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QUE CRAINT POUTINE ? UN CANDIDAT DU PARTI COMMUNISTE INTERDIT DE SE PRESENTER AUX ELECTIONS DE LA DOUMA

Par Le 27/07/2021

26 Juillet 2021

Lundi 26 juillet 2021
Que craint Poutine ? Un candidat du Parti communiste interdit de se présenter aux élections de la Douma


Pavel Grudinin, candidat du PCFR

Près de deux mois avant les élections législatives en Russie, la Commission électorale centrale a interdit à Pavel Grudinin, candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR), de participer au vote. 
Grudinin, qui a remporté 12 % des voix lorsqu'il a défié Vladimir Poutine lors de l'élection présidentielle de 2018, a été exclu d'une liste de candidats parce que le bureau du procureur avait découvert qu'il détenait des actions dans une société étrangère, ont rapporté les agences de presse. 


Le candidat du Parti communiste, connu pour être à la tête d'une coopérative agricole (Lenin State Farm), a nié avoir des actifs étrangers et a lié sa disqualification par la commission électorale centrale à la possibilité pour les partis d'opposition d'afficher un résultat fort en septembre, a rapporté Interfax.

De son côté, le président du PCFR, Gennady Zyuganov, a dénoncé la décision de la commission électorale centrale, la qualifiant de "représailles éhontées, mesquines et sales", et a promis de faire appel de la décision auprès de la Cour suprême,

Comme l'a rapporté Reuters, un récent sondage d'opinion a montré que les communistes et d'autres partis d'opposition pourraient constituer une menace pour la domination du parti Russie Unie de Poutine à la Douma d'État, la chambre basse de la Russie, lors des prochaines élections.

"Le parti (communiste) est un parti d'opposition", a déclaré Grudinin, cité par Interfax. "Quelqu'un a peur de l'effet important que pourrait avoir une union des forces de gauche".

source : http://www.idcommunism.com/2021/07/what-does-putin-fear-communist-party-candidate-banned-from-running-in-duma-elections.html

Tag(s) : #Russie#PCFR#Communiste

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SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE DEMENT TOUT ISOLEMENT DE LA RUSSIE, RAPPELANT QUE L’OCCIDENT N’EST QU’UNE PARTIE TRES MINORITAIRE DU MONDE

Par Le 08/07/2021

Sergueï Lavrov

Lavrov dément tout isolement de la Russie, rappelant que l’Occident n’est qu’une partie très minoritaire du monde

© Sputnik . Le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères

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12:44 08.07.2021URL courte

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Intervenant à l’université fédérale d’Extrême-Orient ce jeudi 8 juillet, le ministre russe des Affaires étrangères a assuré que le nombre d’amis de Moscou grandissait sans cesse et qu’il n’en était rien de l’isolement de la Russie dont on parle constamment en Occident.

Sergueï Lavrov a démenti les affirmations de l’Occident sur l’isolement de la Russie lors d’une conférence donnée à l’université fédérale d’Extrême-Orient ce jeudi 8 juillet.

Le ministre assure que les rangs de ses amis grossissent constamment bien que «les États-Unis et leurs alliés tentent activement de l’empêcher».

Les liens avec les pays comptant 80% de la population mondiale

«Nous renforçons nos liens avec la majorité écrasante des États étrangers en Eurasie, en Amérique latine et en Afrique, y compris avec nos alliés et partenaires les plus proches dans l’Organisation du traité de sécurité collective, la Communauté des États indépendants, l’Union économique eurasiatique, l’Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS», expose-t-il.

En somme, selon lui, des pays qui représentent plus de 80% de la population du globe.

«Aussi est-il évidemment clair à toute personne impartiale qu’il n’est question d’aucun isolement de la Russie, isolement que l’Occident rabâche pourtant», avance le chef de la diplomatie russe.

La Russie, un partenaire qui tient sa parole

Il a ajouté que les initiatives russes dans l’arène internationale ne dépendaient pas des cycles électoraux et de la conjoncture politique ou autre.

Pour Sergueï Lavrov, la politique à long terme approuvée par Vladimir Poutine revêt un caractère stratégique qui dote Moscou d’un avantage concurrentiel important. Une telle approche permet à la Russie de renforcer son image de partenaire sûr, prévisible et fort qui tient sa parole.

Faire partie d’une communauté régie par la justice

Le même sujet a été évoqué par le ministre dans son grand entretien à Sputnik en avril dernier lors duquel il a souligné que la Russie n’optait pas pour l’isolement et voulait faire partie de la communauté internationale, «mais une communauté internationale qui est régie par la justice et la démocratie».

Il a précisé que le seul souhait était de «conserver les principes de la Charte de l’Onu en vertu de laquelle tous sont égaux et tous doivent s’entendre».

https://fr.sputniknews.com/russie/202107081045849612-lavrov-dement-tout-isolement-de-la-russie-rappelant-que-loccident-nest-quune-partie-tres/

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KARINE BECHET-GOLOVKO : LA RESISTANCE S’ORGANISE A MOSCOU CONTRE LA DICTATURE DU COVID

Par Le 29/06/2021

La résistance s’organise à Moscou contre la dictature du Covid

Par Karine Bechet-Golovko

Mondialisation.ca, 28 juin 2021

Russie Politics 25 juin 2021

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Alors que la Russie avait eu la sagesse toutes ces années de ne pas tomber dans l’erreur faite en Occident de la confrontation des élites et de la population, le tsunami du Covid semble tout noyer sur son passage et les élites russes s’engagent, certaines avec fanatisme comme à Moscou, d’autres par faiblesse, sur la voie de la dictature globale covidienne. Mais la population russe n’est pas prête, comme l’histoire l’a montré, à se rendre sans se battre, à abandonner sa terre et sa civilisation, ses enfants aux intérêts globalistes. La résistance s’organise. Un appel est lancé, pacifiquement, mais fortement, aux dirigeants contre la vaccination obligatoire, il serait bon qu’ils se souviennent qu’ils ne pourront gouverner (longtemps) contre leur peuple.

Le lancement de la vaccination obligatoire à partir de Moscou, mouvement qui contamine petit à petit le territoire de ce grand pays, ne se déroule pas aussi facilement que prévu. Simplement, le fait de devoir menacer de priver d’accès aux soins courants dans les hôpitaux ou de perdre son travail ne devrait pas être nécessaire si la population était favorable au tout-vaccin. Or, ne serait-ce qu’à l’université de Moscou, nous avons droit à un à deux coups de téléphone par semaine, pour nous demander si nous sommes déjà vaccinés, quand nous pensons nous vacciner, pourquoi nous ne sommes pas encore vaccinés, si nous sommes bien au courant qu’il faut se vacciner, etc. Mais les personnes qui appellent sont mal à l’aise et, maintenant, souvent remplacées par des robots.

Très rapidement, alors que le pouvoir fédéral soutient du bout des doigts, sans trop vouloir se salir les mains à la veille des élections législatives, l’Ombudsman fédéral Tatiana Moskalkova s’est prononcée contre la vaccination obligatoire, ce qui est sa position constante. Elle a déclaré recevoir beaucoup de requêtes de citoyens se plaignant de discriminations fondées sur la vaccination contre le Covid :

« Par exemple, la compagnie Norilsky Nikel a prévenu tous ses employés que s’ils ne se vaccinaient pas, ils n’iraient nulle part pour les congés d’été et qu’ils n’auraient pas de prime. Et il y a un nombre très important de plaintes de ce genre, de menaces de priver de primes, de mise à la porte … »

Elle estime à juste titre que stimuler la vaccination par ces procédés liberticides n’est pas « un jeu honnête ». La manière dont il est prévu de « protéger la société » provoque, selon ses propres termes, une « psychose de masse, la peur des gens d’être forcé ».

A l’Université d’Etat de Moscou, l’ancien président du Syndicat de la faculté de droit, de son côté, lui, a soulevé la question de l’illégalité de la vaccination obligatoire contre le Covid, en l’état actuel de la législation fédérale. Il a envoyé un courrier officiel au Recteur de l’Université, V. A. Sadovnitchny, ainsi qu’à tous les membres du Conseil scientifique, remettant en cause le bien-fondé légal de l’obligation faite aux enseignants de se vacciner contre le Covid. Rappelons qu’en plus de la pression sans précédent ainsi exercée sur le corps enseignant, le Recteur a également lancé l’idée de conditionner l’accès aux cours à la rentrée pour les étudiants à leur vaccination.

Et, en effet, la population n’est pas pressée de se faire vacciner. Ceux qui étaient convaincu l’on déjà fait, mais la grande majorité n’en voit pas la nécessité, surtout quand le ministre de la Santé prévoit une revaccination obligatoire tous les 6 mois contre le Covid en phase d’épidémie (qui semble éternelle). Certains sont prêts à jouer le jeu en achetant un certificat de vaccination et le business se développait tellement bien de l’Agence de surveillance des communications, Roskomnadzor, a fermé plus de 150 sites qui vendaient ces sésames pour le nouveau monde. Des vendeurs individuels ont également été interpellés.

Il est vrai que la situation devient de plus en plus radicale, avec le lancement des essais de vaccins à Moscou sur les adolescents de 12 à 17 ans cet été. Pour voir … si, en toute logique, ensuite, il ne serait pas possible de rendre la vaccination obligatoire pour eux aussi. Des pétitions en ligne circulent contre la vaccination obligatoire, soulignant la violation massive et directe des droits par, principalement, le maire de Moscou Sobianine et Popova (qui est à la tête de la « lutte contre le Covid » dirigée par l’Agence de surveillance de la consommation – sic) et demande la démission de leur fonction de ces personnes, ainsi qu’une enquête soit confiée au FSB et au Comité d’enquête sur les actions de ces gens et de leurs partenaires. Il est demandé de mettre fin à la vaccination obligatoire et à la propagande, qui la porte, afin de mettre un terme à l’hystérie dans les médias. Il est également demandé que des études sérieuses et indépendantes des groupes pharmaceutiques sont conduites sous l’égide du ministère de la Santé, notamment pour soigner les gens.

Mais comme l’on ne combat pas dans le virtuel un danger qui est dans le réel, le 23 juin, une action a été organisé dans tout le pays. Une action réelle, visant à aller déposer des requêtes à son député, en tout cas à ceux qui ne profitent pas du Covid pour ne plus recevoir les gens. Marina Vassileva, l’une des quelque trois cents personnes, qui ont pris part à cette action à Moscou, nous explique la raison d’être de cette démarche :

« Ce n’était pas une action contre la vaccination, mais contre la vaccination obligatoire. Nous voulions faire parvenir l’opinion des gens aux dirigeants. Sobianine ne reçoit plus les Moscovites en raison de la situation épidémiologique, l’accès à la permanence présidentielle est fermé jusqu’à fin juillet. Mais Russie Unie a ouvert une nouvelle permanence et a appelé tout le monde à venir avec ses requêtes. Nous sommes donc venus. Nous voulions montrer des gens bien vivants, car suite à nos commentaires sur les sites, suite à nos courriers électroniques, nous n’avons entendu qu’une seule réaction : ce sont des robots. »

Voici ses photos pour illustrer l’action :

 

Ainsi, le 23 juin à Moscou les gens se sont réunis, beaucoup avec des enfants, devant la permanence de Russie Unie dénommée « Soutien social », certains avec des tee-shirts portant une étoile jaune et le mot « Encore? », afin de rappeler la distinction sous le nazisme entre les personnes saines et les autres, qui devaient être marquées, d’autres avec le slogan « réponse immune ». Difficile de dire le nombre précis de personnes, d’une centaine à 300 selon les sources. Tout d’abord, personne n’a réagi, ensuite la police est venue pour leur demander d’enlever ces tee-shirts, mais quand les gens ont expliqué qu’ils venaient déposer une adresse à leur député, les policiers sont revenus en position d’observation. Les membres de Russie Unie, calfeutrés, pendant une demi-heure ont observé par les fenêtres ce qui se passait dans la rue. Finalement, quelqu’un est sorti … évidemment pour rappeler les règles sanitaires. Quand les fonctionnaires n’ont plus rien à dire, ils vous demandent le masque ou la distance, pour obliger à la soumission et reprendre consistance. Au début, il a dit d’attendre, qu’il faudra entrer un par un. Mais le nombre grossissait … Finalement, un représentant de Russie Unie est sorti, a récupéré le paquet de signatures et a déclaré que la permanence, d’un coup d’un seul, ne recevait personne, ils travaillaient … virtuellement. Virtuel, dans tous les sens du terme. Et à distance – des gens.

 

La réaction de la population est saine : elle demande le retour à l’état de droit, le retour au fonctionnement normal, national, des institutions, le retour à la rationalité. Espérons qu’elle sera entendue et que les élites dirigeantes russes se rappelleront que la Russie n’a pour seul soutien que son peuple et son armée. Sinon elle n’est plus. Et la globalisation par le Covid est un test de résistance qu’elle n’a pas le droit de perdre.

A quoi cela servait-il de détruire son pays au nom du libéralisme, si c’est pour se dissoudre dans une dictature globale, inhumaine et amorale ?

Karine Bechet-Golovko

La source originale de cet article est Russie Politics

Copyright © Karine Bechet-GolovkoRussie Politics, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-resistance-sorganise-a-moscou-contre-la-dictature-du-covid/5657852

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LE SOMMET DE L’OTAN A MADRID DEMONTRE L’AGRESSIVITE DE L’OTAN A L’EGARD DE LA RUSSIE

Par Le 29/06/2022

Le sommet de Madrid confirme l’agressivité de l’Otan à l’égard de la Russie

Le sommet de Madrid confirme l’agressivité de l’Otan à l’égard de la Russie

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Par AlAhed avec AFP

Le sommet de l'Otan à Madrid démontre l'agressivité de l'Alliance à l'égard de la Russie, a estimé mercredi 29 juin le vice-ministre russe des Affaires étrangères, qualifiant en outre l'élargissement à la Finlande et à la Suède de «profondément déstabilisateur».

«Le sommet de Madrid consolide le cap d'un endiguement agressif de la Russie par le bloc» atlantique, a dit aux agences russes le vice-ministre Sergueï Riabkov. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a dit mercredi considérer la Russie comme «une menace directe» pour la sécurité de la coalition militaire occidentale.

Elargissement de l'OTAN

Le président américain Joe Biden a d'ores et déjà annoncé que les États-Unis allaient «renforcer leur positionnement militaire en Europe». Les Occidentaux ont décidé de renforcer leurs moyens militaires parce que la Russie a lancé en février une opération militaire contre son voisin, l'Ukraine. Cette opération a aussi conduit la Finlande et la Suède à demander à entrer dans l'Otan, des adhésions qui doivent être actées au sommet de Madrid, renforçant l'Alliance aux frontières russes.

«Nous considérons l'élargissement de l'alliance comme étant profondément déstabilisateur pour les affaires internationales. Cela ne renforce ni la sécurité de ceux qui élargissent, ni celle de ceux qui adhèrent, ni celle encore de ceux qui considèrent l'alliance comme une menace», a estimé Sergueï Riabkov. L'assaut russe contre l'Ukraine a notamment été justifié en Russie par la nécessité de repousser l'influence de l'Otan de ses frontières. Aujourd'hui, les pays de l'alliance arment Kiev pour combattre l'armée russe.

https://french.alahednews.com.lb/44681/321

russie ukraine otan

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DU MYTHE DU DEFAUT DE PAIEMENT DE LA RUSSIE A L'ECROULEMENT DU SYSTEME FINANCIER GLOBALISE

Par Le 28/06/2022

mardi 28 juin 2022

Du mythe du défaut de paiement de la Russie à l'écroulement du système financier globalisé

 

Alors que les Etats-Unis ont tout fait pour empêcher la Russie de payer sa dette, elle a envoyé les fonds ... seulement les institutions financières étrangères ont reçu l'interdiction américaine de les reverser aux créditeurs et se sont écrasées. Qui est en défaut, celui qui paie ou celui qui empêche le paiement ? Les Etats-Unis sont allés tellement loin, que même les médias français n'arrivent pas à le digérer. Car la question maintenant qui se pose, est celle de la fiabilité des Etats-Unis comme partenaire financier : vont-ils mettre en défaut de paiement tout pays, qui ne serait pas suffisamment vassalisé ? Ce sont des méthodes de mafieux. Et le système financier global actuel n'est qu'un instrument de cette mafia, comme il vient de le montrer.

