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SELON LE KREMLIN, LA RUSSIE NE TOLERERA PAS L'IMPERTINENCE DES PAYS OCCIDENTAUX

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La Russie n'est pas disposée à tolérer «l'impertinence» des pays occidentaux. Elle n'abandonnera cependant pas ses tentatives d’explication de sa position à l'Europe, selon le porte-parole du Président russe.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a commenté en direct sur la chaîne de télévision Pervi Kanal les propos du ministre russe des Affaires étrangères concernant la possibilité de suspendre le dialogue avec l'Union européenne en l'absence du respect mutuel.

«Il va de soi qu'on ne va pas tolérer l'impertinence dont a parlé Sergueï Lavrov. Mais dans le même temps, Moscou est disposé à poursuivre ses tentatives d’expliquer sa position», insiste-t-il.

Il note par ailleurs certaines complications dans les relations de la Russie avec l'Allemagne et que les efforts des deux parties sont nécessaires pour les éliminer.

«Nous sommes en effet légèrement déçus, parce que nos tentatives pour travailler ensemble sur ce problème subissent un échec», déplore M.Peskov.

Moscou prêt à expliquer sa position avec patience

 

Enfin, il a rappelé les propos de Vladimir Poutine pour qui la Russie a des intérêts et des projets communs avec l'Allemagne, deuxième partenaire économique et commercial du pays derrière la Chine.

 

«Nous avons besoin les uns des autres», conclut M.Peskov, signalant que la Russie est prête à expliquer sa position avec patience et persévérance.

Le 14 octobre, Sergueï Lavrov avait admis la suspension du dialogue entre Moscou et Bruxelles. Selon lui, au lieu d'établir un dialogue avec la Russie, l'Union européenne l'accuse d'avoir empoisonné Alexeï Navalny.

https://fr.sputniknews.com/russie/202010231044620965-moscou-ne-tolerera-pas-limpertinence-de-leurope-selon-le-kremlin/

RUSSIE : LE CLASH USA/IRAN IMMINENT ?

Iran: la Russie appelle les USA à éviter des provocations

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Une vedette rapide des forces navales du CGRI. (Archives)

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné la nécessité du rétablissement de la paix en Asie de l’Ouest lors d’un discours prononcé mardi à la réunion virtuelle du Conseil de sécurité de l’ONU.

Lors d’un débat de haut niveau du Conseil de sécurité sur la situation dans la région du golfe Persique, le ministre russe des Affaires étrangères a de nouveau évoqué l’initiative du président russe Vladimir Poutine de tenir une réunion en ligne avec les dirigeants des cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU, à savoir les États-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne et la France, ainsi que l’Allemagne, afin de discuter de l’instauration de la paix dans la région.

Afin d’établir un système fiable de sécurité régionale, la Russie a présenté un concept de sécurité collective pour cette région, basé sur un agenda constructif et unificateur visant la création de mécanismes de réponse collective à de nombreux menaces et défis avec l’implication des pays du golfe Persique, dont l’Iran, a-t-il précisé.

Lavrov a également déclaré que la région du golfe Persique est sous l’influence de tendances dangereuses de déstabilisation, et a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à surveiller les développements dans la région.

« Le chemin vers cet objectif ne sera ni facile ni rapide, mais c’est une chose que les pays du golfe Persique doivent avant tout faire eux-mêmes, a-t-il noté », ajoutant que le travail des acteurs extérieurs est de les aider à créer les conditions d’un rapprochement par un travail patient et cohérent.

Faisant allusion à la mort en martyr du général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du CGRI, et aux conséquences de sa mort, le chef de la diplomatie russe a déclaré : « Après l’assassinat de Qassem Soleimani, un pire scénario a été évité dans le golfe Persique. Mais la situation y reste toujours fragile. »

Tous les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, à l’exception des États-Unis, se sont joints à Lavrov pour le soutenir.

Cela intervient alors que lors d’une allocution mardi à The Atlantic Council de Washington, le secrétaire américain à la Défense Mark Esper a qualifié la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et Bahreïn avec Israël de “grand succès” pour le président américain et son équipe à la Maison-Blanche, et a exprimé l’espoir que davantage de pays iront rejoindre ce processus.

Esper a ensuite porté des accusations à l’encontre de l’Iran dans le style habituel des responsables américains et a prétendu : « De nombreux pays de la région reconnaissent que la plus grande préoccupation qu’ils ont - [et que] nous avons - depuis quatre décennies, est l’Iran et son comportement décrié dans cette région qui s’étend de l’Afrique au Moyen-Orient et à l’Afghanistan.”

Pour justifier ses allégations, le responsable militaire américain a ensuite qualifié l’Iran de “menace commune”, affirmant que “la vision serait d’avoir un certain type de construction de sécurité où les pays de la région, Israël et d’autres travaillent ensemble pour dissuader les conflits avec l’Iran”.

MALGRE LES MENACES US, IRAN ET RUSSIE ELARGISSENT LEUR COOPERATION MILITAIRE

Iran : la Russie promet de ne pas uniquement vendre des armes mais leur technologie

 
 

Le système de défense antiaérienne russe S-400. ©AFP

La fin de l’embargo sur la vente d’armes à l’Iran balisera le terrain à l’essor des coopérations militaires et techniques entre Moscou et Téhéran, selon l’agence de presse TASS. 
Ce dimanche 18 octobre, l’embargo sur les armes visant l’Iran a expiré cinq ans après l’entrée en vigueur du Plan d’action global conjoint (JCPOA) et l’adoption de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies qui sert d’un point d’appui à l’accord. 
Les dirigeants iraniens ne cachent pas leur tendance à acheter des armes aux pays étrangers, surtout aux pays qui sont restés engagés à respecter l’accord nucléaire après le retrait unilatéral des États-Unis en 2018. 

