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USA : COCKTAIL EXPLOSIF SINO-RUSSE ?

Par Le 15/08/2021

Chine/Russie coordonnent leur stratégie de combat

Sunday, 15 August 2021 4:07 PM  [ Last Update: Sunday, 15 August 2021 4:07 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'exercice conjoint sino-russe près du Xinjiang tenu du 9 au 13 août 2021. ©YJC

Malgré la fin de l’exercice conjoint sino-russe au cours duquel les derniers équipements militaires des deux pays ont été dévoilés et employés, les expressions de mécontentement et l’inquiétude des États-Unis et de leurs alliés vis-à-vis de cet exercice conjoint se poursuivent.

Un exercice militaire conjoint de cinq jours entre la Chine et la Russie a été organisé du lundi 9 août au vendredi 13 août avec la présence de plus de 10 000 forces terrestres et aériennes des deux pays dans la région autonome Hui du Ningxia située à la frontière de la province autonome du Xinjiang.

Cet exercice militaire a eu lieu dans une base d’entraînement tactique interarmées de l’Armée populaire de libération (APL), dans la région autonome Hui du Ningxia (nord-ouest de la Chine).

Li Zuocheng, membre de la Commission militaire centrale (CMC) et chef d’état-major du Département d’état-major interarmées de la CMC, était le directeur général de l’exercice.

USA: une armée sino-russe

USA : une armée sino-russe

Plusieurs avions de combat russes Sukhoi Su-30SM, des unités de fusils motorisés, des systèmes de défense aérienne ont participé aux exercices pendant lesquels les unités blindées, les chars d’assaut et l’artillerie de l’armée chinoise ont mené les opérations pour détruire les lieux de concentration de l’ennemi fictif.

C’est la première fois que les forces russes ont utilisé des armes chinoises dont des véhicules blindés offensifs, des véhicules de combat d’infanterie (VCI) et d’autres équipements de combat fournis par l’armée chinoise. La Russie et la Chine ont mené des exercices militaires conjoints depuis 2005.

Au cours de l’exercice, les troupes chinoises et russes ont également utilisé pour la première fois un système de commandement conjoint spécialement conçu qui a permis d’interconnecter les systèmes de combat des deux armées, la téléconférence et le transfert de documents de combat. Selon la chaîne chinoise CCTV, cela a considérablement amélioré l’efficacité du combat systématique.

Les responsables chinois et russes ont déclaré que cet exercice conjoint visait à approfondir les opérations antiterroristes conjointes entre les armées chinoise et russe, ainsi qu’à démontrer la ferme détermination et la force des deux pays à sauvegarder conjointement la sécurité et la stabilité tant au niveau régional qu’à l’échelle internaionale.

Arme chinoise aux mains des Russes

Arme chinoise aux mains des Russes

Les militaires chinois et russes organisent des exercices dans le nord-ouest de la Chine

L’exercice constitue la première opération militaire conjointe de la Chine depuis l’épidémie de Corona, qui prend compte également les conséquences de la détérioration de la situation sécuritaire en Afghanistan.

Bien que la Russie et la Chine n’aient pas d’alliance militaire formelle, leur politique étrangère et leurs intérêts stratégiques ont connu une nette convergence ces dernières années en opposition à ceux des États-Unis et de leurs alliés.

Faisant preuve d’un grand engagement politique de la part de la Russie envers les exercices, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou s’est rendu en Chine pour présider la cérémonie de clôture de l’exercice avec son homologue chinois, Wei Feng.

Inquiétude américano-japonaise concernant l’élargissement de la coopération militaire sino-russe.

L’exercice militaire fait partie d’une initiative bilatérale sino-russe de lutte contre le terrorisme, décrit de la part de la Chine comme un approfondissement de la coopération pratique entre les deux armées.

La Chine et la Russie se pointent!

La Chine et la Russie se pointent !

Il y a presque un an, l’Iran, la Chine et la Russie organisaient un grand exercice naval dans le golfe Persique, la mer d’Oman et l’Océan indien. 

Le ministre russe de la Défense a également salué l’exercice comme le signe d’une coopération militaire plus étroite qui devrait être encore élargie et a déclaré : « Les deux pays ont atteint un niveau élevé de coopération entre leurs troupes que ce soit sur terre, en mer ou dans les airs et l’expansion de telles coopérations est une partie importante de nos activités futures ».

Notant que c’est la première fois que les forces russes participent à des exercices conjoints sur le sol chinois, Choïgou a poursuivi : « cet exercice a représenté un nouveau niveau de coopération militaire entre les deux pays qui en faveur de la stabilité régionale et mondiale ».

Le ministère russe de la Défense a déclaré dans un communiqué que l’exercice visait à accroître la capacité de répondre conjointement aux éventuelles menaces et aux défis et n’était dirigé contre aucun pays tiers.

Selon les responsables de Pékin et de Moscou, le but de l’exercice était de renforcer des potentiels de planification pour des exercices et des opérations conjoints contre les actes terroristes et de démontrer la détermination et la capacité des deux pays à travailler ensemble pour assurer la sécurité et la stabilité régionales.

Sa Majesté manque de bateaux!

Sa Majesté manque de bateaux !

En Hongrie, Viktor Orbán a annoncé le 21 juillet la tenue prochaine d’un référendum et demandé le soutien des électeurs sur la loi anti-LGBT+.

Selon le ministère chinois de la Défense, l’exercice s’est concentré sur la lutte contre le terrorisme, ainsi que sur la création d’un centre de commandement conjoint visant à améliorer l’identification des alertes précoces, des attaques électroniques et du renseignement.

Les relations russo-chinoises ont pris de l’ampleur depuis 2014, alors que les relations politiques de Moscou avec l’Occident se sont effondrées et ont atteint leur plus bas niveau pendant la guerre froide après l’annexion de la Crimée à l’Ukraine ainsi que le début des premières sanctions occidentales à l’encontre de la Russie

La Chine est le premier partenaire commercial de la Russie. La Russie et la Chine ont mené plusieurs exercices conjoints au cours de ces dernières années, dont l’exercice en décembre 2019 au cours duquel des bombardiers à longue portée russes et chinois ont survolé la mer du Japon et la mer de Chine orientale lors d’une mission de patrouille conjointe.

En décembre 2019, les forces armées des deux pays organisaient pour la première fois des patrouilles aériennes conjointes au-dessus de la mer de Chine orientale et de la mer du Japon et le président russe, Vladimir Poutine annonçait le lancement d’une coopération destinée à aider la Chine dans le domaine de l’alerte avancée contre les attaques par missiles.

La Russie brisera l'OTAN

La Russie brisera l’OTAN

La présence militaire de l’OTAN près de la Biélorussie, une grave préoccupation pour la Russie. 

Bien que la Russie et la Chine aient auparavant exclu une alliance militaire, Poutine a déclaré qu’une telle perspective ne pouvait pas être complètement exclue. Poutine a également noté en octobre que la Russie avait partagé une technologie militaire hautement sensible avec la Chine, ce qui avait contribué à renforcer considérablement ses capacités de défense.

Vassili Kashin, directeur adjoint de l’École supérieure de l’économie à Moscou a déclaré que l’échange d’armes et d’équipement contribuait à mieux comprendre les capacités militaires des deux pays.

USA: Iran/Russie/Chine ripostent!

USA : Iran/Russie/Chine ripostent !

L’axe de la Résistance ferait mieux sceller une alliance avec la Russie et la Chine

« Le récent exercice qui a été organisé à la suite de l’exercice stratégique conjoint Vostok-2018 visait davantage à s’engager dans une éventuelle guerre intense avec une grande puissance », a-t-il déclaré.

Yu Gang, colonel chinois à la retraite et commentateur militaire, a également noté : « la Chine n’a jamais accordé ce niveau d’accès à une armée étrangère. L’accord de la Chine avec la Corée du Nord n’est que sur papier. De plus, les exercices militaires que la Chine a organisés avec le Pakistan se sont déroulés à une échelle beaucoup plus petite. La Chine et la Russie devraient rester ensemble face aux États-Unis. Nous ne sommes pas des alliés formels, mais en tant que deux alliés, la Chine et la Russie entendent peaufiner leurs relations bilatérales ».

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/15/664493/Un-pacte-militaire-sino-russe

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ALLIANCE SINO-RUSSE : LE MAILLON MANQUANT?

Par Le 13/08/2021

L’OSC deviendra une coalition militaire avec l’Iran au centre ?

Friday, 13 August 2021 6:29 PM  [ Last Update: Friday, 13 August 2021 8:17 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Alliance sino-russe : le maillon manquant ? (Photo à titre d’illustration)

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Chamkhani, a récemment annoncé dans un tweet que les obstacles politiques à l'adhésion de l'Iran à l’Accord de Shanghai avaient été levés. 

Chamkhani a écrit mercredi sur son compte Twitter : « Lors d'une conversation avec M. Patrushev, secrétaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, nous avons examiné les développements en Afghanistan, en Syrie et dans le golfe Persique. »

« Heureusement, les obstacles politiques à l'adhésion de l'Iran à l’Accord de Shanghai ont été levés et l'adhésion de l'Iran sera finalisée », a-t-il ajouté.

Apparemment, l'accord stratégique entre l'Iran et la Chine (connu sous le nom d’accord de 25 ans) mentionne deux points importants qui sont censés élargir les liens entre l'Iran et la Chine : d'abord, la réintégration de l'Iran au nouveau projet de route de la soie, et deuxièmement, l'adhésion de l'Iran à l'Accord de Shanghai.

Selon des informations divulguées, apparues également sur certains médias internationaux, l'Iran a exigé qu'il soit à nouveau inclus dans le plan de la « Nouvelle route de la soie ». On peut supposer que la réponse chinoise sera positive, car la traversée du territoire iranien est plus facile que les alternatives (telles que la traversée de la mer Caspienne). Mais quelle sera la réponse chinoise en ce qui concerne l'Accord de Shanghai ?

L'OCS est une association d'alliance politique, économique et sécuritaire eurasienne fondée en 2001 à Shanghai.

Ayant obtenu le statut d'observateur en 2005, l'Iran a officiellement demandé son adhésion à deux reprises, respectivement en 2008 et 2009, mais cette réclamation n’a pas encore abouti en raison des sanctions de l'ONU.

Lire aussi : Le méga piège tendu par les Rosbifs à la Russie au seuil de la présidence anti-Empire de Raïssi?

Alliance avec l'Iran, inévitable?

Alliance avec l'Iran, inévitable?

« Énigme oriental », ou les méthodes de Pékin et Téhéran pour faire face au maximalisme américain…

Le traité de Shanghai ne peut encore être considéré comme un pacte militaire et de défense, mais c'est l'option la plus proche d'un pacte militaire contre l'OTAN, ce qui signifie que l'Orient pourrait bientôt s'élever contre l’Occident. Ainsi, l'Iran peut devenir membre d’une alliance qui pourrait représenter un grand changement sur la scène géopolitique mondiale.

L'Accord de Shanghai remplace en effet le Pacte de Varsovie dans l'ex-Union soviétique, et bien qu'il soit actuellement un accord économico-culturel, il a le potentiel de devenir un traité multilatéral contre l'OTAN. La Chine et la Russie, quant à elles, sont les principaux administrateurs du traité.

La question de l'adhésion de l'Iran à  l'Accord de Shanghai comporte cependant des aspects très importants : le premier étant l'Iran est sur le point de conclure deux accords stratégiques avec la Chine et la Russie.

Avec la signature de l’accord stratégique entre l'Iran et la Chine (l’accord de 25 ans), les deux pays seront fortement rapprochés l'un de l'autre. De même, comme on entend dans cercles diplomatiques, la Chine aurait demandé à l'Iran de régler ses problèmes régionaux avec l'Arabie saoudite et les autres pays du golfe Persique.

La récente visite du ministre qatari des Affaires étrangères en Iran, les murmures sur la réconciliation entre l'Iran et l'Arabie saoudite, l’arrivée de deux navires de guerre iraniens nommés Sahand et Makran dans le rivage de la ville de Saint-Pétersbourg pour participer à la célébration du 325e anniversaire de la fondation de la marine russe et le défilé des deux navires devant Vladimir Poutine peuvent être considérés comme d'autres pièces du puzzle dans la composition d’une coalition orientale contre l’Occident.

Lire aussi : Caspienne : la Marine russe participe aux exercices iraniens

Sur fond de la conclusion d’un accord stratégique similaire entre Téhéran et Moscou, l'Iran se tourne plus qu'en tout autre temps vers l'Est, faisant front uni avec ses puissants partenaires face à l’axe occidental.

Méga pari

Méga pari

https://french.presstv.ir/Detail/2021/08/13/664386/OSC-coalition-militaire-avec-Iran

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LA DCA RUSSE BIENTOT EN ARABIE ?

Par Le 12/08/2021

Abakan Air Défense russe bientôt en Arabie

Thursday, 12 August 2021 5:59 PM  [ Last Update: Thursday, 12 August 2021 5:59 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Abakan, système de défense antimissile balistique russe. ©Twitter

Russia Today citant un journal russe a écrit que l'Arabie saoudite cherche à acheter le système de défense aérienne russe Abakan.

Gazeta Ru rapporte que l'Arabie saoudite souhaite acheter le premier système russe au monde appelé Abakan pour intercepter les missiles balistiques.

Des consultations et des négociations préliminaires ont eu lieu entre les représentants de Moscou et de Riyad sur la possibilité pour l'armée saoudienne d'acquérir le système de défense aérienne Abakan.

Ansarallah ratatine aussi le dollar

Ansarallah ratatine aussi le dollar

Alors qu

Il est prévu d'exposer le système de missiles de défense aérienne Abakan lors du Forum militaro-technique international, qui se tiendra du 22 au 28 août dans la capitale, Moscou.

Dans un article rédigé par Mikhail Khodarionok, le journal a comparé les capacités du système russe et du système américain Patriot, rappelant à Riyad les attaques d’Ansarallah contre l’Arabie saoudite avec des missiles balistiques.

« Malgré le fait que les équipages du Patriot soient constitués d'Américains ou, dans de rares cas, de Saoudiens, l'efficacité du systèmes de défense aérienne de fabrication américaine contre les missiles Houthi est hautement discutable », a-t-il noté.

Abakan est le premier système de missile spécialisé au monde conçu pour combattre des cibles à grande vitesse, à haute altitude, avec des trajectoires balistiques.

Patriot/THAAD: le séisme d'Ansarallah!

Patriot/THAAD: le séisme d'Ansarallah!

THAAD/Patriot perdent face aux missiles et drones d

L'Arabie saoudite et la Russie ont signé un accord préliminaire sur un contrat d'armement de 3,5 milliards de dollars en 2017.

Riyad montre un grand intérêt pour l'achat d'armes à Moscou, notamment des chars T-90MS et le système de défense antimissile S-400.

Le nouveau système Abakan est un système de défense antimissile balistique conçu pour frapper des cibles balistiques, selon des responsables de la société d'armement d'État russe Almaz-Antey.

Un rapport international a révélé que le régime saoudien a dilapidé des milliards de transactions d'armes dans le but de renforcer ses relations avec les pays occidentaux, en particulier les États-Unis d'Amérique.

Le rapport annuel de l'Institut international d'études stratégiques a montré que les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 4% en 2019, la plus forte augmentation enregistrée en près d'une décennie.

Selon le Stockholm International Peace Research Institute (Siberi), en mars 2019, les États-Unis ont exporté plus d'un tiers des armes mondiales au cours des cinq dernières années, renforçant ainsi leur rôle de premier vendeur d'armes au monde.

Dans son rapport, l'institut a déclaré que plus de la moitié des ventes américaines étaient destinées au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite recevant à elle seule 22% du total des ventes américaines. Le royaume est le plus grand importateur d'armes au monde pendant cette période ; il représente 12% des importations mondiales.

MO: Drones chassent le Patriot

MO: Drones chassent le Patriot

Comment la "DCA intégrée US" au Moyen Orient a été ratatinée pour le grand bonheur de la Russie et de la Chine

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/12/664325/Arabie-saoudite-Patriot-VS-Abakan

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USA : UNE ARMEE SINO-RUSSE "COMBINEE"?

Par Le 11/08/2021

A quoi rime un exercice d'envergure conjoint où les armes chinoises sont utilisés par les soldats russes et vice versa?

Wednesday, 11 August 2021 2:15 PM  [ Last Update: Wednesday, 11 August 2021 2:15 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La Russie et la Chine ont tenu trois exercices militaires conjoints depuis le début de 2021. (Illustration)

Les manœuvres militaires conjointes sino-russes se sont multipliées cette année et semblent devenir, selon les experts, un moyen à la disposition de Moscou et de Pékin de renforcer l’alliance stratégique et géopolitique des deux pays et une réponse commune des deux pays aux pressions accrues des États-Unis et de leurs alliés occidentaux.

Selon Interfax, ce mercredi près de 13000 militaires russes et chinois ont entamé une manœuvre conjointe dans la province chinoise du Xinjiang. Les exercices se poursuivront jusqu’au 13 août.

Plusieurs avions de combat russes Su-30 participeront aux exercices pendant lesquels les unités blindées, les chars d’assaut et l’artillerie de l’armée chinoise mèneront les opérations pour détruire les lieux de concentration de l’ennemi fictif.

Le journal russe Kommersant a rapporté mardi que pour la première fois, les militaires russes se serviront d’armements et d’équipements militaires chinois lors de ces exercices.

Arme chinoise aux mains des Russes

Arme chinoise aux mains des Russes

Les militaires chinois et russes organisent des exercices dans le nord-ouest de la Chine

Les exercices militaires conjoints sino-russes s’avèrent être très importants pour Moscou et Pékin qui se trouvent sous les pressions croissantes des États-Unis et de leurs alliés occidentaux. La Russie et la Chine veulent montrer ainsi le niveau élevé du moral et de la confiance en soi de leurs forces armées et transmettre aussi un message important à leurs adversaires occidentaux : l’alliance sino-russe est inébranlable et il serait impossible pour l’Occident de tirer profit de certaines divergences qui existent naturellement entre Moscou et Pékin.

Vassili Kashin, directeur adjoint de l’École supérieure de l’économie à Moscou, a déclaré au journal Kommersant que les manœuvres conjointes sino-russes en 2021 seraient le point de départ d’une longue série d’exercices militaires conjoints des deux pays pendant les prochaines années. Il a souligné qu'une autre manœuvre aurait lieu au mois de septembre avec la participation des pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), et a rappelé que Moscou a décidé d’inviter les partenaires de l’OCS à prendre part aux prochains exercices militaires sino-russes.

Jusqu’en 2018, les armées russe et chinoise organisaient chaque année une seule manœuvre conjointe terrestre et/ou maritime, mais depuis le début de l’année en cours, les deux armées ont procédé à trois manœuvres conjointes avec une participation active chaque fois de leurs forces aériennes respectives.

D’après Vassili Kashin, le partenariat militaire sino-russe semble aller au-delà de leur tâche commune pour lutter contre le terrorisme et prend une allure stratégique et géopolitique très nette. Selon lui, ce processus pourrait se renforcer dans le sens d’une alliance entre Moscou et Pékin face à une présence de plus en plus menaçante des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN à la proximité des frontières russes et chinoises.

La Chine et la Russie se pointent!

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Il y a presque un an, l’Iran, la Chine et la Russie organisaient un grand exercice naval dans le golfe Persique, la mer d’Oman et l’Océan indien. Cette man...

Alexandre Lomanov, directeur adjoint de l’Institut russe de l’économie mondiale et des relations internationales, affilié à l’Académie des sciences de la Russie, estime pour sa part que la tenue de plus en plus nombreuse de ces exercices militaires conjoints va manifestement au-delà des questions militaires et défensives. Il insiste, comme Vassili Kashin, sur la percée géopolitique de ces manœuvres vis-à-vis de l’Occident.

Cependant, nombreux sont les observateurs occidentaux qui mettent en doute la coopération militaire sino-russe. Ils misent sur les divergences de vues parfois profondes qui existent entre Moscou et Pékin et concluent que cela empêcherait les deux parties d’approfondir leur partenariat militaire et défensif sur une longue durée.

Alexandre Lomanov, directeur adjoint de l’Institut russe de l’économie mondiale et des relations internationales, a déclaré au Kommersant que Moscou et Pékin en sont parfaitement conscients et ils veulent donc donner une riposte ferme aux spéculations des analystes américains et occidentaux en leur transmettant un message clair : « Détrompez-vous ! Vous ne pourrez pas compter sur les divergences de vues entre la Russie et la Chine, car elles se sont bien alliées face à vos hostilités », a ajouté M. Lomanov.

Et enfin, Dmitri Maslyakov, directeur de l’Institut des études Asie-Pacifique, affiliée à l’Académie des Sciences de la Russie, a souligné que les États-Unis et leurs alliés occidentaux souhaitent désunir les Russes et les Chinois, tandis que leurs pressions sans relâches poussent paradoxalement Moscou et Pékin à renforcer leur alliance afin de trouver des moyens plus efficaces pour contrer les pressions occidentales et les menaces contre leurs sécurités nationales respectives.

Russie: les USA déclarent la guerre

Russie: les USA déclarent la guerre

Les États-Unis envisagent de déplacer leurs troupes d

Le ministère russe de la Défense a déclaré dans un communiqué que Moscou avait envoyé des unités de fusils motorisés, des avions de combat Sukhoi Su-30SM, et des systèmes de défense aérienne pour participer à l’exercice qui visait à lutter contre le terrorisme.

L’Associated Press a publié ce mardi un reportage sur l’exercice militaire conjoint sino-russe dans le nord-ouest de la Chine qualifiant cet exercice de « message à Washington ».

« Les forces militaires chinoises et russes mènent des exercices conjoints dans le nord-ouest de la Chine alors que les liens se renforcent entre les deux pays dans un contexte d’incertitude quant à l’instabilité en Afghanistan », indique le reportage.

Pékin: « Les USA complotent »

Pékin: « Les USA complotent »

La Chine met en garde les États-Unis contre l

Au cours de ces dernières années, les États-Unis et leurs alliés ont accusé à plusieurs reprises la Chine de répression systématique et généralisée de l’identité musulmane au Xinjiang, mais Pékin a nié avec véhémence ces allégations.

« La région du Xinjiang ne partage qu’une frontière étroite avec l’Afghanistan, mais Pékin redoute la menace que pourrait faire peser sur les frontières chinoises un chaos en Afghanistan si les talibans prenaient le contrôle du pays après le retrait des troupes américaines », a rapporté l’Associated Press.

Bien que la Russie et la Chine n’aient pas d’alliance militaire formelle, leur politique étrangère et leurs intérêts stratégiques ont connu une nette convergence ces dernières années en opposition à ceux des États-Unis et de leurs alliés.

Silo à missiles chinois anti-Russie?!

Silo à missiles chinois anti-Russie?!

Les USA minent-ils à leur manière les liens sino russes?

L’exercice intervient alors que les deux pays ont qualifié la politique de l’administration Biden et le retrait des alliés occidentaux de Washington d’Afghanistan de « reconnaissance de l’échec des États-Unis ». Ils ont également mis en garde contre l’impact des troubles en Afghanistan, qui pourraient affecter la sécurité d’autres pays dans la région.

Selon les responsables de Pékin et de Moscou, le but de l’exercice est de renforcer des potentiels de planification pour des exercices et des opérations conjoints contre les actes terroristes et de démontrer la détermination et la capacité des deux pays à travailler ensemble pour assurer la sécurité et la stabilité régionales.

« L’exercice reflète la nouvelle hauteur du partenariat stratégique global de coordination pour une nouvelle ère entre la Chine et la Russie, ainsi que de la confiance mutuelle stratégique, les échanges pragmatiques et la coordination entre les deux pays », ont déclaré les responsables.

Alliance avec l'Iran, inévitable?

Alliance avec l'Iran, inévitable?

« Énigme oriental », ou les méthodes de Pékin et Téhéran pour faire face au maximalisme américain…

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/11/664221/Man%C5%93uvre-conjointe-sino-russe,-quel-message-pour-l%E2%80%99Occident

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LORS D'EXERCICES SINO-RUSSES DES ARMES CHINOISES AUX MAINS DES SOLDATS RUSSES

Par Le 10/08/2021

Deux arsenaux anti-américains interchangeables…

Tuesday, 10 August 2021 6:23 PM  [ Last Update: Tuesday, 10 August 2021 6:24 PM ]

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La cérémonie d'ouverture de l'exercice conjoint sino-russe près du Xinjiang tenu le 9 août 2021. ©Xinhua

Simultanément à l’escalade de la tension entre Washington et ses alliés d’une part, Moscou et Pékin de l’autre, les armées chinoise et russe ont lancé un exercice militaire conjoint au Xinjiang destiné à la fois à contrer l’influence des États-Unis en Asie centrale et à lutter contre le terrorisme.

Selon des sources médiatiques, un exercice militaire conjoint entre la Chine et la Russie a débuté lundi 9 août avec la présence de plus de 10 000 soldats de l’infanterie et de l’armée de l’air des deux pays dans la région autonome Hui du Ningxia située à la frontière de la province autonome du Xinjiang.

Cet exercice est perçu comme une démonstration de force et une coopération accrue entre les deux pays face à l’Occident et doit se poursuivre jusqu’au vendredi 13 août.

Le journal russe Kommersant rapporte que pour la première fois les troupes russes utiliseront des armes chinoises. La Russie et la Chine ont mené des exercices militaires conjoints depuis 2005.

La Chine et la Russie se pointent!

La Chine et la Russie se pointent !

Il y a presque un an, l’Iran, la Chine et la Russie organisaient un grand exercice naval dans le golfe Persique, la mer d’Oman et l’Océan indien. Cette man...

Le ministère russe de la Défense a déclaré dans un communiqué que Moscou avait envoyé des unités de fusils motorisés, des avions de combat Sukhoi Su-30SM, et des systèmes de défense aérienne pour participer à l’exercice qui visait à lutter contre le terrorisme.

L’Associated Press a publié ce mardi un reportage sur l’exercice militaire conjoint sino-russe dans le nord-ouest de la Chine qualifiant cet exercice de « message à Washington ».

Les Talibans pour ou contre la chine?

Les talibans pour ou contre la chine ?

Le porte-parole du bureau politique des talibans au Qatar, évoquant les relations du groupe avec certains pays, a déclaré que les talibans souhaitaient des relations bilatérales positives avec la Chine et d’autres pays, en particulier les voisins de l’Afghanistan.

« Les forces militaires chinoises et russes mènent des exercices conjoints dans le nord-ouest de la Chine alors que les liens se renforcent entre les deux pays dans un contexte d’incertitude quant à l’instabilité en Afghanistan », indique le reportage.

Au cours de ces dernières années, les États-Unis et leurs alliés ont accusé à plusieurs reprises la Chine de répression systématique et généralisée de l’identité musulmane au Xinjiang, mais Pékin a nié avec véhémence ces allégations.

« La région Xinjiang ne partage qu’une frontière étroite avec l’Afghanistan, mais Pékin redoute la menace que pourrait faire peser sur les frontières chinoises un chaos en Afghanistan si les talibans prenaient le contrôle du pays après le retrait des troupes américaines », a rapporté l’Associated Press.

Bien que la Russie et la Chine n’aient pas d’alliance militaire formelle, leur politique étrangère et leurs intérêts stratégiques ont connu une nette convergence ces dernières années en opposition à ceux des États-Unis et de leurs alliés.

Russie: les USA déclarent la guerre

Russie : les USA déclarent la guerre

Les États-Unis envisagent de déplacer leurs troupes d

L’exercice intervient alors que les deux pays ont qualifié la politique de l’administration Biden et le retrait des alliés occidentaux de Washington d’Afghanistan de « reconnaissance de l’échec des États-Unis ». Ils ont également mis en garde contre l’impact des troubles en Afghanistan, qui pourraient affecter la sécurité d’autres pays dans la région.

Selon les responsables de Pékin et de Moscou, le but de l’exercice est de renforcer des potentiels de planification pour des exercices et des opérations conjoints contre les actes terroristes et de démontrer la détermination et la capacité des deux pays à travailler ensemble pour assurer la sécurité et la stabilité régionales.

« L’exercice reflète la nouvelle hauteur du partenariat stratégique global de coordination pour une nouvelle ère entre la Chine et la Russie, ainsi que de la confiance mutuelle stratégique, les échanges pragmatiques et la coordination entre les deux pays », ont déclaré les responsables.

L’Associated Press a traité ce mardi des raisons selon lesquelles les relations sino-russes se sont améliorées.

Afghanistan: bombe à retardement anti-russe?

Afghanistan : bombe à retardement anti-russe ?

Le ministre russe de la Défense met en garde contre une guerre civile en Afghanistan après le retrait de l’OTAN.

« La Russie a soutenu la revendication de la Chine sur la propriété de la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale », rapporte l’Associated Press.

D’ailleurs, la Russie a organisé des exercices conjoints séparés avec les forces tadjikes et ouzbeks le long de la frontière de l’Afghanistan. Moscou a également renforcé sa base militaire au Tadjikistan en y envoyant de nouvelles armes. Les exercices se sont déroulés du 5 au 10 août sur le terrain d’entraînement tadjik harb-Maidon à 20 km de la frontière avec l’Afghanistan.

L’exercice conjoint sino-russe intervient alors que le destroyer lance-missiles américain USS Benfold a violé les eaux territoriales chinoises.

Selon des données fournies par l’East Day, l’incident s’est produit après que les navires chinois ont quitté la région chinoise appelée îles Paracels, ouvrant ainsi le libre accès à la flotte américaine dans la région. La Chine a qualifié les actions des États-Unis de provocations très graves qui auraient été planifiées suite à la surveillance de près les activités des navires britanniques par la Chine.

Sa Majesté manque de bateaux!

Sa Majesté manque de bateaux !

En Hongrie, Viktor Orbán a annoncé le 21 juillet la tenue prochaine d’un référendum et demandé le soutien des électeurs sur la loi anti-LGBT+.

Il convient de noter que l’émergence d’un groupe d’attaque de porte-avions dans les eaux territoriales chinoises pourrait être liée à un mouvement offensif contre la Chine, ce qui n’est pas en aucun cas dans intérêt de ce pays.

À cet égard, un expert chinois a déclaré : « Si la Grande-Bretagne veut violer les eaux territoriales chinoises, comme elle l’a fait dans le cas de la Russie, la Chine y ripostera immédiatement et attaquera les navires ennemis sans avertissement. Pékin a déjà averti Londres des conséquences désastreuses de toute provocation. »

Selon des informations publiées sur les réseaux sociaux, le destroyer lance-missiles américain USS Benfold est entré à Xisha dans les eaux territoriales chinoises sans aucune autorisation, ce qui a gravement violé la souveraineté de la Chine.

Le navire de reconnaissance américain Victory se trouve dans la région de Xisha depuis plus d’un mois menant des opérations intensives près des îles Paracel depuis son entrée dans le sud de la mer de Chine le 8 juin.

Pékin: « Les USA complotent »

Pékin : « Les USA complotent »

Les informations publiées autorités chinoises montrent que le navire de surveillance maritime Victory a navigué au large des îles Paracel et Zhongsha pendant un mois.

En réaction aux mouvements du navire américain, les navires de la marine chinoise ont été envoyés pour l’intercepter, mais aucune confrontation sérieuse n’a encore eu lieu.

https://french.presstv.ir/Detail/2021/08/10/664165/Arme-chinoise-aux-mains-des-Russes

Dans RUSSIE

QUE CRAINT POUTINE ? UN CANDIDAT DU PARTI COMMUNISTE INTERDIT DE SE PRESENTER AUX ELECTIONS DE LA DOUMA

Par Le 27/07/2021

26 Juillet 2021

Lundi 26 juillet 2021
Que craint Poutine ? Un candidat du Parti communiste interdit de se présenter aux élections de la Douma


Pavel Grudinin, candidat du PCFR

Près de deux mois avant les élections législatives en Russie, la Commission électorale centrale a interdit à Pavel Grudinin, candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR), de participer au vote. 
Grudinin, qui a remporté 12 % des voix lorsqu'il a défié Vladimir Poutine lors de l'élection présidentielle de 2018, a été exclu d'une liste de candidats parce que le bureau du procureur avait découvert qu'il détenait des actions dans une société étrangère, ont rapporté les agences de presse. 


Le candidat du Parti communiste, connu pour être à la tête d'une coopérative agricole (Lenin State Farm), a nié avoir des actifs étrangers et a lié sa disqualification par la commission électorale centrale à la possibilité pour les partis d'opposition d'afficher un résultat fort en septembre, a rapporté Interfax.

De son côté, le président du PCFR, Gennady Zyuganov, a dénoncé la décision de la commission électorale centrale, la qualifiant de "représailles éhontées, mesquines et sales", et a promis de faire appel de la décision auprès de la Cour suprême,

Comme l'a rapporté Reuters, un récent sondage d'opinion a montré que les communistes et d'autres partis d'opposition pourraient constituer une menace pour la domination du parti Russie Unie de Poutine à la Douma d'État, la chambre basse de la Russie, lors des prochaines élections.

"Le parti (communiste) est un parti d'opposition", a déclaré Grudinin, cité par Interfax. "Quelqu'un a peur de l'effet important que pourrait avoir une union des forces de gauche".

source : http://www.idcommunism.com/2021/07/what-does-putin-fear-communist-party-candidate-banned-from-running-in-duma-elections.html

Tag(s) : #Russie#PCFR#Communiste

Dans RUSSIE

POUTINE VANTE LA FLOTTE RUSSE CAPABLE DE DETRUIRE "N'IMPORTE QUELLE CIBLE"

Par Le 25/07/2021

 

Poutine vante la flotte russe, capable de détruire « n’importe quelle cible »

 Depuis 9 heures  25 juillet 2021

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine

 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

Le président Vladimir Poutine a assuré, le dimanche 25 juillet, que la flotte russe était capable de détecter et de détruire « n’importe quelle cible », à l’occasion d’une grande parade navale à laquelle il assistait à Saint-Pétersbourg.

« Aujourd’hui, la flotte russe a tout ce qu’il faut pour défendre de manière infaillible la patrie et nos intérêts nationaux. Nous sommes capables de détecter n’importe quelle cible ennemie sous l’eau, à la surface ou dans les airs et de lui porter un coup létal si nécessaire », a affirmé Vladimir Poutine dans un discours retransmis à la télévision.

Selon lui, la Russie a gagné sa place parmi les « principales puissances maritimes mondiales » en ayant développé une « aviation navale efficace à courte et longue distances, des systèmes de défense côtière fiables et des armes hypersoniques dernier cri de haute précision, qui n’ont pas d’équivalent dans le monde et qui continuent d’être améliorées constamment et avec succès ».

Ce discours a été prononcé en marge de la grande parade annuelle de la flotte russe sur la Néva à Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays.

Des armes dites « invincibles »

Sur fond de fortes tensions avec les Occidentaux, Vladimir Poutine n’a eu de cesse de vanter ces dernières années les nouvelles armes « invincibles » conçues par son pays.

Parmi elles figurent le missile hypersonique nouvelle génération Avangard, capable d’atteindre une vitesse de Mach 27 et de changer de cap et d’altitude, mis en service au sein de l’armée russe en décembre 2019 ou encore le Zircon volant à Mach 7, testé avec succès en juillet.

Plusieurs autres armes comme le missile hypersonique Kinjal à destination de l’armée de l’air et le missile à propulsion nucléaire Bourevestnik sont en train d’être mises au point.

Les systèmes de défense antiaérienne dernier cri S-500, présentés comme « sans équivalent dans le monde », ont également été testés avec succès le 20 juillet.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/2116006

Dans RUSSIE

LA RUSSIE PRESENTE SON NOUVEAU CHASSEUR QUI VOLERA AU DOUBLE DE LA VITESSE DU SON

Par Le 20/07/2021

La Russie présente son nouveau chasseur qui volera au double de la vitesse du son

 Depuis 2 heures  20 juillet 2021

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 Amérique et Europe - Russie

 

Vladimir Poutine s’est vu présenter ce 20 juillet, dans le cadre du salon aéronautique MAKS 2021, le nouveau chasseur léger russe qui volera à la vitesse de Mach 2.

Le chasseur léger de 5e génération Checkmate (Échec et mat en français) sera capable d’atteindre le double de la vitesse du son, est-il indiqué dans la présentation de l’avion à Vladimir Poutine.

«La vitesse Mach 1,8-2», précise le document.

Ce dernier ajoute que la charge de combat du chasseur sera de 7.400 kilos.

«Placement dans les compartiments d’armes des moyens modernes de destruction», note encore la présentation, ajoutant que l’autonomie de vol sera de 3.000 kilomètres.

Le patron de Rostec, Sergueï Tchemezov, a indiqué aux journalistes que le nouvel appareil serait équipé du même moteur que le Soukhoï Su-57 et qu’il pourrait emporter des bombes aériennes ainsi que des missiles guidés et non guidés.

En outre, il ne coûtera qu’entre 21 et 25 millions d’euros, alors que pour ses «homologues» étrangers, il faudra débourser de 50 à 76 millions, a-t-il ajouté, évoquant les Rafale français et les Saab Gripen suédois.
«Échec et mat»

Checkmate a été présenté ce 20 juillet au Président russe.

«Il est conçu sur la base des technologies de superinformatique […]. Ce n’est pas simplement un autre avion de 5e génération. C’est Échec et mat (The Checkmate).»

Le nouvel appareil est un chasseur monomoteur léger de 5e génération qui n’a pas de semblable en Russie, a déclaré la société Rostec après la présentation de l’avion au Président.

«Il associe des solutions et des technologies innovantes, y compris l’aide à l’activité du pilote par les moyens de l’intelligence artificielle, ainsi que des techniques rodées qui ont déjà fait leurs preuves», a noté l’entreprise.

Le premier vol du chasseur est prévu dans deux ans.

«Le premier vol est prévu pour 2023, la construction de modèles d’essai pour 2024 et le lancement du lot pré-série pour 2026», indique encore la présentation.

Les livraisons du nouvel avion doivent débuter dans 5,5 ans, précise la présentation.
Une vitesse de Mach 2 est égale à deux fois la vitesse du son. Dans l’atmosphère terrestre à une température d’environ 15 degrés, celle-ci est de 1.225 km/h.

Jamais 5 sans 6

Alors que le premier vol de ce chasseur de 5e génération n’est programmé que dans deux ans, un membre du conseil d’administration de la Commission militaro-industrielle russe, Sergueï Smirnov, a d’ores et déjà fait part à Sputnik d’informations sur un chasseur de la génération suivante, qui emploiera très largement les technologies de l’intelligence artificielle.

Il a déclaré dans ce contexte que la mise au point d’un avion prenait entre cinq et sept ans et que la conception des moteurs exigeait encore plus de temps.

Le salon aéronautique MAKS 2021 se tient à Joukovski, dans la région de Moscou, et se déroule cette année du 20 au 25 juillet. En 2019, le montant des contrats et accords signés a dépassé un équivalent de 3,5 milliards d’euros.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2114213

Dans RUSSIE

FLOTTE ANTI-US DE L’IRAN EN RUSSIE !

Par Le 19/07/2021

Navires de guerre "Sahand" et "Makran" à Saint Pétersbourg... Pourquoi?

Monday, 19 July 2021 5:01 PM  [ Last Update: Monday, 19 July 2021 5:05 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Deux navires de guerre iraniens, Makran et Sahand, participeraient au défilé naval de Saint-Pétersbourg. ©AFP/Illustration

Le commandant de la marine iranienne, ainsi que l'ambassadeur iranien à Moscou participeront à un défilé naval à l'occasion de la Journée de la marine russe à Saint-Pétersbourg.

L'ambassade d'Iran en Russie a annoncé que l'amiral Amir Hossein Khanzadi, commandant de la marine iranienne, assistera dimanche à la cérémonie de commémoration de la Journée de la marine russe à Saint-Pétersbourg, d'après Sputnik.

En marge de la cérémonie, l’amiral Khanzadi rencontrera également des représentants du ministère de la Défense ainsi que des commandants de la marine russe.

Le défilé naval, qui se tiendra à l’occasion du 325e anniversaire de la fondation de la marine russe, aura lieu le 25 juillet au large de Saint-Pétersbourg. Une séance de répétition a été organisée dans les eaux libres internationales du golfe de Finlande.

Lire aussi : Caspienne : l'Iran sort ses drones

L'ambassade d'Iran à Moscou a annoncé dans un communiqué que l’amiral Khanzadi, dirigerait la délégation avec l'ambassadeur iranien en Fédération de Russie, Kazem Jalali.

Plus tôt, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé la participation de la marine iranienne au grand défilé de la marine russe.

Lire aussi : Caspienne : l’Iran étale sa puissance militaire

Le défilé réunira des troupes de la marine russe, des bateaux de sécurité frontalière, des cargos et des avions navals spéciaux. En outre, 54 navires de guerre en provenance de divers pays comme l’Iran, l’Inde et le Pakistan entreront bientôt dans les eaux de Saint-Pétersbourg.

Sergueï Choïgou a déclaré que plus de 400 unités militaires et 48 avions et hélicoptères participeraient à la parade navale qui sera « la plus grande et la plus magnifique » jamais organisée.

Par ailleurs, l’US Naval Institute affirme que selon les images satellites, le porte-hélicoptères Makran, accompagné de son navire de soutien, Sahand, s’approche de la Manche et atteindra sa destination finale probablement dans la mer Baltique.

L’US Naval Institute précise que les deux navires de guerre iraniens se dirigent vers la mer Baltique pour représenter l'Iran lors du défilé naval du 25 juillet en Russie. Le porte-hélicoptères Makran et son navire de soutien ont traversé les côtes occidentales de l'Afrique, de l'Espagne et de la France avant de s'approcher de la côte sud du Royaume-Uni.

Lire aussi : Le président élu iranien répond aux vœux du premier leader à avoir félicité sa victoire

Lorsque les deux navires de guerre équipés d’armes et de carburant ont quitté l'Iran en avril dernier, les hypothèses ont suggéré qu’ils se dirigeaient vers le Venezuela avant de s'arrêter au large des côtes du Sénégal pendant environ une semaine, puis de se diriger vers l’Atlantique. Suite à leur traversée de la Manche, l’OTAN est susceptible de les surveiller.

La marine iranienne à Saint-Pétersbourg

La marine iranienne à Saint-Pétersbourg

Moscou a annoncé la présence de l’Iran dans le grand défilé naval à l’occasion du 325e anniversaire de la fondation de la marine russe.

Dans RUSSIE

LE MINISTERE DES AE DE LA RUSSIE DENONCE LA POLITIQUE DE DEUX POIDS, DEUX MESURES DES ETATS-UNIS ENVERS CUBA

Par Le 18/07/2021

17 Juillet 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-16 18:21:32

      

Moscou, 16 juillet (RHC) La porte-parole du ministère des Affaires Étrangères de la Russie María Zakharova, a dénoncé la politique de deux poids, deux mesures appliquée actuellement par le gouvernement des États-Unis par rapport aux actions déstabilisatrices du 11 juillet dernier à Cuba.

 ‘La Maison Blanche a déclaré que les dernières émeutes à Cuba auront une incidence sur la future politique des États-Unis à l’égard de ce pays. Mais qu’en est-il des dernières manifestations en France ? Ne vont-ils pas les refléter ? a écrit la représentante du ministère des Affaires Étrangères de la Russie sur sa chaîne de Telegram.

La diplomate a attiré l’attention sur les manifestations de ce mercredi dans différentes villes françaises, y compris Paris où il y a eu des heurts sur la Place de la République avec les forces de l’ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène.

Il y a du désordre dans les rues de Paris : des barricades, des canons à eau, du gaz lacrymogène, des incendies de voitures. Si ce n’était pas par les moyens modernes, on dirait une véritable prise de la Bastille. Et la Maison Blanche ne voit pas cela ? a demandé Zakharova.

Au cours des derniers jours, les autorités cubaines ont dénoncé le lien des États-Unis avec les événements récents dans l’île et l’incidence du blocus de Washington sur les problèmes économiques graves que traverse le pays.

Le 13 juillet dernier, le vice-ministre russe des Affaires Étrangères, Sergueï Riabkov, a souligné l’inadmissibilité des ingérences étrangères et d’autres actions destructives qui prétendent déstabiliser Cuba’.

Dimanche dernier de nombreux cubains sont descendus dans les rues pour exprimer leur soutien à la Révolution, en réponse aux expressions publiques de mécontentement en différents points de la géographie nationale, instigués par les réseaux sociaux.

Le président cubain Miguel Díaz-Canel, dans son allocution à la télévision a rejeté les actions de ceux qui ont encouragé les révoltes et les a qualifiés d’opportunistes et de mener une politique de deux poids, deux mesures, car ils ont profité de la situation difficile que vit le peuple en raison de la pandémie du Covid-19 et du renforcement du blocus économique des États-Unis.

Ils ne cherchent pas le bienêtre des gens, a dénoncé le chef de l’État et il a ajouté que le fait d’inciter à ce type de désordre au milieu des circonstances exceptionnelles du pays est une perversité.

 

(PL)

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/264096-le-ministere-des-affaires-etrangeres-de-la-russie-denonce-la-politique-de-deux-poids-deux-mesures-des-etats-unis-envers-cuba

Tag(s) : #Russie#Cuba

 

Dans RUSSIE

MISE EN GARDE DE LA RUSSIE CONTRE TOUTE INGERENCE ETRANGERE A CUBA

Par Le 12/07/2021

La Russie met en garde contre toute «ingérence étrangère» à Cuba

La Russie met en garde contre toute «ingérence étrangère» à Cuba

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Par AFP

La Russie a mis en garde lundi 12 juillet contre toute «ingérence étrangère» dans la crise qui secoue Cuba, un pays allié de Moscou où les autorités sont confrontées à des manifestations historiques contre le pouvoir communiste.

«Nous considérons comme inacceptable toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures d'un État souverain et toute autre action destructrice qui favoriserait la déstabilisation de la situation sur l'île», a indiqué dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères. «Nous sommes convaincus que les autorités cubaines prennent toutes les mesures nécessaires pour rétablir l'ordre public dans l'intérêt des citoyens du pays», a ajouté Moscou, indiquant «suivre de près l'évolution de la situation à Cuba et aux alentours».

Prises par surprise par des manifestations spontanées qui ont éclaté dans diverses villes du pays, avec des échauffourées notamment à La Havane, les autorités cubaines se sont dites prêtes à défendre la révolution «coûte que coûte». Les Etats-Unis ont eux apporté leur soutien aux protestataires et mis en garde contre tout usage de la violence à l'encontre de «manifestants pacifiques».

Les relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis, après une brève réconciliation entre 2014 et 2016, sont au plus bas depuis le mandat de Donald Trump, qui a renforcé l'embargo en vigueur depuis 1962, dénonçant des violations des droits humains et le soutien de La Havane au gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela. La Russie est, elle, l'un des principaux soutiens des autorités communistes de Cuba depuis l'époque soviétique.

https://french.alahednews.com.lb/40674/347

 

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Dans RUSSIE

FRONT UNI SINO-RUSSE VERSUS USA

Par Le 12/07/2021

La Chine et la Russie raffermissent leur lien pour contrer l’hégémonie US

Sunday, 11 July 2021 6:18 PM  [ Last Update: Sunday, 11 July 2021 6:28 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des navires chinois en mer de chine Méridionale. ©AFP/Archives

La Chine appelle à renforcer davantage la coordination stratégique avec la Russie pour opposer à l’hégémonie.

Le conseiller d’État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi a appelé, dimanche 11 juillet, la Chine et la Russie à défendre conjointement le multilatéralisme et à s’opposer à l’hégémonie.

Lire aussi : La stratégie de Biden pour couper le pont Chine-Russie

Wang a fait ces remarques lorsqu’il a assisté à une réception marquant le 20e anniversaire de la signature du Traité de bon voisinage et de coopération amicale sino-russe, un événement à Pékin auquel a également assisté l’ambassadeur de Russie en Chine Andrey Denisov.

Lire aussi: La Chine affûte ses J-20 en mer de Chine si…

Le président chinois Xi Jinping et le président russe Vladimir Poutine ont publié le 28 juin une déclaration conjointe prolongeant officiellement le traité.

Wang Yi a déclaré que la Chine et la Russie devraient soutenir le multilatéralisme, s’opposer à l’hégémonie et boycotter toute nouvelle guerre froide.

Chine:

Chine:

Il a déclaré que les deux parties devraient renforcer la confiance politique mutuelle, élargir les échanges à tous les niveaux, renforcer les collaborations stratégiques et protéger conjointement les intérêts fondamentaux des deux pays ainsi que la sécurité et la stabilité autour des deux pays afin d’élever le partenariat stratégique global de coordination sino-russe pour une nouvelle ère à un niveau supérieur.

Lire aussi: L’axe Téhéran-Pékin défie l’ordre pro-US

« La Chine et la Russie continueront également de promouvoir l’alignement de l’initiative “la Ceinture et la Route” avec l’Union économique eurasienne et étendront leur coopération dans les domaines de l’énergie à faible émission de carbone, de l’économie numérique, de l’agriculture, des vaccins et d’autres domaines », a déclaré Wang.

USA: la Chine sort ses ICBM

USA : la Chine sort ses ICBM

Passant en revue la coopération économique au cours des deux dernières décennies, Wang a déclaré que le commerce bilatéral avait augmenté de près de 14 fois, passant de 8 milliards de dollars en 2000 à 107,77 milliards de dollars en 2020.

Lire aussi: Le militarisme est en hausse en Asie de l’Est (RIAC)

« Les deux parties s’en tiendront à l’esprit du traité », a-t-il déclaré promettant que la Russie travaillera avec la Chine pour réaliser de nouveaux et plus grands objectifs fixés par l’extension du traité.

Évoquant les déclarations des responsables américains qui voient en la Chine un grand rival dans le domaine de la technologie, le président chinois Xi Jinping a récemment appelé les pays du monde à s’opposer à tout pays qui procède au boycott de la technologie. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/11/662034/Chine-Russie-USA-Wang-Yi-guerre-

Dans RUSSIE

RUSSIE : VERS UN DEPLOIEMENT DE MILLIERS DE MERCENAIRES AMERICAINS EN UKRAINE AVEC LA CRIMEE DANS LE COLLIMATEUR

Par Le 08/07/2021

Opération commandos contre la Crimée

Thursday, 08 July 2021 6:22 PM  [ Last Update: Thursday, 08 July 2021 6:24 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des troupes ukrainiennes quittent l'est de l'Ukraine. ©Sipa/Illustration

Plusieurs milliers de mercenaires américains de Blackwater pourraient être déployés en Ukraine.

En dépit des preuves documentées sur le déploiement des mercenaires étrangers aux côtés des forces armées ukrainiennes dans le Donbass, les États-Unis et plusieurs autres pays vont envoyer des milliers de troupes supplémentaires sur champs de bataille sur les territoires ukrainiens. L’initiative a été prise par le fondateur de Blackwater PMC, Eric Prince, et offerte aux autorités ukrainiennes, d’après le site web militaire russe Avia.pro.

En effet, il s’agit de la création d’une unité, de plusieurs centaines voire milliers de personnes, qui participeront à la déstabilisation de la situation tant dans le Donbass qu’à proximité des frontières russes en Crimée.

Lire aussi : Poutine doute que l’OTAN puisse tenir tête à la Russie en mer Noire

Pour le moment, on ignore si l’Ukraine est intéressée par de telles actions. Les experts font tout d’abord attention au fait que Kiev n’a pas les fonds pour organiser de telles unités sur son territoire.

Il convient de noter que le Blackwater PMC opère activement en Syrie et dans d’autres parties du monde, soutenant les positions de Washington.

Malgré les tensions avec Moscou, l’Ukraine, les États-Unis et plusieurs pays ont récemment lancé des exercices militaires conjoints en mer Noire, région de fortes tensions avec Moscou et théâtre d’un accrochage avec un navire britannique. Selon Kiev, c’est « pour le maintien de la paix dans la région ».

Lire aussi : OTAN/Russie : la tension monte d’un cran

Ces manœuvres navales, baptisées « Sea Breeze 2021 » devaient se tenir jusqu’au 10 juillet et impliquer 5000 militaires et 30 navires issus d’une trentaine de pays, dont plusieurs membres de l’OTAN, les États-Unis déployant à cette occasion leur destroyer « USS Ross ».

Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, avait mis en garde, à la mi-juin, contre l’adhésion de l’Ukraine à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), soulignant qu’une telle décision serait une ligne rouge pour la Russie.

Il convient de rappeler que fin d’avril 2021, alors que les tensions étaient montées d’un cran dans la région du Donbass, les forces russes ont lancé des exercices militaires d’envergure en Crimée avec la présence du chef de la Défense russe ; un avertissement de la Russie contre les répercussions des actes de l’Ukraine et de l’OTAN.

Sous la supervision directe du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, les forces russes ont lancé, jeudi 22 avril, des exercices militaires d’envergure dans la péninsule de Crimée.

Selon le ministère russe de la Défense, Choïgou a survolé en hélicoptère les zones où des troupes et du matériel militaire étaient déployés, vérifiant ainsi l’état de préparation des forces navales et terrestres.

Vers une 3ère guerre mondiale?

Vers une 3ère guerre mondiale?

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/08/661820/Russie-Ukraine-Blackwater

Dans RUSSIE

SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE DEMENT TOUT ISOLEMENT DE LA RUSSIE, RAPPELANT QUE L’OCCIDENT N’EST QU’UNE PARTIE TRES MINORITAIRE DU MONDE

Par Le 08/07/2021

Sergueï Lavrov

Lavrov dément tout isolement de la Russie, rappelant que l’Occident n’est qu’une partie très minoritaire du monde

© Sputnik . Le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères

RUSSIE

12:44 08.07.2021URL courte

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Intervenant à l’université fédérale d’Extrême-Orient ce jeudi 8 juillet, le ministre russe des Affaires étrangères a assuré que le nombre d’amis de Moscou grandissait sans cesse et qu’il n’en était rien de l’isolement de la Russie dont on parle constamment en Occident.

Sergueï Lavrov a démenti les affirmations de l’Occident sur l’isolement de la Russie lors d’une conférence donnée à l’université fédérale d’Extrême-Orient ce jeudi 8 juillet.

Le ministre assure que les rangs de ses amis grossissent constamment bien que «les États-Unis et leurs alliés tentent activement de l’empêcher».

Les liens avec les pays comptant 80% de la population mondiale

«Nous renforçons nos liens avec la majorité écrasante des États étrangers en Eurasie, en Amérique latine et en Afrique, y compris avec nos alliés et partenaires les plus proches dans l’Organisation du traité de sécurité collective, la Communauté des États indépendants, l’Union économique eurasiatique, l’Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS», expose-t-il.

En somme, selon lui, des pays qui représentent plus de 80% de la population du globe.

«Aussi est-il évidemment clair à toute personne impartiale qu’il n’est question d’aucun isolement de la Russie, isolement que l’Occident rabâche pourtant», avance le chef de la diplomatie russe.

La Russie, un partenaire qui tient sa parole

Il a ajouté que les initiatives russes dans l’arène internationale ne dépendaient pas des cycles électoraux et de la conjoncture politique ou autre.

Pour Sergueï Lavrov, la politique à long terme approuvée par Vladimir Poutine revêt un caractère stratégique qui dote Moscou d’un avantage concurrentiel important. Une telle approche permet à la Russie de renforcer son image de partenaire sûr, prévisible et fort qui tient sa parole.

Faire partie d’une communauté régie par la justice

Le même sujet a été évoqué par le ministre dans son grand entretien à Sputnik en avril dernier lors duquel il a souligné que la Russie n’optait pas pour l’isolement et voulait faire partie de la communauté internationale, «mais une communauté internationale qui est régie par la justice et la démocratie».

Il a précisé que le seul souhait était de «conserver les principes de la Charte de l’Onu en vertu de laquelle tous sont égaux et tous doivent s’entendre».

https://fr.sputniknews.com/russie/202107081045849612-lavrov-dement-tout-isolement-de-la-russie-rappelant-que-loccident-nest-quune-partie-tres/

Dans RUSSIE

KARINE BECHET-GOLOVKO : LA RESISTANCE S’ORGANISE A MOSCOU CONTRE LA DICTATURE DU COVID

Par Le 29/06/2021

La résistance s’organise à Moscou contre la dictature du Covid

Par Karine Bechet-Golovko

Mondialisation.ca, 28 juin 2021

Russie Politics 25 juin 2021

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Alors que la Russie avait eu la sagesse toutes ces années de ne pas tomber dans l’erreur faite en Occident de la confrontation des élites et de la population, le tsunami du Covid semble tout noyer sur son passage et les élites russes s’engagent, certaines avec fanatisme comme à Moscou, d’autres par faiblesse, sur la voie de la dictature globale covidienne. Mais la population russe n’est pas prête, comme l’histoire l’a montré, à se rendre sans se battre, à abandonner sa terre et sa civilisation, ses enfants aux intérêts globalistes. La résistance s’organise. Un appel est lancé, pacifiquement, mais fortement, aux dirigeants contre la vaccination obligatoire, il serait bon qu’ils se souviennent qu’ils ne pourront gouverner (longtemps) contre leur peuple.

Le lancement de la vaccination obligatoire à partir de Moscou, mouvement qui contamine petit à petit le territoire de ce grand pays, ne se déroule pas aussi facilement que prévu. Simplement, le fait de devoir menacer de priver d’accès aux soins courants dans les hôpitaux ou de perdre son travail ne devrait pas être nécessaire si la population était favorable au tout-vaccin. Or, ne serait-ce qu’à l’université de Moscou, nous avons droit à un à deux coups de téléphone par semaine, pour nous demander si nous sommes déjà vaccinés, quand nous pensons nous vacciner, pourquoi nous ne sommes pas encore vaccinés, si nous sommes bien au courant qu’il faut se vacciner, etc. Mais les personnes qui appellent sont mal à l’aise et, maintenant, souvent remplacées par des robots.

Très rapidement, alors que le pouvoir fédéral soutient du bout des doigts, sans trop vouloir se salir les mains à la veille des élections législatives, l’Ombudsman fédéral Tatiana Moskalkova s’est prononcée contre la vaccination obligatoire, ce qui est sa position constante. Elle a déclaré recevoir beaucoup de requêtes de citoyens se plaignant de discriminations fondées sur la vaccination contre le Covid :

« Par exemple, la compagnie Norilsky Nikel a prévenu tous ses employés que s’ils ne se vaccinaient pas, ils n’iraient nulle part pour les congés d’été et qu’ils n’auraient pas de prime. Et il y a un nombre très important de plaintes de ce genre, de menaces de priver de primes, de mise à la porte … »

Elle estime à juste titre que stimuler la vaccination par ces procédés liberticides n’est pas « un jeu honnête ». La manière dont il est prévu de « protéger la société » provoque, selon ses propres termes, une « psychose de masse, la peur des gens d’être forcé ».