Pour provoquer le défaut de paiement de la Russie, les Etats-Unis ont interdit aux organismes financiers de traiter le paiement effectué par la Russie, dans les temps. Ainsi, l'argent est bloqué, n'est pas transféré aux créditeurs et les agences et médias américains peuvent enfin parler de l'efficacité de leurs sanctions, qui n'ont pas permis à la Russie de payer ses dettes. 

Bloomberg avait lancé le mouvement :

Le discours est posé, je cite Bloomberg :

"La Russie a fait défaut sur ses obligations souveraines extérieures pour la première fois en un siècle, point culminant de sanctions occidentales toujours plus sévères qui ont fermé les voies de paiement aux créanciers étrangers."

Et le New York Times reprend la même ligne, la ligne officielle américaine :

"La Russie a raté dimanche une date limite pour effectuer les paiements d'obligations, une décision signalant son premier défaut de paiement sur la dette internationale en plus d'un siècle, après que les sanctions occidentales ont contrecarré les efforts du gouvernement pour payer les investisseurs étrangers. Ce délai s'ajoute aux efforts visant à isoler Moscou des marchés mondiaux des capitaux pendant des années. Environ 100 millions de dollars de paiements d'intérêts libellés en dollars et en euros n'ont pas pu parvenir aux investisseurs dans un délai de grâce de 30 jours après le non-respect de la date limite du 27 mai. Le délai de grâce a expiré dimanche soir."

De son côté, les médias français tiennent un discours plus en nuances, insistent plus sur le fait que la Russie a payé et que les paiements ont été bloqués, comme BFM qui contrairement à son habitude diffuse largement la position russe sur la question :

"Les systèmes internationaux de paiements et de compensations ont obtenu les fonds dans les temps et en totalité et avaient les moyens légaux et financiers de transférer les fonds en question aux destinataires finales", a dénoncé le ministère russe des Finances.

Le Figaro titre même que la Russie a été poussée à un défaut de paiement artificiel, reprenant la position du ministère russe des Finances :

 

L'agence Moody's, la voix de son maître, insiste elle sur le défaut de paiement - peu importe les raisons, les créditeurs n'ont pas reçu les fonds, donc il y a défaut de paiement. Et comme la Russie prévoit de payer le reste en rouble, il y aura encore défaut de paiement. Derrière l'excès de formalisme, l'on sent la ligne idéologique : il ne peut y avoir de vie en dehors du monde global, la Russie étant sortie de la globalisation, ne peut exister, l'on doit donc la décréter en défaut.

 

De son côté, la position du ministère russe des Finances est très claire, elle s'appuie sur la notion de défaut de paiement  : 

"Selon la documentation d'émission pour les émissions indiquées, le fait de défaut est le défaut de paiement du débiteur (failure to pay), cependant le paiement a été effectué en avance - le 20 mai 2022. Dans ce cas, la non-réception de l'argent par les investisseurs ne s'est pas produite par suite d'un défaut de paiement, mais du fait de tiers, ce qui n'est pas expressément prévu dans la documentation d'émission comme un cas de défaillance et doit être considérée dans le cadre des règles générales de droit régissant les termes de l'émission, compte tenu de toutes les circonstances et de la bonne foi des actes des parties"

Autrement dit, la Russie ne peut être tenue responsable des actes commis par des structures financières ne se trouvant pas sous sa juridiction. Ainsi, la Russie n'est pas dans une situation comparable à celle de 1918 : elle a les moyens de payer, malgré les sanctions occidentales et elle a payé. C'est le système financier globalisé, qui vient de s'écrouler devant nos yeux, car il n'est plus à même de garantir les droits des créanciers.

La question qui commence à se poser est finalement celle de la fiabilité des Américains et de leurs structures financières de poche, qui peuvent être lancées contre tout pays, à partir du moment où celui-ci n'est pas suffisamment soumis. Les "partenaires" occidentaux des Etats-Unis, à savoir leurs pays satellites (du point de vue américain), devraient sérieusement se poser la question : ont-ils réellement besoin de cela ? Ce qui arrive avec la Russie peut arriver avec chacun d'entre eux, si les circonstances l'exigent. C'est-à-dire si l'intérêt atlantiste global est en jeu. 

 

 

 

 

Publié par à 10:28 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/06/du-mythe-du-defaut-de-paiement-de-la.html#more

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LA RUSSIE FAIT TREMBLER LE FMI

Par Le 25/06/2022

Dette étrangère russe payée en rouble ? Les banques US appellent au secours

Saturday, 25 June 2022 6:10 PM  [ Last Update: Saturday, 25 June 2022 6:10 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Département du Trésor des États-Unis. (Archives)

Plus d'une douzaine de grandes banques et gestionnaires d'actifs américains ont demandé à l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor des États-Unis d’importantes concessions par rapport aux sanctions contre la Russie.

Vendredi 24 juin, Bloomberg a rapporté que 13 banques et gestionnaires d'actifs avaient demandé à l'OFAC d'autoriser temporairement les crédits default swaps (CDS) sur les obligations d'État russes.

La demande fait référence à des échanges qui permettent aux investisseurs, pariant sur le défaut de paiement de Moscou, de se faire payer ce qui leur est dû et d'échanger leurs obligations.

Les États-Unis ont imposé des sanctions aux banques russes, interdisant les investissements dans le pays suite à l'opération militaire de ces dernières en Ukraine.

L’interdiction d'acheter des titres russes sur les marchés secondaires, imposée par l'OFAC au début du mois, rend difficile pour les institutions financières américaines d'effectuer des transactions de CDS sur des obligations d'État russes.

Coup d'État russe contre le FMI!

Coup d'État russe contre le FMI!

Le rouble atteint son plus haut niveau depuis 5 ans.

Le Comité de détermination des dérivés de crédit (CDDC) est en négociation avec l'OFAC et une décision finale pourrait intervenir après la fin du sommet du Groupe des Sept (G-7) ce week-end, ont rapporté les médias citant des sources proches du déroulement des événements.

Le président russe Vladimir Poutine a signé mercredi un décret instaurant une procédure temporaire de remboursement de la dette publique extérieure. Selon ce plan, les obligations seront remplies sous forme de paiement en roubles.

Le ministère russe des Finances a confirmé que si Moscou n'est pas en mesure de payer en devise étrangère, il paiera ses obligations en euro-obligations et en sa monnaie nationale afin de défendre sa crédibilité et sa réputation en tant qu’un emprunteur crédible et fiable.

Le ministère a affirmé à plusieurs reprises que Washington tentait d'organiser un défaut de paiement artificiel parce que la Russie avait les fonds nécessaires pour payer ses dettes.

« Premier monde » a faim !

« Premier monde » a faim !

Sanctions US contre la Russie ou la fabrique de la famine

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/25/684528/Russie-dapartement-Tresor-USA

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LE BLOCUS DE LA BALTIQUE PAR L'OTAN OUVRE UN NOUVEAU FRONT DANS LA GUERRE CONTRE LA RUSSIE

Par Le 23/06/2022

Le blocus de la Baltique par l’OTAN ouvre un nouveau front dans la guerre contre la Russie

 

23 Juin 2022

  

Noam Chomsky le disait, les parties engagées dans la guerre en Ukraine ont le choix entre la diplomatie ou la poursuite des hostilités, avec des conséquences terribles pour toute l’humanité. L’Occident poursuit sur la deuxième voie. La Lituanie, membre de l’OTAN, vient d’imposer un blocus des marchandises entre la Russie et l’enclave russe de Kaliningrad. Un pas de plus vers l’escalade. Confrontés de toutes parts à la crise économique et une montée en puissance des mouvements sociaux, les dirigeants de l’OTAN cherchent-ils à sauver leur peau en sacrifiant celle du peuple dans une nouvelle guerre mondiale? (IGA)

Lundi, la Lituanie, un État balte membre de l’OTAN, a imposé un blocus effectif à l‘encontre de la Russie, empêchant le transport de nombreuses marchandises, dont l’acier et le charbon, entre la Russie et l’enclave russe de Kaliningrad.

Traditionnellement, l’imposition d’un blocus est considérée comme un acte de guerre. Par cette provocation irresponsable, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN cherchent à pousser la Russie à une attaque militaire contre un pays de l’OTAN, ce qui entraînerait l’invocation de l’article V de la Charte de l’OTAN et une guerre totale avec la Russie.

Confrontés à une série de revers militaires sur le terrain en Ukraine, les États-Unis, l’OTAN et les puissances européennes cherchent à ouvrir au nord un nouveau front dans la guerre.

Les responsables lituaniens ont laissé entendre que la décision d‘effectuer un blocus contre la Russie fut prise en étroite concertation avec les autres membres de l’OTAN et Washington. «Ce n’est pas la Lituanie qui fait quelque chose, ce sont les sanctions européennes qui ont commencé à opérer», a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis.

En réponse au blocus, le ministère russe des Affaires étrangères a averti sans détours: «Le transit de marchandises entre la région de Kaliningrad et le reste de la Fédération de Russie via la Lituanie doit être entièrement rétabli dans un avenir proche, sinon la Russie se réserve le droit de prendre des mesures pour protéger ses intérêts nationaux».

Un sévère avertissement est ici nécessaire. Les États-Unis et les puissances européennes, qui tous sont aux prises avec une véhémente crise économique, sociale et politique et craignent la montée d’un mouvement social de la classe ouvrière, suscitent de façon irresponsable l’escalade d’une guerre où on risque d’utiliser des armes nucléaires.

L’imposition d’un blocus à la Russie par un membre de l’OTAN intervient quelques jours seulement après une suite de déclarations hautement provocatrices de la part de dirigeants militaires et civils européens.

Dans un message interne adressé aux militaires, Sir Patrick Sanders, le chef d’état-major britannique des armées a déclaré: «Il existe à présent l’impératif brûlant de forger une armée capable de se battre aux côtés de nos alliés et de vaincre la Russie au combat». Dans une allusion glaçante à la Première et à la Seconde Guerre mondiale, il a conclu: «Nous sommes la génération qui doit préparer l’armée à combattre une fois de plus en Europe».

S’adressant au journal allemand Bild am Sonntag, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré: «Nous ne devons pas cesser de soutenir l’Ukraine… nous devons nous préparer au fait que cela pourrait prendre des années».

Écrivant samedi dans le Timesde Londres, le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé l’OTAN à «terminer cette guerre selon les termes énoncés par le président Zelensky», c’est-à-dire à reconquérir le Donbass et une Crimée que la Russie considère comme faisant partie de son territoire.

Dans une autre menace à glacer le sang, Ingo Gerhartz, chef de l’armée de l’air allemande, a déclaré que l’Allemagne devait être prête à utiliser des armes nucléaires: «Nous avons besoin à la fois des moyens et de la volonté politique pour mettre en œuvre la dissuasion nucléaire».

Des centaines de soldats ukrainiens meurent déjà chaque jour. Que signifierait pour le Royaume-Uni et d’autres pays européens de combattre «aux côtés» des forces ukrainiennes dans une guerre contre la Russie et que ce conflit dure «des années»?

Les responsables européens parlent d’une guerre qui s’étendrait à l’ensemble du continent européen, avec des centaines de milliers ou des millions de morts. Toute l’Europe doit être transformée en énorme champ de bataille.

Qui a décidé qu’une nouvelle génération de jeunes européens devait être envoyée mourir en masse dans les tranchées? Qui a demandé au public si la Première Guerre mondiale devait être répétée?

Ces déclarations démentent l’affirmation des États-Unis et des puissances de l’OTAN qu’ils ne mènent pas de guerre contre la Russie. Cette assertion, accompagnée de la déclaration qu’il est «peu probable» que la Russie utilise des armes nucléaires, est une tentative désespérée d’endormir la population pendant que les gouvernements l’embarquent dans une guerre qui menace de tuer des millions de gens.

Tout dernier prétexte pour enflammer encore plus la guerre, Josep Borrell, le plus haut responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, a accusé la Russie de crimes de guerre pour avoir soi-disant empêché l’Ukraine d’exporter des céréales. Rompre le «blocus» des exportations de céréales sert de prétexte à une opération, d’abord proposée par l’amiral James G. Stavridis, pour provoquer une bataille navale entre navires de guerre de l’OTAN et de la Russie en mer Noire.

L’enclave balte de Kaliningrad a été successivement, de 1525 à 1945, sous contrôle polonais, prussien et allemand. Après la Seconde Guerre mondiale, elle a été annexée par l’Union soviétique. Kaliningrad est le seul port russe de la mer Baltique libre de glace toute l’année et il est crucial pour le maintien de la flotte russe dans la Baltique. Des responsables polonais, dont l’ex-commandant de l’armée de terre polonaise, ont affirmé que Kaliningrad faisait partie de la Pologne.

Dans les États baltes de Lettonie, Lituanie et Estonie, de puissants mouvements de droite occupent des postes gouvernementaux dominants. Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Landsbergis, est le petit-fils de Vytautas Landsbergis, qui a fondé le mouvement d’extrême droite Sąjudis et préconisé l’interdiction de tous les symboles du socialisme.

Le dernier cabinet estonien comprenait le Parti populaire conservateur fasciste d’Estonie dont le ministre de l’Intérieur s’est photographié plusieurs fois en train de faire le geste des suprémacistes blancs. Le gouvernement actuel de la Lettonie a pris ses ministres de l’Économie, de la Culture et de l’Agriculture dans l’Alliance nationale, fasciste et fanatiquement anti-russe.

Ces petits États politiquement instables, dominés par l’extrême droite, reçoivent carte blanche et soutien politique de la part des puissances impérialistes pour provoquer une guerre avec la Russie.

Les actions des puissances de l’OTAN montrent un degré stupéfiant d’irresponsabilité qui ne peut s’expliquer uniquement par les revers militaires subis par l’Ukraine.

Tous les pays impérialistes font face à une crise économique et sociale pour laquelle ils n’ont pas de solution. La pandémie de COVID-19, qui a tué plus de 20  millions de personnes dans le monde, s’accélère dans sa troisième année. Les gouvernements des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne sont en proie à la crise et à l’instabilité. Partout dans le monde, le coût de la vie devient incontrôlable.

Afin d’imposer le coût de la crise inflationnaire à la classe ouvrière, la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales s’efforcent de faire monter le chômage en augmentant les taux d’intérêt, déclenchant ainsi une liquidation de tous les actifs financiers qui est, dans une certaine mesure, sans précédent depuis la Grande Dépression.

La crise inflationnaire pousse les travailleurs à une lutte dont la manifestation la plus visible est la grève du rail britannique, commencée hier. Dans l’histoire, les classes dirigeantes se sont servi de la guerre pour détourner l’attention vers l’extérieur et de l’effort de guerre comme d’un prétexte pour réprimer les grèves et l’opposition de la classe ouvrière.

La réaction du gouvernement Poutine est une totale banqueroute. Poutine croit que par la surenchère militaire, il peut conclure avec les puissances impérialistes un accord permettant une répartition plus égale du pouvoir dans le monde. Il croit qu’en faisant pression sur les «partenaires occidentaux» de la Russie, il serait possible de parvenir à un certain règlement du conflit.

Mais il ne peut y avoir de règlement pacifique de la crise mondiale qui a conduit à la guerre en Ukraine. Les puissances impérialistes sont déterminées à soumettre et à dépecer la Russie et la Chine. Elles se livrent à une série de provocations risquant de déclencher une guerre nucléaire qui mettrait fin à la civilisation. Toute escalade militaire de Poutine en réaction, comme l’invasion de l’Ukraine, ne peut que produire un bain de sang faisant le jeu des puissances impérialistes.

Il n’y a pas de solution militaire à la crise actuelle, qui ne peut pas en fin de compte être résolue dans le cadre du système de l’État-nation. La guerre est la forme la plus avancée d’une crise qui frappe l’ensemble de la société capitaliste.

Dans la mesure où il existe une issue à ce désastre, elle viendra de l’intervention de la classe ouvrière. Alors que les travailleurs entrent en lutte contre la hausse du coût de la vie, ils doivent chercher à lier leurs luttes au plan international à la lutte contre la guerre impérialiste. Comme la pandémie de COVID-19, la troisième guerre mondiale, qui a déjà commencé, ne peut être stoppée que par l’intervention consciente d’une classe ouvrière mobilisée sur la base d’une perspective socialiste.