En septembre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que Téhéran serait en mesure de subvenir à ses besoins en armements, grâce à la médiation des pays avec lesquels il entretient des relations stratégiques, dont la Russie et la Chine, après l’expiration de l’embargo des Nations unies. 
Samedi 17 octobre, Kazem Jalali, ambassadeur d’Iran à Moscou, a évoqué lors d’une interview les bonnes relations entre l’Iran et la Russie ainsi que le soutien apporté par Moscou à Téhéran en rejetant les résolutions anti-iraniennes, proposées par les Américains au Conseil de sécurité. « L’Iran et la Russie essaient de donner un coup de pouce à leurs coopérations militaires et ils réaliseront graduellement les plans de coopération qu’ils ont préparés », a déclaré Kazem Jalali. 

En août, Yuri Borisov, vice-Premier ministre russe, a déclaré que l’Iran souhaitait s’acquérir des équipements militaires russes, après la levée de l’embargo. 
« Toutes les opportunités qui seront disponibles après la fin de l’embargo seront exploitées dans le cadre des intérêts des deux nations », a déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. 

Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, a récemment souligné que la prolongation de l’embargo sur les armes vendues à l’Iran ne serait plus mise sur la table du Conseil de sécurité et que toutes les tentatives de Washington pour rallier les autres pays à sa résolution avaient déjà échoué
Or, les Américains espèrent toujours pouvoir faire renouveler l’embargo sur les armes visant l’Iran. Il y a un mois, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a promis que Washington « revienne au Conseil e sécurité afin de rendre permanent l’embargo sur les armes ». 
En réaction à cette déclaration de Mike Pompeo, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré que les sanctions des États-Unis ne faisaient plus peur à Moscou, car celui-ci en avait l’habitude. « La Russie élargit ses coopérations multidimensionnelles avec l’Iran dont dans les domaines technique et militaire ; et ce processus avance doucement, conformément aux besoins des deux parties ainsi que leur volonté, sans se laisser influencer par les sanctions américaines », a expliqué Sergueï Riabkov. 

De son côté, M. Zarif a déclaré que les sanctions américaines ne pouvaient pas empêcher l’Iran d’acheter des armes à la Russie et à la Chine
« Pour Moscou, toute sanction imposée par les États-Unis à l’Iran concernant une coopération militaire avec d’autres pays est illégale, car toutes les restrictions à ce propos expireront le 18 octobre », a indiqué le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. 

Lire aussi: L’Iran deviendra un grand exportateur d’armes ?
M. Lavrov a souligné que les États-Unis n’étaient pas en droit de réinstaurer le régime de sanctions contre l’Iran, puisqu’ils ne faisaient plus partie de l’accord nucléaire. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/18/636665/Iran-Russie-embargo-arme-expiration-Etats-Unis-

ALLIANCE CHOC CHINE-RUSSIE

Pékin est prêt à coopérer avec la Russie contre les USA

 
 

Les présidents chinois et russe, Xi Jinping et Vladimir Poutine, à Vladivostok en Russie à l'occasion du Forum économique oriental 2018. ©AFP via Anadolou

L'ambassadeur chinois en Russie, Zhang Hanhui, a souligné l'importance de la coopération entre les deux pays pour renforcer le multilatéralisme dans les relations internationales.

« L'histoire et l'expérience ont montré que le multilatéralisme est la meilleure voie à suivre. Le renforcement du multilatéralisme et la démocratisation des relations internationales ne sont pas seulement le choix de la Chine, mais le choix de la plupart des pays du monde », a déclaré l'ambassadeur chinois à Moscou, Zhang Hanhui à un média russe.

« La Chine souhaite travailler avec la communauté internationale, y compris la Russie, pour renforcer la coopération et le multilatéralisme, pour s'opposer aux politiques de domination, pour protéger conjointement le système international et pour relever les défis communs de la pandémie de coronavirus, le terrorisme et le changement climatique », a-t-il déclaré.

Lire aussi : Iran/Russie/Chine: une alliance qui fait peur

Le diplomate chinois a ajouté que Pékin ne souhaitait pas que d'autres pays choisissent entre la Chine et les États-Unis, mais qu’elle cherchait à développer des relations basées sur le respect mutuel et l'égalité avec tous les pays du monde.

Zhang Hanhui a également déclaré que la Russie et la Chine essayaient d'utiliser des roubles et des yuans au lieu de dollars dans leurs transactions.

En effert, l'ère du dollar américain et son « privilège exorbitant » en tant que principale monnaie de réserve mondiale, touche à sa fin.

Ainsi, la Chine, le Pakistan et la Russie, ont décidé de supprimer le dollar de leurs échanges commerciaux. En coopération avec d’autres pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), ces trois pays ont envisagé d’utiliser leur monnaie en remplacement du dollar et de la livre sterling.

