RUSSIE

LA RUSSIE : LA TURQUIE N'A PAS REMPLI SES OBLIGATIONS CONCERNANT L'ACCORD DE SOTCHI SUR IDLEB

Le Kremlin: La partie turque n’a pas rempli ses obligations concernant l’accord de Sotchi sur Idleb

23/02/2020

Moscou – SANA/ Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a réaffirmé que le régime turc n’avait pas rempli ses obligations concernant l’accord de Sotchi sur Idleb.

Rapporté par le site web de ‘’Russia Today’’, Peskov a précisé aujourd’hui que ‘’La partie turque n’a pas respecté ses engagements concernant l’accord de Sotchi sur Idleb”, révélant que les terroristes qui s’y déploient obtiennent un équipement militaire très dangereux.

Dans ce contexte, Peskov a déclaré à la Chaîne « Russia 24 » qu’il y aurait un sommet quadripartite sur la situation en Syrie avec la participation de la Russie, de l’Allemagne, de la France et du régime turc, si la date est convenue, soulignant que le président russe est en faveur du sommet.

D.H./R.B.

https://sana.sy/fr/?p=177553&fbclid=IwAR2WoOlFLH3dNYA6NEIemE9xlk-ZyV7IOk8k7YCbuqvu7uWsxWjKDxQCIxA


 

ANDREW KORYBKO : NE SOYEZ PAS SURPRIS SI LA RUSSIE SOUTIENT TACITEMENT L'ACCORD DU SIÈCLE

Ne soyez pas surpris si la Russie soutient tacitement l’Accord du siècle

Par Andrew Korybko

Mondialisation.ca, 05 février 2020

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Au cours des dernières années, les relations de la Russie avec « Israël » se sont faites plus profondes et plus stratégiques que les relations historiques que le pays a pu avoir avec la Palestine ; il est donc impensable que Moscou ne soutienne pas tacitement le dénommé « accord du siècle », ce qui ne l’empêchera pas d’émettre des réserves du bout des lèvres en public dans le but de maintenir son soft powerrégional.

Trump a fini par dévoiler ce mardi 28 janvier son « accord du siècle », qui a fait couler beaucoup d’encre et provoqué un battage médiatique ; cet accord correspond plus ou moins à ce que l’on croyait en savoir. En pratique, il traite les Palestiniens comme un peuple conquis, contraint à accepter à perpétuité l’hégémonie d’« Israël«  – il suffit de constater que cet État pourra maintenir ses colonies déjà implantées, et continuer d’exercer une dominance sur les Palestiniens dans presque tous les domaines de la vie. Ni les réfugiés palestiniens ni leurs descendants ne seront autorisés à retourner sur leurs terres originelles, sauf dans la zone reconnue par les États-Unis et « Israël »comme leur soi-disant « État », ce qui signifie que même en théorie, ils ne pourront jamais prendre la main de manière démocratique sur l’état actuel des choses entre eux et leurs oppresseurs, même s’ils votaient en nombre pour démanteler l’auto-proclamé « État juif » et le remplacer par quelque chose de plus inclusif, par exemple. Le dirigeant étasunien a décrit son projet comme la soi-disant « seule option pour la paix », ce qui n’est pas surprenant : personne n’aurait attendu une autre position de la part des États-Unis.

L’« accord du siècle » est basiquement une tentative d’attirer un soutien étranger plus large à l’occupation par « Israël » de la Palestine qui dure depuis des décennies ; le tout se trouvant « adouci » par des promesses d’aide économique pour créer le prétexte « publiquement plausible » pour les pays musulmans, comme ceux du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de soutenir ce projet. Le fait que ces mêmes pays soient en excellents termes avec « Israël » constitue d’ores-et-déjà un secret de polichinelle, surtout au vu des stratégies de coordination régionales s’opposant à leur adversaire commun iranien : il faut s’attendre à ce qu’ils finissent (ou commencent) par utiliser cette proposition comme excuse pour formaliser ouvertement leurs relations. Au plan international, le marketing dramatique sous-jacent à ce projet met également les soutiens de la Palestine, qu’ils soient sincères ou superficiels, en porte-à-faux : ils se verront désormais décrits comme des supposés « opposants à la paix promouvant leurs intérêts (‘antisémites’) » s’ils ne se rallient pas au projet. C’est d’autant plus le cas que la mémoire du 75ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, qui contribua à « justifier » l’établissement d’« Israël », est frais dans tous les esprits.