 

Source: WSWS

https://www.investigaction.net/fr/le-blocus-de-la-baltique-par-lotan-ouvre-un-nouveau-front-dans-la-guerre-contre-la-russie/

Dans RUSSIE

POUTINE : LE VIEUX MONDE EST FINI

Par Le 23/06/2022

Le vieux monde est fini – Principaux enseignements du discours de Poutine, 17 juin 2022


Arrêt sur info — 18 juin 2022

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Le Président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors d’une session plénière du 25e Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) à Saint-Pétersbourg, en Russie. © Sputnik / Pavel Bednyakov

Le vieux monde est fini : Principaux enseignements du premier grand discours de Vladimir Poutine depuis l’offensive militaire russe en Ukraine.

RTt.com – 17 juin 2022

Le dirigeant russe a enterré l’ancien ordre mondial et exposé sa vision de l’avenir de la Russie et du monde dans un discours clé.

De nouveaux centres de pouvoir ont émergé, l’ordre mondial unipolaire ne reviendra pas et le mode de pensée « colonial » a échoué, a déclaré vendredi le Président russe Vladimir Poutine au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), dans ce que le Kremlin a décrit comme un discours « extrêmement important ».

L’ancien ordre mondial a disparu avec le vent

Lorsque les États-Unis ont déclaré leur victoire dans la guerre froide, les Américains se sont désignés comme les « messagers de Dieu sur terre », avec des intérêts qui devaient être considérés comme sacrés et sans obligations, a déclaré M. Poutine au public du SPIEF. De nouveaux centres de pouvoir ont depuis lors émergé, et ont le droit de protéger leurs propres systèmes, modèles économiques et souveraineté.

Ces « changements véritablement révolutionnaires et tectoniques dans la géopolitique, l’économie mondiale, la sphère technologique et l’ensemble du système des relations internationales » sont « fondamentaux, cruciaux et inexorables », a déclaré M. Poutine. « Et c’est une erreur de suggérer que l’on peut attendre les périodes de changement turbulent et que les choses reviendront à la normale ; que tout sera comme avant. Ce ne sera pas le cas. »

Les sanctions anti-russes se sont retournées contre l’Occident

Lorsque les États-Unis et leurs alliés ont lancé la campagne visant à « annuler » la Russie en raison du conflit en Ukraine, ils espéraient écraser et miner l’économie et la société russes. Au lieu de cela, les sanctions se sont retournées contre leurs créateurs, aggravant les problèmes sociaux et économiques, faisant grimper le coût des denrées alimentaires, de l’électricité et du carburant, et portant atteinte à la qualité de vie dans tout l’Occident, mais surtout en Europe.

« L’Union européenne a complètement perdu sa souveraineté politique, et ses élites bureaucratiques dansent au rythme de quelqu’un d’autre, acceptant tout ce qu’on leur dit d’en haut, causant du tort à leur propre population et à leur propre économie », a déclaré Poutine.
Les citoyens de l’UE paieront le prix de « décisions coupées de la réalité et prises en dépit du bon sens », a-t-il ajouté, car les pertes directes dues aux seules sanctions pourraient dépasser 400 milliards de dollars en un an.

Les prix de l’énergie et l’inflation sont auto-infligés

Imputer les prix élevés de l’énergie et l’inflation en Occident à la Russie – « la hausse des prix de Poutine », comme l’a dit la Maison Blanche – est une « stupidité » et « conçu pour des gens qui ne savent ni lire ni écrire », a déclaré le président russe.

« Ne nous blâmez pas, blâmez-vous vous-mêmes », a déclaré Poutine.

Selon le dirigeant russe, l’UE, qui « croit aveuglément aux sources renouvelables » et abandonne les contrats à long terme sur le gaz naturel conclus avec la Russie, a provoqué la flambée des prix de l’énergie l’année dernière. Pendant ce temps, les États-Unis et l’UE ont fait face à la pandémie de Covid-19 en imprimant des trillions de dollars et d’euros.

Le « changement d’élite » attend l’Occident

Les politiques menées par les dirigeants européens et américains exacerbent les inégalités et les divisions dans leurs sociétés, non seulement en termes de bien-être, mais aussi en termes de valeurs et d’orientations des différents groupes, a déclaré M. Poutine.
« Un tel détachement de la réalité, des exigences de la société, conduira inévitablement à une poussée du populisme et à la croissance des mouvements radicaux, à de graves changements sociaux et économiques, à la dégradation et, dans un avenir proche, à un changement des élites », a déclaré le dirigeant russe.

S’il y a une famine, ce ne sera pas la faute de la Russie

Les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne contre la Russie – en particulier les exportations d’engrais et de céréales – sont l’une des raisons de l’insécurité alimentaire croissante dans le monde, a souligné M. Poutine. S’il y a une famine dans les pays les plus pauvres du monde, « ce sera entièrement sur la conscience de l’administration américaine et de la bureaucratie européenne. »

Les problèmes d’approvisionnement alimentaire sont apparus au cours des dernières années – et non des derniers mois – en raison des « actions à courte vue de ceux qui ont l’habitude de résoudre leurs problèmes aux dépens des autres », en faussant les flux commerciaux par l’impression de monnaie dans une sorte de « politique coloniale prédatrice », a déclaré M. Poutine.

La Russie est prête à envoyer de la nourriture en Afrique et au Moyen-Orient, où la menace de famine est la plus aiguë, mais se heurte à des obstacles « logistiques, financiers et de transport » imposés par l’Occident, a-t-il déclaré.

Les raisons du conflit en Ukraine

La Russie a envoyé des troupes en Ukraine en février parce que l’Occident refusait de respecter ses obligations et qu’il était « tout simplement impossible de conclure de nouveaux accords avec lui », a déclaré M. Poutine. La décision était « forcée, mais nécessaire », car la Russie avait tout à fait le droit, en tant que pays souverain, de défendre sa sécurité et de protéger ses citoyens et les habitants du Donbass du « génocide perpétré par le régime de Kiev et les néonazis qui ont reçu la pleine protection de l’Occident. »

Source: https://www.rt.com/russia/557346-putin-spief-speech-takeaways/

https://arretsurinfo.ch/le-vieux-monde-est-fini-principaux-enseignements-du-discours-de-poutine-17-juin-2022/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-vieux-monde-est-fini-principaux-enseignements-du-discours-de-poutine-17-juin-2022

Traduction: Arretsurinfo.ch

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GAZ RUSSE : L'US ARMY ATTAQUE !

Par Le 22/06/2022

Première attaque contre les raffineries en territoire russe!

Wednesday, 22 June 2022 6:26 PM  [ Last Update: Wednesday, 22 June 2022 6:26 PM ]

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La raffinerie de Novoshakhtinsk, à la frontière avec l'Ukraine ©L'indépendant

Mercredi, des drones ukrainiens ont attaqué une raffinerie de pétrole russe près de la frontière avec l’Ukraine, selon des sources d’information.

«  Suite à une frappe de drone sur une raffinerie de pétrole russe près de la frontière avec l’Ukraine, des colonnes de flammes et de fumées noires ont envahi les locaux de la raffinerie, de sorte que l’incendie a suspendu les opérations des installations », selon le site Web de la chaîne satellite Al-Jazeera, cité par le directeur de la raffinerie.

L’entrée en scène des drones kamikazes... la Russie s’inspire de la Résistance ?

Des responsables de la raffinerie de pétrole de Novoshakhtinsk, dans la région russe de Rostov, qui fait frontière avec l’Ukraine, ont déclaré que le premier drone avait frappé le site à 8 h 40, heure locale qu’il avait frappé une distillerie, provoquant une explosion. La deuxième attaque a eu lieu à 9 h 23, heure locale, contre les dépôts de pétrole brut de la raffinerie, qui est le plus grand fournisseur de produits pétroliers du sud de la Russie, mais personne n’a été blessé lors de l’incident, selon le responsable des installations pétrolifère..

La raffinerie se situe dans le sud-ouest de la Russie, à seulement 8 km de la frontière avec l’Ukraine.

« À la suite d’actes terroristes à travers la frontière occidentale et dans la région de Rostov, deux drones ont attaqué la raffinerie de Novochakhtinsk », a-t-il également indiqué.

Le gouverneur de Rostov, Vasily Globov, a également fait état de la suspension des activités des installations russes. Il a ajouté que des parties des deux drones avaient été découvertes à la raffinerie.

Syrie/Ukraine : Méga-erreur

Syrie/Ukraine : Méga-erreur

Un scénario à la syrienne se prépare à Dontesk.

Le raid de mercredi à Rostov a été mené suite à une série d’explosions et d’incendies dans l’ouest de la Russie au milieu de la guerre du pays en Ukraine. Les responsables ukrainiens n’ont pas encore commenté l’attaque.

De même, le chef de la Crimée, Sergei Aksyonov, a indiqué lundi que l’Ukraine avait attaqué la plate-forme pétrolière et gazière de Chornomornaftogaz. 109 personnes travaillaient dans cette plate-forme, 94 personnes ont été évacuées, trois personnes ont été blessées et sept personnes sont portées disparues.

Lire aussi : Guerre navale US/Russie : la marine russe fera appel à Khordad-3 iranien alias « tueur de Global Hawk » ?

La société pétrolière et gazière produit le gaz naturel et le condensat de gaz et elle est autorisée à explorer et produire des hydrocarbures en mer Noire et en mer d’Azov.

La nouvelle de l’attaque de l’Ukraine contre les installations pétrolières russes en mer Noire survient alors que les affrontements entre les deux pays se poursuivent depuis le 26 mars.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/22/684364/Gaz-russe:-l'US-Army-attaque!

Dans RUSSIE

EBAUCHE DE TRAITE - UKRAINE

Par Le 16/06/2022

16 juin 2022

Ébauche de traité – Ukraine

Laurie MEADOWS

La Russie a toujours eu le mauvais rôle. Même après avoir défait le nazisme. Aujourd'hui, c'est pire. D'après les gens trop paresseux pour réfléchir et qui se contentent des contenus informatifs pré-mâchés, l'Ukraine est outragée, l'Ukraine est brisée, l'Ukraine est martyrisée par la Russie, ce pays honni dont on ne tolérerait l'existence qu'à condition qu'il soit exsangue, imbibé d'alcool, soumis et encerclé par l'OTAN. Pour ces oisillons gueules béantes, nourris, gavés à la propagande, le passé n'existe pas, les effets n'ont pas de causes, l'histoire est un néant. Seules deux vérités subsistent : la Russie est le mal et l'Amérique fait la guerre pour défendre la liberté. Heureusement, il y a des Laurie Meadows pour éclairer cette nuit de l'information. Ce citoyen néo-zélandais fait le travail que la vaste, très vaste majorité des journalistes ne font plus : expliquer pour qu'on comprenne. (XP)

Cet article fait suite à celui que j’ai écrit le 19 février 2022, 5 jours avant le lancement de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine. Il s’intitulait Destruction mutuelle assurée - le prélude à la sécurité mutuelle assurée. À l’époque, je ne pensais pas que la Russie s’installerait dans le Donesk. J’ai écrit :

« L’avance actuelle de la Russie en matière de missiles et de systèmes défensifs pourrait persuader les États-Unis d’accepter un contrôle vérifiable des armements, mais c’est le travail de plusieurs années. En attendant, l’Occident provoque la Russie sans relâche, dans toutes les dimensions de la vie. C’est dangereux. Il est temps pour les nations de se conformer à leurs obligations en vertu de la Charte des Nations unies. Un mécanisme doit être trouvé pour accélérer le passage à la sécurité universelle et aux dividendes de la paix qu’elle apporte. Et c’est ce que la Russie a fait, dans un geste étonnant et inattendu, un geste qui a échappé à tous les médias. »

Je faisais référence à un article que j’ai publié le même jour, intitulé Pris de court par la paix ?. Le « mouvement stupéfiant et inattendu », c’était la présentation en décembre 2021 aux États-Unis et à l’OTAN de nouveaux projets de traités de sécurité. L’un a été rédigé pour l’OTAN en tant qu’organisation, et l’autre pour les États-Unis. Je note : « Les dispositions sont courtes et le langage sans compromis. Elles assurent la sécurité de la Russie tout en assurant la sécurité de l’Europe. »

Eh bien, les États-Unis n’ont pas signé, et l’OTAN non plus. Je soupçonne maintenant que les Russes disposaient de renseignements indiquant qu’un assaut contre les républiques séparatistes et la Crimée était prévu, et qu’il n’était peut-être qu’à quelques mois de son lancement. Je soupçonne maintenant les EU de savoir que la Russie soupçonnait que quelque chose se préparait, même si la date exacte n’était pas connue. Comme l’a déclaré le président russe Vladimir Poutine en 2015, « il y a plus de 50 ans, les rues de Leningrad m’ont enseigné une règle de base : si un combat est inévitable, il faut frapper en premier. »

« Les employés de l’ambassade sont en cours d’évacuation et les Anglo-Saxons sont priés de quitter l’Ukraine au plus vite. Une piste de réflexion : et si les Anglo-Saxons préparaient quelque chose de leur côté et que c’était pour cela qu’ils évacuaient leur personnel ? Nous voyons leurs actions. »
Sergey Lavrov, le 10 février 2022

Peu importe le nombre de mois que durera encore le conflit en Ukraine, la Russie a « gagné ». Ou plutôt, elle a presque atteint ses objectifs initiaux en aidant les républiques de Lughansk et de Donesk à repousser les forces armées ukrainiennes – de nombreuses unités de ces républiques étaient composées de nationalistes suprématistes blancs, épousant les idées nazies. Dans la mesure où ces extrémistes sont capturés, tués ou repoussés, la dénazification – un autre objectif russe – est atteinte, du moins dans les nouvelles républiques.

Le point de basculement est proche

Le point de basculement est proche. Les Occidentaux (qui sont les armuriers et les instigateurs du conflit) devront dire aux membres du gouvernement ukrainien de trouver un accord. Un traité de paix signé sera nécessaire. Il est désormais acquis que la signature des politiciens occidentaux sur des accords n’a aucune valeur, et a fortiori la signature des politiciens ukrainiens. La Russie ignorera-t-elle la capitulation des Ukrainiens et leur appel pour un traité de paix ? Après tout, elle peut continuer à prendre autant de territoires ukrainiens qu’elle le souhaite, pour autant qu’elle soit prête à les payer « en sang et en or » (1), comme on dit.

Je ne sais pas ce que fera la Russie. Je sais ce que la Russie veut pour elle-même et pour les autres, car elle l’a déclaré publiquement. Je sais qu’elle veut des relations normales avec l’Ukraine, car elle l’a dit. Et les Russes ne mentent presque jamais.

« Même certains médias apparemment respectables écrivent sur une « opération » que nous sommes censés préparer dans le but de nous emparer de Kiev et d’autres villes ukrainiennes ou qu’un quelconque coup d’État est en préparation en vue de mettre un régime fantoche au pouvoir dans la capitale ukrainienne. »
Sergey Lavrov, le 10 février 2022

On peut deviner qu’une opération était en préparation deux semaines avant le lancement. Mais pas pour « s’emparer » de Kiev. Pas pour « s’emparer » (notez ce mot) d’autres villes ukrainiennes. Pas pour placer un régime fantoche au pouvoir.

Il nous reste l’objectif déclaré – la libération des deux républiques. Kiev ne sera pas prise. Lviv ne sera pas prise. Qu’en est-il des autres villes ukrainiennes ?

Question : [...] La Russie a-t-elle l’intention d’exiger que Kiev reconnaisse en outre l’indépendance de la région de Kherson et d’une partie de la région de Zaporozhye actuellement contrôlée par les forces russes, ou leur adhésion à la Russie ?

Sergey Lavrov : La réponse à cette question sera donnée par les personnes vivant dans les territoires libérés. Ils disent qu’ils veulent choisir leur avenir par eux-mêmes. Nous respectons pleinement cette position.
6 juin 2022

Le gouvernement russe a déclaré à maintes reprises que l’avenir des autres régions serait décidé par les personnes qui y vivent elles-mêmes. Par conséquent, il y aura un référendum. Comment sera-t-il formulé ? Nous devrons attendre pour le savoir. Dans combien de temps les conditions pour l’organiser seront-elles réunies ?