Lire aussi : Moscou enterre le dollar dans ses échanges avec Islamabad et Pékin

De même, toujours dans le cadre du renforcement des relations commerciales, économiques et sanitaires, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi a reçu le 10 octobre son homologue iranien, Mohhammad Javad Zarif. L’Iran et la Chine se penchent, depuis des mois, sur l’élaboration d’un accord stratégique de 25 ans bien que les détails n’aient pas encore été annoncés

L’accord de coopération irano-chinois sera-t-il finalisé lors de la visite de Zarif à Pékin?

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/16/636532/Pekin-Moscou-salignent-contre-la-domination-US

 

L'ENCERCLEMENT MALVEILLANT DE LA RUSSIE

L’encerclement malveillant de la Russie

La RAND corporation préparée pour l'armée US

Mondialisation.ca, 16 octobre 2020
Région : Russie et CEI
 

Au cours des dernières semaines, une série d’événements a éclaté dans les États entourant la Fédération de Russie qui ne sont certainement pas accueillis avec joie au Kremlin. Chaque centre de crise n’est pas en soi un facteur décisif de changement pour la sécurité future de la Russie. Pris ensemble, ils suggèrent que quelque chose de bien plus inquiétant se prépare contre Moscou. Une récente étude de la RAND préparée pour l’armée américaine suggère avec une précision remarquable qui pourrait être derrière ce qui deviendra sans aucun doute une menace majeure pour la sécurité russe dans les mois à venir.

Les attaques de l’Azerbaïdjan contre le Nagorno-Karabakh, soutenues par la Turquie, qui ont embrasé un territoire après près de trois décennies de relative impasse et de cessez-le-feu, la déstabilisation en cours de Loukachenko en Biélorussie, le comportement bizarre de l’UE et du Royaume-Uni concernant l’empoisonnement présumé du dissident russe Navalny et, plus récemment, les protestations de masse au Kirghizstan, une ancienne partie de l’Union Soviétique en Asie Centrale, portent les empreintes du MI6 britannique, de la CIA et d’une série d’ONG privées spécialisées dans le changement de régime.

Haut-Karabakh

Le 27 septembre, les forces militaires d’Azerbaïdjan ont rompu le cessez-le-feu de 1994 avec l’Arménie concernant le conflit dans le Haut-Karabakh, à prédominance ethnique arménienne. Les combats les plus intenses depuis des années ont eu lieu des deux côtés, alors que la confrontation s’intensifiait. Erdogan, de Turquie, a ouvertement soutenu Bakou contre l’Arménie et le Nagorno-Karabakh peuplé d’Arméniens, ce qui a conduit Nikol Pashinyan, le Premier Ministre arménien, à accuser la Turquie de « poursuivre une politique génocidaire comme une tâche pragmatique ». Il s’agissait d’une référence claire à l’accusation arménienne de génocide de 1915-23 de plus d’un million de Chrétiens arméniens par l’Empire Ottoman. Aujourd’hui encore, la Turquie refuse de reconnaître sa responsabilité.

 

Alors que l’Arménie reproche à Erdogan de soutenir l’Azerbaïdjan dans le conflit actuel du Caucase, l’oligarque russe Evgeny Prigozhin, parfois appelé « le chef de Poutine » pour son empire de la restauration ainsi que ses liens étroits avec le Président russe, a déclaré dans une interview à un journal turc que le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a été provoqué par « les Américains » et que le régime de Pashinyan est essentiellement au service des États-Unis. C’est là que cela devient intéressant.

En 2018, Pashinyan est arrivé au pouvoir grâce à des manifestations de masse appelées « Révolution de velours ». Il a été ouvertement et fortement soutenu par la Fondation Open Society de Soros – Arménie qui, depuis 1997, finance activement de nombreuses ONG pour la « démocratie » dans le pays. En tant que Premier Ministre, Pashinyan a nommé les bénéficiaires de l’argent de Soros à la plupart des postes clés du cabinet, notamment à la sécurité et à la défensede l’État.

En même temps, il est impensable que la Turquie de Erdogan, toujours membre de l’OTAN, soutienne aussi ouvertement l’Azerbaïdjan dans un conflit qui pourrait potentiellement conduire à une confrontation entre la Turquie et la Russie, sans le soutien préalable d’une forme quelconque de Washington. L’Arménie est membre de l’Union Économique Eurasiatique, association économique et de défense, avec la Russie. Cela rend les commentaires de Prigozhin particulièrement intéressants.

Il est également intéressant de noter que la chef de la CIA, Gina Haspel, et le chef récemment nommé du MI-6 britannique, Richard Moore, sont tous deux des experts de la Turquie. Moore a été Ambassadeur du Royaume-Uni à Ankara jusqu’en 2017. Haspel était la chef de la station de la CIA en Azerbaïdjan à la fin des années 1990. Avant cela, en 1990, Haspel était officier de la CIA en Turquie, parlant couramment le turc. Notamment, bien que sa biographie officielle de la CIA ait été supprimée, elle a également été chef de la station de la CIA à Londres juste avant d’être nommée chef de la CIA de l’administration Trump. Elle s’est également spécialisée dans les opérations contre la Russie lorsqu’elle était à Langley à la Direction des Opérations de la CIA.