A l’Université d’Etat de Moscou, l’ancien président du Syndicat de la faculté de droit, de son côté, lui, a soulevé la question de l’illégalité de la vaccination obligatoire contre le Covid, en l’état actuel de la législation fédérale. Il a envoyé un courrier officiel au Recteur de l’Université, V. A. Sadovnitchny, ainsi qu’à tous les membres du Conseil scientifique, remettant en cause le bien-fondé légal de l’obligation faite aux enseignants de se vacciner contre le Covid. Rappelons qu’en plus de la pression sans précédent ainsi exercée sur le corps enseignant, le Recteur a également lancé l’idée de conditionner l’accès aux cours à la rentrée pour les étudiants à leur vaccination.

Et, en effet, la population n’est pas pressée de se faire vacciner. Ceux qui étaient convaincu l’on déjà fait, mais la grande majorité n’en voit pas la nécessité, surtout quand le ministre de la Santé prévoit une revaccination obligatoire tous les 6 mois contre le Covid en phase d’épidémie (qui semble éternelle). Certains sont prêts à jouer le jeu en achetant un certificat de vaccination et le business se développait tellement bien de l’Agence de surveillance des communications, Roskomnadzor, a fermé plus de 150 sites qui vendaient ces sésames pour le nouveau monde. Des vendeurs individuels ont également été interpellés.

Il est vrai que la situation devient de plus en plus radicale, avec le lancement des essais de vaccins à Moscou sur les adolescents de 12 à 17 ans cet été. Pour voir … si, en toute logique, ensuite, il ne serait pas possible de rendre la vaccination obligatoire pour eux aussi. Des pétitions en ligne circulent contre la vaccination obligatoire, soulignant la violation massive et directe des droits par, principalement, le maire de Moscou Sobianine et Popova (qui est à la tête de la « lutte contre le Covid » dirigée par l’Agence de surveillance de la consommation – sic) et demande la démission de leur fonction de ces personnes, ainsi qu’une enquête soit confiée au FSB et au Comité d’enquête sur les actions de ces gens et de leurs partenaires. Il est demandé de mettre fin à la vaccination obligatoire et à la propagande, qui la porte, afin de mettre un terme à l’hystérie dans les médias. Il est également demandé que des études sérieuses et indépendantes des groupes pharmaceutiques sont conduites sous l’égide du ministère de la Santé, notamment pour soigner les gens.

Mais comme l’on ne combat pas dans le virtuel un danger qui est dans le réel, le 23 juin, une action a été organisé dans tout le pays. Une action réelle, visant à aller déposer des requêtes à son député, en tout cas à ceux qui ne profitent pas du Covid pour ne plus recevoir les gens. Marina Vassileva, l’une des quelque trois cents personnes, qui ont pris part à cette action à Moscou, nous explique la raison d’être de cette démarche :

« Ce n’était pas une action contre la vaccination, mais contre la vaccination obligatoire. Nous voulions faire parvenir l’opinion des gens aux dirigeants. Sobianine ne reçoit plus les Moscovites en raison de la situation épidémiologique, l’accès à la permanence présidentielle est fermé jusqu’à fin juillet. Mais Russie Unie a ouvert une nouvelle permanence et a appelé tout le monde à venir avec ses requêtes. Nous sommes donc venus. Nous voulions montrer des gens bien vivants, car suite à nos commentaires sur les sites, suite à nos courriers électroniques, nous n’avons entendu qu’une seule réaction : ce sont des robots. »

Voici ses photos pour illustrer l’action :

 

Ainsi, le 23 juin à Moscou les gens se sont réunis, beaucoup avec des enfants, devant la permanence de Russie Unie dénommée « Soutien social », certains avec des tee-shirts portant une étoile jaune et le mot « Encore? », afin de rappeler la distinction sous le nazisme entre les personnes saines et les autres, qui devaient être marquées, d’autres avec le slogan « réponse immune ». Difficile de dire le nombre précis de personnes, d’une centaine à 300 selon les sources. Tout d’abord, personne n’a réagi, ensuite la police est venue pour leur demander d’enlever ces tee-shirts, mais quand les gens ont expliqué qu’ils venaient déposer une adresse à leur député, les policiers sont revenus en position d’observation. Les membres de Russie Unie, calfeutrés, pendant une demi-heure ont observé par les fenêtres ce qui se passait dans la rue. Finalement, quelqu’un est sorti … évidemment pour rappeler les règles sanitaires. Quand les fonctionnaires n’ont plus rien à dire, ils vous demandent le masque ou la distance, pour obliger à la soumission et reprendre consistance. Au début, il a dit d’attendre, qu’il faudra entrer un par un. Mais le nombre grossissait … Finalement, un représentant de Russie Unie est sorti, a récupéré le paquet de signatures et a déclaré que la permanence, d’un coup d’un seul, ne recevait personne, ils travaillaient … virtuellement. Virtuel, dans tous les sens du terme. Et à distance – des gens.

 

La réaction de la population est saine : elle demande le retour à l’état de droit, le retour au fonctionnement normal, national, des institutions, le retour à la rationalité. Espérons qu’elle sera entendue et que les élites dirigeantes russes se rappelleront que la Russie n’a pour seul soutien que son peuple et son armée. Sinon elle n’est plus. Et la globalisation par le Covid est un test de résistance qu’elle n’a pas le droit de perdre.

A quoi cela servait-il de détruire son pays au nom du libéralisme, si c’est pour se dissoudre dans une dictature globale, inhumaine et amorale ?

Karine Bechet-Golovko

La source originale de cet article est Russie Politics

Copyright © Karine Bechet-GolovkoRussie Politics, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-resistance-sorganise-a-moscou-contre-la-dictature-du-covid/5657852

Dans RUSSIE

LE "FRONT EST" ANTI-RUSSE OUVERT

Par Le 20/10/2021

 

Géorgie, Ukraine, Pologne, minés par Austin

Tuesday, 19 October 2021 6:49 PM  [ Last Update: Wednesday, 20 October 2021 5:43 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin (D), a été accueilli à son arrivée à Tbilissi par son homologue, Juansher Burchuladze. ©AFP

Dans le cadre de sa tournée anti-russe, le secrétaire américain à la Défense est arrivé, ce mardi 19 octobre, à Kiev, capitale de l’Ukraine. 

Lloyd Austin, qui s’était rendu à Tbilissi, capitale de la Géorgie, afin de s’entretenir avec le Premier ministre et le ministre de la Défense de la Géorgie à propos des sujets anti-russes, est arrivé ce mardi à Kiev. 

Sur son compte Twitter, Lloyd Austin a repris la position de Washington vis-à-vis de l’Ukraine et a accusé, une fois de plus, la Russie d’« agression » et de « violation » de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.  

Lire aussi: OTAN : Moscou avertit contre un recours à l’option militaire 

À Tbilissi, Lloyd Austin a parlé avec les responsables géorgiens de ce qu’il a appelé les « menaces russes » contre ce pays caucasien. 

La Russie a, à maintes reprises, mis en garde la Géorgie et l’Ukraine contre leur adhésion à l’OTAN. 

Le déploiement des forces russes en Abkhazie et en Ossétie du Sud ainsi que l’opposition de Moscou à l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN en tant que membre permanent ternissent les relations entre ces deux pays. 

Un colonel américain prédit l'effondrement de l'OTAN

Un colonel américain prédit l’effondrement de l’OTAN

Austin a souligné en Géorgie et en Ukraine qu’il existait une porte ouverte à l’OTAN et a encouragé les pays à apporter les changements nécessaires pour qu’ils puissent se qualifier pour l’adhésion à l’alliance atlantique. 

« L’administration Biden doit accorder plus d’attention à la Géorgie pour éviter une inclinaison potentielle vers la Russie ainsi que la Chine », a déclaré le politologue David Kramer de l’Université internationale de la Floride, qui est un ancien diplomate américain de haut rang. « On craint de plus en plus que le gouvernement soit un peu trop flexible envers Moscou », a-t-il ajouté.  

Lire aussi: Poutine doute que l’OTAN puisse tenir tête à la Russie en mer Noire

Après sa visite en Ukraine, le chef du Pentagone prendra l’avion à destination de Romanie et de Belgique. 

La visite en Roumanie vise également à renforcer le partenariat stratégique bilatéral et à renforcer le flanc oriental de l’OTAN, ainsi qu’à reconnaître le leadership de la Roumanie dans les questions de sécurité de la mer Noire.

Austin visitera également des militaires américains basés sur la base aérienne américaine située dans le sud-est de la Roumanie, près de la mer Noire.

En Belgique, Austin participera à son premier sommet ministériel de la défense de l’OTAN en personne. 

Surprise

Surprise

Deux navires militaires iraniens ont été repérés dans la Manche pour la première fois.

Par ailleurs, les hauts responsables azerbaïdjanais ont discuté de la sécurité et de la coopération régionales avec le représentant spécial du secrétaire général de l’OTAN pour le Caucase et l’Asie centrale, Javier Colomina Piriz, dans le cadre de sa visite en Azerbaïdjan le 18 octobre.

Lire aussi : Comment Bakou compte-t-il planter l’OTAN aux portes sino-russes ?

Le ministre azerbaïdjanais de la Défense, Zakir Hasanov, a informé le responsable de l’OTAN de la situation actuelle à la frontière de l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

À son tour, Piriz a mentionné la volonté de l’OTAN de fournir ce qu'il a appelé un soutien pertinent pour assurer la paix dans la région.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/19/668832/Ukraine-Russie-USA-Lloyd-Austin-OTAN

Dans RUSSIE

LES RUSSES EFFARES PAR LA STUPIDITE SUICIDAIRE DE L'OCCIDENT

Par Le 17/10/2021

Les Russes sont effarés par la stupidité suicidaire de l’Occident

Par Andrei
Arrêt sur info — 17 octobre 2021

 

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Publié le 14 octobre 2021 sur The Saker’s Blog

Les Russes expriment ouvertement leur stupéfaction absolue devant la stupidité suicidaire de l’Occident.  Trois exemples :

Un article récent de Medvedev :

Dmitri Medvedev : Pourquoi les contacts avec les dirigeants ukrainiens actuels n’ont aucun sens.

Le discours de Poutine lors du récent forum sur l’énergie en Russie :

Le président russe Vladimir Poutine : Discours au forum international de la Semaine russe de l’énergie

Et puis il y a cette photo de Poutine se tapant le front comme s’il pensait « sont-ils devenu complètement fou ? ».

 

Dois-je prendre la peine d’énumérer ce qui a provoqué de telles réactions ?

La crise énergétique auto-imposée dans laquelle l’UE essaie à la fois de retarder/arrêter le NordStream2 tout en exigeant que la Russie augmente sa fourniture en énergie ?

Quant aux Ukrainiens, Poutine vient de leur offrir, une fois de plus, non pas 1500 $/mètre cube mais 175 $.  Mais cet État vassal des États-Unis rejette fièrement toute offre de ce type.

Le fait que l’oncle Shmuel a promis ses « molécules de liberté » à l’UE mais qu’il vend maintenant ces molécules à l’Asie (qui a les moyens de payer beaucoup plus). Pourtant, l’UE reste toujours aussi soumise aux USA…

Ou le fait que l’ensemble des médias occidentaux, unis et d’une seule voix, accusent la Russie d’avoir créé la crise alors qu’en réalité, non seulement la Russie a rempli toutes ses obligations contractuelles mais a même AUGMENTÉ (de 10% si je me souviens bien) ses ventes au-delà de ses obligations contractuelles ?  Poutine a répété à de nombreuses reprises « dites-nous ce dont vous avez besoin, donnez-nous un contrat à signer et nous vous livrerons tout ce dont vous avez besoin ! ».

Ensuite, il y a Victoria « fuck the EU » Nuland qui, apparemment, a exigé que la Russie lève unilatéralement les contre-sanctions russes sans que les États-Unis ne le fassent de leur côté.

Voici comment les élites occidentales semblent « penser » (je suis généreux ici).

Nous accusons la Russie de tout et n’importe quoi

Puis ces salauds de russes ont le culot d’exiger des preuves

Nous les accusons encore un peu plus

Et puis ces salauds de russes ont le culot de se référer à des faits.

Puis nous leur disons que nous allons les sanctionner

Et ces salauds de Russes ont le culot de nous contre-sanctionner.

Puis nous nous engageons dans des exercices militaires le long de la frontière russe.

Et puis ces salauds de Russes ont le culot de s’engager dans des exercices militaires également le long de leur frontière.

Ensuite, nous essayons de les effrayer pour « négocier en position de force » avec des paroles vides de sens sur notre invincibilité.

Et puis ces salauds de Russes conçoivent et déploient des systèmes d’armes dont nous ne pouvons que rêver.

Puis nous disons aux Russes que nous voulons qu’ils restent neutres pendant que nous nous occupons de la « menace chinoise » (envers qui ?)

Et puis ces salauds de Russes rient à gorge déployée.

Je m’arrête ici, mais je tiens à souligner ce que Poutine et de nombreux analystes russes disent : l’Occident dans son ensemble est si totalement déconnecté de la réalité qu’il est, en fait, en train de se suicider.  Poutine et d’autres ont également dit ce qui suit à de nombreuses reprises déjà : « Nous n’avons pas besoin de faire quoi que ce soit, rien, il suffit juste d’observer comment l’Occident s’autodétruit ».

À propos de l’Ukraine : veuillez lire attentivement l’article de Medvedev.  Certains disent qu’il n’a pas été écrit par lui, mais par Poutine.  L’explication la plus probable est que ce texte a été préparé, contrôlé et approuvé par le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie (où Medvedev occupe le poste de vice-président) et que la raison pour laquelle Medvedev l’a signé relève de la diplomatie : il peut être beaucoup plus direct que le président Poutine, mais vous pouvez être sûr que cet article exprime bien le point de vue de ce dernier.

Les Russes qualifient désormais ouvertement l’Ukraine d’État vassal des États-Unis et affirment qu’il est inutile de parler avec les Ukrainiens, mais uniquement avec leurs maîtres, d’où la visite de Nuland en Russie.

Les Russes ne qualifient pas (encore ?) officiellement et ouvertement l’ensemble de l’UE d’État vassal des États-Unis, mais ils le suggèrent fortement.

Ainsi, du point de vue des Russes, seuls les États-Unis conservent au moins un certain pouvoir et méritent donc qu’on leur parle.

Pourtant, les États-Unis d’avant 2021 sont morts et enterrés.

Ce qu’il en reste est une société profondément dysfonctionnelle où les élites dirigeantes semblent ne se soucier que de la fluidité des genres et des droits des transsexuels, de la positivité corporelle, de l’idéologie Woke, des « mathématiques inclusives » et même d’un Superman homosexuel (qui devrait alors être rebaptisé « superhuman », je suppose !).  Malgré tout, les Russes continueront à parler à cette entité potentiellement Wakanda, ne serait-ce que parce que cette dernière a encore des ogives (et une bonne dose d’élan, même morte), mais ils ne ressentent AUCUN besoin de la prendre très au sérieux ou de faire grand-chose à ce sujet.

Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, l’avenir de la Russie n’est pas à l’Ouest, mais au Sud (Asie centrale, Moyen-Orient), à l’Est (Chine) et au Nord (Arctique).

Quant à l’asile d’aliénés appelé « Europe », les Russes laisseront le « général Hiver » s’en occuper et essayer de les sortir de « leur pays de cocagne multiculturel » et de leur culte pour Greta Thunberg, pour les ramener à la réalité.

L’espoir meurt en dernier, je suppose…

Je terminerai par une anecdote personnelle.  Lorsque j’étudiais à la School of International Service (SIS) de l’Université américaine, j’avais un professeur absolument fantastique, un ancien officier de renseignement de la marine, d’origine polonaise.  Ses cours étaient absolument superbes, à chaque fois.  Un jour, nous avons fait quelque chose de vraiment intéressant (et amusant !): pendant la moitié du cours, nous avons lu des lettres d’officiers allemands de la Seconde Guerre mondiale servant sur le front de l’Est dans les premières phases de l’invasion : elles étaient pleines des trucs habituels sur les sous-hommes russes qui se feraient botter le cul par la « race maîtresse porteuse de culture » (Kulturträger Herrenvolk).  Dans la seconde moitié du cours, nous avons également lu des lettres écrites par des officiers allemands, mais après Stalingrad, dans lesquelles ils qualifiaient les Russes de quasi-superhumains. Le contraste était absolument stupéfiant.

Rien ne dégrise plus quelqu’un ivre d’idéologie qu’une confrontation brutale avec l’indéniable réalité.

La même chose est arrivée aux Français, d’ailleurs.  Le mot russe « shval » (шваль), qui signifie en gros « racaille », « ordure », « sans valeur », vient du mot français « cheval ».  Pouvez-vous deviner pourquoi ?  Parce que les Français qui battaient en retraite devaient utiliser leurs chevaux morts comme nourriture !  Pour plus de détails, je recommande vivement ce livre « Les Cahiers du capitaine Coignet«  – ce sont les notes du journal intime de Jean-Roch Coignet, qui a participé à toutes les guerres napoléoniennes.  C’est une lecture fascinante et une révélation sur la façon dont un soldat français a vécu toutes ces années.

Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer comment la folie collective actuelle de l’Occident sera inscrite dans les livres d’histoire.  Peut-être comme la plus stupide et la plus incroyable autodestruction de l’histoire ?

Andrei

Source:The Saker’s Blog

Traduit par Wayan

https://arretsurinfo.ch/les-russes-sont-effares-par-la-stupidite-suicidaire-de-loccident/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-russes-sont-effares-par-la-stupidite-suicidaire-de-loccident

Dans RUSSIE

EN CAS DE GUERRE, INCAPABLES DE FAIRE FACE A LA CHINE OU A LA RUSSIE, LES USA SERONT VAINCUS

Par Le 07/10/2021

Les USA perdront n’importe quelle guerre contre la Chine ou la Russie

Wednesday, 06 October 2021 5:58 PM  [ Last Update: Wednesday, 06 October 2021 5:58 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Guerre : les USA seront vaincus. (Photo à titre d’illustration)

Selon un analyste du journal américain The National Interest, les responsables américains ont tout à fait raison de s’inquiéter des dangers d’un éventuel conflit nucléaire avec la Russie ou la Chine, car l’armée américaine n’est même pas prête pour une guerre conventionnelle avec ces deux pays.

Dans un article paru aujourd’hui sur The National Interest, David Payne l’analyste du journal écrit : « Les forces armées des États-Unis ne sont actuellement pas prêtes à affronter la Russie ou la Chine, même dans une guerre conventionnelle, pour ne pas parler d’un conflit nucléaire. L’erreur stratégique de la partie américaine était l’expansion de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à l’Europe de l’Est dans les années 1990 et l’admission des anciennes républiques soviétiques à l’organisation, ce qui a été finalement au détriment de Washington. »

« Par conséquent, poursuit l’analyste, les États-Unis n’ont pas réussi à se concentrer sur une bonne politique pour affaiblir l’alliance forte qui existe entre la Russie et la Chine, et devraient actuellement se mettre à soutenir les pays petits et faibles qui ont rejoint l’OTAN. »

Lire aussi : Chine/Iran : le méga coup de bluff US ?

AUKUS: la Chine

AUKUS : la Chine

Plus tôt, le général John Hayton, chef d’état-major adjoint de l’état-major interarmées des États-Unis, avait déclaré que l’Amérique ne devrait jamais entrer en guerre avec la Russie et la Chine, car un tel conflit militaire aurait des conséquences dévastatrices pour les États-Unis et pour le monde entier. 

Selon lui, une telle guerre détruirait le monde et l’économie mondiale et aurait de mauvaises conséquences pour tous, c’est alors pourquoi les États-Unis ne doivent jamais penser à entrer dans une telle guerre.

Ainsi, Aaron Mitchell, ancien secrétaire d’État adjoint chargé de l’Europe et de l’Eurasie a récemment écrit dans un article publié sur The National Interest que les États-Unis avaient très peu de chances de gagner une éventuelle guerre avec la Russie ou la Chine. Selon lui, un tel conflit militaire détruirait complètement l’armée américaine.

Lire aussi : Iran-Russie pactisent

Guerre nucléaire US contre la Chine!

Guerre nucléaire US contre la Chine!

Comment la Chine pourra faire face à une guerre nucléaire US la visant?

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/06/667989/Guerre-USA-seront-vaincus

Dans RUSSIE

RUSSIE : DECLARATION DU PCFR SUR LES RESULTATS DES ELECTIONS

Par Le 29/09/2021

28 Septembre 2021

Mardi 28 septembre 2021
Russie : Déclaration du PCFR sur les résultats des élections


Dans une déclaration concernant les récentes élections législatives, le Département international du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR) exige l'annulation des résultats du vote électronique pour cause de fraude, une enquête équitable et ouverte sur chaque cas de violation et appelle le gouvernement russe à cesser la persécution des membres et des partisans du Parti !
La déclaration complète du parti est la suivante : 


"L'élection parlementaire de 2021 qui s'est terminée dimanche a démontré un succès incontestable du PCFR ayant mis en évidence son soutien écrasant par la société russe.

Le Parti communiste de la Fédération de Russie, étant la principale opposition authentique au parti au pouvoir et largement soutenu par toutes les couches de la population ainsi que par les forces patriotiques de gauche, a réussi à obtenir un résultat officiel proche de 19% du total des votes.

Nous avons été soutenus par près de 10 millions 661 mille personnes. C'est le meilleur résultat du Parti communiste au cours de ce siècle. La faction du Parti communiste à la Douma d'État augmentera de 15 parlementaires.

Dans quatre régions, le PCFR a devancé la "Russie unie" ("UR"). Il s'agit de la République de Mari El (36 % du PCFR), de la Yakoutie (35 %), du territoire de Khabarovsk et de la région autonome de Nenets. Nos camarades ont obtenu plus de 30 % de soutien dans les régions d'Olyanovsk et d'Omsk, dans le Kraï de l'Altaï et dans la République de l'Altaï et de Hakassia.

Dans les 37 autres régions, les résultats étaient compris entre 20 et 30 %.

Lors des élections législatives régionales de 38 parlements régionaux, le PCFR a obtenu 254 mandats (contre 158 auparavant).

Ainsi, les résultats susmentionnés démontrent explicitement une tendance à l'interception de l'initiative par le "parti au pouvoir".

Mais malheureusement, la position politique d'un véritable pouvoir politique bénéficiant d'un soutien suffisant de la population ne garantit aujourd'hui aucun résultat équitable. Malgré la déclaration du porte-parole du gouvernement Dmitry Peskov à la presse sur la transparence et l'honnêteté des élections, le PCFR a fait face à une résistance substantielle du parti au pouvoir et des autorités locales pour obtenir des résultats équitables.

Cherchant à dominer politiquement le Parlement, le "parti au pouvoir" a modifié la loi relative aux procédures électorales.

Il est tout à fait évident que la campagne électorale et le vote lui-même ont été artificiellement prolongés du 17 au 19 septembre, établissant de nouvelles normes pour ce qui était autrefois une procédure régulière.

L'extension innovante du vote jusqu'à trois jours a été officiellement expliquée par la nécessité d'arrêter la propagation de la pandémie COVID 19, mais en fait elle a été utilisée pour forcer les employés du secteur public à "augmenter" massivement les chiffres des sondages du parti "UR".

Contre les données des sondages de sortie des urnes et le bon sens, Russie Unie a assuré sa victoire par d'"autres" méthodes en obtenant environ 50 % des voix et une "majorité constitutionnelle" lui permettant de contrôler le Parlement. L'accès aux ressources du pays et la soif de pouvoir l'ont rendu extrêmement inventif quant aux méthodes de vote et de comptage.

Après les amendements radicaux apportés à la Constitution russe en juillet dernier, le régime au pouvoir a lancé des attaques continues visant à éliminer les concurrents de poids dans les rangs de l'opposition, avec le PCFR en tête.

Ainsi, cinq candidats du PCFR aux élections régionales ont été exclus de la liste des votants sous un faux prétexte et l'un d'entre eux, l'ex-candidat à la présidence Pavel Grudinin, qui se présentait contre V. Poutine avec environ 9 millions de partisans, a été traduit en justice sans fondement.

Les grands médias n'ont suivi que les activités des candidats de "Russie unie", ignorant délibérément l'opposition.

Outre la manipulation des listes électorales, les homonymes des candidats du PCFR ont été délibérément inclus dans les listes "UR" afin de semer la confusion dans l'esprit des électeurs.

Une autre astuce inventée par la bourgeoisie au pouvoir était le vote électronique dans les régions les plus peuplées, d'une importance cruciale pour l'"UR".

Le vote électronique élimine les partis du processus électoral et rend impossible le contrôle ou la contestation des résultats, bien qu'il augmente considérablement le nombre total de votes.

À 19 heures le 19 septembre, les résultats moyens du parti communiste à Moscou étaient comparables à ceux de la "Russie unie", mais le lendemain matin, les chiffres avaient magiquement chuté d'un tiers, voire de la moitié. Il est impossible de progresser autant en une heure !

De nombreuses protestations et plaintes pour violation de la législation électorale ont suivi l'annonce officielle des résultats du vote.

Le PCFR et des milliers de sympathisants du Parti dans tout le pays se sont réunis pour faire un piquet de grève contre l'anarchie électorale des autorités.

Le régime bourgeois, effrayé par l'indignation de la population, a tenté d'intimider les membres et les partisans du PCFR en bloquant les locaux du Parti dans certaines régions, en arrêtant certains militants du Parti et en promettant de bloquer le site Internet du PCFR.

source : https://www.idcommunism.com/2021/09/russia-cprf-statement-on-election-results.html

Tag(s) : #PCFR#Communiste#Russie#Elections

Dans RUSSIE

RUSSIE : ELECTIONS LEGISLATIVES – SEPTEMBRE 2021

Par Le 27/09/2021

26 Septembre 2021

Les élections législatives en Russie se sont déroulées sur trois jours, du 17 au 19 septembre. Elles renouvellent la composition de la chambre basse du Parlement, la Douma d’État, et ses 500 députés. Ces derniers sont élus selon un double mode de scrutin : une moitié des députés est élue à la proportionnelle sur liste nationale, avec un seuil d’entrée fixé à 5% ; l’autre moitié est élue sur scrutin uninominal par circonscription.

Ces élections législatives sont couplées avec une série de scrutins locaux : 12 gouverneurs de région, dont 9 au suffrage universel, et 39 parlements régionaux sont renouvelés. Les élections des gouverneurs confirment ceux qui ont été mis en place à titre provisoire suite à une série de destitutions au cours de l’année 2020 et 2021. Ils sont quasiment tous de Russie Unie. Le gouverneur KPRF (Parti Communiste de la Fédération de Russie) d’Oulianovsk a été nommé par le Kremlin à titre provisoire en avril 2021 et se voit confirmé par ces élections.

Contexte : le malaise politique et social en Russie
Les élections législatives sont organisées dans un contexte délicat pour le pouvoir en place, de plus en plus focalisé sur la question de la succession présidentielle et, d’une manière structurelle, sur les bases matérielles de sa propre survie. Il s’agit donc d’abord et avant tout pour lui d’éviter une nouvelle crise électorale similaire à celle qui avait suivi les élections de 2011.

Les enjeux de ces élections dépassent donc la question des pouvoirs limités de la Douma d’État, devant laquelle le gouvernement n’est pas responsable collectivement, et celle des résultats eux-mêmes car le fait que les partis favorables au régime gardent une large majorité ne faisait de doute pour personne. La moitié des députés élus par circonscription assure de toute manière un matelas confortable au régime. Il n’en demeure pas moins que ces élections sont importantes car les coordonnées de la politique russe sont en train d’évoluer.

1- Les aspects économiques et sociaux intérieurs prennent le pas, dans les préoccupations populaires, sur la politique extérieure. En d’autres termes, « l’effet Crimée », sur lequel le régime comptait pour recouvrer un soutien populaire après la crise de 2011-2012, s’épuise. Vladimir Poutine a d’ailleurs consacré aux questions de politique intérieure l’essentiel de son discours annuel devant les deux chambres du Parlement le 21 avril dernier, en passant très rapidement sur les enjeux internationaux. La réforme des retraites de 2018, promulguée juste après la présidentielle, comprend un report de l’âge de la retraite pour les femmes, de 55 ans à 60 ans, et pour les hommes, de 60 à 65 ans, alors que l’espérance de vie pour les hommes atteint péniblement 66 ans ! Cette réforme a provoqué un mouvement social inédit depuis les années 1990-1993. A cela s’ajoute la hausse des prix de première nécessité (jusqu’à 70%, pour le sucre ou l’huile) et la faiblesse du plan de relance de l’économie qui, selon l’orientation libérale et conservatrice du régime, repose sur les ménages.

2- Le régime est confronté, depuis longtemps, à une contradiction fondamentale : si la popularité personnelle de Vladimir Poutine demeure importante, le régime reste impopulaire. Cette impopularité recouvre les pouvoirs locaux et le gouvernement. La contradiction tient au tient qu’il est impossible de séparer le président du régime dont il procède, qu’il personnifie et dont il assure les arbitrages fondamentaux. Lors de ces élections de 2021, la question est celle du maintien ou du renouvellement partiel des outils parlementaires du régime, qui sont tous plus décrédibilisés les uns que les autres, et dont le Kremlin s’est depuis longtemps autonomisé. Vladimir Poutine ne s’est ainsi pas présenté sous l’étiquette du principal parti qui le soutient, Russie Unie, aux élections présidentielles de 2018 mais sous celle d’un vague « Front populaire » qui n’a duré que le temps de la campagne électorale. Mais ces outils politiques parlementaires impopulaires demeurent essentiels pour assurer une majorité parlementaire incontestable, assurer la répartition des rentes de pouvoir et pour réguler les conflits des barons locaux. Ces outils politiques sont le parti principal, Russie Unie, complétés par des partis satellites, le parti « libéral-démocrate » (LDPR) de Jirinovski, et le parti « Russie Juste » de Mironov, qui sont encore plus décrédibilisés que Russie Unie. Il est d’ailleurs possible que les « corrections » des résultats aient pour objectif de maintenir ces deux partis au-dessus du seuil des 5% et, partant, leur représentation parlementaire. Cette faiblesse de « l’opposition poutinienne », comme on la nomme en Russie, suscite pour ces élections l’apparition de nouveaux relais du pouvoir, à l’image du parti « Nouvelles Personnes », de l’homme d’affaires proche du Kremlin Alexeï Netchaïev.

3- L’expression de ce malaise politique et social s’est cristallisée autour de quatre évènements récents, chacun étant d’une nature très différente :Les résultats des élections locales en 2019 et 2020 montrent un effritement du soutien au pouvoir en place ainsi que de bons résultats locaux pour le KPRF, dans la dynamique du mouvement social contre la réforme des retraites.
Un nouveau premier ministre, Mikhail Michoustine, a été nommé en janvier 2020. Issu de l’administration des impôts, il n’a aucune expérience politique. Cette nomination accélère la transformation du gouvernement en instance administrative, en dehors de quelques ministères clés comme les Affaires Etrangères et la Défense. A ces exceptions près, les principaux dirigeants du pays sont désormais en dehors du gouvernement, soit dans les grandes entreprises publiques pétro-gazières, soit dans l’administration, soit au Conseil de sécurité.
Le référendum constitutionnel de juillet 2020 se solde par un soutien majoritaire du projet de Vladimir Poutine à 78%. Les modifications constitutionnelles accentuent l’aspect ultra-conservateur de la constitution (par l’interdiction du mariage homosexuel) et ouvrent un maximum de possibilités pour le pouvoir en place pour envisager son avenir constitutionnel, allant de la remise à zéro du décompte des mandats présidentiels au renforcement du rôle du Conseil de sécurité, totalement indépendant du Parlement et du gouvernement.
Les manifestations de l’hiver 2021, déclenchées par l’arrestation de Navalny, illustrent aussi un certain malaise qui peine à trouver les voies de son expression politique. Navalny lui-même représente peu de choses. Il véhicule incontestablement une idéologie d’extrême-droite, raciste et antisémite. Aucune action n’est possible avec lui. On ne saurait d’ailleurs réduire l’opposition à Navalny, dont la présence médiatique occulte la gauche et les mouvements sociaux. Les manifestations du début de 2021 expriment cependant une demande confuse de la part de la jeunesse urbaine qui n’a connu qu’un seul occupant au Kremlin. Ce dernier en a d’ailleurs tenu compte car le parti « Nouvelles Personnes » a l’ambition de canaliser la jeunesse urbaine.

Enseignements possibles
1- Les fraudes et les contraintes administratives ne sont un mystère pour personne. La commission électorale centrale elle-même a dû destituer un quart des présidents de bureaux de vote de certaines régions du pays : en république d’Adyguée, dans le kraï de Stravropol, ainsi que dans les oblasts de Briansk et de Kemerovo. Des cas de bourrages d’urnes ont été relevés officiellement dans huit régions. Des délégués de liste communistes se sont vus interdire l’accès aux traitements des résultats dans les commissions électorales locales. A Saint-Pétersbourg, des délégués de listes pro-Navalny ont été retenus par la police durant toute la soirée électorale. Surtout, les résultats du vote électronique à Moscou n’ont été publiés que dans l’après-midi du lundi 20 et montrent une victoire de Russie Unie y compris dans les circonscriptions où des députés d’opposition, communistes ou soutenus par le KPRF, avaient été élus à l’urne, ce qui a permis de faire basculer les résultats du scrutin. Le vote électronique a été dépourvu de tout contrôle citoyen et des votants s’en sont vus refuser l’accès sans motif. Une première manifestation, non autorisée, contre les conditions du vote électronique a été organisée à Moscou le soir du lundi 20 septembre.

2- Ces élections ne sont pas une défaite pour le Kremlin, mais elle exprime un malaise politique et social. Il apparaît à nouveau que Russie Unie est impopulaire, ce qui n’est pas une nouveauté. Cela peut même servir V. Poutine pour réfléchir à d’autres outils politiques dans la perspective de la présidentielle de 2024.

3- La principale expression du malaise social et politique est l’abstention, peu commentée au demeurant. Elle est structurelle et se fixe au même étiage depuis une décennie : un électeur et une électrice sur deux ne vont pas voter.

4- Le KPRF obtient incontestablement de bons résultats. Il arrive en tête dans plusieurs régions de l’est du pays, tel qu’en Yakoutie (35%), kraï de Khabarovsk (26,5%), république de Mari-El (36%). Il arrive également en tête dans plusieurs grandes villes : Vladivostok, Omsk et Novossibirsk, notamment. Certains observateurs évoquent la naissance d’une « ceinture rouge » à l’est. 6 candidats communistes ont obtenu la majorité des votes à l’urne dans les circonscriptions de Moscou, mais leur élection est invalidée suite à la publication, très tardive, des « résultats » du vote électronique. Les responsables du KPRF estiment que sans les fraudes diverses, celui-ci aurait obtenu environ 25% des voix. Le KPRF est donc l’expression parlementaire de l’opposition, en particulier sur les questions sociales. Ces résultats s’inscrivent dans la continuité des progrès enregistrés aux élections locales en 2019 et 2020. Il profite de l’importance recouvrée des questions sociales, notamment depuis le mouvement contre la réforme des retraites de 2018. Les députés du KPRF ont déposé en juillet 2021, quelques semaines avant les élections, une proposition de loi visant à abolir la réforme libérale des retraites de 2018. Il a également mis dans son orbite de petites organisations, tel que le « Front de gauche » de Sergueï Oudaltsov et d’Anastasia Oudaltsova. Cette dernière a d’ailleurs été élue députée à Moscou. Il a également soutenu des candidats indépendants, à l’exemple de Mikhail Lobanov, professeur à l’Université de Moscou et engagé dans les mouvements sociaux et citoyens. Le vote à l’urne dans sa circonscription de Moscou lui a donné une majorité, qui a été gommée par les résultats annoncés du vote électronique. Dans les grandes villes, notamment Moscou et Saint-Pétersbourg, il a également bénéficié de l’appel au « vote intelligent » de Navalny. Il faut aussi signaler que le KPRF dénonce le gouvernement avec force, mais ménage le chef de l’État. Il appelle donc le Kremlin à prendre acte des résultats des élections et à changer de politique. Des responsables du KPRF s’illustrent en outre régulièrement par des discours nationalistes et cléricaux sur l’identité de la Russie, avec par exemple en mai dernier la dénonciation de la politique « modérée » de Vladimir Poutine dans Ukraine et un appel à l’annexion du Donbass. Il est donc important de suivre comment le KPRF va donner suite à cette situation assez nouvelle dans les prochains mois

Vincent Boulet,
responsable des questions européennes

source : https://www.pcf.fr/note_russie_elections_legislatives_septembre_2021

Tag(s) : #Russie#Elections

Dans RUSSIE

LA RUSSIE APPELLE LES ETATS-UNIS A ETRE PLUS ACTIFS POUR LA RELANCE DE L’ACCORD NUCLEAIRE AVEC L’IRAN

Par Le 26/09/2021

La Russie appelle les Etats-Unis « à être plus actifs » pour relancer l’accord nucléaire avec l’Iran

 Depuis 12 heures  26 septembre 2021

Sergueï Lavrov

Sergueï Lavrov

 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

Les Etats-Unis «devraient être plus actifs et résoudre toutes les questions relatives» à une relance de l’accord nucléaire avec l’Iran, a affirmé samedi 25 septembre le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

Lors d’une conférence de presse à l’ONU en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre a espéré que les négociations à Vienne entre l’Iran, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, avec en arrière-plan les Etats-Unis, reprennent «aussitôt que possible», comme l’a souhaité Téhéran.

«L’Iran ne fait rien qui serait interdit» par le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et son protocole additionnel, a aussi jugé Sergueï Lavrov, en critiquant les sanctions unilatérales prises contre l’Iran après le départ en 2018 des Etats-Unis de l’accord nucléaire de 2015.

S’il n’applique plus nombre d’engagements liés à l’accord nucléaire de 2015, c’est «simplement parce que les Etats-Unis en sont sortis», a-t-il noté, en soulignant que Washington avait imposé depuis 2018 des sanctions à l’Iran qui ne sont pas seulement liées à l’uranium enrichi mais visent aussi «tous ceux qui commercent légalement avec l’Iran».

Pour Lavrov, ces sanctions n’ont plus lieu d’être, et «devraient être levées dans le cadre de la restauration de l’accord nucléaire».

Tout au long de la semaine, les Etats-Unis et les Européens ont multiplié les entretiens sur le dossier iranien en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Ils ont exprimé leur frustration, mêlée d’agacement, face à l’Iran qui n’a offert aucune «indication claire», selon eux, sur ses intentions pour la reprise des négociations pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

Les discussions à Vienne pour relancer l’accord nucléaire, y faire revenir les Etats-Unis et obtenir dans le même temps une levée de sanctions américaines sont interrompues depuis l’élection en juin d’un nouveau président iranien.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/2156013

Dans RUSSIE

POUTINE/XI PASSENT A LA RESISTANCE !

Par Le 20/09/2021

Pourquoi l'OSC a besoin de l'Iran?

Monday, 20 September 2021 6:39 PM  [ Last Update: Monday, 20 September 2021 6:41 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Pékin et Moscou comptent sur la Résistance pour contrer l'Occident.

Evidemment que l'OCS est un espace civilisationnel avec des millions de consommateurs qui pourrait servir les intérêts économiques d'un Iran prompt à ignorer le dollar, à contourner les sanctions US et qui fort de sa position géostratégique hors paire y entre dans le cadre d'un accord gagnant-gagnant. Et pourtant cette demande d’adhésion ce n'est pas la première fois que l'Iran la formulait, et elle a été appuyée à la fois par la Russie et la Chine. Il y a trois ans en 2018  le Tadjikistan rejetait la demande d'adhésion iranienne une réticence qui a été cette année surmontée à l'instigation d'un président Poutine qui est même allé jusqu'à qualifier la présence iranienne au sein de l'OSC de facteur de renforcement de l'organisation. Que s'est-il passé entre temps pour que la donne change si radicalement ?

En effet l'axe sino-russe n'a raté aucun épisode de ces deux années de constante tension Occident/ Iran, marquées à l’époque de Trump par plusieurs pics risquant de déboucher sur la guerre: de la guerre des pétroliers a l'assassinat du général Soleimani et partant la frappe du 8.janvier contre Aïn al-Asad en passant par des clashs aériens ayant débouché sur l'interception ou la destruction des drones US dans le ciel iranien, ou plus récemment les attaques aux drones contre les navires sionistes Chinois et Russes ont tout suivi à la loupe. L'action navale iranienne qui a poussé McKenzie à annoncer le retrait naval du CentCom du golfe Persique son redéploiement sur la côte ouest saoudienne n'aurait dû non plus avoir échappé à l'axe Chine/Russie largement occupé à faire reculer la flotte ennemie pour l'une de la mer de Chine et pour l'autre de la mer Noire. Or ce qui aurait surtout avoir séduit Pékin et Moscou aurait été le fait que l'Iran ne se contente pas de menacer mais surtout de répondre du tac au tac fidèle à l'esprit même de tout règle de dissuasion. Mais il y a plus : l'axe sino-russe ne saurait  ne pas se laisser emporter par cette admirable notion de l'axe de la Résistance, incarnation parfaite du concept même de "guerre en réseau" . Cette synchronisation de l'action militaire entre les composantes aussi géographiquement éloignées qu'Ansarallah, les Hachd, le Hezbollah, le Jihad islamique, le Hamas, ni la Chine ni la Russie n'auraient réussi à le réaliser. Or c'est bien plus qu'une simple alliance militaire ou économique que cet axe de la Résistance. 

En ce sens l'Iran jouit d’une puissance rassembleuse dont la Chine et la Russie, en tant que deux superpuissances, sont privées. Il  mobilise ses forces et ses alliés d’égal à égal et c'est cette capacité qui manque à l'OSC pour devenir outre un simple espace économique où les décisions se superposent pour s'éclipser ou se neutraliser, une structure cohérente, capable de s'imposer puisque parlant d'une seule voix. 

Missiles: l’Arabie saigne encore!

Missiles: l’Arabie saigne encore!

C'est à ce prix que l'OSC deviendra un ensemble propre à faire du contrepoids à l'OTAN. Vouloir la comparer au pacte de Varsovie qui s'est cassé au lendemain de l'éclatement de L'URSS est une erreur: l'extension de la Résistance à l'Asie va au-delà d'un simple pacte. 

D’où ces propos significatifs du chef d'état-major iranien qui a  déclaré que la République islamique d'Iran renforcerait ses relations militaires avec l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) après son adhésion.

OCS: l'Iran rejoint une alliance navale?

OCS: l'Iran rejoint une alliance navale?

Le président iranien Ebrahim Raïssi s’est rendu, jeudi 16 septembre, à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, pour assister au sommet annuel de l’OCS.

L'OCS comprend la majeure partie de l'Asie, plus de 40% de la population et de la richesse mondiales. 

"Le pacte comprend les grandes puissances industrielles et militaires, avec des membres de l'organisation engagés les uns envers les autres, a-t-il  indiqué. L'adhésion permanente de l'Iran à l'accord, qui a été obtenue malgré l'opposition des États-Unis et de l'Europe, est un développement heureux et important et repoussera les menaces contre la nation iranienne."

Le général a d'ailleurs judicieusement évoqué le passage d’une flotte iranienne dans les eaux internationales : "Pour la première fois la marine de la République islamique d'Iran a navigué dans les océans et les eaux internationales sans être ravitaillée, pendant plus de quatre mois. Elle menait sa mission en Atlantique Nord au vu et au su des États-Unis et de l'Europe. Cette flotte était en mesure de surveiller plus d'un millier de kilomètres autour d'elle. Après avoir participé à un défilé naval à Saint-Pétersbourg, la flotte de l'armée iranienne a traversé la Méditerranée, le canal de Suez et la mer Rouge où la menace du régime sioniste pèse lourdement."  C'est tout une leçon pour l'OCS. 

OTAN: la marine iranienne prête au combat

OTAN: la marine iranienne prête au combat

Des navires de guerre iraniens se sont joints au défilé naval à Saint-Pétersbourg, en Russie.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/20/666898/OSC-l%E2%80%99Iran-exporte-facilement-ses-armes-

Dans RUSSIE

ELECTIONS A LA DOUMA EN RUSSIE : LE PARTI COMMUNISTE (PCFR) DENONCE LES VIOLATIONS DE LA LOI ET LA CENSURE.

Par Le 19/09/2021

19 Septembre 2021

Vendredi 17 septembre 2021
Elections à la Douma en Russie : Le Parti communiste (PCFR) dénonce les violations de la loi et la censure.


Les élections parlementaires et locales ont débuté vendredi en Russie et dureront trois jours. Les électeurs élisent 450 députés pour la Douma (parlement) à Moscou et un certain nombre de villes ont introduit le vote électronique. 
Le parti Russie Unie du président Vladimir Poutine devrait l'emporter malgré la baisse de popularité enregistrée ces dernières années. 

Dans une déclaration, le département international du CC du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR) dénonce les attaques contre le parti, les violations de la loi par le gouvernement et la censure par les médias de masse. La déclaration complète est la suivante :


Déclaration du Parti communiste de la Fédération de Russie

"De nos jours, les médias modernes ont complètement perdu leur fonction première d'information et se sont transformés en un instrument de propagande très efficace pour le contrôle des relations publiques et l'élimination des concurrents politiques.

Pratiquement 99% des médias de masse de la Fédération de Russie, y compris les médias dits "indépendants", se soumettent aux autorités.

L'augmentation des demandes initiées par Roskomnadzor et l'apparition de nouveaux articles dans le Code pénal de la Fédération de Russie ont conduit à une censure interne massive des journalistes et des médias de masse.

Il existe une liste de "mots sûrs" interdits, comprenant par exemple les noms de personnalités politiques nationales ou régionales dont l'utilisation n'est autorisée qu'avec l'approbation du rédacteur en chef ou d'un superviseur approprié. Il est tout à fait évident que le PCFR est numéro 1 sur la liste compte tenu du résultat du tirage au sort des bulletins de vote où le PCFR est en tête de liste.

Jusqu'à présent, nous recevons toujours une grande quantité d'informations des régions sur l'aide apportée au parti Russie Unie par les administrations régionales et municipales en matière de propagation avec l'utilisation des médias de masse et des ressources d'information gouvernementales et municipales ainsi que l'aide à la tenue de réunions avec les électeurs.

La couverture de la campagne par les médias est extrêmement inégale selon les données obtenues des organisations de contrôle. Le temps d'antenne accordé à l'activité de "Russie unie" par les chaînes de télévision fédérales est beaucoup plus important que celui de tous les autres partis réunis.

Les dernières données montrent que "Russie Unie" a dépassé de 1,7 fois les indicateurs globaux de tous les autres partis : "Russie Unie" a reçu 90,8 minutes, le "Parti libéral démocrate" - 16,9 minutes, "Nouveau peuple" - 12,7 minutes, le "Parti communiste de la Fédération de Russie" - 10, 7 minutes, "Russie juste - Pour la vérité" - 7 minutes, et le "Parti des retraités" - 3,6 minutes seulement. Tous les autres partis n'ont pas été mentionnés du tout ("RPSS", "Communistes de Russie") ou ont été mentionnés en tout moins d'une minute pendant toute la semaine.

Les médias fédéraux utilisent tous les moyens pour dénigrer l'image du PCFR et de ses membres en mettant en avant les informations négatives personnalisées provenant de sources douteuses, tandis que les informations positives sont délibérément déformées ou ignorées.

Le mécontentement à l'égard de la politique menée par le "Parti au pouvoir" a fait grimper la cote du PCFR et a entraîné une nouvelle vague de RP noires contre la gauche, accusée de préparer un nouveau "Maidan". Nous parlons ici de la rencontre autorisée ( !) des candidats moscovites du PCFR à la Douma d'État, dirigée par Gennady Zyuganov, avec les électeurs de la rue Tverskaya le 26 août.

Des attaques continues contre certains candidats populaires du PCFR, notamment Pavel Grudinin, un opposant sérieux au gouvernement avec ses presque 9 millions de voix aux dernières élections présidentielles, ont conduit à son exclusion de la liste électorale du parti. Les tentatives de contester la décision de la Commission électorale centrale devant les tribunaux sont délibérément retardées.

Néanmoins, le PCFR continue de lutter contre l'injustice et l'anarchie. Sous le même prétexte, les Secrétaires du PCFR CC S. Obukhov et V.Solovyov, ont été privés du droit de participer aux dernières élections. L'ancien procureur général Skuratov a été exclu de la liste du parti en Bouriatie, en raison de l'omission du mot "professeur" dans les documents de candidature. Il a fait appel auprès de la CEDH, qui a statué en sa faveur.

Le gouverneur d'Irkoutsk, Sergey Levchenko, a doublé le budget en quatre ans, le faisant passer de 96 à 213 milliards de roubles. Il a réduit l'exploitation forestière illégale, contraint l'oligarque local Deripaska à payer ses impôts dans leur intégralité et soutenu les entreprises publiques. L'efficacité de l'économie régionale a entraîné sa démission et l'emprisonnement de son fils, après la diffusion à la télévision de 150 spots négatifs à son sujet. Aucune enquête n'est encore en cours.

Valery Bykov, candidat du PCFR au Kamchatka, a été condamné à 9 ans d'emprisonnement sur la base d'une affaire montée de toutes pièces et libéré seulement six mois plus tard.

Les candidats en double, les homonymes, sont nommés contre le PCFR dans le seul but de confondre les électeurs. Dans le même but, plusieurs petits partis soi-disant communistes ont été créés.

source : https://www.idcommunism.com/2021/09/russia-duma-elections-communist-party.html

Tag(s) : #PCFR#Douma#Communiste#Elections

Dans RUSSIE

COMMENT LA DEFAITE DE L’ALLEMAGNE PAR LES SOVIETIQUES A EMPECHE UN PROJET MANHATTAN NAZI

Par Le 13/09/2021

Comment la défaite de l’Allemagne par les Soviétiques a empêché un projet Manhattan nazi

 

02 Sep 2021

   

Les commémorations des attaques contre Hiroshima et Nagasaki sont souvent l’occasion de rappeler que l’usage des bombes nucléaires n’était pas nécessaire aux États-Unis pour mettre fin à la guerre. Dans cet article, Dennis Riches explore une autre facette de ce tragique événement. Se basant sur le travail des historiens Jacques Pauwels et Christopher Simpson, il imagine comment l’Allemagne d’Hitler aurait pu développer son propre arsenal nucléaire si elle n’avait pas été stoppée par l’Armée rouge. Il est ainsi utile de rappeler le rôle de l’Union soviétique durant la Deuxième Guerre mondiale à l’heure où la propagande occidentale tend à l’effacer des manuels… (IGA)

 

« Notre histoire est imprévisible ». Adage russe

Les journées chaudes, étouffantes, du début du mois d’août nous atteignent au Japon et, les pensées de tous ceux qui se soucient de l’histoire se tournent vers la commémoration annuelle des attaques des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945. La chaleur d’août au Japon me fait toujours penser à la chaleur inimaginable qu’ont dû subir les victimes de ces deux jours tristement célèbres.

A ce moment de l’année, il est aisé de trouver parmi les excellents articles qui abondent, un bon nombre qui expliquent pourquoi les bombes atomiques n’étaient pas nécessaires et n’ont pas « mis fin à la guerre » comme tant d’experts Etats-Uniens aiment à le formuler. L’ouvrage de Gar Alperovitz est peut-être le meilleur sur ce sujet  [1]. Plutôt que de reparcourir ce terrain familier, je vais dans cet essai me lancer dans un exercice suggérant comment les armes nucléaires auraient pu être utilisées si la Deuxième Guerre mondiale s’était déroulée un peu différemment. Pour ce faire, je me référerai d’abord aux ouvrages de deux historiens, Les mythes de l’histoire moderne de Jacques Pauwels [2] et  The Splendid Blond Beast: Money, Law and Genocide in the Twentieth Century de Christopher Simpson [3]. Le premier livre n’est pas disponible en traduction anglaise mais l’auteur a abordé les même thèmes en anglais dans  Big Business and Hitler[4] ainsi que dans ses articles dans The Greanville Post et ailleurs [5].

Les deux écrivains renversent l’historiographie conventionnelle de la « guerre de Trente ans » du XXe siècle (1914-1945, en fait 31 ans) en mettant l’accent
sur ce que le comédien George Carlin a exprimé si succinctement en disant « L’Allemagne a perdu la deuxième guerre mondiale ; le fascisme l’a gagnée ». Pauwels illustre ceci en parcourant les mythes largement admis pendant les 240 dernières années de l’Histoire.

Il débute avec les mythes de la Révolution française, puis poursuit à travers d’autres mythes jusqu’à la période actuelle : l’ascension de Napoléon, la restauration de la monarchie française, la menace posée par le marxisme en 1848 (publication du Manifeste du parti communiste), la deuxième révolution française de 1848, suivie par le second empire napoléonien (1851-1870), la Commune de Paris en 1870, l’ascension de la démocratie bourgeoise nationaliste et des empires rivaux, culminant dans la Grande Guerre de 1914-1918, la révolution bolchevique de 1917, le nouvel ordre mondial instauré par le Traité de Versailles, la République de Weimar, la Deuxième guerre mondiale et, finalement, la Guerre froide.

 Tout au long de ce long arc de l’histoire, il y eut un thème commun. A chaque fois que le capitalisme était en crise et que la classe bourgeoise était menacée par l’essor de la solidarité prolétaire internationale, la guerre fut toujours le premier choix. Il était fait avec beaucoup de réticences et une consternation solennelle concernant les sacrifices qui seraient demandés aux citoyens mais il l’emportait toujours sur la perspective d’une révolution socialiste. Pauwels résume ainsi dans son avant-dernier chapitre :

La Guerre froide est née dans l’enfer d’Hiroshima et de Nagasaki. Pour l’impérialisme états-unien, la Deuxième Guerre mondiale était officiellement une guerre contre  l’Allemagne nazie et le fascisme en général et, en réalité, une guerre contre un rival impérialiste dont l’anti-soviétisme était cependant partagé ; et c’était une guerre aux côtés de l’Union soviétique, une nation officiellement alliée aux impérialistes mais anti-impérialiste. La Guerre froide a révélé ce qu’il en était, en ce sens que l’adversaire réel de l’impérialisme états-unien et de l’impérialisme en général s’est manifesté : l’Union soviétique anti-fasciste, anti-capitaliste et anti-impérialiste. Dans ce conflit, les Etats-Unis se sont assurés qu’ils avaient à leurs côtés le « juste allié », un Etat allemand « depuis peu démocratique », mis en évidence dans les territoires germaniques occidentaux et gouvernés par  une équipe de personnalités profondément conservatrices, y compris de nombreux anciens nazis dont les leaders américains partageaient la même idéologie pro-capitaliste et anti-soviétique.[6]

Christopher Simpson traite à peu près des mêmes questions mais détaille comment la bureaucratie du Département d’Etat américain, agissant toujours en faveur des intérêts  des banques et des compagnies américaines, a résisté à l’arrêt de la coopération économique avec l’Allemagne nazie dans les années 1930, même longtemps après que ses atrocités furent devenues apparentes. Malgré la présence dans la Maison Blanche du progressiste social Roosevelt, les hauts dirigeants du Département d’Etat ont fait en sorte que le pétrole Etats-unien  continue à couler en Allemagne et que les firmes américaines (Texaco, IBM, Ford et GM et les autres) continuent à tirer profit de la construction de la machine de guerre allemande. L’Allemagne n’aurait pas pu gagner la guerre si de telles compagnies avaient été obligées de mettre fin à leurs affaires avec l’Allemagne.

On n’aurait pu rien faire concernant les crimes atroces de l’Allemagne contre l’humanité, prétendirent ces bureaucrates, parce que ces crimes n’étaient pas du ressort des lois de guerre et étaient « légaux » simplement parce que légalisés par le régime nazi. Les usines américaines en Allemagne échappèrent aux raids aériens pendant la guerre et, alors que la fin de la guerre s’approchait, le Département d’Etat cherchaient des façons de réhabiliter les individus et les entreprises qui avaient financé l’ascension d’Hitler et collaboré aux atrocités nazies. Très peu d’entre eux furent mis en accusation dans les procès de Nuremberg. Comme le dit Simpson :

Le Département d’Etat américain et ses alliés orchestrèrent un effort pour protéger et reconstruire l’économie allemande aussi vite que possible en tant que rempart économique, politique et, éventuellement militaire, contre de nouvelles révolutions en Europe, même si bon nombre de chefs d’entreprises et de dirigeants administratifs de la finance  et de l’industrie allemandes qu’ils protégeaient avaient contribué aux crimes d’Hitler. De nombreux critiques, dont le Secrétaire américain au Trésor  ne fut pas le moindre, accusèrent cette faction du Département d’Etat d’anti-sémitisme, bloquant le sauvetage des réfugiés juifs, cherchant à se concilier Hitler, protégeant des criminels nazis à l’issue de la guerre… Cette stratégie vis-à-vis de l’Allemagne entraîna de substantiels coûts économiques pour les Etats-Unis, sans compter le coût humain de l’Holocauste.
Un de ces coûts fut la rapide escalade d’une compétition militaire excessivement  coûteuse et dangereuse avec l’URSS qui, pendant presque un demi-siècle, menaça à plusieurs reprises de mener à une guerre nucléaire. Les similarités entre le génocide arménien et l’Holocauste suggèrent que le « problème nazi » dans l’Allemagne d’après-guerre n’est que partiellement imputable aux pressions de la guerre froide. Tout au long du vingtième siècle, indépendamment de l’atmosphère prévalant dans les relations Est-Ouest, les Etats les plus puissants ne se sont souciés du génocide que dans la mesure où il a affecté leur propre stabilité et leurs intérêts à court terme. Presque sans exception, ils ont traité les conséquences du génocide en premier lieu comme un moyen d’accroître leur pouvoir et de préserver leur licence d’imposer leur version de l’ordre, sans tenir compte du prix à payer en termes de justice élémentaire. [7]

Les chapitres de Pauwels relatifs à la Deuxième Guerre mondiale démontrent à quel point l’historiographie occidentale a minimisé le rôle décisif de l’Union soviétique dans la défaite de l’Allemagne. Les personnes ayant grandi à l’Ouest, soumises au régime régulier des films de guerre hollywoodiens, croient que c’est le débarquement en Normandie, survenu tardivement dans la guerre, qui a causé la défaite de l’Allemagne. Pauwels affirme que le commencement de la fin décisif pour l’Allemagne a eu lieu dès décembre 1941,  quand l’armée allemande a été stoppée aux portes de Moscou. L’Allemagne dépendait d’une attaque éclair (blitzkrieg) comme en Europe de l’Ouest. Elle devait vaincre rapidement parce qu’elle ne disposait pas d’assez de carburant et d’autres ressources pour tenir le coup lors d’une guerre prolongée.