Parlez-en à quelqu’un qui a du pouvoir.

« Où que MacGregor s’asseye, c’est le bout de la table » (2)

Cette citation est tirée du livre Rob Roy de Sir Walter Scott. Elle incarne la réalité selon laquelle les dirigeants exceptionnels sont presque instinctivement reconnus par tous ceux qui exercent le pouvoir, qu’ils l’admettent ou non.

Ces dirigeants inspirent un véritable respect (et non le respect qui découle de la peur) parce qu’ils l’ont gagné. Non pas par des actions spectaculaires, mais en obtenant des résultats populaires, en étant constant dans le temps, en étant honnête, calme, en ne se détournant pas et en ne rejetant pas la faute sur les autres lorsque les choses tournent mal de manière inattendue, en étant patient et prévoyant. Une personne aussi rare connaît toutes les dimensions du pouvoir – diplomatique, militaire, informationnel, économique.

La Russie, comme tout autre pays, ne se préoccupe que d’une seule chose : le confort et le bonheur de son peuple.

« Notre plus grande préoccupation et notre principale tâche sont d’augmenter les revenus des gens. C’est notre priorité, notre tâche numéro un, et nous n’allons pas la résoudre par de simples méthodes linéaires. Pour ce faire, nous devons assurer la croissance de l’économie et une modification de son infrastructure. C’est un objectif à long terme. Nous n’allons pas utiliser des méthodes populistes. C’est sur la base d’une croissance économique qualitative que nous entendons résoudre les grandes tâches sociales – notamment l’augmentation des revenus du peuple russe et le problème démographique, qui est notre deuxième tâche la plus importante. Elle implique un ensemble de questions sociales : les soins de santé, l’éducation et le soutien aux familles avec enfants. Pour résoudre toutes ces tâches, nous avons défini certains objectifs de développement national... Par conséquent, nous devons résoudre les deux principaux problèmes – améliorer la démographie et augmenter les revenus des gens, améliorer leur qualité de vie sur cette base économique sérieuse que je viens de mentionner. C’est ce que nous allons faire dans un avenir proche. »
Vladimir Poutine , le14 octobre 2021

Le 7 mai 2018, la Russie a promulgué un document décrivant les buts et objectifs stratégiques nationaux. Ils couvraient 12 domaines et, dans de nombreux cas, énuméraient des indicateurs-clés de réussite très spécifiques qui devaient être atteints d’ici 2024. Les domaines couverts vous seront familiers, car la plupart des pays ont des souhaits similaires pour leur population :

• faire face aux conséquences de l’inadéquation démographique d’une population vieillissante et d’un faible taux de natalité
• des soins de santé améliorés et abordables
• une population plus instruite
• de meilleurs logements et un meilleur environnement urbain
• protection de l’environnement naturel et lutte contre la pollution
• des autoroutes sûres et de qualité
• améliorer la productivité du travail et le soutien à l’emploi
• soutenir la recherche afin d’être compétitif dans les économies modernes
• soutenir l’économie numérique
• soutenir et préserver la culture russe
• soutien aux petites et moyennes entreprises et aux entrepreneurs individuels
• encourager la coopération internationale et accroître les exportations

Tout cela est coûteux, tant en argent qu’en efforts. Une énorme quantité d’argent a été engloutie dans ce projet. Si vous étiez le gouvernement russe, prendriez-vous le risque de détruire tous vos progrès durement acquis ?

Comment le développement russe pourrait-il être détruit, de toute façon ? Il y a 4 possibilités évidentes :

• un tir de missile nucléaire
• une guerre conventionnelle
• une guerre biologique
• une guerre économique

Nous pouvons écarter les frappes nucléaires – même par les Étasuniens. Les présidents russe et étasunien ont signé une déclaration selon laquelle une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit pas être menée. Tous deux sont liés par les chaînes de la terreur. J’ai pleinement couvert ce sujet dans mon article Le moment est venu. La politique de frappe nucléaire de la Russie a été très clairement expliquée par le président russe en 2018, et est annexée à mon article. Il n’est pas nécessaire d’en dire plus.

« La fin, les voies et les moyens, ils manquent de cela, pour pouvoir revenir à l’avant-2014.

Le deuxième point que je voudrais soulever est que, vous savez, si vous regardez le DIME – diplomatique, informationnel, militaire et économique – nous manquons cruellement de la partie diplomatique. Si vous remarquez, il n’y a pas du tout de diplomatie en cours pour essayer d’arriver à un certain type de négociations. Et je ne pense pas que nous puissions mener cela, étant donné ce que Poutine pense de nous.

Mais si vous vous asseyez et pensez à ceux qui pourraient éventuellement faire partie de cette équipe de négociation, deux d’entre eux (...) sont dans l’OTAN. L’un d’eux est le président Orbán, de Hongrie. Il pourrait peut-être contribuer à l’effort de négociation. L’autre est le président Erdoğan de Turquie. Des amis de longue date du président Poutine, bien que certains considèrent cette relation comme transactionnelle. Je ne sais pas. Mettons cela à l’épreuve et voyons. »
Stephen Twitty, ancien commandant adjoint du EUCOM (Commandement européen des États-Unis) de 2018à 2020, le 31 mai 2022

La Russie allait de toute façon gagner la guerre par procuration de l’OTAN. Pourquoi ? Parce que la Russie dispose de missiles à distance avancés, d’une dissimulation électronique supérieure, d’une défense aérienne supérieure, d’avions supérieurs, d’une formation supérieure en matière de guerre urbaine (en Syrie) – la liste est longue. Si l’OTAN ne le savait pas, c’est qu’elle est professionnellement incompétente.

La Russie résout tous les types de conflits (sauf qu’elle ne fait pas beaucoup de propagande). Elle sait que sa puissance provient de la diplomatie, soutenue par la compétence militaire (dans toutes ses nombreuses dimensions), et d’une économie nationale robuste et autonome. Ses réponses militaires sont très soigneusement calibrées, constamment réévaluées et ajustées. La Russie ne gagnera pas « à tout prix ». Elle créera un réseau de connexions militaires, économiques et humaines dans lesquelles la partie adverse ne pourra que trouver son compte.

La guerre biologique peut être écartée. Si un nouveau cas d’agent pathogène apparaît, son génome sera démonté et examiné, l’origine consensuelle sera trouvée, ses différences génétiques seront examinées en termes de structure et de placement sur et entre les chromosomes ou l’ARN, et des conclusions seront tirées. Une attaque contre la Russie à l’aide d’armes biologiques entraînera une réponse immédiate, nucléaire ou hypersonique.

La guerre économique finira par échouer. Elle causera des difficultés certaines pendant un an ou deux, mais elle n’a aucune chance de réussir. Qui plus est, elle porte préjudice à ceux qui ont lancé l’attaque. J’ai abordé ce sujet en détail dans Le système commercial international d’apartheid de l’Occident.

La Russie n’a pas besoin et ne veut pas de conflit armé – elle a toujours voulu la paix.

L’Ukraine trouvera un accord parce qu’elle atteint un point de basculement, où les choses auxquelles tout le monde tient sont perdues ou sont devenues incertaines et périlleuses. Les soins de santé, le logement, l’éducation, un bon emploi, une vie stable et raisonnablement confortable, la certitude, la stabilité, l’absence de peur – voilà ce que les gens doivent avoir. À un certain point, ils exigent la paix.

La Russie offrira la paix à des conditions raisonnables. La Russie considère toujours l’Ukraine comme faisant partie de l’orbite slave, comme un peuple apparenté. Il existe des racines profondes entre les deux pays. Elle ne cherchera jamais à humilier l’Ukraine, ni à la saigner à blanc. La Russie pense à long terme – à très long terme. Mais les conditions seront fixées sans l’intervention des États-Unis ou de l’Europe.

La Russie ne traitera pas avec des « médiateurs ».

« C’est l’essentiel de la médiation de l’UE. Un certain processus a commencé dans les Balkans après que le Kosovo a proclamé son « indépendance » de manière unilatérale et sans aucun référendum. L’Assemblée générale des Nations Unies a invité l’UE à servir de médiateur entre Pristina et Belgrade et ses efforts ont été plutôt fructueux : en 2013, l’accord a été conclu sur la création de la Communauté des municipalités serbes du Kosovo. En 2014, lorsqu’un coup d’État a été organisé en Ukraine et que les forces du « contre-terrorisme » ont lancé une opération contre le Donbass et les Russes en Ukraine, l’UE a également joué le rôle de médiateur. Cela a conduit à la signature des accords de Minsk qui ont établi certaines règles, tout comme pour les municipalités serbes du Kosovo.

L’UE a fait la promesse solennelle de soutenir un statut spécial pour le nord du Kosovo et l’est de l’Ukraine. Ce statut n’impliquait pas de choses compliquées : laisser les gens parler leur langue maternelle (les Serbes étaient censés pouvoir parler le serbe et les Russes d’Ukraine le russe), enseigner aux enfants dans les écoles dans leur langue maternelle, l’utiliser dans la vie quotidienne et disposer d’une certaine autonomie en matière d’application de la loi et de liens économiques avec les régions voisines (le nord du Kosovo avec la Serbie et l’est de l’Ukraine avec la Russie). Des accords identiques ont été conclus, qui préconisent le respect des minorités nationales en pleine conformité avec les conventions européennes internationales sur les droits de ces groupes. L’UE a annoncé qu’elle avait réussi dans les deux cas.

Mais elle a honteusement échoué dans les deux cas et a dû l’admettre par la suite en déclarant qu’elle ne pouvait pas persuader Kiev de respecter les accords de Minsk ou obliger Pristina à respecter ses accords avec Belgrade. Il y a quelque chose de commun en ce qui concerne le traitement par l’UE des différentes zones de notre espace géopolitique commun, ses objectifs, sa compétence et sa capacité à conclure des accords... J’ai souligné à plusieurs reprises la principale conclusion géopolitique de cette situation : il est désormais impossible de s’entendre avec l’Europe sur quoi que ce soit et d’être sûr qu’elle respectera ses obligations. »
Sergey Lavrov, le 6 juin 2022

Les « médiateurs » de l’UE ont échoué deux fois maintenant. Ils sont inutiles. Il n’y aura pas de médiateurs. Les questions ne seront pas non plus traitées de président à président. Elles seront traitées entre fonctionnaires compétents, et ce n’est que lorsque tout sera réglé dans les moindres détails qu’un accord sera signé par un fonctionnaire. Il y aura probablement une séance de photos, où le responsable ukrainien sera traité avec la courtoisie habituelle par le président russe. Mais c’est tout.

Frontières politiques et frontières de sécurité - 2 choses différentes

« Vladimir Poutine a commenté la situation qui s’est créée en rapport avec l’arrivée des nouvelles armes. Je ne peux qu’ajouter que plus vous fournirez des armes à longue portée, plus nous éloignerons de notre frontière la ligne où les néo-nazis pourront menacer la Fédération de Russie... Permettez-moi de répéter ce qui suit. L’Occident a décidé de fournir des armes qui, de toute évidence, sont capables d’atteindre non seulement les zones frontalières de la Fédération de Russie mais aussi ses points les plus éloignés. Les politiciens et les législateurs en Ukraine même se moquent des EU, qui ont dit croire à la promesse de Vladimir Zelensky de ne pas bombarder la Russie. ...Je le souligne une fois de plus : plus les systèmes fournis au régime de Kiev auront une longue portée, plus nous éloignerons les nazis de la ligne d’où émanent les menaces pour la population russe d’Ukraine et de la Fédération de Russie. »
Sergey Lavrov, le 6 juin 2022

Quelle est la « ligne » à laquelle Sergey Lavrov fait référence ? C’est le point à partir duquel les obus et les roquettes peuvent atteindre non seulement la Russie, mais aussi « la population russe d’Ukraine ». Où se trouve donc la population russe d’Ukraine ? Selon Wikipedia, citant une étude de 2004, le pourcentage de russophones par région (Oblast) est le suivant :

72% à Dnipropetrovsk
81% à Zaporizhia
85% à Odessa
74 % à Kharkiv
66 % à Mykolaiv

Ces données sont obsolètes et les populations se sont beaucoup déplacées au cours des 18 dernières années. De nombreux Ukrainiens de l’Est ont fui vers la Russie. De nombreuses familles sont composées de personnes parlant à la fois l’ukrainien et le russe. Et la langue parlée n’est pas le seul facteur déterminant la façon dont les gens s’identifient. Certains Ukrainiens peuvent vouloir « voter Russie », pour ainsi dire, pour des raisons économiques. Certains Russes peuvent s’identifier à l’Ukraine pour de nombreuses raisons, qu’il s’agisse de liens familiaux, d’affaires ou d’opinions idéologiques.

Cela signifie que la Russie peut jouer le grand « jeu des définitions ». La Russie peut utiliser n’importe quel critère qui convient à ses objectifs politiques pour décider pour la population où se termine l’« Ukraine russe » et où commence l’« Ukraine ukrainienne ».

Mais la Russie est très sensible aux problèmes de frontières mal définies. Le président russe a passé des heures interminables à servir de médiateur dans les conflits frontaliers entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Lorsque l’Union soviétique s’est dissoute, elle n’a pas complètement défini certaines frontières. Aujourd’hui encore, environ 450 kilomètres de la frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizistan, longue de 970 kilomètres, ne sont pas délimités et restent une source de litiges constants.

Mais la « frontière militaire » ne peut tout simplement pas être définitivement fixée tant que la frontière politique ne l’est pas. (Même si, lorsque l’Ukraine arrivera à un accord, il faudra peut-être fixer une frontière temporaire en attendant que les frontières politiques soient finalisées).

La frontière politique

Prenons un précédent. La Russie a utilisé un référendum populaire (impliquant des groupes de surveillance extérieurs) pour déterminer si la Crimée devait rejoindre la Russie ou non. La Russie était mécontente qu’un référendum n’ait pas été utilisé (par l’UE) pour déterminer si le Kosovo devait devenir une région autonome ou non. Mais la Crimée était fortement pro-russe, et ces autres régions ukrainiennes sont beaucoup moins faciles à définir dans un sens ou dans l’autre.

Les choix proposés dans le cadre d’un référendum doivent probablement permettre la création de quatre États :

• rester avec l’Ukraine
• [devenir] une région autonome de l’Ukraine
• [devenir] un État indépendant
• fusionner avec la fédération russe

Ces options déterminent les frontières politiques. Nous pouvons maintenant deviner où sera la ligne militaire. Là encore, nous pouvons nous appuyer sur les précédents. Il existait une zone démilitarisée autour de Lughansk et de Donetsk, surveillée par l’OSCE. L’artillerie de gros calibre devait être retirée à une distance prescrite de la « ligne de contact ». (Cela n’a pas empêché les nazis de tuer 14 000 personnes par des bombardements, des mortiers et des tirs isolés dans les régions séparatistes pendant 8 ans. C’était à l’époque. Ce sera différent cette fois-ci)

Rester ukrainien

Évidemment, ce sera le statu quo moins les oblasts de Lughansk et de Donesk. Une ligne sera tracée à une distance des frontières des oblasts de Lughansk et de Donesk qui se situe un peu au-delà du point de portée de l’arme la plus longue dont disposent l’Ukraine ou les deux républiques. Une ligne maritime similaire devra être tracée au large de la mer Noire. Pour simplifier les choses, toutes les armes de grande taille, même de plus courte portée, pourraient être interdites à partir de cette ligne jusqu’aux frontières de la Russie et des deux républiques. Il suffit de regarder le texte de l’accord de Minsk II. Tout y est. Bien sûr, la formulation sera modifiée, les « oblasts de Donetsk et de Louhansk d’Ukraine » devenant respectivement les républiques de Donetsk et de Louhansk. La surveillance des lignes militaires sera probablement assurée par des militaires ou des policiers militaires russes et de l’Union économique eurasienne. Une fois que la situation se sera calmée, les méthodes normales de surveillance électronique par les républiques (nécessitant l’assistance de satellites russes) devraient suffire.