Cela soulève la question de savoir si une opération de renseignement anglo-américaine est à l’origine du conflit actuel entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie dans le Haut-Karabakh. Ajoutant de la poudre aux troubles dans le Caucase, le 5 octobre, le Secrétaire Général de l’OTAN Jens Stoltenberg a déclaré que les intérêts de sécurité de l’OTAN sont synonymes de ceux de la Turquie, malgré l’achat par la Turquie de systèmes de défense aérienne avancés russes. Jusqu’à présent, Washington est resté remarquablement silencieux sur le conflit du Caucase ou sur le rôle présumé de la Turquie.

Et la Biélorussie…

L’éruption du conflit du Haut-Karabakh qui couve près de la frontière sud de la Russie n’est pas le seul État où Washington encourage activement la déstabilisation de voisins russes vitaux ces jours-ci. Depuis les élections du mois d’août, la Biélorussie est sujette à des protestations orchestrées accusant le Président Loukachenko de fraude électorale. L’opposition a été active en exil depuis les pays baltes voisins de l’OTAN.

 

L’image est tirée d’InfoBrics
 
 En 2019, le National Endowment for Democracy (NED), financé par le gouvernement américain, a répertorié sur son site web quelque 34 subventions de projets du NED en Biélorussie. Tous ces projets visaient à soutenir et à former une série de groupes d’opposition anti-Loukachenko et à créer des ONG nationales. Les subventions ont été accordées pour des projets tels que le « Renforcement des ONG : Accroître l’engagement civique local et régional… identifier les problèmes locaux et développer des stratégies de plaidoyer ». Un autre projet consistait à « développer un dépôt en ligne de publications qui ne sont pas facilement accessibles dans le pays, notamment des ouvrages sur la politique, la société civile, l’histoire, les droits de l’homme et la culture indépendante ». Puis une autre subvention du NED a été accordée pour « défendre et soutenir les journalistes et les médias indépendants ». Et une autre, « Renforcement des ONG : Encourager l’engagement civique des jeunes ». Une autre subvention importante du NED a été attribuée à la « formation des partis et mouvements démocratiques à des campagnes de sensibilisation efficaces ». Derrière les projets du NED, qui semblent innocents, se cache un modèle de création d’une opposition spécialement formée sur le modèle du NED de la CIA « Les Révolutions de Couleur ».

Comme si les troubles dans le Caucase et en Biélorussie n’étaient pas suffisants pour donner des migraines à Moscou, le 29 septembre à Bruxelles, le Premier Ministre géorgien Giorgi Gakharia a rencontré le Secrétaire Général de l’OTAN Jens Stoltenberg. Stoltenberg lui a déclaré que « l’OTAN soutient l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues. Nous appelons la Russie à mettre fin à sa reconnaissance des régions [géorgiennes séparatistes] d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud et à retirer ses forces ». Stoltenberg a ensuite déclaré à Gakharia : « Et je vous encourage à continuer à utiliser pleinement toutes les possibilités de vous rapprocher de l’OTAN. Et à vous préparer à l’adhésion« . Bien sûr, l’adhésion à l’OTAN de la Géorgie, voisine de la Russie, constituerait un défi stratégique pour la Russie, tout comme celle de l’Ukraine. Les commentaires de l’OTAN ajoutent aux tensions auxquelles le Kremlin a été confronté récemment.

La troisième Révolution de Couleur au Kirghizstan ?

Le Kirghizistan, république d’ex-Union Soviétique en Asie Centrale, vient également d’éclater dans des manifestations de masse qui ont fait tomber le gouvernement pour la troisième fois depuis 2005, suite aux allégations de l’opposition de fraude électorale. L’USAID, une couverture connue pour les opérations de la CIA, est active dans le pays, tout comme la Fondation Soros qui a créé une université à Bichkek et finance l’éventail habituel de projets, « pour promouvoir la justice, la gouvernance démocratique et les droits de l’homme ». Il convient de noter que le Kirghizstan est également membre de l’Union Économique Eurasiatique dirigée par la Russie, aux côtés de l’Arménie et de la Biélorussie.

Ensuite, pour augmenter la pression sur la Russie, les services de renseignement allemands de la Bundeswehr et maintenant l’OIAC accusent la Russie d’avoir empoisonné le dissident russe Alexei Navalny en Russie en utilisant « un agent neurotoxique de l’ère soviétique », que les Allemands appellent Novitchok. Alors que Navalny est manifestement sorti de l’hôpital vivant, les responsables allemands et britanniques ne se donnent pas la peine d’expliquer une telle guérison miraculeuse de ce qui est réputé être l’agent neurotoxique le plus mortel qui ait jamais existé. Suite à la déclaration de l’OIAC selon laquelle il s’agissait de Novitchok, le Ministre des Affaires Étrangères allemand menace de sanctions sévères contre la Russie. Beaucoup demandent à l’Allemagne d’annuler le projet de gazoduc russe Nord Stream 2 en guise de réponse, un coup qui frapperait la Russie à un moment de grave faiblesse économique due à la faiblesse des prix du pétrole et aux effets du verrouillage dû à la Covid.

L’Allemagne ne prend pas non plus la peine d’enquêter sur la mystérieuse compagne russe de Navalny, Maria Pevchikh, qui prétend avoir récupéré la bouteille d’eau vide « empoisonnée par le Novichok » dans la chambre d’hôtel de Navalny à Tomsk, en Russie, avant qu’il ne soit transporté par avion à Berlin sur l’invitation personnelle d’Angela Merkel. Après avoir livré la bouteille empoisonnée à Berlin en personne, elle s’est apparemment envolée rapidement pour Londres où elle vit, et aucune autorité allemande ou autre n’a apparemment essayé de l’interroger en tant que témoin matériel potentiel.