Chose importante, Netanyahou se rendra directement en Russie après sa visite aux États-Unis, pour informer le président Poutine, son ami proche, de son projet. Cette rencontre fera suite à celle qui remonte à la semaine passée, au forum « Souvenir de l’holocauste : combat contre l’antisémitisme«  à Jérusalem. Le dirigeant russe parle régulièrement à son homologue « israélien », et l’a rencontré plus d’une dizaine de fois au cours des quelques dernières années, ce qui suggère fortement qu’il positionnera au moins son pays comme « neutre » (chose qui, au vu du contexte, reviendra à soutenir tacitement « Israël ») ; on verra probablement Poutine ré-affirmer que « la Russie soutient la paix et s’accordera sur toutes les décisions que pourront prendre les Palestiniens », c’est-à-dire une répétition des platitudes dans le protocole diplomatique standard. Il est impensable que la Russie soutienne ouvertement l’« accord du siècle » : une grande partie de son soft power régional repose dans son soutien historique à la cause palestinienne durant l’ancienne guerre froide ; pour autant, il est tout aussi impensable que la Russie s’oppose à cet accord, du fait de ses liens étroits avec « Israël ». Le gouvernement russe a d’ores-et-déjà qualifié l’hypothèse de tout progrès sous le terme de « réussite commune« .

Le positionnement le plus réaliste que la Russie prendra sera sans doute d’occuper un « terrain d’entente » et de se présenter comme « équilibreuse« , conformément au rôle qu’elle a essayé de jouer ces dernières années. Après tout, même dans l’hypothèse peu probable où le président Poutine penserait que les intérêts de son pays seraient mieux servis en s’opposant frontalement à l’« accord du siècle », la Russie n’adoptera aucune action tangible pour l’empêcher. Moscou ne réduira pas (et ne coupera certainement pas) ses liens avec Tel Aviv : l’incident de septembre 2018, qui avait vu un chasseur « israélien » manœuvrer de manière irresponsable face à un S-200 syrien, et avait débouché sur la destruction d’un avion espion russe et de son équipage, n’avait lui-même pas suffi à altérer ces relations. En outre, le président Poutine a fièrement annoncé en plus d’une occasion qu’il considère la population d’« Israël » constituée de descendants de Soviétiques au même rang que ses propres compatriotes, allant même jusqu’à avancer en septembre 2019 que leur migration de masse vers cette destination faisait d’« Israël » un pays « russophone », et que leurs deux peuples constituaient désormais une « vraie famille commune » ; il s’agit de l’honneur le plus élevé qu’un dirigeant russe puisse accorder à des étrangers.

Les analyses suivantes, produites par le même auteur, expliquent plus en détail les liens fraternels reliant la Russie et « Israël » :

Aussi, sur la base des intérêts d’État de la Russie, ce pays ne s’opposera-t-il pas significativement à l’« accord » proposé.

Contrairement aux « vœux pieux » que l’on peut voir proférés ci et là dans la communauté des médias alternatifs, le président Poutine ne va pas punir « Israël » pour ce dernier développement en date, indépendamment du volume qu’emploieront ses représentants pour commenter cet « accord ». On ne verra pas non plus la Russie armer les Palestiniens pour qu’ils puissent combattre plus efficacement en vue d’obtenir de meilleurs « leviers de négociations », sans parler d’entrer en guerre contre « Israël » directement. Pour le dire simplement, la Russie moderne est un État de statu-quo qui ne soutient que des changements itératifs dans le système international, rien de révolutionnaire comme le faisait l’Union soviétique. Dans ce contexte contemporain, elle est également farouchement opposée à tout ce qui pourrait délégitimer « Israël », et ne soutiendrait donc en aucun cas quelque option pouvant courir le risque, même lointain, de démanteler cet État, fût-ce de manière démocratique ou autrement, contrairement par exemple à l’Iran, qui appelle régulièrement à ce dénouement. Indépendamment de ce que l’on peut ressentir quant à cette réalité, chacun se doit d’admettre que la Russie et « Israël » sont des alliés non-officiels, et qu’il faut s’attendre à ce que Moscou soutienne tacitement Tel Aviv plutôt que de s’y opposer significativement.

