compenser les énormes pertes qu’elle avait subies en 1941. Entre le 22 juin 1941 et le 31 janvier 1942, les Allemands avaient perdu 6 000 avions et plus de 3 200 chars et véhicules similaires ; et pas moins de 918 000 hommes avaient été tués, blessés ou portés manquants durant l’action, ce qui correspondait à 28,7 % de la force moyenne de l’armée, à savoir 3,2 millions d’hommes. En Union soviétique, l’Allemagne allait perdre pas moins de 10 millions d’hommes sur un total de 13,5 millions de tués, de blessés ou de prisonniers, durant toute la durée de la guerre. Et l’Armée rouge est responsable de 90 % de tous les Allemands tués au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Les forces disponibles pour une avancée vers les champs pétroliers du Caucase étaient donc de ce fait extrêmement limitées. Dans de telles circonstances, il est tout à fait remarquable qu’en 1942, les Allemands soient parvenus à aller jusqu’à ce point. Mais quand leur offensive avait inévitablement abouti à une impasse, en septembre de cette même année, leurs lignes faiblement défendues s’étiraient sur des centaines et des centaines de kilomètres, présentant ainsi une cible parfaite pour une attaque soviétique. Quand cette attaque s’était produite, elle avait provoqué le refoulement complet de l’armée allemande et sa destruction, en fin de compte, à Stalingrad. C’est après cette grande victoire de l’Armée rouge que le caractère inéluctable de la défaite allemande dans la Seconde Guerre mondiale allait être évident aux yeux de tous. Toutefois, la défaite allemande apparemment mineure et relativement inattendue en face de Moscou, fin 1941, avait été la condition préalable de la défaite assurément plus spectaculaire et plus « visible » de Stalingrad.

Jacques R. Pauwels

 

Cette article est une version retravaillée d’un texte paru en anglais dans Global Research.

Version française publiée initialement par solidaire.org

Jacques R. Pauwels est l’auteur de Le mythe de la bonne guerre. Les États-Unis et la Deuxième Guerre mondiale, Bruxelles, Aden, édition revue et augmentée, 2012 ; de Big Business avec Hitler, Bruxelles, Aden, 2013, et de 1914-1918, la grande guerre des classes, Bruxelles, Aden, 2013.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Dr. Jacques R. Pauwels, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/comment-larmee-rouge-a-vaincu-lallemagne-nazie/5448778


 

MOSCOU LE 9 MAI 1945, JOUR DE LA VICTOIRE DE LA REDDITION DE L'ALLEMAGNE NAZIE

 

Jour de la Victoire: comment Moscou a célébré le 9 mai 1945

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© SPUTNIK . MIKHAIL OZERSKIY

Les Moscovites n'ont pas dormi pendant la nuit du 9 mai 1945. A 2 heures du matin, il a été annoncé à la radio qu'un message important serait transmis. À 2 heures et 10 minutes, le speaker Youri Levitan a lu l’Acte de capitulation de l’Allemagne nazie et du Décret du Présidium du Soviet Suprême de l’URSS instaurant la Fête de la Victoire le 9 mai. Tôt le matin, des milliers d’habitants sont descendus dans les rues de la capitale.

Il y a soixante-quinze ans la Seconde Guerre mondiale se terminait en Europe. Les Russes attendaient en 2020 avec impatience la célébration du Jour de la Victoire, mais en raison de la situation épidémiologique il a été décidé de reporter les commémorations.

Découvrez dans ce diaporama réalisé par Sputnik comment le premier Jour de la Victoire a été fêté à Moscou en 1945.

https://fr.sputniknews.com/75-victory-multimedia/202005091043744918-jour-de-la-victoire-comment-moscou-a-celebre-le-9-mai-1945/


 

CONVERSATION TELEPHONIQUE ENTRE LES PRESIDENTS CHINOIS ET RUSSE POUR LE 75ème ANNIVERSAIRE DE LA VICTOIRE DANS LA GRANDE GUERRE PATRIOTIQUE

 
 

Conversation téléphonique entre les présidents chinois et russe à l'occasion du 75e anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre patriotique

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-05-09 à 04:51
 

BEIJING, 8 mai (Xinhua) --- Le président chinois Xi Jinping a eu vendredi une conversation téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine à l'occasion du 75e anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre patriotique.