Pevchikh a une longue association avec Londres où elle travaille avec la fondation Navalny et serait en contact étroit avec l’ami de Jacob Rothschild, Mikhail Khodorkovsky, le fraudeur condamné et ennemi de Poutine. Khodorkovsky est également l’un des principaux bailleurs de fonds de la Fondation Anti-Corruption de Navalny (FBK en russe). Il existe des rapports crédibles selon lesquels la mystérieuse Pevchikh serait une agent du MI-6, le même MI-6 qui a dirigé un autre drame ridicule de Novitchok en 2018, affirmant que le transfuge russe Sergei Skripal et sa fille Yulia Skripal ont été empoisonnés en Angleterre par les services secrets russes en utilisant le Novitchok mortel. Là encore, les deux Skripal se sont miraculeusement remis de l’agent neurotoxique le plus mortel et ont officiellement reçu leur congé de l’hôpital, après quoi ils ont « disparu« .

Un plan de RAND ?

Si des recherches plus approfondies permettront sans doute de trouver davantage de preuves, le schéma des mesures actives de l’OTAN ou des Anglo-Américains contre les principaux pays de la périphérie russe ou contre les intérêts économiques stratégiques de la Russie, toutes dans la même période, suggère une sorte d’attaque coordonnée.

Et il se trouve que les cibles des attaques correspondent précisément aux grandes lignes du rapport d’un important groupe de réflexion militaire américain. Dans un rapport de recherche de 2019 destiné à l’armée américaine, la société RAND a publié une série de recommandations politiques sous le titre « Étendre la Russie : Concurrencer à partir d’un Terrain Favorable ». Ils notent que par étendre la Russie, ils entendent « mesures non violentes qui pourraient faire pression sur l’armée ou l’économie de la Russie ou la position politique du régime à l’intérieur et à l’étranger ». Tous les points de tension développés ci-dessus correspondent certainement à cette description.

Le rapport aborde spécifiquement ce qu’ils appellent les « mesures géopolitiques » pour surcharger la Russie. Il s’agit notamment de fournir une aide létale à l’Ukraine, de promouvoir un changement de régime en Biélorussie, d’exploiter les tensions dans le Caucase du Sud, de réduire l’influence russe en Asie Centrale. Il comprend également des propositions visant à affaiblir l’économie russe en remettant en cause ses secteurs gazier et pétrolier.

Il s’agit notamment des mêmes zones de turbulences géopolitiques qui se trouvent aujourd’hui dans la sphère d’influence stratégique de la Russie. Plus précisément, sur le Caucase, RAND déclare : « La Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Arménie faisaient partie de l’Union Soviétique, et la Russie maintient encore aujourd’hui une influence significative sur la région… » Ils notent que « Aujourd’hui, la Russie reconnaît l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie comme des pays séparés (un des rares gouvernements à le faire) et s’engage à les défendre…. Les États-Unis pourraient également renouveler leurs efforts pour faire entrer la Géorgie dans l’OTAN. La Géorgie cherche depuis longtemps à adhérer à l’OTAN… » Rappelons les remarques citées par Stoltenberg de l’OTAN pour encourager la Géorgie à rejoindre l’OTAN et exiger de la Russie qu’elle renonce à reconnaître l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie.

Le rapport RAND souligne également les tensions entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan : « La Russie joue également un rôle clé avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie, en particulier sur le territoire contesté du Haut-Karabakh… les États-Unis pourraient faire pression pour une relation plus étroite de l’OTAN avec la Géorgie et l’Azerbaïdjan, ce qui conduirait probablement la Russie à renforcer sa présence militaire en Ossétie du Sud, en Abkhazie, en Arménie et dans le sud de la Russie. Sinon, les États-Unis pourraient essayer d’inciter l’Arménie à rompre avec la Russie ».

En ce qui concerne les protestations massives actuelles au Kirghizstan en Asie Centrale, RAND note que « la Russie fait partie de deux entreprises économiques liées à l’Asie Centrale : l’UEE et l’Initiative Ceinture et Route ». Un changement de régime pro-OTAN pourrait ériger une barrière importante entre la Russie et la Chine ainsi qu’au sein de son UEE. En ce qui concerne les pressions économiques, le rapport RAND cite la possibilité de faire pression sur l’UE pour qu’elle abandonne le projet de gazoduc Nord Stream 2 qui relie directement la Russie à l’Allemagne. Le récent incident de Navalny crée une pression croissante au sein de l’UE et même en Allemagne pour arrêter le Nord Stream 2 comme sanction de l’affaire Navalny. RAND note : « En termes d’extension économique de la Russie, le principal avantage de créer des alternatives d’approvisionnement au gaz russe est que cela réduirait les revenus des exportations russes. Le budget fédéral russe est déjà sous pression, ce qui entraîne des réductions prévues des dépenses de défense, et la baisse des revenus du gaz mettrait encore plus le budget sous pression« .