Andrew Korybko

 

Article original en anglais :

Don’t be Surprised if Russia Tacitly Supports the Trump-Netanyahu “Deal of the Century”, le 29 janvier 2020

L’article en anglais a été publié initialement par OneWorld.

Traduit par José Martí, relu par Marcel pour le Saker Francophone

 

 

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

 

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Andrew Korybko, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/ne-soyez-pas-surpris-si-la-russie-soutient-tacitement-laccord-du-siecle/5641349


 

PROPAGATION DU VIRUS CORONAVIRUS : LA RUSSIE VEUT AIDER LA CHINE POUR FAIRE FACE A CETTE MENACE COMMUNE

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine tend la main à la Chine sur fond d’épidémie de coronavirus

© Sputnik . Mikhail Klimentiev

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Dossier:

Propagation du coronavirus dépisté en Chine - 2020 (100)

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Face à la propagation du coronavirus qui a frappé la Chine et dont des cas ont déjà été détectés dans plusieurs autres pays à travers le monde, Vladimir Poutine a exprimé son empathie à son homologue Xi Jinping et a signifié sa volonté de tendre la main à la Chine «pour faire face rapidement à cette menace commune», informe le Kremlin.

Le Président russe a exprimé son empathie à son homologue chinois à la suite de l'épidémie de coronavirus, en soulignant sa volonté d'aider la Chine pour contrer la propagation de cette maladie, selon le service de presse du Kremlin.

«En raison de l'épidémie d'infection de coronavirus en Chine, le Président russe Vladimir Poutine a envoyé un message au Président Xi Jinping pour exprimer sa sincère empathie et son soutien à tous ceux dont les familles ont été touchées par le chagrin, ainsi que ses vœux de rétablissement rapide aux malades», est-il indiqué.

Un médecin (image d'illustration)

© SPUTNIK . EVGENIÏ EPANTCHINTZEV

Deux premiers cas de coronavirus confirmés en Russie

Vladimir Poutine s'est dit convaincu que grâce aux mesures décisives prises par les dirigeants chinois, la propagation de l'épidémie sera stoppée et les dommages causés par celle-ci minimisés.

«Le Président russe a exprimé sa volonté de fournir l'aide nécessaire au peuple chinois ami et a indiqué que les autorités russes compétentes avaient demandé à collaborer étroitement avec les structures chinoises compétentes pour faire face rapidement à cette menace commune», indique le Kremlin.

Deux premiers cas en Russie

Plus tôt ce vendredi 31 janvier, les deux premiers cas de contamination au coronavirus ont été confirmés sur le territoire russe. Les deux patients sont citoyens chinois.

https://fr.sputniknews.com/russie/202001311042985742-vladimir-poutine-tend-la-main-a-la-chine-sur-fond-depidemie-de-coronavirus/


 

RUSSIE : ANNONCE DE LA COMPOSITION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT. LAVROV ET CHOÏGOU CONSERVENT LEURS POSTES

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Lavrov et Choïgou conservent leurs postes au sein du nouveau gouvernement

© Sputnik .

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Lavrov et Choïgou conservent leurs postes au sein du nouveau gouvernement.