Staline le savait et eut recours à une stratégie de défense en profondeur qui attira les forces allemandes plus avant en territoire ennemi. Ce qui paraissait aux yeux des Allemands une victoire facile pendant l’été 1941 – alors qu’ils avançaient rapidement dans un territoire mal défendu – tourna au désastre lorsqu’ils rencontrèrent des défenses plus fortes plus avant au coeur de l’Union soviétique. Les Soviétiques, bien sûr, payèrent le prix fort leur victoire à Stalingrad en février 1943, après quoi ils commencèrent à avancer vers Berlin. Dans The Untold History of the United States, Peter Kuznick et Oliver Stone notent :

Jusqu’au débarquement en Normandie en 1944, les forces soviétiques se heurtaient régulièrement à plus de deux cents divisions ennemies tandis que les Américains et les Britanniques ensemble étaient rarement confrontés à plus de dix. Churchill reconnaissait que c’était « l’armée russe qui arrachait les tripes de la machine militaire allemande ». L’Allemagne perdit plus de six millions d’hommes sur le front de l’Est et approximativement un million sur de front de l’Ouest et en Méditerranée.[8]

Pauwels écrit que si l’armée allemande l’avait emporté en Russie, elle serait devenue une puissance hégémonique invincible, s’étendant d’Amsterdam à Vladivostok. D’un côté, c’est peut-être une idée fantaisiste que d’évoquer cette conquête allemande de l’Eurasie, car il n’est pas réaliste de penser que l’Allemagne aurait pu dominer la population russe à long terme. L’Allemagne a échoué parce qu’elle devait échouer. Au mieux, elle aurait réussi en Russie de la même manière que les Américains ont réussi en Afghanistan entre 2001 et 2021.

L’Allemagne aurait dû faire face à une insurrection prolongée et coûteuse. La Russie  ne pouvait pas être comparée à l’Ouest américain de 1870. Ce n’était pas un territoire qui pouvait être facilement occupé et colonisé. Elle n’était pas habitée par une population diversifiée de seulement quelques millions de personnes répartie en plusieurs nations indigènes. C’était une nation de presque 200 millions de citoyens (trois fois la population allemande de l’époque), dont la plupart s’étaient formé une identité en tant que citoyens de l’Empire russe, puis de l’Union soviétique.  C’était une folie de penser qu’elle pourrait être aisément nettoyée pour fournir un « espace de vie » à la race germanique. D’autre part, si quelqu’un d’autre que Staline avait été au pouvoir, si l’Union soviétique avait été affaiblie de l’intérieur par ceux qui voulaient demander la paix et ouvrir le pays à l’exploitation capitaliste, les républiques soviétiques auraient pu devenir toutes vassales ou Etats clients sous contrôle allemand, comme la Corée du Sud et le Japon actuellement, vivant avec des bases militaires Etats-Uniennes sur leur sol et à l’intérieur de l’ »ordre international basé sur des règles » des Etats-Unis.

Si l’armée allemande  n’avait pas été déroutée de Moscou en décembre 1941 (au moment de l’attaque de Pearl Harbor quand les Etats-Unis venaient de déclarer la guerre au Japon[9]), la blitzkrieg allemande aurait pu avoir un bon ancrage en Russie, de la même manière qu’en France et dans d’autres pays en Europe, et elle aurait donc eu accès au pétrole, à la nourriture et aux autres ressources dans lesquelles puiser et il serait devenu impossible aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne de la vaincre.

Ces puissances impériales rivales auraient pu essayer d’obtenir des conditions de paix à cette époque, compte tenu qu’ils avaient en commun avec l’Allemagne le but de détruire tout modèle réussi d’une révolution socialiste. Une fois ce but atteint, peut-être les puissances impériales rivales seraient-elles parvenues à une entente pour se répartir le monde entre elles. Il est concevable que l’Allemagne aurait laissé les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon résoudre leur conflit avant de décider quoi faire vis-à-vis du vainqueur de cette guerre du Pacifique.

 Il ne serait pas correct de considérer que les ennemis de l’Allemagne auraient eu à ce point quelque motif que ce soit de stopper l’Holocauste, parce qu’il n’a jamais été un facteur significatif pendant la guerre alors qu’il était en train de se produire. Comme Simpson l’a expliqué dans l’ouvrage cité ci-dessus, les réfugiés juifs n’étaient pas les bienvenus dans les pays des Alliés et les lignes ferroviaires vers les camps de concentration n’ont jamais été prises pour cibles en vue d’être détruites, pas plus que les usines en Allemagne, propriétés de firmes américaines.

On peut risquer certaines considérations au sujet des armes nucléaires dans l’hypothèse où l’Allemagne aurait pris le contrôle sur l’Eurasie. Si les Etats-Unis avaient lancé une bombe nucléaire sur Berlin afin de vaincre un empire germanique qui aurait eu le contrôle de toute l’Eurasie ? Si l’Allemagne avait occupé la Russie dès le début de 1942 au moment où les Etats-Unis lançaient le Projet Manhattan, l’Allemagne se serait-elle embarquée  dans un projet concurrentiel de bombe atomique ? Elle aurait disposé de vastes réserves d’uranium et d’un lebensraum (espace de vie) dans les montagnes de l’Oural où elle pouvait réaliser le projet en paix et en secret, comme les Etats-Unis dans l’Etat de Washington, au Tennessee, aux Chutes du Niagara et dans d’autres sites.

L’Allemagne aurait pu développer quelques bombes atomiques en 1945 de la même façon que les Etats-Unis les avaient développées à ce moment-là, sans parler des énormes arsenaux de milliers de têtes nucléaires qui existaient en 1960.
Les officiels états-uniens à l’époque et les historiens depuis lors ont toujours dit que le Projet Manhattan était une course pour construire une bombe atomique avant les Allemands. Albert Einstein et Leo Szilard ont écrit leur célèbre lettre au Président Roosevelt en 1939 pour l’avertir du danger. Pour les Japonais, il leur était impossible de construire une bombe sans accès à l’uranium à une époque où ils étaient en train de perdre la guerre et vivaient sous de violents bombardements. La lettre d’Einstein ne faisait aucune mention du Japon. 

Les historiens ont jeté un doute sur le point de savoir si l’Allemagne  aurait pu réussir à réaliser une bombe atomique au cours des années 1939-45, tandis qu’elle était en guerre. Il est aussi probable qu’en 1942, alors que l’Allemagne était sur la défensive, les officiels états-uniens savaient que la bombe était hors de portée de l’Allemagne. Celle-ci avait accès à de l’uranium et possédait une expertise scientifique suffisante, mais elle essuyait de lourdes pertes après avoir été repoussée à Moscou et défaite à Stalingrad en février 1943. Elle n’aurait pas pu bâtir le genre d’équipements massifs comme ceux que les Etats-Unis avaient bâti à Hanford, Washington et Oakridge au Tennessee, spécialement ces derniers qui nécessitaient d’énormes quantités d’électricité. Les Etats-Unis savaient que de tels équipements étaient nécessaires et, s’ils étaient apparus en Allemagne, les alliés les auraient détruits, comme cela a été le cas avec un équipement hydrique lourd en Norvège occupée par les Allemands.

Un article publié par l’American National Museum of Nuclear Science & History couvre le projet allemand de bombe atomique, décrivant ce qu’avaient révélé les scientifiques travaillant sur celui-ci. A la fin de la guerre, ils avaient été interviewés et placés sous surveillance par les Britanniques afin de déterminer à quel point le projet allemand était proche d’élaborer une bombe atomique. L’article conclut qu’il y avait un manque de coordination, aucun support logistique à grande échelle, aucun soutien financier et que plus d’importance était accordée au développement des missiles.

Le projet était aussi en souffrance parce que de nombreux scientifiques de pointe avaient quitté l’Allemagne. Hitler n’avait aucune patience pour un projet qui mettrait de nombreuses années à fournir un résultat. Le travail débuta en 1939, mais avait pris fin pour l’essentiel en 1942 – l’époque où l’invasion de la Russie avait échoué et que le Projet Manhattan était finalement mis en oeuvre, trois ans après la lettre d’Einstein à Roosevelt. L’article précise :

En 1944, cependant, la preuve était claire : les Allemands n’avaient pas été près de développer une bombe et n’avaient progressé que dans la recherche préliminaire… L’incrédulité de Heisenberg lorsqu’il a appris que les Etats-Unis avaient lancé une bombe atomique sur Hiroshima a confirmé dans l’esprit des Alliés que les efforts allemands n’avaient jamais été proches de leur but. Comme un scientifique allemand s’est écrié, il aurait fallu « des usines aussi vastes que les Etats-Unis pour fabriquer autant d’uranium 235 ! »… Heisenberg a remarqué après la guerre « La question est  que la structure de la relation entre le scientifique et l’Etat, en Allemagne, était telle que, bien que nous n’ayons pas eu à 100% le coeur à l’ouvrage, l’Etat nous faisait si peu confiance que même si nous avions voulu y arriver, il n’aurait pas été facile de le faire approuver ».

L’article conclut :

Les Allemands n’ont jamais réalisé avec succès une réaction en chaîne, ils ne possédaient pas la méthode pour enrichir l’uranium et n’ont jamais envisagé le plutonium comme un substitut viable. Heisenberg rappelle dans ses mémoires : « Le gouvernement décida que le travail sur le projet de réacteur devait se poursuivre mais à petite échelle. On ne donna pas l’ordre de fabriquer des bombes atomiques. » Speer nota plus tard : « Nous étions d’avis que le développement n’en était qu’à ses tout débuts… les physiciens eux-mêmes  ne voulaient pas y consacrer beaucoup d’efforts » et « les prérequis techniques pour la production prendraient des années à être développés, deux ans au mieux, même si le programme recevait un support maximal. » Les ressources allemandes étaient affectées à d’autres priorités.[10]

La capacité allemande à posséder un Projet Manhattan à elle aurait été bien différente, cependant, si l’Allemagne avait conquis l’Union soviétique, si elle avait pu travailler en paix et en secret dans les montagnes de l’Oural, probablement à l’endroit où Staline fabriqua la première bombe soviétique entre 1945 et 1949. Qu’aurait fait Hitler avec quelques bombes atomiques prêtes à exploser en 1945 ? En aurait-il largué quelques-unes sur des centres urbains importants mais néanmoins mineurs, disons Liverpool et Honolulu, juste pour « arrêter la guerre » et montrer qui avait le gros bout du bâton ? Ou les deux Projets Manhattan concurrents se seraient-ils dissuadés l’un l’autre et auraient débouché sur des traités de paix entre puissances impériales ?

 Sans la menace bolchevique, ces blocs impériaux auraient toujours trouvé des moyens de coexister aussi longtemps que les intérêts capitalistes ne rencontraient aucune menace socialiste et avaient accès à des ressources et des marchés vitaux. En l’état, les Etats-Unis étaient impatients de reconstruire le capitalisme allemand après la guerre et, dans un scénario où l’Allemagne serait utilisée pour contrôler l’Europe de l’Est et la Russie et empêcherait la résurgence du socialisme révolutionnaire, il y aurait eu beaucoup de coopération entre les blocs impérialistes-capitalistes concurrents. L’Holocauste aurait reçu autant d’attention que les génocides américain (1492-), arménien (1915-1918) et indonésien (1965-1966) en ont réellement reçu ; c’est-à-dire, pratiquement aucune. Hitler était confiant qu’en cas de victoire de l’Allemagne, lui et ses collaborateurs seraient impunis pour leurs atrocités. Dans un discours de 1939, il affirma que, quand ce serait fini, personne n’en aurait rien à faire :

Donc, pour le moment, j’ai envoyé à l’Est… mes unités Tête de Mort avec l’ordre de   tuer sans merci et sans pitié tous les hommes, femmes et enfants de race ou langue polonaise. Ce n’est que de cette façon que nous gagnerons l’espace vital dont nous avons besoin. Qui, aujourd’hui, parle encore de l’extermination des Arméniens ?[11]

Nous pouvons remercier Staline et le peuple soviétique pour leur sacrifice et leur victoire sur le fascisme. Ils ont vaincu l’armée allemande à Stalingrad, libéré Auschwitz et marché sur Berlin pour la victoire finale. Sans eux, le monde aurait dû accepter un empire nazi avec un arsenal nucléaire, régnant sur l’Eurasie et poursuivant  ses programmes de travail forcé et de génocide. Il est impossible de savoir ce qu’il aurait pu faire avec des armes nucléaires, qu’elles soient utilisées à titre dissuasif ou comme instruments d’agression  mais, si on se base sur son bilan de brutalité, ce n’est pas un agréable sujet de réflexion.

On pourrait dire que cela n’a fait aucune différence puisque Staline a tout de même construit un arsenal nucléaire – un arsenal qui, tout comme d’autres, a terrorisé le monde et a causé  des dommages et préjudices écologiques massifs aux citoyens soviétiques. Cependant, cet arsenal nucléaire fut construit en réaction et dans un but dissuasif contre celui qui existait déjà aux Etats-Unis. Staline connaissait les cartes et plans américains pour larguer des bombes atomiques sur les villes soviétiques[12]. Ce problème exige le démontage d’autres mythes couverts par Pauwels dans ses écrits.

L’historiographie occidentale a largement contribué à mettre sur un même pied Staline et Hitler et le socialisme avec le fascisme. Les gens nomment erronément « alliance » le pacte de non-agression germano-soviétique, omettant de noter que le pacte était, en premier lieu, une manière pour l’Union soviétique de gagner du temps avant l’attaque allemande qui n’allait pas manquer de se produire et, deuxièmement, une mesure prise uniquement après que la France et la Grande-Bretagne eurent, pendant des années, refusé la suggestion de Staline de former une alliance contre l’agression allemande. Ces deux pays ne voulaient pas de cette alliance parce qu’ils espéraient qu’Hitler détruirait l’Union soviétique. Harry Truman déclara, avant d’être président, « Si nous voyons que l’Allemagne est en train de l’emporter nous devrions aider la Russie et si c’est la Russie qui gagne, nous devrions aider l’Allemagne, et de cette façon, laissons-les s’entre-tuer autant que possible.[13]

L’historiographie occidentale ignore également les réalisations remarquables de l’Union soviétique, qui a mené, en quarante ans, 200 millions de personnes du féodalisme à l’ère spatiale. Les citoyens ont bénéficié de l’accès aux soins de santé, à l’enseignement et au logement. Les démocraties occidentales ont dû se démener pour concurrencer ces gains en accordant les mêmes droits et libertés à leurs propres citoyens et les Soviétiques y sont parvenus tout en s’arrêtant pour déjouer une invasion allemande – la plus grande armée d’invasion jamais rassemblée.

Au lieu de leur en accorder du crédit, l’histoire se focalise sur les chapitres sombres de cette période, exagérant l’effet négatif du goulag et affirmant que  les famines  furent des génocides délibérés. On peut décrier les méthodes de Staline pour se maintenir au pouvoir mais se maintenir au pouvoir a toujours été une sale affaire, quels que soient les systèmes politiques. Les dirigeants qui faisaient partie du cercle restreint du temps de Lénine, exécutés du temps de Staline, comme Boukharine et Trotsky, étaient des participants volontaires à la répression « nécessaire » de la révolution et de la guerre civile du début des années 1920.

Qu’auraient-ils fait de Staline si leur faction l’avait emporté ? Un régime capitaliste gouvernant la Russie au 20e siècle aurait-il été plus inoffensif ? Il suffit de voir l’Indonésie de Suharto pour répondre à cette question. Ironiquement, aux Etats-Unis, les élus et les instances gouvernementales furent incapables d’arrêter les agents traîtres au gouvernement et les agences qui usurpèrent le pouvoir dans la période 1963-1968, d’abord par l’assassinat d’un président, puis par l’assassinat de trois autres personnages qui, sans cela, auraient été des leaders imparables de transformation sociale. [14]

Comme un « intellectuel politique » contemporain proche du président russe Medvedev l’a formulé, exprimant une vérité ne se limitant pas à la politique russe, il y a ces réformateurs qui font ce qu’il faut pour l’emporter et ceux qui hésitent et échouent : « Tous les modernisateurs russes qui ont réussi étaient des despotes brutaux. Tous les modernisateurs qui ont évité la répression ont échoué. » [15] Et c’est là que le bât blesse. Tout dirigeant qui veut défendre les intérêts des opprimés doit se préparer à la guerre réactionnaire qui sera menée contre un tel effort.

Finalement, nous devons être reconnaissants pour l’issue la moins mauvaise – celle de l’Union soviétique développant un arsenal nucléaire après la guerre, plutôt que l’Allemagne nazie en développant un en Russie pendant la guerre ou n’importe quand après celle-ci. Nous ne saurons jamais ce qu’un empire nazi eurasien aurait fait d’un arsenal nucléaire mais, en se basant sur ce que nous savons de la nature de la bête, une agression nucléaire aurait été fort probable. L’Union soviétique, d’autre part, a vaincu le fascisme, ne s’est jamais livrée à un génocide ni à des guerres de conquête et n’a jamais utilisé d’arme nucléaire en tant qu’acte de guerre. L’existence d’arsenaux nucléaires est une menace qui devrait être considérée comme un crime contre l’humanité mais, tout bien considéré, nous devrions être reconnaissants à ceux qui ont empêché le pire de se produire.

 

Source: Le blog de Dennis Riches

Traduit de l’anglais par J.H pour Investig’Action

Notes:

[1]       Gal Alperovitz, “The Decision to Bomb Hiroshima,” Counterpunch, 5 août 2011. Voir aussi Gar Alperovitz, The Decision to Use the Atomic Bomb (Vintage, 1996).

[2]       Jacques R. Pauwels, Les Mythes de l’Histoire Moderne (Investigaction, 2019).

[3]       Christopher Simpson, The Splendid Blond Beast: Money, Law and Genocide in the Twentieth Century (Open Road Integrated Media, 1995, 2017).

[4]       Jacques R. Pauwels, Big Business and Hitler (Lorimer, 2017).

[5]       Jacques R. Pauwels, “The Western ‘democracies’ fought the Nazis, but were never against fascism,” Greanville Post, July 17, 2021.

[6]       Jacques R. Pauwels, Les Mythes de l’Histoire Moderne (Investigaction, 2019), 237-238.

[7]             Christopher Simpson, 308-309.

[8]       Oliver Stone and Peter Kuznick, The Untold History of the United States (Ebury Publishing, 2012),111.

[9]         Pauwels fait remarquer que les Etats-Unis n’ont jamais déclaré la guerre à l’Allemagne. C’est Hitler qui a déclaré la guerre aux Etats-Unis en décembre 1941, espérant sans doute qu’il pourrait amener son partenaire de l’Axe, le Japon, àentrer en guerre  avec l’Union soviétique, alors alliée des Américains.

[10]       “German Atomic Bomb Project,” American National Museum of Nuclear Science & History, 18 octobre 2016.

[11]     “Office of United States Chief of Counsel for Prosecution of Axis Criminality, Nazi Conspiracy and Aggression,” vol. 3. Washington, DC: USGPO, 1946, 753. In Simpson, 88.

[12]     Kate Brown, Plutopia: Nuclear Families, Atomic Cities, and the Great Soviet and American Plutonium Disasters (Oxford University Press, 2012).

         Ce livre détaille le tribut écologique et humain pour construire les arsenaux d’armes nucléaires tant aux Etats-Unis qu’en URSS. Il décrit aussi comment Staline a reçu le message envoyé lors des attaques sur Hiroshima et Nagasaki.Il avait connaissance des « plans d’urgence » Etats-Uniens d’utiliser les bombes nucléaires pour en terminer rapidement avec les expérimentations bolcheviques, tandis que [la Russie] était affaiblie après la Deuxième Guerre mondiale. Sa motivation à fabriquer une bombe rapidement sans tenir compte du coût humain, est facilement compréhensible.
Voir aussi l’interview de l’auteur : Kate Brown, “The Great Soviet and American Plutonium Disasters,” interview on TalkingStickTV, 18 janvier 2014.

[13]     Turner Catledge, “Our Policy Stated,” New York Times, June 24, 1941. In Stone and Kuznick, 96.

[14]       James DiEugenio and Lisa Pease (Editors), The Assassinations: Probe Magazine on JFK, MLK, RFK, and Malcolm X (Feral House, 2003).

[15]     Ivan Frolov, cité dans The Moscow Times, 29 novembre 2010. In Stephen F. Cohen, Soviet Fates and Lost Alternatives: From Stalinism to the New Cold War (Columbia University Press, 2009), 320.

 

https://www.investigaction.net/fr/comment-la-defaite-de-lallemagne-par-les-sovietiques-a-empeche-un-projet-manhattan-nazi/

 

Dans RUSSIE

SYRIE : POUTINE ARRACHE DES MAINS D' "ISRAËL"

Par Le 09/09/2021

Ciel syrien/Deraa : comment la Résistance a convaincu la Russie de lâcher pour de bon Israël?

Thursday, 09 September 2021 12:50 PM  [ Last Update: Thursday, 09 September 2021 6:00 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le tir de missile Kalibr russe(Avia)

Evidemment que les cellules terroristes entretenues depuis 10 ans par Israël dans la province stratégique de Deraa, qui borde à la fois le Golan occupé et la Jordanie voisine n'iront pas disparaître du jour au lendemain mais tout compte fait le dossier est bien clos : ce jeudi matin, une bombe improvisée a sauté au passage d'un convoi de l'armée syrienne transitant Deraa al-Balad, cette "zone tampon"  il y a encore peu imprenable d'Israël en plein territoire syrien,  et ce, à la faveur d'une trêve bidon signée en 2018 qui en avait fait une plaie infecte au cœur de la Syrie, mais plutôt que d'être un signe de puissance, ce genre d'agissement terroriste relève d'un total échec. A vrai dire c'est en écho à cet échec que les rebelles de Deraa ont accepté de déposer des armes, de partir à Idlib ou alors de signer une lettre à l'intention du roi Abdellah II de Jordanie pour l'implorer de leur accorder l'asile. Un roi Abdellah qui ces 10 derniers jours à rencontré justement en rapport avec ce m^me dossier d'abord le président de l'entité sioniste ensuite le président Poutine. Que s'est-il passé au juste pour que les terroristes de Deraa déclarent forfait? Et bien, la Russie change ! 

Syrie: la Russie avertit Israël

Syrie: la Russie avertit Israël

La Russie met en garde Israël contre toute nouvelle attaque visant la Syrie.

La Russie de 2021 n'étant plus celle de 2018, Moscou a tout simplement cessé de soutenir Israël dans le sud syrien et de servir de protection à ses réseaux à Deraa. Au fait cette armée syrienne renforcée par les unités d'élite du Hezbollah qui se tenaient prêtes à lancer l'assaut contre Deraa al-Balad si les terroristes ne se soumettaient pas, la Russie avait réellement décidé de les appuyer. Puis Abdellah II en pleine opération de reprise avec Assad autour du transfert de l'électricité au Liban, n'allait pas non plus parier sur le cheval perdant qu'est désormais le couple Israël-rebelles de Deraa. 

Mais le non russe à Israël tend désormais à aller bien au delà de Deraa: ce mercredi, le MAE sioniste, 
LaPid a été  en visite à Moscou où il a tenté de ranimer du mieux qu'il peut, les "accords aériens" avec Moscou dans le ciel de la Syrie. Ces accords qui soit dit en passant ont largement facilité des centaines de raids de l'entité sionistes contre les sites militaires syriens dans le cadre de la campagne que l'entité qualifie encore de "guerre dans la guerre". Mais c'"tait bien avant quand la Russie n'avait pas sous les yeux le spectacle d'un véritable effondrement de l'empire US, et l'émergence tout court de cette puissance anti-empire, qui s'appelle la Résistance. Lavrov aurait ainsi dit à Lapid que les F-16 et les F-15 israéliens qui paniqués à l'idée d'avoir à jamais perdu la suprématie des cieux, tendent à prendre en otage des avions de ligne, pourraient être abattu non seulement dans le ciel du Golan ou dans celui du Sud Liban mais bel et bien dans le ciel d’Israël . Et ce n'est pas ces missiles, selon les Sionistes, de type SA-5 de la Syrie qui ont de plus en plus tendance à pourchasser les F-16 israéliens jusqu'à dans leur base de décollage, au Néguev ou encore à Gush Dan à Tel-Aviv qui démentiraient M. Lavrov. 

Deraa, S-400 et Poutine...

Deraa, S-400 et Poutine...

La Russie a activé le S-400 contre Israël qui perd définitivement Deraa.


Mais cet ensemble d'évolutions rapides au Levant, parfaitement non gérables pour Israël a aussi une autre facette. Le site militaire russe, Avia.pro rapporte ainsi l'information suivante : "La Syrie a autorisé le déploiement des radars ant-furtifs et de longue portée iraniens sur son sol, radars qui s'intègrent visiblement à la DCA syrienne. L'Iran est un bon allié syrien, et en raison des actions provocatrices d'Israël et des États-Unis, les forces du Corps des gardiens de la Révolution islamique et les forces de la Résistance sont activement exposées aux frappes de missiles américano-israéliennes ; le déploiement de ces radars qui semblent avoir déjà verrouillé avec succ-s sur des cibles à faible radar y compris des F-35 Adir voire les F-22 expliquent en grande partie la baisse significatif des raids US/Israel contre les forces pro iraniennes en Syrie orientale". 

Soyons sans façon, ce feu vert est aussi celui de la Russie qui a fini par se rendre à l'évidence que l'entité sionsite n'est pas et ne sera jamais son allié. Au fait les accords syro-irano-russe s'élargissent à mesure que les USA et leur présence au Moyen Orient se réduisent. Les Russes commencent même à penser à une certaine interconnexion avec l'Iran pour avoir eux aussi en ligne de mire les bases US dans le golfe Persique. Car qui dit qu'il appartient toujours au camps US/OTAN de chercher de la noise aux bases Hmeimim et Tartous? 

Missile: et la Syrie frappa Israël!

Missile: et la Syrie frappa Israël!


Avia.pro écrit : " Le déploiement de missiles de croisière russes Kalibr et, à l'avenir, de missiles de croisière hypersoniques Zircon en Méditerranée orientale, met en danger pratiquement toutes les bases militaires américaines au Moyen-Orient. C'est pour cette raison que le commandement militaire russe compte préserver sa base à  Tartous.  Compte tenu de la portée de destruction des cibles maritimes et terrestres, les navires et sous-marins russes peuvent ainsi  infliger une frappe extrêmement inattendue aux bases et installations militaires américaines au Moyen-Orient et aux navires situés dans le golfe Persique. Surtout, ainsi que l'ont prouvé à mainte reprises les rebelles houthis, la partie américain ne dispose d'aucun systèmes de défense aérienne  digne de ce nom, que ce soit en Syrie ou en Afghanistan ou dan sle golfe Persique, ce qui permet aux missiles de croisière russes de franchir librement jusqu'à 2 500 kilomètres afin de frapper à la hâte presque n'importe quelle cible." 

Normal donc de voir la Russie infliger une fin de non recevoir catégorique à l'entité sionistes qui se trouve encore sous le choc de la débandade US en Afghanistan. Cet ensemble de constat a poussé les bluffeurs israéliens à revenir sur terre et s'interroger sur la vraie cause de leur échec. "Ce qui fait que les Iraniens et leurs alliés opèrent si bon c'est la nature de leur alliance, leurs capacités à synchroniser leur action de sorte m^me que les Russes et les Chinois tendent eux aussi à s'allier à eux, affirme Tal Kalman, le commandant du front anti Iran au sein de l'armée sioniste :  « la carte du Moyen-Orient montre que presque tout ce qui s'y passe est lié à l'Iran. Car il n'est plus seul. Il y a aussi la Syrie, l'Irak, le Yémen et le Liban, ainsi que Gaza qu'il faut bien voir quand on voit l'Iran. c'est un axe élargi, synchine, uni qui agit d'une seule main.   ».

Iran: un missile de 3000 km de portée ?

Iran: un missile de 3000 km de portée ?

La Résistance palestinienne a fixé un délai de 15 jours à Israël pour renoncer à ses exactions contre la bande de Gaza.

Tal Kalman, commandant du front iranien dans l'armée d'occupation sioniste, connu sous le nom de « Troisième cercle », a déclaré dans une interview au journal hébreu Maariv : « Ces gens là prennent des mesures sur le terrain, et ils sont prêts à en payer un lourd tribut pour réaliser leur vision. Ils sont patients et ont une vision stratégique à long terme qui s'étale sur les 30-40 prochaines années. »

Israël :

Israël :

Coup mortel, normalisation de tir de roquettes sur le Front Nord...

Et d'ajouter : « Aussi la bataille contre l'Iran et ses alliés se déroule sur plusieurs fronts en même temps, et c'est cela qui la rend impossible à gagner. Voilà pourquoi, cette question devrait figurer au premier plan des priorités israéliennes. La force Qods en Syrie a réussi à déplacer des missiles de précision iraniens par la route terrestre, et ces missiles sur le territoire syrien sont dirigés vers Israël. Mais je ne peux pas les énumérer, ce ne sont pas des missiles individuels. ce sont des nuées et ils sont partout tout comme les drones, éparpillés mais au besoin, à l'action parfaitement synchronisée. Par certains cotés, je comprend pourquoi les Américains ne s'intéressent plus à maintenir leur présence au Moyen Orient. Nous sommes face à un ennemi diffus mais au front uni" . Or si Kalman donne raison aux Américains, pourquoi en tenir rigueur aux Russes? 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/09/666150/Iran-Syrie-Liban-R%C3%A9sistance-Hezbollah-Isra%C3%ABl

Dans RUSSIE

NOUVEAU SCENARIO RUSSE CONTRE LES USA

Par Le 04/09/2021

F-35 américain dans le filet des systèmes antimissiles russe

Saturday, 04 September 2021 6:26 PM  [ Last Update: Saturday, 04 September 2021 6:27 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le système Borhan et le radar Alborz ont été dévoilés le 1er septembre 2021 en Iran. ©Mehr News

La furtivité a depuis longtemps fait la richesse des armuriers US et bien autres. Mais cette furtivité n’en est pas une. A preuve, cet aveu-choc des législateurs concernant le F-35. Et si les Américains se mettaient à réapprendre la furtivité auprès d’un Ansarallah dont les drones contournent si royalement les radars PAC3 ?

Un haut responsable de l’administration américaine a noté la vulnérabilité des avions de combat supersonique F-35 face aux systèmes de défense antimissile avancés.

Le président de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis Adam Smith a déclaré qu’en raison des innovations dans la technologie des systèmes de défense aérienne, contrairement à la croyance initiale de l’administration américaine, l’avion de chasse américain F-35 pourrait être intercepté et traqué.

Bien que Adam Smith ait noté que le F-35 est beaucoup plus stable que les autres chasseurs il a appelé l’US Air Force à investir davantage dans de petits systèmes aériens sans pilote, car il estime que l’avion de chasse F-35 n’utilise pas de technologie de pointe comme on le pensait auparavant et peut être ciblé par un système de défense antimissile.

F-35 d'Israël, déj

F-35 d’Israël, déj

Le chef du CENTCOM dit que les drones iraniens ont érodé la supériorité militaire des États-Unis au Moyen-Orient.

Ce n’est pas la première fois que Smith exprime son mécontentement à l’égard de l’avion de chasse F-35.

En mars de 2021, il a qualifié le gros budget alloué à la conception et à la fabrication des F-35 d’une mesure dépourvue de sens. Au mois de juin de la même année, il a également évoqué le coût élevé de l’entretien de tels avions de chasse.

Jusqu’à présent, au moins 680 F-35 ont été construits par le géant américain de la défense Lockheed Martin. Bien que l’armée de l’air australienne, la Grande-Bretagne et d’autres pays aient acheté le chasseur américain, son principal utilisateur reste l’Amérique.

Récemment, des responsables russes soulignant le déploiement de systèmes radars russe Resonance, ont déclaré que les missiles supersoniques ainsi que les chasseurs furtifs occidentaux ne constituaient pas une menace pour la Russie.

Le S-500 russe intéresse l'Iran?

Le S-500 russe intéresse l’Iran ?

La Russie va bientôt déployer des batteries de son système de DCA S-500 dans diverses régions du territoire national.

« Nous pouvons contrer n’importe quel missile supersonique existant ou construit dans un proche avenir. Les missiles fabriqués en Occident ne représentent aucune menace tangible pour la Russie », a déclaré Pavel Suzinov, un haut responsable de la société d’armement russe Almaz-Antei.

Une autre source russe a déclaré que la Russie allait déployer plusieurs radars de pointe de type Resonance capables de détecter et de suivre des cibles aériennes furtives.

Actuellement, trois stations radars Resonance sont déployées dans l’armée de l’air et la flotte de défense aérienne russes, et deux autres stations radars sont déployées dans la région de l’Arctique russe.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/04/665846/Nouveau-sc%C3%A9nariorusse-contre-USA

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MER NOIRE : MULTIPLICATION DES PROVOCATIONS ATLANTISTES CONTRE LA RUSSIE

Par Le 26/06/2021

Des exercices militaires en Crimée, avril 2020

Mer Noire: les provocations contre la Russie se multiplient

© Photo / Ministère russe de la Défense

INTERNATIONAL

20:26 25.06.2021(mis à jour 09:52 26.06.2021)URL courte

Par 

8851300

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Les provocations atlantistes se multiplient en mer Noire. Alors que ce 23 juin, un navire britannique croisait dans les eaux de Crimée, lundi débute un exercice d’envergure coorganisé par Washington et Kiev, dans ces eaux dominées par la Russie.

La mer Noire va-t-elle devenir le terrain de jeu choisi par les États-Unis, l’Otan et leurs alliés pour déstabiliser la Russie?

À la lumière des récents événements, la réponse semble positive. En effet, ce mercredi 23 juin, la flotte russe de la mer Noire a tiré des coups de semonce en direction d’un destroyer britannique situé à moins de 12 miles de la péninsule criméenne qui est entré dans les eaux territoriales russes sans prévenir. «Une provocation volontaire», estime Moscou. Un espace appartenant à la Russie puisque la Crimée, qui abrite entre autres le siège de la flotte russe, fait partie de la Fédération de Russie depuis un référendum datant de 2014. Contestant ce scrutin –qu’ils jugent illégal–, les Occidentaux, et notamment Londres, considèrent eux que cette zone est située dans les eaux ukrainiennes.

 

À cela s’ajoute le début imminent (lundi 28 juin) d’un exercice interarmées, le Sea Breeze 2021, organisé comme chaque année depuis 1997 par Kiev et Washington. Des opérations regroupant 5.000 soldats, 32 navires et 40 avions provenant de 32 pays qui s’effectueront donc aux portes de la rive sud russe. Si ces exercices pourraient entraîner des erreurs et des dérapages, de manière incontestable, la Russie se dit prête à riposter. «Aucune réponse n’est à exclure» face à de nouvelles provocations éventuelles, a déclaré le porte-parole du Kremlin réagissant à l’incident avec le destroyer britannique.

Plus d’informations dans ce nouvel épisode de Lignes Rouges en bref.

https://fr.sputniknews.com/international/202106251045790111-mer-noire-les-provocations-contre-la-russie-se-multiplient-/

Dans RUSSIE

AVERTISSEMENT NUCLEAIRE RUSSE

Par Le 25/06/2021

L'armée russe n'écarte pas le recours à la bombe tactique

Friday, 25 June 2021 9:03 AM  [ Last Update: Friday, 25 June 2021 9:03 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le chef d'état-major de l’armée russe, le général Valéri Guérassimov. ©TAAS

La Russie se réserve le droit d’avoir recours à une arme nucléaire pour se défendre. 

« La politique nucléaire de la Russie est de nature défensive et un élément de stabilité stratégique », a déclaré, mercredi 23 juin, le chef d'état-major de l’armée russe, le général Valéri Guérassimov, lors de la Conférence de Moscou sur la sécurité internationale.

« Le point de vue officiel de la Russie à ce propos a été pour la première fois déclaré publiquement en 2020. Ce point de vue confirme que la politique nucléaire de la Russie est purement défensive », a déclaré Valéri Guérassimov.

Lire aussi: Moscou brandit le spectre de riposte atomique

Il a ensuite souligné que la dissuasion nucléaire restait un élément de stabilité stratégique.

Bio-guerre: Poutine se réarme!

Bio-guerre: Poutine se réarme!

Poutine appelle au renforcement d’un mécanisme efficace pour interdire la production d’armes biologiques.

« La Russie se réserve le droit d'utiliser des armes nucléaires en réponse à tout recours à l'arme nucléaire ou à d'autres armes de destruction massive contre elle ou contre ses alliés; ou alors en cas d'agression contre la Russie avec des armes conventionnelles qui mettraient en danger l'existence même de notre État », a souligné le chef d’état-major de l’armée russe. 

Lire aussi: Et si Poutine décidait d'apporter la lumière sur l'usage US/Israël de la bombe nucléaire tactique contre le Liban le 4 août 2020?

Il a ajouté que les conditions d'utilisation des armes nucléaires étaient strictement limitées et codifiées.

Valéri Guérassimov a assuré que la Russie avait employé des moyens pour neutraliser les menaces provenant des systèmes de défense antimissile américains. 

Lire aussi: Méga bataille navale en Méditerranée : Russie-Résistance contre US/Israël/OTAN

Début juin, les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Joe Biden, ont signé une déclaration commune portant sur la stabilité stratégique, lors du Sommet de Genève. Les deux chefs d’État ont souligné qu'il n'y aurait pas de vainqueur dans une guerre nucléaire.

« La prorogation du traité New START, plus tôt cette année, est une incarnation de notre engagement en faveur du contrôle des armes nucléaires », peut-on lire dans la déclaration conjointe. 

Lire aussi: Ukraine : la stratégie de Biden pour couper le pont Chine-Russie

En février dernier, les États-Unis ont annoncé la prorogation du traité « New Start » avec la Russie, sur la réduction des armes stratégiques, pour 5 ans supplémentaires, jusqu'au 5 février 2026.

Mer Noire: Sa Majesté se barre!

Mer Noire: Sa Majesté se barre!

Mercredi 23 juin, le ministère russe des affaires étrangères a accusé Londres de « provocation flagrante » et convoqué l’ambassadeur britannique après qu’un navire de la Royal Navy, le HMS Defender, s’est approché le matin même des côtes de Crimée, la péninsule ukrainienne.
Moscou évoque « une violation flagrante de la convention des Nations unies », appelant le Royaume-Uni à « mener une enquête approfondie ».

À son tour, le ministère russe de la défense a affirmé avoir effectué des tirs de sommation en direction du bâtiment britannique, et même bombardé sa trajectoire. 

L'incident a été démenti dans la foulée par le ministère de la Défense britannique, qui assure de son côté que son destroyer effectuait un « passage innocent » dans les eaux ukrainiennes. « Aucun coup de semonce n'a été tiré vers le HMS Defender », ajoute le ministère britannique.

Ukraine/OTAN : la Russie avertit

Ukraine/OTAN : la Russie avertit

Selon Moscou, le HMS Defender, opérant dans la partie nord-ouest de la mer Noire, a violé la frontière de la Russie et est entré dans ses eaux territoriales. Le navire se serait aventuré à 3 kilomètres dans les eaux russes près du cap Fiolent, non loin du port de Sébastopol, le siège de la flotte russe.

« Le bâtiment russe aurait tiré des coups de semonce et un avion SU-24M aurait largué des bombes sur la trajectoire du navire britannique », a déclaré le ministère russe de la Défense. 

Lire aussi: La Russie a mis en garde contre les exercices aériens de l’OTAN au pôle Nord

Avant la convocation de l’ambassadeur britannique, Sergueï Riabkov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, a déclaré qu’à l’avenir des bombes seraient envoyées « non seulement sur sa trajectoire, mais aussi sur sa cible ».

« C’est vrai que la Russie opte pour une politique rationnelle et qu’elle s’attend à ce que les autres pays respectent ses lois internationales mais si cette politique ne fonctionne pas, elle aura recours à ses forces armées pour protéger ses frontières car la sécurité de la Russie est une priorité », a souligné Sergueï Riabkov. 

https://french.presstv.ir/Detail/2021/06/25/660840/Russie-USA-armes-nucleaire-guerre-Valeri-Guerassimov-britannique-HMS-Defender

Dans RUSSIE

LE DIRIGEANT COMMUNISTE RUSSE ZIOUGANOV : LES SUCCES DE LA CHINE SOUS LA DIRECTION DU PCC DEMONTRENT LES AVANTAGES DU SOCIALISME

Par Le 23/06/2021

23 Juin 2021

French.china.org.cn | Mis à jour le 15. 06. 2021 | Mots clés : Russie-Chine-PCC

Guennadi Ziouganov dépose des fleurs lors d'une cérémonie au mausolée de Vladimir Lénine pour marquer le 151e anniversaire du dirigeant révolutionnaire à Moscou, la capitale russe, le 22 avril 2021. (Xinhua/Evgeny Sinitsyny)
Le Parti communiste chinois (PCC) a mené le pays vers d'énormes succès, ce qui a démontré au monde les grands avantages de la voie socialiste du développement, a indiqué le chef du parti communiste russe Guennadi Ziouganov.

M. Ziouganov, président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR), félicite le PCC pour le 100e anniversaire de sa fondation le 1er juillet dans un récent entretien par écrit avec Xinhua.

"Le PCC célèbre son 100e anniversaire après un parcours glorieux", indique M. Ziouganov, ajoutant que ce parti comprend les aspirations les plus profondes du peuple chinois, protège ses intérêts et a ouvert la voie au grand redressement national.

"Grâce aux efforts altruistes des membres du PCC et de tous les travailleurs, la Chine est devenue un pays en développement dynamique, un modèle pour le reste du monde", constate l'homme politique russe.

La Chine moderne a réalisé de grands progrès en matière de connaissances scientifiques et de nouvelles technologies, note M. Ziouganov. Et plus important encore, elle a donné l'exemple sur la façon de combiner progrès économique et progrès social.

"C'est l'ensemble de la population qui récolte des fruits de ce développement plutôt qu'un petit groupe de personnes", souligne-t-il.

La Chine a contrôlé efficacement la pandémie de COVID-19 "en un temps record" tout en maintenant la vitalité de son développement économique et en achevant la tâche importante d'éradiquer la pauvreté absolue, rappelle-t-il.

"Nous nous réjouissons des réalisations remarquables de la Chine", ajoute-t-il.

Après avoir avancé l'idée de construire une communauté de destin pour l'humanité, la Chine est en train de devenir "un centre de gravité" pour tous les gens dans le monde qui luttent pour le progrès social, note M. Ziouganov.

Selon lui, les pays participant à l'Initiative la Ceinture et la Route (ICR) proposée par la Chine ont connu une accélération de leur développement économique tout en renforçant leurs liens avec ce pays.

M. Ziouganov mentionne également que les relations entre le PCFR et le PCC ont atteint un niveau très élevé.

"Nos partis se concentrent sur la construction d'une société socialiste juste et considèrent le communisme comme le but ultime", ce qui constitue une base solide pour la coopération entre eux et pour l'accomplissement des tâches auxquelles la Chine et la Russie sont confrontées, estime-t-il.

source : http://french.china.org.cn/foreign/txt/2021-06/15/content_77569255.htm

Tag(s) : #PCFR#PCC#Chine#Russie#Communiste

Dans RUSSIE

RUSSIE : LA FLOTTE DE LA MER NOIRE DEJOUE UNE VIOLATION DE LA FRONTIERE RUSSE PAR UN DESTROYER BRITANNIQUE

Par Le 23/06/2021

Un destroyer britannique de type 45 (image d'illustration)

L'armée russe ouvre le feu pour stopper un destroyer britannique qui a violé sa frontière en mer Noire

© CC BY-SA 2.0 / LA(Phot) Chris Mumby

INTERNATIONAL

12:56 23.06.2021(mis à jour 15:03 23.06.2021)URL courte

Par 

5626812

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La Flotte de la mer Noire en coopération avec le service frontalier du FSB ont déjoué une violation de la frontière russe par le HMS Defender de la marine britannique. Un bombardier Su-24M ainsi qu’un navire de patrouille ont effectué des tirs de sommation pour arrêter le bâtiment.

Des tirs de semonce ont été effectués ce 23 juin par la Flotte russe de la mer Noire contre un navire britannique ayant violé la frontière du pays.

Le bâtiment en cause est le destroyer HMS Defender qui est entré dans les eaux de la mer Noire le 14 juin 2021 en prévision des manœuvres navales Sea Breeze que l’armée ukrainienne entame le 28 juin avec les États-Unis et d’autres pays de l’Otan.

En collaboration avec le service frontalier russe du FSB, la Flotte de la mer Noire a mis fin à une violation de la frontière russe par le destroyer britannique, a déclaré le ministère russe de la Défense aux journalistes.

«À 11h52 [10h52 heure de Paris] le 23 juin, le destroyer HMS Defender de la marine britannique, opérant dans la partie nord-ouest de la mer Noire, a franchi la frontière de la Fédération de Russie et est entré dans les eaux territoriales près du cap Fiolent à trois kilomètres», a indiqué le ministère de la Défense.

Le destroyer a été averti par avance de l’utilisation d’armes en cas de violation de la frontière russe. «Il n’a pas réagi à l’avertissement», a déclaré le ministère de la Défense.

«À 12h06 et 12h08, un navire de patrouille frontalière [russe] a effectué des tirs d'avertissement. À 12h19, un Su-24M a effectué un bombardement d’avertissement avec quatre bombes à fragmentation hautement explosives de 250 mm le long du parcours du destroyer HMS Defender», indique le communiqué du ministère.

«À 12h23, […] le destroyer HMS Defender a quitté les eaux territoriales de la Russie», a conclu le message des militaires.

Nouveaux messages

15:19

Une «politique agressive» pour Kiev

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a déclaré sur Twitter voir dans cet incident le prolongement de «la politique agressive et provocatrice» de Moscou en mer Noire et en mer d'Azov.

15:14

Une «série de missions» à part pour le Defender

Selon un communiqué de la Royal Navy du 10 juin, le HMS Defender se trouvait dans la région pour des exercices de l'Otan et «s'est détaché temporairement du groupe pour effectuer sa propre série de missions en mer Noire».

«Au cours des dernières semaines, Defender, basé à Portsmouth, a suivi une formation intensive et a travaillé sur l'opération Sea Guardian, la mission de contre-terrorisme de l'Otan en Méditerranée», indique le communiqué.

Les forces ukrainiennes, américaines et britanniques ont mené mercredi à bord du navire des exercices mineurs d'arraisonnement, selon un message publié sur Facebook par le ministère ukrainien de la Défense.

15:11

Préoccupations de Poutine

Quelques heures avant l'incident, Vladimir Poutine ainsi que le ministre russe de la Défense avaient souligné que le pays était «préoccupé par le renforcement en cours des capacités et infrastructures militaires de l'Otan à proximité des frontières russes».

14:53

Le Royaume-Uni évoque des exercices russes

«Ce matin, le HMS Defender a effectué un transit de routine d'Odessa vers la Géorgie à travers la mer Noire. Comme il est normal pour ce trajet, il est entré dans un couloir de séparation du trafic internationalement reconnu. Il est sorti de ce couloir en toute sécurité à 11h45. Comme d'habitude, les navires russes ont surveillé son passage et il a été informé d'exercices d'entraînement dans son voisinage élargi», a tweeté la Défense britannique.

«Nous supposons que les Russes menaient des exercices de tir dans la mer Noire et qu'ils ont averti la communauté maritime à l'avance de leurs activités. Aucun des tirs n'a été dirigé contre le HMS Defender, et nous ne reconnaissons pas l'allégation selon laquelle des bombes ont été larguées le long du parcours du navire», a déclaré le service de presse du ministère britannique.

14:21

La Défense britannique parle d’un «passage pacifique» dans les eaux territoriales ukrainiennes

En réponse à l’annonce russe, la Défense britannique a déclaré que le Defender avait effectué un «passage pacifique» dans les eaux territoriales ukrainiennes conformément au droit international et a nié tout tir d’avertissement de la Flotte de la mer Noire.

13:46

L'attaché défense de l'ambassade britannique à Moscou a été convoqué au ministère russe de la Défense en raison de l’incident en mer Noire, a annoncé l’armée russe.

«En raison de la violation de la frontière souveraine de la Fédération de Russie par un destroyer de la marine britannique, l'attaché défense de l'ambassade britannique à Moscou a été convoqué au ministère russe de la Défense», a indiqué l'institution.

13:40

L’entrée d’un destroyer britannique dans les eaux territoriales de la Russie près de la Crimée est une violation flagrante des normes et standards internationaux, a déclaré à Sputnik le sénateur criméen Sergueï Tsekov, membre du comité international du Conseil de la Fédération.

«Il s'agit d'une violation flagrante des normes et standards internationaux. Par de telles actions d'amateurs, ils peuvent provoquer un conflit grave», a-t-il souligné. Selon lui, les navires des pays de l'Otan n'ont rien à faire en mer Noire.

«Défendez votre territoire, n'entrez pas dans la mer Noire», a déclaré M.Tsekov.

https://fr.sputniknews.com/international/202106231045777491-un-destroyer-britannique-viole-la-frontiere-russe-la-flotte-de-la-mer-noire-effectue-des-tirs-de/

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MER CASPIENNE : JEU DANGEREUX DE L’OTAN

Par Le 22/06/2021

 

Exercice naval de Bakou destinée à ouvrir la porte à l'OTAN

Tuesday, 22 June 2021 6:31 PM  [ Last Update: Tuesday, 22 June 2021 8:21 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Navire de guerre appartenant à la marine azerbaïdjanaise. ©Fars News

De potentielles attaques aux drones arméniens ou russes contre les sites énergétiques offshore azéris qui auraient poussé Aliev à lancer des manoeuvres en mer Caspienne ? N'y croyez même pas. À l'aide de la Turquie atlantiste, Bakou cherche à faire une percée atlantiste en Caspienne. La Russie le permettra-t-elle? 

Le ministère de la Défense de la République d’Azerbaïdjan a annoncé mardi que ce pays menait un exercice naval dans la mer Caspienne.

Selon le site Internet du ministère de la Défense de la République d’Azerbaïdjan, le but de ces exercices est de mener des opérations de combat et de protéger les infrastructures énergétiques et les forces de défense de la République d’Azerbaïdjan dans la mer Caspienne. Les navires de guerre et les marins de la République d’Azerbaïdjan sont impliqués dans l’exercice.

L’exercice en deux phases est également destiné à améliorer les compétences des commandants dans l’organisation des opérations de combat et la gestion des forces du pays.

Dans la première phase de l’exercice, qui a commencé ce mardi, les navires et les bateaux se sont préparés au combat et ont détruit les mines flottantes de l’ennemi hypothétique. Dans la deuxième phase, des missions de combat sont prévues pour empêcher tout acte de terrorisme et de sabotage dans la partie azerbaïdjanaise de la mer Caspienne. Selon le ministère de la Défense de la République d’Azerbaïdjan, l’exercice se poursuivra jusqu’au 23 juin.

La marine du pays, avec une mission de reconnaissance, se concentre sur la défense des infrastructures énergétiques dans la mer Caspienne. L’une des raisons pour lesquelles la République d’Azerbaïdjan organise ces exercices est la crainte d’éventuelles opérations terroristes contre des installations énergétiques dans la mer Caspienne.

Iran/Russie: une alliance

Iran/Russie: une alliance

La tenue des exercices maritimes conjoints entre l’Iran et deux puissances mondiales constitue un moyen d’envoyer divers messages aux parties belligérantes.

À cet égard, le ministère de la Défense de la République d’Azerbaïdjan a annoncé son intention de former de nouvelles unités avec la formation des forces expérimentées et l’achat de nouveaux navires et bateaux.

Le ministre de la Défense de la République d’Azerbaïdjan a récemment annoncé que le pays renforçait sa présence maritime dans la mer Caspienne. Le pays a récemment annoncé la tenue d’exercices tactiques en mer Caspienne. Les exercices ont été menés à l’aide des navires et des bateaux de la marine dans les eaux côtières de la République d’Azerbaïdjan dans la mer Caspienne. Le but de l’exercice était de protéger les champs pétroliers et gaziers offshore ainsi que les pipelines sous-marins.

Un responsable de la République d’Azerbaïdjan avait précédemment averti que l’escalade des tensions avec l’Arménie endommagerait les infrastructures énergétiques de la mer Caspienne.

Elshad Nasirov, vice-président de la compagnie pétrolière d’État de la République d’Azerbaïdjan a déclaré lors de la réunion que certaines infrastructures pétrolières et gazières de ce pays étaient situées près de la zone de l’opération militaire entre Bakou et Erevan. À cet égard, Nasirov a déclaré que l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan le gazoduc de Bakou-Tbilissi-Erzurum était en danger.

Israël/Turquie: Bakou changera de camp?

Israël/Turquie: Bakou changera de camp?

Une haute délégation politico-économique azerbaïdjanaise arrive ce mardi en Iran.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/22/660663/Exercice-militaire-naval-de-la-R%C3%A9publique-d-Azerba%C3%AFdjan-dans-la-mer-Caspienne-

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UKRAINE/OTAN : LA RUSSIE AVERTIT

Par Le 18/06/2021

Le Kremlin ne tolérera pas une OTAN limitrophe de la Crimée

Friday, 18 June 2021 2:59 PM  [ Last Update: Friday, 18 June 2021 3:01 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg à Kiev le 31 octobre 2019. ©golos.com.ua

Selon la chaîne de télévision syrienne Al -khbariya, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a mis en garde contre l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), soulignant qu’une telle décision serait une ligne rouge pour la Russie.

Selon Peskov la réunion des présidents de la Russie et des États-Unis à Genève a montré qu'il était impossible pour les deux pays de se mettre d'accord sur les développements en cours en Biélorussie.

« Bien sûr, Moscou avait indiqué dès le début qu'il ne fallait pas trop attendre de cette rencontre », a-t-il également déclaré ajoutant que dans l'ensemble, la rencontre a été positive, selon le président Poutine.

Pour rappel, en novembre 2020, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait annoncé, que l'accord de libre-échange entre son pays et Israël entrerait en vigueur dès le 1er janvier 2021.

Zelensky avait affirmé, dans un tweet, que l'accord frayerait la voie aux deux parties pour hisser leurs relations à un niveau supérieur.

Biden/Poutine: coup fourré US?

Biden/Poutine: coup fourré US?

L’Ukraine et la Géorgie deviendront-elles deux nouveaux membres de l’OTAN ? Le oui de Washington en dit long sur les liaisons dangereuses qu’entretiennent la Géorgie et l’Ukraine avec les USA !

Lire aussi : Exercice naval russe en mer de Barents

Ainsi fin d’avril 2021, alors que les tensions était monté d’un cran dans la région du Donbass, les forces russes ont lancé des exercices militaires d’envergure en Crimée avec la présence du chef de la Défense russe ; un avertissement de la Russie contre les répercussions des actes de l’Ukraine et de l’OTAN.

Sous la supervision directe du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, les forces russes ont lancé, jeudi 22 avril, des exercices militaires d’envergure dans la péninsule de Crimée.

Selon le ministère russe de la Défense, Choïgou a survolé en hélicoptère les zones où des troupes et du matériel militaire étaient déployés, vérifiant ainsi l’état de préparation des forces navales et terrestres.

L’agence de presse Interfax avait déclaré que les exercices auraient impliqué plus de 10 000 soldats et plus de 40 navires de guerre.

Lire aussi : La Russie accuse l’Ukraine de vouloir déstabiliser le Donbass

Quelques jours avant le déroulement de ces exercices, les Ukrainiens avaient accusé la Russie d’avoir déployé des troupes autour de la frontière commune, affirmant que les séparatistes soutenus par la Russie violaient systématiquement le cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine.

Cette allégation intervenait alors que Kiev avait reçu des centaines de millions de dollars d’aide matérielle américaine, notamment des véhicules blindés, des drones et des missiles antichars tous stockés près de la frontière russe.

Lire aussi : Russie : constructions des structures militaires US en Norvège

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, l’Ukraine était allée jusqu'à appelé l’Union européenne à imposer des sanctions à Moscou et à lui couper l’accès à Swift.

Dans la foulée, le ministère russe des Affaires étrangères avait averti l’Ukraine et l’OTAN de s’abstenir de toute action qui pourrait conduire à un conflit.

Russie/OTAN: l’escalade monte

Russie/OTAN: l’escalade monte

Afin de contrer les actes provocateurs de l’OTAN, la Russie va créer de nouvelles unités.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/18/660360/Adhesion-Ukraine-OTAN-Moscou-avertit

Dans RUSSIE

BIDEN-POUTINE : LES RAISONS D’UNE RENCONTRE AU SOMMET

Par Le 17/06/2021

Biden-Poutine, les raisons d’une rencontre au sommet

 

17 Juin 2021

   

Après l’avoir qualifié de « tueur », Joe Biden a finalement rencontré Vladimir Poutine à Genève. Etonnant? Pas vraiment. Le plus grand défi auquel les Etats-Unis sont confrontés vient de l’économie chinoise. Washington voudrait mettre de la distance entre Moscou et Pékin. Mais l’objectif semble difficile à atteindre… (IGA)

 

Aujourd’hui, les présidents de la Russie et des États-Unis se rencontrent :

Biden termine son voyage mercredi par un sommet à Genève avec Vladimir Poutine, de Russie. La Maison Blanche a annoncé en amont que ces leaders ne tiendront pas de conférence de presse conjointe après leur rencontre, supprimant ainsi la possibilité de comparaisons avec le sommet d’Helsinki de 2018 entre Trump et Poutine, où Trump s’était rangé du côté de Moscou plutôt que de ses propres agences de renseignement.

Des assistants ont suggéré que les États-Unis ne voulaient pas élever davantage Poutine en faisant apparaître les deux hommes ensemble dans un tel format. D’autres ont exprimé la crainte que Poutine puisse essayer de marquer des points sur Biden, 78 ans, qui sera dans les dernières étapes d’un voyage éreintant de huit jours en Europe.

La véritable raison de ne pas organiser une conférence de presse conjointe est bien sûr que Biden, qui est sénile, est susceptible de débiter des absurdités et de saboter la bonne image du sommet souhaitée par ses conseillers.

Les États-Unis sont à l’origine de ce sommet, qui intervient au début de la présidence de Biden. La question à laquelle personne n’a encore répondu est de savoir pourquoi ce sommet, et ce que les États-Unis veulent en obtenir.

La réponse courte, qui sera développée plus bas, est la suivante :

1 – Les États-Unis veulent s’attaquer à la Chine. Les États-Unis ont reconnu qu’ils ne pouvaient pas s’attaquer simultanément à la Chine et à la Russie. La Russie doit donc être découplée de son alliance avec la Chine et ramenée vers l’Europe.

2 – Les nouveaux systèmes d’armes stratégiques de la Russie pourraient permettre une première frappe sur les États-Unis. Un nouvel accord sur les armes stratégiques est le seul moyen d’éviter cette menace existentielle. (Il permettrait également d’économiser beaucoup d’argent).

Ces deux objectifs stratégiques ont peu de chances d’être atteints, car la communauté de la politique étrangère américaine continue de mal évaluer la situation mondiale, ainsi que la force et la position de la Russie. Elle veut que le sommet échoue.

Maintenant, la version longue.

Dans un essai publié sur sa liste de courrier électronique, le professeur [de relations internationales, NdT] Michael Brenner, un lecteur régulier de Moon of Alabama, donne sa réponse à nos questions :

Biden, longtemps contremaître invisible d’Obama pour l’Ukraine, a soutenu un plan pour mettre fin aux provinces sécessionnistes et russifiées de Lougansk et Donetsk, dans le Donbass. Ce plan était considéré comme un moyen de punir Vladimir Poutine, dont l’ingérence en Syrie et les actions ailleurs irritaient les décideurs américains, d’achever l’isolement de la Russie (en même temps que le renversement du gouvernement biélorusse) et de consolider le contrôle de l’OTAN/UE sur le continent européen.