Si l’on examine les pressions croissantes sur la Russie à partir des exemples cités ici et si l’on compare avec le langage du rapport RAND de 2019, il est clair que nombre des problèmes stratégiques actuels de la Russie sont délibérément conçus et orchestrés depuis l’Occident, en particulier depuis Washington et Londres. La manière dont la Russie gère cette situation ainsi que certaines pressions futures de l’OTAN représentent clairement un défi géopolitique majeur.

 

Article original en anglais :

 

The Malevolent Encirclement of Russia

source : https://journal-neo.org

traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca
Copyright © F. William Engdahl, Mondialisation.ca, 2020
 
https://www.mondialisation.ca/lencerclement-malveillant-de-la-russie/5650212
 

CAUCASE DU SUD : L’IRAN ET LA RUSSIE FONT BARRAGE A LA TURQUIE SOUTENUE PAR LES USA

Haut-Karabakh: coordination militaire irano-russe?  

 
 

Une frappe d'artillerie de l'armée de l'Azerbaïdjan contre les positions arméniennes. ©AFP

Plus de 3 000 terroristes takfiristes à la solde d’Ankara se battent, aux côtés des forces azerbaïdjanaises, contre l’Arménie. Ces terroristes, répartis en plusieurs bataillons et acheminés depuis la Syrie et la Libye, représentent une menace sérieuse pour la région. 

En Syrie, l’Iran et la Russie ont tout fait pour empêcher les takfiristes de monter au pouvoir alors que la Turquie les soutenait. Reste à savoir comment la République d’Azerbaïdjan a accepté que les terroristes takfiristes, ennemis jurés des chiites, combattent aux côtés de leurs militaires. 
L’infiltration des terroristes takfiristes dans les pays de l’Asie centrale et le Caucase était toujours une source de préoccupation du fait que ces régions étaient quasiment touchées par la pensée wahhabite du régime saoudien. 

Le cessez-le-feu que la Russie a instauré entre l’Arménie et la République d’Azerbaïdjan a été violé et les deux parties se sont accusées mutuellement. Or, il existe des rapports authentiques montrant que le cessez-le-feu aurait été violé par les terroristes takfiristes. En effet, la présence des takfiristes, soutenus par Ankara, dans le Caucase risque de dégrader la situation dans cette région. Les intérêts d’Ankara dans le Caucase, quoiqu’ils soient, ne sont pas aussi valeureux que les relations qu’entretient Ankara avec l’Iran et la Russie. 
Il se peut que les actes provocateurs de Recep Tayyip Erdogan fassent réagir l’Iran et la Russie pour qui tout impact négatif de la présence des terroristes takfiristes dans le Caucase devra être assumé par la Turquie. 

La Turquie s’est déjà laissée impliquer dans plusieurs fronts : en Syrie, en Libye, en Irak, en Grèce et maintenant dans le Haut-Karabakh et Ankara ne sera pas certes en mesure de poursuivre toutes ses ingérences à long terme. 
Il est clair que les agissements de la Turquie dans la région n’émanent pas de sa politique étrangère mais ils sont plutôt dictés par les États-Unis
La Turquie n’a jamais été critiquée par Washington pour tout ce qu’elle a fait dans la région. Ce qui est sûr et certain est que l’Iran et la Russie devront, une fois de plus, s’unir dans le même front afin de reproduire l’expérience qu’ils ont déjà vécue en Syrie. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/14/636401/Syrie-Turquie-Caucase-Karabakh-Iran-terroristes-

 

FRAPPES RUSSES ANTI-TERRORISTES CONTRE LE HAUT-KARABAKH

Les frappes russes contre le Haut-Karabakh

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'aviation russe frappe des camps de terroristes pro-turcs impliqués dans la guerre du Haut-Karabakh. ©Russian Vesna

Les forces aérospatiales russes ont frappé des terroristes pro-turcs envoyés au Karabakh. 

La Russie a rendu un service sérieux à l’Arménie et au Karabakh en détruisant des camps de terroristes pro-turcs impliqués dans la guerre du Haut-Karabakh, a-t-on appris du site d’information russe Avia.Pro.

Idlib/Karabakh: Fatale

Idlib/Karabakh: Fatale

Après que des sources syriennes ont rapporté l’envoi de plusieurs centaines de terroristes pro-Ankara depuis la province d’Idlib vers la République d’Azerbaïdjan, le commandement militaire russe a reçu les coordonnées des lieux de rassemblement et d’entraînements des terroristes, et quelques heures plus tard, des avions de combat russes ont lancé avec succès des frappes sur ces zones.

« Le travail sur les camps de formation des terroristes pour le Karabakh se poursuit. Le regroupement d'information en ce qui concerne ces terroristes est en cours, cette mission d'information s'est faite dans le cadre de la lutte contre le terrorisme syrien sur le plan international. Les informations reçues incluent ceux des camps d'entraînements des terroristes impliqués au Karabakh. Ses informations ont été tous vérifiés et corroborées, en effet sur les coordonnées indiquées, des postes de commandement, des camps d'entraînement de terroristes et d'autres infrastructures de groupes armés illégaux ont été trouvés, sur lesquels l'activité des terroristes a été enregistrée », selon la chaîne de la publication d'information russe Russian Vesna.

Caucase miné: le jeu d'Israël ?

Caucase miné: le jeu d'Israël ?

Israël attise le feu entre la République d’Azerbaïdjan et l’Arménie pour vendre ses armes et s’implanter au Caucase.