Détails à suivre...

https://fr.sputniknews.com/russie/202001211042941781-lavrov-et-choigou-conservent-leurs-postes-au-sein-du-nouveau-gouvernement/


 

LIBERATION DU CAMP DE CONCENTRATION NAZI D’AUSCHWITZ : LES SERVICES SECRETS RUSSES DÉCLASSIFIENT DES DOCUMENTS UNIQUES

La porte d'entrée du camp de concentration d'Auschwitz (archive photo)

Libération d’Auschwitz: le FSB russe déclassifie des documents uniques

© Sputnik . Valeri Melnikov

INTERNATIONAL

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Les services secrets russes ont déclassifié des documents uniques concernant la libération du camp de concentration nazi d’Auschwitz, la veille de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, relate la chaîne de télévision russe NTV.

Des documents, gardés secrets pendant plusieurs décennies et concernant la libération du camp de concentration nazi d’Auschwitz (Oswiecim), ont été déclassifiés par le Service fédéral de sécurité russe (FSB) en prévision de la Journée de mémoire des victimes de l’Holocauste, a annoncé la chaîne de télévision russe NTV.

Il s’agit principalement de procès-verbaux des interrogatoires d’anciens gardiens d’Auschwitz. Les documents contiennent des schémas des chambres à gaz, des descriptions détaillées des traitements réservés aux détenus, ainsi que des informations sur des soldats et officiers SS arrêtés par l’armée soviétique, dont plusieurs Polonais, selon la chaîne.

Des Polonais parmi les gardiens

Un dossier est consacré à un certain Alfred Skrzypek, originaire de la ville silésienne de Krolewsko Huta (aujourd’hui, Chorzow), qui a été arrêté sur le territoire du camp, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Cracovie. Alfred Skrzypek a avoué avoir lui-même torturé des détenus, y compris des compatriotes.

 

Le camp de concentration nazi Auschwitz-Birkenau

© AFP 2019

«À tous on arrachait les dents»: témoignage glaçant d’un rescapé d’Auschwitz (photos)

Un autre dossier pénal présenté dans le reportage de NTV est aussi dédié à un Polonais, Willi (Willy) Steinborn. Arrêté par les Allemands pour des activités antinazies, il a plus tard été libéré à condition de devenir gardien à Auschwitz. Selon ses dires, il a été promu au grade de SS-Rottenführer pour son travail. D’après un procès-verbal, «il a traité les prisonniers de façon inhumaine, les a personnellement abattus».

 

Les discussions sur le nombre de personnes mortes à Auschwitz avant sa libération par l’Armée rouge le 27 janvier 1945, durent depuis plusieurs décennies. Selon un document déclassifié par le FSB, «les hitlériens ont exterminé plus de 4 millions de citoyens d’URSS, de Tchécoslovaquie, de Pologne et d’autres pays durant la période d’existence» de ce camp.

https://fr.sputniknews.com/international/202001201042938971-liberation-dauschwitz-le-fsb-russe-declassifie-des-documents-uniques/


 

POUTINE PROMET DE FERMER LA BOUCHE IGNOBLE DE CEUX QUI TENTENT DE RÉÉCRIRE L'HISTOIRE A L'ETRANGER POUR ATTEINDRE LEURS BUTS POLITIQUES A COURT TERME

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine promet de «fermer la bouche ignoble» de ceux qui tentent de réécrire l’Histoire à l’étranger

© Sputnik . Sergueï Gouneev

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Soulignant que la vérité sur la Seconde Guerre mondiale est parfois délibérément cachée à l’étranger au niveau national, le Président russe a promis d’ouvrir un centre d’archives consacré à ce grand conflit armé. Sa fondation permettra de faire taire ceux qui veulent réécrire l’Histoire, a-t-il tenu à souligner.

Lors d’une rencontre à Saint-Pétersbourg le 18 janvier avec des vétérans et des représentants d’organisations patriotiques, Vladimir Poutine a annoncé qu’un centre de documents d’archives sur la Seconde Guerre mondiale serait bientôt ouvert en Russie. Le Président a également tenu à expliquer quel était son objectif.

«Nous allons fermer la bouche ignoble de certains responsables à l’étranger qui l’ouvrent pour atteindre leurs buts politiques à court terme, nous la fermerons avec des informations exactes et fondamentales», a déclaré M.Poutine.