La clause 4 de Minsk II n’est plus pertinente, et les principes de prévention des représailles contre les Russes dans d’autres parties de l’Ukraine sont mentionnés dans la clause 5 (« ...une loi qui interdit la persécution et la punition des personnes »). Cette loi devra être adoptée par la Rada ukrainienne avant que les forces d’occupation russes ne quittent les zones où il existe un risque important de persécution des Russes. Bien entendu, les Européens, qui ont travaillé si assidûment pour provoquer ce désastre, seront chargés, par l’intermédiaire de l’OSCE, de veiller à ce que la population reste en sécurité et que les criminels soient retrouvés et punis. Et l’OSCE devra mettre en œuvre la suppression de l’idéologie nazie et garantir la liberté d’information et d’expression, la protection des minorités et les droits de l’homme – c’est leur travail.

La clause 8 n’est plus pertinente ; une partie de la clause 9 sera conservée pour garantir qu’aucun contrôle ne soit rendu à l’Ukraine jusqu’à ce que les changements constitutionnels visant à dé-nazifier (plutôt qu’à décentraliser, comme indiqué dans l’accord de Minsk II) soient adoptés par la Rada.

La clause 10 est nécessaire pour démilitariser l’Ukraine (expulser toutes les forces étrangères), et elle devra également être intégrée à la Constitution pour empêcher l’OTAN ou tout autre groupement similaire de s’installer dans le pays.

« Le président Poutine a dit à plusieurs reprises, en janvier et début février, que la Russie ne tolérera pas un modèle de sécurité européenne qui repose sur l’OTAN comme force dominante. Surtout lorsque cela se passe juste à notre porte.

Nous avons dit à plusieurs reprises que nous voulions trouver une solution alternative – une solution qui répondrait de manière fiable aux préoccupations de sécurité de l’Ukraine, des nations européennes et, naturellement, de la Russie. Et c’est la direction que nous devons prendre.

Le président Zelensky a déclaré qu’il était intéressé par des garanties de sécurité pour l’Ukraine. Je vois cela comme un développement positif. Nos négociateurs sont prêts à discuter de ces garanties... »
Sergey Lavrov, le 2 mars 2022

Des clauses empêchant l’Ukraine de développer ou d’accueillir des armes nucléaires seront nécessaires. Les termes devront également inclure une formulation reconnaissant que les armes nucléaires constituent une menace existentielle inacceptable pour la Russie et que leur existence sur le territoire ukrainien entraînera une réponse militaire. Cela permet à la Russie d’attaquer l’Ukraine à tout moment si elle renonce à cette partie essentielle.

« Le chef du Service russe de renseignement extérieur (SVR), Sergueï Naryshkin, a déclaré que le SVR avait obtenu des renseignements montrant que l’Ukraine travaillait à la construction de ses propres armes nucléaires. »
Sputnik News, le 3 mars 2022

Mais nous devons prêter attention à la nature « globale » de la déclaration de Sergey Lavrov. Le gouvernement russe a déjà fait remarquer que l’Ukraine n’était pas vraiment le principal problème de la Russie. Il est clair que la sécurité mutuelle indivisible de la Russie et de l’Europe l’est. Et cela doit inclure le « désengagement » des États-Unis, car ils se sont profondément ancrés dans les tissus de leurs hôtes européens.

Régions autonomes d’Ukraine

Les régions telles qu’Odessa qui pourraient voter pour l’autonomie pourraient tout aussi bien signer un accord de type Minsk II. Après tout, Minsk II a été élaboré pour convenir à toutes les parties, dans des circonstances assez similaires. Ces accords seraient probablement approuvés par les Nations Unies. Bien que cela ne soit guère essentiel, cela permet à l’Occident de sauver un peu la face. Le seul changement nécessaire pourrait consister à intégrer la dé-nazification dans la constitution ukrainienne.

État indépendant

Le modèle ici est le traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle. De tels traités ont été signés entre la Russie et les deux républiques. La clause d’assistance mutuelle a incité la Russie à venir en aide aux républiques, à chasser l’Ukraine de leurs territoires et à mettre fin aux tirs d’obus et de roquettes ukrainiens sur Lughansk et Donetsk.

Je n’ai pas trouvé de copie du traité sur le web pour le moment. Tout ce que nous savons, c’est que les clauses 4 et 5 permettent de fournir une assistance militaire aux républiques.

Les États-Unis ont imposé des restrictions commerciales aux deux républiques, et vous pouvez être sûrs que tout Oblast ukrainien qui s’engage sur la voie de l’indépendance subira le même blocus. Toutefois, il se peut que cela ne soit pas très différent de ce que connaît déjà Odessa, par exemple.

La « mère de toutes les clauses »

La Russie, je crois, veut un traité qui mette enfin un terme à la menace que représente l’OTAN. Elle veut la sécurité en Europe pour tous, mais pas aux dépens d’un pays donné.

« Le fait est que pendant vingt ans, vous, les Britanniques et les Américains, ainsi que tous les autres pays de l’OTAN, avez été exhortés à faire ce à quoi vous avez tous souscrit en 1999 : aucun pays ne doit renforcer sa sécurité au détriment de celle des autres. Pourquoi ne pouvez-vous pas le faire ? Pourquoi les engagements signés par votre premier ministre, les présidents et les premiers ministres de tous les autres pays de l’OSCE se sont-ils révélés être des mensonges ?...Vous vous êtes rapprochés de nos frontières à cinq reprises (une alliance défensive !). Le traité de Varsovie et l’URSS n’existent plus. Contre qui vous défendez-vous ? A cinq reprises, vous avez décidé tout seul où seraient vos lignes de défense. Qu’est-ce que c’est ? Cela sent la mégalomanie. »
Sergey Lavrov, le 6 juin 2022

La sécurité pour toute l’Europe, c’est ce que les deux traités présentés par la Russie en décembre 2021 visaient à obtenir. J’en ai parlé dans mon article Pris de court par la paix ?. Si - ou plutôt quand - l’Ukraine adhère(ra) à l’Union européenne, le traité russe relatif à l’Europe (le traité de l’OTAN) liera alors l’Ukraine. Si l’OTAN le signe. Il se peut qu’elle ne le fasse pas.

L’Europe finira par le signer, il n’y a pas d’autre choix sensé. Mais les États-Unis ne le « permettront » jamais, et l’OTAN devra donc être dissoute avant. Une fois que l’OTAN n’existera plus, la voie sera ouverte pour que le traité de sécurité de 2008 soit remis en lumière.

« En 2008, la Russie a présenté une initiative visant à conclure un traité de sécurité européen en vertu duquel aucun État euro-atlantique ni aucune organisation internationale ne pourrait renforcer sa sécurité au détriment de celle des autres. Cependant, notre proposition a été rejetée d’emblée sous prétexte que la Russie ne devait pas être autorisée à poser des limites aux activités de l’OTAN. »
Vladimir Poutine, le 21 février 2022

Cela prendra un certain temps. Mais je doute que la Russie ou l’Ukraine puissent attendre aussi longtemps. Un accord entre la Russie et l’Ukraine doit être conclu maintenant. Il devra inclure les parties pertinentes de Minsk II, ainsi que les éléments supplémentaires que j’ai décrits ci-dessus.

La question des missiles

Reste la question des missiles. Au fur et à mesure que l’Ukraine « s’offre » des roquettes plus grandes, plus rapides et plus sophistiquées (ou qu’elle en fabrique), la distance entre les frontières de la Russie, de Donetsk et de Lughansk devra augmenter. En réalité, ce n’est pas une question de distance, mais de temps entre le lancement et l’arrivée à la cible. La Russie a besoin de temps pour alerter les lignes de défense. Donc, plus les fusées sont rapides, plus elles doivent être placées en arrière pour laisser ce temps. À un certain stade de leur développement technique, elles seront trop rapides pour être déployées en Ukraine. Et comme la Russie développe des fusées plus rapides que mach 20 (ce qu’elle fait déjà), ses fusées devront peut-être être déployées à des milliers de kilomètres sur la côte Est. Cette situation est absurde, et un accord devra être conclu avec l’Europe sur la limitation de la portée des fusées. Cela nécessitera un dialogue et une vérification.

Eh bien, l’Occident a détruit toutes les relations diplomatiques avec la Russie. Ils se sont creusés un trou d’une profondeur impressionnante. Leur diplomatie, lorsqu’il s’agit de la Russie, est tout simplement incompétente, au sens propre du terme.

Feuille de route pour la confirmation

Comme le souligne Scott Ritter dans son nouveau livre intitulé Disarmament in the Time of Perestroika, nous sommes déjà passés par là, nous avons surmonté des difficultés pratiques et nous sommes parvenus à limiter les armements, dans l’intérêt de tous. Nous savons que nous pouvons le faire parce que cela a déjà été fait auparavant.

Lorsque Trump s’est arbitrairement retiré du traité sur les forces nucléaires intermédiaires, il était clair qu’il voulait conclure un autre « accord » portant sur les armes hypersoniques de la Russie. Biden a marché jusqu’au bord du précipice en poursuivant le plan agressif de l’OTAN, en organisant et en incitant le conflit ukrainien, en finançant et en attisant la haine raciale, en poursuivant le plus grand programme de propagande de l’histoire de l’humanité et en imposant à la Russie un blocus économique d’une malveillance inégalée – conçu pour causer au peuple russe autant de dommages que les effets de la guerre.

L’Amérique a atteint les limites extrêmes de sa malignité. Un pas de plus et c’est la destruction.

Elle est montrée à sa place. Et ce n’est pas en bout de table.

« Laissez-moi vous assurer, chers amis, que nous évaluons objectivement nos potentialités : notre potentiel intellectuel, territorial, économique et militaire. Je fais référence à nos options actuelles, à notre potentiel globalEn consolidant ce pays et en regardant ce qui se passe dans le monde, dans d’autres pays, je voudrais dire à ceux qui attendent toujours que la force de la Russie s’affaiblisse progressivement, la seule chose qui nous inquiète est d’attraper un rhume à vos funérailles. »
Vladimir Poutine, le 22 octobre 2020

* * * * * *

(1) « En sang et en or » est la traduction (presque) littérale d’une expression anglaise signifiant « un coût matériel et humain », notamment lors d’un conflit.

(2) « Où que MacGregor s’asseye, c’est le bout de la table » est une expression anglaise faisant référence au rebelle écossais Robert MacGregor signifiant, grosso modo, que ce n’est pas la place qui fait l’homme, c’est l’homme qui fait la place.

»» https://www.lauriemeadows.info/conflict_security/Treaties_of%20_Settle...

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Dans RUSSIE

DONETSK DEMANDE A LA RUSSIE DES RENFORTS ALLIES SUPPLEMENTAIRES. LE MINISTRE RUSSE DE LA DEFENSE ETUDIE CETTE OPTION

Par Le 14/06/2022

Donetsk demande à Moscou d’envoyer des forces alliées supplémentaires. Le ministère russe de la Défense étudie cette option

 Depuis 5 heures  14 juin 2022

Denis Pushilin

Denis Pushilin

 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

Rédaction du site

Le président de la République populaire de Donetsk, Denis Pushilin, a annoncé l’intensification des bombardements par les forces ukrainiennes contre les quartiers résidentiels de Donetsk et a averti que les dirigeants de la république se tourneraient vers la Russie pour obtenir l’aide nécessaire.

Pushilin a fait savoir sur sa chaîne Telegram, que « des méthodes de guerre interdites sont utilisées dans les bombardements contre les zones résidentielles, raison pour laquelle on demandera l’aide des forces alliées, y compris les forces de la Fédération de Russie ».

Pouchiline a dans ce contexte affirmé que « Donetsk a demandé à la Russie d’envoyer des forces alliées supplémentaires en raison de l’intensification des bombardements », notant que « Kiev a franchi toutes les limites et eu recours à des méthodes internationalement interdites lors de son récent bombardement contre la ville de Donetsk ».

Il a souligné qu’au cours de la journée écoulée, l’armée de Donetsk « a éteint des dizaines d’incendies déclenchés par les tirs ennemis ».

La demande de Donetsk étudiée par le ministère russe de la Défense

Pour sa part, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a annoncé que la demande de Donetsk a été transmise au ministère de la Défense, soulignant que l’objectif principal de l’opération militaire spéciale en Ukraine était de protéger le Donbass.

« L’objectif principal de l’opération militaire spéciale en Ukraine est de protéger les républiques de Donetsk et de Lougansk », a déclaré Peskov, dans une déclaration à l’agence russe Novosti.

Il a ajouté que « la demande du président de la République de Donetsk, Denis Pushilin, à Moscou de dépêcher des forces supplémentaires, après l’escalade de Kiev et le bombardement des civils, a été transmise au ministère russe de la Défense ».

 

Source: Traduit à partir d'AlMayadeen

https://french.almanar.com.lb/2353650

   

Dans RUSSIE

UKRAINE : LA RUSSIE VENGE LOSKOVA

Par Le 11/06/2022

Un navire ukrainien coulé

Saturday, 11 June 2022 4:34 PM  [ Last Update: Saturday, 11 June 2022 4:40 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Une frappe d'artillerie russe a détruit une batterie d'obusiers M777 de 155 mm fournis par les États-Unis et utilisés par l'armée ukrainienne. ©Fars News

Alors que le front de l'Est s'est installé dans un cycle incessant d'échanges d'artillerie, l'Ukraine vient à manquer de munitions n'ayant pas été suffisamment ravitaillé par ses alliés. Tout comme les stocks de munitions, c'est tout un ensemble de matériel qui manque aux soldats ukrainiens pour tenir tête aux Russes. Après trois mois il n'y a presque plus de munitions d'après Kiev. 

108 jours se sont écoulés depuis le début de la guerre en Ukraine et les violents combats sur le front oriental et dans la région du Donbass ont atteint leur apogée. L’armée russe progresse régulièrement vers les villes clés telles que Sorodontsk, Slavyansk, Lysichansk et Kramatorsk.

Ukraine: la salve de Kalibr tonne

Ukraine: la salve de Kalibr tonne

Un navire de guerre russe a tiré simultanément huit missiles de croisière Kalibr

Il y a environ dix semaines, l’armée russe s’est retirée du front Nord, déplaçant ses forces vers l’est de l’Ukraine pour s’emparer des deux provinces ukrainiennes de Lougansk et Dontesk.

Contrairement au début de la guerre en Ukraine, l'armée russe a concentré ses forces sur un axe opérationnel au lieu de les disperser sur plusieurs fronts.

Ukraine: le Javelin fait pschitt !

Ukraine: le Javelin fait pschitt !

Bien que ce changement de stratégie de guerre ait conduit à l'avancée des forces russes dans le Donbass avec moins de dégâts que dans les premiers mois de la guerre, les villes importantes de la région étant la clé de la victoire du Kremlin en cette guerre, n'ont pas encore été prises.

Malgré l'aide occidentale à l'armée ukrainienne, en particulier dans le secteur de l'artillerie et des blindés, qui a ralentit son avancée, l'armée russe garde le dessus sur le front de l'Est et continuer à avancer sur cet axe.

C’est dans ce contexte que le chef adjoint du renseignement militaire ukrainien a déclaré que l’Ukraine était en train de perdre sur les lignes de front face à la Russie et qu’elle dépendrait désormais presque uniquement des armes fournies par les pays occidentaux pour tenir la Russie à distance.

« C'est une guerre d'artillerie maintenant. Tout dépend maintenant de ce que les pays occidentaux nous donnent », a déclaré Vadym Skibitsky ajoutant que l'Ukraine était sur le point de perdre en termes d'artillerie, car le pays a une pièce d'artillerie contre 10 à 15 pièces d'artillerie russes.

Ukraine: USA sur le point de perdre....

Ukraine: USA sur le point de perdre....

Les États-Unis sont en train de créer un mécanisme qui leur permettrait de contrôler le processus des relations économiques entre la Russie et les pays européens.

Skibitsky a indiqué que l'Ukraine tirait 5 000 à 6 000 obus d'artillerie par jour et avait presque épuisé toutes ses munitions.

Il est à noter que la plupart des munitions dont dispose actuellement l'Ukraine étaient des obus de calibre 155 de l’OTAN, qui ne pourraient être fournis que par des pays occidentaux.

D’ailleurs le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov a annoncé hier vendredi qu'il existait actuellement 5 modèles d'obusiers automoteurs de 155 mm dans l'armée de son pays dont des M777  fournis par les États-Unis, le Canada et l'Australie, des Caesar livrés par la France, des M109A3NG norvégiens ainsi que des FH70 italiens et des AHS Krab polonais.