Washington a étendu son programme d’armement et d’entraînement de l’armée et des milices ukrainiennes (y compris du bataillon néo-nazi Azov), a donné au président (et ex-comédien) Vladimir Zielenski le feu vert pour déplacer son armée vers la ligne de contact, et a mené une dénonciation orchestrée de la Russie et de toutes ses actions, bruyamment renforcée par le chœur toujours obéissant des dépendances européennes. Biden lui-même a donné le ton en déclarant que Poutine était un « tueur ». Il s’agissait d’une coercition classique par le biais d’une intimidation militaire – bien qu’il ne soit guère classique d’insulter son adversaire, à moins de faire suivre l’insulte par un appel à l’attaque au clairon. L’ensemble du projet est maintenant en ruines – un échec lamentable. Le « pourquoi » est porteur de lourdes leçons, même si elles ne sont pas reconnues.

Le Kremlin avait donné des signes clairs selon lesquels il n’allait plus tendre l’autre joue face à ce qu’il considérait comme des mesures occidentales hostiles et délibérément humiliantes. L’expansion vers l’est de l’OTAN jusqu’à la frontière russe, l’attaque géorgienne, approuvée par Washington, contre l’Ossétie du Sud par des forces entraînées et conseillées par les Américains, les révolutions de couleur qui ont culminé avec le coup d’État de Nuland à Kiev contre un président démocratiquement élu, les accusations non prouvées d’ingérence dans les eaux tranquilles de la politique américaine, les sanctions répétées, la campagne incessante de sabotage du Nord Stream 2, etc. etc. Ces signes clairs ont été ignorés, comme le sont tous les autres faits qui ne sont pas conformes au récit égocentrique et fantaisiste de Washington. Là-bas, ce sont de grossières erreurs d’interprétation de la situation en Russie qui prévalent.

Ils croient vraiment que Navalny est le grand espoir blanc du pays, alors qu’en réalité, sa modeste base électorale ne se rencontre que parmi l’intelligentsia libérale de Moscou et de Saint-Pétersbourg. La popularité de Poutine, notamment en ce qui concerne les relations avec l’Occident, ne faiblit pas. L’opinion publique soutient pleinement Poutine. En outre, il se situe à l’extrémité « douce » d’un continuum parmi les élites politiques de son pays – y compris les fonctionnaires de son gouvernement. Sa réponse à la nouvelle menace qui pesait sur le Donbass a été rapide et décisive. Il a déployé 75 000 unités de l’armée lourdement armées et renforcées par une force aérienne à la frontière, tandis que Lavrov déclarait froidement que toute offensive ukrainienne serait combattue par une force écrasante, ce qui signifierait la destruction du régime ukrainien actuel.

L’appel, en l’espace de dix jours, d’une force de cinq divisions prête au combat, que l’OTAN est incapable d’égaler en taille et en rapidité, a eu les effets escomptés :

Les États-Unis et leurs alliés n’avaient rien à leur opposer ; ils ont dû reculer. Dans les jours qui ont suivi, Biden a passé un appel imprévu au « tueur » Poutine, appelant à une détente des tensions, tout en espérant des relations stables et prévisibles entre leurs deux pays. Cette semaine-là, Blinken s’est rendu à Kiev pour dire carrément à Zelenski de tout arrêter. Si cela signifiait le jeter aux loups ultra-nationalistes de Kiev, il pouvait toujours retourner à sa carrière de comique. La politique des grandes puissances virait au caf’conc’ !

On a commencé à réaliser que faire face à une Russie exaspérée, en Europe et ailleurs, n’allait pas être une sinécure. Il s’est ensuivi que les États-Unis ont compris ne pas pouvoir mener simultanément une « guerre froide » totale avec la Chine et la Russie. La Chine étant le plus grand adversaire de l’hégémonie américaine dans le monde, il fallait trouver un modus vivendi tacite ou, au moins, un cessez-le-feu avec Moscou. Cela aurait dû être évident depuis au moins 12 ans pour toute personne dotée d’un demi-cerveau stratégique. Au lieu de cela, les leaders américains ont fait tout leur possible pour cimenter une alliance sino-russe, dont la force et la confiance mutuelle augmentent de jour en jour.

L’échec lamentable en Ukraine (en même temps que la tentative avortée de renverser Loukachenko en Biélorussie) a suffisamment ébranlé la confiance en soi illimitée de Washington pour qu’elle reconnaisse son erreur.

Une série d’actions en Europe a signalé l’intention de changer de cap. L’envoi annoncé d’un groupe aéronaval en mer Noire a été sommairement annulé, la pression exercée sur l’Allemagne pour empêcher l’achèvement de Nord Stream II a été levée, et le projet d’une attaque ukrainienne dans le Donbass a été brusquement abandonné. Biden entend clairement faire de la rencontre avec Poutine à Genève une étape cruciale préalable à une atténuation de l’hostilité qui a marqué les relations entre Washington et Moscou. L’espoir est que les gestes mentionnés ci-dessus, combinés à une volonté exprimée de travailler ensemble sur un certain nombre de questions litigieuses, puissent apaiser l’antagonisme de la Russie envers l’Occident. Cela pourrait à son tour refroidir son enthousiasme pour le partenariat stratégique avec Pékin, ce qui permettrait aux États-Unis de se concentrer sur leur lutte pour la suprématie mondiale avec la Chine tout en affaiblissant la main de cette dernière.

Ce stratagème est voué à l’échec.

Tout à fait. Les trente dernières années ont démontré que la Russie ne peut absolument pas faire confiance à Washington, quelles que soient ses promesses. En revanche, son partenariat avec la Chine est solide.

Une citation dans un récent article du New York Times semble confirmer le point de vue de Brenner :

Charles A. Kupchan, un professeur à l’université de Georgetown qui a travaillé sur les affaires européennes dans l’administration Obama, a déclaré que l’objectif de Biden était d’empêcher la création d’un bloc sino-russe antagoniste de l’Occident. Cela nécessitera l’aide des alliés, c’est pourquoi il a prédit que Biden ne se contenterait pas d’écouter, mais entendrait les Européens.

L’analyste russe Gilbert Doctorow a un point de vue légèrement différent :

Pourquoi Joe Biden tient-il à organiser une réunion si tôt dans son mandat ? On nous dit que l’objectif est de parvenir à une « plus grande stabilité » dans les relations bilatérales. Mais je n’ai pas entendu nos commentateurs nous dire de quel type de « stabilité » il s’agit.

Dans mon approche réductrice, le sommet n’a qu’un seul moteur, à savoir mettre un terme à la course aux armements que les États-Unis sont en train de perdre, s’ils ne l’ont pas déjà irrévocablement perdue, et empêcher que le changement de l’équilibre stratégique en défaveur des États-Unis ne s’aggrave encore. L’avantage secondaire serait d’annuler les dépenses militaires prévues, qui dépassent largement les mille milliards de dollars, pour moderniser la seule triade nucléaire. Cela permettrait de libérer des fonds pour les investissements massifs dans les infrastructures que Biden essaie actuellement de faire adopter par le Congrès.

Depuis le retrait des États-Unis du traité ABM en 2002 sous George Bush, la politique américaine vise à permettre une première frappe en éliminant les ICBM russes, puis en rendant inutiles les forces nucléaires résiduelles de la Russie, qui pourraient être abattues par les systèmes de missiles antibalistiques américains. Les nouveaux missiles russes, maniables et à très grande vitesse, pourraient échapper à tous les systèmes ABM connus. Selon le texte de Poutine en mars 2018, les nouveaux armements stratégiques russes ont ravalé les centaines de milliards que les Américains avaient investis pour garantir leur supériorité au rang de simple ligne Maginot des temps modernes. Quoi que Washington puisse lancer contre la Russie, les forces russes résiduelles pénétreraient les défenses américaines et feraient des ravages sur le territoire américain.

Les nouvelles armes russes (lien en français) sont quelque chose dont Washington ne peut que rêver. Annoncés en 2018, les nouveaux systèmes sont maintenant introduits dans les unités de première ligne. Le développement des armes américaines a au moins 10 ans de retard sur celui de la Russie. La parité nucléaire a été rétablie (vidéo).

Certains des nouveaux systèmes russes ne relèvent pas du nouveau traité de réduction des armes nucléaires START. Si les États-Unis ne parviennent pas à conclure avec la Russie un nouvel accord limitant ses nouveaux systèmes d’armes, la Russie pourrait bientôt acquérir une capacité de première frappe. Il s’agirait d’une menace existentielle pour les États-Unis. Le Pentagone n’est certainement pas content de la situation.

Le fait que Biden ait besoin d’obtenir un nouvel accord sur les armes stratégiques aussi vite que possible pourrait bien être la raison pour laquelle le sommet a lieu si tôt dans son mandat.

Malheureusement, selon Doctorow, le succès est loin d’être garanti :

Le respect mutuel est ce que le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exigé comme point de départ des négociations diplomatiques avec les Américains. Le respect n’est pas conféré à un interlocuteur « à partir d’une position de force », l’approche américaine typique pour ce type de discussions.

Le problème pour Washington est que personne, au Capitole ou dans la communauté de la politique étrangère, ne veut reconnaître des faits évidents sur la Russie d’aujourd’hui. Tout le monde se contente de la vision d’une Russie négligée, chaotique, dirigée par un dictateur impitoyable, dont le régime est fragile et n’a besoin que d’un petit coup de pouce, comme l’autocratie de Nicolas II, pour basculer et s’effondrer. C’est de la foutaise et si cela reste le fondement de la politique américaine à l’égard de la Russie sous la direction de Biden, nous pouvons nous attendre à ce qu’il ne se passe pas grand-chose en matière de réduction des dangers de la guerre nucléaire ou d’évolution vers des eaux plus calmes dans les relations internationales.

Un exemple de la communauté de politique étrangère décrite par Doctorow est l’ancien ambassadeur américain à l’OTAN, Kurt Volker, qui souhaite l’échec du sommet :

Il n’est certainement pas dans l’intérêt des États-Unis, de l’UE, de l’OTAN et d’autres alliés d’assister à un sommet dont Poutine repartirait convaincu d’avoir désarmé les États-Unis et de n’avoir à subir aucune conséquence de son comportement. Il s’agirait d’un signal mondial indiquant que les tyrans peuvent s’en tirer avec des actes agressifs sur leur territoire national et à l’étranger, et que les États-Unis et l’Occident ne prendront aucune mesure significative pour les arrêter.

Pour les États-Unis, le meilleur résultat possible n’est donc pas un accord modeste et un engagement à la « prévisibilité », mais une absence totale d’accord. Le succès, c’est la confrontation.

Le professeur canadien Paul Robinson s’en prend à cette folie, mais conclut :

Vous pourriez penser que c’est juste l’opinion d’un seul homme, et que nous pouvons l’ignorer. Que cela ne veut rien dire. Mais Volker n’est pas juste un quidam quelconque. De 2017 à 2019, il a été représentant spécial des États-Unis pour les négociations avec l’Ukraine – donc, en fait, un homme de pointe de l’Amérique pour ses relations avec l’Ukraine et pour les négociations sur un accord de paix, dans le contexte de la guerre civile dans ce pays. Sur la base de cet article, on frémit à l’idée des conseils qu’il donnait au gouvernement ukrainien. Certainement pas des conseils propices à la paix, j’imagine. C’est plus qu’effrayant.

Donc, il ne s’agit pas seulement d’un homme. Cet article est une fenêtre sur la façon dont pense une partie influente de l’establishment de la politique étrangère américaine. Elle rejette la négociation. Elle considère le compromis comme dangereux. Elle préfère ouvertement le conflit. « Le succès, c’est la confrontation » – pire c’est, mieux ça vaut. Wow.

Tant qu’ils contribuent à empêcher le recours à la guerre, je suis heureux de chaque sommet entre superpuissances. Mais je n’attends pas de grands résultats de celui-ci. Les politiques américaines ne changent pas en un clin d’œil et le borg [*] est actuellement loin d’accepter des compromis avec lesquels la Russie pourrait être d’accord.

 

Source originale:  Moon of Alabama 

Traduction: Entelekheia

https://www.investigaction.net/fr/biden-poutine-les-raisons-dune-rencontre-au-sommet/

Dans RUSSIE

LE VICE-MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ETRANGERES : « LE MONDE MULTIPOLAIRE NE SERA PAS LE GLOBE DE L’OTAN, NI CELUI DE L’UE »

Par Le 08/06/2021

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Le monde ne sera pas «le globe de l’Otan, ni celui de l’UE»

© Sputnik . Alexei Vitvitsky

INTERNATIONAL

18:49 08.06.2021(mis à jour 18:51 08.06.2021)URL courte

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Le monde multipolaire est déjà une réalité et il ne ressemble ni au globe de l’Alliance atlantique, ni à celui de l’Union européenne. Cette idée a de nouveau résonné à Moscou, cette fois-ci du côté du vice-ministre des Affaires étrangères.

À l’issue de la pandémie de Covid-19, le monde sera multipolaire et ne sera pour sûr pas «le globe de l’Otan», a déclaré ce mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko.

«Il est assez difficile de dire aujourd’hui comment sera le monde d’après la pandémie et quelles leçons l’humanité, notamment l’Europe, tirera de la pandémie, car sa phase aiguë n’a toujours pas été franchie», expose-t-il.

Il a tout de même admis qu’il était important de projeter son regard au-delà de l’horizon.

«Je pense que tout le monde dans cette salle admettra que la réalité post-pandémique sera multipolaire. Le multicentrisme est une réalité établie et en gros elle définira l’état des relations internationales. Le monde ne sera pour sûr ni le globe de l’Otan, ni celui de l’Union européenne. Devant les États et les nations existera une multitude de choix d’axes de développement», note-t-il lors du forum annuelportant le nom de l’ancien ministre des Affaires étrangères et chef du gouvernement russe Evgueni Primakov, et regroupant politiciens, diplomates et experts en économie mondiale et relations internationales.

Un monde multipolaire

Le monde multipolaire, ne ressemblant pas au globe terrestre de l’Otan, a d’ailleurs été récemment évoqué par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Intervenant fin mai lors d’une conférence dédiée aux relations entre la Russie et l’UE, il soulignait que dans le monde actuel, les relations fondées sur le principe de «guide-guidé» ne marchaient plus.

«Dans le sens politique, ni le globe de l’Otan, ni le globe de l’EU n’existent. Les pays acquièrent la liberté de choisir, notamment concernant les modèles de développement et la participation aux projets d’intégration».

Alors que l’Union économique eurasiatique renforce ses relations extérieures, l’interaction dans le cadre de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se développe, expliquait le ministre des Affaires étrangères russe.

Selon lui, il faut arrêter de placer les voisins de la Russie, y compris les pays membres de la Communauté des États indépendants (CEI) et de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) dans les conditions d’un choix artificiel.

https://fr.sputniknews.com/international/202106081045704913-le-monde-ne-sera-pas-le-globe-de-lotan-ni-celui-de-lue/

Dans RUSSIE

LE PRESIDENT RUSSE POUTINE SIGNE LA LOI DE RETRAIT DE LA RUSSIE DU TRAITE CIEL OUVERT

Par Le 07/06/2021

Poutine signe la loi de retrait de la Russie du traité Ciel ouvert

Poutine signe la loi de retrait de la Russie du traité Ciel ouvert

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Par AlAhed avec agences

Le président russe Vladimir Poutine a signé la loi concernant le retrait de la Russie du traité de surveillance militaire Ciel ouvert.

Le texte avait été validé par la Douma le 19 mai dernier en réaction à la sortie du traité des Etats-Unis.

Vladimir Poutine a signé le 7 juin la loi qui officialise le retrait de la Russie du traité Ciel ouvert, signé par le pays en 1992, qui autorise des vols de surveillance militaire non armés au-dessus des pays membres.

Cette action fait suite au retrait des Etats-Unis de ce traité en novembre 2020 que la Russie a condamné.

Cette signature intervient alors que les présidents américain et russe doivent se rencontrer le 16 juin après les sommets annuels du G7 et de l'Otan où Joe Biden a prévu de participer.

Côté russe, cette rencontre ne semble pas soulever d'espoirs quant à une éventuelle retombée des tensions entre les deux pays: «Nous ne nous faisons pas d'illusions», avait notamment déclaré le ministre russe Affaires étrangères Sergueï Lavrov début juin sur la question. 

Le 19 mai, les députés de la Douma avaient voté la loi qui actait ce départ de la Russie du traité quelques heures avant une première rencontre entre Sergueï Lavrov et son nouvel homologue américain Anthony Blinken.

 

russie vladimir poutine

https://french.alahednews.com.lb/40263/340

 

Dans RUSSIE

POUTINE AFFIRME QUE LES RELATIONS ENTRE LA RUSSIE ET LA CHINE ONT ATTEINT UN NIVEAU ELEVE SANS PRECEDENT

Par Le 05/06/2021

 

Poutine affirme que les relations entre la Russie et la Chine ont atteint un niveau élevé sans précédent

French.xinhuanet.com | Publié le 2021-06-05 à 14:25


(Xinhua/Huang Jingwen)

BEIJING, 5 juin (Xinhua) -- Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que les relations entre la Russie et la Chine ont atteint un niveau élevé sans précédent et que les deux parties ont de nombreux intérêts communs.

La Russie est prête à approfondir la coopération avec la Chine dans davantage de domaines, a indiqué M. Poutine par liaison vidéo quand il a répondu à une question de He Ping, président et rédacteur en chef de l'Agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle), sur les relations entre la Chine et la Russie, lors d'une réunion avec les responsables des principales agences de presse internationales tenue vendredi (heure locale), à Saint-Pétersbourg.

L'événement médiatique a été organisé par l'Agence de presse russe TASS en marge du Forum économique international 2021 de Saint-Pétersbourg.

M. Poutine a évoqué ses interactions étroites avec le président chinois Xi Jinping ces dernières années, et a noté qu'ils ont récemment assisté au lancement de quatre unités d'énergie nucléaire dans le cadre d'un projet bilatéral de coopération en matière d'énergie nucléaire, un élément très important de la coopération sur la haute technologie entre les deux pays.

La Russie et la Chine ont de nombreux intérêts communs, ce qui est un fondement important d'une coopération bilatérale approfondie, a déclaré M. Poutine.

Soulignant l'importance de la coopération économique, M. Poutine a indiqué que la Russie et la Chine ont réussi à maintenir le commerce bilatéral à des niveaux supérieurs à 100 milliards de dollars pendant plusieurs années consécutives, en particulier en 2020, malgré les impacts de la pandémie de COVID-19.

M. Poutine a ajouté que les deux parties devraient promouvoir le commerce bilatéral à 200 milliards de dollars d'ici 2024.

La Russie et la Chine coopèrent également étroitement dans divers domaines tels que la construction aéronautique, la recherche lunaire, l'énergie, la protection de l'environnement et les échanges entre les peuples, a affirmé M. Poutine, ajoutant que la Russie est prête à travailler avec la Chine pour renforcer la synergie entre l'Union économique eurasienne et l'initiative "la Ceinture et la Route".

M. Poutine a déclaré que la Russie et la Chine renforceront sans aucun doute leur coordination et leur collaboration au sein de la communauté internationale, et protégeront les intérêts communs. Il a noté que cette coordination stratégique entre la Russie et la Chine est certainement favorable à la stabilité stratégique internationale.

Lors de l'événement médiatique de vendredi, M. Poutine a également répondu aux questions d'autres responsables d'agences de presse sur la pandémie de COVID-19, les Jeux olympiques de Tokyo, des questions mondiales et régionales ainsi que sur les relations de la Russie avec d'autres pays.

M. Poutine a déclaré que les questions liées à la COVID-19 ne doivent pas être politisées et que l'humanitarisme doit être placé au centre et au front de la lutte contre la pandémie, dont les impacts ne peuvent être surmontés que par des efforts concertés. Fin

http://french.xinhuanet.com/2021-06/05/c_139990563.htm

Dans RUSSIE

LA RUSSIE N’A PLUS DE RAISON D’EMPECHER QU’ « ISRAËL » SOIT ECRASE SOUS LES MISSILES SYRIENS

Par Le 03/06/2021

"la Russie n'a plus aucune raison d'empêcher qu'Israël s'écrase sous les missiles "syriens".(experts)

Thursday, 03 June 2021 11:44 AM  [ Last Update: Thursday, 03 June 2021 11:44 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des Tu-22 déployés à Hmeimim, base que la Russie veut transformer en un " Incirlik" bis ... si la Résistance l'appuie./twitter

Le ridicule du geste n’a échappé à aucun observateur : dans la nuit de mardi à mercredi , une poignée de soldats sionistes se sont livrés à une simulation d’opération commando sous l’œil bien veillant de la force onusienne dans le Golan occupé avant de pilonner un poste d’observation vacant qu’ils ont dit appartenir à l’armée syrienne ; tout avait été filmé en détaille et publié sur la toile façon à donner une posture offensive à armée israélienne totalement déconfite au sortir de son bras de fer avec Gaza.

Avichai Adraei, porte-parole de l’armée sioniste a même hasardé un : «  Israël est alerte et ne permettra aucun agissement à l’armée syrienne ».  Cette « opération » à la limite de parodie, militairement insensée, ne peut refléter qu’une chose : Israël soupçonne la Syrie de préparer un méga coup de nature très éventuellement balistique voire dronesque et dont un avant-goût lui a été donné le 21 avril, puis le 14 mai quand la Syrie a tiré tour à tour un missile Fateh-110 syrien, M-600 contre le réacteur nucléaire de Dimona et qu’elle a servi en pleine guerre Israël/Gaza de base de lancement de drone contre l’entité.

La Résistance frappera Israël!

La Résistance frappera Israël!

D’ailleurs, la semaine qui s’achève a été marqué par un évènement assez inouïe, un exercice de DCA d’envergure de l’armée syrienne, ultra médiatisé, où celle-ci a fait promotion de ses batteries de DCA S-75 Dvina, sorte de système de missile sol-air guidé par radar  et datant de l’ère soviétique. Evidemment, cette DCA syrienne qui compte en son sein le S-300, le Pantsir, le Buk M23, voire le S-400, n’a pas à se targuer d’un vieux modèle. Mais cet exercice que les officiers de l’armée syrienne ont qualifié de parfaitement réussi n’a été pas qu’une démonstration de force : Assad y cherchant, à peine trois jours après avoir été plébiscité par 95.1% des Syriens à la tête de l’Etat, à faire passer deux messages : primo les USA vont être viré ; secundo, Israël va payer. Il s’agissait surtout de dire que pour l’un et l’autre objectif, la Russie n’a plus aucune réticence et que la Résistance, elle, sortie à peine d’un brillant tour de force que l’entité est plus que partante.

Il y a deux jours, cet Est de l’Euphrate où les Américains on dressé pas moins de 33 postes et bases militaires, où ils ont déployé des batteries de Patriot, d’Avenger et où ils détiennent quelques 70 000 agents déguisés en terroristes daechistes, s’est révolté contre l’Amérique. Des images parfaitement inouïes mettant en scène des scènes de violents entre les tribus de Hassaké et de Deir ez-Zor avec les FDS, ces autres agents US déguisés en kurdes. Il s’agit d’une révolte parfaitement inouïe qui pour ce nouveau septennat d’ »Assad va se greffe sur l’action militaire anti-US de l’armée tribale est-syrienne laquelle action s’est caractérisés par des dizaines d’attaques à la bombe contre les convois militaires US en Syrie orientale, des attaques aux missiles contre les bases américaines à al Umar et à Connico entre autres.

Syrie: le Zircon frappe les USA

Syrie: le Zircon frappe les USA

La tentative US/Israël à inverser l’équation Missile = Armée de l’air en défaveur de la Résistance a lamentablement échoué.

Des manifestations qui ont éclaté le 31 mai dans la banlieue de Manbij n’en était pas une. Il s’agissait ni plus ni moins d’une guerre totale. Les tribus est syriennes,  se transformant en une véritable armée asymétrique contre les SDF que pilotés depuis leurs bases les officiers américains. Des habitants ont d’abord bloqué la route internationale M4, la fameuse, cette route si ardemment convoitée par l’axe US OTAN  avec des pneus en feu près du village de Karsan mais très rapidement  les protestations se sont étendues à travers toute la ville et les armes ont parlé. Des sources locales affirment que les FDS sont totalement pris de courts et avec eux le Pentagone qui jusqu’ici jugeait plausible le maintien des troupes US sur l’est de l’Euphrate, maintenant qu’en Irak, les bases US sont devenue des proies faciles de la Résistance irakienne et que celle-ci largement présente sur la frontière syro irakienne, c’est-à-dire à Abou Kamal en meurt d’envie pour en découdre avec les USA.

Selon une toute dernière information, les manifestations de Manbij  se poursuivent malgré le couvre-feu et que ni les Américains ni les FDS n’osent aller plus loin. Tout ceci pose une question : Biden pourrait- il réellement maintenir les troupes US en Syrie orientale, comme l’a promis Austin aux premiers jours de son mandat devant le sénat ? Rien n’est moins sur : car la Syrie orientale a massivement voté Assad dont la conseillère vient de le préciser : «  la priorité de nouveau gouvernement c’est la ,libération de l’ensemble de la Syrie ».

Or cette priorité, ce ne serait plus la Russie de Poutine qui s’y opposerait avec tout ce qui se passe en ce moment au nord de la Syrie ; Parallèlement au déploiement des T 22 russes à Hmeimim et alors même que le chef de MI6 se connecte avec le super terroriste pro Sultan qu’est al Julani, pour tenter de faire embraser le nord, une première attaque aérienne de l’OTAN contre la Russie  a eu lieu.

F-35 Adir: la Syrie ressort ses missiles ...

F-35 Adir: la Syrie ressort ses missiles ...

Selon le site militaire libanais SouthFront, « lors de la récente visite en Syrie d'un groupe de trois bombardiers russes à longue portée Tu-22M3 et d'un avion d'alerte précoce et de contrôle A-50, ce dernier a été attaqué. L'avion russe AWACS A-50 a été pris pour cible  lors d'un survol de la province d'Idlib.

Les sources de l'armée syrienne évoquent un missile tiré d'un système de missile anti-aérien portable mais il y a aussi de fortes chances que l’attaque soit l’œuvre d’un drone alors même que la Grande Bretagne et la France continuent à manœuvres dans les eaux de la Méditerranée à l’aide de leurs groupes aéronavales "Charles de Gaule" et "Queen Elizabeth" et que le chef du MI6 a récupéré les terroristes pro-Erdgan d’al Julani. Au moins un A-50 est stationné sur la base aérienne de Hmeimim sur la côte syrienne. L'avion effectue des vols de reconnaissance quotidiens au-dessus d'Idlib. Une source au sein de l'armée arabe syrienne, présente sur l'une des longues lignes de front d'Idlib, a confirmé qu'un missile anti-aérien avait été lancé contre cet avion, de là où se trouve le HTS ».

La Syrie frappe

La Syrie frappe

Après 10 ans de frappes israéliennes, la première attaque balistique depuis la Syrie contre Israël

Pour la Russie qui a l’intime attention de faire de Hmeimim un Incirlik russe contre l’expansion de l’OTAN en Méditerranée c’est plus qu’un avertissement c’est une alarme. Et il a l’air du déjà vu : la dernière fois qu’un super-avion de connaissance russe a été battu, il l’a été par Israël et c’était un Il-20 avec des officiers de renseignement russes à bord. Là Israël a rendu un loyal service au couple US/OTAN dans le ciel de la Méditerranée avec la conséquence qu’on connait, la livraison du S-300 à la Syrie. Sauf que le lien privilégié de Moscou avec Tel-Aviv n’a jamais permis au S-300 de tirer. Mais c’était en 2018 quand Trump, le pro Russie était à la Maison Blanche.

Avec Biden, l’Amérique veut chasser la Russie du Moyen Orient, que sa position soit pro ou anti Israël. Pourquoi alors insister. Le méga exercice de la DCA syrienne avec l’accent mis sur l’une des pièces les plus anciennes qu’elle compte, c’est un message à l’adresse d’Israël : la bataille balistique à laquelle la Syrie s’apprête pour expulser les Américains et les Israéliens de son territoire, ce ne serait pas Poutine qui y dirait « non ».

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/03/658134/Syrie-arm%C3%A9e-tribale-attaque-FDS

Dans RUSSIE

PEPE ESCOBAR : LES CARTOGRAPHES CHINOIS ET RUSSES TRACENT L’ORDRE POST-UNILATERAL

Par Le 03/06/2021

Les cartographes chinois et russes tracent l’ordre post-unilatéral

Alors que l’attention des médias est focalisée sur le prochain sommet Biden-Poutine, le tableau général reste celui de l’Eurasie contre l’Occident atlantiste.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 02 juin 2021

Asia Times 31 mai 2021

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C’est le spectacle Nikolai Patrushev-Yang Jiechi – une fois de plus. Ce sont les deux acteurs qui dirigent une entente géopolitique à venir, pour le compte de leurs patrons Vladimir Poutine et Xi Jinping.

La semaine dernière, Yang Jiechi – le directeur du Bureau de la Commission des Affaires étrangères du Comité central du Parti communiste chinois – a rencontré le secrétaire du Conseil de Sécurité russe, Nikolaï Patrushev, à Moscou. Cette visite s’inscrivait dans le cadre du 16ème cycle de consultations stratégiques Chine-Russie en matière de sécurité.

Il est intéressant de noter que la rencontre Yang-Patrouchev s’est déroulée entre la réunion Blinken-Lavrov, en marge du sommet du Conseil de l’Arctique à Reykjavik, et la prochaine rencontre Poutine-Biden, la plus importante, qui aura lieu à Genève le 16 juin (peut-être à l’hôtel Intercontinental, où Reagan et Gorbatchev se sont rencontrés en 1985).

Les Occidentaux pensent qu’une telle rencontre pourrait annoncer une sorte de retour à la « prévisibilité » et à la « stabilité » dans les relations américano-russes actuellement très tendues.

C’est un vœu pieux. Poutine, Patrushev et Lavrov ne se font pas d’illusions. D’autant qu’au G7 de Londres, début mai, l’Occident s’est concentré sur les « activités malveillantes » de la Russie ainsi que sur les « politiques économiques coercitives » de la Chine.

Les analystes russes et chinois, lors de conversations informelles, ont tendance à s’accorder sur le fait que Genève sera un nouvel exemple de la bonne vieille politique de division et de domination de Kissinger, avec quelques tactiques de séduction pour attirer Moscou loin de Pékin, une tentative de gagner du temps et des ouvertures pour tendre des pièges géopolitiques. Les vieux renards tels que Yang et Patrushev sont plus que conscients du jeu en cours.

Ce qui est particulièrement révélateur, c’est que Yang-Patrushev a jeté les bases d’une prochaine visite de Poutine à Xi à Pékin, peu de temps après celle de Poutine-Biden à Genève, afin de coordonner géopolitiquement, une fois de plus, le « partenariat stratégique global », selon leur terminologie mutuellement reconnue.

Cette visite pourrait avoir lieu le 1er juillet, date du centième anniversaire du Parti communiste chinois, ou le 16 juillet, date du 20ème anniversaire du Traité d’Amitié Chine-Russie.

Poutine-Biden est donc l’entrée ; Poutine-Xi est le plat principal.

Le thé Poutine-Louka pour deux

Au-delà du commentaire plein d’émotions du président russe, qui a défendu l’action de son homologue biélorusse, le thé Poutine-Loukachenko à Sotchi a fourni une pièce supplémentaire du puzzle concernant l’atterrissage d’urgence de Ryanair à Minsk, mettant en scène un blogueur biélorusse qui aurait prêté ses services au bataillon Azov ultra-nationaliste et néo-nazi, qui a combattu les Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk dans le Donbass ukrainien en 2014.

Loukachenko a dit à Poutine qu’il avait « apporté quelques documents pour que vous puissiez comprendre ce qui se passe ». Rien n’a été divulgué concernant le contenu de ces documents, mais il est possible qu’ils soient incandescents – liés au fait que des sanctions ont été imposées par l’UE contre Belavia Airlines alors que le transporteur n’avait rien à voir avec la saga Ryanair – et potentiellement susceptibles d’être évoqués pendant le sommet Poutine-Biden à Genève.

La Grande Image est toujours l’Eurasie contre l’Occident atlantiste. Washington continuera de pousser l’Europe – et le Japon – à se découpler de la Chine et de la Russie, mais la Guerre froide 2.0 sur deux fronts simultanés ne trouve que peu d’adeptes.

Les acteurs rationnels voient que la puissance scientifique, économique et militaire combinée d’un partenariat stratégique entre la Russie et la Chine au XXIe siècle serait un tout nouveau paradigme en termes de portée mondiale par rapport à l’époque de l’ex-URSS et du Rideau de fer.

Et lorsqu’il s’agit de séduire le Sud global et les nouvelles itérations du Mouvement des non-alignés (MNA), l’accent mis sur un ordre international respectant la Charte des Nations unies et la règle du droit international est définitivement plus sexy qu’un « ordre international fondé sur des règles » tant vanté, où seul l’hégémon fixe les règles.

Parallèlement au manque d’illusions de Moscou sur la nouvelle dispensation de Washington, Pékin voit les choses de la même manière, surtout après la dernière sortie de Kurt Campbell, l’ancien secrétaire d’État adjoint pour l’Asie de l’Est et le Pacifique de la présidence Obama-Biden 1.0, qui est maintenant de retour en tant que responsable des affaires indo-pacifiques au Conseil national de Sécurité de la présidence Obama-Biden 3.0.

Campbell est le véritable père du concept de « pivot vers l’Asie » lorsqu’il était au Département d’État au début des années 2010 – bien que, comme je l’ai souligné pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, c’est Hillary Clinton, en tant que secrétaire d’État, qui a revendiqué la paternité du pivot vers l’Asie dans un essai d’octobre 2011.

Lors d’un spectacle promu par l’Université de Stanford la semaine dernière, Campbell a déclaré : « La période qui était largement décrite comme un engagement [avec la Chine] est arrivée à son terme ». Après tout, le « pivot vers l’Asie » n’est jamais vraiment mort, car il y a eu un continuum clair Trump-Biden.

Campbell a obscurci la situation en parlant d’un « nouvel ensemble de paramètres stratégiques » et de la nécessité de faire face à la Chine en travaillant avec « les alliés, les partenaires et les amis ». C’est absurde : il ne s’agit que de la militarisation de l’Indo-Pacifique.

C’est ce que Biden lui-même a répété lors de son premier discours devant une session conjointe du Congrès américain, lorsqu’il s’est vanté d’avoir dit à Xi que les États-Unis « maintiendront une forte présence militaire dans l’Indo-Pacifique », tout comme ils le font avec l’OTAN en Europe.

Le facteur iranien

Sur une voie différente mais parallèle à celle de Yang-Patrouchev, l’Iran pourrait être à l’aube d’un changement de direction capital. Nous pouvons le voir comme faisant partie d’un renforcement progressif de l’Axe de la Résistance – qui relie l’Iran, les Unités de Mobilisation populaire en Irak, la Syrie, le Hezbollah, les Houthis au Yémen et maintenant une Palestine plus unifiée.

La guerre par procuration contre la Syrie a été un échec tragique et massif sur tous les plans. Elle n’a pas livré la Syrie séculaire à une bande de takfiris (alias « rebelles modérés »). Elle n’a pas empêché l’expansion de la sphère d’influence de l’Iran. Elle n’a pas fait dérailler la branche Asie du Sud-Ouest des Nouvelles Routes de la Soie. Elle n’a pas détruit le Hezbollah.

« Assad doit partir » ? Rêvez, il a été réélu avec 95% des voix syriennes, avec un taux de participation de 78%.

Quant à la prochaine élection présidentielle iranienne, qui aura lieu le 18 juin – deux jours seulement après Poutine-Biden – elle se déroulera à un moment où l’on peut penser que le drame de la relance de l’accord nucléaire qui se joue à Vienne aura touché à sa fin. Téhéran a souligné à plusieurs reprises que la date limite pour la conclusion d’un accord expire aujourd’hui, le 31 mai.

L’impasse est claire. À Vienne, par l’intermédiaire de ses interlocuteurs de l’UE, Washington a accepté de lever les sanctions sur le pétrole, les produits pétrochimiques et la banque centrale iraniens, mais refuse de les lever sur les individus tels que les membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique.

Au même moment, à Téhéran, quelque chose de très intriguant s’est produit avec Ali Larijani, ancien président du Parlement, membre ambitieux d’une famille assez importante mais écarté par le Conseil des Gardiens lorsqu’il a choisi les candidats à la présidence. Larijani a immédiatement accepté la décision. Comme me l’ont dit des initiés de Téhéran, cela s’est passé sans friction parce qu’il a reçu une explication détaillée de quelque chose de beaucoup plus important : le nouveau jeu en ville.

En l’état actuel des choses, celui qui se positionne comme le vainqueur presque inévitable le 18 juin semble être Ebrahim Raeisi, jusqu’à présent président de la Cour suprême – et proche des Gardiens de la Révolution. Il est fort possible qu’il demande aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’Énergie atomique de quitter l’Iran, ce qui signifierait la fin du Plan d’Action global commun tel que nous le connaissions, avec des conséquences imprévues. (Du point de vue des Gardiens de la Révolution, le JCPOA est déjà mort).

Un facteur supplémentaire est que l’Iran souffre actuellement d’une grave sécheresse, alors que l’été n’est même pas encore arrivé. Le réseau électrique sera soumis à une pression énorme. Les barrages sont vides – il est donc impossible de compter sur l’énergie hydroélectrique. Il y a un sérieux mécontentement populaire concernant le fait que l’équipe Rouhani a empêché pendant huit ans l’Iran d’obtenir l’énergie nucléaire. L’un des premiers actes de Raeisi pourrait être d’ordonner la construction immédiate d’une centrale nucléaire.

Il n’est pas nécessaire d’être un météorologue pour savoir de quel côté souffle le vent lorsqu’il s’agit des trois principales « menaces existentielles » pour l’hégémon en déclin – la Russie, la Chine et l’Iran. Ce qui est clair, c’est qu’aucune des bonnes vieilles méthodes déployées pour maintenir l’asservissement des vassaux ne fonctionne – du moins lorsqu’ils sont confrontés à de véritables puissances souveraines.

Alors que la sino-russo-iranophobie se dissout dans un brouillard de sanctions et d’hystérie, des cartographes comme Yang Jiechi et Nikolai Patrushev sculptent sans relâche l’ordre post-unilatéral.

Pepe Escobar

 

 

 

Article original en anglais : China, Russia mapmakers chart post-unilateral order, Asia Times, le 31 mai 2021.

https://asiatimes.com

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Asia Times

Copyright © Pepe EscobarAsia Times, 2021

https://www.mondialisation.ca/les-cartographes-chinois-et-russes-tracent-lordre-post-unilateral/5657135

 

Dans RUSSIE

RUSSIE/OTAN : L'ESCALADE!

Par Le 31/05/2021

La Russie va créer de nouvelles unités pour contrer l’OTAN

Monday, 31 May 2021 5:59 PM  [ Last Update: Monday, 31 May 2021 6:00 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La Russie prend des contre-mesures en réponse aux provocations de l'OTAN. ©Sputnik/Archives

Afin de contrer les actes provocateurs de l’OTAN, la Russie va créer une vingtaine de nouvelles unités dans son district militaire occidental, selon le ministre russe de la Défense.

En réponse aux actions des pays membres de l'OTAN, dirigés par les États-Unis dans la direction stratégique de l’Occident, le ministère russe de la Défense a déclaré la création d’une vingtaine de nouvelles formations et unités dans le district militaire occidental d'ici la fin de l’année, a rapporté Sputnik ce lundi 31 mai.

“Les actions de nos collègues occidentaux détruisent les systèmes de sécurité mondiaux et nous obligent à prendre des contre-mesures adéquates. Nous améliorons constamment la composition de combat de nos troupes. D'ici la fin de l'année, une vingtaine de nouvelles unités militaires seront créées dans la zone militaire occidentale », a déclaré Sergueï Choïgou lors d'une réunion de l'industrie de la défense.

En outre, les troupes russes du district militaire occidental recevront environ 2 000 unités d'équipement, a ajouté le ministre. Choïgou a souligné que les forces armées russes continuaient d'améliorer la formation du personnel et le fonctionnement des organes de contrôle.

Lire aussi : A quoi rime le méga projet nucléaire que viennent de lancer Pékin et Moscou?

La menace militaire de l'OTAN près des frontières russes devient sérieuse à mesure que l'alliance augmente l'intensité des vols aériens stratégiques, la présence de navires de guerre équipés de missiles de croisière et le nombre d'exercices, a poursuivi Choïgou.

Les navires de guerre de l'OTAN équipés de missiles de croisière pénètrent souvent dans la mer Baltique. Dans le même temps, l'OTAN et les États-Unis continuent d'élargir la portée de l'entraînement opérationnel et au combat près des frontières de la Russie, a fait noter le ministre russe.

La Russie a multiplié ses manœuvres militaires après l’escalade de tension avec les pays occidentaux; La Défense russe a organisé en mer de Barents un exercice naval qui implique le croiseur lance-missiles à propulsion nucléaire Pierre le Grand. Le bureau de presse de la Flotte maritime de Russie a déclaré, vendredi 28 mai, dans un communiqué, que le croiseur lance-missiles à propulsion nucléaire Pierre le Grand (Piotr Veliki), appartenant à la Flotte du Nord, ainsi que des avions et des hélicoptères de la Force aérienne et de la DCA russes avaient commencé leur exercice en mer de Barents.

Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, a récemment déclaré que l'OTAN resterait vigilante et continuerait à renforcer sa politique de dissuasion et son soutien aux alliés dans ce qu'elle a appelé «les actions troublantes de la Russie».

Ces dernières semaines, les Ukrainiens ont accusé la Russie de déployer des troupes autour de la frontière commune et ont prétendu que les séparatistes violaient systématiquement le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine, entraînant une intervention occidentale accrue ainsi que des tensions entre la Russie et l'OTAN.Dans ce contexte, il convient de s'interroger si la rencontre Blinken/Lavrov, est un début d’accalmie ? Rien n’est moins sûr dans la mesure où à peine quelques heures plus tard, les premières sanctions anti-Nord Stream II sont tombées ? D’où d’ailleurs les propos particulièrement significatifs du ministre russe de la Défense, selon qui les forces armées russes ont contourné les armées les plus puissantes du monde en termes de technologie moderne dans les forces nucléaires stratégiques. Le niveau de modernité des forces nucléaires stratégiques russes est de 86 %. Aucune autre armée au monde n’a un tel niveau.

Poutine menace l'Occident!

Poutine menace l'Occident!

Vladimir Poutine a assuré qu’il « casserait les dents » de ceux qui s’en prendraient à la Russie.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/31/657928/Russie-OTAN-zone-militaire

Dans RUSSIE

CE QUE VAUT LE NOUVEAU SYSTEME DE MISSILE ANTIAERIEN RUSSE S-500, SELON POUTINE

Par Le 26/05/2021

S-500

Ce que vaut le nouveau système antiaérien russe S-500, selon Poutine

© CC BY 4.0 / Ministère russe de la Défense

DÉFENSE

20:45 25.05.2021(mis à jour 22:58 25.05.2021)URL courte

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Dans le contexte d’une situation compliquée dans le monde et d’éventuels risques à ses frontières, la Russie met au point de nouveaux armements sophistiqués, comme le système de défense antiaérienne S-500 Prometheus dont les essais sont un succès.

Les tests de systèmes de missiles antiaériens S-500 prennent fin et sont un succès, a déclaré Vladimir Poutine, inaugurant à Sotchi une série de réunions avec les responsables du ministère de la Défense et des chefs d'entreprises de l'industrie militaire.

«Environ 70% des régiments de missiles antiaériens des forces aérospatiales sont dotés de systèmes modernes S-400. C’est maintenant le tour des livraisons de systèmes S-500 aux troupes», a-t-il indiqué.

Vladimir Poutine a souligné que la situation compliquée dans le monde et les éventuels risques aux frontières russes exigeaient un haut degré de préparation au combat des forces armées.

«Cela étant, nous continuerons à perfectionner la structure et la composition de l'armée et de la marine, à les doter d’armements sophistiqués et de matériel spécial, à soutenir le développement des capacités des entreprises du secteur et des principaux bureaux d'études qui conçoivent et fabriquent des armes et des équipements prometteurs», a-t-il fait remarquer.

Le S-500 Prometheus appartient à une nouvelle génération de systèmes de missiles sol-air. Son rayon d'action est de 600 kilomètres, selon des sources ouvertes. Il s'agit d'un système polyvalent de longue portée et d’interception à haute altitude capable de détecter et de frapper simultanément jusqu'à dix cibles balistiques supersoniques volant jusqu'à la vitesse de 7 km/sec, soit plus de 25.000 km/h. Le système sera capable de détruire également des cibles aérodynamiques, notamment des avions, des hélicoptères et des missiles de croisière.

Le vice-ministre de la Défense, Alexeï Krivoroutchko, avait précédemment déclaré que les forces armées devraient voir arriver les premiers systèmes S-500 cette année, alors que leur livraison en série commencerait en 2025.

L'arme qui n'a pas de pareils 

D’après ses performances, le système S-500 Prometheus dépasse le S-400 Triumph et son concurrent américain, Patriot Advanced Capability-3, ainsi que l'arme hypersonique à longue portée (LRHW) que l’US Army est en train de concevoir, a précédemment déclaré à Sputnik une source au sein du secteur de la défense.

«Le nouveau missile antiaérien russe S-500 Prometheus est capable d'intercepter des moyens hypersoniques d'attaque aérospatiale volant à des vitesses encore plus élevées. Les complexes américains LRHW se retrouvent par conséquent parmi les cibles que le S-500 frappe avec une forte probabilité», a-t-il expliqué.

La nouvelle arme américaine est conçue pour voler à une vitesse de 17 fois supérieure à celle du son et sera capable de frapper des cibles à quelque 2.800 km, avait indiqué le Popular Mechanics, citant un porte-parole de l'armée.

Le S-400 au cœur d’un conflit Turquie-USA

Le prédécesseur du Prometheus, le système S-400, a fait couler beaucoup d’encre lorsque la Turquie a signé en 2017 un accord sur l’achat de ces systèmes et provoqué un conflit avec les États-Unis qui exigeait qu’elle achète des Patriot. Ankara avait alors souligné que la décision d’acheter des systèmes russes avait été prise après l’échec des négociations avec les États-Unis. Par la suite, Washington a décidé de rayer la Turquie de son programme F-35 et a menacé de prendre des mesures de restriction conformément à la loi sur les sanctions contre les adversaires de l'Amérique (CAATSA).

Les États-Unis avaient même proposé de racheter les S-400 russes livrés à la Turquie, mais celle-ci a jugé le marché impossible.

La Turquie a poursuivi les négociations avec la Russie sur une nouvelle livraison de S-400 et en août 2020, l’agence russe d’exportation de matériel militaire Rosoboronexport a fait savoir qu’un autre contrat avait été signé et que les deux pays se penchaient sur les modalités de son financement.

https://fr.sputniknews.com/defense/202105251045650391-ce-que-vaut-le-nouveau-systeme-antiaerien-russe-s-500-selon-poutine/

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LA RUSSIE ET LA CHINE ONT DE GRANDS PROJETS DANS L'ESPACE

Par Le 18/05/2021

La Russie et la Chine ont de grands projets dans l’espace

Par Ulson Gunnar

Mondialisation.ca, 17 mai 2021

New Eastern Outlook 29 avril 2021

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  New

La tendance à s’éloigner de l’« ordre international » unipolaire dirigé par Washington pour se rapprocher du multipolarisme ne se manifeste pas seulement ici sur Terre, mais bien au-dessus, en orbite et même au-delà.  La campagne continue belliciste de Washington à l’égard de Moscou a même compliqué l’un des rares domaines de coopération constructive entre les deux nations, la coopération dans l’espace.

Cela inclut la Station spatiale internationale (ISS), vieille de 22 ans, qui est une combinaison de modules russes, américains, européens et japonais et qui accueille des astronautes de nations du monde entier.

Cependant, même cette réalisation impressionnante, tant sur le plan technique que sur celui de la coopération, est entachée par la politique. L’ISS exclut plusieurs nations de la coopération, notamment la Chine, un allié de plus en plus important de la Russie (et de nombreuses autres nations dans le monde).

Plus récemment, les États-Unis ont pris pour cible leur coopération avec la Russie en tentant d’interdire la vente de moteurs de fusée russes à la société aérospatiale américaine United Launch Alliance. Bien que des préoccupations de « sécurité »aient été invoquées, l’interdiction était en réalité motivée par la crise en Ukraine et la frustration de Washington suite au rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie en 2014.

Si l’interdiction a été partiellement levée en raison de la dépendance de l’ULA vis-à-vis de la technologie des fusées russes, les efforts se sont poursuivis pour rompre la coopération entre les États-Unis et la Russie.

Le projet Lunar Gateway a été jugé « trop américano-centré » pour une participation majeure de la Russie, rapporte SpaceNews dans son article  » La Russie sceptique quant à sa participation à la station spatiale lunaire Gateway ». La minimisation du rôle de la Russie dans les projets spatiaux semble être la continuation des politiques de Washington visant à minimiser et à isoler l’influence de la Russie sur Terre.

Et tout comme sur Terre où la Russie se tourne vers d’autres partenaires pour continuer à avancer, elle cherche des partenaires dans l’espace pour continuer à y progresser également.

Le Guardian, dans son article intitulé « La Chine et la Russie dévoilent un plan commun pour une station spatiale lunaire », rapporte :

La Russie et la Chine ont dévoilé des plans pour une station spatiale lunaire commune. L’agence spatiale russe Roscosmos a déclaré avoir signé un accord avec l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) pour développer un « complexe d’installations de recherche expérimentale créées à la surface et/ou en orbite de la lune ».

S’il est facile pour les nations de proposer et de dévoiler des plans, la coopération russo-chinoise dans l’espace semble être plus qu’un simple vœu pieux. La Russie a fait ses preuves depuis des décennies en envoyant des personnes dans l’espace grâce à son vénérable système de lancement Soyouz. Elle a non seulement contribué à la construction de modules clés de l’actuelle ISS, mais a également assuré la maintenance de la station spatiale Mir, qui a connu la plus longue orbite de l’histoire.

La Russie envisage également la construction de sa propre station spatiale nationale. Un autre article du Guardian, intitulé cette fois « Russie : nous quitterons la station spatiale internationale et construirons la nôtre », le souligne :

La Russie est prête à commencer à construire sa propre station spatiale dans le but de la mettre en orbite d’ici 2030 si le président Vladimir Poutine donne son feu vert, a déclaré le chef de son agence spatiale Roscosmos.

L’article cite une « crise sur les droits de l’homme, les cyberattaques et d’autres questions » comme étant la cause des ruptures dans une relation par ailleurs constructive dans l’espace entre les États-Unis et la Russie. Cependant, la formulation du Guardian et son analyse unilatérale de la détérioration des relations mettent en évidence la véritable raison pour laquelle ces liens s’effilochent, à savoir un antagonisme occidental délibéré et malhonnête.

La Russie est clairement capable de construire sa propre station spatiale. Elle l’a déjà fait par le passé et a conservé les compétences et les connaissances nécessaires pour le faire à nouveau grâce à ses contributions continues à l’ISS, dont le prochain module a été construit par la Russie et doit être lancé vers l’ISS cette année.

Associée à la Chine, cette expertise dans une version orbitale du multipolarisme peut constituer une  combinaison puissante.

La Chine a non seulement envoyé ses propres « taïkonautes » dans l’espace, mais elle a également testé des modules temporaires de station spatiale en orbite en vue de la construction de sa première station spatiale permanente, qui doit commencer cette année.

Dans un article intitulé « La Chine est sur le point de commencer à construire une station spatiale en orbite », New Scientist rapporte :

La Chine est sur le point de lancer la première section d’une nouvelle station spatiale, entamant ainsi un projet de construction en orbite qui devrait s’achever en 2022 avec un avant-poste d’environ un quart de la taille de la Station spatiale internationale (ISS).

L’article note également que :

La station spatiale chinoise (CSS) sera la 11e station spatiale avec équipage jamais construite. Il s’agit de la troisième station chinoise, même si les deux précédentes étaient nettement plus petites. La CSS sera légèrement plus grande que Mir, la station spatiale soviétique qui a précédé l’ISS.

La Chine a également entamé le processus de maîtrise des missions non habitées vers la Lune et vers Mars. Avec des stations spatiales russes et chinoises en orbite terrestre dans les années à venir, un projet russo-chinois d’exploitation en concurrence avec le Lunar Gateway occidental semble plausible.

Les implications de multiples stations spatiales en orbite terrestre et de multiples projets lunaires pour la géopolitique sur Terre signifient que d’autres nations exclues par les programmes et projets spatiaux centrés sur l’Occident auront l’occasion de participer aux côtés de la Russie et de la Chine, créant ainsi un meilleur équilibre des pouvoirs sur Terre et au-delà, en orbite.

L’Occident peut avoir le sentiment que sa primauté lui échappe, ce qui le pousse à une belligérance plus ouverte et à un sentiment général d’insécurité quant à sa place au sein de la communauté internationale (et au-delà dans l’espace). Cependant, il rate une occasion clé de mener le monde vers un avenir multipolaire et sera plutôt perçu comme se débattant pour éviter son émergence inévitable.

L’expertise et les réalisations de l’Occident dans l’espace sont impressionnantes, mais son manque d’intérêt pour la coopération avec des nations comme la Russie et la Chine semble uniquement garantir que le conflit et la violence que l’Occident a engendrés sur Terre depuis des décennies se propageront dans l’espace et s’y poursuivront dans un futur proche.

Mais tout comme sur Terre, la coopération et le multipolarisme menés par la Russie et la Chine pourraient contribuer à minimiser le danger de cette belligérance et à favoriser un développement et des réalisations humaines sans précédent, tant sur Terre qu’au-delà.

Ulson Gunnar

Article original en anglais :  Russia and China Have Big Plans in Space, New Eastern Outlook, le 29 avril 2021.

Traduit par Zineb pour le Saker Francophone

Ulson Gunnar, analyste géopolitique basé à New York et écrivain notamment pour le magazine en ligne « New Eastern Outlook« . Il contribue fréquemment à Global Research.

La source originale de cet article est New Eastern Outlook

Copyright © Ulson GunnarNew Eastern Outlook, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-russie-et-la-chine-ont-de-grands-projets-dans-lespace/5656643

Dans RUSSIE

MISE EN GARDE DE LA RUSSIE CONTRE L’IMPACT DU BLOCUS US CONTRE CUBA

Par Le 13/05/2021

12 Mai 2021

La Russie met en garde contre l'impact du blocus des États-Unis sur Cuba.
12 mai 2021
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a attiré aujourd'hui l'attention sur l'impact du blocus américain contre Cuba, renforcé en pleine pandémie de Covid-19.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a attiré aujourd'hui l'attention sur l'impact du blocus américain contre Cuba, qui s'est intensifié en pleine pandémie de Covid-19.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a attiré aujourd'hui l'attention sur l'impact du blocus américain contre Cuba, qui s'est intensifié en pleine pandémie de Covid-19.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général des Nations unies, António Gutérres, le ministre russe des affaires étrangères a rappelé que l'Assemblée générale des Nations unies vote chaque année " à une majorité écrasante " en faveur d'une résolution contre la politique américaine à l'égard de l'île.

Dans des déclarations à Prensa Latina, également sur le sujet, M. Guterres a rappelé que les Nations Unies ont demandé une exemption des sanctions qui limitent la capacité des États à répondre efficacement à la pandémie de Covid-19 et à faire face à ses conséquences sociales et économiques.

Il a souligné qu'il s'agit d'une position qui s'applique à toutes les situations dans le monde où de tels risques existent.

L'année dernière, l'ONU a adopté une résolution demandant la levée des mesures coercitives unilatérales contraires à la Charte des Nations unies et au droit international.

Le 23 juin, l'île caribéenne présentera une nouvelle fois le rapport intitulé "Nécessité de mettre fin à l'embargo économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d'Amérique à Cuba" à l'Assemblée générale des Nations unies pour un vote.

Selon les autorités de La Havane, le siège contre la nation antillaise a été intensifié pendant la situation épidémiologique actuelle en empêchant l'achat d'équipements et d'autres fournitures pour faire face au Covid-19.

Le ministère cubain des affaires étrangères a réaffirmé que les règlements qui protègent le blocus contre l'île constituent un acte de guerre économique, avec un caractère extraterritorial marqué et violent le droit international.
source : https://www.pcc.cu/noticias/rusia-advierte-sobre-impacto-del-bloqueo-de-eeuu-contra-cuba

Tag(s) : #Cuba#Blocus#Russie

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RUSSIE : LES USA DECLARENT LA GUERRE

Par Le 10/05/2021

Après le retrait d’Afghanistan, les troupes US seront déployées sur les frontières avec la Russie (WSJ)

Monday, 10 May 2021 6:46 PM  [ Last Update: Monday, 10 May 2021 6:43 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le déploiement envisageable des troupes US sur les frontières avec la Russie, après le retrait d'Afghanistan. (Illustration)

Sur fond de l’escalade des tensions entre Moscou et Washington, des responsables américains ont déclaré que les États-Unis avaient l'intention de déployer des troupes dans des pays proches de la frontière russe après avoir quitté l’Afghanistan, d'après WSJ.

Les États-Unis entendent déployer des troupes et des équipements militaires en Ouzbékistan et au Tadjikistan, deux anciennes républiques soviétiques bordant l'Afghanistan au nord, a rapporté le Wall Street Journal, citant des responsables de l’administration américaine et les sources militaires informées en allusion au début du retrait des troupes américaines et de l'OTAN d’Afghanistan.

Or, la présence militaire de la Russie dans la région et l'influence croissante de la Chine compliqueront la réalisation des projets américains de s'implanter en Asie centrale, a fait noter le Wall Street Journal.

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Zalmai Khalilzad, l'envoyé spécial des États-Unis pour l'Afghanistan, s'est rendu la semaine dernière au Tadjikistan et en Ouzbékistan, apparemment pour discuter de la nécessité d'empêcher une escalade de la violence en Afghanistan avant le retrait complet des troupes américaines et de l’OTAN du pays avant la date limite du 11 septembre 2021.

Washington a commencé à renforcer les relations sécuritaires avec le Tadjikistan et l'Ouzbékistan dans les années 90, après la sécession des deux pays de l'Union soviétique; en 2001, il a déployé 7 000 soldats sur la base aérienne de Karshi Khanabad, dans le sud de l’Ouzbékistan, jusqu’à ce qu’en 2005, le gouvernement ouzbek a contraint les troupes américaines à quitter le pays confronté à des affrontements.

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Les États-Unis ont également disposé, entre 2001 et 2014, d'importantes installations militaires sur la base aérienne de Manas en Kirghizistan qu’ils utilisaient pour transporter des troupes à destination et en provenance de l’Afghanistan, ajoute le journal en poursuivant que les responsables kirghizes ont fait pression pour la fermeture de la base et, en 2011, le président kirghize Almazbek Atambayev, a promis de fermer la base en 2014.