À en juger par l'ampleur de l'envoi de terroristes en Azerbaïdjan pour mener les hostilités au Haut-Karabakh, on peut conjecturer que près de plusieurs centaines de terroristes ont été éliminés,  ce succès est arrivé alors que la Russie s'est impliquée en fournissant non seulement un soutien considérable à l'Arménie et au Haut-Karabakh, mais aussi à la Syrie, effectuant là-bas un important nettoyage de la présence des terroristes.

Selon des informations précédemment rapportées, en à peine une semaine et demie de conflit, un millier de terroristes ont été envoyés au Karabakh.

Arménie: Israël, «honni»

Arménie: Israël, «honni»

Le Parlement arménien se révolte contre le régime sioniste.

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/09/636014/Haut-Karabakh-Arm%C3%A9nie-Azerba%C3%AFdjan-Russie-Iran


 

AVERTISSEMENT RUSSE AUX USA

Retrait américain du FNI: Poutine met en garde Washington

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le Président russe, Vladimir Poutine©Sputnik

« Dangereux » et « menace pour la sécurité internationale », c’est ainsi qu’a qualifié le président russe, Vladimir Poutine, à l’occasion d’une interview, la décision américaine de se retirer du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.

« L’actuelle administration américaine s’est retirée du traité interdisant les missiles nucléaires à courte portée, ce qui est une décision dangereuse. À mon avis, c’est le deuxième geste grave et dangereux en termes de maintien de la stabilité et de la sécurité internationales depuis 2002 où l’administration Bush s’est retirée du traité sur les missiles balistiques », ajoute le président russe.

Le président russe s’est également déclaré préoccupé par les allégations formulées par des autorités au sein de l’administration Trump sur le retrait américain du traité de sécurité Ciel ouvert.

Retrait du FNI: Washington cherche un prétexte

Retrait du FNI: Washington cherche un prétexte

« De plus, Moscou et Washington n’ont pas encore mis en œuvre un large éventail de projets conjoints liés à la création de conseils commerciaux et professionnels », ajoute le chef du Kremlin.

Donald Trump a annoncé le 21 mai 2020 le retrait américain du traité « Ciel ouvert » qui permet de vérifier les mouvements militaires et les mesures de limitation des armements des pays signataires, tout en laissant la porte ouverte à une renégociation de l’accord.

Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), l’accord nucléaire le plus important signé pendant la guerre froide (1987), visant le démantèlement par les États-Unis et l’URSS d’une catégorie de missiles emportant des charges nucléaires ou conventionnelles, a pris fin le 2 août 2020 après que Washington ait avancé des allégations sans fondement de violation contre Moscou.

Les États-Unis sont sortis, officiellement le 2 août 2019, du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) signé en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. Le président russe Vladimir Poutine a annoncé sans tarder que son pays suspendait aussi sa participation au traité de désarmement nucléaire FNI en réponse à la suspension américaine entrée en vigueur le même jour.

Poutine: «Surveillez les USA de près!»

Poutine: «Surveillez les USA de près!»

Poutine a chargé deux ministères ainsi que le Renseignement extérieur russe de surveiller les mesures US pour développer des missiles à portée intermédiaire et à courte portée.

Le traité FNI concerne l’élimination de tous les missiles de croisière et missiles balistiques, à charge conventionnelle ou nucléaire, américains et soviétiques, lancés depuis le sol et ayant une portée se situant entre 500 et 5 500 km.

Depuis plusieurs mois, Washington et Moscou s’accusaient mutuellement de violer le traité. Les deux parties s’accusent toujours mutuellement d’être responsables de la mort de ce texte bilatéral emblématique conclu pendant la guerre froide.

FNI: pourquoi les USA l'ont bousillé?

FNI: pourquoi les USA l'ont bousillé?

Le confinement de la Russie et de la Chine est le véritable objectif du retrait des États-Unis du FNI. (Défense russe)

Depuis sa prise de fonction, l’unilatéraliste Donald Trump s’est appliqué à respecter à la lettre son slogan « l’Amérique d’abord » au détriment de plusieurs traités internationaux de premier plan. Accord sur le nucléaire iranien, accord de Paris, UNESCO ou TPP, retour sur la doctrine du retrait du président américain qui a claqué la porte à plusieurs traités multilatéraux quitte à faire « cavalier seul ».

Retrait US du FNI: l'Iran se positionne

Retrait US du FNI: l'Iran se positionne

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que la décision des États-Unis de se retirer du FNI prouve que tout accord avec l’administration américaine ne vaut pas l’encre avec laquelle il a été écrit.

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/07/635871/Retrait-FNI-Etats-Unis-Trump-Poutine


 

LA RUSSIE A TESTE AVEC SUCCES UN MISSILE DE CROISIERE HYPERSONIQUE

La Russie a testé avec succès un missile hypersonique

La Russie a testé avec succès un missile hypersonique

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Par AlAhed avec Reuters

Les forces russes ont procédé avec succès au test d'un missile de croisière hypersonique en mer de Barents, a annoncé mercredi le chef d'état-major des forces russes en visioconférence avec Vladimir Poutine.

L'annonce du général Valeri Guerassimov coïncide avec le 68e anniversaire du président russe.

L'essai du missile Tsirkon a été mené mardi depuis l'Amiral-Gorchkov, une frégate de la marine russe, a précisé le général Guerassimov.