Selon lui, le centre et son site Internet seront ouverts pour les Russes ainsi que pour le monde entier.

 

Vladimir Poutine

© SPUTNIK . ILYA PITALEV

«Crapule antisémite»: Poutine ne mâche pas ses mots en parlant d’un ambassadeur polonais

«Et nous faisons taire ceux qui tentent de réécrire l’Histoire, de la présenter sous un faux jour et de réduire le rôle de nos pères et nos grands-pères, de nos héros, qui ont perdu la vie en défendant leur patrie et presque le monde entier contre la peste brune», a ajouté le Président russe.

 

Selon Vladimir Poutine, la vérité sur la Seconde Guerre mondiale à l’étranger est dissimulée parfois intentionnellement au niveau national. Il a ajouté que les «principaux médias ne révélaient pas d’informations fiables» portant sur les événements historiques correspondants. Selon lui, il s’agit d’actions «délibérées».

Le Président s’est aussi prononcé sur la résolution du Parlement européen pour l'anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale indiquant que le conflit était la conséquence du pacte Molotov-Ribbentrop. D’après lui, le seul moyen d’affronter de telles informations est de créer ce centre d’archives.

Résolution du Parlement européen

Le 19 septembre dernier, le Parlement européen a adopté une résolution indiquant «que la Seconde Guerre mondiale, conflit le plus dévastateur de l’Histoire de l’Europe, a été déclenchée comme conséquence immédiate du tristement célèbre pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939», ou pacte Molotov-Ribbentrop, «dont les protocoles secrets divisaient l’Europe et les territoires d’États indépendants en sphères d’influence des deux régimes totalitaires, ouvrant la voie au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.»

Le document a été adopté à 535 voix. 66 parlementaires ont voté contre.

https://fr.sputniknews.com/international/202001191042929374-vladimir-poutine-promet-de-fermer-la-bouche-ignoble-de-ceux-qui-tentent-de-reecrire-lhistoire-a/


 

LAVROV, MINISTRE RUSSE PAR INTERIM DES A.E EXPLIQUE POURQUOI LA RUSSIE ABANDONNE LE DOLLAR

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«Abus pur et simple par Washington»: Lavrov explique pourquoi Moscou abandonne le dollar

© CC0 / QuinceMedia / dollars

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Dans le contexte d’«une application de plus en plus agressive de sanctions financières par l’administration américaine», la Russie renonce progressivement au dollar, a indiqué le ministre russe par intérim des Affaires étrangères lors de sa visite en Inde.

Dans une interview accordée au Times of India et publiée le 15 janvier, Sergueï Lavrov a expliqué pourquoi Moscou empruntait la voie d’une «dédollarisation progressive de l’économie».

«Sur fond d’une utilisation de plus en plus agressive de sanctions financières de l’administration américaine, la Russie continue sa politique visant à une dédollarisation progressive de l’économie. En collaboration avec nos principaux partenaires, y compris l’Inde, nous travaillons sur le développement de mécanismes économiques et juridiques pour réduire l’impact négatif des restrictions sur un libre-échange bilatéral et les relations en matière d’investissements», a dit M.Lavrov.

Protection mutuelle des investissements

 

Euro, dollar, yuan

© REUTERS / KACPER PEMPEL

La Russie vend les dollars de son Fonds du bien-être national

Comme exemple, le diplomate russe a évoqué «les accords intergouvernementaux sur des règlements et paiements» en monnaie nationale conclus avec la Chine et la Turquie, ainsi que les arrangements prévoyant l’ouverture bilatérale de comptes correspondants par les banques centrales des BRICS.

 

«Nous estimons que se détacher du dollar dans les règlements mutuels est une réponse objective au caractère imprévisible de la politique économique des États-Unis et l’abus pur et simple par Washington du statut du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale», a souligné M.Lavrov.

Selon lui, actuellement, l’Inde et la Russie œuvrent pour préparer un nouvel accord intergouvernemental sur la protection mutuelle des investissements, lequel augmentera la protection des investisseurs des deux parties.