Lire aussi : Une trêve spectacle avec les Taliban pour se reconstituer?

Les responsables américains ont par ailleurs déclaré au Wall Street Journal que les forces américaines pourraient être redéployées vers une ou plusieurs installations militaires américaines dans le golfe Persique en plus de l'Asie centrale.

Les tensions entre Moscou et Washington se sont intensifiées ces derniers mois sur la base d’une série de questions, y compris les accusations américaines selon lesquelles la Russie se serait ingérée dans l'élection présidentielle américaine et serait à l’origine des récentes cyber-attaques contre des institutions vitales aux États-Unis.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/10/652374/Etats-Unis-Russie-Afghanistan-troupes-Tadjikistan-Ouzbekistan-

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POUTINE : AUCUNE EXCUSE POUR CEUX QUI DEVELOPPENT DE NOUVEAUX PLANS D'AGRESSION

Par Le 09/05/2021

Le Président Poutine lors du défilé militaire consacré au 76e anniversaire de la Victoire contre l'Allemagne nazie

Aucune excuse pour «ceux qui développent de nouveaux plans d’agression», prévient Poutine le Jour de la Victoire

© Sputnik . Mikhail Mettsel

RUSSIE

10:06 09.05.2021(mis à jour 13:39 09.05.2021)URL courte

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Louant les exploits soviétiques lors de la Seconde Guerre mondiale, Vladimir Poutine a également fustigé ceux qui préparent de nouvelles agressions, réaffirmant l’intention du pays de faire valoir le droit international, de défendre ses intérêts nationaux et la sécurité du peuple.

À l’occasion du 76e anniversaire de la Victoire sur l’Allemagne nazie, le Président russe a rendu hommage au peuple soviétique qui a défendu son territoire. Vladimir Poutine a par ailleurs mis en exergue l’intention de la Russie de défendre la sécurité et les intérêts de sa population.

«Nous nous souviendrons toujours que c’est le peuple soviétique qui a réalisé cet exploit majestueux, au moment le plus dur de la guerre, dans les batailles décisives ayant déterminé l’issue de la lutte contre le fascisme, a déclaré Vladimir Poutine.

Ni excuse ni pardon

Revenant sur la situation internationale actuelle, le chef de l’État russe a pointé l’impossibilité de justifier ni pardonner ceux qui préparent de nouvelles agressions.

«La guerre a apporté tellement de souffrances insupportables, de malheurs et de larmes, qu’il est impossible de l’oublier. Ceux qui développent de nouveaux plans d’agression injustifiés ne seront donc pas pardonnés. Cela fait presque un siècle depuis l’époque où l'effroyable monstre nazi se renforçait en faisant preuve plus fréquemment d’insolence. Les slogans de la primauté nationale et raciale, de l’antisémitisme et de la russophobie retentissaient de manière de plus en plus cynique. Censés stopper le risque de la guerre mondiale, les accords faisaient l’objet d'une remise en cause», a déclaré M.Poutine.

Il ne s’agit pas uniquement de divers individus radicaux et de groupes internationaux de terroristes, a nuancé le Président russe.

«Aujourd’hui, nous voyons une foule de massacreurs rescapés et de leurs successeurs. Nous assistons également à des tentatives de réviser l’histoire, de justifier les traîtres et les criminels qui ont le sang de centaines de milliers de civils sur les mains », a-t-il poursuivi.

Quant à la stratégie actuelle de la Russie, il a indiqué que le pays fera valoir sans cesse le droit international et qu’il défendra ses intérêts nationaux et la sécurité de la population.

L'importance de la Victoire pour la Russie

Le Président a rappelé que l’année 2021 était marquée par le 80e anniversaire du début de la Grande Guerre patriotique, soulignant que le 22 juin 1941 était l’une des dates les plus tragiques de l’histoire du pays.

«L’ennemi a attaqué notre pays […], cherchant non seulement à faire tomber le système soviétique mais aussi à nous éliminer en tant qu'État, en tant que nation, pour faire disparaître nos peuples de cette terre».

Défilé militaire

L’un des plus grands événements du pays, la parade de la Victoire sur l’Allemagne nazie, s'est tenu le 9 mai à Moscou. Cette année, le défilé militaire a engagé plus de 12.000 militaires, environ 190 véhicules de combat et 76 avions et hélicoptères.

Le cérémonial, qui s’est déroulé en présence de Vladimir Poutine et d’hôtes de marque, a réservé des surprises. Ainsi, pour la première fois, les pavés de la Place rouge ont vu marcher des cosaques bouddhistes. Parmi les nouveautés: le véhicule blindé Typhoon-PVO.

https://fr.sputniknews.com/russie/202105091045570849-aucune-excuse-pour-ceux-qui-developpent-de-nouveaux-plans-dagression-previent-poutine-le-jour-de-la/

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RUSSIE : LAVROV ACCUSE LES ETATS-UNIS ET L’UE D’INSTAURER LE TOTALITARISME

Par Le 08/05/2021

Lavrov accuse Washington et Bruxelles d’«instaurer le totalitarisme»

 Depuis 7 heures  8 mai 2021

Sergueï Lavrov

Sergueï Lavrov

 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

Moscou considère que les tentatives d’imposer le totalitarisme dans les affaires internationales qu’entreprennent les États-Unis et l’UE sont inacceptables, a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d’une réunion en ligne du Conseil de sécurité de l’Onu.

À titre d’exemple, il a cité les sanctions unilatérales illégitimes «introduites sans aucun fondement reposant sur le droit international».

En pleine pandémie, ce genre de restrictions réduit brutalement les capacités «de toute une série de pays en développement de contrer la propagation de l’infection», a ajouté le ministre russe.

Dicter leurs propres règles

M.Lavrov estime que l’Occident cherche à arrêter la formation d’un monde multipolaire. Et d’expliquer que dans ce but est avancé le «concept du soit disant « ordre basé sur les règles », pensé en tant que substitut au droit international».

Ces règles sont mises à jour dans le cadre de formats fermés, puis sont imposées à tous les autres, a-t-il encore ajouté.

«Nous considérons comme inacceptables de telles démarches visant à instaurer le totalitarisme dans les affaires internationales et auxquelles ont de plus en plus souvent recours nos collègues occidentaux -avant tout les États-Unis, l’Union européenne et d’autres alliés- rejetant sur la scène internationale tous les principes de la démocratie et du multilatéralisme», déclaré le haut diplomate.

Primauté de la Charte de l’Onu

«La Russie appelle tous les États à suivre de manière inconditionnelle les objectifs et les principes de la Charte [de l’Onu, ndlr], assurant le respect de l’égalité souveraine des États, la non-ingérence dans leurs affaires internes, le règlement des différents par les moyens politico-diplomatiques ainsi que la renonciation aux menaces d’usage de la force et au recours à cette dernière».

Sergueï Lavrov a déclaré que Moscou considérait comme nuisible toute action contournant la charte de l’Onu et consistant en l’usurpation du processus de prise de décision.

«L’Occident n’est plus préoccupé par les normes du droit international et exige que tout le monde suive les règles et respecte l’ordre qu’il a instaurés», a conclu le ministre.

 

Source: Avec Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2059983

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SELON DES SITES SPECIALISES, DES AVIONS-ESPIONS US SE RELAYENT PRES DES FRONTIERES RUSSES

Par Le 04/05/2021

Des avions-espions US se relayent près des frontières russes, selon des sites spécialisés

 Depuis 8 heures  4 mai 2021

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 Amérique et Europe - Russie

 

Deux avions de reconnaissance de l’US Air Force et de l’US Navy ont passé plusieurs heures à tour de rôle à proximité des frontières russes, au-dessus de la mer Noire, selon les sites Internet qui surveillent les vols des avions militaires. Ces missions font suite à d’autres vols d’avions-espions détectés les jours précédents.

Un avion de reconnaissance électronique stratégique RC-135W de l’US Air Force et un avion de patrouille maritime P-8A Poseidon de l’US Navy ont survolé ce lundi 3 mai la mer Noire, non loin des frontières de la Russie, relatent les sites Internet consacrés aux vols d’avions, qui ont suivi les signaux de leurs transpondeurs.

Le RC-135W a décollé de la base de Souda Bay, en Crète, avant de passer près de trois heures près de la Crimée et du territoire de Krasnodar.

Le P-8A Poseidon, qui est arrivé depuis la base aérienne de Sigonella, en Sicile, a d’abord volé au sud-ouest de la Crimée et du port de Sébastopol.

Il a ensuite volé le long de la côte sud de la péninsule, du territoire de Krasnodar et du port de Novorossiïsk.

Des vols de reconnaissance quotidiens

Le 2 mai, un P-8A Poseidon avait aussi mené une mission de reconnaissance près des frontières russes en mer Noire.

Le 1er mai, les sites spécialisés ont en outre fait état de vols de deux drones stratégiques RQ-4B Global Hawk de l’armée de l’air américaine, près des frontières maritimes de la Crimée et du territoire de Krasnodar. Les deux drones ont plus tard survolé l’espace aérien ukrainien, surveillant la ligne de séparation des forces dans le Donbass. Un drone avait décollé de la base de Sigonella, alors que l’autre était arrivé d’une base située dans les Émirats arabes unis.

Un MiG-31 russe a escorté un drone américain RC-135 au-dessus du Pacifique le 16 avril, un jour après que Joe Biden a appelé à la désescalade dans les relations avec Moscou tout en introduisant une nouvelle série de sanctions.

En décembre, des avions-espions français et américain ont été interceptés par un Soukhoï Su-30 près de la frontière russe au-dessus de la mer Noire.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2057596

Dans RUSSIE

SANCTIONS DE L’UE CONTRE LA RUSSIE : « UN JEU SUICIDAIRE OU TOUT LE MONDE PERD »

Par Le 04/05/2021

Serguei Lavrov et Josep Borrell à Moscou le 5 février 2021 (AFP PHOTO / Russian Foreign Ministry / handout)

Sanctions de l’UE contre la Russie: «un jeu suicidaire où absolument tout le monde perd»

© AFP 2021 AFP PHOTO / Russian Foreign Ministry / handout

INTERNATIONAL

19:23 04.05.2021URL courte

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Aux sanctions de l’UE décidées en mars, la Russie a répondu le 30 avril par des contre-sanctions. La diplomatie européenne a riposté en convoquant ce 3 mai l’ambassadeur russe. Pour Sébastien Cochard, ancien diplomate, Moscou doit privilégier les contacts avec les États membres sans tenir compte du «droit-de-l’hommisme» bruxellois.

«Le mieux que la Russie a à faire est d’ignorer les institutions de l’UE. Ignorer la Commission européenne, le Parlement, les représentants du Conseil. Les institutions de l’UE sont faibles et ne représentent personne», conseille Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller de députés européens.

Depuis mars, le torchon brûle entre Moscou et Bruxelles. Dernier épisode en date de cette brouille, le 3 mai, Vladimir Chizhov, ambassadeur de Russie auprès de l’UE, a été convoqué par les secrétaires généraux de la Commission européenne et du Service européen pour l’action extérieure. Les fonctionnaires bruxellois ont «fermement» condamné les sanctions prises le 30 avril par la Russie. Celle-ci a en effet interdit de territoire huit hauts responsables de l’UE, dont David Sassoli, président du Parlement européen, la commissaire Vera Jourova, le procureur de Berlin Jörg Raupach et le député français Jacques Maire.

L’UE «se réserve le droit de prendre les mesures appropriées» ont encore menacé les responsables européens. «La Fédération de Russie a choisi la voie de la confrontation au lieu de chercher à inverser la trajectoire négative des relations UE-Russie», s’est même indigné le chef de la diplomatie européenne, Joseph Borrell.

 

Ministère russe des Affaires étrangères

© SPUTNIK . SERGUEÏ GOUNEÏEV

La Russie interdit d'entrée plusieurs personnalités de l'UE dont le président du Parlement européen

Confrontation ou réciprocité? La diplomatie russe a en effet expliqué n’avoir fait que riposter aux sanctions imposées par l’UE le 2 mars contre quatre fonctionnaires russes, prises dans la foulée de l’affaire Navalny et à celles du 22 mars contre les responsables de «graves violations des droits de l’homme» en Tchétchénie. «Un défi ouvert à l’indépendance de la politique intérieure et extérieure russe», selon Moscou.

 

«Provocations gratuites» et «dénigrement systématique»

Mais les institutions de l’UE veulent «se faire passer comme victimes», juge Sébastien Cochard, qui souligne n’exprimer que son opinion, tandis que les diverses sanctions européennes à l’encontre de Moscou sont «toujours en extension, toujours reconduites». Les principales d’entre elles datent de mars 2014 à l’occasion du conflit ukrainien et du rattachement de la Crimée à la Russie. Celles-ci sont d’ailleurs toujours en vigueur, renouvelées quasiment automatiquement tous les six mois par le Conseil européen, avec dans leur collimateur des individus et des secteurs spécifiques de l’économie russe. Moscou a immédiatement décrété un embargo sur les produits alimentaires et agricoles occidentaux exportés habituellement en Russie. Une mesure prolongée en 2020 jusqu’à la fin 2021 et qui représenterait un marché estimé à neuf milliards d’euros annuels pour les Européens.

​Punir la Russie? Pour Sébastien Cochard, c’est ni plus ni moins qu’un «jeu suicidaire où absolument tout le monde perd.» Ou, plus précisément, qui permettrait à d’autres de tirer leur épingle du jeu: «notre division contre nature sert les États-Unis et la Chine.»

«Les sanctions de l’UE, qui induisent ponctuellement des contre-sanctions toujours raisonnables de la part de la Russie, créent des dommages irréversibles à la relation économique entre les États membres de l’UE et la Russie. Les institutions de l’UE, certains de ses États membres, se permettent en permanence une ingérence honnêtement insupportable et injustifiée dans les affaires intérieures russes.»

Ainsi, la diplomatie européenne a-t-elle reproché à Vladimir Chizhov l’expulsion de diplomates tchèques par la Russie et la mise en place d’une liste de pays «non amis». Une série de griefs qui s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions entre Moscou et l’UE, encore ravivées par l’affaire Navalny. Sébastien Cochard y voit surtout «des années de provocations gratuites et d’actes de dénigrement systématique de la Russie» par les Européens. Depuis la visite de Borrell à Moscou le 5 février, le ton adopté par Bruxelles laissait présager un durcissement des relations bilatérales.

L’UE «à la remorque» des États-Unis

Et l’ancien diplomate d’indiquer d’où provient selon lui cet «antagonisme institutionnel de l’UE contre la Russie». Alors que certains États membres, comme l’Italie, la France et parfois l’Allemagne, ont régulièrement affiché leur volonté de dialogue avec la Russie, d’autres comme les pays baltes et la Pologne revendiquent cette opposition à Moscou comme «une composante importante de leur politique intérieure.» Ce qui se traduit par une «prise en otage des relations extérieures de l’UE à des fins de politique interne de ces très petits pays.»

 

Vladimir Poutine et Emmanuel Macron lors d'une rencontre au fort de Brégançon (19 août 2019)

© SPUTNIK . ALEXEI DROUJININE

Sanctions contre la Russie, le Venezuela et la Birmanie: «une erreur stratégique majeure commise par l’UE»

Second et principal facteur de cet antagonisme, le suivisme à l’égard de la politique étrangère américaine: «la politique extérieure de l’UE est à la remorque de celle des États-Unis.» Ainsi, Anthony Blinken, le nouveau Secrétaire d’État américain, a-t-il assisté le 22 février en visioconférence au Conseil des affaires étrangères, celui-là même qui a décidé la mise en place de ces sanctions. La Russie est la «cible extérieure systématique des Administrations et de la presse outre-Atlantique» pour des raisons de politique intérieure, mais surtout parce que Moscou «refuse de se plier à la globalisation sous égide américaine.» Se félicitant que la politique étrangère reste une prérogative des États membres, Sébastien Cochard appelle Moscou à «ne pas prêter attention à la cacophonie bruxelloise» et à continuer à échanger avec les gouvernements français, allemand ou italien.

 

«On espère de la France qu’elle fasse entendre une voix raisonnable et indépendante. La relation avec la Russie est un enjeu historique et géostratégique majeur pour tous les Européens», conclut Sébastien Cochard.

Pas sûr qu’il soit entendu, puisque Paris s’est alignée sur Bruxelles: le Quai d’Orsay a convoqué le 3 mai Alexeï Mechkov, ambassadeur de Russie à Paris, pour qu’il s’explique sur les contre-sanctions russes du 30 avril.

https://fr.sputniknews.com/international/202105041045555039-sanctions-de-lue-contre-la-russie-un-jeu-suicidaire-ou-absolument-tout-le-monde-perd-/

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OTAN/RUSSIE : LA GUERRE COMMENCE ?

Par Le 04/05/2021

Europe: méga exercice militaire antirusse commence 

Tuesday, 04 May 2021 6:04 PM  [ Last Update: Tuesday, 04 May 2021 6:01 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'USNS Bob Hope arrive au port de Jacksonville, en Floride, le 24 mars 2021. Il s'agit du premier navire à charger pour soutenir le Defender Europe 21. ©US Army

Les États-Unis ont lancé l’exercice « Defender Europe 21 » avec 26 pays européens et 28 000 soldats, selon Anadolu. 

Le porte-parole du département américain à la Défense (Pentagone), John Kirby, a annoncé le début de l’exercice « Defender Europe 21 », organisé par les États-Unis et impliquant 26 pays européens et 28 000 soldats. 

S’exprimant lors d’une conférence de presse quotidienne, le porte-parole du Pentagone a annoncé que l’exercice « Defender Europe 21 », qui se préparait depuis mars, venait de commencer et qu’il se poursuivrait jusqu’à la mi-juin.

Lire aussi: Les relations entre Moscou et Washington n’étaient jamais si tendues (Medvedev)

L’exercice impliquera 28 000 soldats de 26 pays différents, dont les États-Unis, leurs alliés et partenaires, et est « de nature défensive », réaffirme John Kirby.

Et de continuer : « En se concentrant sur la dissuasion de l’agression, l’exercice prépare nos forces à répondre à la crise et, si nécessaire, à mener à bien les opérations de guerre à grande échelle. La manœuvre comprend plusieurs exercices multinationaux interconnectés. »

Poutine : la Russie tracera elle-même la ligne rouge dans ses relations avec les autres pays

Les avertissements sont venus au milieu des tensions accrues avec l’Occident au sujet de l’Ukraine, les sanctions antirusses et le bras de fer entre Moscou et Washington.

PressTV / French / 21 avr.

Indiquant que l’exercice a commencé en Albanie, le porte-parole a noté que le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), le général Tod D. Wolters, assisterait également à la cérémonie d’ouverture de l’exercice aujourd’hui.

Lire aussi: Russie-Iran versus l’OTAN ?

La Russie a, à maintes reprises, mis en garde les Américains contre les exercices militaires qu’ils organisent près de ses frontières. 

Par ailleurs, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu, lundi 3 mai, en Pologne afin de prendre part à une cérémonie marquant le 230e anniversaire de l’adoption de la première Constitution de ce pays. 

Lire aussi: Les USA ne dominent plus rien ni même leurs acolytes

Lors de cette cérémonie, le président polonais Andrzej Duda a qualifié la Russie d’« ennemi de la liberté ». 

« Tout comme notre Constitution souligne, chaque pays a le droit d’agir dans le cadre de la volonté de sa nation et de parcourir son chemin de démocratie. L’Empire russe n’a pas réussi à nous barrer la route il y a des siècles et la Fédération de Russie ne sera pas non plus en mesure de bloquer ce chemin, malgré ses tentatives. »

Crimée : la Russie lance des exercices militaires d'envergure

Le ministre russe de la Défense supervise un exercice militaire d’envergure en Crimée.

PressTV / French / 22 avr.

Andrzej Duda a rappelé que la sécurité de l’Ukraine et son adhésion à l’OTAN seraient examinées lors de la réunion du mois de juin de l’Alliance. 

« L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est un objectif de principe pour la réalisation duquel les responsables de Kiev se battent. » 

Lire aussi: Donbass : le coup de théâtre de Poutine attendu ?

De son côté, le président de Lituanie a apporté son soutien aux positions de Kiev vis-à-vis des menaces russes, soulignant que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN aiderait ce pays à protéger sa sécurité et à appliquer ses réformes. 

« Bruxelles et d’autres capitales européennes sont en mesure de baliser le terrain à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN », a souligné le président lituanien.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/04/651940/Russie-Etats-Unis-exercice-militaire-Defender-Europe-21-Ukraine-Otan

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PEPE ESCOBAR : POURQUOI L'EMPIRE DU CHAOS EST PARALYSE

Par Le 02/05/2021

Pourquoi l’empire du chaos est paralysé

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 27 avril 2021

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Attachez vos ceintures.

Ce que vous êtes sur le point de lire fait partie d’un rapport interne rédigé par l’une de mes meilleures sources dans le monde des affaires et des renseignements depuis une quinzaine d’années. Parmi les lecteurs qui l’ont reçu figurent Jamie Dimon de JP Morgan, Evelyn de Rothschild et sa femme Lynn, Larry Fink de Blackrock, Michael Bloomberg – qui ne m’engagerait jamais comme chroniqueur de Bloomberg… – Stephen Schwartzman de Blackstone, Jeff Bezos d’Amazon et d’autres Maîtres de l’Univers. J’ai reçu une copie avec toutes leurs adresses – que je ne peux pas rendre publiques pour des raisons évidentes.

C’est une bombe MAJEURE – dans le sens où les Maîtres de l’Univers financiers sont maintenant pleinement conscients des informations sensibles qui ne sont pas partagées avec les acteurs non militaires. La question est de savoir ce qu’ils vont faire à ce sujet.

La section des rapports commence ici :

« Alors que Rome brûle, ce que j’utilise comme une métaphore étendue sur les centaines de villes américaines qui ont brûlé l’été dernier, et que les États-Unis font face à une désintégration interne, le Pentagone admet que les États-Unis ne peuvent pas faire face à une guerre sur deux fronts.

Les États-Unis ne peuvent pas faire face seuls à une guerre sur un front en Europe et seraient vaincus en cinq à dix minutes. Il est peu connu que le moyen clé que les États-Unis ont choisi pour défendre l’Europe de manière conventionnelle était leur puissance aérienne supérieure qui surclasse les Russes. Cependant, ce qui n’est pas non plus connu du grand public, c’est que les États-Unis seront vaincus en Europe par les Russes en cinq à dix minutes par des missiles hypersoniques russes détruisant tous les aérodromes commerciaux de l’OTAN et de l’Europe, y compris ceux de l’Angleterre, alors qu’ils envoient allègrement leurs navires de guerre vers la péninsule de Kerch.

La question de savoir si tous nos avions F-35, qui coûtent des milliards de dollars, seront également détruits en cinq minutes dépend de la rapidité avec laquelle les États-Unis pourront les mettre hors de danger sur un rivage étranger. La question clé qui reste alors est de savoir si les États-Unis peuvent évacuer l’Europe assez rapidement via une sortie de Dunkerque pour s’échapper vers l’Angleterre ou si toutes les forces américaines rejoindront leurs camarades de l’OTAN dans un camp de prisonniers de guerre russe.

La réponse est qu’ils ne peuvent pas s’échapper car il leur faudrait plus de deux semaines pour évacuer. Cela m’a été confirmé par les plus hautes autorités militaires américaines ».

L’utilisation par les États-Unis des récentes sanctions contre la Russie visait à faire passer le message que le tueur de nation qu’ils appellent SWIFT-CHIPS est dans la boîte à outils des États-Unis comme réponse américaine à une invasion de l’Ukraine. (Il va sans dire que Nord Stream 2 serait terminé et que le pipeline actuellement en service de la Russie vers l’Europe serait fermé). Les États-Unis restent donc assis dans cette partie de poker, avec la certitude que les Russes n’oseront pas envahir l’Ukraine, ce qui les amènerait à appuyer sur la gâchette pour éjecter la Russie du système de paiement SWIFT-CHIPS, ce qui les conduirait à leur perte à l’iranienne.

Mais les États-Unis n’ont pas encore vu les cartes russes en main, qui seraient d’exercer leur super arme financière de fermeture du détroit d’Ormuz avec leur allié l’Iran qui est prêt à coopérer, selon nos meilleures sources de renseignement.

Nous avons discuté de ce scénario avec les spécialistes en produits dérivés de Goldman Sachs, qui prédisent que le prix du pétrole atteindrait 500 à 1 000 dollars le baril lors d’une telle fermeture, ce qui déclencherait l’implosion du marché des produits dérivés, qui représente entre 600 billions et 2,5 trillions, et détruirait l’ensemble du système financier mondial.

Le cataclysme qui frapperait les États-Unis conduirait, comme en Allemagne en 1933, à un taux de chômage de 50% ou plus, provoquant le renversement complet du gouvernement américain qui ne tient plus qu’à un fil après les émeutes de l’été dernier, lorsque l’armée américaine a refusé d’intervenir par crainte que ses forces, comme en Russie en 1918, ne se désintègrent selon des critères raciaux.

La défaite des États-Unis en Europe sonnerait le glas de l’empire américain, comme lorsque Rome a été mise à sac par Alaric, et le monde entier applaudirait.

[Voici maintenant la partie qui tue, et qui m’a laissé, eh bien, sans voix].

« Le mythe des fissures entre la Russie et la Chine devrait être dissipé par l’article suivant, paru dans l’Asia Times, où l’on voit sur le bureau de Poutine une offre importante d’une grande société pour financer la réorientation de tout le pétrole et du gaz naturel allant vers l’Europe vers la Chine via un pipeline.

Il s’agirait de la plus grande transaction commerciale de l’histoire mondiale. La Chine pourrait alors compter sur le fait de recevoir de la Russie les ressources naturelles qui viennent actuellement par la mer et la Russie pourrait remplacer toutes les importations européennes en Russie par substitution et là où ce n’est pas possible depuis la Chine. Cet article très profond doit être lu très attentivement. Les centaines de milliards de dollars pour ce projet sont disponibles aujourd’hui selon les plus hautes sources de renseignement ».

Voici une citation importante de l’article :

« Un secret bien gardé à Moscou est que juste après les sanctions allemandes imposées en relation avec l’Ukraine, un grand opérateur énergétique mondial a approché la Russie pour lui proposer de détourner vers la Chine pas moins de 7 millions de barils par jour de pétrole plus du gaz naturel. Quoi qu’il en soit, cette proposition étonnante est toujours sur la table de Shmal Gannadiy, l’un des principaux conseillers du président Poutine en matière de pétrole et de gaz ».

[Et ensuite, le rapport renvoie à mon article] : « L’alliance eurasiatique définitive est plus proche que vous ne le pensez ».

CODA : L’armée de drones perse

Le général Frank McKenzie, chef du CENTCOM – responsable des forces américaines en Asie occidentale – a fait un aveu surprenant lors d’un témoignage écrit devant la Commission des Services armés de la Chambre des Représentants.

Il a admis l’impuissance totale du Pentagone face à un essaim de drones iraniens de petite et moyenne taille utilisés pour la surveillance et les attaques : « Pour la première fois depuis la guerre de Corée, nous opérons sans une supériorité aérienne totale ».

Et il a ajouté, de manière inquiétante – pour l’Empire, bien sûr : « Tant que nous ne serons pas en mesure de développer et de mettre en service une capacité en réseau pour détecter et vaincre les UAS (systèmes aériens sans pilote), l’avantage restera à l’attaquant ».

Dites bonjour à l’armée de drones perse : un facteur de déstabilisation réel, 24/7, pour l’Empire et ses caniches dans le golfe Persique et au-delà.

Pepe Escobar

Article original en anglais : https://vk.com/pepeasia

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Dans RUSSIE

RUSSIE : LES DECLARATIONS DE CERTAINS PAYS SUR L’ILLEGALITE DES PRESIDENTIELLES EN SYRIE SONT UNE NOUVELLE TENTATIVE D’INGERENCE

Par Le 01/05/2021

Moscou: Les déclarations de certains pays sur l’illégalité des élections présidentielles en Syrie sont une nouvelle tentative d’ingérence

Moscou: Les déclarations de certains pays sur l’illégalité des élections présidentielles en Syrie sont une nouvelle tentative d’ingérence

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Par AlAhed avec Sana

Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que les déclarations de certains pays sur l’illégalité de prochaines élections présidentielles en Syrie constituent une nouvelle tentative d’ingérence dans ses affaires, indiquant que la tenue de ces élections correspond complétement à sa constitution et aux résolutions de la légitimité internationale.

Dans un communiqué publié vendredi, le ministère a fait savoir que Moscou suit de près les préparatifs des élections présidentielles syriennes prévues le 26 mai prochain, soulignant que l’organisation de ces élections est une affaire intérieure pour ce pays et s’accorde avec les exigences de sa constitution adoptée en 2012 et les lois locales, ajoutant que ces mesures ne se contredisent jamais avec la résolution du Conseil de sécurité N°2254 et d’autres résolutions internationales qui se basent sur le respect de la souveraineté en Syrie.

Le ministère a indiqué que les élections seront tenues à l’ombre de la poursuite de l’occupation étrangère illégale de certaines parties des territoires syriens.

Il a de même souligné la disposition de Moscou à envoyer des observateurs russes pour ces élections.

https://french.alahednews.com.lb/39863/309

Dans RUSSIE

POUTINE : LES USA NE DOMINENT PLUS RIEN NI MEME LEURS ACOLYTES

Par Le 30/04/2021

Les USA ne dominent plus rien ni même leurs acolytes

Friday, 30 April 2021 8:31 AM  [ Last Update: Friday, 30 April 2021 5:15 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président russe Vladimir Poutine. ©The New Yorker

Il y a deux mois une lettre signée le Leader de la RII arrivait sur le bureau du président Poutine. La lettre évoquait la fin de l’ère américaine et l'émergence d'un monde multipolaire où un partenariat Iran-Russie plus poussé s'imposerait désormais. Le Kremlin a mis peu de temps pour connaître publiquement qu'il partageait la même conviction.

Lettre à Poutine: le contenu?

Lettre à Poutine: le contenu?

Fin du monde unipolaire

Le Kremlin se moque des affirmations américaines selon lesquelles l'Amérique dispose d'un leadership mondial.

À la question de savoir comment il serait préférable de traiter avec les États-Unis qui s'affaiblissent mais agissent toujours comme un pays agressif, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov s’est exprimé le mardi 27 avril à l’antenne de l’émission Great Game de Channel One : « Les déclarations de Washington sur sa volonté de diriger les autres pays relèvent d'une époque révolue".

 « Les déclarations selon lesquelles les États-Unis se disent prêts à diriger le monde entier relèvent très probablement d'un vestige de la dernière décennie et sont un héritage du monde unipolaire », a-t-il ironisé.

Lire plus: L'Iran et la Russie pensent à une coopération de 20 à 50 ans

Le porte-parole du Kremlin a souligné la nécessité d'évaluer la situation de manière impartiale et a convenu que les États-Unis restaient une superpuissance, englobant un quart de l'économie mondiale.

« Cependant, diverses associations apparaissent dans le monde et elles peuvent rivaliser avec ce quart de l’économie mondiale et même le surpasser », a-t-il indiqué. Et de préciser :« Un pays s'est présenté comme pouvant devenir l'égal des États-Unis en termes de diverses caractéristiques, y compris concernant le pouvoir d'achat; il a même dit qu'il pouvait surpasser l'Amérique. Et c'est la Chine ».

Selon le porte-parole de la présidence russe, le président américain Joe Biden a omis dans son discours au Congrès de mentionner l'égalité des relations bilatérales et la nécessité de respecter les intérêts des autres pays.

 « Le monde est multipolaire après tout. Et le président Poutine est plus partisan d'une coopération équitable et il ressemble plus à ça qu'à celui qui suit l'exemple de quelqu'un d'autre », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Le dirigeant russe veut participer à divers formats de coopération conjointe dans l'intérêt des peuples de tous les pays ».

Les efforts de Vladimir Poutine pour réduire l'exposition de la Russie au dollar ont franchi une étape majeure car la part des exportations réalisées en devise américaine est tombée en dessous des 50% pour une première fois.

L’essentiel de la baisse de l’utilisation du dollar provient du commerce de la Russie avec la Chine, dont plus des trois quarts se font désormais en euro, selon les données de la Banque centrale publiées lundi soir. La part de la monnaie commune dans les exportations totales a bondi de plus de 10 points de pourcentage pour s'établir à 36%, comme le montrent les données du quatrième trimestre.

De multiples séries de sanctions et la menace constante de nouvelles sanctions à venir ont poussé la Russie à trouver des moyens d'éloigner son économie de l'ingérence américaine.

Quelle est la stratégie anti-US de Poutine?

Quelle est la stratégie anti-US de Poutine?

Après avoir vendu ses bons du Trésor américain, la Russie a acheté de l’or pour ainsi augmenter ses réserves, une mesure qui va dans le sens de la dédollarisation.

L'abandon du commerce du dollar avec la Chine s'est accéléré en 2019 lorsque le grand pétrolier Rosneft PJSC a changé les contrats d'exportation pour les expéditions de brut en euros. De nombreuses entreprises de moyenne capitalisation cherchent désormais également des moyens de réduire leur exposition à la devise américaine, avec de nombreux contrats de conversion en yuan ou en roubles dans les échanges avec la Chine, selon Daniel Haindl, codirecteur des ventes de devises et de taux d'intérêt chez VTB. Capitale à Moscou.

La Russie doit prendre des mesures urgentes pour réduire au minimum son utilisation du dollar afin d'éliminer sa dépendance à «cette source toxique d'actions hostiles permanentes», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov dans une interview donnée au mois de février.

En 2019, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré que l’utilisation du dollar par Washington comme outil politique se retournerait contre lui-même alors que de plus en plus de pays réduisent leurs avoirs en billet vert et qu'ils passent à d’autres devises dans les contrats commerciaux.

Venezuela/Iran: Requiem pour l'Empire US!

Venezuela/Iran: Requiem pour l'Empire US!

Un nouvel ordre mondial, dominé par la Chine, la Russie, l’Iran et l’Inde, serait sur le point de se produire.

La Russie est en première ligne des efforts de dé-dollarisation depuis plusieurs années, récemment soutenus par la Chine. Entre 2014 et 2019, la part du dollar américain a chuté de 15 à 20 points de pourcentage dans les flux commerciaux et financiers de la Russie.

En 2020, la poussée pour la dé-dollarisation s'est poursuivie depuis le sommet, le ministère des Finances rattrapant la Banque centrale de Russie sur la diversification des actifs internationaux. Cependant, la dé-dollarisation des actifs de l’État et de la dette extérieure, motivée par la politique, a été un fruit à portée de main. Les ménages et les entreprises russes doivent trouver une alternative digne de confiance au dollar américain avant que toute dé-dollarisation matérielle du commerce et du financement du secteur privé ne puisse être réalisée.

À lire: La Résistance multiplie les coups contre l'Empire US agonisant; la Chine et la Russie en saisiront l'occasion?

Le commerce extérieur de la Russie a continué à se dé-dollariser en 2020, conformément aux tendances de 2013-2019, bien que reflétant en grande partie la baisse des prix du pétrole qui exerce une pression sur les exportations en dollars américains. Les échanges entre la Russie et la Chine sont le seul domaine où la dé-dollarisation est plus prononcée du fait d'un déplacement des contrats pétroliers du dollar américain vers l'euro. Depuis 2019, il n'y a pas eu de nouvelle étape en termes de passage du dollar à l'euro ou au yuan par les exportateurs de pétrole, mais étant donné les défis du commerce mondial et de la politique étrangère, la Chine restera probablement l'alliée de la Russie dans la dé-dollarisation.

La dé-dollarisation de la Chine signifie un rôle accru de la monnaie nationale, promue également par l’initiative Belt and Road et les exportations diversifiées de la Chine, ce qui la différencie de la Russie qui jongle avec diverses monnaies de réserve.

Lire aussi: Pacte Chine-Iran: Poutine déjà tenté?

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/30/651625/Russie-Dollar-Chine-D%C3%A9-dollarisation-

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LA RUSSIE INTERDIT D’ENTREE PLUSIEURS CITOYENS DE L’UE DONT LE PRESIDENT DU PARLEMENT EUROPEEN

Par Le 30/04/2021

 

Ministère russe des Affaires étrangères

La Russie interdit d'entrée plusieurs citoyens de l’UE dont le président du Parlement européen

© Sputnik . Sergueï Gouneïev

INTERNATIONAL

17:11 30.04.2021(mis à jour 17:57 30.04.2021)URL courte

Par 

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En réponse aux récentes sanctions de Bruxelles à l’égard de Moscou, la Russie place huit citoyens de l’UE, dont le président du Parlement européen, sur la liste des personnes dont l’entrée en Russie est interdite.

Au lendemain de l'adoption par le Parlement européen d’une résolution sur la Russie, le ministère russe des Affaires étrangères a publié le 30 avril une liste de huit citoyens de l’UE dont l’entrée en Russie est interdite. Parmi les personnes concernées figurent le président du Parlement européen David Maria Sassoli et le membre de la délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Jacques Maire. Un autre fonctionnaire européen, la vice-présidente de la Commission chargée du respect des valeurs de l'Union européenne et de la transparence, Vera Jourova, est également sanctionnée.

Parmi les Européens figurent également deux Lettons, un Estonien, un Suédois et un Allemand.

Ces sanctions diplomatiques sont une réponse aux «mesures restrictives unilatérales illégitimes» que Bruxelles continue à entreprendre «à l'encontre de citoyens et d'organisations russes», précise la note. Plus concrètement, ces mesures ont été prises en réponse aux sanctions contre six citoyens russes introduites par le Conseil de l’UE les 2 et 22 mars.

«De telles actions de la part de l'Union européenne ne laissent aucun doute sur le fait que leur véritable objectif est de freiner à tout prix le développement de notre pays», souligne le document.

Détails à suivre...

https://fr.sputniknews.com/international/202104301045541731-la-russie-interdit-dentree-le-president-du-parlement-europeen-et-plusieurs-autres-fonctionnaires-de/

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POUR CONTOURNER LES SANCTIONS US, LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE PROPOSE A LA CHINE DE SORTIR DU DOLLAR ET DES PLATEFORMES OCCIDENTALES DE PAIEMENT

Par Le 28/04/2021

Pour contourner les sanctions US , Lavrov propose à la Chine de sortir du dollar et des plateformes occidentales de paiement

 Depuis 1 heure  28 avril 2021

dollars

 Amérique et Europe - Russie

 

Suite à l’intensification des sanctions américaines et à la constance d’une politique atlantiste de confrontation, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a proposé à la Chine de s’autonomiser et du dollar et des plateformes globales de paiement. Si ces déclarations pouvaient aboutir, ce serait un pas important vers la remise en cause de la puissance globale américaine, notamment en restreignant l’extraterritorialité de la justice américaine, qui fait la pluie et le beau temps dans le monde en protégeant les intérêts américains.

Avec le retour des Démocrates à la présidence, les Etats-Unis renforcent leur politique de confrontation avec les pays, qui ne sont pas suffisamment alignés. La dernière réaction de la Russie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, est particulièrement intéressante. Lors d’une interview, Lavrov a insisté sur la nécessité de diminuer le risque des sanctions en protégeant l’autonomie technologique du pays, en diminuant le rôle du dollar dans les paiements internationaux au profit des monnaies nationales ou de monnaies alternatives au dollar et en mettant un terme à l’utilisation des plateformes globales de paiement qui sont entre les mains des Occidentaux.

Il a joint à cette démarche une adresse à la Chine, qui est également visée par les sanctions américaines. Comme le déclare Lavrov, cette réalité oblige la Russie et la Chine « à construire leur propre ligne de développement économique et social, de telle manière qu’elle ne soit pas dépendante de ces « caprices », de nos partenaires occidentaux« .

L’intérêt de cette démarche, proposée par la Russie, est double. Tout d’abord, elle permet objectivement de développer des instruments nationaux et donc de garantir l’autonomie du pays, qui est une garantie de souveraineté réelle. Ensuite, parce que la puissance des Etats-Unis passe notamment par le recours à l’extraterritorialité de la justice, principe qui permet à la justice américaine de se saisir de n’importe quelle affaire n’importe où dans le monde, dès qu’un lien est établi avec les Etats-Unis, notamment par l’utilisation du dollar dans les transactions, des plateformes de paiement américaines, des mails dont les serveurs sont aux Etats-Unis … Réduire l’utilisation de ces éléments de rattachement aux Etats-Unis, c’est aussi désarmer la justice américaine contre les entreprises et pays étrangers.

Toute action entraîne réaction. La politique de sanctions américaine conduit non pas à l’alignement de la Russie, mais à son éloignement, à son autonomisation. C’est en ce sens une erreur stratégique des globalistes, mais qui n’ont finalement pas le choix.

Par Karine Bechet-Golovko
Source: Russie politics

https://french.almanar.com.lb/2054417

Dans RUSSIE

LE HAUT GRADE US FRANCK McKENZIE : RUSSIE, CHINE, IRAN PEUVENT COMBLER LE VIDE AU MOYEN-ORIENT

Par Le 28/04/2021

Haut gradé US: Russie, Chine, Iran peuvent combler le vide au Moyen-Orient

 Depuis 27 minutes  28 avril 2021

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 Amérique et Europe

 

Comme souvent, ce que les politiciens n’oseront dire, les militaires l’exposent ouvertement. C’était il y a quelques jours le cas pour Frank McKenzie, l’un des principaux hauts gradés de l’armée étasunienne, et chef du Commandement central des USA (Centcom) – la structure du département de la Défense US responsable des opérations militaires des Etats-Unis au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Asie du Sud, qui a exprimé sa position auprès de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des Etats-Unis.

Plusieurs points méritant intérêt ont été soulevés dans ces déclarations, notamment du point de vue du rôle croissant des grandes puissances partisanes de la multipolarité – Chine, Russie, Iran, qui ont été bien évidemment citées. En ce qui concerne Pékin et Moscou, McKenzie affirme que les deux pays pourraient remplir le vide dans la région stratégique du Moyen-Orient. Evidemment dans une constatation amère de la réalité pour les USA: «Les deux pays tirent parti de leur proximité avec la région, de leurs relations historiques et d’un déclin perçu des Etats-Unis, afin d’établir et renforcer des relations opportunistes».

Tout en précisant que selon lui la Russie «joue le rôle de spoiler pour les Etats-Unis, en utilisant des moyens militaires, des opérations d’influence et des activités de la zone grise pour saper et perturber l’influence américaine». La Chine, en revanche, «utilise principalement des moyens économiques pour établir des routes régionales, dans le but à long terme d’étendre sa présence militaire et ainsi sécuriser les routes vitales de l’énergie et du commerce».

Pour le général américain «le Moyen-Orient est, et a toujours été, un carrefour d’intérêts mondiaux et une arène historiquement privilégiée pour les puissances étrangères afin de rivaliser pour leur influence, leurs ressources et leur accès».

L’Iran n’a pas été lui aussi oublié. En effet, la République islamique représente sans le moindre doute, au même titre que Pékin et Moscou, un défi de taille pour Washington dans la région. McKenzie affirme que «l’Iran représente une menace quotidienne pour les Etats-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient (on peut deviner – en premier lieu pour Israël et l’Arabie saoudite) alors que la supériorité militaire américaine dans la région diminue».

L’autre citation très révélatrice, toujours en rapport avec Téhéran, est la suivante: «L’utilisation généralisée par l’Iran de drones de petite et moyenne taille pour la surveillance et les attaques signifie que pour la première fois depuis la guerre de Corée (1950-1953, ndlr), nous opérons sans supériorité aérienne totale». Une constatation de la réalité qui peut sonner comme un véritable son de cloche des plus alarmants.

En termes d’analyses de ces propos du haut responsable militaire étasunien et de perspectives, il faut reconnaitre à McKenzie, malgré une hostilité non-voilée vis-à-vis des principaux adversaires sur l’arène internationale de Washington, que ses propos traduisent une réalité qu’une large partie des représentants de l’establishment politique US comme occidental de façon générale n’ose pas aborder. Ces derniers, préférant lancer constamment des accusations, le plus souvent sans présenter la moindre preuve tangible, s’obstinent par la même occasion à poursuivre la mission impossible de promotion du concept unipolaire terminé. Et ce aussi bien du côté des élites politiques que médiatiques de l’Occident.

La réalité est pourtant telle qu’elle est. Le concept multipolaire ne fera pas marche arrière pour faire plaisir aux nostalgiques d’une époque où une extrême minorité, bien souvent n’ayant même pas la légitimité de représenter ses propres peuples, dominait l’écrasante majorité planétaire. Il faudra donc accepter la libre concurrence, mais aussi les règles qui en ressortent.

Peut-être qu’à cet effet l’establishment politico-médiatique occidental devrait en effet être un peu plus à l’écoute des analyses de ses représentants militaires qui, pour certains d’entre eux, ont au moins le mérite de comprendre, et de facto – de reconnaitre, le basculement du monde contemporain. Evidemment sans en être des amis ou des partisans, mais c’est déjà mieux ainsi. Une constatation franche de la réalité dans l’adversité reste meilleure que les déclarations sans fin quant au prétendu rôle exceptionnel des USA et de ses acolytes – un discours dans lequel non seulement ne se retrouve pas la large majorité des peuples du monde, mais également une part importante des populations de pays occidentaux. Quant à la Chine, la Russie et l’Iran – les relations du triumvirat ne sont que propres au processus naturel pour trois grandes civilisations mondiales. Et cela – avec ou sans Washington sur leur chemin.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Source: Observateur continental

https://french.almanar.com.lb/2054450

Dans RUSSIE

SERGUEÏ LAVROV, CHEF DE LA DIPLOMATIE RUSSE : LA LISTE DES PAYS INAMICAUX AVEC LA RUSSIE SERA BIENTOT DIFFUSEE

Par Le 28/04/2021

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Sergueï Lavrov lors d'une rencontre avec Mohammad Javad Zarif à Téhéran

Sergueï Lavrov: la liste des pays inamicaux envers la Russie sera bientôt diffusée

© Sputnik . Press service of the Ministry of Foreign Affairs of the Russian Federation

RUSSIE

09:38 28.04.2021(mis à jour 16:54 28.04.2021)URL courte

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Dans une interview à Sputnik, Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, se livre sur de nombreux sujets d’actualité. Le Donbass, les relations avec les États-Unis et l’Occident, le vaccin russe Spoutnik V ou encore la dédollarisation et la possible sortie de la Russie du système SWIFT.

- Sergueï Victorovitch, les relations avec les États-Unis partent en vrille. Personnellement, je ne me souviens pas qu’elles aient été aussi mauvaises. C'est probablement pire encore que la guerre froide, de mon avis. Les ambassadeurs restent dans leurs pays. Que va-t-il se passer ensuite? Quelles sont les évolutions possibles?

Si cela dépendait seulement de nous, nous reviendrions probablement à des relations normales. Comme première étape, évidente et pas du tout difficile à mon avis, nous annulerions toutes les mesures qui ont été prises pour restreindre le travail des diplomates russes aux États-Unis - en réponse, nous avions limité le travail des diplomates américains en Russie. Nous l'avions proposé à l'administration Biden dès qu'elle avait prêté tous les serments nécessaires et pris ses pouvoirs. Je l’ai rappelé à Blinken, sans m’imposer. J’ai simplement dit que l'étape évidente pour que nous puissions travailler normalement serait de remettre à zéro tout ce que Barack Obama avait commencé lorsque, quelques semaines avant de quitter la présidence, en claquant la porte et en faisant preuve d'irritation, il avait saisi des biens russes, violant ainsi absolument toutes les conventions de Vienne, et avait expulsé des diplomates russes. Puis il y a eu une réaction en chaîne. D’ailleurs, nous avons été patients pendant longtemps: nous avons attendu tout l'été 2017 avant de réagir, car l'administration Trump nous avait demandé de ne pas réagir aux excès de l'administration Obama sortante, qui quittait la Maison-Blanche. Mais l'administration Trump n'a pas non plus réussi à ramener cette situation à la normale, nous avons donc dû répondre de manière plus ou moins similaire. Mais les Américains ne se sont pas calmés.

On voit que l'administration Biden continue également de glisser sur ce mauvais chemin. Pourtant dans une conversation entre Poutine et Biden, qui a eu lieu peu de temps après l’investiture, et dans ma conversation avec le secrétaire d'État Blinken, nos homologues américains nous ont dit qu'ils menaient un examen sérieux des relations avec la Russie et espéraient que les choses seraient plus claires à la suite de cette conversation. Mais le résultat de cette conversation a été de nouvelles sanctions, auxquelles nous avons dû répondre non pas symétriquement mais, comme nous en avions averti à plusieurs reprises, nous agirions finalement de manière asymétrique. Cela concerne notamment, entre autres, une disparité importante dans le nombre de diplomates et autres employés qui travaillent dans les missions diplomatiques américaines en Russie, dépassant largement le nombre de nos diplomates aux États-Unis. Nous en avons parlé, je n'irai pas plus loin.

Mais si on parle de l’aspect stratégique de nos relations, j'espère vivement que Washington se rend compte comme nous de sa responsabilité dans la stabilité stratégique du monde. Pas seulement les problèmes russes et américains, pas seulement les problèmes qui compliquent considérablement la vie de nos citoyens, leurs contacts, leurs communications, leurs projets commerciaux et humanitaires, mais aussi les problèmes qui posent de graves risques pour la sécurité internationale au sens le plus large du terme. Par conséquent, vous savez comment nous avons réagi aux excès qui se sont fait entendre dans la fameuse interview de Joe Biden à ABC. Vous savez comment le Président Poutine a réagi à la proposition du Président américain de tenir une réunion, nous avons accueilli favorablement cette proposition. Nous voulons comprendre tous les aspects de cette initiative et nous l’étudions actuellement. Je le répète, si les États-Unis cessent d’agir en position de souverain, comme le Président l'a dit dans son message à l'Assemblée fédérale, s'ils se rendent compte de la futilité de toute tentative de relancer un monde unipolaire, de créer une sorte de structure où tous les pays occidentaux seront subordonnés aux États-Unis et tout le camp occidental recrutera d'autres pays sur différents continents contre la Chine et la Russie sous leurs bannières, si les États-Unis se rendent compte que ce n'est pas pour rien que des principes comme le respect de la souveraineté, l'intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires intérieures et l'égalité souveraine des États sont inscrits dans la Charte des Nations unies, et s’ils remplissent simplement leurs obligations statutaires et mènent un dialogue avec nous, comme avec tout autre pays, dans un respect mutuel, basé sur un équilibre des intérêts qui doit être trouvé... Sinon, nous n’y arriverons pas. Le Président l'a clairement indiqué dans son message, soulignant que nous sommes prêts pour les accords les plus larges si cela répond à nos intérêts. Et, bien sûr, nous réagirons durement à toute tentative de franchir les «lignes rouges» que nous définissons nous-mêmes, comme vous l’avez entendu.

- Sergueï Victorovitch, mais est-il réaliste de s'attendre à ce qu'ils prennent conscience et abandonnent leur position de suzerain? Après tout, l'espoir fait vivre, mais la réalité est complètement différente.

Je n’ai pas exprimé d’espoir. J'ai dit sous quelles conditions nous serions prêts à parler.

- Et sinon, alors?

Sinon, c'est leur choix. Cela signifie que nous vivrons dans des conditions, comme vous l'avez dit, soit de guerre froide, soit dans des conditions encore pires.

- En guerre très gelée...

Je crois que pendant la guerre froide, la tension a été, bien sûr, très intense, plus d'une fois sont survenues des situations à risque importantes et des situations de crise. Mais il y avait un respect mutuel, qui, à mon avis, fait maintenant défaut. Et ici ou là, même des notes schizophréniques se glissent dans les déclarations de certains responsables à Washington. Récemment, la porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré que les sanctions antirusses seront prolongées, que les sanctions donnent l'effet espéré par Washington et que le but des sanctions était de réduire les tensions entre les États-Unis et la Russie. Je ne peux même pas faire de commentaire à ce sujet. J'espère que tout le monde comprend que de telles déclarations ne font pas honneur à ceux qui prônent une telle politique à la Maison-Blanche.

- J'ai entendu dire que cette opinion est exprimée à un certain niveau, dans certains cercles, que les diplomates ne font pas du bon boulot, ne peuvent pas établir de relations, que nous sommes têtus, nous repoussons tout le monde, notre position n'est pas du tout flexible, pas élastique et c'est pourquoi les relations sont mauvaises...

Parlez-vous de cercles à l'intérieur de notre pays maintenant?

- Dans notre pays, oui.

Oui, j'ai aussi lu ces opinions, mais Dieu merci la liberté d'expression [en Russie], à mon avis, est beaucoup plus protégée que dans de nombreux pays occidentaux, y compris aux États-Unis. J'ai aussi lu des sites Internet de l'opposition, des journaux, et je pense que, sans doute, ces gens ont le droit d'exprimer leur point de vue, lequel consiste à dire que «si nous ne nous disputions pas avec l'Occident, nous aurions maintenant du parmesan et bien d'autres choses dont nous manquons sincèrement». Mais quand, pour une raison quelconque, l'achat de nourriture en Occident a été fermé, sans expliquer qu'il s'agissait d'une mesure de rétorsion - ils ont simplement cessé d'acheter de la nourriture, ont commencé à se livrer à des substitutions aux importations - le prix de la nourriture a augmenté. Vous savez, c'est une vision si étroite et univoque, rien que du point de vue du bien-être: choisir entre la télévision et le réfrigérateur. C'est la langue qu'ils parlent. S'ils jugent fondamental d’importer les valeurs des États-Unis, permettez-moi de vous rappeler la citation, à mon avis, du plus grand Président américain, John F. Kennedy: «Ne pensez pas à ce que votre pays peut faire pour vous. Pensez à ce que vous pouvez faire pour votre pays.» C'est une différence radicale avec les vues libérales actuelles, où seul le bien-être personnel a une importance décisive. Ceux qui promeuvent de telles approches philosophiques, à mon avis, non seulement ne comprennent pas notre code génétique, mais ils essaient de le détruire de toutes les manières possibles. Car outre le désir de bien vivre, d'avoir confiance en l’avenir de nos enfants, nos amis, nos parents, le sentiment de fierté nationale a toujours joué dans notre pays un rôle tout aussi important dans tout ce que nous avons fait tout au long de notre histoire millénaire. Si quelqu'un croit que pour lui ou elle, comme il est maintenant correct de le dire, ces valeurs n'ont plus d'importance, c'est son choix. Mais je suis convaincu que l'écrasante majorité de notre peuple pense différemment.

- Sergueï Victorovitch, malgré tout, comptez-vous sur une rencontre avec Blinken? Quand cette réunion peut-elle avoir lieu et aura-t-elle lieu dans un avenir prévisible?

Lorsque nous avons parlé au téléphone, conformément à l'étiquette diplomatique, je l'ai félicité. Nous avons échangé quelques avis sur la situation. La conversation a été, je pense, amicale, calme, pragmatique. J'ai signalé que lorsque nos collègues américains auront achevé la formation de toutes leurs équipes, au Département d'État notamment, nous serons prêts à reprendre les contacts, étant entendu que nous rechercherons des accords mutuellement acceptables sur de nombreuses questions, du travail des missions diplomatiques jusqu’à la stabilité stratégique et bien d'autres choses. Par exemple, les entreprises américaines et russes souhaitent élargir leur coopération, comme nous en a récemment informé la Chambre de commerce américano-russe. Nous en sommes arrivés à la conclusion que des sortes d’événements multilatéraux communs seront organisés, en marge desquels il sera possible de négocier au besoin. Pour l’instant, nous n’avons pas reçu le moindre signal de la part des États-Unis. Si nous parlons du calendrier des événements, dans trois semaines, la Russie reprendra à la suite de l'Islande la présidence du Conseil de l'Arctique. À Reykjavik, une réunion ministérielle est prévue, il me semble, les 20 et 21 mai. Si la délégation américaine est dirigée par le secrétaire d'État, je serais bien entendu prêt, s'il le souhaite, à m'entretenir avec lui. Étant donné que nous prenons la présidence du Conseil de l'Arctique pour deux ans, j'ai déjà annoncé à nos collègues islandais que je participerai à cette réunion ministérielle.

- Sergueï Victorovitch, [à propos de] la liste des pays inamicaux: y a-t-il des certitudes quant à qui sera sur cette liste?

Le gouvernement s’en occupe actuellement selon les instructions du Président. Nous participons à ce travail, de même que d’autres structures concernées. Mais je ne voudrais pas aller trop vite maintenant: nous ne voulons pas inscrire sur cette liste, sans distinction ni fondement, tout pays qui dirait quelque part quelque chose de mal à l’égard de la Russie. Nous allons bien entendu fonder nos décisions sur une analyse profonde des situations et sur les opportunités de mener nos affaires avec ce pays d’une façon différente. Si nous arrivons à la conclusion que nous ne parvenons pas à agir autrement, je pense que cette liste va, bien sûr, régulièrement se compléter. Ce n’est pas pour autant un papier «mort», nous allons, naturellement, le réviser au fur et à mesure que nos relations avec un État en particulier se développeront.

- Quand sera-t-il possible de consulter cette liste?

Bientôt, je crois. Le gouvernement a des instructions concrètes, des critères clairs, que nous appliquons dans ce travail. Je pense donc qu’il n'y aura pas à attendre longtemps.

- Et il sera interdit à ces États inamicaux d’embaucher du personnel local?

Des personnes physiques, qu'elles soient russes ou étrangères.

- C’est la seule mesure à l’encontre des États inamicaux, ou y aura-t-il d’autres mesures?

À ce stade, pour les objectifs de ce décret signé par le Président Poutine, c'est concrètement ce qui est visé par cette mesure.

- Merci! Un autre sujet: le Donbass. La tension y monte depuis le début de l'année. Depuis un entretien téléphonique de Joe Biden avec Vladimir Poutine, cela a l’air de s’améliorer. À mon avis, et je l’ai dit dans l’émission Vesti Nedeli [Nouvelles de la semaine, ndlr], les garanties militaires américaines données à l'Ukraine se sont avérées être du bluff. Mais les échanges de tirs continuent, des armes de gros calibre interdites y sont toujours employées, et on a le sentiment que cette paix ne se distingue pas beaucoup de la guerre, l'équilibre est très instable. Dans le Donbass, déjà plus d'un demi-million de personnes ont reçu des passeports russes et sont ainsi devenues citoyens de la Fédération de Russie. Y aura-t-il une guerre?

Si cela dépend de nous et des milices - dans la mesure où nous pouvons comprendre leurs approches de principe - alors on peut et doit éviter la guerre. Côté ukrainien, avec Volodymyr Zelensky, je ne vais pas faire de suppositions car en apparence, l'essentiel pour lui est de rester au pouvoir, et il est prêt à payer n'importe quel prix, y compris à laisser faire les néo-nazis et les ultra-radicaux qui accusent toujours les milices du Donbass d'être des terroristes. D’ailleurs, nos collègues occidentaux n’ont qu’à lire, qu’à suivre le cours des événements depuis février 2014. Aucune de ces régions n’a attaqué le reste de l’Ukraine. Ils ont été déclarés terroristes, ils ont d'abord été visés par une opération antiterroriste, puis par une sorte d'opération de forces conjointes. Mais ils n'ont aucune envie, nous le savons de façon sûre, de faire la guerre au régime de Kiev. J'ai dit à plusieurs reprises à nos collègues occidentaux qu'ils étaient absolument biaisés dans leur évaluation de ce qu'il se passait, justifiant imprudemment les actions de Kiev. Je leur ai dit que c'était une image objective que nos journalistes et nos correspondants militaires, qui y travaillent presque continuellement, montrent régulièrement du côté droit de la ligne de contact.

