RUSSIE

LA RUSSIE "VA ETUDIER" LA PROPOSITION DE SOMMET DE BIDEN

Le Kremlin «va étudier» la proposition de sommet de Biden

Le Kremlin «va étudier» la proposition de sommet de Biden

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Par AFP

Le Kremlin a indiqué ce mercredi qu'il allait «étudier» la proposition de sommet formulée par le président Joe Biden la veille lors d'un entretien avec Vladimir Poutine.

«Il est encore prématuré de parler de cette rencontre de manière concrète. C'est une nouvelle proposition qui va être étudiée», a indiqué à la presse Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe. Il a qualifié la conversation des deux présidents de «professionnelle» et comme ayant duré «assez longtemps». Selon lui, aucune «liste de thèmes à discuter n'est en préparation».

Dmitri Peskov a par ailleurs relevé que le président Biden n'avait pas «abordé» le sujet d'Alexeï Navalny, opposant empoisonné puis emprisonné dont le sort est pourtant jugé comme un thème crucial par les Occidentaux.

Depuis janvier et l'arrivée au pouvoir du nouveau président américain, les relations entre Moscou et Washington se sont dégradées à grande vitesse. L'ambassadeur russe a ainsi été rappelé après que Joe Biden a jugé que son homologue était un «tueur» et qu'il allait lui faire «payer» les «ingérences russes dans la vie politique américaine».

Depuis, Américains et Européens ont dénoncé aussi le déploiement de dizaines de milliers de soldats russes aux frontières ukrainiennes. La proposition de Joe Biden intervient d'ailleurs alors que la situation autour de l'Ukraine devenait toujours plus inquiétante, Kiev accusant Moscou de préparer un casus belli pour justifier une éventuelle invasion.

Les Russes accusent en retour les Ukrainiens de vouloir lancer une offensive inacceptable contre les rebelles pro-russes qui ont formé des républiques séparatistes dans l'Est du pays. Dmitri Peskov a répété que l'inquiétude sur les mouvements de troupes russes était «infondée» et que l'Ukraine devait cesser ses «provocations» militaires dans l'Est.

https://french.alahednews.com.lb/39613/340

LA RUSSIE ANNONCE REPONDRE A UN DEPLOIEMENT MASSIF DE TROUPES DE L'OTAN A SA FRONTIERE

URGENT

La Russie annonce répondre à un déploiement massif de troupes de l'Otan à sa frontière

INTERNATIONAL

14:40 13.04.2021URL courte

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La Russie annonce répondre à un déploiement massif de troupes de l'Otan à sa frontière

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LA RUSSIE EXCLUT TOUTE GUERRE AVEC L'UKRAINE

Le Kremlin exclut toute guerre avec l’Ukraine

Le Kremlin exclut toute guerre avec l’Ukraine

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Par AlAhed avec AFP

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a écarté, dimanche, l’éventualité d’une guerre avec l’Ukraine, inquiète depuis plusieurs jours d’un renforcement des troupes russes à ses frontières.

«Bien sûr, personne ne s’engage sur la voie de la guerre, et personne n’accepte la possibilité d’une telle guerre», a déclaré M. Peskov dans une interview à la chaîne publique Rossya 1, diffusée dans la soirée à Moscou, mais dont des extraits ont été rendus publics.

«Personne n’accepte non plus la possibilité d’une guerre civile en Ukraine», a-t-il ajouté, assurant que «la Russie ne restera pas indifférente au sort des russophones vivant dans le sud-est» de l’Ukraine, où dure depuis 2014 une guerre entre les troupes de Kiev et des séparatistes prorusses.

Selon Moscou, cette guerre qui a fait plus de 13 000 morts depuis son déclenchement est une guerre civile ukrainienne, alors que Kiev et les Occidentaux jugent évident le soutien militaire, politique et financier de la Russie aux séparatistes.

Ces derniers jours, Kiev et plusieurs capitales occidentales ont critiqué Moscou pour avoir massé des troupes à la frontière ukrainienne et à la péninsule de Crimée, alors que les incidents meurtriers avec les séparatistes sont quasi quotidiens.

Selon l’Ukraine, le Kremlin pourrait chercher un prétexte pour déclencher une opération militaire d’envergure.

Le Kremlin n’a pas démenti ces mouvements de troupes, mais assure ne menacer personne, accusant à l’inverse Kiev de «provocations» visant à «aggraver la situation sur le front».

«La Russie fait tous les efforts possibles pour aider à résoudre ce conflit. Et nous continuerons à le faire sans relâche», a déclaré M. Peskov durant son interview.

Si les combats étaient quasiment à l’arrêt depuis une trêve conclue à l’été 2020, ils ont repris avec intensité ces dernières semaines. Depuis le début de l’année, 26 militaires ukrainiens ont ainsi été tués, alors que le pays avait perdu seulement 50 soldats sur toute l’année 2020.