« Le stock d'obus d'artillerie de 155 millimètres de l'OTAN nouvellement acquis par l'Ukraine est désormais 10 % plus important que l'ensemble de son stock de munitions d'artillerie avant le début de la guerre », a déclaré Reznikov.

Ukraine: les USA à court de missiles!

Ukraine: les USA à court de missiles!

Selon des sources d'information russes et des images fournies par un drone de reconnaissance de l'armée russe, la corvette anti-sous-marine ukrainienne Vinnytsia a été coulée le 10 juin dans le port d'Ochakov dans le sud de l’Ukraine à la suite d'une frappe de missile de l’armée russe.

Vinnytsia (U206) est une corvette anti-sous-marine de la marine ukrainienne. Avant de rejoindre la marine ukrainienne, elle était un ancien navire de patrouille des gardes-frontières du KGB.

Des sources ukrainiennes affirment que le navire était hors de service il y a un an et a été abandonné au port d'Ochakov.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/11/683717/Ukraine---%C3%80-court-de-munitions

Dans RUSSIE

LES RUSSES NE PEUVENT PAS SE PERMETTRE DE NE PAS GAGNER CETTE GUERRE

Par Le 11/06/2022

11 juin 2022

Les Russes ne peuvent pas se permettre de ne pas gagner cette guerre.

Mike Billington avec Executive Intelligence Review et l’Institut Schiller. (Interview)

Extraits /

Billington : Salut, c’est Mike Billington avec Executive Intelligence Review et l’Institut Schiller.

Je suis ici aujourd’hui avec le colonel Richard Black, le sénateur Richard Black, qui, après avoir servi 31 ans dans les Marines et dans l’armée, a ensuite servi à la Chambre des délégués de Virginie de 1998 à 2006, et au Sénat de Virginie de 2012 à 2020. J’autoriserai également le colonel Black à décrire lui-même son service militaire.

Alors, colonel Black, bienvenue. Avec la guerre de substitution entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’OTAN avec la Russie, qui se déroule en Ukraine, et la guerre économique menée directement contre la Russie, cela s’est accompagné d’une guerre de l’information qui vise à diaboliser la Russie et en particulier le président Vladimir Poutine. Un thème récurrent est que l’armée russe mène des campagnes impitoyables de meurtres contre des civils et de destruction de zones résidentielles, faisant souvent référence aux opérations militaires russes en Syrie, affirmant qu’elles avaient fait la même chose en Syrie, en particulier contre Alep. Ce sont soi-disant des exemples de leurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Vous avez été un porte-parole international de premier plan pendant de nombreuses années, exposant les mensonges sur ce qui s’est passé en Syrie et sur la guerre contre la Syrie. Alors d’abord, permettez-moi de demander : comment et pourquoi la Russie s’est-elle impliquée militairement en Syrie ? Et comment cela contraste-t-il avec la justification supposée des États-Unis et de l’OTAN pour leur intervention militaire en Syrie ?

Black : Eh bien, permettez-moi de commencer, si je peux, en disant à nos auditeurs que je suis très patriote : je me suis porté volontaire pour rejoindre les Marines et je me suis porté volontaire pour aller au Vietnam. J’ai combattu dans la campagne la plus sanglante de toute la guerre. Et j’étais un pilote d’hélicoptère qui a effectué 269 missions de combat. Mon avion a été touché par des tirs au sol lors de quatre missions. J’ai alors combattu sur le terrain avec la First Marine Division, et pendant l’une des 70 patrouilles de combat que j’ai faites, mon opérateur radio a été tué et j’ai été blessé alors que nous attaquions et essayions de sauver un avant-poste de Marine encerclé.

Je suis donc très pro-américain. En fait, je faisais partie de l’OTAN et j’étais prêt à mourir en Allemagne, pour me défendre contre une attaque de l’Union soviétique.

Mais la Russie n’est pas du tout l’Union soviétique.

Les gens ne comprennent pas cela parce que les médias ne l’ont pas dit clairement. Mais la Russie n’est pas un État communiste ; l’Union Soviétique était un État communiste.

Maintenant, une des choses que j’ai vues prétendre, qui m’a particulièrement irrité à cause de mon expérience avec la Syrie : j’ai été dans la ville d’Alep. La ville d’Alep est la plus grande ville de Syrie, du moins avant le début de la guerre. Et il y a eu une bataille formidable. Certains l’appellent le « Stalingrad de la guerre syrienne », ce qui n’est pas une mauvaise comparaison. Ce fut une bataille terriblement amère qui s’est déroulée de 2012 à 2016. Au cours d’un combat urbain, toutes les forces qui se battent sont obligées de détruire des bâtiments. Les bâtiments sont abattus à grande échelle. Et cela se produit à chaque fois que vous avez un combat urbain. J’ai donc arpenté les rues d’Alep, alors que les combats étaient encore en cours. J’ai regardé à travers, à travers une fente dans les sacs de sable, le territoire contrôlé par l’ennemi ; Je me suis tenu sur des réservoirs qui ont été soufflés et ce genre de choses.

Ce que je sais, et je peux vous dire à propos d’Alep, c’est que la Russie était extrêmement réticente à s’engager dans des combats en Syrie. La guerre a commencé en 2011, lorsque les États-Unis ont débarqué des agents du renseignement central pour commencer à se coordonner avec Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes. Et nous avions été des partisans indéfectibles d’Al-Qaïda, bien avant le début officiel de la guerre. Nous sommes des partisans d’Al-Qaïda aujourd’hui, où ils sont embouteillés dans la province d’Idlib. La CIA les a équipés dans le cadre de l’opération secrète Timber Sycamore. Nous leur avons donné toutes leurs armes antichars, tous leurs missiles anti-aériens. Et Al-Qaïda a toujours été notre force par procuration sur le terrain. Avec ISIS, ils ont mené à bien la mission des États-Unis, avec un grand nombre d’affiliés qui sont en quelque sorte interchangeables. Vous avez les soldats de l’Armée syrienne libre qui passent de l’Etat islamique à Al-Qaïda puis à l’Armée syrienne libre, de manière plutôt fluide. Et donc nous avons commencé cette guerre.

Mais les États-Unis ont une politique stratégique consistant à utiliser des mandataires pour s’engager dans la guerre. Et notre objectif était de renverser le gouvernement légitime de la Syrie, et pour ce faire, nous avons employé des soldats par procuration qui étaient les plus vils de tous les terroristes. Quelque chose de très similaire se produit actuellement en Ukraine.

Mais pour revenir à Alep, l’armée syrienne, avec le Hezbollah, qui a été très efficace ; il y avait aussi des troupes qui étaient organisées par l’Iran, mais c’était plutôt un spectacle syrien, certainement dirigé par des généraux syriens. Et ils avaient mené cet âpre combat urbain, très brutal, très meurtrier. Et ils l’avaient combattu pendant quatre ans, avant que la Russie ne rejoigne la bataille. Ainsi, après quatre ans, la ville d’Alep a subi d’énormes destructions. Et à ce moment-là, les Russes, à l’invitation du gouvernement légitime de la Syrie, sont entrés en guerre. Mais contrairement à de nombreux reportages dans les médias, ils ne sont pas entrés en guerre en tant que force terrestre. Maintenant, ils avaient quelques petites forces terrestres. Ils avaient la police militaire, ils avaient quelques unités d’artillerie, quelques agents d’opérations spéciales, et pas mal de conseillers et ce genre de choses mais ce n’était pas significatif.

D’autre part, ils constituaient une force aérienne importante et très efficace, qui complétait l’armée de l’air syrienne. Mais ce n’est vraiment que la dernière année de la guerre, la bataille d’Alep, juste la dernière année, qu’ils sont entrés en force et leur puissance aérienne a été très efficace. Et à ce moment-là, les Syriens avaient assez bien épuisé les forces terroristes. Et l’aide russe a pu faire pencher la balance, et Alep a été la grande victoire de toute la guerre syrienne.

Mais blâmer les Russes pour la destruction massive qui a eu lieu à Alep, c’est bizarre : parce qu’ils n’étaient pas là, ils n’étaient même pas présents quand cela s’est produit. Il s’agit donc simplement d’une autre partie du récit de propagande, qui a été très efficace pour l’Occident, diabolisant la Russie et faisant des affirmations sans fondement. Mais les gens ne se souviennent pas de l’histoire de ces choses – elles sont plutôt complexes. Donc, non : la Russie n’est en aucun cas responsable de la destruction massive de la ville d’Alep.

Billington : Comment compareriez-vous les méthodes de guerre suivies par la Russie, par opposition aux forces américaines et alliées en Syrie ?

Black : Eh bien, tout d’abord, l’implication américaine, la guerre des États-Unis contre la Syrie est une guerre d’agression. Nous avons mis en place un centre d’activités spéciales de la CIA très secret – ce sont des types de James Bond de la Central Intelligence Agency, totalement machiavéliques ; ils feront n’importe quoi, il n’y a pas de limite avec ces gars. Nous les avons envoyés et nous avons déclenché la guerre en Syrie. La guerre n’existait pas jusqu’à ce que nous envoyions la CIA pour se coordonner avec les éléments d’Al-Qaïda. Nous avons donc commencé la guerre et nous n’avons pas été invités en Syrie.

En fait, les États-Unis se sont emparés de deux parties importantes de la Syrie.

L’une est une partie très importante, le fleuve Euphrate, qui découpe environ un tiers de la partie nord de la Syrie : les États-Unis ont envahi cette partie. Nous avons en fait mis des troupes sur le terrain, illégalement – contre toute loi internationale standard de la guerre – c’était juste une saisie. Et c’est quelque chose auquel John Kerry, qui était alors secrétaire d’État, a fait référence, et il était frustré par la formidable victoire des forces armées syriennes contre Al-Qaïda et ISIS. Et il a dit, eh bien, nous devons probablement passer au plan B.

Il n’a pas annoncé ce qu’était le plan B, mais il l’avait déployé au fil du temps : le plan B était la saisie américaine de cette partie nord de la Syrie. L’importance de prendre cette partie de la Syrie est que c’est le grenier à blé de tout le peuple syrien. La Syrie avait en fait un excédent de blé important et les gens étaient très bien nourris en Syrie, avant la guerre. Nous voulions enlever le blé, provoquer la famine parmi le peuple syrien.

L’autre chose que nous avons pu faire, c’est de nous emparer de la majeure partie des gisements de pétrole et de gaz naturel. Ceux-ci ont également été produits dans cette partie nord au-delà de l’Euphrate. Et l’idée était qu’en volant le pétrole puis le gaz, on pourrait fermer le système de transport, et en même temps, pendant les hivers syriens, on pourrait geler à mort la population civile syrienne, qui dans de nombreux des cas vivaient dans des décombres, où ces armées terroristes, avec des divisions mécanisées, avaient attaqué et totalement détruit ces villes, et laissé les gens vivre dans de petites poches de décombres.

Nous voulions affamer et nous voulions geler à mort le peuple syrien, et c’était le plan B.

Maintenant, nous sommes devenus frustrés à un certain point que d’une manière ou d’une autre ces Syriens, ces maudits Syriens – c’est un tout petit pays, et pourquoi ces gens sont-ils résilients ? Ils se battent contre les deux tiers de toute la force militaire et industrielle du monde. Comment une nation de 23 millions d’habitants peut-elle résister à cela pendant plus d’une décennie ? Et donc nous avons décidé que nous devions agir ou nous allions perdre totalement la Syrie. Et c’est ainsi que le Congrès américain a imposé les sanctions de César. Les sanctions de César étaient les sanctions les plus brutales jamais imposées à une nation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les sanctions n’étaient pas aussi strictes qu’elles l’étaient contre la Syrie.

Nous n’étions pas en guerre avec la Syrie ! Et pourtant, nous avions un blocus naval autour du pays. Nous avons dévalué leur monnaie par le biais du système SWIFT pour les paiements internationaux, les empêchant d’acheter des médicaments. Il y avait donc des femmes syriennes qui contractaient un cancer du sein, tout comme nous en avons ici dans ce pays. Mais au lieu de cela, là où dans ce pays où le cancer du sein est devenu relativement traitable, nous avons coupé les fournitures médicales afin que les femmes en Syrie meurent du cancer du sein parce qu’elles ne pouvaient pas obtenir les médicaments, parce que nous claquons leurs dollars via le système SWIFT.

L’une des dernières choses que nous avons faites et les preuves sont vagues à ce sujet, mais il y a eu une mystérieuse explosion dans le port au Liban, et c’était une explosion massive d’un chargement d’engrais au nitrate d’ammonium. Il a tué des centaines de Libanais. Il a blessé des milliers et des milliers, détruit l’économie du Liban. Et, plus important encore, il a détruit le système bancaire du Liban, qui était l’une des rares bouées de sauvetage restantes pour la Syrie. Je ne pense pas que cette explosion était accidentelle. Je pense que cela a été orchestré, et je soupçonne que la Central Intelligence Agency était au courant de la nation qui a mené cette action pour détruire le port de Beyrouth.

Mais partout, vous voyez cette approche machiavélique, où nous utilisons une force et une violence illimitées. Et en même temps, nous contrôlons les médias mondiaux, où nous effaçons toutes les discussions sur ce qui se passe vraiment. Donc, à l’homme ou à la femme dans la rue, ils pensent que tout va bien. Tout est fait pour des raisons altruistes, mais ce n’est pas le cas.

Billington : Une partie de votre service militaire a été en tant qu’officier du JAG, et pendant un certain temps, vous avez été le chef de la division du droit pénal de l’armée au Pentagone. Et dans cette optique, que voyez-vous de la façon dont ces sanctions de César – comment les considéreriez-vous du point de vue du droit international et du droit militaire ?

Black : Eh bien, maintenant, je n’étais pas l’expert en droit international. J’étais l’expert en droit pénal. Mais je dirais que faire la guerre à une population civile est un crime d’une grande importance dans le droit de la guerre.

L’une des choses que nous avons faites lorsque nous nous sommes alliés à Al-Qaïda, et par intermittence avec ISIS ; Je veux dire, nous avons combattu ISIS de manière très sérieuse, mais en même temps, nous les avons souvent employés pour les utiliser contre le gouvernement syrien. C’est donc une sorte d’amour-haine. Mais nous avons toujours travaillé avec les terroristes. Ils étaient le noyau.

L’une des politiques qui a été suivie était que sous cette version extrême de l’islam, ce wahhabisme, il y avait cette notion que vous pouvez possédez une femme si vous la saisissez avec votre bras droit, celui qui est fort au combat. Et cela remonte au VIIe siècle. Et donc nous avons facilité le mouvement des terroristes islamiques de 100 pays, et ils sont venus et ils ont rejoint ISIS, ils ont rejoint Al-Qaïda, ils ont rejoint l’Armée syrienne libre, tous ces différents. Et l’une des choses qu’ilss savaient quand ilss sont arrivées, c’est qu’ilss avaient légalement le droit d’assassiner les maris – je ne parle pas de militaires, je parle de civils – ils pouvaient assassiner les maris, ilss pouvaient les tuer, et alors ils pourraient posséder et posséder leurs femmes et leurs enfants. Et ils l’ont fait en grand nombre.

Et donc il y a eu une campagne de viols, c’était une campagne organisée de viols à travers la nation syrienne. Et il y avait en fait des marchés d’esclaves qui ont surgi dans certaines de ces zones rebelles où ils avaient en fait des listes de prix des différentes femmes. Et curieusement, les prix les plus élevés sont allés aux plus jeunes enfants, car il y avait un grand nombre de pédophiles. Et les pédophiles voulaient posséder des enfants en bas âge, car en vertu des lois qui étaient appliquées, ils étaient autorisés à violer ces enfants à plusieurs reprises. Ils ont pu violer les veuves des soldats ou des civils tués, les posséder, les acheter et les revendre entre eux. Cela a continué.

Je ne dis pas que la CIA a créé cette politique, mais ils ont compris que c’était une politique répandue, et ils l’ont tolérée. Ils ne l’ont jamais critiqué d’aucune façon.