- Dans les tranchées.

Dans les tranchées. Mais sans cesse ils font chaque jour des reportages qui permettent de juger de comment les gens se sentent dans ces territoires, des territoires coupés du reste de l’Ukraine par un blocus économique, des territoires où des enfants, des civils meurent régulièrement, des infrastructures civiles, des écoles et des crèches sont détruits. Et j’ai posé la question, je le fais en permanence, à nos collègues occidentaux, de savoir pourquoi de leur côté ils ne stimulent leurs médias pour organiser le même travail du côté gauche de la ligne de contact, pour que l'on comprenne à quel point les territoires là-bas [contrôlés par l’Ukraine] ont subi des dégâts et, tout d’abord, quels sites ont le plus souffert. En effet, il y a quelques années, après de nombreux mois de demandes de notre part, l'OSCE avait finalement publié non seulement un rapport sur le nombre de morts et de blessés, mais aussi un rapport montrant combien de sites civils et de simples habitants ont été touchés dans le territoire des milices et combien dans le territoire contrôlé par Kiev. Cette statistique est cinq fois en la défaveur de Kiev, et elle confirme que dans l'écrasante majorité des cas, Kiev initie les frappes contre des cibles civiles, et que la milice répond contre les points d'où les tirs partent. Depuis, nous essayons de nouveau de rendre ce genre de rapports réguliers. La direction de la mission spéciale de suivi, et en fait l'OSCE elle-même, se sentent en quelque sorte très mal à l'aise dans cette affaire et essaient par tous les moyens d'éviter de publier des données aussi honnêtes. Concernant les récents événements, lorsque nous avons annoncé ouvertement que nous menions des exercices dans les districts militaires du sud et de l'ouest de la Russie, sans rien cacher, nous avons organisé des événements de deux semaines sur notre territoire, vous vous souvenez de ces cris selon lesquels la Russie transférait des troupes à la frontière de l'Ukraine. Et ce dans la terminologie même: nous annonçons ces exercices des districts du sud et de l'ouest, ils disent: la Russie déploie des unités militaires à la frontière avec l'Ukraine. Ensuite, lorsque les exercices se sont terminés et que nous l'avons annoncé, des déclarations malveillantes ont commencé à se faire entendre à partir de ce moment-là du côté occidental: voilà, désormais, la Russie a été forcée de reculer, la Russie s'est retirée. Il y a, vous savez, cette expression: une prophétie autoréalisatrice, mais dans ce cas il s'agit d'autre chose, c'est du wishful thinking, un vœu pieux. Par ailleurs, cela ressemble à la situation avec le G7, à chaque fois qu'ils se rencontrent, ils disent: «Nous n'inviterons pas la Russie au G7». Seigneur, nous avons dit à plusieurs reprises que nous n'y retournerons jamais. Ce G8 n’existera plus, c'est terminé, mais néanmoins, la relance de ce sujet, ainsi que le sujet concernant l'idée que la Russie a capitulé et retiré ses troupes, les a renvoyées à la caserne, bien sûr, montre que l'Occident veut en tirer avant tout un avantage pour promouvoir sa parole décisive, une place décisive dans les relations internationales modernes. C'est triste.

Mais le règlement ukrainien a été discuté par Poutine et Merkel, et récemment, le Président Poutine en a parlé avec le Président Macron, et il a également été abordé au cours d'une récente conversation avec Biden. La situation, à mon avis, est très simple. Ceux qui patronnent Zelensky et son équipe ne veulent catégoriquement pas le forcer à se conformer aux accords de Minsk. Ils comprennent la futilité totale de parier sur l'usage de la force, ils ont entendu des signaux de Donetsk et de Lougansk sur leur volonté de défendre leur terre, leurs foyers, leur population, qui ne veut pas vivre selon les lois imposées par les néo-nazis. Et le Président Poutine a dit très clairement que nous ne laisserons jamais tomber ceux qui vivent en difficulté dans le Donbass, ceux qui résistent au régime néonazi ouvertement radical.

Et ce que dit le Président Zelensky dans ses différentes interviews, affirmant qu'il n'y a pas de problèmes ni avec la langue russe ni avec l'Église orthodoxe russe en Ukraine, et qu'il est prêt à en discuter avec le Président Poutine. Vous savez, c'est dommage pour une personne probablement intelligente de déclarer que la langue russe et l'Église orthodoxe ukrainienne n'ont pas de problèmes en Ukraine. Je suis sûr qu'il sait tout parfaitement. Peut-être qu'on ne lui rapporte rien du tout et qu'il vit dans une sorte de monde fermé. Mais l'Occident, bien sûr, a envoyé des signaux à Zelensky. Vous avez dit qu'il ne sert à rien de compter sur l'assistance militaire des États-Unis. Tout le monde l'a toujours su. Si quelqu'un a pu nourir l'illusion qu'une telle aide viendrait, eh bien, de tels conseillers n’ont aucune valeur dans n'importe quel gouvernement, y compris le gouvernement de M.Zelensky.

Et les tentatives, malheureusement, se poursuivent de la part de l'Occident, de toutes les manières possibles, pour nous convaincre que, d'une manière ou d'une autre, les accords de Minsk doivent être assouplis, leur ordre doit être en quelque sorte modifié. Zelensky dit qu’il n’aime pas cela. Eh bien, si cela se produit dans l'autre sens, c’est-à-dire, d'abord ils prennent le contrôle total de ce territoire, y compris la frontière avec la Russie, ensuite ils s’occuperont des élections, et de l'amnistie, et en général de tout, avec le statut spécial de ces territoires... Il est clair que s'ils faisaient ainsi, si quelqu'un leur permettait de le faire, alors il y aurait un massacre, à vrai dire. Et l'Occident ne peut pas ou ne veut pas le forcer à se conformer strictement aux accords de Minsk dans cet ordre qui n'est pas soumis à une interprétation ambiguë, qui est assigné, écrit de la première étape à la dernière. Et le contrôle de la frontière est la toute dernière étape, lorsque ces territoires auront un statut spécial inscrit dans la Constitution ukrainienne, lorsque des élections libres auront lieu dans ces territoires, qui doivent être reconnus comme tels par l'OSCE, etc. Et, bien sûr, il y aura une amnistie complète, non seulement comme elle avait été imaginée sous Porochenko et sous le régime actuel, conduite dans l’idée que «nous verrons que ceux qui n'ont commis aucun crime spécial seront amnistiés à titre individuel». C'est une autre déformation. Les accords de Minsk impliquent une amnistie complète pour tous ceux qui ont participé aux hostilités des deux côtés sans aucune justice transitionnelle, ce dont nos collègues occidentaux commencent actuellement à parler. Par conséquent, je pense que la responsabilité principale incombe à l'Occident, car seul l'Occident peut forcer Zelensky à faire ce que son prédécesseur a signé et ce que Zelensky a signé, quand en décembre 2019 à Paris, il a confirmé avec les Présidents russe et français et la chancelière allemande l’absence d’alternative aux accords de Minsk et s’est engagé à intégrer les questions du statut spécial du Donbass dans la législation et la loi principale.

- Beaucoup n'arrivent pas à comprendre pourquoi la Russie ne reconnaît pas le Donbass, tandis que l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud sont reconnues. Et même parmi les journalistes, mes collègues, on entend parler d’une demande de reconnaître le Donbass à la fin des fins - la République populaire de Donetsk et la République populaire de Lougansk. Pourquoi on ne le fait pas?

Vous avez raison de dire qu'il existe probablement une analogie avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, seule exception: en Abkhazie et en Ossétie du Sud, lorsque l'agression de Saakachvili contre Tskhinval a visé les positions des soldats de la paix, y compris russes, il n’y a pas eu d'arrangements similaires aux accords de Minsk. Là-bas, le texte Medvedev-Sarkozy - qui impliquait un certain nombre d'étapes, mais n'a pas été signé par la Géorgie - n'a même pas été ratifié, mais seulement discuté. Et Sarkozy, après être parvenu à un accord avec nous ici à Moscou, s'est envolé pour Tbilissi afin d'obtenir le soutien de ce texte de la part de Saakachvili. Saakachvili n'a signé ce document qu'après avoir supprimé les points clefs. Sarkozy a essayé de présenter cela comme un compromis, mais tout était assez clair pour tout le monde. Le document s'ouvrait par une phrase, un préambule. La Fédération de Russie et la République française, aspirant à normaliser la situation en Transcaucasie, offrent à la Géorgie, à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie ce qui suit: un cessez-le-feu... Saakachvili a effacé cet en-tête et ce qu'on a obtenu, c'est le premier point: un cessez-le-feu et ainsi de suite... Et depuis lors, l'Occident exige que nous respections ces accords. Bon, ce n’est qu’un exemple.

Dans le cas du Donbass, la situation était différente, et les pourparlers de 17 heures à Minsk avec la participation des dirigeants du format Normandie - le Président Hollande, la chancelière Merkel, le Président Porochenko et le Président Poutine - ont donné des résultats, qui, deux jours plus tard, ont été approuvés par le Conseil de sécurité de l'Onu sans aucun appendice, sans aucun doute sur ce qui doit être mis en œuvre ou pas. Par conséquent, maintenant la vérité juridique internationale et morale est globalement de notre côté et du côté de la milice. Et je crois que nous ne devrions pas laisser filer de l'hameçon Monsieur Zelensky et toute son équipe, laquelle se tortille de toutes ses forces. Prenons la déclaration de Zelensky, alors qu'il se désespérait déjà pour renverser les accords de Minsk, selon laquelle ceux-ci ne conviennent plus, mais qu'ils en ont besoin, car la préservation des accords de Minsk garantit que les sanctions contre la Russie restent également en vigueur. Nous demandons à l'Occident, comment trouvez-vous ces propos? Ils détournent timidement le regard, sans rien dire. À mon avis, c'est une honte quand un document juridique international subit de telles moqueries, et l'Occident, qui est co-auteur de ce document et qui l'a soutenu au Conseil de sécurité de l'Onu, fait montre de son impuissance totale.

- Volodymyr Zelenski n’arrive pas à joindre Vladimir Poutine par téléphone: il ne décroche tout simplement pas. Dmitri Kouleba n’arrive pas à vous joindre. Qu’est-ce que cela signifie?

Cela signifie simplement que dans ce domaine de leur activité également, ils cherchent à déformer les accords de Minsk et à présenter la Russie comme une partie en conflit. Parce que les requêtes que j’ai jusqu’à récemment reçues de la part de mon homologue Dmitri Kouleba et du Président Zelensky ne concernaient que le règlement du conflit dans le Donbass. Ce à quoi nous répondions: «Chers amis, il ne faut pas en discuter avec nous mais avec Donetsk et Lougansk». Il y est écrit noir sur blanc que les étapes clés du règlement doivent être le sujet de consultations et de concertations avec Donetsk et Lougansk. Et quand on nous dit qu’il y a une situation désagréable qui se profile sur la ligne de contact, qu’ils veulent parler au ministre Lavrov ou au Président Poutine, cela ne nous concerne pas. Et le Président vient de dire très concrètement, lors d’une rencontre au Kremlin avec Alexandre Loukachenko, que s’ils veulent en parler, ils doivent s’adresser à un autre destinataire. Mais si nos collègues, y compris le Président Zelensky, veulent discuter d’une normalisation des relations bilatérales, ils sont les bienvenus, nous sommes toujours prêts à ce genre de dialogue.

- Mais pour l’instant, il n’y a pas de réponse de ce genre? Ils ne sont pas d’accord?

J’ai entendu dire que Zelensky avait dit avoir chargé [Andreï] Ermak, le chef de son bureau, de s’entendre sur la date et le lieu [d’une rencontre avec Vladimir Poutine, ndlr], et que le lieu était sans importance car chaque jour d’atermoiement signifie que des gens vont périr. Concernant le fait que des gens meurent et ce qu’il se passe sur la ligne de contact, Kiev s’est mis à proclamer avec acharnement, ces dernières semaines, la nécessité de reconfirmer le cessez-le-feu. Tous ses protecteurs occidentaux se sont mis à nous implorer d’influer sur le Donbass pour que le cessez-le-feu s’applique pour de bon.

Le Président Poutine, en parlant au téléphone au Président Macron et à la chancelière Merkel durant ces deux dernières semaines, leur a rappelé les faits. Et les faits nous disent qu’en juillet 2020, l’entente probablement la plus sérieuse, la plus efficace, sur le cessez-le-feu a été conclue au sein du groupe de contact. Efficace parce qu’elle prévoyait un mécanisme de contrôle de son respect. Ce mécanisme prévoyait toute une série d’actions, et avant tout des engagements de chaque partie à ne pas répondre aux tirs sur-le-champ et plutôt à rapporter les violations au haut commandement. Et ce n’est que ce haut commandement qui formule ensuite un ordre disant comment il faut agir: faut-il répondre ou bien s’entendre sur les mécanismes mis en place pour assurer une communication entre les commandants sur le terrain. Eh bien, cette entente a été, comme prévu, traduite dans les ordres édités par la République populaire de Donetsk et la République populaire de Lougansk. Ces ordres militaires ont été publiés. Et Kiev s’est engagé à en faire de même, mais il ne l’a pas fait. Au lieu de cela, il s’est à nouveau mis à jongler avec les mots et, au lieu de remplir ses engagements qui prévoient de rapporter au haut commandement pour en recevoir des ordres, ils se sont mis à substituer à ce schéma bien précis des formules très vagues. Et ce, malgré le fait que lors de chaque rencontre qui s’en est suivie, Donetsk et Lougansk le leur reprochaient, et nos représentants dans le groupe de contact l’ont plusieurs fois évoqué. C’est ce que faisait Dmitri Kozak pendant ces derniers mois au sein du format de Normandie en communiquant avec ses collègues français et allemands, et Andreï Ermak y participait également du côté de l’Ukraine.

J’ai lu la retranscription de ces entretiens. C’est ce qu’on appelle parler à un mur, ils répondent à une autre question que celle qui leur a été posée. Et voilà que soudain, semble-t-il, il y a environ deux semaines, les dirigeants ukrainiens ont décidé qu’il fallait à nouveau raviver le thème du cessez-le-feu. C’est honteux et indigne.

Vous savez, j’ai regardé avec un grand plaisir la série télévisée «Serviteur du peuple» [avec Volodymyr Zelensky dans le rôle-titre, ndlr], lorsque personne ne soupçonnait que le protagoniste emprunterait ce chemin dans la vie réelle. Mais en réalité il n’a pas emprunté ce même chemin, car si aujourd’hui Volodymyr Alexandrovitch Zelensky regardait à nouveau cette série et essayait de comprendre les convictions de ce personnage, qu’il a si bien incarné à l’écran, puis comparait ces convictions avec ce qu’il est en train de faire… Sans doute a-t-il réussi l’une des meilleures métamorphoses. Je ne sais pas à quel moment il était lui-même ni à quel moment il s’est métamorphosé, mais le contraste est frappant.

- Un autre sujet: la République tchèque. Que s’est-il passé, comment le comprendre?

Je ne peux pas en discuter, parce que je ne comprends pas, intellectuellement je ne comprends pas ce qu’ils ont voulu. Vous pouvez voir cela comme une série télévisée pas très élégante. Il y a beaucoup de lignes schizophrènes dans cette histoire encore. Lorsque le Président Zeman dit qu’il faut faire le point sur la situation, il ne nie pas la possibilité qu'il s'agisse d'un sabotage de la part de certains agents étrangers. Mais il suggère également de prendre en compte la version exprimée en 2014 par les dirigeants tchèques, y compris l'actuel Premier ministre Babis, selon laquelle il s'agissait d’un comportement négligent des propriétaires de cet entrepôt. Et le Président Zeman a suggéré de prendre en compte la version qui n'a jamais été réfutée au cours de ces sept années. Il est maintenant accusé de haute trahison. Et le président du parlement a déclaré que le Président Zeman avait révélé des secrets d'État en déclarant qu’il fallait étudier toutes les versions. Eh bien, n'est-ce pas de la schizophrénie? À mon avis, c’est clair comme de l’eau de roche.

Et nous devons faire le point sur ce qui s’est finalement passé dans cet entrepôt. Les médias allemands ont écrit qu'il y avait des mines antipersonnel, qui sont interdites par la convention signée notamment par la République tchèque et la Bulgarie. Là, il y a beaucoup de questions.

- Mais comment se fait-il qu'un citoyen bulgare qui fournit ces mines antipersonnel, lesquelles ont été trouvées là-bas, contrôlait apparemment un entrepôt en République tchèque, lequel n'était pas contrôlé par le gouvernement à l'époque?

C’est comme ça.

- Peut-être dans ce cas les Tchèques devraient-ils commencer par eux-mêmes?

Peut-être. Ou bien il faut prendre l’Ukraine pour modèle, où également un grand nombre d’hommes armés et une énorme quantité d'armements et de munitions ne sont pas contrôlés par les forces armées ukrainiennes, mais par des bataillons de volontaires. C'est déjà une tendance, vous savez, quand l'État montre son incapacité à assurer le monopole de l'usage de la force, si vous voulez.

- Eh bien, l’Ukraine c’est une chose, mais la République tchèque fait partie de l’Union européenne. La République tchèque est liée par des engagements internationaux complètement différents de ceux de l’Ukraine et se présente de manière complètement différente.

Mais des engagements mentionnés, au-delà de la convention, c’est surtout la Convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel, le fameux Traité sur le commerce des armements. Mais ils sont tous signataires de ce traité, et au sein de l’Union européenne, ils ont leurs propres normes assez strictes qui n'encouragent pas et même interdisent la participation à des actions, des approvisionnements ou l'envoi de contingents dans des régions en conflit.

En ce qui concerne les relations entre la Russie et l'Europe, je pense que, comme auparavant, les Britanniques jouent un rôle subversif actif et très sérieux. Ils ont quitté l'Union européenne, mais dans ce domaine-là, leur activité n’a pas diminué. Au contraire, ils essaient d'influencer autant que possible les attitudes que les membres de l'UE adopteront vis-à-vis de Moscou. Rien de surprenant ici. Même si vous ne rentrez pas dans l’histoire profonde, voici une histoire des années 2000 de notre siècle. Litvinenko empoisonné au polonium à l’hôpital. Le procès commence selon un modèle, puis il passe à huis clos, car il est nécessaire de prendre connaissance des éléments fournis par les services spéciaux afin de formuler un verdict, puis le verdict est annoncé. Personne n'a jamais vu ces documents. Mais «croyez-nous», ou comme Schwarzenegger dirait: «Trust me». Mais personnellement, je penche plutôt pour une citation de Reagan, qui a dit «faites confiance, mais vérifiez». Nous ne sommes pas autorisés à vérifier, ils ne demandent qu'à faire confiance.

Puis, en 2014, il y a eu le Boeing malaisien, quatre pays se sont réunis: les Pays-Bas, la Belgique, l’Australie et l’Ukraine. La Malaisie, à qui appartenait l'avion, n'a pas été invitée. Les quatre pays se sont mis d’accord, on le sait désormais, pour que toute information provenant de ce cercle ne puisse être diffusée que sur une base consensuelle. Ainsi, l’Ukraine, sur le territoire de laquelle cette catastrophe s’est produite, a obtenu un droit de veto, et la Malaisie n’a été appelée que six mois plus tard. D’ailleurs, les boîtes noires que les milices ont données aux Malaisiens ont été étudiées à Londres, et je ne me souviens pas qu’ils aient informé du contenu découvert. Puis il y a eu les Skripal, «highly-likely». Jusqu'à présent, personne ne sait pourquoi ils ont survécu, pourquoi le policier qui a travaillé avec eux n'a même pas présenté de symptômes. Pourquoi cette femme est-elle morte et sa colocataire n'a-t-elle été infectée en aucune façon? Eh bien, beaucoup de questions.

Puis il y a eu Navalny, qui a pris l’avion pour Moscou, mais a atterri à Omsk. Personne à bord n'a été contaminé, tout comme à l’hôpital d'Omsk avec ceux qui ont été en contact avec lui. Tout comme à bord de l'avion qui l'emmenait en Allemagne, des chanteurs sont partis avec lui, [son associée Maria] Pevtchikh, ils avaient ces bouteilles [des échantillons de biomatériaux], on n’en sait rien. Et en fin de compte, ils n'ont rien trouvé non plus dans l’hôpital de la Charité [à Berlin].

Récemment, à l'occasion de nos exercices dans le sud et l'ouest, Madame la ministre allemande de la Défense a exigé que nous soyons transparents sur ce que nous y faisons, que nous ne cachions rien. Tout d’abord, nous n'avons rien caché, nous avons annoncé ces exercices. Mais la Bundeswehr, à laquelle l’hôpital [de la Charité] est affectée, là où ils ont découvert l'empoisonnement prétendu de Navalny, cache quelque chose, car ils ont refusé de nous fournir les résultats des examens et des échantillons des biomatériaux. Puis il y a eu une longue histoire avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Ils seraient venus pour prélever des échantillons. L'information publiée par Berlin selon laquelle l'OIAC a participé au prélèvement d'échantillons de Navalny est très intéressante, [elle dit] que des spécialistes allemands étaient présents lorsque les échantillons ont été prélevés. Et le fait que des spécialistes de l'OIAC étaient présents n'a pas été annoncé. Nous essayons maintenant de le comprendre. Personne n'explique rien. Les Allemands disent «allez à l'OIAC», l'OIAC dit «les Allemands ont demandé, nous avons exécuté la commande des Allemands, allez vers les Allemands». C'est un cercle vicieux, nous avons eu affaire à ça, surtout quand on regardait des films policiers sur les premières années d'après-guerre chez nous, quand les gangs opéraient dans tout le pays. C'est triste.

Cela étant dit, pour en revenir à la Grande-Bretagne, oui, nous voyons comment ils poursuivent leur ligne antirusse. Récemment, leur chef du MI6, du service de renseignement étranger, a déclaré que la Russie est une puissance déclinante, qu’il faut la surveiller, car dans un tel état, elle peut avoir des gestes brusques. Ce sont une arrogance et une conviction innées, que tu continues de diriger le monde.

Mais, vous savez, ils nous envoient des signaux, ils suggèrent d'établir des contacts. Autrement dit, ils ne craignent pas eux-mêmes la communication, mais ils essaient d’en décourager les autres. Encore une fois, probablement, il s’agit du désir d'avoir le monopole de ces contacts et de prouver à nouveau qu'ils sont supérieurs.

 

- Si nous parlons d'extinction d'une puissance, alors la Grande-Bretagne est un exemple éclatant. D'un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais aux îles de la mer du Nord aux perspectives brumeuses. Mais encore, si nous revenons à la République tchèque, il y a aussi une incohérence totale au sein du pays sur les déclarations concernant ce qu’il s'est passé, il n'y a pas d'opinion commune et, en général, rien n'a été prouvé. Les diplomates ont été expulsés et le résultat est déjà là.

Absolument. Par ailleurs, les diplomates n'ont pas été expulsés à cause de cela, d’après leurs dires. Deux annonces avaient été faites le même jour et il y a eu l’impression que celles-ci étaient liées. Et maintenant, ils s'éloignent très diligemment de ce lien. Ils ont dit que les explosions avaient été organisées par Petrov et Bochirov. Ces gens, omniprésents, sont déjà là...

- C’est déjà une marque de fabrique…

Et le naufrage du Titanic aussi c’est eux…

- Et Notre-Dame.

- Oui, oui, dans Photoshop. Mais ce même jour, l'expulsion de 18 diplomates avait été annoncée. Et tout le monde, largement, a eu l'impression qu'il s'agissait d'une punition pour les explosions de 2014. Puis ils ont commencé à expliquer que «non, non, les explosions ont été faites par Petrov et Bochirov, nous allons les chercher, nous émettrons un mandat d'arrêt, Interpol et ainsi de suite. Mais ces 18... Nous, les Tchèques, allons déterminer que ce ne sont pas des diplomates, mais des agents du renseignement. Et nous les expulsons, car il s’agit bien de ce genre de professionnels». Naturellement, aucune preuve, aucune confirmation d'activité illégale, pour ne serait-ce qu’un seul de ces 18 diplomates, ne nous a été fournie.

Et ce n'est pas un hasard si l'ancien Président tchèque, M.Klaus, a comparé les actions de ses compatriotes avec celles d’un Toy Terrier russe [une race de chien] qui aboie sur un gros chien dans l'espoir que ses amis forts le couvriront, nommant directement les États-Unis et la Grande-Bretagne, en fait. Une autre comparaison: rappelez-vous comment, dans votre enfance, des voyous se promenaient quand il faisait noir, et si un garçon sans défense passait près d’eux, ils lui demandaient de leur donner 15 kopecks. Et s'il ne donnait pas 15 kopecks, alors toute une bande sortait, eh bien, là... C'est à peu près la même logique d'actions. C'est triste. Et nous n'avons jamais eu envie d’intriguer contre nos collègues tchèques. Pourquoi vouloir ces querelles? Certains disent: «mais les Russes étaient fâchés que ce Bulgare puisse fournir des bombes ou des munitions à l'Ukraine». Écoutez, c'est encore tellement schizophrène, je n'ai pas d'autre mot pour comprendre ce qui se passe. Comment peut-on supposer cela? Pourquoi avez-vous besoin de faire cela? Mais la machine s’est emballée. J'espère vraiment que nos collègues tchèques reviendront à la raison et regarderont les résultats de ce qu'ils ont déclenché. Si la raison l'emporte, nous sommes prêts à restaurer, certes progressivement, les conditions du fonctionnement normal des missions diplomatiques. Je vous le dis d’office, nous savons comment nous continuerons à travailler, nous ne chercherons pas les bonnes grâces de qui que ce soit, nous ne marcherons pas à la baguette...

- Comprendre comment nous allons continuer à travailler, c'est-à-dire?

En République tchèque...

- Précisément en République tchèque?

-Oui. Et dans d'autres pays également. Aujourd'hui, ce genre d'attaques ciblées se poursuivent contre nous. Aussi bien dans les pays baltes, et la Pologne, et désormais la Roumanie. Les Roumains ont cependant dit, j'en étais même surpris, que cela n'a rien à voir avec la position de l'Union européenne. C'est nous, Roumains, qui voulons renvoyer cette personne chez elle. Pourquoi? Ils ne l'ont pas dit.

- Mais il est intéressant de noter que l'Allemagne n'a pas soutenu la psychose tchèque.

J'ai lu la déclaration de Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères. Je pense que c'est une déclaration de politique responsable. Le ministère allemand des Affaires étrangères n'a pas toujours eu une position aussi équilibrée, une position clairvoyante. Très souvent, de nombreuses déclarations ont soutenu simplement l’injustice sans discernement. Y compris, par exemple, quand des sanctions ont été introduites en Ukraine contre le parti Plateforme d'opposition-Pour la vie, contre Medvedtchouk et ses autres associés, des sanctions introduites contre leurs propres citoyens, la diplomatie allemande avait exprimé son approbation, soulignant que tout cela est pleinement conforme aux principes de l'OSCE. C'est absurde! Mais ce que Heiko Maas a dit récemment, je pense qu'il s'agit d'une déclaration politique responsable qui ne caresse pas les désaccords, mais souligne la nécessité de mener un dialogue et de rechercher des accords communs, car nous vivons ensemble.

- M.Lavrov, vous avez récemment dit en Chine qu’il faut chercher une alternative au système de paiements international SWIFT et que la Russie s’y prépare. Pouvons-nous parler de délais concrets? Quel est le stade de préparation? Cette alternative, quelle apparence peut-elle prendre?

De nombreuses personnes en ont déjà parlé et en parlent. Quand l’Occident cherche un moyen de porter atteinte aux intérêts légitimes de la Russie, tous ceux qui y sont impliqués ces dernières années se sont mis à mentionner la possibilité de déconnecter la Russie du système de paiements SWIFT. Les politiques responsables sont alors obligés de réfléchir là-dessus pour s’assurer contre tout problème. Outre des déclarations visant la Russie, les États-Unis ont abusé toujours davantage du rôle du dollar dans le système monétaire international, ont utilisé la dépendance au dollar des pays indésirables en vue de limiter leurs capacités concurrentielles. Notamment contre la Chine et certains autres pays. À l’heure actuelle la Chine, la Russie, la Turquie et de nombreux autres pays cherchent comment diminuer leur dépendance au dollar en optant pour des monnaies alternatives et, ce qui est mieux encore, en réalisant des règlements en monnaies nationales. Les autorités financières responsables, y compris dans notre pays, réfléchissent sur la manière d’éviter tout préjudice à notre économie, à notre système financier, dans le cas où des têtes brûlées décident de déconnecter la Russie de SWIFT.

Depuis plusieurs années, nous avons un système national de cartes de paiement. La carte Mir a été lancée dans ce cadre. Cette carte Mir développe ses liens avec les autres, les compagnies émettrices en Chine, au Japon. Soit dit en passant, des liens se nouent également avec la carte Maestro, qui est une carte de paiement internationale.

En ce qui concerne plus concrètement SWIFT, il y a quelque temps notre Banque centrale a mis en place et continue de développer un système de transmission de données financières qui jouit d’une certaine popularité. Je pense qu’il faut le soutenir et le renforcer afin de ne pas être dépendant de qui que ce soit.

Je tiens à souligner que nous n’optons pas pour l’isolement, pour une autarcie. Nous voulons faire partie de la communauté internationale, mais une communauté internationale qui est régie par la justice et la démocratie. Quand nous discutons de la démocratie avec l’Occident, son enthousiasme disparaît dès que nous proposons de nous mettre d’accord et de déclarer que la démocratie doit prendre le dessus dans les relations internationales. Ils sont les premiers à donner des leçons sur les processus démocratiques intérieurs. Mais à quoi cela sert sur la scène internationale? Dans le domaine international, il y a des règles que la Russie et la Chine cherchent à installer. Le seul souhait de la Russie et de la Chine est de conserver les principes de la Charte de l’Onu en vertu de laquelle tous sont égaux et tous doivent s’entendre.

C’est pourquoi il faut avoir un filet de sécurité en matière de systèmes de paiement et de transmission de données financières. Nous l’avons mis en place. J’espère qu’il sera renforcé et qu’il nous servira de garantie si, malgré notre volonté de coopérer avec tout le monde, nous sommes discriminés et si l’Occident abuse de sa position dans le système financier international, monétaire et économique. Nous n’avons pas le droit d’être dépendants en la matière.

Est-ce que cela veut dire que le système en place de la Banque centrale est un élément déjà opérationnel de l’alternative à SWIFT?

Oui, c’est le cas. Je ne suis pas spécialiste. Je ne sais pas à quel point il est fiable et s’il assure une garantie complète. Mais une base existe. Je suis convaincu que le gouvernement et la Banque centrale doivent faire tout leur possible pour qu’il soit fiable et garantisse notre indépendance totale, qu’il nous protège contre tout préjudice supplémentaire que quiconque puisse nous porter.

De concert avec votre homologue chinois Wang Yi, vous avez pris l’initiative de mettre au point une tradition regroupant les pays victimes de sanctions illégitimes. Dans quelle mesure ce projet gagne du terrain et quels pays pourrait-il réunir?

Je dirais autrement. Dans l’enceinte de l’Onu, nous œuvrons depuis longtemps pour mettre un terme à la pratique des sanctions, des embargos et des blocus illégitimes. Depuis plusieurs décennies, nous luttons contre l’embargo imposé à Cuba par les États-Unis. Une résolution en ce sens collecte chaque année plus de 190 voix. Seuls les États-Unis et un petit État insulaire votent contre. Lorsque les sanctions unilatérales sont devenues choses courantes – cela a commencé sous Obama, s’est développé sous Trump et continue jusqu’à présent – l’Onu et un grand groupe de pays ont voté pour créer le poste de rapporteur spécial sur les sanctions unilatérales illégitimes et leur impact sur la population civile, y compris sur la situation socio-économique dans tel ou tel pays. Soit dit en passant, ce poste est occupé par une représentante de la Biélorussie. Cette institution, ce mécanisme mis en place par l’Assemblée générale de l’Onu, fonctionne, il diffuse des rapports. J’estime que c’est une initiative très très utile.

La mise en place d’un groupe de soutien de la Charte de l’Onu est un autre volet de l’activité menée actuellement à New York contre les actions unilatérales illégitimes que vous avez évoquées. Cela n’a rien de révolutionnaire. C’est un groupe en faveur de la Charte de l’Onu. Cela se fait alors que nos collègues occidentaux forment des groupes dont la composition n’est pas, a priori, universelle. Joe Biden a avancé l’idée d’organiser un sommet de la démocratie. Il va de soi que les participants seront choisis par les Américains qui vont décider de la question de savoir qui est digne ou non d’être considéré comme une démocratie. En outre, nos collègues français et allemands ont annoncé il y a quelques années la mise en place d’une Alliance des multilatéralistes en dehors des institutions universelles. Dans le cadre de cette alliance, ils lancent des appels en faveur de la liberté des médias. Pourtant il y a l’UNESCO et ce thème est discuté par n’importe qui. Ils ont déjà rassemblé un peu plus de 30 États sous leurs drapeaux. Il s’agit d’un appel en faveur du droit humanitaire international. C’est un droit universel, il est du ressort de l’Onu. Et de son côté, l’organisation a recruté une cinquantaine d’États sous sa houlette. Ils lancent des appels qui n’ont rien à voir avec les institutions universelles, mais qui concernent une problématique discutée à un niveau universel. Ils placent ces thèmes dans un cadre qui leur est aisé pour s’entendre avec ceux qui sont dociles et affirment ensuite proférer d’ultimes vérités. C’est pourquoi le mouvement contre les actions unilatérales illégitimes est beaucoup plus large que celui contre les seules sanctions.

Ce mouvement, peut-il prendre la forme d’une adhésion?

Mais il s’agit de l’adhésion à l’Onu. C’est là la différence. Nous ne créons rien contre personne. En Asie-Pacifique, nous ne voulons rien changer, là l’ASEAN a des partenaires et tous ceux qui veulent viennent et participent aux débats sur la sécurité. La logique de l’Occident est dirigée contre cet état de choses, une stratégie Inde-Pacifique est suggérée qui se fixe pour objectif de contenir la Chine et qui isole la Russie. La même chose a lieu à l’Onu. Ils créent des partenariats sur des thèmes qu’il est nécessaire de discuter dans le cadre de l’ordre du jour de l’Onu. Nous voulons insister sur la nécessité pour tous de respecter la Charte afin que les problèmes ne soient pas discutés en petit comité et leurs décisions ne soient pas présentées ensuite comme une opinion de la communauté internationale.

Une information de dernière minute. Les Américains ont confirmé avoir déployé des efforts pour forcer le Brésil à renoncer au vaccin russe Spoutnik V. Le Brésil s’est vu obligé de renoncer bien que la situation autour du coronavirus soit catastrophique au Brésil. Que penser de cela?

Cela ne m’étonne pas. Les Américains ne cachent pas leurs activités en ce sens. Ils n’ont pas honte. L’administration sortante a fait les mêmes choses. Mike Pompeo se rendait en Afrique et appelait de vive voix, en public, lors de conférences de presse, ses collègues à ne pas coopérer ni faire du commerce avec la Russie et la Chine, affirmant que la Russie et la Chine poursuivaient leurs intérêts égoïstes, tandis que, eux, les Américains, commerçaient uniquement dans l’intérêt des peuples concernés.

Ce renoncement a engendré un mouvement de protestation au Brésil. Si les Américains ont reconnu se trouver derrière cette issue, alors ils sont fidèles à leur logique selon laquelle tout leur est permis. Ils n’éprouvent aucune gêne de recourir ouvertement au diktat.

N’oublions pas que le Président Macron avait récemment évoqué une nouvelle guerre dans laquelle la Chine et la Russie utilisaient le vaccin en tant qu’arme et instrument de propagande. C’est déjà du passé, ce genre de positions recule. L’Allemagne, la chancelière Merkel comprise, parle sérieusement de la possibilité d’utiliser le vaccin russe. Nous n’obligerons personne à le faire. Je pense que la vie remet toujours tout à sa place. Vladimir Vyssotski, paix sur son âme, disait: «Je cherche toujours chez les hommes ce qu’il y a de bon. Ce qu’il y a de mauvais, ils le montreront eux-mêmes».

Dernière question. Dans une interview accordée à notre agence il y a un an en pleine pandémie, vous aviez dit que le sport vous manquait. Avez-vous repris?

Oui, j’ai recommencé. La pause n’a duré que quelques semaines. D’abord, on était sur nos gardes [avec le confinement, ndlr]. Mais nous avons repris dès que nous avons compris quelles devaient être les mesures de précaution. On se retrouve tous les dimanches.

Vous jouez?

Oui.

Merci beaucoup, Sergueï Victorovitch.

Vous êtes toujours le bienvenu.

https://fr.sputniknews.com/russie/202104281045531187-serguei-lavrov-la-liste-des-pays-inamicaux-envers-la-russie-sera-bientot-diffusee/

Dans RUSSIE

DEUX CHASSEURS SU-27 RUSSES INTERCEPTENT DES AVIONS DE COMBAT FRANÇAIS AU-DESSUS DE LA MER NOIRE

Par Le 28/04/2021

Des chasseurs Su-27 (photo d'archives)

Des avions de combat français interceptés par des Su-27 russes au-dessus de la mer Noire

© Sputnik . Sergueï Pivovarov

DÉFENSE

15:32 17.02.2021(mis à jour 21:19 17.02.2021)URL courte

Par 

1533821

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Deux chasseurs russes ont intercepté au-dessus de la mer Noire un groupe d’avions militaires français se dirigeant vers les frontières du pays, a fait savoir le ministère de la Défense. Il s’agit de deux Mirage 2000 et d’un ravitailleur KC-135.

La chasse russe a été dépêchée ce mercredi 17 février pour intercepter et escorter des avions français au-dessus de la mer Noire, informe le Centre national de gestion de la défense du pays.

«Pour identifier les cibles aériennes et prévenir la violation de la frontière de Russie, deux chasseurs Su-27 ont décollé. [...] Les équipages de chasseurs russes ont identifié les cibles aériennes comme un groupe d’avions de l’Armée de l’air française composé d’un ravitailleur KC-135 et deux appareils d’aviation tactique Mirage 2000, et ils ont été escortés au-dessus de la mer Noire», détaille le communiqué.

Pas de violation de la frontière

Et d’ajouter que lorsque les appareils étrangers ont changé de cap, les avions russes ont regagné leur base et que la frontière étatique n’a pas été violée.

Le centre précise que le vol s’est déroulé en stricte conformité avec les normes internationales de l’utilisation de l’espace aérien.

https://fr.sputniknews.com/defense/202102171045235855-des-avions-de-combat-francais-interceptes-par-des-su-27-russes-au-dessus-de-la-mer-noire/

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : 151ème ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DU GRAND LENINE

Par Le 27/04/2021

26 Avril 2021

Parti communiste de la Fédération de Russie : 151e anniversaire de la naissance de V. Lénine
26/04/21 9:10
 
151e anniversaire de la naissance de l'un des plus grands communistes du monde.

 

     Le 22 avril 2021 est considéré comme une date de grande importance pour tous les communistes russes et internationaux du monde, car il marque le 151e anniversaire de la naissance de V. Lénine. 

Le PCFR est traditionnellement amené à célébrer largement cette célèbre date.

     Les membres et les parlementaires du CPRF, les alliés du Komsomol et du Parti ont défilé sur la Place Rouge pour déposer des couronnes et des fleurs au Mausolée du Leader du Prolétariat Mondial afin de lui rendre hommage. Marchant sous des drapeaux rouges, la colonne était dirigée par G. Zyuganov, président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie. Outre les participants russes, il y avait des invités étrangers de Cuba, du Vietnam, du Venezuela et du Mexique.

      Présentant un discours commémoratif, il a souligné que Vladimir Lénine avait été, en effet, l'un des plus brillants philosophes, scientifiques et stratèges de la planète.

Il a jeté les bases et les directives pour amener notre pays au socialisme, ce qui a abouti à la création de l'Union des républiques socialistes soviétiques - le premier État socialiste au monde. Le monde a été changé à jamais.  

Aujourd'hui, les enseignements de Lénine sont plus demandés que jamais car nous constatons un grand intérêt pour la théorie et la pratique marxistes-léninistes au sein de la jeune génération. Pour répondre aux exigences modernes, le CPRF a créé un centre d'éducation où il accueille les jeunes communistes et les étudiants de toute la Russie et des partis frères. 

    Des événements commémoratifs ont été organisés dans tout le pays. Les gens rendent leur cordial hommage à la mémoire du Grand Révolutionnaire et Citoyen de notre pays.

 

Vive l'enseignement de Lénine ! !!

source : http://www.solidnet.org/article/CPRF-151-anniversary-of-V.-Lenins-birth/

Tag(s) : #KPRF#Communiste#Russie#Lenine

Dans RUSSIE

LA RUSSIE AUX PORTES DES USA?

Par Le 23/04/2021

Cuba contre Ukraine: Poutine règle ses comptes avec les USA

Friday, 23 April 2021 5:59 PM  [ Last Update: Friday, 23 April 2021 5:59 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des systèmes de guerre électronique russes. ©Avia.Pro

La Russie a-t-elle commencé à déployer des systèmes de guerre électronique à Cuba?

Après une série de déclarations selon lesquelles la Russie pourrait recommencer à déployer ses armes près des frontières américaines, on a appris que des avions de reconnaissance militaire américains effectuaient régulièrement des vols près des frontières nord de Cuba, a rapporté le site d'information russe, Avia.Pro. 

USA/Russie: la guerre imminente ?

PressTV / French / 11:47

Le point qui mérite réflexion est que la plus grande activité de l'aviation américaine près des frontières de Cuba soit observée après une série d'incidents avec des chasseurs américains de cinquième génération dans l'État américain de Floride qui pourrait bien être associée au déploiement de systèmes de guerre électronique russes dans la partie nord de Liberty Island.

Lire aussi :

-Méditerranée barricadée : Russie-Résistance crée un centre de commandement naval 

À ce jour, on connaît la volonté de la Russie de reprendre le contrôle de la partie sud des États-Unis à l'aide de ses équipements de reconnaissance électronique et de guerre électronique.

Compte tenu du fait que les systèmes russes modernes peuvent facilement perturber le fonctionnement des communications par satellite, sans lesquelles le fonctionnement normal des chasseurs américains de cinquième génération est pratiquement impossible, les experts ont avancé l'hypothèse que l'armée russe se soit déjà installée à Cuba.

L'image fournie par la chaîne Telegram "Operation Line" montre le vol de l'avion de reconnaissance militaire américain Boeing RC-135W, alors que, compte tenu du manque d'armes à Cuba pour menacer les Etats-Unis, Washington soupçonne apparemment également que l'armée russe pourrait retourner à Liberty Island.

Il convient de noter que la partie russe n'a pas nié la probabilité du retour des spécialistes militaires russes à Cuba, d'autant plus que l'infrastructure militaire soviétique y a été préservée.

Des

Après le deal Iran-Chine, place au deal Russie-Venezuela?

PressTV / French / 31 mars

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/23/650148/systemes--guerre-electronique-russes-Cuba

Dans RUSSIE

APRES LA REPUBLIQUE TCHEQUE, LA LITUANIE, LA LETTONIE ET L’ESTONIE EXPULSENT DES DIPLOMATES RUSSES

Par Le 23/04/2021

 

URGENT

Les pays baltes expulsent des diplomates russes après la République tchèque

INTERNATIONAL

13:13 23.04.2021(mis à jour 14:15 23.04.2021)URL courte

Par 

14365

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La Lituanie a annoncé ce 23 avril l’expulsion de deux diplomates russes par solidarité avec la République tchèque qui en avait déjà renvoyé 18. La Lettonie et l'Estonie ont à leur tour décidé d'expulser des employés russes des ambassades situées sur leurs territoires.

Par solidarité avec la République tchèque qui avait déjà renvoyé 18 diplomates russes, les pays baltes ont annoncé ce 23 avril l’expulsion d’employés russes des ambassades situées sur leurs territoires. La Lituanie a ainsi décidé d’expulser deux diplomates, la Lettonie et l’Estonie un chacun.

Le président du comité russe des Affaires internationales, Leonid Sloutski, a déclaré que la réponse de la Russie aux trois pays baltes serait rapide et symétrique.

«Les autorités de ces pays peuvent n’avoir aucun doute quant à notre réponse. Leurs diplomates peuvent déjà choisir lequel d'entre eux devra emballer ses affaires», a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

La semaine dernière, la République tchèque a accusé la Russie d’être impliquée dans une explosion survenue sur un entrepôt de munitions à Vrbetice, en 2014. Prague a en outre renvoyé 18 diplomates russes.

Le lendemain, la Russie, qui dément toute implication de ses services secrets dans l’incident, a riposté, selon le principe de réciprocité, en déclarant 20 diplomates tchèques personae non gratae. Prague a avoué ne pas s’être pas attendue à une telle réaction, car le fonctionnement de son ambassade en a pratiquement été paralysé.

https://fr.sputniknews.com/international/202104231045511856-la-lituanie-expulse-deux-diplomates-russes-apres-la-republique-tcheque/

Dans RUSSIE

DANS SON DISCOURS ANNUEL, MISE EN GARDE DE POUTINE A L’OCCIDENT DE NE PAS « FRANCHIR LA LIGNE ROUGE »

Par Le 22/04/2021

Dans son discours annuel, Poutine met en garde l’Occident et lui conseille de ne pas «franchir la ligne rouge»

 Depuis 1 jour  22 avril 2021

poutine

 Amérique et Europe - Russie - Spécial notre site

 

Rédaction du site

La Russie tracera elle-même «la ligne rouge» dans ses relations avec les autres pays, a déclaré ce 21 avril Vladimir Poutine lors de son allocution à l’Assemblée fédérale.

«Je suis obligé de le dire. Nous ne manquerons pas de patience, de responsabilité, de professionnalisme, de confiance en soi et en la justice, ainsi que de bon sens quand nous aurons à prendre des décisions», a déclaré le président russe.
«Mais j’espère qu’aucun n’aura à l’esprit de franchir cette ligne rouge de la Russie. Nous tracerons ladite ligne selon les cas.»

Même avec ses rivaux, la Russie ne souhaite pas couper les ponts, a-t-il ajouté, mais si c’est ce qu’ils veulent, alors ils doivent être prêts à une riposte.

«En effet, nous souhaitons maintenir de bonnes relations avec tous les acteurs internationaux, dont ceux avec lesquels elles ne marchent pas vraiment, et c’est un euphémisme de le dire. En réalité, nous ne voulons pas couper ces ponts. Mais si quelqu’un qualifie nos bonnes intentions d’indifférentes ou de faibles, et s’il est déterminé à couper les ponts, alors il doit savoir que la réponse de la Russie sera asymétrique, prompte et dure», tranche le Président russe.

Les organisateurs de provocations menaçant la sécurité de la Russie «le regretteront comme longtemps ils n’avaient rien regretté.»

Dans leur quête de préserver leur mainmise internationale unilatérale, et de contrer les efforts pour un monde multilatéral, les occidentaux exercent des pressions maximales sur la Russie, comme sur la Chine. Pour cela, ils exploitent plusieurs dossiers : dont celui de l’Ukraine où une mobilisation militaire est perceptible des deux côtés de la frontière, depuis les exercices militaires entamée par Kiev, Defender Europe 2021, de concert avec l’OTAN. Sans compter les provocations américaines et de l’Otan en mer Noire, qui fait partie de son espace vital.

L’affaire de l’opposant Alexeï Navalny qui serait de nouveau tombé malade depuis qu’il a été arrêté alors qu’il venait de rentrer en Russie en janvier 2021 et  et dont les Occidentaux réclament l’évacuation de nouveau constitue aussi un dossier que les Occidentaux exploitent pour harceler Moscou.

Accusée de cyberattaques et d’ingérences dans les affaires des autres pays, la Russie fait l’objet de sanctions et leurs diplomates ont été expulsés de plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis et leurs alliés voisins de la Russie.

Dans son discours, Vladimir Poutine a déploré la récurrence de la mise en place de sanctions économiques illégales:
«Malheureusement, il semble que tout le monde soit déjà habitué aux sanctions économiques illégales politiquement motivées et aux tentatives brutes de certains d’imposer leur volonté aux autres».

Il a aussi condamné la tentative «de coup d’État et d’assassinat du président du Bélarus», perpétré par des opposants soutenus par les États-Unis, selon les services de sécurité des deux pays.

Selon lui, la politique russe au niveau international vise à assurer la paix et la sécurité pour ses citoyens et à développer son pays. Il a proposé d’échanger sur la stabilité stratégique et globale au niveau international.
«Leader dans la mise au point de systèmes de combat de nouvelle génération et le développement de nouvelles forces nucléaires, la Russie exhorte ses partenaires à discuter les questions d’armement stratégique et de stabilité globale».
Il a proposé la création d’une zone de cohabitation pacifique qui pourrait faire l’objet de discussions.

Sources: Sputnik; AFP

https://french.almanar.com.lb/2050743

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ORDRE USA CONTRE LA RUSSIE : ITALIE AU GARDE-A-VOUS

Par Le 21/04/2021

Ordre USA contre la Russie : Italie au garde-à-vous

L’Art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 20 avril 2021

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Le ministre des Affaires étrangères Di Maio et le ministre de la Défense ont été convoqués d’urgence au quartier-général de l’OTAN à Bruxelles, pour une réunion extraordinaire du Conseil Atlantique-Nord le 15 avril : le jour même où, à Washington, le président Biden signait l’ “Ordre exécutif contre les activités extérieures nuisibles du gouvernement russe”. L’Ordre ne décrète pas seulement des expulsions de diplomates et des sanctions économiques, comme l’ont rapporté les médias. “Si la Russie poursuit ou intensifie ses actions internationales déstabilisantes”, stipule l’Ordre, “les États-Unis imposeront de tels coûts qu’ils provoqueront un impact stratégique sur la Russie”. Pour préparer l’”impact stratégique”, c’est-à-dire une escalade politico-militaire intensifiée contre la Russie, a été convoqué le Conseil Atlantique-Nord au niveau des ministres des Affaires étrangères et de la Défense des 30 pays de l’OTAN, présidé formellement par le secrétaire général Stoltenberg, de fait par le secrétaire d’État USA Blinken et par le secrétaire USA à la Défense Austin.

Le Conseil Atlantique-Nord -l’organe politique de l’Alliance qui, selon les normes OTAN, décide non pas à la majorité mais toujours “à l’unanimité et de commun accord”, c’est-à-dire d’accord avec ce qu’a décidé Washington- a approuvé immédiatement, à l’unanimité, une “Déclaration de solidarité avec les États-Unis sur les actions, annoncées le 15 avril, pour répondre aux activités déstabilisantes de la Russie”. Elle énonce ensuite, dans les paroles mêmes de l’Ordre exécutif de Biden, les chefs d’accusation contre la Russie : “Comportement déstabilisant et provocateur, violation de l’intégrité territoriale d’Ukraine et Géorgie, interférence dans les élections des USA et des Alliés, vaste campagne de désinformation, utilisation de gaz neuro-toxique contre Navalny, soutien aux  attaques contre les forces USA/OTAN en Afghanistan, violation des accords sur la non-prolifération et le désarmement”. Sur le fondement de ces accusations il suffira de considérer, une pour toutes les autres, cette dernière :  ceux qui accusent la Russie d’avoir violé les accords de non-prolifération et le désarmement sont les États-Unis, qui ont toujours violé le Traité de non-prolifération, en déployant des armes nucléaires en Italie et dans d’autres pays européens, et qui ont déchiré le Traite FNI, ouvrant ainsi la voie à l’installation de nouveaux missiles nucléaires en Europe.
 
L’escalade n’est pas que verbale. La veille du Conseil Atlantique-Nord, l’Armée USA en Europe a communiqué que, devant recevoir dans les prochains mois deux nouvelles unités opérationnelles, elle gardera en Allemagne trois bases qu’elle aurait dû restituer au gouvernement allemand. Le jour suivant le Conseil Atlantique-Nord, les États-Unis ont annoncé un accord avec la Norvège, qui leur permet de disposer de 4 bases aériennes et navales aux frontières avec la Russie. Entre-temps est rentré en Europe le destroyer USA Arleigh Burke, soumis à une modernisation qui a “accru le rayon et la capacité de ses armements”. L’Arleigh Burke est une des 4 unités lance-missiles à déploiement avancé de la Sixième Flotte qui, sous les ordres du Commandement des forces navales USA en Europe (quartier-général à Naples-Capodichino), opèrent surtout en Baltique et en Mer Noire. Ces navires sont dotés de lanceurs verticaux Mk 41 de Lockheed Martin, en mesure de lancer (selon les spécifications techniques officielles) des “missiles pour toutes les missions : anti-aériennes, anti-navire et d’attaque contre des objectifs terrestres”. Ces derniers, dont le missile Tomahawk, peuvent être armés de tête conventionnelle ou de tête nucléaire. Ne pouvant pas savoir desquels il s’agit, la Russie estime que, à bord de ces navires à proximité de son territoire, il y ait des missiles d’attaque nucléaire. Alors que Londres aussi annonce le prochain envoi d’une unité lance-missiles en Mer Noire, Moscou communique que, du 24 avril au 31 octobre, il ne sera concédé aucun passage de navires de guerre étrangers à travers les eaux territoriales russes dans trois  aires de la Mer Noire. La situation deviendra encore plus tendue quand, l’été prochain, se déroulera en Mer Noire la manoeuvre USA-Ukraine Sea Breeze, à laquelle participeront aussi d’autres pays OTAN, avec plus de 30 navires, appuyés par des avions, hélicoptères et drones.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Ordine Usa contro la Russia: Italia sull’attenti

Edition de mardi 20 avril 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/ordine-usa-contro-la-russia-italia-sullattenti/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.it, 2021

https://www.mondialisation.ca/ordre-usa-contre-la-russie-italie-au-garde-a-vous/5655637

Dans RUSSIE

LA VISION UNIQUE DU COSMONAUTE GAGARINE

Par Le 16/04/2021

La vision unique du cosmonaute Gagarine

Par Raffaele K. Salinari

Mondialisation.ca, 14 avril 2021

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Soixante années sont passées depuis ce 12 avril 1961 où le cosmonaute Youri Gagarine accomplît une orbite, hors de l’atmosphère, dans l’espace autour de la terre. Entreprise épique qui, outres ses composantes technologiques et géopolitiques, on était en effet en pleine guerre froide, rappelle les gestes des antiques héros mythologiques. Avant tout l’appellatif “cosmonaute”, donné par les soviétiques à leurs explorateurs spatiaux, faisait directement référence au Cosmos, cette image de l’immensité dont l’antique sensibilité faisait dériver aussi, non par hasard, la parole “cosmesi”, c’est-à-dire le devenir continuel d’une beauté qui se recrée. Le cosmonaute, donc, ne part pas à la conquête du Cosmos, mais explore ses merveilles, l’ordre universel qu’il exprime, en se vivant partie de celui-ci.

 À l’époque était encore à l’oeuvre l’impulsion motrice de la Révolution d’octobre, avec sa nécessité de promouvoir une Weltanschauung (vision du monde) opposée à celle des États-Unis. En effet, de tout autre matrice était par contre la parole “astronaute”, utilisée dans cette même période par les USA, qui lançait, c’est le cas de le dire, un sens différent de l’approche stellaire, le sens d’un espace vide dans lequel naviguer pour atteindre ce qui compte : la matière, l’astre justement, destination finale et arrivée du voyage. Mais, surtout et qui plus est, ce qui fait de Gagarine un personnage unique et indépassable dans toute l’histoire de l’humanité, c’est son regard : pourquoi ?

Eh bien réfléchissons seulement à cette évidence qu’il y a eu, dans le siècle passé, dans la modernité naissante, peut-être justement au commencement même de celle-ci, un homme qui a vu de ses propres yeux ce qu’aucun autre n’avait jamais regardé auparavant, qui a pu faire une expérience unique, inégalable : la Terre observée de l’espace, toute entière enfin, sans frontières ni divisions entre les peuples. Cet homme était Youri Gagarine, le premier qui a cueilli Gaïa dans son ensemble, dans sa forme réelle, sur le vif, d’en-haut, dans tout son enchantement comme seuls les dieux de l’antiquité avaient pu le faire jusqu’alors. Et là se trouve le charme mystérieux de son entreprise, l’unicité d’une vision que tous et toutes les autres venus après lui n’ont pu que répéter, mais jamais égaler.

Alors, si du vol de la Vostok -qui signifie “Orient”, là où se lèvent le soleil et la lumière de la connaissance, au moins pour ceux qui regardent dans cette direction symbolique- on parle toujours en termes scientifiques-politiques, il existe, plus symbolique et donc plus profond, un aspect imaginaire, psychique, de ce premier voyage orbital. Car en effet, la plus grande inconnue qui s’insinuait chez les scientifiques soviétiques était justement : Gagarine arrivera-t-il à supporter la vision de la Terre vue de l’espace ? Son esprit résistera-t-il à une image qu’aucun humain n’a jamais vue, qui n’a pas de lieu si ce n’est dans le Mundus Imaginalis de l’humanité mais pas dans son expérience sensorielle ?

Voilà, entre autres, le motif pour lequel le vol fut dirigé entièrement depuis la terre au moyen d’un complexe système téléguidé et informatisé, laissant cependant à Gagarine la liberté de voir et d’être vu de sa planète natale. Choisi avec grand soin parmi les aspirants au poste, il fut à la fin sélectionné justement parce qu’il avait passé son enfance dans les grands espaces terrestres, où se cache l’esprit des choses, analogue peut-être à celui qu’il aurait retrouvé là-haut. Et le cosmonaute soviétique ne trahira pas les expectatives : en vrai héros il fondera un nouveau mythe, celui de l’homme qui arrive à saisir à l’intérieur de lui la vastitude du Monde, sa beauté sans frontières, sa splendeur sans patrons. Ainsi le décrivit-il en le regardant du hublot de sa capsule, à travers une vraie perspective puisque son regard non seulement était canalisé par un unique point d’observation, mais surtout parce qu’il était comme attiré par l’essence lumineuse de Gaïa, focalisé vers son invisible centre symbolique.

Dans la vision de Gagarine, Gaïa reprend sa podestas sur le regard des humains, le monde des Puissances qui l’ont générée revient se manifester dans toute son éminence. La force de ces suggestions mythologiques est si forte que dans les vols spatiaux, plus que dans n’importe quelle autre activité humaine, nous retrouvons les noms des divinités antiques : des vecteurs comme Atlas-Agena aux programmes comme Mercure et Apollo. La vision de Gagarine, cosmonaute et non pas astronaute, non pas conquérant des astres donc mais vagabond des étoiles, a brillé peut-être durant une seule orbite, mais grande comme cette vastitude cosmique qu’encore, si nous étions sages, nous devrions savoir cueillir même depuis la Terre.