Cette reprise des combats et les mouvements de troupes russes ont poussé Kiev à multiplier ses contacts avec les Occidentaux, Washington, Berlin et Paris assurant l’Ukraine de leur soutien et la chancelière allemande, Angela Merkel, demandant au président russe Vladimir Poutine de «réduire» la présence russe à la frontière ukrainienne.

https://french.alahednews.com.lb/39569/340

LA RUSSIE CELEBRE LE 60e ANNIVERSAIRE DU VOL DE GAGARINE VERS LE KOSMOS

12 Avril 2021


La Russie célèbre le 60e anniversaire du vol de Gagarine vers le cosmos
Moscou, 12 avr. (Prensa Latina) La Russie célèbre aujourd'hui le 60e anniversaire du vol de Youri Gagarine vers le cosmos, un exploit du programme spatial de l'Union soviétique disparue que le pays tout entier honore chaque année.

Le 12 avril 1961, à 9 h 07 heure locale, Gagarine a quitté le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan à bord du vaisseau spatial Vostok-1 pour un voyage de 108 minutes - un tour de la Terre - qui a fait de lui le premier être humain à aller dans l'espace.

Pour commémorer cette date, les écoles organisent des "festivals de la cosmonautique", tandis que les Russes de tous âges déposent des fleurs devant les différents monuments du pays en hommage à l'homme qui a réalisé cet exploit et cette conquête scientifique.

Les médias et les chaînes de télévision consacrent également un espace à la figure du cosmonaute, qui est devenu un héros populaire pour de nombreux Russes en raison de sa simplicité et de ses origines modestes, selon les historiens.

Fils d'un charpentier et d'une paysanne qui ont souffert de l'occupation nazie, Gagarine a suivi une formation de fondeur et de métallurgiste et s'est ensuite préparé à devenir pilote militaire, lorsqu'il a été sélectionné parmi des milliers de candidats pour suivre la formation de cosmonaute.

Six décennies après l'épopée du cosmos et depuis sa mort dans un accident d'avion le 27 mars 1968, en Russie, l'image ou son nom apparaît dans les rues, sur les places, dans les souvenirs, les supermarchés, ou est un tatouage sur le corps de plus d'un de ses adeptes.

Pour l'occasion, le ministère de la défense a déclassifié des archives personnelles, notamment des documents et des photographies des premiers cosmonautes soviétiques, qu'il a publiés sur son site web (http://60cosmonauts.mil.ru/).

Le vaisseau spatial Soyouz MS-18, qui s'est envolé vendredi dernier vers la Station spatiale internationale avec trois cosmonautes à bord en l'honneur de cet anniversaire, porte son nom. Son image et l'inscription Année Gagarine 1961-2021 ont été gravées sur son châssis.

Les Nations unies ont fait du 12 avril la Journée internationale des vols habités, en mémoire de l'exploit du jeune homme de 27 ans, "un événement historique qui a ouvert la voie à l'exploration spatiale au profit de l'humanité tout entière", indique la résolution de l'ONU.

jf/mml

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=441839&SEO=rusia-celebra-aniversario-60-del-vuelo-de-gagarin-al-cosmos

Tag(s) : #Gagarine#URSS#Russie

CRIMEE : LA RUSSIE SORT SES ISKANDER A LA FRONTIERE UKRAINIENNE

Le déploiement des systèmes antimissiles « Iskander » à la frontière ukrainienne

Sunday, 11 April 2021 3:47 AM  [ Last Update: Sunday, 11 April 2021 5:16 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le système de missiles antiaériens Iskander ©Sputnik

Certains médias ont fait état du transfert des systèmes de missiles opérationnel-tactiques « Iskander » à la frontière avec l'Ukraine.

Selon le site Web Defence Blog, certains experts militaires ont fait état d’avoir constaté des systèmes antimissiles Iskander dans les zones frontalières ukrainiennes.

Depuis la fin du mois de mars, la Russie aurait déplacé de grandes quantités de matériel militaire aux frontières de l'Ukraine, en particulier dans les régions de Crimée, de Voronej et de Rostov.

Iskander -K est le dernier type de missile de la série Iskander . Ce système antimissile est doté de deux types de missiles de croisière à longue portée. La Russie affirme que le missile Iskander a une portée de moins de 300 miles, tandis que les analystes militaires disent qu'il a une portée de plus de 3000 kilomètres.

La visite de Lavrov à Téhéran; des coordinations en tout y compris sur la Crimée

PressTV / French / 3 avr.

Pour aller plus loin, Iskander est un système antimissile tactique et mobile avancé qui peut viser des cibles au sol telles que les postes de commandement et de télécommunications ainsi que les systèmes de missiles et de défense aérienne.

Ces dernières semaines, l’Ukraine a expédiée un grand nombre de soldats et d’équipements dans ses régions orientales, essayant de reprendre les zones contrôlées par les rebelles. Par la suite, la Russie a envoyé un certain nombre de troupes et de matériel dans les zones frontalières de l'Ukraine.