La Chine est prête à travailler avec la Russie pour sauvegarder fermement les fruits de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que l'équité et la justice internationales, soutenir et pratiquer le multilatéralisme, rester toujours déterminée à construire la paix mondiale, à contribuer à la prospérité du monde et à défendre l'ordre international, a déclaré M. Xi.

Au nom du gouvernement et du peuple chinois, M. Xi a adressé de chaleureuses félicitations à M. Poutine et au peuple russe à l'occasion du Jour de la Victoire, qui tombe le 9 mai.

Décrivant la Seconde Guerre mondiale comme une catastrophe sans précédent dans l'histoire de l'humanité, M. Xi a souligné que la Chine et la Russie, principaux théâtres des opérations, respectivement, en Asie et en Europe, avaient fait d'énormes sacrifices nationaux et contribué de manière indélébile à la victoire finale de la Seconde Guerre mondiale et à la sauvegarde de l'humanité contre un péril existentiel, en écrivant ensemble un segment de l'histoire qu'il convient de ne jamais oublier.

Les peuples chinois et russe ont combattu côte à côte et ont forgé une grande amitié, qui a donné une impulsion inépuisable et forte aux relations sino-russes et à l'amitié entre les deux nations de génération en génération, a ajouté M. Xi.

En tant que principaux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, a-t-il déclaré, les deux pays assument les missions spéciales de maintien de la paix et de la sécurité mondiales et de promotion du développement et du progrès humains.

Notant que la communauté internationale lutte actuellement contre la pandémie de COVID-19, M. Xi a dit que sous la direction personnelle de M. Poutine, les mesures de prévention et de contrôle de la Russie ont montré progressivement des effets.

La Chine, a-t-il poursuivi, a pleinement confiance dans le fait que la Russie finira par vaincre la maladie à coronavirus, et continuera à apporter un soutien ferme à son voisin du Nord.

La communauté internationale devrait perpétuer l'esprit de la guerre mondiale antifasciste, s'unir et s'entraider, et mettre activement en pratique la notion de communauté de destin pour l'humanité, afin de gagner ensemble la bataille qui concerne la vie et la santé des personnes dans tous les pays, a ajouté M. Xi.

Il a exprimé sa conviction qu'avec les efforts conjoints de la Chine, de la Russie et de la communauté internationale, le monde vaincra définitivement toutes sortes de virus et remportera la victoire finale de cette bataille.

Pour sa part, M. Poutine a déclaré que les peuples de Russie et de Chine ont fait d'énormes sacrifices pour la victoire de la Seconde Guerre mondiale. A l'occasion historique de la célébration du 75e anniversaire du Jour de la Victoire, a-t-il ajouté, la Russie est prête à travailler avec la Chine pour renforcer la coordination stratégique globale et démontrer leur détermination à maintenir conjointement la paix dans le monde.

Aucune parole ni acte visant à altérer ou à oublier l'histoire ne sont autorisés, a souligné le président russe.

Tout en remerciant la Chine d'avoir fourni à la Russie une aide humanitaire et des fournitures médicales de protection, M. Poutine a déclaré que la partie russe était prête à s'inspirer des expériences de la Chine en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie, et à coopérer avec la Chine dans la recherche et le développement de vaccins.

La Russie, a-t-il poursuivi, s'oppose aux tentatives de certaines puissances d'utiliser l'épidémie comme prétexte pour faire des reproches à la Chine et se tiendra fermement aux côtés de la Chine.

La partie russe est prête à renforcer la communication et la coopération avec la Chine dans des cadres tels que les BRICS - un groupe de marchés émergents qui comprend également le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud - et l'Organisation de coopération de Shanghai, a déclaré M. Poutine, ajoutant qu'il se réjouissait de maintenir un contact étroit avec M. Xi.

http://french.xinhuanet.com/2020-05/09/c_139041748.htm