C’était si grave que j’en ai parlé avec le président Assad, qui m’a dit qu’ils étaient en train de le faire – lors de ma visite en 2016 ; J’étais dans un certain nombre de zones de combat et dans la capitale. Et j’ai rencontré le président, et il a dit qu’à ce moment-là, ils travaillaient sur une législation au parlement, pour changer la loi sur la citoyenneté. Ils avaient toujours suivi la loi islamique, qui était celle selon laquelle la citoyenneté d’un enfant découlait du père. Mais il y avait tellement de dizaines, de centaines de milliers de femmes syriennes engrossées par ces terroristes qui ont été importées en Syrie, qu’il a fallu changer la loi, pour qu’elles aient la nationalité syrienne et qu’elles n’aient pas à être renvoyées chez leur père d’ISIS en Arabie saoudite, ou en Tunisie. Ils pourraient être retenus en Syrie. Et j’ai vérifié plus tard et cette loi a été adoptée et mise en œuvre.

Mais cela montre juste la cruauté totale. Lorsque nous menons ces guerres, nous n’avons aucune limite à la cruauté et à l’inhumanité que nous sommes prêts à imposer à la population, à la faire souffrir, de sorte que cela se traduira d’une manière ou d’une autre par le renversement du gouvernement, et peut-être la prise de son pétrole, la prise de ses Ressources.

Billington : Clairement, c’est la politique contre la Russie aujourd’hui, par l’administration actuelle.

Black : Oui. Oui. Vous savez, la Russie est peut-être plus dotée de ressources naturelles que toute autre nation sur Terre. Ils sont un important producteur de céréales, de pétrole, d’aluminium, d’engrais, d’un nombre immense de choses qui sont liées à l’ensemble de l’économie mondiale. Et sans aucun doute, il y a des gens qui regardent cela et disent : « Si nous pouvions d’une manière ou d’une autre briser la Russie elle-même, il y aurait des fortunes faites, où des milliards de milliards seront faits par dizaines ». Et il y a une certaine attraction à cela. Vous avez certainement déjà vu cela se produire, avec des intérêts étrangers prenant le contrôle de l’Ukraine et s’emparant de ses vastes ressources.

Mais, nous avons commencé une marche vers la Russie, presque immédiatement après la dissolution de l’Union soviétique en 1991. L’Union soviétique s’est dissoute, le Pacte de Varsovie s’est dissous. Et malheureusement, l’une des grandes tragédies de l’histoire est que nous n’avons pas réussi à dissoudre l’OTAN. Le seul but de l’OTAN était de se défendre contre l’Union soviétique. L’Union soviétique n’existait plus. L’OTAN est allée de pair avec le Pacte de Varsovie. Le Pacte de Varsovie avait disparu ; il n’existait plus. Il n’y avait aucun but à ce que l’OTAN continue d’exister. Cependant, nous l’avons retenu, et il ne pouvait exister que s’il avait un ennemi.

La Russie cherchait désespérément à faire partie de l’Occident.

J’ai rencontré le chef de Gazprom, la plus grande entreprise de Russie, et c’était peu de temps après la disparition de l’Union soviétique, et il m’a décrit comment ils luttaient pour que leurs médias soient aussi libres qu’ils l’étaient en Occident. Et ils nous percevaient comme étant beaucoup plus libres et ouverts que nous ne l’étions. Et il a dit, vous savez, nous avons ce problème parce que nous avons ce soulèvement en Tchétchénie, qui fait partie de la Russie. Et il a dit que les rebelles tchétchènes envoyaient des vidéos à la télévision russe et que nous les diffusions à la télévision russe, parce que c’est ainsi que fonctionne la liberté d’expression.

Et j’ai dit : « Tu te moques de moi ? » J’ai dit : « Vous publiez les films de propagande ennemie ? Il a dit : « Oui. » Il a dit : « N’est-ce pas ainsi que vous procédez aux États-Unis ? J’ai dit non. Pendant la Seconde Guerre mondiale, nous avons pris la tête de l’Associated Press et nous l’avons chargé de la censure en temps de guerre, et c’était très strict.

Donc, mais ce n’est qu’un exemple de la façon dont ils luttaient. Ils sont passés d’un pays officiellement athée à un pays où ils sont devenus de loin la grande nation la plus christianisée d’Europe.

Non seulement le peuple, le peuple le plus christianisé de tous les grands pays d’Europe, mais le gouvernement lui-même était très favorable à l’église, à la foi chrétienne. Ils ont modifié leur Constitution pour dire que le mariage était l’union d’un homme et d’une femme. Ils sont devenus très restrictifs sur la pratique de l’avortement. Ils ont mis fin à la pratique des adoptions à l’étranger, où certaines personnes allaient en Russie et adoptaient des petits garçons à des fins immorales. Ils sont donc devenus une culture totalement différente et.

En tout état de cause, les États-Unis ont cette stratégie de longue date, cette stratégie politico-militaire, d’expansion de l’empire. Nous l’avons fait au Moyen-Orient, où nous avons tenté de créer un empire néocolonial massif. C’est devenu plutôt effiloché. Les gens n’en ont pas voulu. Et il semble être voué à l’extinction un jour, mais cela peut durer encore 100 ans. Mais en tout cas, nous essayons de faire quelque chose de similaire, alors que nous roulons vers l’Est, pratiquement jusqu’à la frontière russe.

Billington : Ainsi, la position des États-Unis et du Royaume-Uni sur la guerre en Ukraine, au cours de ces dernières semaines, est devenue non seulement un soutien à la guerre, mais une victoire à tout prix. Cela a été déclaré par le secrétaire à la Défense Austin et d’autres. Et ils injectent d’énormes quantités d’armes non seulement défensives mais offensives au régime de Kiev. Que voyez-vous comme conséquence de cette politique ?

Black : Je pense qu’une chose qu’il fera, c’est de garantir qu’un nombre considérable de soldats ukrainiens innocents mourront inutilement. Beaucoup de soldats russes mourront inutilement. Ce sont des enfants. Vous savez, les enfants partent à la guerre. Je suis parti à la guerre quand j’étais petit. Vous pensez que votre pays, à tort ou à raison, tout ce qu’il fait est bien. Cela me brise le cœur, quand je regarde les visages de jeunes garçons russes, qui ont été abattus, dans certains cas très criminellement par les forces ukrainiennes. Et de même, je vois de jeunes hommes ukrainiens, qui sont massacrés sur le champ de bataille.

On s’en fout ! Les États-Unis et l’OTAN, peu importe combien d’Ukrainiens meurent. Pas des civils, pas des femmes, pas des enfants, pas des soldats. Nous ne nous soucions pas. C’est devenu un grand match de football. Vous savez, nous avons notre équipe. Ils ont leur équipe, rah rah. Nous voulons obtenir le plus gros score et le faire monter. Et, vous savez, nous nous moquons du nombre de nos joueurs qui sont paralysés sur le terrain de jeu, tant que nous gagnons.

Maintenant, nous expédions des quantités fantastiques d’armes, et cela a causé les actions de Raytheon, qui crée des missiles, et de Northrop Grumman, qui crée des avions et des missiles, toutes ces industries de la défense sont devenues extrêmement gonflées par l’argent des contribuables. Je ne pense pas que cela va finalement changer le résultat.

Je pense que la Russie l’emportera. Les Ukrainiens sont dans une position stratégique très délicate à l’Est.

Mais si vous regardez la façon dont cela s’est déroulé, le président Poutine a fait un effort désespéré pour arrêter la marche vers la guerre en décembre 2021. Il est allé jusqu’à mettre des propositions écrites spécifiques sur la table avec l’OTAN, des propositions de paix pour désamorcer ce arrivait. Car à ce stade, l’Ukraine massait déja des troupes pour attaquer le Donbass. Et donc, il essayait d’éviter cela. Il ne voulait pas la guerre. Et l’OTAN l’a simplement rejeté, l’a simplement rejeté ; ne l’a jamais pris au sérieux, n’est jamais entré dans des négociations sérieuses.

À ce moment-là, Poutine voyant que des Ukrainiens armés, avec des armes pour tuer les troupes russes, étaient littéralement à leurs frontières, a décidé qu’il devait frapper en premier. Maintenant, vous pouviez voir que ce n’était pas ce n’était pas une attaque pré-planifiée. Ce n’était pas comme l’attaque d’Hitler en Pologne, où la règle générale est que vous avez toujours un avantage de 3 contre 1 lorsque vous êtes l’attaquant. Vous devez masser trois fois plus de chars, d’artillerie, d’avions et d’hommes que l’autre côté. En fait, lorsque la Russie est entrée, elle est entrée avec ce qu’elle avait, ce qu’elle pouvait bricoler à court préavis. Et ils étaient moins nombreux que les forces ukrainiennes. Les forces ukrainiennes en avaient environ 250 000. Les Russes en avaient peut-être 160 000. Ainsi, au lieu d’en avoir trois fois plus, ils avaient en fait moins de troupes que les Ukrainiens. Mais ils ont été contraints d’attaquer, pour tenter d’anticiper la bataille qui se profilait, où les Ukrainiens avaient massé ces forces contre le Donbass.

Maintenant, le Donbass est adjacent à la Russie. C’est une partie de l’Ukraine qui n’a pas rejoint le gouvernement révolutionnaire qui a mené le coup d’État en 2014 et renversé le gouvernement ukrainien. Ils ont refusé de faire partie du nouveau gouvernement révolutionnaire d’Ukraine. Et ainsi ils ont déclaré leur indépendance. Et l’Ukraine avait massé cette énorme armée pour attaquer le Donbass. Et donc la Russie a été forcée d’intervenir pour anticiper cette attaque planifiée par l’Ukraine.

Vous pouviez voir que la Russie espérait vivement pouvoir mener cette opération spéciale sans faire indûment de victimes aux Ukrainiens, parce qu’elle pense aux Ukrainiens, ou du moins qu’elle considérait les Ukrainiens comme des frères slaves ; qu’ils voulaient avoir de bonnes relations. Mais il y a une photo célèbre avec un char russe, cela avait été stoppé par un rassemblement de peut-être 40 civils qui ont juste marché sur la route et ont bloqué la route et le char s’est arrêté.

Mais ce que je dis, c’est que les règles d’engagement des Russes étaient très, très prudentes. Ils ne voulaient pas créer beaucoup de haine et d’animosité. Les Russes ne sont pas entrés – ils n’ont pas bombardé le système électrique, les systèmes de médias, les systèmes d’approvisionnement en eau, les ponts, etc. Ils ont essayé de maintenir l’infrastructure de l’Ukraine en bon état parce qu’ils voulaient qu’elle se rétablisse. Ils voulaient juste que ça se termine et que ça revienne à la normale.

Cela n’a pas fonctionné.

Les Ukrainiens, la résistance était étonnamment dure. Les soldats ukrainiens se sont battus avec une grande, grande bravoure, un grand héroïsme. Et. Et maintenant, le jeu a été amélioré et c’est devenu beaucoup plus sérieux.

Mais c’est incroyable de regarder et de voir que la Russie domine l’airmais qu’elle n’a pas détruit les systèmes ferroviaires. Ils n’ont pas détruit les centrales électriques. Ils n’ont pas éliminé tant de choses. Ils n’ont jamais bombardé les immeubles du centre de Kiev, la capitale de l’Ukraine ; ils n’ont pas bombardé les bâtiments où se réunit le parlement. Ils ont été incroyablement réservés à propos de ces choses, espérant contre tout espoir que la paix pourrait être atteinte.

Mais je ne pense pas que l’Ukraine ait quoi que ce soit à voir avec la décision de paix ou de guerre. Je pense que la décision de paix ou de guerre est prise à Washington, DC Tant que nous voulons que la guerre continue, nous mènerons cette guerre, en utilisant les Ukrainiens comme mandataires, et nous la combattrons jusqu’à la dernière mort ukrainienne.

Billington : Comment projetez-vous le potentiel d’une guerre éclatant directement entre les États-Unis et la Russie ? Et à quoi cela ressemblerait-il ?

Black : Vous savez, si vous remontez à la Première Guerre mondiale en 1914, vous avez eu l’assassinat de l’archiduc d’Autriche-Hongrie. Lui et sa femme ont été tués. À la suite de la mort de ces deux personnes, vous avez eu un effet domino de toutes ces alliances, de la colère et de l’hystérie médiatique. Et avant que ce soit fini, je pense que 14 millions de personnes avaient été tuées. Il est toujours difficile d’obtenir de vrais chiffres, mais de toute façon, c’est un nombre énorme de millions de personnes qui sont mortes à cause de cela.

Nous devons reconnaître le risque de jouer à ces « jeux de poulet ». Où, par exemple, les médias turcs viennent de publier un article disant qu’à Marioupol, où il y a eu un grand siège, que les Russes ont finalement gagné. Le seul domaine qu’ils n’ont pas pris en charge est cette formidable aciérie. Il y a beaucoup de soldats ukrainiens qui sont retranchés là-bas.

Maintenant, il est apparu qu’il y aurait apparemment 50 officiers supérieurs français, qui sont piégés dans cette aciérie avec les Ukrainiens. Les soldats français ont combattu au sol, dirigé la bataille. Et cela a été tenu secret, ultra-secret, à cause des élections françaises qui viennent d’avoir lieu. Si le peuple français avait su qu’il y avait un grand nombre d’officiers français piégés et probablement sur le point de mourir dans cette aciérie, les élections se seraient déroulées dans l’autre sens : Marine Le Pen aurait gagné. Et donc il était très important que pour l’ensemble de l’état profond, il ne soit pas révélé que ces officiers français étaient là.

Nous savons qu’il y a des officiers de l’OTAN qui sont présents sur le terrain en Ukraine à titre de conseillers, etc. Nous courons le risque. Maintenant, je suppose – et c’est une supposition, je peux me tromper – mais le navire amiral de la flotte russe de la mer Noire, le Moskva, a été coulé après avoir été touché par des missiles anti-navires. Je suppose que ces missiles, je pense qu’il y a de fortes chances qu’ils aient été tirés par les Français. Maintenant, je peux me tromper, mais ces missiles sont si ultra-sensibles et si dangereux pour nos navires, que je ne pense pas que l’OTAN confierait les missiles aux Ukrainiens, ou à qui que ce soit d’autre. Je pense qu’ils doivent être maintenus sous le contrôle et les opérations de l’OTAN. Je pense donc que ce sont probablement les forces de l’OTAN qui ont en fait coulé le Moskva .

Et vous pouvez voir que nous prenons ces mesures très imprudentes, et chaque fois que nous montons la barre – il se trouve que je suis républicain – mais nous avons deux sénateurs américains républicains qui ont dit : « eh bien, nous pourrions juste avoir besoin de utiliser des armes nucléaires contre la Russie ». C’est fou. Je pense qu’il est important que les gens commencent à discuter de ce que signifierait une guerre thermonucléaire.

Maintenant, nous devons comprendre. La Russie est à peu près comparable aux États-Unis en matière de nucléaire. Ils ont des missiles hypersoniques, que nous n’avons pas. Ils peuvent absolument échapper à toute détection opportune, et ils peuvent tirer des missiles depuis la Russie et atteindre San Francisco, Los Angeles, Chicago, Detroit, Baltimore, Washington, DC, New York.

Et si vous ne pensez qu’à la Virginie, où je vis, s’il y avait une guerre nucléaire – et gardez à l’esprit qu’ils ont également une flotte très importante et efficace de sous-marins nucléaires au large des côtes des États-Unis. Ils ont un grand nombre de missiles à pointe nucléaire, et ils peuvent échapper à toutes les défenses que nous avons. Donc rien qu’en Virginie, si vous regardez bien, toute la Virginie du Nord serait pratiquement anéantie. Il ne resterait presque plus de vie humaine dans le comté de Loudoun, le comté de Prince William, le comté de Fairfax, Arlington, Alexandria.

Le Pentagone se trouve dans le comté d’Arlington : Le Pentagone serait simplement une masse incandescente de sable en fusion. Il n’y aurait pas de vie humaine là-bas. Et il n’y aurait pas de vie humaine à des kilomètres à la ronde. Juste de l’autre côté du Potomac, la capitale nationale, il n’y aurait plus de vie dans la capitale nationale. Le bâtiment du Capitole disparaîtrait à jamais. Tous les monuments, toutes ces choses glorieuses – rien ne resterait.

Si vous allez sur la côte de Virginie, vous avez le chantier naval de Norfolk, vous avez le port de Norfolk. Vous avez la plus grande accumulation de puissance navale sur la face de la Terre. C’est là que nous garons tous nos porte-avions, nos sous-marins nucléaires, toutes ces choses. Il ne resterait plus rien. Il ne resterait plus rien de ces industries maritimes là-bas.