L'Ukraine a accusé la semaine dernière la Russie d’avoir déployée des milliers de soldats russes sur ses frontières nord et est, ainsi que sur la péninsule de Crimée. Les deux parties ont pris des mesures militaires pendant cette période. Les tensions entre la Russie et l'Ukraine ont commencé après que la péninsule de Crimée en Ukraine, en proie à des crises et des tensions militaires dans l'est de l'Ukraine, a rejoint la Russie lors d'un référendum en 2014.

Ukraine: le F-35 menace la Russie!

La Turquie a livré 30 drones d’attaque Bayraktar-TB2 à l’Ukraine.

PressTV / French / 17 mars

Ces derniers jours des sources d'information ont rapporté qu'un avion logistique militaire américain C-17 Globemaster III avait atterri à l'aéroport de la ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine. Après Lockheed C-5 Galaxy, Le C-17 Globemaster III est l'avion-cargo le plus grand et le plus équipé de l'US Air Force et est capable de livrer une variété de cargaisons et de forces à grande vitesse aux bases de la zone de combat. L'avion peut également déplacer des forces tactiques d'un endroit à un autre.

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/10/649189/Crim%C3%A9e-d%C3%A9ploiement-des-syst%C3%A8mes-antimissiles-Iskander--%C3%A0-la-fronti%C3%A8re-ukrainienne

IRAN-RUSSIE-CHINE : LE VARSOVIE "BIS"

La marine pakistanaise accoste en Iran; la coalition maritime iranienne s'élargit

Sunday, 04 April 2021 6:04 PM  [ Last Update: Sunday, 04 April 2021 6:02 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Une flottille pakistanaise accoste à Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran, le 4 avril 2021. @Tasnim News

En décembre 2020 la flotte de guerre russe a fait son apparition- éclair en océan Indien à  l'invitation de l'Iran qui venait de boucler une dizaine d'exercices navals, aériens, aérospatiaux d'une complexité inouïe en à peine une vingtaine de jours.  Les deux marines ont mené des manoeuvres défensives puis offensives sous les yeux ahuris d'un l'US Navy qui même en présence de l'USS Georgia a pris la précaution de se replier dans le nord de l'océan Indien pour éviter des missiles antinavires de longue portée iraniens d'une prévision hors paire et d'une portée de 1800 kms. L'exercice naval s'est avéré si stratégique que l'Inde n'a pas pu s'empêcher d'y prendre part en y envoyant deux navires de guerre.

Un pacte Varsovie bis? Samedi 2 avril la marine pakistanaise a accosté au port iranien Bandar Abbas pour un exercice conjoint de 4 jours. C'est une marine de mieux en mieux équipée par la Chine qui vu ses projets d'investissement à Gwadar livre régulièrement ses équipements navals les plus performants aux Pakistanaise. D'ailleurs la Chine a mis à l'eau en janvier les deux nouveaux navires de guerre, l’un pour sa propre marine et l’autre, pour le Pakistan, soit le navire d'assaut amphibie type 075 et la frégate de classe 054A / P pour la marine pakistanaise. Le chef de la marine pakistanaise a reconnu que le 054A / P améliore considérablement la capacité de défense et de dissuasion maritimes du Pakistan. Or des exercices navals conjoints avec l'Iran prennent tout autre sens depuis l'annonce de la signature d'un pacte stratégique de 25 ans Chine-Iran. Iraniens et Pakistanais tiendront pour 4 jours des exercices hybrides des marines iranienne et pakistanaise sur l’île de Larak, sur les rives du golfe Persique et dans le but d'échanger expériences, savoir-faire et renseignement, et d'assurer la sécurité des lignes commerciales maritimes de la région. Les bâtiments présents seraient dotés de DCA de missiles subsurface entre autre. Le commandant de la première zone de la marine de l'armée iranienne, le contre-amiral Jaafar Tazakkor, est allé de son commentaire : «Téhéran et Islamabad poursuivent leur coopération navale pour soutenir la sécurité maritime. L’Iran et le Pakistan entretiennent depuis longtemps une coopération maritime mais la contextualisation est une nécessité », a déclaré Tazakkor. D'autres navires rejoindront cette coalition qui a l'air de s'agrandir.

 

Israël: le coup

Après avoir mené des exercices navals avec l'Inde en mer d'Arabie, la flotte de guerre russe a quitté la zone des manœuvres pour les eaux iraniennes où la...