Raffaele K. Salinari

Photo en vedette : Youri Gagarine (Musée du Mémorial de l’astronautique, Moscou).

Bas-relief (et détails) du Monument des conquérants de l’espace (Moscou).

Photos par Marie-Ange Patrizio

Édition de dimanche 11 avril 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-visione-unica-del-cosmonauta-gagarin/

Traduit de l’italien parMarie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Raffaele K. Salinariilmanifesto.it, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-vision-unique-du-cosmonaute-gagarine/5655502

Dans RUSSIE

USA : BIDEN IMPOSE DE NOUVELLES SANCTIONS A LA RUSSIE ET L’EXPULSION DE DIX DIPLOMATES RUSSES

Par Le 15/04/2021

Joe Biden

Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions à la Russie

© REUTERS / KEVIN LAMARQUE

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14:11 15.04.2021(mis à jour 14:53 15.04.2021)URL courte

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Washington annonce des sanctions contre Moscou et l'expulsion de dix diplomates russes. Plus tôt dans la journée, le Kremlin avait jugé que de nouvelles sanctions américaines contre la Russie n'allaient pas favoriser l'organisation du sommet Joe Biden-Vladimir Poutine proposé par la Maison-Blanche.

Le gouvernement de Joe Biden a annoncé le 15 avril une série de sanctions financières contre la Russie, en réponse à des cyberattaques et des ingérences dans l'élection présidentielle de 2020 attribuées par Washington à Moscou.

Selon un communiqué de la présidence américaine, la Maison-Blanche a imposé des sanctions à six entreprises technologiques russes «qui soutiennent le programme cybernétique des services de renseignement». En outre, 10 diplomates seront expulsés du pays.

Par ailleurs, le Trésor a sanctionné 32 entités et personnes accusées d'avoir tenté «d'influencer l'élection présidentielle de 2020 aux États-Unis», selon la Maison- Blanche.

Plus tôt dans la journée, le Kremlin avait jugé que de nouvelles sanctions américaines contre la Russie n'allaient pas favoriser l'organisation du sommet Joe Biden-Vladimir Poutine proposé par la Maison-Blanche.

«Nous condamnons toutes les initiatives de sanctions, nous les jugeons illégales», a-t-il ajouté.

Piratage de SolarWinds

 

Cybersécurité, image d'illustration

© PHOTO / PIXABAY / THEDIGITALARTIST

Des hackers russes sont de nouveau accusés d’une cyberattaque contre les USA

La société américaine SolarsWinds a été la cible de pirates informatiques en décembre 2020. Ceux-ci sont parvenus à placer un logiciel malveillant nommé Sunburst dans certaines versions de la plateforme Orion, un outil de supervision des réseaux informatiques commercialisé par l’entreprise américaine. Selon Washington, l’attaque avait pour but d’obtenir des données de renseignement mais les hackers n’ont pas réussi à atteindre leur objectif.

 

Au total, 100 entreprises du secteur privé et neuf agences fédérales, dont les départements de la Justice, du Trésor, de la Sécurité intérieure et du Commerce, ont fait l’objet du piratage. Le 13 décembre, l’Agence américaine responsable de la cybersécurité et de la sécurité des infrastructures (CISA) a émis une ordonnance appelant les agences fédérales à désactiver le logiciel SolarWinds.

La Russie nie toute implication

En l’absence de preuves à son encontre, Moscou a toujours balayé les soupçons sur son implication et a qualifié ces accusations d’«infondées». Qui plus est, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a estimé qu’elles avaient pour but d’empêcher une discussion avec Joe Biden concernant la cybersécurité.

https://fr.sputniknews.com/international/202104151045479672-les-etats-unis-imposent-de-nouvelles-sanctions-a-la-russie/

Dans RUSSIE

LA RUSSIE EXCLUT TOUTE GUERRE AVEC L'UKRAINE

Par Le 12/04/2021

Le Kremlin exclut toute guerre avec l’Ukraine

Le Kremlin exclut toute guerre avec l’Ukraine

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starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par AlAhed avec AFP

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a écarté, dimanche, l’éventualité d’une guerre avec l’Ukraine, inquiète depuis plusieurs jours d’un renforcement des troupes russes à ses frontières.

«Bien sûr, personne ne s’engage sur la voie de la guerre, et personne n’accepte la possibilité d’une telle guerre», a déclaré M. Peskov dans une interview à la chaîne publique Rossya 1, diffusée dans la soirée à Moscou, mais dont des extraits ont été rendus publics.

«Personne n’accepte non plus la possibilité d’une guerre civile en Ukraine», a-t-il ajouté, assurant que «la Russie ne restera pas indifférente au sort des russophones vivant dans le sud-est» de l’Ukraine, où dure depuis 2014 une guerre entre les troupes de Kiev et des séparatistes prorusses.

Selon Moscou, cette guerre qui a fait plus de 13 000 morts depuis son déclenchement est une guerre civile ukrainienne, alors que Kiev et les Occidentaux jugent évident le soutien militaire, politique et financier de la Russie aux séparatistes.

Ces derniers jours, Kiev et plusieurs capitales occidentales ont critiqué Moscou pour avoir massé des troupes à la frontière ukrainienne et à la péninsule de Crimée, alors que les incidents meurtriers avec les séparatistes sont quasi quotidiens.

Selon l’Ukraine, le Kremlin pourrait chercher un prétexte pour déclencher une opération militaire d’envergure.

Le Kremlin n’a pas démenti ces mouvements de troupes, mais assure ne menacer personne, accusant à l’inverse Kiev de «provocations» visant à «aggraver la situation sur le front».

«La Russie fait tous les efforts possibles pour aider à résoudre ce conflit. Et nous continuerons à le faire sans relâche», a déclaré M. Peskov durant son interview.

Si les combats étaient quasiment à l’arrêt depuis une trêve conclue à l’été 2020, ils ont repris avec intensité ces dernières semaines. Depuis le début de l’année, 26 militaires ukrainiens ont ainsi été tués, alors que le pays avait perdu seulement 50 soldats sur toute l’année 2020.

Cette reprise des combats et les mouvements de troupes russes ont poussé Kiev à multiplier ses contacts avec les Occidentaux, Washington, Berlin et Paris assurant l’Ukraine de leur soutien et la chancelière allemande, Angela Merkel, demandant au président russe Vladimir Poutine de «réduire» la présence russe à la frontière ukrainienne.

https://french.alahednews.com.lb/39569/340

Dans RUSSIE

LA RUSSIE CELEBRE LE 60e ANNIVERSAIRE DU VOL DE GAGARINE VERS LE KOSMOS

Par Le 12/04/2021

12 Avril 2021


La Russie célèbre le 60e anniversaire du vol de Gagarine vers le cosmos
Moscou, 12 avr. (Prensa Latina) La Russie célèbre aujourd'hui le 60e anniversaire du vol de Youri Gagarine vers le cosmos, un exploit du programme spatial de l'Union soviétique disparue que le pays tout entier honore chaque année.

Le 12 avril 1961, à 9 h 07 heure locale, Gagarine a quitté le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan à bord du vaisseau spatial Vostok-1 pour un voyage de 108 minutes - un tour de la Terre - qui a fait de lui le premier être humain à aller dans l'espace.

Pour commémorer cette date, les écoles organisent des "festivals de la cosmonautique", tandis que les Russes de tous âges déposent des fleurs devant les différents monuments du pays en hommage à l'homme qui a réalisé cet exploit et cette conquête scientifique.

Les médias et les chaînes de télévision consacrent également un espace à la figure du cosmonaute, qui est devenu un héros populaire pour de nombreux Russes en raison de sa simplicité et de ses origines modestes, selon les historiens.

Fils d'un charpentier et d'une paysanne qui ont souffert de l'occupation nazie, Gagarine a suivi une formation de fondeur et de métallurgiste et s'est ensuite préparé à devenir pilote militaire, lorsqu'il a été sélectionné parmi des milliers de candidats pour suivre la formation de cosmonaute.

Six décennies après l'épopée du cosmos et depuis sa mort dans un accident d'avion le 27 mars 1968, en Russie, l'image ou son nom apparaît dans les rues, sur les places, dans les souvenirs, les supermarchés, ou est un tatouage sur le corps de plus d'un de ses adeptes.

Pour l'occasion, le ministère de la défense a déclassifié des archives personnelles, notamment des documents et des photographies des premiers cosmonautes soviétiques, qu'il a publiés sur son site web (http://60cosmonauts.mil.ru/).

Le vaisseau spatial Soyouz MS-18, qui s'est envolé vendredi dernier vers la Station spatiale internationale avec trois cosmonautes à bord en l'honneur de cet anniversaire, porte son nom. Son image et l'inscription Année Gagarine 1961-2021 ont été gravées sur son châssis.

Les Nations unies ont fait du 12 avril la Journée internationale des vols habités, en mémoire de l'exploit du jeune homme de 27 ans, "un événement historique qui a ouvert la voie à l'exploration spatiale au profit de l'humanité tout entière", indique la résolution de l'ONU.

jf/mml

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=441839&SEO=rusia-celebra-aniversario-60-del-vuelo-de-gagarin-al-cosmos

Tag(s) : #Gagarine#URSS#Russie

Dans RUSSIE

IRAN-RUSSIE-CHINE : LE VARSOVIE "BIS"

Par Le 05/04/2021

La marine pakistanaise accoste en Iran; la coalition maritime iranienne s'élargit

Sunday, 04 April 2021 6:04 PM  [ Last Update: Sunday, 04 April 2021 6:02 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Une flottille pakistanaise accoste à Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran, le 4 avril 2021. @Tasnim News

En décembre 2020 la flotte de guerre russe a fait son apparition- éclair en océan Indien à  l'invitation de l'Iran qui venait de boucler une dizaine d'exercices navals, aériens, aérospatiaux d'une complexité inouïe en à peine une vingtaine de jours.  Les deux marines ont mené des manoeuvres défensives puis offensives sous les yeux ahuris d'un l'US Navy qui même en présence de l'USS Georgia a pris la précaution de se replier dans le nord de l'océan Indien pour éviter des missiles antinavires de longue portée iraniens d'une prévision hors paire et d'une portée de 1800 kms. L'exercice naval s'est avéré si stratégique que l'Inde n'a pas pu s'empêcher d'y prendre part en y envoyant deux navires de guerre.

Un pacte Varsovie bis? Samedi 2 avril la marine pakistanaise a accosté au port iranien Bandar Abbas pour un exercice conjoint de 4 jours. C'est une marine de mieux en mieux équipée par la Chine qui vu ses projets d'investissement à Gwadar livre régulièrement ses équipements navals les plus performants aux Pakistanaise. D'ailleurs la Chine a mis à l'eau en janvier les deux nouveaux navires de guerre, l’un pour sa propre marine et l’autre, pour le Pakistan, soit le navire d'assaut amphibie type 075 et la frégate de classe 054A / P pour la marine pakistanaise. Le chef de la marine pakistanaise a reconnu que le 054A / P améliore considérablement la capacité de défense et de dissuasion maritimes du Pakistan. Or des exercices navals conjoints avec l'Iran prennent tout autre sens depuis l'annonce de la signature d'un pacte stratégique de 25 ans Chine-Iran. Iraniens et Pakistanais tiendront pour 4 jours des exercices hybrides des marines iranienne et pakistanaise sur l’île de Larak, sur les rives du golfe Persique et dans le but d'échanger expériences, savoir-faire et renseignement, et d'assurer la sécurité des lignes commerciales maritimes de la région. Les bâtiments présents seraient dotés de DCA de missiles subsurface entre autre. Le commandant de la première zone de la marine de l'armée iranienne, le contre-amiral Jaafar Tazakkor, est allé de son commentaire : «Téhéran et Islamabad poursuivent leur coopération navale pour soutenir la sécurité maritime. L’Iran et le Pakistan entretiennent depuis longtemps une coopération maritime mais la contextualisation est une nécessité », a déclaré Tazakkor. D'autres navires rejoindront cette coalition qui a l'air de s'agrandir.

 

Israël: le coup

Après avoir mené des exercices navals avec l'Inde en mer d'Arabie, la flotte de guerre russe a quitté la zone des manœuvres pour les eaux iraniennes où la...

Pars Today / 22 déc. 2019

La revue National Interest, basée à Washington, décrivant la capacité militaire de l'Iran, affirme dans un récent qu'il est de plus en plus difficile pour la flotte américaine dans la région de faire face à  l'Iran, d'où la décision du CentCom de déplacer l'arrière-base de ses forces non plus dans le golfe Persique mais sur la côte ouest saoudienne. Maintenant si ces capacités navales se combinent à celles de la Russie et de la Chine, il y aura un séisme géostratégique à affronter. Un pacte de Varsovie oriental propre à s'élargir au Pakistan, au Venezuela voire à la Corée du Nord, et auquel finira par rejoindre la Turquie avec ou sans Erdogan. « Cette coalition navale est pendant de l'OTAN a cette différence près qu'elle compte dans ses rangs des puissances émergentes et que l'Iran, placé au coeur de toutes les voies maritimes et terrestre du monde, en est le noyau ». 

 

Iran/Chine: 1ère frappe armée

Une base navale iranienne en océan indien où opérera la marine Iran/Chine, Diego Garcia dans le viseur....

PressTV / French / 28 mars

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/04/648720/MO--Iran-Chine-Pakistan-font-une-alliance-navale-

Dans RUSSIE

UNE GUERRE USA/RUSSIE INEVITABLE ?

Par Le 02/04/2021

Les tensions sont à leur paroxysme

Friday, 02 April 2021 10:12 AM  [ Last Update: Friday, 02 April 2021 10:10 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. (Photo d'archives)

Les tensions entre Moscou et Washington s’approfondissent, reconnaît le ministre russe des Affaires étrangères. 

Dans un entretien avec la télévision russe, Sergueï Lavrov a déclaré, jeudi 1er avril, que le bras de fer opposant la Russie aux États-Unis était devenu « très profond ».

Lire aussi: La flotte russe met en garde l’US Navy

« Les responsables de Moscou continuent d'espérer que le bon sens prévaudra à Washington et qu'ils comprendront le danger d'une escalade des tensions entre les deux pays », a déclaré le chef de la diplomatie russe.

USA/Russie: la grande guerre?

USA/Russie: la grande guerre?

Ce dernier a ajouté : « certains de nos homologues occidentaux évoquent le terme "guerre" dans leurs discours diplomatiques et parlent d’une "guerre hybride déclenchée par la Russie" ».

Lire aussi: Méga-offensive aéro-navale contre US/Turquie....

M. Lavrov a souligné que la politique de pressions et de sanctions des États-Unis à l’encontre de la Russie n’avait aucune chance de réussir. « La situation actuelle met en évidence l’échec d’une telle politique », a-t-il indiqué à ce titre.  

« Les propos outrageux de Joe Biden à propos de Vladimir Poutine relèvent d’un comportement irrespectueux sans précédent mais cela fait longtemps que les États-Unis tentent de détruire leurs relations avec la Russie. Pour nous, ce n’est pas une nouveauté ! Joe Biden a pris ses fonctions et les sanctions et le discours antirusse ont été intensifiés. C’est ainsi depuis des années ; c’est quelque chose qui a commencé à l’époque de Barack Obama ».      

La Russie met en garde l'OTAN!

La Russie met en garde l'OTAN!

Les USA ne lésinent sur rien pour garantir leur domination sur le monde

Ailleurs dans son entretien, Sergueï Lavrov a déclaré que les États-Unis tentaient d’assurer leur domination et leur suprématie à l’échelle internationale en propageant leurs principes partout dans le monde. 

Lire aussi: Europe : l’armée US débarque ! 

« Lors des négociations à haut niveau qui se déroulaient entre les États-Unis et la Chine, Jake Sullivan – conseiller à la sécurité nationale – et Antony Blinken – secrétaire d’État – se vantaient des droits de l’Homme, des droits des minorités et des principes de la démocratie pour les responsables chinois mais Antony Blinken a entre autres reconnu que les États-Unis avaient, eux-mêmes, des faiblesses là-dessus et qu’ils allaient les traiter [ces faiblesses]». 

Le chef de la diplomatie russe a déclaré que « le fait que les Américains ne cessent de parler de la démocratie et des droits de l’Homme lors des négociations au niveau international découle de ce qu’ils entendent imposer ainsi leurs lois et leurs principes aux autres pays afin de dominer ainsi le monde ». 

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/02/648591/Russie-Etats-Unis-tensions-guerre-Lavrov-Biden-sanctions-

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LA RUSSIE REPOND A BORREL, LE CHEF DE LA DIPLOMATIE DE L'UE, INQUIET DU RAPPROCHEMENT ENTRE LA RUSSIE ET LA CHINE

Par Le 02/04/2021

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Maria Zakharova

Moscou répond à Borrell, inquiet du rapprochement entre la Russie et la Chine

© Sputnik . Vladimir Astapkovitch

RUSSIE

13:24 02.04.2021(mis à jour 14:45 02.04.2021)URL courte

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181003

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Les récentes déclarations de Josep Borrell sur la Russie et la Chine sont une tentative pour «tout pervertir au-delà du méconnaissable», selon le ministère russe des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie de l'UE avait précédemment déclaré que Moscou rejetait conjointement avec Pékin «les valeurs démocratiques».

Alors que Bruxelles considère ses relations avec la Russie comme étant «au point mort», Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe, a insisté sur le fait que c’est l’Union européenne qui restait hostile.

«Dans ces déclarations [de Josep Borrell, ndlr] et dans l’évolution de la politique, nous voyons une tentative de tout pervertir au-delà du méconnaissable», a dit Mme Zakharova lors de son point de presse hebdomadaire du 1er avril.

Fin mars M.Borrell a déclaré que le «rapprochement sino-russe repose avant tout sur un rejet des valeurs démocratiques et une opposition à ce qu’ils considèrent comme une ”ingérence” dans leurs affaires intérieures» au-delà des questions économiques.

«Avec ses dernières déclarations et sanctions illégitimes à la fois contre la Russie et la Chine, c'est précisément l'Union européenne qui poursuit une ligne hostile, s'éloigne de ses voisins sur le continent eurasien, et ramène également les formulations de la guerre froide dans le vocabulaire diplomatique tout en promouvant l'archaïque pensée de blocs», a remarqué Mme Zakharova.

Un «agenda très intense» à l’Est

Ces déclarations de M.Borrell sont survenues alors que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov était en déplacement en Chine les 22 et 23 mars. Il y a prôné l’autonomie technologique des deux pays vis-à-vis de dollar et de l’euro.

M.Lavrov a également indiqué que la détérioration des relations entre la Russie et l’UE «entraîne un développement objectif plus rapide des relations avec la Chine». À l’Est la Russie a donc un «agenda très intense qui s'enrichit chaque année».

«Position de confrontation»

Ce même 22 mars, l’UE a sanctionné six officiels russes de haut rang responsables selon Bruxelles de graves violations et abus des droits de l’Homme. M.Borrell a estimé que «la Russie a pris une position de confrontation vis-à-vis de l’Union européenne».

«La Russie dérive vers un État autoritaire et s'éloigne de l'Europe, et l'Europe doit en tirer les conclusions», a-t-il fait savoir.

«J’ai été agressé» par les Russes

Le chef de la diplomatie ne cesse d’épingler la diplomatie russe. Dans une interview accordée à France24 le 30 mars, Borrell est revenu sur sa visite à Moscou: «Humilié? Je dirais plutôt que j’ai été agressé».

Lors de son déplacement début février, la Russie a annoncé expulser trois diplomates européens pour avoir participé à des manifestations en faveur de l'opposant Alexeï Navalny.

«On invite quelqu'un et on profite de sa visite pour annoncer l'expulsion de diplomates. Ça c'est une agression. C'est une chose qu'on ne fait pas en diplomatie», a-t-il assuré.

En retour l'Allemagne, la Suède et la Pologne ont expulsé des diplomates russes.

Actuellement, «les rapports avec la Russie sont plutôt au point mort», a constaté au cours de cette interview le chef de la diplomatie européenne.

https://fr.sputniknews.com/russie/202104021045430014-moscou-repond-a-borrell-inquiet-du-rapprochement-entre-la-russie-et-la-chine/

Dans RUSSIE

PEPE ESCOBAR : ETATS-UNIS-OTAN CONTRE RUSSIE-CHINE DANS UNE GUERRE HYBRIDE SANS MERCI ?

Par Le 31/03/2021

États-Unis-OTAN contre Russie-Chine dans une guerre hybride sans merci ?

Le moment unipolaire est à six pieds sous terre, l’hégémon va essayer de briser l’intégration eurasiatique et il n’y a aucun adulte dans la pièce pour conseiller la retenue.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 30 mars 2021

Asia Times 26 mars 2021

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Commençons par le côté comique : le « leader du monde libre » s’est engagé à empêcher la Chine de devenir la « première » nation de la planète. Et pour remplir une mission aussi exceptionnelle, son « espoir » est de se représenter à la présidence en 2024. Pas en tant qu’hologramme. Et avec la même colistière.

Maintenant que le « monde libre » a poussé un soupir de soulagement, revenons aux choses sérieuses – dans les contours de la géopolitique Choc et Effroi du XXIe siècle.

Ce qui s’est passé ces derniers jours entre Anchorage et Guilin continue de se répercuter. Alors que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que Bruxelles avait « détruit » la relation entre la Russie et l’UE, il a insisté sur le fait que le partenariat stratégique global entre la Russie et la Chine était de plus en plus solide.

Par une synchronicité pas si fortuite, alors que Lavrov était accueilli comme il se doit par le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, à Guilin (déjeuner panoramique sur la rivière Li inclus), le secrétaire d’État américain, Tony Blinken, visitait le quartier général James-Bondish de l’OTAN à l’extérieur de Bruxelles.

Lavrov a clairement indiqué que le cœur de la relation entre la Russie et la Chine consiste à établir un axe économique et financier pour contrecarrer les accords de Bretton Woods. Cela implique de tout faire pour protéger Moscou et Pékin des « menaces de sanctions de la part d’autres États », de la dédollarisation progressive et des avancées en matière de crypto-monnaies.

Cette « triple menace » est ce qui déclenche la fureur sans limite de l’hégémon.

Sur un plan plus large, la stratégie Russie-Chine implique également que l’interaction progressive entre l’Initiative « Ceinture et Route » (BRI) et l’Union économique eurasiatique (UEEA) se poursuivra à un rythme soutenu à travers l’Asie centrale, l’Asie du Sud-Est, certaines parties de l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Ouest – des étapes nécessaires vers un marché eurasiatique finalement unifié sous une sorte de gestion stratégique sino-russe.

En Alaska, l’équipe Blinken-Sullivan a appris, à ses dépens, qu’on ne badine pas impunément avec un Yoda tel que Yang Jiechi. Maintenant, ils sont sur le point d’apprendre ce que cela signifie de se frotter à Nikolai Patrushev, chef du Conseil de Sécurité russe.

Patrushev, un Yoda tout comme Yang Jiechi, et un maître de l’euphémisme, a délivré un message pas si énigmatique : si les États-Unis créent des « jours de souffrance » pour la Russie, comme ils « le prévoient, ils peuvent le mettre en œuvre », Washington « serait responsable des mesures qu’ils prendraient ».

Ce que l’OTAN prépare vraiment

Pendant ce temps, à Bruxelles, Blinken jouait le rôle du couple parfait avec la spectaculaire et inefficace Ursula von der Leyen, chef de la Commission européenne (CE). Le scénario ressemblait à ceci. « Nord Stream 2 est vraiment mauvais pour vous. Un accord de commerce et d’investissement avec la Chine est vraiment mauvais pour vous. Maintenant, assis. Bonne fille ».

Puis est arrivée l’OTAN, qui a donné un sacré spectacle, avec une pose de dur à cuire de tous les ministres des Affaires étrangères devant le siège. Cela faisait partie d’un sommet – qui, comme on pouvait s’y attendre, n’a pas « célébré » le 10ème anniversaire de la destruction de la Libye par l’OTAN ou le grand coup de pied au cul que l’OTAN a « enduré » en Afghanistan.

En juin 2020, le secrétaire général en carton de l’OTAN, Jens Stoltenberg – en réalité ses manipulateurs militaires américains – a présenté ce qui est maintenant connu comme la stratégie OTAN 2030, qui se résume à un mandat politico-militaire de Robocop mondial. Le Sud global (n’) a (pas) été prévenu.

En Afghanistan, selon un Stoltenberg imperméable à l’ironie, l’OTAN soutient l’injection d’une « nouvelle énergie dans le processus de paix ». Lors du sommet, les ministres de l’OTAN ont également discuté du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et – sans rire – ont examiné « ce que l’OTAN pourrait faire de plus pour instaurer la stabilité dans la région ». Les Syriens, les Irakiens, les Libanais, les Libyens et les Maliens aimeraient bien en savoir plus à ce sujet.

Après le sommet, Stoltenberg a donné une conférence de presse d’une somnolence prodigieuse, au cours de laquelle l’accent a été mis sur – quoi d’autre – la Russie et son « modèle de comportement répressif à l’intérieur et agressif à l’extérieur ».

Toute la rhétorique sur le fait que l’OTAN « construit la stabilité » s’évanouit lorsqu’on examine ce qui se cache réellement derrière l’OTAN 2030, via un rapport de « recommandations » étoffé rédigé par un groupe « d’experts ».

Nous y apprenons les trois éléments essentiels :

« L’Alliance doit répondre aux menaces et aux actions hostiles de la Russie (…) sans retour au « business as usual », à moins que le comportement agressif de la Russie ne change et que celle-ci ne revienne à un respect total du droit international ».

La Chine est dépeinte comme un tsunami de « défis sécuritaires » : « L’Alliance devrait intégrer le défi chinois dans les structures existantes et envisager la création d’un organe consultatif chargé d’examiner tous les aspects des intérêts de sécurité des Alliés vis-à-vis de la Chine ». L’accent est mis sur « la défense contre toute activité chinoise susceptible d’avoir un impact sur la défense collective, l’état de préparation militaire ou la résilience dans la zone de responsabilité du Commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR) ».

« L’OTAN devrait définir un plan global (mes italiques) pour mieux utiliser ses partenariats afin de promouvoir ses intérêts stratégiques. Elle devrait passer de l’approche actuelle axée sur la demande à une approche axée sur les intérêts (mes italiques) et envisager de fournir des flux de ressources plus stables et prévisibles pour les activités de partenariat. La politique de la porte ouverte de l’OTAN devrait être maintenue et revigorée. L’OTAN devrait étendre et renforcer les partenariats avec l’Ukraine et la Géorgie ».

À la santé de La Triple Menace. Pourtant, le Top du Top – comme dans les gros contrats juteux du complexe industrialo-militaire – se trouve vraiment là :

« Le défi géopolitique le plus profond est posé par la Russie. Si la Russie est une puissance en déclin sur le plan économique et social, elle s’est montrée capable d’agression territoriale et restera probablement une menace majeure pour l’OTAN au cours de la prochaine décennie ».

L’OTAN est peut-être en train de rédiger le scénario, mais le script principal vient directement de l’État profond – avec la Russie qui « cherche l’hégémonie », étend la guerre hybride (le concept a en fait été inventé par l’État profond) et manipule « les cyber-assassinats sanctionnés par l’État et les empoisonnements – en utilisant des armes chimiques, la coercition politique et d’autres méthodes pour violer la souveraineté des alliés ».

Pour sa part, Pékin utilise « la force contre ses voisins, ainsi que la coercition économique et la diplomatie d’intimidation bien au-delà de la région indo-pacifique. Au cours de la prochaine décennie, il est probable que la Chine remette également en question la capacité de l’OTAN à construire une résilience collective ».

Le Sud global devrait être très conscient de la promesse de l’OTAN de sauver le « monde libre » de ces maux autocratiques.

L’interprétation du « Sud » par l’OTAN englobe l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, en fait partout, de l’Afrique subsaharienne à l’Afghanistan. Toute ressemblance avec le concept du « Grand Moyen-Orient » de l’ère Dubya, qui n’existe plus, n’est pas un hasard.

L’OTAN insiste sur le fait que cette vaste étendue est caractérisée par « la fragilité, l’instabilité et l’insécurité » – refusant bien sûr de révéler son propre rôle en tant que responsable de l’instabilité en série en Libye, en Irak, dans certaines parties de la Syrie et en Afghanistan.

Parce qu’en fin de compte… tout est de la faute de la Russie : « Au sud, le défi comprend la présence de la Russie et, dans une moindre mesure, de la Chine, qui exploitent les fragilités régionales. La Russie s’est réinsérée au Moyen-Orient et en Méditerranée orientale. En 2015, elle est intervenue dans la guerre syrienne et y reste. La politique de la Russie au Moyen-Orient est susceptible d’exacerber les tensions et les troubles politiques dans toute la région, car elle étend une quantité croissante de moyens politiques, financiers, opérationnels et logistiques à ses partenaires. L’influence de la Chine au Moyen-Orient s’accroît également. Elle a signé un partenariat stratégique avec l’Iran, est le plus grand importateur de pétrole brut d’Irak, s’est immiscée dans le processus de paix en Afghanistan et est le plus grand investisseur étranger de la région ».

Voici, en résumé, et pas exactement en code, la feuille de route de l’OTAN jusqu’en 2030 pour harceler et tenter de démanteler chaque recoin pertinent de l’intégration de l’Eurasie, en particulier ceux directement liés aux projets d’infrastructure/connectivité des Nouvelles Routes de la Soie (investissement en Iran, reconstruction de la Syrie, reconstruction de l’Irak, reconstruction de l’Afghanistan).

L’idée est d’adopter une « approche à 360 degrés de la sécurité » qui « deviendra un impératif ». Traduction : L’OTAN s’attaque à de vastes pans du Sud global, à grande échelle, sous prétexte de « faire face à la fois aux menaces traditionnelles émanant de cette région, comme le terrorisme, et aux nouveaux risques, notamment la présence croissante de la Russie et, dans une moindre mesure, de la Chine ».

Une guerre hybride sur deux fronts

Et dire que dans un passé pas si lointain, il y avait quelques éclairs de lucidité émanant de l’establishment américain.

Très peu se souviendront qu’en 1993, James Baker, ancien secrétaire d’État sous papa Bush, a avancé l’idée d’étendre l’OTAN à la Russie, qui à l’époque, sous Eltsine et une bande de libre-échangistes Milton Friedmanesques, était dévastée, mais gouvernée par la « démocratie ». Pourtant, Bill Clinton était déjà au pouvoir, et l’idée a été dûment écartée.

Six ans plus tard, George Kennan, qui a inventé l’endiguement de l’URSS, a estimé que l’annexion par l’OTAN d’anciens satellites soviétiques était « le début d’une nouvelle Guerre froide » et « une erreur tragique ».

Il est extrêmement instructif d’examiner et de réétudier toute la décennie qui s’est écoulée entre la chute de l’URSS et l’élection de Poutine à la présidence, à travers le livre du vénérable Evgueni Primakov, « Carrefours russes : Vers le Nouveau Millénaire », publié aux États-Unis par Yale University Press.

Primakov, l’initié ultime des renseignements, qui a commencé comme correspondant de la Pravda au Moyen-Orient, ancien ministre des Affaires étrangères et également premier ministre, a regardé de près l’âme de Poutine, à plusieurs reprises, et a aimé ce qu’il a vu : un homme intègre et un professionnel accompli. Primakov était un multilatéraliste avant la lettre, l’instigateur conceptuel du RIC (Russie-Inde-Chine) qui, au cours de la décennie suivante, a évolué vers les BRICS.

C’était l’époque – il y a exactement 22 ans – où Primakov était dans un avion à destination de Washington lorsqu’il a reçu un appel du vice-président de l’époque, Al Gore : les États-Unis étaient sur le point de commencer à bombarder la Yougoslavie, un allié russe slave-orthodoxe, et l’ancienne superpuissance ne pouvait rien y faire. Primakov a ordonné au pilote de faire demi-tour et de rentrer à Moscou.

Aujourd’hui, la Russie est suffisamment puissante pour faire avancer son propre concept de Grande Eurasie, qui, à l’avenir, devrait équilibrer – et compléter – les Nouvelles Routes de la Soie de la Chine. C’est la puissance de cette double hélice – qui va inévitablement attirer des secteurs clés de l’Europe occidentale – qui rend la classe dirigeante de l’hégémon étourdie et confuse.

Glenn Diesen, auteur de « Conservatisme russe : Gérer le changement sous une révolution permanente », que j’ai analysé dans « Pourquoi la Russie rend l’Occident fou », et l’un des meilleurs analystes mondiaux de l’intégration de l’Eurasie, a résumé la situation : « Les États-Unis ont eu de grandes difficultés à convertir la dépendance sécuritaire des alliés en loyauté géoéconomique, comme en témoigne le fait que les Européens continuent d’acheter des technologies chinoises et de l’énergie russe.

D’où la stratégie permanente « Diviser pour régner », dont l’un des principaux objectifs est de forcer, de corrompre et de tout faire pour que le Parlement européen fasse échouer l’accord de commerce et d’investissement entre la Chine et l’Union européenne ».

Wang Yiwei, directeur du Centre d’études européennes de l’Université Renmin et auteur du meilleur livre « made in China » sur les Nouvelles Routes de la Soie, voit clair dans la fanfaronnade « Les États-Unis sont de retour » : « La Chine n’est pas isolée par les États-Unis, l’Occident ou même l’ensemble de la communauté internationale. Plus ils montrent de l’hostilité, plus ils sont inquiets. Lorsque les États-Unis parcourent le monde pour demander fréquemment le soutien, l’unité et l’aide de leurs alliés, cela signifie que l’hégémonie américaine s’affaiblit ».

Wang prévoit même ce qui pourrait arriver si l’actuel « leader du monde libre » était empêché de remplir sa mission exceptionnelle : « Ne vous laissez pas berner par les sanctions entre la Chine et l’UE, qui sont inoffensives pour les liens commerciaux et économiques, et les dirigeants de l’UE ne seront pas aussi stupides pour abandonner totalement l’accord global d’investissement Chine-UE, car ils savent qu’ils n’obtiendraient jamais un aussi bon accord lorsque Trump ou le trumpisme reviendront à la Maison Blanche ».

La géopolitique Choc et Effroi du XXIe siècle, telle qu’elle a été configurée au cours de ces deux dernières semaines cruciales, indique clairement que le moment unipolaire est à six pieds sous terre. L’hégémon ne l’admettra jamais, d’où la contre-attaque de l’OTAN, qui a été conçue à l’avance. En fin de compte, l’hégémon a décidé de ne pas s’engager dans des accommodements diplomatiques, mais de mener une guerre hybride sur deux fronts contre un partenariat stratégique de concurrents pairs diabolisés sans relâche.

Et comme un signe de ces temps désolés, il n’y a pas de James Baker ou de George Kennan pour conseiller contre une telle folie.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

Dangerous Crossroads: US-NATO vs. Russia-China in a “Hybrid War” to the Finish?

asiatimes.com

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Asia Times

Copyright © Pepe EscobarAsia Times, 2021

https://www.mondialisation.ca/etats-unis-otan-contre-russie-chine-dans-une-guerre-hybride-sans-merci/5655063

Dans RUSSIE

LA RUSSIE NE PERMETTRA PAS AUX USA DE LUI PARLER EN POSITION DE FORCE

Par Le 30/03/2021

Peskov : Moscou de permettra pas à Washington de lui parler en position de force

 Depuis 2 heures  30 mars 2021

peskov

 Amérique et Europe - Russie

 

Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a déclaré dans une interview au journal “Argumenty i Fakty” que Moscou ne permettra pas à Washington de lui parler “en position de force”.

Selon le porte-parole du Kremlin, ni le président russe Vladimir Poutine ni personne quiconque d’autre de la direction du pays ne permettra aux Américains ou à quiconque de parler ainsi. « C’est hors de question», a averti Peskov.

Répondant à la question de savoir si une rupture des relations diplomatiques avec les États-Unis est possible, il a déclaré que “je n’aimerais pas parler de scénarios extrêmes”. Peskov a exprimé l’opinion qu’il est maintenant nécessaire de ne pas laisser les relations entre la Russie et les États-Unis “glisser davantage sur la pente”.

Accusant Moscou d’avoir interféré dans les élections américaines en faveur de son prédécesseur Donal Trump, le président américain Joe Biden a taxé son homologue russe de « meurtrier ». Provoquant la première grande crise entre les deux pays depuis son avènement.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2036278

Dans RUSSIE

LA RUSSIE DENONCE LES VIOLATIONS DU DROIT INTERNATIONAL PAR LES USA A LA VEILLE D’UN SOMMET AVEC LA CHINE

Par Le 26/03/2021

Sergueï Lavrov

La Russie dénonce les violations du droit international par les USA à la veille d’un sommet avec la Chine

© Sputnik . Le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères

INTERNATIONAL

13:48 22.03.2021(mis à jour 14:23 22.03.2021)URL courte

Par 

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Tandis que les tensions entre les États-Unis d’un côté et la Chine et la Russie de l’autre se sont exacerbées la semaine dernière, le ministre russe des Affaires étrangères a, à la veille d’une rencontre avec son homologue chinois, étrillé les violations du droit international par Washington, notamment sur l’Iran.

Les passes d’armes musclées de la semaine dernière entre Biden et Poutine, le premier qualifiant le second de tueur, puis entre les délégations américaines et chinoises en Alaska sur leurs politiques respectives, continuent de produire des conséquences.

En visite de travail en Chine pour des négociations avec son homologue, le ministre russe des Affaires étrangères a critiqué dans une interview à la presse chinoise la pratique des États-Unis qui consiste à adopter des sanctions unilatérales contre certains pays, parfois «introduites en contournant le Conseil de sécurité de l’Onu».

À cet égard, le chef de la diplomatie russe est revenu sur la situation autour de l'Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, duquel les États-Unis se sont retirés il y a deux ans de manière unilatérale. L’Iran est d’ailleurs toujours impacté par les sanctions décrétées par Washington.

En se retirant de l’accord sur le nucléaire, les États-Unis «n’ont pas seulement cessé de s’acquitter de leurs obligations, ils ont aussi interdit à tous les autres pays de se conformer à la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu», affirme Sergueï Lavrov.

Face à cet acte hostile de Washington, il avance que l’Occident s’est interrogé: «Que pouvons-nous y faire? C’est ce que les États-Unis ont décidé. Il serait bien qu’ils continuent à respecter la résolution sur le programme nucléaire iranien, mais telle est la réalité».

Cependant, pour le ministre russe des Affaires étrangères, «ce n’est pas la réalité. C'est une violation flagrante du droit international, la démonstration de l'incapacité des États-Unis à tomber d'accord avec un autre État. J’espère que maintenant, l’administration américaine qui avait manifesté le souhait de revenir dans l’accord le fera».

Par ailleurs, Sergueï Lavrov explique que de concert avec la Chine, et «avec un grand nombre d'autres personnes partageant les mêmes idées, nous soulevons fermement cette question auprès des différentes institutions internationales, dont l’Onu».

Un retour à l’accord conditionné

Le 27 janvier, le secrétaire d’État des États-Unis Antony Blinken a déclaré que «si l’Iran respecte à nouveau pleinement ses engagements en vertu de l’accord [sur le nucléaire], les États-Unis en feront autant».

En février, le guide suprême iranien Ali Khamenei avait conditionné le retour de son pays dans l’accord nucléaire de 2015, dont le pays s’est progressivement retiré suite à l’acte des États-Unis, à la levée des sanctions américaines imposées sous la présidence de Donald Trump. Selon Le Times, mi-février, l’administration Biden étudiait la possibilité d’assouplir les mesures restrictives décrétées contre l’Iran sous Trump.

Pourtant, le 5 mars, elle a décidé de proroger d’un an les sanctions contre Téhéran, accusé de soutien au terrorisme.

Des mesures introduites au nom de la défense des droits humains, selon Antony Blinken.

https://fr.sputniknews.com/international/202103221045383330-la-russie-denonce-les-violations-du-droit-international-par-les-etats-unis-a-la-veille-dun-sommet/

Dans RUSSIE

SERGUEÏ LAVROV INDIQUE QUE LA RUSSIE ET LA CHINE SONT EXEMPLAIRES EN MATIERE DE CONSTRUCTION DES RELATIONS

Par Le 25/03/2021

24 Mars 2021

Xinhua | 23.03.2021 08h57 

La Chine est un véritable partenaire stratégique de la Russie et un pays aux vues similaires, et leur dialogue de confiance mutuelle et respectueux devrait servir d'exemple pour d'autres pays, a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

"Les relations russo-chinoises actuelles sont considérées par nos dirigeants et nos citoyens comme les meilleures dans l'ensemble de leur histoire. C'est une évaluation juste et bien méritée", a confié à Xinhua M. Lavrov ainsi qu'à d'autres médias lors d'un entretien en ligne avant sa visite en Chine prévue lundi et mardi.

"Les relations russo-chinoises sont marquées par le partenariat global et la coordination stratégique, qui sont entrés dans une nouvelle époque", a estimé le chef de la diplomatie russe.

De son point de vue, dans une large mesure, les relations bilatérales ont atteint une hauteur sans précédent grâce au Traité de bon voisinage et de coopération amicale Chine-Russie signé en juillet 2001.

Alors que cette année marque le 20e anniversaire de la signature du traité, M. Lavrov a loué la coopération "dynamique" entre la Russie et la Chine au cours des deux dernières décennies et qualifié ce pacte de document "historique", ayant jeté les bases politiques et juridiques pour un nouveau type de partenariat entre les deux pays.

"Le modèle d'interaction entre la Russie et la Chine est absolument exempt de toute limite idéologique. Il est de nature intrinsèque, n'étant soumis à aucun facteur opportuniste, ni n'étant dirigé contre le moindre pays tiers", a-t-il souligné.

Il a noté que la situation internationale subissait de profonds changements, avec de nouveaux centres d'influence économique, financière et politique devenant plus puissants.

"Cependant, ces développements objectifs, qui mènent vers la formation d'un monde véritablement multipolaire et démocratique, sont malheureusement compromis par les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis", a déploré M. Lavrov, ajoutant que ces pays cherchent à continuer à dominer à tout prix l'économie et la politique mondiales tout en imposant leur volonté ainsi que leurs conditions aux autres.

En réponse, la Russie et la Chine promeuvent un programme constructif et unificateur, dans l'espoir que le système de gouvernance international pourra être juste et démocratique, fonctionner correctement et se baser sur une vaste interaction entre les pays et leurs initiatives d'intégration, a-t-il affirmé.

"La coopération entre la Russie et la Chine sur la scène internationale a un effet globalement stabilisateur sur la situation mondiale et régionale", a dit le diplomate russe, ajoutant que "le dialogue de confiance mutuelle et respectueux devrait servir d'exemple pour d'autres pays".

M. Lavrov a mis l'accent sur la tradition de l'organisation des années conjointes depuis 2006, telles que les années nationales, les années des échanges amicaux entre jeunes, l'année du tourisme et les années des langues, entre autres.

Ainsi, la fondation de l'amitié russo-chinoise a été considérablement renforcée et les relations enrichies, a-t-il noté.

Plus de 1.000 événements ont été planifiés pour l'Année de l'innovation scientifique et technologique Chine-Russie 2021-2022, a poursuivi M. Lavrov, ajoutant qu'un nombre d'événements et de conférences sur l'échange des expériences contre le nouveau coronavirus avaient été tenus dans le cadre de cette Année.

"Nous avons maintenu une coopération très étroite depuis les premiers signalements des cas de nouveau coronavirus. Les deux parties se sont immédiatement fournies une assistance mutuelle : nous avons apporté de l'aide à nos amis chinois, et ceux-ci ont ensuite aidé les Russes", a-t-il rappelé.

"Je vais souligner de nouveau que nous avons servi d'exemple pour tous les pays sur la façon d'établir des relations les uns avec les autres", a conclu M. Lavrov.

(Rédacteurs :实习生2, Yishuang Liu)
 

source : http://french.peopledaily.com.cn/International/n3/2021/0323/c31356-9831499.html

Tag(s) : #Chine#Russie

 

 

Dans RUSSIE

LA RUSSIE REPOND AU CHEF DE L'OTAN QUI DENONCE UNE MENACE RUSSE IMAGINAIRE

Par Le 24/03/2021

Maria Zakharova

Moscou répond au chef de l’Otan qui dénonce la menace russe

© Sputnik . Le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères

RUSSIE

16:22 24.03.2021URL courte

Par 

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La porte-parole de la diplomatie russe a conseillé au secrétaire général de l’Otan de se pencher sur les problèmes urgents des pays de l’Alliance au lieu de dénoncer la menace russe.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a répondu au secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, lequel pointe du doigt la Russie, en lui conseillant de s’occuper plutôt des problèmes des pays de l’Alliance.

 «Ils [les problèmes, ndlr] demandent une intervention urgente: la vaccination, la crise, les droits de l’Homme dans les pays de l’Otan», a-t-elle indiqué.

«Dès qu’ils sont résolus, nous procèderons à l’étude de votre expérience. À condition qu’elle soit réussie», a ajouté Mme Zakharova.

Elle répondait ainsi aux propos tenus par le secrétaire général de l’Otan au cours d’une conférence de presse. Celle-ci avait été tenue à l’issue de la réunion du Conseil de l’Alliance consacrée à la Russie.

Jens Stoltenberg avait déclaré que l’Otan était préoccupée par «des actions agressives» de Moscou.

«Comportements répressifs et agressifs»

«Nos relations avec la Russie restent très difficiles […]. La Russie a intensifié ses comportements répressifs dans son pays et ses comportements agressifs à l'étranger», avait-il affirmé.

Il avait accusé la Russie de réprimer de manière violente la dissidence politique et, à l’étranger, de saper et déstabiliser ses voisins, notamment l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie.

«La Russie poursuit son vaste développement militaire de la Baltique à la mer Noire, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et de la Méditerranée à l'Arctique», avait avancé le secrétaire général.

Selon lui, la désinformation et la propagande de Moscou, ainsi que la situation avec Navalny avaient été dénoncées pendant la réunion du Conseil.

Contenir la Russie

Il avait également appelé l’Union européenne à conjuguer ses efforts avec l’Otan pour faire face à la Russie.

«Et nous continuerons à travailler avec l’UE et nos proches partenaires pour nous assurer que nous répondons ensemble aux actions de la Russie

Moscou considéré comme une menace

Certains pays occidentaux ont déclaré à maintes reprises qu’ils considéraient la Russie en tant que menace. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell l’a qualifiée de «voisin dangereux».

La stratégie britannique en matière de sécurité, de défense et de politique étrangère à l’horizon 2030, publiée la semaine dernière, fait état de l’intention de faire face à toutes les menaces venant de Moscou.

Début mars, le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait cité la Russie parmi les pays représentant une menace dans son discours de programme en matière de politique étrangère.

Les bonnes relations ne vont pas à sens unique

Le Kremlin souligne, pour sa part, sa volonté de bâtir de bonnes relations avec tous les États, mais fait savoir que cet objectif ne peut pas être atteint si les efforts en ce sens ne sont déployés que par une seule partie.

https://fr.sputniknews.com/russie/202103241045394389-moscou-repond-au-chef-de-lotan-qui-denonce-la-menace-russe-/

Dans RUSSIE

SANCTIONS AMERICAINES : LAVROV PROPOSE A SON HOMOLOGUE CHINOIS DE SORTIR DU DOLLAR ET DES PLATEFORMES OCCIDENTALES DE PAIEMENT

Par Le 23/03/2021

Sanctions américaines: Lavrov propose à la Chine de sortir du dollar et des plateformes occidentales de paiement

 Depuis 5 heures  23 mars 2021

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 Amérique et Europe - Russie

 

Suite à l’intensification des sanctions américaines et à la constance d’une politique atlantiste de confrontation, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a proposé à la Chine de s’autonomiser et du dollar et des plateformes globales de paiement. Si ces déclarations pouvaient aboutir, ce serait un pas important vers la remise en cause de la puissance globale américaine, notamment en restreignant l’extraterritorialité de la justice américaine, qui fait la pluie et le beau temps dans le monde en protégeant les intérêts américains.

Avec le retour des démocrates à la présidence, les États-Unis renforcent leur politique de confrontation avec les pays, qui ne sont pas suffisamment alignés. La dernière réaction de la Russie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, est particulièrement intéressante. Lors d’une interview, Lavrov a insisté sur la nécessité de diminuer le risque des sanctions en protégeant l’autonomie technologique du pays, en diminuant le rôle du dollar dans les paiements internationaux au profit des monnaies nationales ou de monnaies alternatives au dollar et en mettant un terme à l’utilisation des plateformes globales de paiement qui sont entre les mains des Occidentaux.

Il a joint à cette démarche une adresse à la Chine, qui est également visée par les sanctions américaines. Comme le déclare Lavrov, cette réalité oblige la Russie et la Chine « à construire leur propre ligne de développement économique et social, de telle manière qu’elle ne soit pas dépendante de ces « caprices », de nos partenaires occidentaux ».

L’intérêt de cette démarche, proposée par la Russie, est double. Tout d’abord, elle permet objectivement de développer des instruments nationaux et donc de garantir l’autonomie du pays, qui est une garantie de souveraineté réelle. Ensuite, parce que la puissance des États-Unis passe notamment par le recours à l’extraterritorialité de la justice, principe qui permet à la justice américaine de se saisir de n’importe quelle affaire n’importe où dans le monde, dès qu’un lien est établi avec les États-Unis, notamment par l’utilisation du dollar dans les transactions, des plateformes de paiement américaines, des mails dont les serveurs sont aux États-Unis … Réduire l’utilisation de ces éléments de rattachement aux États-Unis, c’est aussi désarmer la justice américaine contre les entreprises et pays étrangers.

Toute action entraîne réaction. La politique de sanctions américaine conduit non pas à l’alignement de la Russie, mais à son éloignement, à son autonomisation. C’est en ce sens une erreur stratégique des globalistes, mais qui n’ont finalement pas le choix.

Par Karine Bechet-Golovko
Source : Russie politics

https://french.almanar.com.lb/2031680

Dans RUSSIE

HALTE A LA REPRESSION CONTRE LES COMMUNISTES DE RUSSIE !

Par Le 21/03/2021

21 Mars 2021

HALTE À LA RÉPRESSION CONTRE LES COMMUNISTES DE RUSSIE !
Confronté à un mécontentement populaire croissant, le régime oligarchique de Vladimir Poutine glisse de plus en plus vers la dictature sans fards : lois de plus en plus répressives, restrictions de plus en plus draconiennes du droit de manifester et de la liberté d’expression, démantèlement accéléré du peu d’État de droit qui existait, répression brutale des manifestations de l’opposition, persécutions judiciaires contre les opposants.

Or, cette répression ne vise pas uniquement – mais cela les médias bourgeois n’en parlent jamais – l’opposition libérale et son leader de fait, Alexey Navalny, mais également, si ce n’est plus, l’opposition de gauche, le Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), deuxième parti du pays et principale force d’opposition, le Front de Gauche et les anarchistes. 

Pavel Grudinin, candidat du KPRF a la dernière présidentielle, fait depuis l’objet d’un véritable acharnement judiciaire dirigé contre sa personne et le Sovkhose du nom de Lénine, un îlot de socialisme préservé dans un océan capitaliste. L’ancien gouverneur rouge de la région d’Irkoutsk, Andrei Levchenko est également persécuté par la justice poutinienne. Sergei Oudaltsov, leader du Front de Gauche, est sous contrôle administratif des autorités pour avoir organisé des actions de protestations. A Saratov, le blogueur et député communiste Nikolaï Bondarenko est poursuivi pour de fausses accusations de corruption. Le député de la Douma régionale de Tioumen, membre du Parti Communiste de la Fédération de Russie, Yuri Boleslavovich Yukhnevich, a été arrêté et condamné pour extrémisme pour avoir publié sur sa page du réseau social VKontakte une vidéo dénonçant la corruption de Russie unie, le parti au pouvoir. Marina Erina, secrétaire de la section de Samara du KRPF et cheffe du groupe communiste dans la Douma locale a été condamnée à une amende de 20’000 roubles…pour avoir organisé une rencontre entre les députés à la Douma et la population. Nous pourrions poursuivre longtemps cette liste de responsables et militants communistes persécutés par le régime de Poutine…

Le régime ne leur pardonne pas de dénoncer les véritables causes des maux du pays : la concentration des richesses entre les mains d’une oligarchie capitaliste, le véritable pillage qu’a été la privatisation mafieuse à l’aube des années 90, l’appauvrissement dramatique de la population suite à la restauration capitaliste et à la politique néolibérale du régime. A un peuple qui a tout perdu suite à la liquidation du socialisme, les communistes – seule force politique en Russie du côté des travailleurs et des classes populaires – apportent la seule réponse politique juste : la lutte pour la justice sociale, la rupture avec le cours mortifère imposé par la mafia oligarchique autour de Boris Eltsine, pour remettre le pays sur la voie du socialisme.

De ces problèmes sociaux et de leurs causes profondes, l’opposition libérale ne parle jamais, préférant les appels généraux à la « liberté » et accusant de tous les maux la corruption, et plus spécifiquement Vladimir Poutine et son entourage. Incontestablement, Poutine est à la tête de l’oligarchie russe, et son régime est antipopulaire, liberticide et corrompu. Mais il ne suffirait nullement de décapiter l’État oligarchique pour que les choses changent. Le plus probable est qu’une autre équipe en prendrait la tête, sans que le peuple ne trouve par là aucune amélioration de son sort. Les libéraux ne remettent jamais en cause la richesse mal acquise des oligarques, la privatisation frauduleuse des années 90, et ne parlent jamais de justice sociale. Certains sont d’ailleurs d’anciens notables de l’ère Eltsine, qui ont ensuite été écartés du pouvoir.

Le PST-POP condamne énergiquement les persécutions du régime de Poutine contre les communistes de Russie, et exprime son entière solidarité avec la seule véritable opposition qui lutte non seulement pour la « liberté », mais aussi pour la justice sociale et le socialisme.

Parti Suisse du Travail 

18 mars 2021

source : https://pst-pop.ch/2021/03/19/halte-a-la-repression-contre-les-communistes-de-russie/

Tag(s) : #PST#PCFR#Communiste#Suisse#Russie

Dans RUSSIE

RUSSIE-CHINE : LE DIKTAT DE WASHINGTON EST TERMINE

Par Le 21/03/2021

Moscou-Pékin: le diktat washingtonien est terminé

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 20 mars 2021

Observateur continental

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La tentative évidente de l’establishment washingtonien de forcer un retour à l’ordre unipolaire des affaires internationales ramène ce dernier à la triste réalité – pour lui-même – à savoir qu’il n’y aura tout simplement pas d’un tel retour.

La mentalité relative à un comportement de cowboy, propre faut bien le dire, à chaque administration US, ne compte pas changer. Cela est devenu aujourd’hui totalement évident. Les récentes attaques verbales des élites étasuniennes à l’encontre de la Russie et de la Chine ne font que le confirmer. Ceci étant dit ces élites atlantistes doivent effectivement se rendre à l’évidence que la tentative de réimposer de nouveau une domination étasunienne et occidentale dans les relations internationales est pleinement vouée à l’échec.

Dans le cas de la Russie et de son leadership, la récente sortie verbale de Joe Biden, ne représente ni plus ni moins qu’une approche réellement primitive et surtout indigne pour un chef d’Etat – d’autant plus d’un pays qui continue à prétendre représenter l’une des principales forces mondiales. En ce sens, la réponse du président russe a été d’un niveau inatteignable pour les représentants étasuniens, dans leur ensemble.

Mais si certains pensaient que les hostilités verbales washingtoniennes se limiteraient surtout à la Russie, leur pronostic vient d’en être, une fois de plus, complètement mis à mal. Les tout récents échanges de haut niveau entre les représentants US et chinois ont au contraire mis en évidence la haine portée par Washington vis-à-vis de Pékin, et que nombre d’analystes pensaient uniquement propre à la précédente administration étasunienne, mais aussi et surtout la détermination du leadership chinois à répondre, de manière ferme, à ces attaques visant la Chine. Et ce désormais même de l’aveu des médias mainstream proches de l’establishment politique occidental.

Pour The Guardian, «tout espoir que la réunion à Anchorage (Alaska), aurait pu réinitialiser les relations bilatérales (sino-étasuniennes, ndlr), après des années de tensions dans le volet commercial, les droits de l’homme et la cybersécurité durant la présidence de Donald Trump, s’est évaporé lorsque le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, et le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, ont ouvert leur rencontre avec le haut diplomate chinois Yang Jiechi (ex-ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui directeur du Bureau de la Commission centrale des Affaires étrangères, ndlr) et le conseiller d’Etat Wang Yi (par ailleurs l’actuel ministre des Affaires étrangères de Chine, ndlr)».

Le ton accusatoire et condescendant des représentants étasuniens lors de cette rencontre a poussé immédiatement la partie chinoise à la riposte. Pour l’anecdote, et c’est ce qui confirme pleinement la nostalgie et le révisionnisme des élites étasuniennes, c’est la référence faite par les représentants US à «l’ordre international et aux lois qui en ressortent». Mais également que la compétition avec la Chine se poursuivra dans les domaines où cela sera nécessaire, et que la collaboration aura lieu également là où ce sera nécessaire. Mettant ainsi en exergue que le partenariat se fera là où Washington le jugera utile – et sur la base de conditions étasuniennes. Cette tentative évidente à tenter de réimposer l’ordre unipolaire a trouvé une réponse ferme des hauts représentants chinois.

«En ce qui concerne le sujet des cyber-attaques, en termes aussi bien de la capacité d’en lancer ou des technologies qui peuvent être déployées, les USA sont le champion en la matière», a déclaré Yang Jiechi. En ajoutant «que nous espérons qu’en parlant de valeurs universelles ou d’opinion publique internationale de la part des Etats-Unis, la partie américaine se demandera si elle se sent rassurée en disant ces choses, parce que les Etats-Unis ne représentent pas le monde, mais ne représentent que le gouvernement des Etats-Unis».

Les réponses des hauts diplomates chinois aux attaques verbales étasuniennes, rejoignent justement à ce titre la réponse donnée par le président russe Vladimir Poutine – considérée d’ailleurs comme étant «splendide» par son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ayant fermement condamné les déclarations de Biden – dont l’un des points principaux a été de dire que nous allons trouver des terrains de collaboration – dans les domaines qui ont un intérêt pour la Russie, et sur la base de conditions qui correspondent aux intérêts russes. Et non pas l’inverse.

Au-delà donc du primitivisme assez évident de l’establishment étasunien dans sa manière de parler à ses homologues, et d’une mentalité propre aux films anciens sur le Far West n’ayant rien à avoir avec le monde contemporain, l’essentiel a été effectivement dit – aussi bien par le leadership russe, que chinois, en réponse à la nostalgie pro-unipolaire et au révisionnisme étasunien. Le message est clair: descendez de votre petit monde, car le monde dans sa globalité ne vous appartient pas. Vous n’en êtes ni ses porte-paroles, ni le gendarme, et n’avez aucune légitimité à parler au nom de la communauté internationale.