Il a ajouté que le missile avait atteint sa cible, située à 450 kilomètres, en quatre minutes et demie, à une vitesse supérieure à Mach 8.

Ce succès, a commenté Vladimir Poutine cité par l'agence de presse Interfax, va contribuer à assurer la sécurité de la Russie pour de nombreuses années.

«C'est un événement majeur non seulement pour les forces armées, mais aussi pour toute la Russie, pour tout le pays», s'est félicité le chef du Kremlin.

En juin dernier, le président russe avait annoncé que la Russie serait bientôt en mesure de contrer les armes hypersoniques développées par d'autres pays, Etats-Unis en tête.

Il avait ajouté que la Russie était devant son rival américain dans la mise au point de ce type d'armements.

Le test du missile Tsirkon survient également dans un contexte de tensions avec les Etats-Unis sur le contrôle des armes.

Le nouveau traité START de limitation des arsenaux nucléaires des deux pays expire en février prochain.

Les missiles hypersoniques qui se déplacent à une vitesse plusieurs fois supérieure à la vitesse du son suivent une trajectoire plus basse et plus aplatie que les missiles balistiques classiques.

Leur déplacement est également moins prévisible.

Moscou a déployé l'an dernier ses premiers missiles hypersoniques à capacité nucléaire.

Selon un rapport du Service de recherche du Congrès américain, les Etats-Unis développent des armes hypersoniques depuis le début des années 2000.

En août dernier, sur la base aérienne Edwards en Californie, l'US Air Force et Lockheed Martin ont mené avec succès un essai en vol de leur futur missile hypersonique AGM-183A.

https://french.alahednews.com.lb/37079/340


 

LA RUSSIE PRETE A VENDRE DES S-400 A L'IRAN DES LE 18 OCTOBRE MALGRE LES MENACES DE SANCTIONS US

Un système de défense antiaérienne S-400 (image d'illustration)

La Russie est prête à vendre des S-400 à l’Iran dès le 18 octobre, en dépit des menaces de sanctions US

© Sputnik . Vitali Ankov

DÉFENSE

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Après l’expiration de l’embargo imposé par l’Onu sur les ventes d'armes à l’Iran, la Russie est prête à étudier les propositions de Téhéran quant à l’achat d’armes, notamment de systèmes de défense antiaérienne S-400 sans se soucier des sanctions américaines, indique au quotidien Resalat l’ambassade russe à Téhéran.

Moscou n’aura «aucun problème» à vendre à Téhéran des systèmes de défense antiaérienne S-400 à partir du 18 octobre, date de l’expiration de l’embargo imposé par l’Onu sur les ventes d'armes à la République islamique, a déclaré Levan Dzhagarian, ambassadeur russe à Téhéran, dans une interview accordée le 4 octobre au quotidien iranien Resalat.

«Comme vous le savez, des S-300 [systèmes de missiles antiaériens, ndlr] ont été livrés [en Iran, ndlr]. La Russie n'a aucun problème avec la fourniture de S-400, et ce n'était pas un problème dès le début», a-t-il indiqué au quotidien.

Le diplomate note que Moscou n'a pas peur des menaces de Washington:

«Si l'Iran a certaines propositions pour l'achat d'armes russes, elles peuvent être soigneusement étudiées après le 18 octobre».

Échec aux Nations unies

 

 

Missile iranien

© AP PHOTO / AMIR KHOLOUSI/ISNA

L’Iran parmi «les cinq premières puissances mondiales» aérospatiales, affirme le président du Parlement iranien

Bien que le Conseil de sécurité de l'Onu n'ait pas soutenu à la mi-août le projet de résolution américain concernant la prolongation de l'embargo sur les ventes d'armes à l'Iran, l'administration Trump a menacé de punir tout pays violant les sanctions internationales que Washington estime être en vigueur.

 

Dans le cadre de leur projet les États-Unis ont exigé que Téhéran suspende toute activité liée à l'enrichissement de l'uranium.

L'Organisation de l'énergie atomique d'Iran a quant à elle annoncé ses projets d'augmenter les capacités d'enrichissement jusqu'à 190.000 unités de travail de séparation (un indicateur du fonctionnement des centrifugeuses). Téhéran affirme que son intention ne dépasse pas le cadre de l'accord sur le nucléaire.

Plan d'action sur le nucléaire iranien

En juillet 2015, l'Iran et six médiateurs internationaux (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu plus l'Allemagne) sont parvenus à un accord historique sur le règlement du problème du nucléaire iranien.

Les pourparlers qui avaient duré pendant plusieurs mois ont abouti à l'adoption d'un Plan global d'action conjoint dont l'exécution devait conduire à lever toutes les sanctions économiques et financières imposées à l'Iran par le Conseil de sécurité, les États-Unis et l'Union européenne.

En vertu de ce document, l'embargo sur les ventes d'armes à l'Iran devait être levé pendant cinq ans, mais les livraisons d'armes à Téhéran devaient avoir lieu avec l'approbation du Conseil de sécurité.

L'accord a duré moins de trois ans: en mai 2018, les États-Unis en sont sortis unilatéralement et ont annoncé le rétablissement des sanctions.

https://fr.sputniknews.com/defense/202010051044527818-la-russie-est-prete-a-vendre-des-s-400-a-liran-des-le-18-octobre-en-depit-des-menaces-de-sanctions/