Réduire la dépendance envers le dollar

Auparavant, Moscou avait annoncé à maintes reprises étudier diverses possibilités pour réduire sa dépendance vis-à-vis du dollar.

D’après un rapport publié le 13 juin par la Banque centrale européenne (BCE), la Russie est devenue l'un des principaux moteurs mondiaux de la dédollarisation en 2018.

En juin 2019, la Russie et la Chine ont ainsi conclu un accord intergouvernemental pour passer aux échanges en monnaies nationales.

https://fr.sputniknews.com/international/202001171042917993-abus-pur-et-simple-par-washington-lavrov-explique-pourquoi-moscou-abandonne-le-dollar/


 

 

RUSSIE : MIKHAÏL MICHOUSTINE NOMME PREMIER MINISTRE

Mikhaïl Michoustine

Mikhaïl Michoustine nommé au poste de Premier ministre russe

© Sputnik . Ilia Pitalev

RUSSIE

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Après que le gouvernement russe a annoncé ce 15 janvier sa démission, la candidature du nouveau Premier ministre proposée par le Président russe a été validée par le parlement. Ainsi, le directeur du Service fédéral des impôts Mikhaïl Michoustine devient le chef du gouvernement russe.

La candidature de Mikhaïl Michoustine, chef du Service fédéral des impôts (FNS), au poste de Premier ministre a été validée par le parlement russe. La veille, il avait été proposé par Vladimir Poutine et ce après la démission du gouvernement de Dmitri Medvedev qui a suivi le message du Président à l'Assemblée fédérale.

«La décision est prise», a annoncé Viatcheslav Volodine, président de la chambre basse du parlement, après le vote en faveur de M. Michoustine de 383 députés, pour zéro voix contre et 41 abstentions.

Mikhaïl Michoustine a remercié les députés d’avoir approuvé sa candidature au poste de Premier ministre et a promis de coopérer avec le Parlement.

Le 15 janvier, en s'adressant aux deux chambres du parlement russe, Vladimir Poutine a proposé l'idée de la désignation et de l'approbation du Premier ministre et de membres de son gouvernement par les parlementaires. Cette mesure entrera en vigueur si la réforme constitutionnelle qu'il a proposée est adoptée. Cette réforme ne remettra toutefois pas en question le caractère présidentiel du pouvoir russe.

Démission du gouvernement Medvedev

 

Dmitri Medvedev et les membres du gouvernement russe

© SPUTNIK . DMITRI ASTAKHOV

Le Premier ministre Medvedev annonce la démission du gouvernement russe

Dans la journée de mercredi, Dmitri Medvedev a annoncé lors d’une réunion avec le chef de l’État que le gouvernement démissionnait dans son ensemble.

 

Cette déclaration a été faite après que le Président a énuméré dans son message à l’Assemblée fédérale toute une série d’amendements fondamentaux à apporter à la Constitution. Comme l’a fait noter Medvedev, ces nouveautés changeront l’équilibre du pouvoir dans le pays.

https://fr.sputniknews.com/russie/202001161042909320-le-nouveau-premier-ministre-nomme-en-russie/


 

LA RUSSIE EST-ELLE SUR LE POINT DE METTRE DE L'EAU DANS SON VIN GUERRIER? POUTINE PENSE-T-IL A UN COMPROMIS AVEC TRUMP?

La Russie va-t-elle soutenir la Résistance dans sa guerre contre les USA ou pas ...

Tue Jan 14, 2020 8:36AM

Le navire de guerre Marshall Ustinov. (Archives)

Le navire de guerre Marshall Ustinov. (Archives)

Au président Assad qui l'accueillait le 7 janvier, Vladimir Poutine a proposé qu'il invite Donald Trump. Une proposition jugée assez choquante par certains analystes qui vu la quasi coïncidence de cette visite inopinée avec l'assassinant ciblé du commandant en chef de la Force Qods par les Américains, ont cru y voir une marche arrière russe par rapport à sa politique syrienne traditionnelle. Vint ensuite la trêve avec la Turquie à Idlib que certains observateurs ont qualifié de "deal Erdogan-Poutine" conclu en échange d'une trêve en Libye et de l'ouverture du gazoduc stratégique TurkStream. Dans la foulée de l'assassinat de l'homme qui a fait échec au Moyen-Orient élargi des USA, la Russie est-elle sur le point de mettre de l'eau dans son vin guerrier et pense-t-il à un compromis avec les Américains? C'est peut-être aller un peu vite en besogne. 