Il est évidemment plus qu’improbable que cette mentalité de cowboys ambulants puisse être surmontée et traitée rapidement – le traitement nécessaire doit être vraisemblablement radical. Le fait est que les partisans du monde multipolaire devenu réalité ne comptent pas baisser la garde, ni diminuer les efforts, notamment conjoints, pour montrer justement aux admirateurs du Far West leur véritable place dans le concert des nations du monde.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

Dans RUSSIE

LA RUSSIE ATTAQUE UN PREMIER F-35

Par Le 20/03/2021

Les systèmes de guerre électronique russes ont attaqué le F-35 britannique pour la première fois

Saturday, 20 March 2021 7:03 PM  [ Last Update: Saturday, 20 March 2021 7:02 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Lockheed Martin F-35 fighter©Defenseworld

Les systèmes de guerre électronique russes déployés sur la base aérienne militaire de Hmeimim en Syrie, et probablement, dans d'autres parties de la Syrie, bloquent activement les chasseurs britanniques installés dans une base aérienne, à Chypre.

Selon les informations, la Russie brouille les systèmes GPS des avions de la Royal Air Force basés à Chypre.

Au moment d’accorder l’indépendance à Chypre, en 1960, le Royaume-Uni négocie et obtient le maintien de deux bases militaires importantes dans le sud de l’île, à savoir celle de Dhekalia pour la Royal Navy et celle d’Akrotiri pour la Royal Air force.

La base d’Akrotiri est la plaque tournante des opérations de Londres intervenant dans la région au nom de la soi-disant lutte nati-Daech et anti-terroriste au sein d’une coalition menée par Washington.

Les opérations de la RAF (la force aérienne de l'armée britannique) dans la région ont récemment été perturbées par le brouillage des signaux de géolocalisation par satellite [GPS] dans les environs d’Akrotiri. C’est ce qu’affirment les quotidiens The Times et The Telegraph, en citant des sources du Renseignement militaire britannique.

Ces dernières ont ainsi confié au premier qu’il y a « régulièrement » des tentatives d’interférer avec les communications par satellite des avions de transport A400M qui venaient de décoller d’Akrotiri.

« Les attaques pourraient empêcher le pilote de savoir où se trouvait l'avion ou dans quelle direction il volait, et pourraient potentiellement faire des victimes. Les deux seuls États hostiles suffisamment proches pour tenter d'étouffer les signaux étaient la Syrie et la Russie. »

 « Pour la défense britannique, il ne fait guère de doute que les forces russes déployées en Syrie en sont les responsables… car ce sont les seules, dans la région, à disposer d’une telle capacité », ajoutent les sources.

Bombe anti-Poutine de sa Majesté?

Bombe anti-Poutine de sa Majesté?

La Grande-Bretagne se prépare pour construire le missile supersonique la plus rapide.

Ce n’est pas la première fois que la Russie est accusée de brouiller les signaux GPS, mais une telle reconnaissance par la Défense britannique signifierait que ses avions de combat ont des vulnérabilités.

Les avions en question ainsi affectés « seraient des Typhoon, des F-35B, des A400M et des Voyager » [avion-ravitailleur A330 MRTT], ajoutent les sources.

Le fait que les chasseurs F-35 aient été « visés » par les systèmes de guerre électronique russes, met la Grande-Bretagne dans une très mauvaise position, car la vulnérabilité de ces chasseurs face aux armes russes a été ouvertement reconnue.

 Il est également naïf de croire que l'armée russe lâcherait simplement les avions britanniques sans tester leurs armes invisibles sur eux », ont fait remarquer les experts.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/20/647725/Russie-Grande-Bretagne-F-35-attaque

Dans RUSSIE

BOSNIE : MISE EN GARDE DE LA RUSSIE

Par Le 19/03/2021

L’OTAN entend renforcer son front antirusse

Friday, 19 March 2021 10:04 AM  [ Last Update: Friday, 19 March 2021 10:37 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, rencontre des responsables de la Bosnie et Herzégovine. (Photo d'archives)

La Russie prévient qu'elle « devra réagir » si la Bosnie décide de rejoindre l'OTAN.

« La Russie réagira si la Bosnie prend des mesures pour rejoindre l'OTAN car Moscou percevrait cela comme un acte hostile », a déclaré jeudi 18 mars l'ambassade de Russie en Bosnie dans un communiqué.

La Bosnie a longtemps proclamé l'intégration à l'OTAN et à l'Union européenne comme ses objectifs stratégiques. Mais les Serbes de Bosnie, dirigés par le pro-russe, Milorad Dodik qui préside actuellement la présidence tripartite du pays, veulent que le pays reste neutre et en dehors de l’alliance militaire dirigée par les États-Unis.

Lire aussi: 4 pays membres de l'OTAN préfèrent la Russie aux États-Unis (sondage)

« Dans le cas d'un rapprochement pratique de la Bosnie-Herzégovine et de l'OTAN, notre pays devra réagir à cet acte d'hostilité », a déclaré l'ambassade. Il a ajouté que l'objectif de l'OTAN était un « combat contre la Russie » et que l'adhésion à l'OTAN obligera Sarajevo à prendre parti dans la « confrontation militaro-politique ».

Otan/Russie: la 3ème Grande guerre?

Otan/Russie: la 3ème Grande guerre?

Si la Russie décide de réagir aux exercices militaires que l’OTAN a organisés entre les 7 et 17 juin, une troisième guerre mondiale pourrait se déclencher.

La Bosnie et la Serbie sont les deux seuls pays des Balkans occidentaux qui restent en dehors de l'OTAN après que la Macédoine du Nord a rejoint l'alliance l'année dernière.

Jeudi, le nouvel ambassadeur de Russie en Bosnie, Igor Kalabuhov a rencontré Zeljko Komsic, un membre de la présidence croate qui prône l’intégration de la Bosnie dans l’alliance.

Une déclaration du bureau de Komsic n’a pas mentionné l’intégration à l’OTAN comme thème de la réunion, mais a indiqué qu’ils avaient discuté des réformes que la Bosnie doit entreprendre pour se rapprocher de l’adhésion à l’UE.

La Russie maintient depuis longtemps son opposition à cette adhésion de la Bosnie à l'OTAN.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/19/647633/Russie-Bosnie-OTAN-Etats-Unis-confrontation-

Dans RUSSIE

POUTINE REPOND A BIDEN QUI L'A TRAITE DE "TUEUR"

Par Le 18/03/2021

Vladimir Poutine

Poutine répond à Biden: «C'est celui qui dit qui est»

© Sputnik . Alexeï Droujhinine

INTERNATIONAL

12:52 18.03.2021(mis à jour 13:49 18.03.2021)URL courte

Par 

5430210

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Ce 18 mars, le Président russe a répondu à son homologue américain qui la veille a déclaré que Vladimir Poutine était «un tueur», promettant qu'il en paiera «le prix».

Vladimir Poutine a réagi aux propos de Joe Biden qui, interrogé hier par un journaliste de la chaîne américaine ABC, a qualifié le Président russe de «tueur».

«C'est celui qui dit qui est», a rétorqué le chef de l’État russe lors d’une rencontre en ligne avec les représentants de l’opinion publique de la Crimée.

Il a expliqué que dans son enfance, «lorsque nous nous disputions les uns avec les autres, on disait: "C'est celui qui dit qui est"». D’après le Président russe, «ce n’est pas par hasard, ce n’est pas juste un proverbe d’enfants et une blague, il y a le sens profond, psychologique».

Se regarder dans le miroir

Selon le Président russe, «il y a plusieurs événements atroces, dramatiques et sanglants dans l’histoire de chaque peuple».

«Mais lorsque nous évaluons d’autres personnes, ou même d’autres États ou d’autres peuples, on dirait que c’est toujours comme si nous nous regardions dans le miroir, nous nous y voyons. Parce que nous faisons peser sur quelqu'un d'autre ce que nous respirons nous-mêmes, ce que nous sommes en réalité.»

«Je lui dirais: portez-vous bien»

«On se connait personnellement. Et voici ce que je lui dirais. Je lui dirais: portez-vous bien. Je lui souhaite une bonne santé», a ajouté Vladimir Poutine, précisant qu’il parlait «sans ironie et sans blague».

Une première

Plus tôt dans la journée, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait souligné que des déclarations similaires à celles du Président américain n’avaient jamais été prononcées dans l’histoire des relations entre Moscou et Washington.

Ainsi, le Kremlin estime que Joe Biden ne cherche pas à améliorer ses liens avec la Russie et qu’à l’avenir, ses autorités se fondront sur ceci dans leurs rapports avec Washington.

https://fr.sputniknews.com/international/202103181045366203-poutine-repond-a-biden-cest-celui-qui-dit-qui-est/

Dans RUSSIE

BIDEN MENACE POUTINE ET LE TRAITE DE "TUEUR"

Par Le 17/03/2021

Joe Biden (AP Photo/Andrew Harnik)

Poutine en «paiera le prix»: Biden menace directement le Président russe

© AP Photo / Andrew Harnik

INTERNATIONAL

15:06 17.03.2021(mis à jour 15:09 17.03.2021)URL courte

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579246

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Alors qu'un journaliste demandait à Joe Biden s'il pensait que Vladimir Poutine était «un tueur», il lui a répondu par l'affirmative.

Joe Biden a dit penser que son homologue russe Vladimir Poutine était «un tueur», et a promis qu'il en paierait «le prix», provoquant immédiatement l'indignation de Moscou.

«Pensez-vous que c'est un tueur?» La question de George Stephanopoulos, journaliste vedette de la chaîne américaine ABC, est directe, et la réponse du Président des Etats-Unis ne laisse pas de place au doute: «Oui», a-t-il acquiescé dans cet entretien diffusé mercredi.

«Vous verrez bientôt le prix qu'il va payer», a-t-il ajouté.

Il n'a pas précisé s'il pensait à l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny en août, imputé par les Etats-Unis à la Russie. L'opposant a été incarcéré à son retour en Russie après cinq mois de convalescence en Allemagne, et Washington exige sa libération.

«Hystérie due à de l'impuissance»

Dans une première réaction d'un responsable russe de haut rang, le président de la chambre basse du Parlement et proche de Vladimir Poutine a dénoncé «de l'hystérie due à de l'impuissance».

«Poutine est notre Président et une attaque contre lui, c'est une attaque contre notre pays», a écrit sur son compte Telegram Viatcheslav Volodine. «Avec ses déclarations, Biden a insulté les citoyens de notre pays», a ajouté celui qui fut le numéro 2 l'administration présidentielle russe entre 2011 et 2016.

Le Président Biden affiche depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier une grande fermeté à l'égard du maître du Kremlin, par opposition avec la bienveillance souvent reprochée à son prédécesseur Donald Trump jusque dans son camp républicain.

https://fr.sputniknews.com/international/202103171045361094-poutine-en-paiera-le-prix-biden-menace-directement-le-president-russe/

Dans RUSSIE

LA RUSSIE SOUTIENT LA POSITION DU HEZBOLLAH POUR LA FORMATION DU GOUVERNEMENT LIBANAIS

Par Le 16/03/2021

Moscou défend la position du Hezbollah pour la formation du gouvernement libanais

Tuesday, 16 March 2021 1:50 PM  [ Last Update: Tuesday, 16 March 2021 1:49 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un drapeau du Hezbollah flotte dans le village sud-libanais de Khiam, près de la frontière avec Israël et le Liban, le 28 juillet 2020. ©Reuters

Cette haute délégation du Hezbollah qui s'est rendue à Moscou où elle a rencontré pendant 4 heures le vice-ministre russe des A.E, Sergueï Riyabkov et un peu plus tôt et pendant 40 minutes, le ministre Sergueï Lavrov, a évidemment parlé de tout, de 10 ans de guerre sans merci en Syrie où les combattants du Hezbollah ont achevé au sol ce que l'armée de l'air russe accomplissait au ciel, dans une bataille parfaitement synchrone et aux côtés de l'armée syrienne. Au siège du ministère des A.E russe, le Hezbollah ne pouvait donc pas ne pas reconnaître sa satisfaction de voir la partie russe,  surmonter « ses liens privilégiés » avec Israël pour annoncer qu'elle « désirait établir une plateforme de dialogue permanent » avec le Hezbollah et être en contact constant avec lui, en Syrie où les Israéliens accusent la Russie d'avoir joué le jeu de la Résistance au Golan, voire à Deraa pour aller jusqu'à livrer à la Résistance libanise des batteries de missiles antimissile TOR-M1 qui ont pris de court début février Israël en faisant descendre l'un de ses drones tactiques Hermes-450 dans le ciel d'al-Zahrani, situé à 60 kilomètres à l'intérieur du Liban. C'est donc avec une grande anxiété que cette visite est suivie par l'entité sioniste qui y voit les signes avant-coureurs d'un ciel libanais hermétiquement fermé à l'aviation israélienne grâce à de nouvelles pièces de la DCA Made in Russia, livrées directement ou par l'intermédiaire de l'armée syrienne au Hezbollah. 

Russie/Hezbollah: un projet commun?

Russie/Hezbollah: un projet commun?

Une délégation du Hezbollah libanais a rencontré le ministre russe des Affaires étrangères.

Mais au ministère russe des A.E., il n’était pas uniquement question de la Syrie. Le chef du Bloc de la fidélité à la Résistance au Parlement libanais Mohammad Raad s’est entretenu aussi du Liban ce lundi 15 mars avec Sergueï Lavrov, Liban où la Russie a investi sur le plan offshore et où elle est témoin du complot politico-financier en cours. Un complot qui, rappelons-le, fait suite à cette double voire triple déflagration du 4 août 2020 qui a aussitôt servi de prétexte à un débarquement des forces maritimes de l’OTAN dans le port, et ce, en prélude à l’étouffement de toute voix qui exigerait un rapprochement du Liban avec la Chine ou encore la Russie. Le jour de l’explosion, des sources locales ont évoqué deux avions de combat survoler la ville et le port à basse altitude durant plusieurs minutes au moment même de l’explosion. Le président Michel Aoun a dénoncé  une « action extérieure, avec un missile ou une bombe »  et demandé à son homologue français, Emmanuel Macron, de lui fournir des images satellites du port au moment des déflagrations, mais puisque le scénario avait été concocté entre OTAN/USA/Israël, Macron, malgré sa prétention de venir en aide au Liban, s’y est  refusé. Et la Russie s’y refuserait-elle si le Liban ou le Hezbollah en fait le demande? 

On ne sait pas si Raad a évoqué cet épisode avec Lavrov ou Riyabkov, mais vu les rapides évolutions en cours, l’hypothèse n’en est pas totalement à écarter. D’ailleurs, alors même que la délégation du Hezbollah se trouvait à Moscou, le commandant en chef du CentCom McKenzie a débarqué au Liban, prétendant vouloir rendre visite à l’armée libanaise! Une armée que les États-Unis et l’OTAN ont préservée dans un état constant de manque de moyens logistiques et militaires, quitte à ne pas lui permettre d’espérer un jour tenir tête à Israël. Mais cette armée dont fait hypocritement éloge McKenzie et qui opère en parfaite symbiose avec la Résistance, que lui veut-elle l’Amerique maintenant que le ciel du sud du Liban en partie grâce aux coopértaions Russie-Hezbollah semble avoir été immunisé contre l’aviation sioniste? 

Lire aussi : "Moscou s'efforce d'écarter le Liban des crises étrangères"

La réponse se retrouve à la fois à travers la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) et cette assistance militaire que l'OTAN accorde à l'armée libanaise. Le soutien occidental afflue dans l’armée libanaise pour la surveillance de la frontière avec la Syrie que personne ne viole à part Israël. Les pays occidentaux fournissent à toutes les institutions de sécurité libanaises de l’équipement et des armes légères qui permettent la guerre urbaine. Or le Liban compte plus de 125 000 militaires et membres du personnel de sécurité, et l'axe US/OTAN insiste pour que cette armée continue à s’entraîner à la guerre urbaine. Est-ce pour aider le Liban à faire face au terrorisme ? Est-ce pour l'appuyer à contrer Israël ? Rien n'est moins sûr. Selon SouthFront, à elle seule, la Grande-Bretagne a entraîné 11 000 soldats et officiers libanais à des opérations de guerre urbaine.

Russie/Hezbollah: le lien militaire-choc?

Russie/Hezbollah: le lien militaire-choc?

La Russie a-t-elle fini par trancher 

Elle a également formé environ 7 000 soldats pour qu’ils « protègent » la frontière libano-syrienne, en plus de contribuer à la formation des « régiments des frontières terrestres ». Ces dépenses visent évidemment à placer l'armée libanaise, le jour venu, face au Hezbollah et ceci, les planifacteurs US/OTAN, l'imagine dans le cadre d'un possible occupation du Liban. La Grande-Bretagne a construit 39 tours d’observation et 7 bases, ainsi qu’un centre d’opérations militaires, le long de la quasi-totalité de la frontière avec la Syrie, du passage de Masnaa jusqu’à al-Qaa, ce qui fait plus de 100 kilomètres. Il ne fait guère de doute que ces tours recueillent des renseignements de sécurité contre le Hezbollah et l’armée syrienne, surtout avec le projet de construction de tours supplémentaires à la frontière libanaise, qui surplomberait la ville syrienne de Homs.

Les sources estiment que ces tours pourraient jouer un rôle hostile dans toute nouvelle bataille entre Israël et le Liban. Il n’est même pas exclu que la présence des tours serve de couverture aux unités spéciales israéliennes pour détruire les caches de missiles, car elles offrent une visibilité sur des zones frontalières vastes et sensibles, y compris sur les missiles de précision du Hezbollah. Evidemment que le Hezbollah sait parfaitement le manège et s'y est préparé. Evidemment aussi que l'armée libanaise n'irait jouer le jeu des Occidentaux. Mais des scénario US/OTAN finissent souvent sur des coups de force et c'est à cela que McKenzie veut venir, car toute autre voie est bouchée : militairement parlant Israël est mort face à la Résistance. La Russie saura-t-elle appuyer le Liban face à l'OTAN? La question a dû figurer au menu des discussions.

L'Iran frappera la

Le cargo iranien frappé par un missile Nimrod israélien ; la guerre navale est ouverte...

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/16/647419/La-R%C3%A9sistance-en-Russie-de-Poutine-%C2%A0

Dans RUSSIE

MER ROUGE/OCEAN INDIEN : COMMENT LA RESISTANCE, LA RUSSIE ET LA CHINE ONT NEUTRALISE L’ACCORD D’ABRAHAM

Par Le 05/03/2021

Mer Rouge/Océan Indien : comment la Résistance, La Russie et la Chine ont neutralisé l'accord d'Abraham

Tuesday, 17 November 2020 10:48 AM  [ Last Update: Thursday, 19 November 2020 6:30 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Triangle Hudaydah, Djibouti, Port-Soudan ou comment la Résistance, la Russie et la Chine prennent de court l'axe US/OTAN/Israël.(Google map)

Infoguerre, site français tenu par les sionistes de France, commentant la fin de mandat "chaotique" de Trump écrivait lundi : " Á défaut d’apporter la bonne vieille démocratie dans cette partie du monde (Émirats du goklfe Persique, NDLR), la signature des « Accords d’Abraham » à Washington D.C. serait le symbole diplomatique qui ferait table rase d’un bilan (trumpien) terni par l’exacerbation de la guerre économique contre la Chine, l’escalade de tensions avec l’Iran, et la distanciation partenariale avec l’Union européenne.... Au fait, l’établissement de relations diplomatiques entre Israël d’une part et les Émirats arabes unis, est un pas en avant dans cette volonté d’établir une sorte de """ cordon de sécurité"""" de plus en plus strict autour de l’Iran. » 

Le coup-éclair Poutine/Ansarallah?

Le coup-éclair Poutine/Ansarallah?

 

Un cordon de sécurité autour de l'Iran; cela renvoie en effet à cette idée qu'évoquait triomphalement un certain 17 septembre le désormais évité secrétaire d'État US Pompeo, quand on lui demandait : " A quoi bon un accord d'Abraham puisque les Émirats et Israël entretiennent depuis 20 ans des relations et que même au Yémen, ils se sont battus ensemble l'un à côté de l'autre sans pour autant en venir au bout d'Ansarallah? Et Pompeo de répondre : c'est une coalition de guerre contre l'Iran". Mais les temps qui passent il y  a tout lieu de douter du mot coalition militaire. Il y a deux jours, la Russie que l'axe US/Israël croyait avoir cloué au sol à sa porte caucasienne via ce conflit du Haut Karabakh a annoncé de façon surprise les préparatifs de la mise sur pied de sa première force navale au port Soudan suivant un accord signé en 2017. Lundi le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, est allé jusqu'à signer le projet d'accord établissant cette base logistique navale au Soudan où devraient accoster des navires à propulsion nucléaire. TASS dit que quelque 300 militaires et civils russes y sont attendus dans les prochains jours. Pour l'heure, les capacités d'accostage ne suffisent que pour quatre navires, mais vu l'empressement de Moscou pour faire de la base un centre de logistique, ces capacités ne tarderont pas à s'élargir très rapidement.

Reuters qui rapporte cette information souligne que le Soudan, tenu rappelons-le par une junte pro US, fournira le terrain gratuitement et que Moscou a le droit d'apporter toutes les armes, munitions et autres équipements dont il a besoin par les aéroports et les ports du Soudan! Reuters n'hésite pas à établir aussitôt le parallèle entre cette base navale en mer Rouge et celle que détient Moscou à Tartous en Syrie, qui lui offert la latitude comme chacun le sait en Méditerranée. 

Russie/Chine, le facteur d’Ansarallah?

Russie/Chine, le facteur d’Ansarallah?

Débat : depuis la reprise d’al-Jawf, cette stratégique province du nord du Yémen, pétrolifère mais surtout limitrophe au « Quart vert » saoudien, Ansarallah projette d’étendre ses alliances.

Mais ce que Reuters ne dit pas, c'est que la surprise "mer rougienne" de Poutine ne va pas sans avoir des liens avec une partie largement active en mer Rouge et qui attend patiemment son heure pour devenir d'un acteur national, un acteur géopolitique du poids: Ansarallah. Alors que les agences d'informations ont fait état il y a quelques jours de la mise sur pied des unités de gardes-côtes d'Ansarallah à Hudaydadh, port stratégique qui depuis les gains militaires de la Résistance à Maarib, voit de plus en plus de cargos et navires briser le blocus saoudien et venir à lui, cette coïncidence entre la première base russe dans la Corne de l'Afrique et la montée en puissance navale d'Ansarallah ne peut être un simple effet du hasard. 

D'ou cette décision potentielle que rapporte ce matin Foreign Policy comme quoi Trump envisage de "blacklister" Ansarallah. Alors que la Russie montre sa volonté ferme de finaliser, le plus rapidement possible, l’accord sur la construction de sa première base navale sur la côte soudanaise de la mer Rouge avec Khartoum – l’accord qui pourrait défier le projet américano-israélien du transfert d’hydrocarbures via la mer Rouge, l’administration Trump tente d'édulcorer les effets du nouveau coup de main des Russes à la Résistance dans la région, en envisageant de blacklister Ansarallah du Yémen avant le transfert du pouvoir à la Maison Blanche en janvier 2021.  

 

« Le président américain, Donald Trump, a l’intention d’inscrire le nom du groupe de la Résistance yéménite (Ansarallah) sur la liste des soi-disant organisations « terroristes » avant de la cession du pouvoir pour son successeur démocrate en janvier 2021 », ont rapporté des médias américains, en référence à des sources proches de Trump. A en croire des diplomates , cette décision du candidat malheureux des présidentielles 2020 des États-Unis pourrait perturber l'aide internationale au Yémen et interrompre les efforts menés par l'ONU pour ramener la paix entre Ansarallah et le gouvernement démissionnaire du Yémen. Mais il y a plus :  On se rappelle fort bien comment les USA de Trump ont été contraints à lâcher prise et à procéder à une méga libération de prisonniers de guerre d'Ansarallah juste avant l'élection du 3 novembre, et ce, au grand dam du grand perdant de la guerre au Yémen, à savoir le régime saoudien qui y voyait à juste titre un acte de reconnaissance internationale du mouvement "houthi". C'est dire que Washington sait parfaitement à quel acteur de poids il a affaire et que le blacklistage que Trump aurait décidé à l'encontre  d'Ansarallah est loin d'être le simple écho du "mauvais perdant" qu'est Trump, si revanchard à l'encontre de l'axe de la Résistance.  

Lire : La nomination de l'ambassadeur iranien brise le siège diplomatique du Yémen

Au fait, une victoire nette à Maarib, cette ville pétrolifère, dont la partie septentrionale est presque aux mains d'Ansarallah n'irait pas sans ouvrir la perspective d'une coopération plus large entre la Russie et Ansarallah. Une telle coopération existe déjà et va croissant entre Ansarallah et la Chine qui dispose d'une super base navale à Djibouti et qui discute d'un vaste accord stratégique avec l'Iran lui donnant la possibilité d'avoir un droit de regard sur non seulement la mer Rouge mais encore l'océan Indien. Et dire que l'accord d'Abraham annoncé avec si grand fracas visait à faire de l’île occupée yéménite de Socorta une base "destinée à perturber le transit du pétrole et des marchands irano-chinois" en mer rouge! 

Le site Al Haghigha  croit savoir ce matin qu'Israël aurait dressé un aéroport militaire à Socotra avec l'aide des Émirats et que depuis plusieurs semaines les officiers sionistes y travaillent à l'extension de la présence "géostratégique" israélienne en mer Rouge et dans le nord ouest de l'océan Indien. Le site a évidemment oublié de dire que la future base aérienne israélienne en quoi Israël aimerait noyer son "encerclement territorial entre Gaza et le sud Liban est parfaitement en ligne de mire des missiles d'Ansarallah. Et ceci sans compter une population yéménite de Socotra largement hostile à toute occupation étrangère, à la normalisation avec Israël et dont le gouverneur disait : " Israël a bien l'intérêt à lire notre Histoire avant de venir se nicher ici"... 

Le coup-éclair Poutine/Ansarallah?

Le coup-éclair Poutine/Ansarallah?

 

 

Riyad, piégé par Iran/Russie?

Riyad, piégé par Iran/Russie?

Guerre Russie/Arabie: la bourse US chute, la Russie en sort indemne

 

Yémen : Riyad pris au piège

Yémen : Riyad pris au piège

Ansarallah a saisi deux navires de guerre de la coalition saoudienne.

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/17/638761/Soudan--coup-de-main-russe-%C3%A0-la-R%C3%A9sistance

 

Dans RUSSIE

FRAPPE D' "ISRAËL", LE VIRAGE RUSSE ?

Par Le 04/03/2021

Message «balistique» de Poutine à Netanyahu?

Wednesday, 03 March 2021 4:30 PM  [ Last Update: Wednesday, 03 March 2021 5:56 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Images satellites israéliennes sur l'emplacement des missiles russes S-300 à Masyaf en Syrie. (Photo à titre d'illustration)

« Le S-300 russe va désormais faire durement regretter à Israël ses aventurismes contre la Syrie », estime l'éditorialiste du journal Rai al-Youm qui n’exclut pas un « changement stratégique » de la politique syrienne de Moscou face aux États-Unis de Biden et son allié israélien.

Plus d’une fois au cours de ces dernières années, l’armée israélienne a frappé la capitale syrienne, Damas, et ses alentours, et ces attaques ont été pour la plupart écartées par l’armée syrienne et ses alliés. Or, l’ancien inspecteur en désarmement, Scott Ritter, a averti auparavant que la poursuite des attaques israéliennes contre la Syrie risquait d’aboutir à un conflit régional en bonne et due forme.

Dans deux lettres adressées au secrétaire général des Nations unies et au président du Conseil de sécurité, le ministère syrien des Affaires étrangères a critiqué la réaction de la communauté internationale aux attaques que les avions de chasse israéliens ont menées le dimanche 28 février au soir contre certaines cibles dans la province de Damas en Syrie, attaques au cours desquelles la DCA syrienne a intercepté et détruit la plupart des missiles tirés depuis le Golan occupé par l’armée israélienne.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé l’impunité du régime israélien dans un monde où semble régner la loi de la jungle, « où Israël se permet des agressions perpétuelles contre le territoire syrien et cela avec l’appui des États-Unis et de certains États occidentaux ».

Lire aussi :

Syrie: le dilemme ..."russe"

Toujours est-il qu’une source militaire russe a annoncé que l’attaque aux missiles israélienne contre la banlieue de Damas avait été écartée par les batteries de missiles Pantsir-S et Buk-M2. « Cela montre la supériorité des systèmes de défense antiaérienne russe ; il n’y a eu aucun dégât ni aucune perte en vies humaines auprès des forces militaires syriennes », a ajouté la source.

Dans un récent article, l’éditorialiste du journal Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan revient sur cette question :

« Pourquoi le récent raid israélien sur la banlieue de Damas n’a-t-il pas atteint ses objectifs ? Et pourquoi les responsables russes ont-ils officiellement évoqué pour la première fois le “secret” de cet échec israélien ? Le feu vert pour utiliser des missiles “S-300” pour écarter de prochaines attaques aériennes est-il imminent ? »

Si l’information rapportée par les sources russes au sujet de l’interception des missiles israéliens par Pantsir-S et Buk-M2 est correcte -rappelle Atwan-  « il semble que le temps des attaques aux missiles israéliennes pour frapper des cibles militaires ou civiles dans les profondeurs de la Syrie approche de sa fin ».

Lire aussi :

Khordad-15 tonne : Armée de l'air US/Israël, "ratatinées" !

L’éditorial de Rai al-Youm ajoute :

« C’est la première fois que des sources officielles russes s’empressent de publier un communiqué par l’intermédiaire de l'agence de presse officielle “Novosti”, confirmant le succès de ce type de missiles pour contrer les raids israéliens de manière efficace, alors qu’il arrivait aux attaques précédentes de pouvoir provoquer des dégâts, comme l’avait confirmé l’Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), vitrine médiatique des insurgés syriens, basé à Londres.

Et puis, il est clair que la Russie a fourni à ses forces alliées en Syrie des types avancés de systèmes de défense antimissile, après une augmentation de critiques de la part des médias de la Résistance, comme si Moscou n’avait pas de problème avec les attaques israéliennes [contre la Syrie]. 

En tout cas, avec l’arrivée au pouvoir, aux États-Unis, du gouvernement de Joe Biden avec une approche politique qui, d’ores et déjà, a attisé les tensions, avec entre autres, des attaques contre des positions de la Résistance à l’est de Deir ez-Zor, « des changements stratégiques » dans la politique syrienne de Moscou ne seront pas inattendus, d’après l’éditorialiste de Rai al-Youm.

« Il s’agit là d’un message clair “russe” à l’adresse de Netanyahu, une sérieuse mise en garde contre la poursuite des raids, au moment où nous sommes depuis pas longtemps témoins d’une augmentation du nombre de raids aériens sur Damas. (…) C’est une évolution perceptible et fulgurante depuis que les sites balistiques syriens ont visé un F-16 israélien en février 2018, après quoi les chasseurs israéliens n’ont pas osé pénétrer l’espace aérien syrien et préfèrent tirer leurs missiles depuis l’extérieur des frontières syriennes. »

Sur ce fond, Rai al-Youm n’exclut pas que le futur pas de Moscou consistera à donner le feu vert au commandement de l’armée de l’air syrienne pour utiliser les missiles « S-300 » afin de frapper les avions israéliens, dès qu’ils auront largué leurs missiles au-dessus du Golan ou de tout autre endroit. « Nous n’avons qu’à attendre pour voir si Israël osera un prochain raid aérien, et à quoi ressemblera la réaction de la DCA syrienne », ajoute Abdel Bari Atwan dans son éditorial pour le journal Rai al-Youm.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/03/646480/message-balistique-poutine-netanyahu-syrie-s-300

Dans RUSSIE

LES COMMUNISTES RUSSES ONT HONORE L'ANNIVERSAIRE DE LA GLORIEUSE ARMEE ROUGE SOVIETIQUE

Par Le 27/02/2021

27 Février 2021

Jeudi 25 février 2021
Les communistes russes ont honoré l'anniversaire de l'Armée rouge


Malgré les températures glaciales et les restrictions dues à la pandémie, des centaines de travailleurs, de jeunes hommes et femmes, de membres et de sympathisants des partis communistes russes et des organisations de la jeunesse communiste ont honoré la Journée de l'héroïque Armée rouge le 23 février.

À Moscou, des personnes portant des bannières rouges se sont rassemblées devant la Tombe du Soldat inconnu près du Mur du Kremlin où elles ont déposé des fleurs en mémoire et en honneur des légendaires combattants de l'Armée rouge soviétique. Une délégation du Parti communiste de la Fédération de Russie (CPRF), dirigée par son président Gennady Zyuganov, a assisté à l'événement. 

A Leningrad (Saint-Pétersbourg), la branche locale du PCFR a déposé des fleurs au mémorial du croiseur historique Aurora. Pendant la révolution d'octobre 1917, l'Aurora aurait tiré le premier coup de feu, signalant ainsi le début de la prise d'assaut du Palais d'hiver.

Une cérémonie de dépôt de fleurs a également été organisée par l'organisation de Leningrad du Parti communiste des travailleurs russes (RCWP) au mémorial des Héros de la jeune garde. Les dirigeants du parti local ont souligné la signification historique de cette fête et son importance pour le peuple soviétique et la classe ouvrière.

Des événements similaires célébrant les 103 ans de la fondation de l'Armée rouge ont eu lieu dans les principales villes de Russie.

L'Armée rouge a été fondée le 18 janvier 1918 sur une base volontaire. En 1949, le 23 février a été officiellement désigné comme "Journée de l'armée et de la marine soviétiques". Suite à la contre-révolution de 1991, cette fête a reçu le nom actuel de "Journée du défenseur de la patrie". 

source : https://www.idcommunism.com/2021/02/russian-communists-honored-red-armys.html

Tag(s) : #Communiste#Russie

Dans RUSSIE

POUTINE ACCUSE L’OCCIDENT DE VOULOIR « ENCHAINER » LA RUSSIE

Par Le 25/02/2021

Poutine accuse l’Occident de vouloir « enchaîner » la Russie

 Depuis 5 heures  25 février 2021

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine

 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

Le président russe Vladimir Poutine a appelé, mercredi 24 fevrier, ses services de sécurité, le FSB, à faire face à la politique occidentale d’« endiguement » qui cherche à « enchaîner » la Russie avec ses multiples sanctions.

Les relations entre Russes et Occidentaux n’ont cessé de se dégrader ces dernières années et sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide. Et l’incarcération de l’opposant russe Alexeï Navalny ont entraîné un regain de tensions et de nouvelles sanctions.

« Nous sommes confrontés à une politique dite d’endiguement de la Russie », a lâché M. Poutine, reprenant le terme associé à la politique étrangère américaine ayant visé à lutter contre l’influence soviétique.

« Il ne s’agit pas seulement d’une concurrence normale dans les relations internationales, mais d’une ligne cohérente et agressive visant à perturber notre développement, à le ralentir », a poursuivi M. Poutine devant le Congrès annuel du FSB, l’une des organisations qui ont succédé au KGB et qu’il a un temps dirigé.

Selon lui l’Occident tente d’« enchaîner (la Russie) avec des sanctions économiques », de saper sa stabilité et ses valeurs pour « au final, affaiblir la Russie et la contrôler de l’extérieur ».

Ces déclarations interviennent à un moment où les Occidentaux et les Russes sont à nouveau à couteaux tirés sur le dossier de M. Navalny.

Lundi, l’Union européenne a annoncé sanctionner quatre hauts fonctionnaires russes impliqués dans les procédures judiciaires engagées à l’encontre de M. Navalny.

Plusieurs pays européens ont également réclamé l’arrêt de la construction du gazoduc Nord Stream 2 qui doit relier la Russie à l’Allemagne et suscite l’opposition des États-Unis. Pour l’heure, Berlin s’y refuse.

Outre l’affaire Navalny, Moscou et les Occidentaux se sont opposés sur de nombreux dossiers ces dernières années, notamment dans les conflits syrien, ukrainien et libyen, et s’accusent mutuellement d’ingérence dans leurs affaires intérieures.

Mercredi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a également accusé « certains pays occidentaux » d’opter pour « une approche coercitive » et d’user de « méthodes d’intimidation illégales » contre la Russie.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/2016093

Dans RUSSIE

A TROIS DANS L'OCEAN INDIEN, LA RUSSIE, LA CHINE ET L'IRAN VONT MENER DES MANOEUVRES NAVALES CONJOINTES

Par Le 16/02/2021

A trois dans l’océan Indien: la Russie, la Chine et l’Iran mèneront des exercices navals conjoints

 Depuis 6 heures  16 février 2021

exercices_russie_iran

 Amérique et Europe - Asie et Afrique - Chine - Iran - Monde islamique - Russie

 

La Chine, la Russie et l’Iran se préparent à de nouveaux exercices conjoints – dans le Nord de l’océan Indien. Le triumvirat semble plus que jamais déterminé à montrer son unité aussi bien dans le cadre trilatéral que du grand espace eurasien dans son ensemble – devenu un fer de lance évident du concept multipolaire. Et vraisemblablement aussi de la véritable communauté internationale.

Après les exercices navals conjoints de décembre 2019 entre les trois pays, qui s’étaient déroulés dans l’océan Indien et le golfe d’Oman, les forces armées chinoises, russes et iraniennes se rencontreront désormais à nouveau dans le cadre d’un exercice naval dans le Nord de l’océan Indien.

Si les trois puissances ne cachent pas leur proximité dans la sphère géopolitique, géoéconomique et sécuritaire internationale, il n’empêche qu’à chaque nouvelle action du triumvirat, l’establishment politico-médiatique occidental s’active dans ses commentaires. Cette nouvelle fois n’a pas fait l’exception.

Pour France Info, les trois nations présentent désormais un front uni face à leurs rivaux occidentaux. En parlant justement de rivalité, il serait tout de même important de rappeler que c’est précisément Moscou, Pékin et Téhéran qui sont considérés comme étant les principaux adversaires de Washington, et ce au niveau officiel de ce dernier. Et par la même occasion du bloc occidentalo-atlantiste dans son ensemble.

Mais une fois de plus ce qu’oublient de dire les médias mainstream sur le sujet, c’est que l’alliance sino-russo-iranienne n’est pas à sa base principale une alliance destinée contre un bloc particulier. Il s’agit avant tout d’une union entre trois grandes civilisations mondiales, menant des politiques indépendantes et souveraines – conformément à leurs intérêts nationaux respectifs. Les trois nations appartiennent par ailleurs au grand espace eurasien, dans lequel leurs visions convergent sur nombre de dossiers. Des convergences que l’on retrouve également sur de nombreux dossiers internationaux, qui dépassent le cadre strictement eurasien.

Or, la Russie, la Chine et l’Iran sont des fervents partisans du concept multipolaire du monde – devenu réalité. Et partagent également des positions similaires ou proches sur des défis majeurs comme la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Et c’est peut-être seulement après que l’opposition à l’unilatéralisme occidental commence à prendre également forme – et ce pour des raisons tout à fait logiques et légitimes.

Après tout, l’Occident politique, qui représente une infime partie de l’humanité, mais continue de s’autoproclamer porte-parole de la communauté prétendument internationale, se doit progressivement d’apprendre que la véritable notion de communauté internationale a pris forme en Eurasie. Faudrait-il encore le rappeler qu’une grande structure eurasienne et internationale comme l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) représente à elle seule près de la moitié de la population mondiale, des ressources naturelles stratégiques en grande quantité (20% des ressources mondiales pétrolières et près de 40% des ressources gazières pour ne citer que cela), mais aussi et cela ne doit pas être oublié – des routes commerciales stratégiques – appelées à monter encore plus en puissance dans les années à venir.

Et au-delà de l’aspect des divergences géopolitiques évidentes entre l’Occident nostalgique de l’unipolarité et les partisans affirmés du monde multipolaire actuel, la géoéconomie effectivement n’est pas en reste. L’Occident – ayant si longtemps promu le concept d’une libre concurrence internationale – se retrouve aujourd’hui dans toutes ses propres contradictions du moment que la concurrence géoéconomique entre les nations occidentales et non-occidentales ait atteint un niveau important dans le monde contemporain. Et réfute de plus en plus activement les notions dont il a tellement fait la promotion. Une promotion faite évidemment à une époque où il était pratiquement l’unique bénéficiaire.

Et au lieu de mettre en avant ses éventuels atouts pour assumer pleinement cette concurrence internationale, l’establishment occidental préfère miser sur les pressions multiples, allant de sanctions jusqu’au non-respect de ses propres engagements. Peu de domaines y échappent – de la sphère énergétique jusqu’aux nouvelles technologies. Pratiquement tous les atouts de ses adversaires géopolitiques et géoéconomiques sont non seulement dénigrés mais se retrouvent constamment dans le viseur des élites occidentales.

Le problème de l’approche occidentale est large et multiple. Tout d’abord, l’Occident apprend désormais à faire face au principe de la réciprocité. Que ce soit dans le domaine économique où les contre-sanctions efficaces face aux sanctions occidentales ont fait leurs preuves. Ou même dans la sphère médiatique, avec comme dernier exemple en date – l’interdiction de diffusion de la BBC en Chine après que la licence de diffusion au Royaume-Uni ait été retirée à la chaine de télévision internationale chinoise CGTN.
Le domaine militaro-sécuritaire n’est pas en reste. Tout comme le contrepoids politico-diplomatique, y compris au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU où le bloc sino-russe arrive à stopper des initiatives occidentales d’un autre temps.

L’autre atout qui joue en faveur des partisans de la multipolarité est le soutien de plus en plus affiché des nations non-occidentales aux grandes puissances comme la Chine, la Russie et l’Iran. Notamment en Afrique, au Moyen-Orient ou encore en Amérique latine. Sans oublier une part notable de la société civile y compris même dans les pays occidentaux. Renforçant un peu plus le bloc pro-multipolaire et les intérêts réciproques.

En ce sens l’axe Chine-Russie-Iran joue effectivement un rôle de premier plan. Les actions conjointes du triumvirat, notamment la coordination militaro-sécuritaire, politique et économique renforcent un peu plus ce concept d’une communauté internationale au sens véritable et large du terme. Quant aux nouveaux exercices militaires conjoints – ils ne font que confirmer une fois de plus la confiance existante entre Pékin, Moscou et Téhéran. Aussi bien dans le cadre trilatéral qu’international.

mikhail_egorov

Par Mikhail Gamandiy-Egorov : Analyste russe
Source : Observateur continental

https://french.almanar.com.lb/2009889

Dans RUSSIE

RUSSIE : LE SU-57 EN IRAN ?

Par Le 14/02/2021

Les armes russes qui intéressent l'Iran

Sunday, 14 February 2021 6:13 PM  [ Last Update: Sunday, 14 February 2021 6:21 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le chasseur bombardier russe Soukhoï-57. ©Defpost/Photo à titre d'illustration

L’Iran espère pouvoir se procurer des armes auprès de la Russie pour assurer la sécurité de la région, a déclaré à Sputnik, l’assistant-principal du ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires politiques, Ali-Asghar Khaji.

Ali-Asghar Khaji a déclaré : « Nous avons une coopération militaire avec la Russie et lorsque l’embargo sur les armes a été levé, la Russie est devenue l’un de nos fournisseurs, et nous pouvons coopérer avec elle pour protéger notre territoire et la sécurité de la région… Durant l’embargo de l’ONU, l’Iran n’était pas en mesure d’acquérir des armes alors que nos voisins s’en procuraient pour des milliards de dollars, transformant la région en un entrepôt d’armes. »

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou (à gauche)  serre la main lors d'une rencontre à son homologue iranien, le général Amir Hatami, à Moscou en Russie, le mardi 3 avril 2018. © Service de presse du ministère russe de la Défense via AP

Plus tôt cette semaine, l’ambassadeur de Russie en Iran, Levan Dzhagaryan, a déclaré que la coopération militaro-technique avec l’Iran était totalement conforme aux règles de la Fédération de Russie et que ces accords n’enfreignaient pas les engagements internationaux de la Russie sous le régime de non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

La coopération russo-iranienne dans le domaine militaro-technique remonte à plus de 50 ans. Au cours de cette période assez sensible, des accords durables ont été mis en place entre nos pays, dans le respect des intérêts réciproques. « L’expérience positive de la mise en œuvre de nombreux projets nous permet de parler avec optimisme de nouvelles perspectives », a déclaré l’ambassadeur de Russie.

Vers un ICBM irano-russe?

Vers un ICBM irano-russe ?

« La Russie ne connaît aucune restriction pour sa coopération militaire 

Ces propos font écho à ceux de l’ambassadeur d’Iran en Russie, Kazem Jalali, qui a été interrogé par la chaîne de télévision russe Zvezda.

Il a indiqué : “Il ne fait aucun doute que dans le contexte actuel, notre coopération militaire et technique avec la Russie ne fait que se développer. Il y a des conditions préalables à cela. Nos entretiens avec nos partenaires russes sont nombreux. La levée des restrictions dans différents domaines favorise cette coopération et la mise en œuvre de nos contrats. Les perspectives d’avenir sont bonnes.” Malgré les efforts de Washington pour prolonger l’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes à l’Iran, celui-ci a expiré le 18 octobre dernier.

L’ancien secrétaire d’État américain Mike Pompeo menaçait les pays comme la Russie et la Chine qui maintiennent le partenariat avec l’Iran. Cependant, leurs représentants ont souligné que leurs relations avec la République islamique d’Iran ne seraient pas affectées par ces menaces.

Rappelons que l’émissaire spécial du leader de la Révolution islamique et président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, qui s’est rendu en Russie le 7 février dernier, a remis une lettre importante du commandant en chef des forces armées iraniennes, l’honorable Ayatollah Ali Khamenei, à l’adresse du président russe Vladimir Poutine. 

Lettre à Poutine: le contenu?

Lettre à Poutine: le contenu?

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/14/645245/Achat-de-l%E2%80%99armement-russe-par-l%E2%80%99Iran

Dans RUSSIE

LA RUSSIE ET LA CHINE VONT COLLABORER SUR LA CREATION D’UNE STATION SPATIALE LUNAIRE

Par Le 13/02/2021

Moscou entend collaborer avec Pékin sur la création d’une station lunaire

 Depuis 6 heures  13 février 2021

Roscosmos et l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) ont signé un programme de coopération spatiale pour 2018-2022

Roscosmos et l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) ont signé un programme de coopération spatiale pour 2018-2022

 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

Le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a chargé le groupe public russe pour les activités spatiales Roscosmos de signer un mémorandum de compréhension mutuelle avec la Chine sur la création d’une station scientifique lunaire, a annoncé le vendredi 12 février le site officiel des informations juridiques russes.

«Charger l’entreprise d’État pour les activités spatiales Roscosmos de signer ledit mémorandum au nom du gouvernement russe, en autorisant d’y apporter des modifications qui n’ont pas de caractère de principe», est-il indiqué dans le document.

Le gouvernement a ainsi accepté la proposition de Roscosmos approuvée par les ministères des Affaires étrangères, de la Justice, d’autres établissements russes concernés, ainsi que par les autorités chinoises.

Coopération spatiale russo-chinoise

Roscosmos et l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) ont signé un programme de coopération spatiale pour 2018-2022 en novembre 2017.

Ce document porte sur l’exploration de la Lune et de l’espace lointain, la collaboration dans les technologies spatiales, la création et l’utilisation des satellites, la télédétection terrestre et d’autres domaines.

En juillet 2020, le directeur général de Roscosmos, Dmitri Rogozine, a annoncé avoir mené des discussions sur la création d’une base lunaire avec ses confrères chinois.

En décembre, il a affirmé que la Chine avait proposé durant l’été d’inviter l’Europe à se joindre au projet d’exploration de la Lune.

Les USA envisagent aussi de construire une station lunaire

La NASA a annoncé le 10 février que l’assemblage de la station spatiale lunaire américaine Gateway commencerait à proximité de la Lune en mai 2024 au plus tôt.

La Russie n’a pas l’intention de prendre part à ce projet où les participants n’ont pas de droits égaux, selon M.Rogozine.

Sputnik a appris fin janvier d’une source au sein de l’industrie spatiale que les spécialistes russes auraient été exclus d’un groupe d’experts chargé d’évaluer les perspectives du projet Gateway.

 

Source: Avec Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2008217

Dans RUSSIE

RUSSIE : QUI VEUT LA PAIX PREPARE LA GUERRE

Par Le 12/02/2021

Ministère russe des Affaires étrangères

«Qui veut la paix prépare la guerre»: la Russie annonce être prête en cas de rupture des relations avec l'UE

© Sputnik . Anton Denisov

INTERNATIONAL

08:44 12.02.2021(mis à jour 12:03 12.02.2021)URL courte

Par 

16442930

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Moscou est prêt en cas de rupture des relations diplomatiques avec l'Union européenne, a déclaré ce vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

La Russie est prête en cas de rupture des relations diplomatiques avec l'Union européenne si cette dernière adopte des sanctions créant des risques pour les secteurs sensibles de l‘économie, a déclaré ce vendredi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, sur la chaîne YouTube Soloviev Live.

«Nous y sommes prêts. [Nous le ferons] si nous voyons, comme nous l’avons senti plus d’une fois, que des sanctions sont imposées dans certains secteurs qui créent des risques pour notre économie, y compris dans des sphères sensibles. Nous ne voulons pas nous isoler de la vie internationale mais il faut s’y préparer. Qui veut la paix prépare la guerre.»

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a expliqué ensuite que les médias avaient cité les propos de M.Lavrov en omettant le contexte. Le ministre disait en fait que la Russie ne voulait pas rompre avec l'UE, qu'elle voulait développer les liens avec l'Europe, mais que si l'UE imposait des sanctions dangereuses pour l'économie russe, Moscou serait prêt. «Car il faut être prêt au pire.»

M.Peskov a qualifié d'erronée la façon dont les médias avaient cité le ministre. «Le sens [de ses propos] a été altéré et les titres sensationnels laissaient croire que la Russie serait elle-même l'initiatrice d'une rupture des relations avec l'Union européenne». «C'est une grosse erreur des médias», a-t-il indiqué.

De nouvelles sanctions en vue

Cette semaine, le chef de la diplomatie de l'Union européenne Josep Borrell a annoncé, après sa visite à Moscou, la possibilité de nouvelles sanctions. Il s’est dit préoccupé par les «choix géostratégiques des autorités russes».

Condamnant les autorités pour avoir emprisonné en janvier l'opposant Alexeï Navalny et les qualifiant de «sans pitié», Josep Borrell a notamment indiqué dans son blog que sa visite avait conforté son opinion selon laquelle «l'Europe et la Russie s'éloignaient petit à petit l'une de l'autre».

Les propos tenus à Moscou

Lors de sa visite dans la capitale russe du 4 au 6 février, Josep Borrell avait vanté le vaccin Spoutnik V, le qualifiant de «bonne nouvelle pour l’humanité». Il avait en outre espéré que l’Agence européenne pour les médicaments l’enregistrerait.

Il avait également dit qu'il y avait des domaines dans lesquels la Russie et l'UE pouvaient et devaient coopérer, et que Bruxelles était favorable au dialogue avec Moscou, malgré les difficultés.

https://fr.sputniknews.com/international/202102121045213160-moscou-est-pret-a-rompre-ses-relations-diplomatiques-avec-lue/

Dans RUSSIE

MER NOIRE : LE FRONT ANTI-US EST OUVERT

Par Le 11/02/2021

Les harcèlements US ne peuvent bouter la Russie hors du Moyen-Orient

Thursday, 11 February 2021 11:44 AM  [ Last Update: Thursday, 11 February 2021 11:44 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un avion d'attaque russe Sukhoi Su-24 effectue un passage à très basse altitude par l'USS Donald Cook (DDG-75) le 12 avril 2016. © Reuters

Depuis l'arrivée au pouvoir de Joe Biden les USA ont adopté une posture hypocrite consistant à se montrer ouvert à l'entente et poursuivent en coulisse les projets de déstabilisation US. Face à la Russie pourtant le ton est radical. Le chef du Pentagone dit vouloir expulser la Russie du Moyen-Orient. Moscou vient de lancer un sévère avertissement...

En allusion à la fin des exercices navals conjoints américano-otaniens en mer Noire, l'ambassade russe à Washington a rappelé dans un communiqué aux États-Unis que la paix et la sécurité dans la région ne nécessitent pas la présence de navires de guerre étrangers.

La Russie appelle les États-Unis à « arrêter les bruits de sabre imprudents », a écrit mercredi 10 février l'ambassade de Russie aux États-Unis sur son compte Twitter, commentant les exercices des États-Unis et l’Otan en mer Noire.

Mer Noire: le clash USA/Russie...

Mer Noire: le clash USA/Russie...

« Nous appelons l'armée américaine à arrêter les bruits de sabre téméraires et à s'occuper de leurs affaires dans les eaux territoriales des États-Unis. La paix et la sécurité de la mer Noire n'ont pas besoin d'interférence étrangère », lit-on sur la page Twitter de l’ambassade russe.

« Il semble que la 6e flotte américaine a de l’hâte de trouver un ennemi dans la mer Noire. Elle cherche désespérément un prétexte - maintenant ouvertement sous la bannière d'un exercice militaire - pour renforcer sa présence dans la région », précise le communiqué.

La 6e flotte américaine a rapporté plus tôt que des navires de guerre américains et turcs soutenus par deux avions de combat F-16 turcs avaient organisé des exercices conjoints dans la mer Noire.

Le ministère russe des Affaires étrangères a répété à maintes reprises que la présence militaire de navires de guerre des nations situées hors de la région dans la mer Noire ne pouvait pas promouvoir la stabilité dans la région.

Selon les observateurs de navires, l'USS Porter (DDG-78) a traversé le Bosphore, rejoignant l'USS Donald Cook (DDG-75) et le pétrolier USNS Laramie (T-AO-203), qui est entré dans la région au cours des derniers jours.

Porter et Cook font partie du quatuor de destroyers de la marine américaine basés à Rota, en Espagne.

Les navires s'entraînent avec des unités aériennes de l'OTAN dans la région, y compris des avions de la marine américaine P-8A de l'escadron de patrouille (VP) 46 et des avions du Commandement aérien de l'OTAN E-3A Airborne Warning and Control System (AWACS), selon la 6e flotte américaine.

« Chaque fois que notre adversaire change son mode de fonctionnement, nous gardons une longueur d'avance sur lui », a déclaré le capitaine Joseph Gagliano, commandant de la Force opérationnelle 65, dans un communiqué.

« Nous gardons le contrôle de la mer en tirant parti des meilleures capacités de l’alliance de l’OTAN et, ensemble, nous garantissons la stabilité de la mer Noire », a-t-il ajouté.

L'USS Ross surveillé par la Russie

L'USS Ross surveillé par la Russie

La flotte de la mer Noire de la Russie surveille de près le destroyer USS Ross qui est entré ce dimanche 23 février dans la mer Noire.

Depuis 2014, les forces américaines et de l'OTAN ont maintenu une présence régulière en mer Noire.

« Les forces et l'équipement de la flotte russe de la mer Noire suivent les actions du destroyer USS Porter qui est récemment entré en mer Noire », a déclaré le jeudi 28 janvier le Centre de gestion de la défense nationale russe cité par l’agence de presse russe TASS.

Quels sont les principaux objectifs de la politique étrangère de la Russie en Asie occidentale?

« Les principales tâches de la Russie dans la région du Moyen-Orient sont la désescalade et la normalisation de la situation, ainsi que la prévention de l'émergence de nouvelles crises militaires », a déclaré Alexei Skosyrev, directeur adjoint du département du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord du ministère russe des Affaires étrangères.

« Tout d'abord, il s'agit d'une désescalade et d'une normalisation globales et durables de la situation. Dans le même temps, la Russie souligne la nécessité de faciliter le règlement de tous les conflits au Moyen-Orient par des méthodes exclusivement politiques et diplomatiques via une approche inclusive et un dialogue constructif sans discrimination des parties individuelles, également sous les auspices de l'ONU et avec la participation des principales organisations régionales, à savoir la Ligue arabe et l'Organisation de la coopération islamique », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « La deuxième tâche est d'empêcher l'émergence de nouvelles crises militaires dangereuses dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Et troisièmement, nous voyons la tâche de faire du Moyen-Orient une région de paix, de bon voisinage et de coopération mutuellement bénéfique ».

Dans le même temps, a-t-il indiqué, la Russie, contrairement aux autres joueurs, n'a pas d'agenda caché. Mais Moscou a certainement ses propres intérêts dans la région.

« Nous développons avec énergie une interaction multiforme avec les États de la région dans divers domaines - coopération politique, économique, humanitaire, militaro-technique  sur la base du principe du respect des intérêts mutuels », a-t-il expliqué. Et de rajouter : « La Russie salue les efforts de la Ligue arabe pour résoudre le conflit israélo-palestinien et a l'intention de poursuivre sa coopération avec l'organisation régionale ».

Selon ce diplomate, la Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et du Quartet pour le Moyen-Orient, est prête à poursuivre une coopération constructive avec toutes les parties intéressées pour aider à résoudre le conflit, en vue de reprendre les pourparlers directs entre les parties palestinienne et israélienne.

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/11/645042/Russie-Etats-Unis-Mer-Noire-man%C5%93uvres-navales-Tensions-Provocations

Dans RUSSIE

MALTRAITER LA RUSSIE QUAND ON EN A BESOIN N'EST PAS UNE BONNE IDEE

Par Le 08/02/2021

Maltraiter la Russie quand on en a besoin n’est pas une bonne idée

Par Moon of Alabama
Arrêt sur info — 07 février 2021

 

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Que vaut la diplomatie idéologique agressive de l’UE – et de la France en particulier – face  à une Russie forte et au pragmatisme de sa diplomatie incarnée par Serguei Lavrov ?

Que penser des représentants européens qui, en violation de leur statut de diplomates, participent activement à des manifestations anti-Poutine à Saint-Pétersbourg et Moscou ?

Sur fond de crise sanitaire, le vaccin Spoutnik V russe arrive à point nommé, obligeant, on l’espère, les dirigeants occidentaux à mettre leur arrogance de côté. [Silvia Cattori]

 

Sergueï Lavrov

 

Par Moon of Alabama

Paru le 5 février 2021

 

La Russie a récemment déclaré qu’elle prendrait une position plus ferme contre les sanctions et les absurdités concernant Navalny que l’Occident lui inflige. Aujourd’hui, le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, s’est rendu à Moscou. Il s’est entretenu avec le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Un vrai guignol :

Josep Borrell a déclaré qu’il avait fait part du mécontentement de l’UE concernant l’emprisonnement de Navalny. « J’ai fait part au ministre Lavrov de notre profonde inquiétude et réitéré notre appel pour sa libération et le lancement d’une enquête impartiale sur son empoisonnement », a-t-il déclaré.

Mais ses remarques ont été reboutées par la réprimande vigoureuse de Lavrov, dans laquelle il réitérait ses doutes envers la conclusion de l’Occident qui prétend que Navalny a été empoisonné avec un agent neurotoxique de qualité militaire – une conclusion que la chancelière allemande Angela Merk