Pars Today / 22 déc. 2019

La revue National Interest, basée à Washington, décrivant la capacité militaire de l'Iran, affirme dans un récent qu'il est de plus en plus difficile pour la flotte américaine dans la région de faire face à  l'Iran, d'où la décision du CentCom de déplacer l'arrière-base de ses forces non plus dans le golfe Persique mais sur la côte ouest saoudienne. Maintenant si ces capacités navales se combinent à celles de la Russie et de la Chine, il y aura un séisme géostratégique à affronter. Un pacte de Varsovie oriental propre à s'élargir au Pakistan, au Venezuela voire à la Corée du Nord, et auquel finira par rejoindre la Turquie avec ou sans Erdogan. « Cette coalition navale est pendant de l'OTAN a cette différence près qu'elle compte dans ses rangs des puissances émergentes et que l'Iran, placé au coeur de toutes les voies maritimes et terrestre du monde, en est le noyau ». 

 

Iran/Chine: 1ère frappe armée

Une base navale iranienne en océan indien où opérera la marine Iran/Chine, Diego Garcia dans le viseur....

PressTV / French / 28 mars

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/04/648720/MO--Iran-Chine-Pakistan-font-une-alliance-navale-

UNE GUERRE USA/RUSSIE INEVITABLE ?

Les tensions sont à leur paroxysme

Friday, 02 April 2021 10:12 AM  [ Last Update: Friday, 02 April 2021 10:10 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. (Photo d'archives)

Les tensions entre Moscou et Washington s’approfondissent, reconnaît le ministre russe des Affaires étrangères. 

Dans un entretien avec la télévision russe, Sergueï Lavrov a déclaré, jeudi 1er avril, que le bras de fer opposant la Russie aux États-Unis était devenu « très profond ».

Lire aussi: La flotte russe met en garde l’US Navy

« Les responsables de Moscou continuent d'espérer que le bon sens prévaudra à Washington et qu'ils comprendront le danger d'une escalade des tensions entre les deux pays », a déclaré le chef de la diplomatie russe.

USA/Russie: la grande guerre?

USA/Russie: la grande guerre?

Ce dernier a ajouté : « certains de nos homologues occidentaux évoquent le terme "guerre" dans leurs discours diplomatiques et parlent d’une "guerre hybride déclenchée par la Russie" ».

Lire aussi: Méga-offensive aéro-navale contre US/Turquie....

M. Lavrov a souligné que la politique de pressions et de sanctions des États-Unis à l’encontre de la Russie n’avait aucune chance de réussir. « La situation actuelle met en évidence l’échec d’une telle politique », a-t-il indiqué à ce titre.  

« Les propos outrageux de Joe Biden à propos de Vladimir Poutine relèvent d’un comportement irrespectueux sans précédent mais cela fait longtemps que les États-Unis tentent de détruire leurs relations avec la Russie. Pour nous, ce n’est pas une nouveauté ! Joe Biden a pris ses fonctions et les sanctions et le discours antirusse ont été intensifiés. C’est ainsi depuis des années ; c’est quelque chose qui a commencé à l’époque de Barack Obama ».      

La Russie met en garde l'OTAN!

La Russie met en garde l'OTAN!

Les USA ne lésinent sur rien pour garantir leur domination sur le monde

Ailleurs dans son entretien, Sergueï Lavrov a déclaré que les États-Unis tentaient d’assurer leur domination et leur suprématie à l’échelle internationale en propageant leurs principes partout dans le monde. 

Lire aussi: Europe : l’armée US débarque ! 

« Lors des négociations à haut niveau qui se déroulaient entre les États-Unis et la Chine, Jake Sullivan – conseiller à la sécurité nationale – et Antony Blinken – secrétaire d’État – se vantaient des droits de l’Homme, des droits des minorités et des principes de la démocratie pour les responsables chinois mais Antony Blinken a entre autres reconnu que les États-Unis avaient, eux-mêmes, des faiblesses là-dessus et qu’ils allaient les traiter [ces faiblesses]». 

Le chef de la diplomatie russe a déclaré que « le fait que les Américains ne cessent de parler de la démocratie et des droits de l’Homme lors des négociations au niveau international découle de ce qu’ils entendent imposer ainsi leurs lois et leurs principes aux autres pays afin de dominer ainsi le monde ». 

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/02/648591/Russie-Etats-Unis-tensions-guerre-Lavrov-Biden-sanctions-

LA RUSSIE REPOND A BORREL, LE CHEF DE LA DIPLOMATIE DE L'UE, INQUIET DU RAPPROCHEMENT ENTRE LA RUSSIE ET LA CHINE

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Maria Zakharova

Moscou répond à Borrell, inquiet du rapprochement entre la Russie et la Chine

© Sputnik . Vladimir Astapkovitch

RUSSIE

13:24 02.04.2021(mis à jour 14:45 02.04.2021)URL courte

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181003

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Les récentes déclarations de Josep Borrell sur la Russie et la Chine sont une tentative pour «tout pervertir au-delà du méconnaissable», selon le ministère russe des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie de l'UE avait précédemment déclaré que Moscou rejetait conjointement avec Pékin «les valeurs démocratiques».

Alors que Bruxelles considère ses relations avec la Russie comme étant «au point mort», Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe, a insisté sur le fait que c’est l’Union européenne qui restait hostile.