La trêve conclue avec les terroristes pro-Ankara à Idlib n'a comme prévu pas résisté aux coups de missiles et de roquettes des terroristes tout comme ce supposé deal Erdogan-Poutine en Libye où Haftar vient de dire non au cessez le feu en quittant Moscou sans l'avoir signé. La trêve à Idlib a permis pour le reste que les forces syriennes se redéploient très rapidement à Alep pour tenter une percée en direction de la route Damas-Alep vers les poches que détient encore la Turquie à l'est du gouvernorat par takfiristes armés interposés. Du point de vue russe, l'escalade USA/Iran a des leçons à faire passer : En Asie de l'Ouest, le poids américain se rétrécit très rapidement et il est grand temps d'en tirer profit. L'accalmie à Idlib avec les Turcs permettra ainsi de se tourner vers l'est, à Deir ez-Zor, où se jouera le gros de la bataille anti-US entre une Résistance "blessée" et assoiffée de vengeance d'une part et une Amérique aux abois qui aboie plus qu'elle ne morde.  

Syrie: la

Syrie: la "Force Qods" se renforce?

Le Premier ministre syrien accompagné d'une haute délégation est attendu ce dimanche à Téhéran.

Alors que la semaine dernière a été marquée par des informations faisant état du retrait des forces US des champs gaziers et pétroliers d'al-Omar et de Conoco, et que les forces terroristes américaines à al-Tanf attendaient à être prises pour cible des missiles iraniens, l'agence de presse turque fait état de l'arrivée de nouveaux équipements militaires à Deir ez-Zor, blindés et équipements militaires à bord de 120 camions traversant le point de passage al-Waleed -al-Tanf à la frontière syro-irakienne. Bref, les USA barricadent leur base à al-Tanf en prévision d'une guerre sans merci dont le volet irakien a déjà commencé avec la tonitruante frappe du 8 janvier contre Aïn al-Asad où se trouvait le désormais défunt centre de commandement US. 

Les GI's assiégés en Syrie

Les GI's assiégés en Syrie

L'armée syrienne a arrêté hier un convoi militaire américain près de Tell Tamer dans le nord du pays en l’obligeant à faire demi-tour.

Parallèlement à cette arrivée d'armes et de munitions, les supplétifs de l'US Army, surnommés Daechistes ont essayé une première offensive post-début de guerre USA/Iran.  Daech a lancé, lundi 13 janvier, une attaque-surprise (pour lui-même!) le long de la frontière syro-irakienne qui s'est heurtée à la violente contre-riposte des Hachd, faisant rappeler que 2014 ne peut se reproduire. L'attaque a eu lieu à Al Waleed, peu après que le convoi US l'a traversé. Signe que les Américains agissent dans la crainte et précipitation sans avoir une vision à long terme. Il est trop difficile en effet pour le Pentagone de pouvoir rapidement remplacer Aïn al-Asad par al-Tanf, un camp de fortune alors qu'une Résistance armée à l'échelle de toute la région est sur le point de se forger très rapidement . 

Pour la la première fois depuis longtemps, l'armée de l'air syrienne, appuyée par les radars russes a violemment frappé les positions des supplétifs daechistes de l'US Army   dans la région de Badiya al-Soukhna, dans l'est de la Syrie. Ce fut une attaque à l'aide des avions à réaction et des hélicoptères d'attaque de l'armée de l'air syrienne qui ont pris pour cible des bastions des groupes terroristes affilés à Daech, situés entre les villes d'al-Soukhna et d'al-Shoula dans l’est du pays.

Combats aériens USA/Syrie?

Combats aériens USA/Syrie?

L'armée de l'air syrienne lance plusieurs frappes aériennes contre des bastions terroristes situés dans l'est du pays.

Pour les analystes, c'est là un premier avertissement : une frappe balistique contre al-Tanf voire des frappes aériennes pourraient bien avoir lieu. Surtout que la Résistance irakienne continue à renforcer très rapidement ses positions sur les frontières syro-irakiennes, par où passe la route stratégique Irak-Méditerranée. D'ors et déjà la Russie a confirmé ses discussions avec les Irakiens pour leur livrer des systèmes de défense aérienne S-300 et S-400, façon de doubler les USA dans le ciel irakien.

La frappe au missile balistique iranienne du 8 janvier n'aurait pas laissé indifférente la Russie. A en croire les forces russes, un navire de guerre russe appareillant au large de l'Iran aurait été chargé d'informer au centre de commandement aérien iranien tout mouvement aérien US. Il s'agissait de prévoir des frappes possibles des B-52H Us déployés sure la base de Diego Garcia. Quant aux frontières syro-irakiennes, ce genre de transmission de renseignement anti US est monnaie courante entre Russes et Résistance. Après tout, Poutine sait que l'occasion est désormais historique pour que l'Amérique soit définitivement expulsée de l'Asie de l'Ouest et que cette tache c'est la Résistance et elle seule qui pourra le faire. 

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/14/616135/syrie-base-us-renforcement-attaque-daech-iraq-hachd


 

ARABIE SAOUDITE : APRES LA TURQUIE DU FAUX-CUL ERDOGAN, POUTINE NÉGOCIE AVEC LES "COUPEURS DE TETES" SAOUDIENS LA LIVRAISON DE MISSILES S-400

S-400

La Russie négocie avec l’Arabie saoudite la livraison des missiles S-400

© Sputnik . Rouslan Krivobok

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Moscou et Riyad négocient actuellement la livraison des missiles russes S-400, a indiqué le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique. D’autres pays du Moyen-Orient ont fait part de leur intérêt pour ce système de défense antiaérienne russe.

La Russie et l’Arabie saoudite discutent des conditions de livraison des systèmes de défense S-400, en vertu de l’accord signé en 2017, a informé la porte-parole du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique Maria Vorobieva. Elle a par ailleurs souligné que plusieurs pays du Moyen-Orient étaient également intéressés par les missiles russes.

«Les requêtes des acheteurs potentiels du meilleur système de défense antiaérienne au monde, qui surpasse de loin les systèmes proposés par nos concurrents, seront dûment examinées», a-t-elle déclaré.

Les S-400 russes au cœur des tensions turco-américaines

En 2017, Moscou avait également signé un contrat de 2,1 milliards d’euros avec Ankara pour la livraison de S-400. Les États-Unis ont tenté en vain de convaincre la Turquie d’y renoncer, au profit des systèmes de défense américains Patriot. Washington l’avait alors évincée de son programme des F-35. Les livraisons des missiles russes ont quant à elles démarré en juillet dernier.

S-400

© SPUTNIK . ALEXEY MALGAVKO

Moscou précise la date de la mise en service de ses systèmes S-400 en Turquie

Le 5 octobre dernier, l’Inde a à son tour signé un contrat de livraison de S-400 avec la Russie. Si Donald Trump a fait savoir que cette décision aurait des conséquences, le ministre indien des Affaires étrangères a déclaré qu’il espérait que les États-Unis comprendraient pourquoi l’accord est important pour son pays, soulignant qu’aucun n’était en droit de dire s’ils pouvaient acheter du matériel militaire à la Russie.

Le S-400 Triumph est un système de défense antiaérienne longue portée, conçu pour viser des avions, des missiles de croisière et des missiles balistiques, ainsi que des cibles terrestres. Il est capable d’atteindre des cibles dans un rayon de 400 kilomètres et à une altitude allant jusqu’à 30 kilomètres.

https://fr.sputniknews.com/international/201911171042441617-la-russie-negocie-avec-larabie-saoudite-la-livraison-des-missiles-s-400/