«Dans ces déclarations [de Josep Borrell, ndlr] et dans l’évolution de la politique, nous voyons une tentative de tout pervertir au-delà du méconnaissable», a dit Mme Zakharova lors de son point de presse hebdomadaire du 1er avril.

Fin mars M.Borrell a déclaré que le «rapprochement sino-russe repose avant tout sur un rejet des valeurs démocratiques et une opposition à ce qu’ils considèrent comme une ”ingérence” dans leurs affaires intérieures» au-delà des questions économiques.

«Avec ses dernières déclarations et sanctions illégitimes à la fois contre la Russie et la Chine, c'est précisément l'Union européenne qui poursuit une ligne hostile, s'éloigne de ses voisins sur le continent eurasien, et ramène également les formulations de la guerre froide dans le vocabulaire diplomatique tout en promouvant l'archaïque pensée de blocs», a remarqué Mme Zakharova.

Un «agenda très intense» à l’Est

Ces déclarations de M.Borrell sont survenues alors que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov était en déplacement en Chine les 22 et 23 mars. Il y a prôné l’autonomie technologique des deux pays vis-à-vis de dollar et de l’euro.

M.Lavrov a également indiqué que la détérioration des relations entre la Russie et l’UE «entraîne un développement objectif plus rapide des relations avec la Chine». À l’Est la Russie a donc un «agenda très intense qui s'enrichit chaque année».

«Position de confrontation»

Ce même 22 mars, l’UE a sanctionné six officiels russes de haut rang responsables selon Bruxelles de graves violations et abus des droits de l’Homme. M.Borrell a estimé que «la Russie a pris une position de confrontation vis-à-vis de l’Union européenne».

«La Russie dérive vers un État autoritaire et s'éloigne de l'Europe, et l'Europe doit en tirer les conclusions», a-t-il fait savoir.

«J’ai été agressé» par les Russes

Le chef de la diplomatie ne cesse d’épingler la diplomatie russe. Dans une interview accordée à France24 le 30 mars, Borrell est revenu sur sa visite à Moscou: «Humilié? Je dirais plutôt que j’ai été agressé».

Lors de son déplacement début février, la Russie a annoncé expulser trois diplomates européens pour avoir participé à des manifestations en faveur de l'opposant Alexeï Navalny.

«On invite quelqu'un et on profite de sa visite pour annoncer l'expulsion de diplomates. Ça c'est une agression. C'est une chose qu'on ne fait pas en diplomatie», a-t-il assuré.

En retour l'Allemagne, la Suède et la Pologne ont expulsé des diplomates russes.

Actuellement, «les rapports avec la Russie sont plutôt au point mort», a constaté au cours de cette interview le chef de la diplomatie européenne.

https://fr.sputniknews.com/russie/202104021045430014-moscou-repond-a-borrell-inquiet-du-rapprochement-entre-la-russie-et-la-chine/

PEPE ESCOBAR : ETATS-UNIS-OTAN CONTRE RUSSIE-CHINE DANS UNE GUERRE HYBRIDE SANS MERCI ?

États-Unis-OTAN contre Russie-Chine dans une guerre hybride sans merci ?

Le moment unipolaire est à six pieds sous terre, l’hégémon va essayer de briser l’intégration eurasiatique et il n’y a aucun adulte dans la pièce pour conseiller la retenue.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 30 mars 2021

Asia Times 26 mars 2021

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Commençons par le côté comique : le « leader du monde libre » s’est engagé à empêcher la Chine de devenir la « première » nation de la planète. Et pour remplir une mission aussi exceptionnelle, son « espoir » est de se représenter à la présidence en 2024. Pas en tant qu’hologramme. Et avec la même colistière.

Maintenant que le « monde libre » a poussé un soupir de soulagement, revenons aux choses sérieuses – dans les contours de la géopolitique Choc et Effroi du XXIe siècle.

Ce qui s’est passé ces derniers jours entre Anchorage et Guilin continue de se répercuter. Alors que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que Bruxelles avait « détruit » la relation entre la Russie et l’UE, il a insisté sur le fait que le partenariat stratégique global entre la Russie et la Chine était de plus en plus solide.

Par une synchronicité pas si fortuite, alors que Lavrov était accueilli comme il se doit par le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, à Guilin (déjeuner panoramique sur la rivière Li inclus), le secrétaire d’État américain, Tony Blinken, visitait le quartier général James-Bondish de l’OTAN à l’extérieur de Bruxelles.

Lavrov a clairement indiqué que le cœur de la relation entre la Russie et la Chine consiste à établir un axe économique et financier pour contrecarrer les accords de Bretton Woods. Cela implique de tout faire pour protéger Moscou et Pékin des « menaces de sanctions de la part d’autres États », de la dédollarisation progressive et des avancées en matière de crypto-monnaies.

Cette « triple menace » est ce qui déclenche la fureur sans limite de l’hégémon.

Sur un plan plus large, la stratégie Russie-Chine implique également que l’interaction progressive entre l’Initiative « Ceinture et Route » (BRI) et l’Union économique eurasiatique (UEEA) se poursuivra à un rythme soutenu à travers l’Asie centrale, l’Asie du Sud-Est, certaines parties de l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Ouest – des étapes nécessaires vers un marché eurasiatique finalement unifié sous une sorte de gestion stratégique sino-russe.

En Alaska, l’équipe Blinken-Sullivan a appris, à ses dépens, qu’on ne badine pas impunément avec un Yoda tel que Yang Jiechi. Maintenant, ils sont sur le point d’apprendre ce que cela signifie de se frotter à Nikolai Patrushev, chef du Conseil de Sécurité russe.

Patrushev, un Yoda tout comme Yang Jiechi, et un maître de l’euphémisme, a délivré un message pas si énigmatique : si les États-Unis créent des « jours de souffrance » pour la Russie, comme ils « le prévoient, ils peuvent le mettre en œuvre », Washington « serait responsable des mesures qu’ils prendraient ».

Ce que l’OTAN prépare vraiment

Pendant ce temps, à Bruxelles, Blinken jouait le rôle du couple parfait avec la spectaculaire et inefficace Ursula von der Leyen, chef de la Commission européenne (CE). Le scénario ressemblait à ceci. « Nord Stream 2 est vraiment mauvais pour vous. Un accord de commerce et d’investissement avec la Chine est vraiment mauvais pour vous. Maintenant, assis. Bonne fille ».

Puis est arrivée l’OTAN, qui a donné un sacré spectacle, avec une pose de dur à cuire de tous les ministres des Affaires étrangères devant le siège. Cela faisait partie d’un sommet – qui, comme on pouvait s’y attendre, n’a pas « célébré » le 10ème anniversaire de la destruction de la Libye par l’OTAN ou le grand coup de pied au cul que l’OTAN a « enduré » en Afghanistan.

En juin 2020, le secrétaire général en carton de l’OTAN, Jens Stoltenberg – en réalité ses manipulateurs militaires américains – a présenté ce qui est maintenant connu comme la stratégie OTAN 2030, qui se résume à un mandat politico-militaire de Robocop mondial. Le Sud global (n’) a (pas) été prévenu.

En Afghanistan, selon un Stoltenberg imperméable à l’ironie, l’OTAN soutient l’injection d’une « nouvelle énergie dans le processus de paix ». Lors du sommet, les ministres de l’OTAN ont également discuté du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et – sans rire – ont examiné « ce que l’OTAN pourrait faire de plus pour instaurer la stabilité dans la région ». Les Syriens, les Irakiens, les Libanais, les Libyens et les Maliens aimeraient bien en savoir plus à ce sujet.

Après le sommet, Stoltenberg a donné une conférence de presse d’une somnolence prodigieuse, au cours de laquelle l’accent a été mis sur – quoi d’autre – la Russie et son « modèle de comportement répressif à l’intérieur et agressif à l’extérieur ».

Toute la rhétorique sur le fait que l’OTAN « construit la stabilité » s’évanouit lorsqu’on examine ce qui se cache réellement derrière l’OTAN 2030, via un rapport de « recommandations » étoffé rédigé par un groupe « d’experts ».

Nous y apprenons les trois éléments essentiels :

« L’Alliance doit répondre aux menaces et aux actions hostiles de la Russie (…) sans retour au « business as usual », à moins que le comportement agressif de la Russie ne change et que celle-ci ne revienne à un respect total du droit international ».

La Chine est dépeinte comme un tsunami de « défis sécuritaires » : « L’Alliance devrait intégrer le défi chinois dans les structures existantes et envisager la création d’un organe consultatif chargé d’examiner tous les aspects des intérêts de sécurité des Alliés vis-à-vis de la Chine ». L’accent est mis sur « la défense contre toute activité chinoise susceptible d’avoir un impact sur la défense collective, l’état de préparation militaire ou la résilience dans la zone de responsabilité du Commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR) ».

« L’OTAN devrait définir un plan global (mes italiques) pour mieux utiliser ses partenariats afin de promouvoir ses intérêts stratégiques. Elle devrait passer de l’approche actuelle axée sur la demande à une approche axée sur les intérêts (mes italiques) et envisager de fournir des flux de ressources plus stables et prévisibles pour les activités de partenariat. La politique de la porte ouverte de l’OTAN devrait être maintenue et revigorée. L’OTAN devrait étendre et renforcer les partenariats avec l’Ukraine et la Géorgie ».

À la santé de La Triple Menace. Pourtant, le Top du Top – comme dans les gros contrats juteux du complexe industrialo-militaire – se trouve vraiment là :

« Le défi géopolitique le plus profond est posé par la Russie. Si la Russie est une puissance en déclin sur le plan économique et social, elle s’est montrée capable d’agression territoriale et restera probablement une menace majeure pour l’OTAN au cours de la prochaine décennie ».

L’OTAN est peut-être en train de rédiger le scénario, mais le script principal vient directement de l’État profond – avec la Russie qui « cherche l’hégémonie », étend la guerre hybride (le concept a en fait été inventé par l’État profond) et manipule « les cyber-assassinats sanctionnés par l’État et les empoisonnements – en utilisant des armes chimiques, la coercition politique et d’autres méthodes pour violer la souveraineté des alliés ».

Pour sa part, Pékin utilise « la force contre ses voisins, ainsi que la coercition économique et la diplomatie d’intimidation bien au-delà de la région indo-pacifique. Au cours de la prochaine décennie, il est probable que la Chine remette également en question la capacité de l’OTAN à construire une résilience collective ».

Le Sud global devrait être très conscient de la promesse de l’OTAN de sauver le « monde libre » de ces maux autocratiques.

L’interprétation du « Sud » par l’OTAN englobe l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, en fait partout, de l’Afrique subsaharienne à l’Afghanistan. Toute ressemblance avec le concept du « Grand Moyen-Orient » de l’ère Dubya, qui n’existe plus, n’est pas un hasard.

L’OTAN insiste sur le fait que cette vaste étendue est caractérisée par « la fragilité, l’instabilité et l’insécurité » – refusant bien sûr de révéler son propre rôle en tant que responsable de l’instabilité en série en Libye, en Irak, dans certaines parties de la Syrie et en Afghanistan.

Parce qu’en fin de compte… tout est de la faute de la Russie : « Au sud, le défi comprend la présence de la Russie et, dans une moindre mesure, de la Chine, qui exploitent les fragilités régionales. La Russie s’est réinsérée au Moyen-Orient et en Méditerranée orientale. En 2015, elle est intervenue dans la guerre syrienne et y reste. La politique de la Russie au Moyen-Orient est susceptible d’exacerber les tensions et les troubles politiques dans toute la région, car elle étend une quantité croissante de moyens politiques, financiers, opérationnels et logistiques à ses partenaires. L’influence de la Chine au Moyen-Orient s’accroît également. Elle a signé un partenariat stratégique avec l’Iran, est le plus grand importateur de pétrole brut d’Irak, s’est immiscée dans le processus de paix en Afghanistan et est le plus grand investisseur étranger de la région ».

Voici, en résumé, et pas exactement en code, la feuille de route de l’OTAN jusqu’en 2030 pour harceler et tenter de démanteler chaque recoin pertinent de l’intégration de l’Eurasie, en particulier ceux directement liés aux projets d’infrastructure/connectivité des Nouvelles Routes de la Soie (investissement en Iran, reconstruction de la Syrie, reconstruction de l’Irak, reconstruction de l’Afghanistan).

L’idée est d’adopter une « approche à 360 degrés de la sécurité » qui « deviendra un impératif ». Traduction : L’OTAN s’attaque à de vastes pans du Sud global, à grande échelle, sous prétexte de « faire face à la fois aux menaces traditionnelles émanant de cette région, comme le terrorisme, et aux nouveaux risques, notamment la présence croissante de la Russie et, dans une moindre mesure, de la Chine ».

Une guerre hybride sur deux fronts

Et dire que dans un passé pas si lointain, il y avait quelques éclairs de lucidité émanant de l’establishment américain.

Très peu se souviendront qu’en 1993, James Baker, ancien secrétaire d’État sous papa Bush, a avancé l’idée d’étendre l’OTAN à la Russie, qui à l’époque, sous Eltsine et une bande de libre-échangistes Milton Friedmanesques, était dévastée, mais gouvernée par la « démocratie ». Pourtant, Bill Clinton était déjà au pouvoir, et l’idée a été dûment écartée.

Six ans plus tard, George Kennan, qui a inventé l’endiguement de l’URSS, a estimé que l’annexion par l’OTAN d’anciens satellites soviétiques était « le début d’une nouvelle Guerre froide » et « une erreur tragique ».

Il est extrêmement instructif d’examiner et de réétudier toute la décennie qui s’est écoulée entre la chute de l’URSS et l’élection de Poutine à la présidence, à travers le livre du vénérable Evgueni Primakov, « Carrefours russes : Vers le Nouveau Millénaire », publié aux États-Unis par Yale University Press.

Primakov, l’initié ultime des renseignements, qui a commencé comme correspondant de la Pravda au Moyen-Orient, ancien ministre des Affaires étrangères et également premier ministre, a regardé de près l’âme de Poutine, à plusieurs reprises, et a aimé ce qu’il a vu : un homme intègre et un professionnel accompli. Primakov était un multilatéraliste avant la lettre, l’instigateur conceptuel du RIC (Russie-Inde-Chine) qui, au cours de la décennie suivante, a évolué vers les BRICS.

C’était l’époque – il y a exactement 22 ans – où Primakov était dans un avion à destination de Washington lorsqu’il a reçu un appel du vice-président de l’époque, Al Gore : les États-Unis étaient sur le point de commencer à bombarder la Yougoslavie, un allié russe slave-orthodoxe, et l’ancienne superpuissance ne pouvait rien y faire. Primakov a ordonné au pilote de faire demi-tour et de rentrer à Moscou.

Aujourd’hui, la Russie est suffisamment puissante pour faire avancer son propre concept de Grande Eurasie, qui, à l’avenir, devrait équilibrer – et compléter – les Nouvelles Routes de la Soie de la Chine. C’est la puissance de cette double hélice – qui va inévitablement attirer des secteurs clés de l’Europe occidentale – qui rend la classe dirigeante de l’hégémon étourdie et confuse.

Glenn Diesen, auteur de « Conservatisme russe : Gérer le changement sous une révolution permanente », que j’ai analysé dans « Pourquoi la Russie rend l’Occident fou », et l’un des meilleurs analystes mondiaux de l’intégration de l’Eurasie, a résumé la situation : « Les États-Unis ont eu de grandes difficultés à convertir la dépendance sécuritaire des alliés en loyauté géoéconomique, comme en témoigne le fait que les Européens continuent d’acheter des technologies chinoises et de l’énergie russe.

D’où la stratégie permanente « Diviser pour régner », dont l’un des principaux objectifs est de forcer, de corrompre et de tout faire pour que le Parlement européen fasse échouer l’accord de commerce et d’investissement entre la Chine et l’Union européenne ».

Wang Yiwei, directeur du Centre d’études européennes de l’Université Renmin et auteur du meilleur livre « made in China » sur les Nouvelles Routes de la Soie, voit clair dans la fanfaronnade « Les États-Unis sont de retour » : « La Chine n’est pas isolée par les États-Unis, l’Occident ou même l’ensemble de la communauté internationale. Plus ils montrent de l’hostilité, plus ils sont inquiets. Lorsque les États-Unis parcourent le monde pour demander fréquemment le soutien, l’unité et l’aide de leurs alliés, cela signifie que l’hégémonie américaine s’affaiblit ».

Wang prévoit même ce qui pourrait arriver si l’actuel « leader du monde libre » était empêché de remplir sa mission exceptionnelle : « Ne vous laissez pas berner par les sanctions entre la Chine et l’UE, qui sont inoffensives pour les liens commerciaux et économiques, et les dirigeants de l’UE ne seront pas aussi stupides pour abandonner totalement l’accord global d’investissement Chine-UE, car ils savent qu’ils n’obtiendraient jamais un aussi bon accord lorsque Trump ou le trumpisme reviendront à la Maison Blanche ».

La géopolitique Choc et Effroi du XXIe siècle, telle qu’elle a été configurée au cours de ces deux dernières semaines cruciales, indique clairement que le moment unipolaire est à six pieds sous terre. L’hégémon ne l’admettra jamais, d’où la contre-attaque de l’OTAN, qui a été conçue à l’avance. En fin de compte, l’hégémon a décidé de ne pas s’engager dans des accommodements diplomatiques, mais de mener une guerre hybride sur deux fronts contre un partenariat stratégique de concurrents pairs diabolisés sans relâche.

Et comme un signe de ces temps désolés, il n’y a pas de James Baker ou de George Kennan pour conseiller contre une telle folie.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

Dangerous Crossroads: US-NATO vs. Russia-China in a “Hybrid War” to the Finish?

asiatimes.com

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Asia Times

Copyright © Pepe EscobarAsia Times, 2021

https://www.mondialisation.ca/etats-unis-otan-contre-russie-chine-dans-une-guerre-hybride-sans-merci/5655063

LA RUSSIE NE PERMETTRA PAS AUX USA DE LUI PARLER EN POSITION DE FORCE

Peskov : Moscou de permettra pas à Washington de lui parler en position de force

 Depuis 2 heures  30 mars 2021

peskov

 Amérique et Europe - Russie

 

Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a déclaré dans une interview au journal “Argumenty i Fakty” que Moscou ne permettra pas à Washington de lui parler “en position de force”.

Selon le porte-parole du Kremlin, ni le président russe Vladimir Poutine ni personne quiconque d’autre de la direction du pays ne permettra aux Américains ou à quiconque de parler ainsi. « C’est hors de question», a averti Peskov.

Répondant à la question de savoir si une rupture des relations diplomatiques avec les États-Unis est possible, il a déclaré que “je n’aimerais pas parler de scénarios extrêmes”. Peskov a exprimé l’opinion qu’il est maintenant nécessaire de ne pas laisser les relations entre la Russie et les États-Unis “glisser davantage sur la pente”.

Accusant Moscou d’avoir interféré dans les élections américaines en faveur de son prédécesseur Donal Trump, le président américain Joe Biden a taxé son homologue russe de « meurtrier ». Provoquant la première grande crise entre les deux pays depuis son avènement.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2036278