Et vous pouvez continuer ainsi. Vous parlez de New York, probablement de New York elle-même, non seulement tout le monde serait tué, mais il serait probablement impossible pour les gens d’habiter New York pendant des centaines d’années après. Mais non seulement il cesserait d’être un lieu de vie humaine vibrante, mais en s’éteignant probablement pendant peut-être un demi-millénaire, il ne retrouverait aucune sorte de civilisation.

Nous devons comprendre la gravité de ce que nous faisons.

Peut-être que si c’était une question de vie ou de mort pour les États-Unis, ce qui se passe en Ukraine, ce serait une chose. Certes, lorsque l’Union soviétique a placé des missiles à Cuba, qui visaient les États-Unis, cela valait la peine de prendre le risque, car c’était juste à notre frontière et cela nous menaçait. Et c’était une bataille pour laquelle il valait la peine de se battre et un risque qui valait la peine d’être pris.

Les Russes sont exactement dans l’image miroir de cette situation, car pour eux, la vie de la Russie implique que l’OTAN arrête d’avancer plus loin en Ukraine, jusqu’à leurs frontières. Ils ne peuvent pas se permettre de ne pas mener cette guerre. Ils ne peuvent pas se permettre de ne pas gagner cette guerre.

Donc je pense, jouer avec cette escalade constante dans une guerre qui, vraiment, dans un endroit qui n’a aucune importance pour les Américains, l’Ukraine n’a aucun sens pour les Américains ; cela n’a aucun impact sur notre vie de tous les jours. Et pourtant, nous jouons à ce jeu téméraire qui risque la vie de tous les habitants des États-Unis et d’Europe de l’Ouest pour rien ! Juste absolument pour rien !

Billington : Beaucoup d’officiers comprennent certainement les conséquences que vous venez de décrire d’une manière plutôt horrifiante. Pourquoi, alors qu’il y a des généraux qui s’expriment en Italie, en France, en Allemagne, avertissant que nous suivons une voie qui pourrait conduire à la guerre nucléaire, pourquoi n’y a-t-il pas de telles voix d’officiers gradés militaire – peut-être à la retraite – dire ce que vous dites ici aujourd’hui ?

Black : Vous savez, il y a eu une énorme détérioration de la qualité des officiers, remontant, eh bien, certainement aux années 1990. Nous avions de très, très bons officiers de pavillon, pendant la période où j’étais en service actif – je suis parti en 1994 – juste des gens de qualité supérieure. Mais ce qui s’est passé, c’est que par la suite, nous avons eu le président Clinton, plus tard, nous avons eu Obama. Nous avons Biden maintenant. Et ils appliquent un écran politique très strict à leurs officiers militaires.

Et nous avons maintenant des « yes men ». Ce ne sont pas des gens dont la principale dévotion est envers les États-Unis et son peuple. Leur dévouement principal est leur carrière et leur capacité à réseauter avec d’autres officiers militaires à la retraite. Il existe un réseau très solide qui peut placer des généraux militaires dans des groupes de réflexion, où ils promeuvent la guerre, dans des organisations comme Raytheon et Northrop Grumman, et toutes ces opérations de défense, où ils peuvent monter à bord et des choses comme ça. Il y a donc un prix assez personnel à payer pour dire : « Hé, arrête. La guerre n’est pas dans l’intérêt du peuple américain ». Si nous avions une meilleure qualité d’individu, nous aurions des gens courageux qui diraient : « Je me fiche de ce que cela me coûte personnellement ». Mais il est très difficile d’accéder aux rangs supérieurs, si vous êtes un individu guidé par des principes, le patriotisme et le dévouement envers le peuple de cette nation.

Ce n’est pas comme ça que ça marche. Nous avons besoin d’un président qui entrera et secouera l’arbre, et fera tomber beaucoup de ces gens, parce qu’ils sont dangereux. Ils sont très dangereux pour l’Amérique. La guerre n’est pas dans l’intérêt du peuple américain.

Vous savez, voici quelque chose d’intéressant qui s’est passé. Ici, dans ce pays, on pourrait penser que le monde entier est contre la Russie. Ce n’est pas le cas. En fait, il y a de grands pays du monde qui penchent vers la Russie dans cette guerre, à commencer par la Chine, mais ensuite le Brésil, vous avez l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, un large éventail de pays, l’Inde. L’Inde soutient énormément la Russie. L’idée que d’une manière ou d’une autre nous avons cette cause extrêmement juste, cela ne frappe pas une grande partie du monde que c’est juste, et une grande partie du monde n’accepte pas la dernière propagande sur les crimes de guerre : cette chose à propos de Boutcha. C’est probablement la plus importante de toutes les discussions sur les crimes de guerre.

Et qu’était Boutcha ? Il y avait un film tourné d’un véhicule roulant sur la route à Boutcha, qui avait été repris aux Russes. Et tous les 100 mètres environ, il y avait une personne avec les mains, une fermeture éclair attachée derrière le dos, et il avait été tué. Il n’a été annoncé que quatre jours après que les Ukrainiens eurent repris Boutcha.

Maintenant, nous n’en savions presque rien. En fait, nous n’avions même pas la preuve que des personnes avaient été tuées. Mais en supposant qu’ils l’aient fait, nous ne savions pas où ils avaient été tués. Nous ne savions pas qui ils étaient. Nous ne savions pas qui les avait tués. Nous ne savions pas pourquoi ils avaient été tués. Personne ne pouvait fournir un motif suffisant pour que les Russes les aient tués. Les Russes ont retenu Boutcha pendant un mois. S’ils allaient les tuer, pourquoi ne les ont-ils pas tués pendant ce mois ? Et si vous allez massacrer un tas de gens, ne seraient-ils pas tous au même endroit et ne les tueriez-vous pas tous là-bas ? Pourquoi seraient-ils distribués le long d’une route, un mile le long du chemin ? Cela n’a aucun sens !

Ce que nous savons, c’est que quatre jours après que le maire de Boutcha ait joyeusement annoncé que la ville était libérée, quatre jours après que l’armée ukrainienne était arrivée et que leur bras de propagande spécial de l’armée ukrainienne était là, tout d’un coup, il y avait ces des morts sur la route. Comment se fait-il qu’ils n’étaient pas là quand les Russes étaient là ? Comment se fait-il qu’ils ne soient apparus qu’après le départ des Russes ?

Si je considérais cela comme une simple affaire criminelle standard, et que je parlais à la Division des enquêtes criminelles ou au FBI, ou à la police militaire ou quelque chose comme ça, je dirais : « OK, la première chose, jetons un coup d’œil aux Ukrainiens ». Je suppose que, et vous commencez par une intuition lorsque vous enquêtez sur un crime – mon intuition est que les Ukrainiens ont tué ces personnes après qu’ils ont emménagé, et après qu’ils aient regardé autour d’eux et aient dit : « OK, qui était amical envers les troupes russes pendant que les Russes étaient ici ? Nous allons les exécuter ». C’est ce que je présume. Parce que je ne vois aucune raison pour que les Russes viennent de tuer quelques personnes en sortant de la ville.

Et personne ne remet cela en question, car les médias du business sont tellement monolithiques.

Nous savons pertinemment, de la bouche du chef d’un hôpital ukrainien, le gars qui dirigeait l’hôpital, il se vantait d’avoir donné des ordres stricts à tous ses médecins, que lorsque des prisonniers de guerre russes blessés, lorsque des blessés étaient amenés, ils devaient être castrés. Maintenant, c’est un horrible crime de guerre, admis de la bouche de l’administrateur de l’hôpital, et le gouvernement ukrainien a dit, « nous allons en quelque sorte examiner ça », comme si ce n’était pas grand chose. Je ne peux pas penser à un crime de guerre plus horrible, plus horrible, jamais. Où en avez-vous entendu parler, sur ABC et MSNBC et CNN et FOX News ? Pas un murmure. Et pourtant la preuve est indéniable.

Nous avons eu un autre clip où il y avait un point de rassemblement de prisonniers de guerre, où les Ukrainiens amenaient les prisonniers de guerre à un point central pour le traitement – et c’est une vidéo d’environ sept minutes – et les soldats ukrainiens les ont tout simplement abattus. Et ils avaient probablement 30 de ces soldats russes blessés allongés sur le sol, certains d’entre eux mourant clairement de leurs blessures. Certains d’entre eux, ils ont mis des sacs en plastique sur la tête. Maintenant, ce sont des gars qui sont allongés là, parfois mortellement blessés, les mains attachées derrière le dos, et ils ont des sacs en plastique sur la tête, ce qui les empêche de respirer. Et parce qu’ils ne peuvent pas lever les mains, ils ne peuvent pas enlever les sacs, pour pouvoir respirer. À la fin de la vidéo, les Ukrainiens amènent une camionnette et il y a trois prisonniers de guerre russes non blessés. Sans la moindre pensée ou hésitation, alors que les trois se détachent et que leurs mains sont liées derrière le dos, ils en ont abattu deux, directement devant la caméra et ils tombent. Et le troisième se met à genoux et supplie de ne pas lui faire de mal. Et puis ils l’ont abattu ! Ce sont des délits. Et ceux-ci n’ont pas été réfutés par le gouvernement ukrainien. Mais vous ne sauriez même jamais qu’ils se sont produits ! Je ne dis pas qu’il n’y a pas de crimes de guerre des deux côtés. Je vous dis juste, que les seuls où j’ai vu, des preuves assez irréfutables de crimes de guerre, ont été du côté ukrainien.

Maintenant, on entend souvent dire, eh bien, les Russes ont détruit ceci ou détruit cela. Eh bien, je dois vous dire, vous revenez aux guerres que nous avons menées lorsque nous avons envahi l’Irak, le « Shock and Awe », nous avons pratiquement tout détruit en Irak, tout ce qui avait de l’importance. Nous avons bombardé des cibles militaires et civiles sans grande discrimination. La coalition a effectué 100 000 sorties en 42 jours. Vous comparez cela aux Russes, qui n’ont effectué que 8000 sorties dans à peu près la même période. 100 000 sorties américaines contre 8000, à peu près au même moment. Je pense que les Russes ont eu tendance à être plus sélectifs. Alors que nous sommes sortis – la philosophie de Shock and Awe est que vous détruisez tout ce qui est nécessaire pour maintenir la vie humaine et pour qu’une ville fonctionne. Vous coupez l’eau, l’électricité, le chauffage, l’huile, l’essence ; pour que vous assommiez tous les ponts principaux. Et puis vous continuez à tout détruire.

Alors c’est vraiment ironique. Et gardez à l’esprit que l’Irak est un pays relativement petit. L’Ukraine est un pays immense. 100 000 sorties en 42 jours, 8000 sorties pendant le même laps de temps. Une énorme différence de violence entre ce que nous avons fait en Irak et ce qu’ils ont fait en Ukraine. Il n’y a donc tout simplement aucune crédibilité lorsque vous vous penchez sur les faits et que vous examinez la manière dont la guerre a été menée.

source :https://brunobertez.com/2022/04/29/document-les-russes-ne-peuvent-pas-...

»» https://reseauinternational.net/document-les-russes-ne-peuvent-pas-se-...

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Dans RUSSIE

LES RENSEIGNEMENTS RUSSES ACCUSENT ZELENSKY D'AVOIR CEDE LE POUVOIR A LA POLOGNE

Par Le 10/06/2022

Les renseignements russes accusent Zelensky d’avoir cédé le pouvoir à la Pologne

 Depuis 12 heures  10 juin 2022

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 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

Le directeur du Service russe des renseignements extérieurs, Sergueï Narychkine, a accusé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’avoir cédé le pouvoir à la Pologne.

« Zelensky semble accepter le transfert de la souveraineté de l’Ukraine à la Pologne. Kiev a donné délibérément au tandem polono-américain l’accès à des informations d’importance nationale, y compris des informations sur les contribuables et, par conséquent, la situation financière réelle de l’Ukraine. En affaires, un tel accord pourrait être qualifié de fusion et acquisition », a déclaré M.Narychkine.

« L’État n’est pas une société privée, et dans ce cas, nous voyons que la junte de Kiev a déjà accepté l’annexion de l’Ukraine par la Pologne et lui abandonne volontairement la souveraineté de l’État ».

Et de poursuivre: « Varsovie a poussé fortement le régime de Zelensky à lui transférer de facto le contrôle des fonctions et institutions étatiques les plus importantes » ajoutant qu’avec l’accord de Kiev, « les Polonais contrôlent actuellement un centre de traitement des données de secours du Service national des impôts de l’Ukraine ».

Le 28 mars, le président russe Vladimir Poutine a ordonné le lancement d’une opération militaire spéciale en Ukraine à la demande des républiques de Lougansk et de Donetsk dans la région orientale du Donbass en Ukraine.

Soulignant qu’il ne cherche pas à occuper le territoire ukrainien, Moscou a déclaré que le but de l’opération était de dénazifier et de désarmer l’Ukraine.

Suite au déclenchement de la crise ukrainienne, les relations américano-occidentales avec la Russie se sont fortement dégradées et les relations polono-russes se sont refroidies.

Le gouvernement polonais, qui partage une frontière avec l’Ukraine, a adopté une position dure contre la Russie depuis le début de la crise, et les responsables de Varsovie font pression sur les autres États membres de l’UE pour qu’ils adoptent une position plus dure contre Moscou.

 

Source: Avec PressTV

https://french.almanar.com.lb/2350493

     

Dans RUSSIE

INAUGURATION DU PREMIER PONT ROUTIER, UNIQUEMENT DESTINE AU FRET, ENTRE LA RUSSIE ET LA CHINE

Par Le 10/06/2022

Inauguration du premier pont routier entre la Russie et la Chine

Inauguration du premier pont routier entre la Russie et la Chine

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Par AlAhed avec AFP

La Russie et la Chine ont inauguré, le vendredi 10 juin, le premier pont routier entre les deux pays, reliant par-dessus le fleuve Amour les villes de Heihe (province du Heilongjiang) et Blagovechtchensk (Extrême-Orient russe).

La construction du pont était terminée depuis deux ans mais son inauguration avait été reportée en raison de la pandémie de coronavirus.

Le lancement de ce projet de longue date, pour lequel le premier accord remonte à 1995, est symbolique du rapprochement et de la hausse des échanges entre les deux pays.

L’agence de presse publique russe Ria Novosti a publié une vidéo de l’inauguration de ce pont à la structure rouge et blanche, montrant le passage des premiers camions salué par des feux d’artifice.

D’une longueur d’un kilomètre et composé de seulement deux voies de circulation, le pont a coûté quelque 19 milliards de roubles (300 millions d’euros) dont 14 milliards pour la partie russe, selon les chiffres officiels.

Selon les médias russes, 630 camions, 164 autobus et 68 véhicules légers pourront emprunter chaque jour ce pont uniquement destiné au fret.

Pour la population de ces deux villes d’environ 200.000 habitants, un téléphérique transfrontalier est en construction et doit être achevé en 2023.

Moscou et Pékin partagent 4.250 kilomètres de frontière essentiellement sur le fleuve Amour.

https://french.alahednews.com.lb/44457/341

russie chine

Dans RUSSIE

LA DEFORMATION OCCIDENTALE DES FAITS FACE A LA POSSIBLE CRISE ALIMENTAIRE

Par Le 08/06/2022

La déformation occidentale des faits face à la possible crise alimentaire

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 07 juin 2022

Observateur continental

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L’establishment politico-médiatique occidental tente par tous les moyens d’annoncer l’éventuelle crise alimentaire internationale comme étant la responsabilité de la Russie, en oubliant par la même occasion de présenter les statistiques et faits réels. Et surtout ses propres responsabilités.

Tout d’abord, il serait correct de rappeler quelques statistiques fondamentales que nombre de politiciens et de médias occidentaux avaient préféré occulter. Dans l’imaginaire occidental, il est même tenté de créer une image d’une Ukraine comme d’un grenier mondial, et dont l’opération militaire spéciale de la Russie serait en train de «détruire». A ce titre, les faits parlent d’eux-mêmes et s’il y a bien un grenier mondial – c’est bien l’Etat russe.

En effet, la Russie est le premier exportateur mondial de blé, tandis que l’Ukraine n’est que cinquième. Et ce depuis déjà plusieurs années. Donc les tentatives de coller l’Ukraine à la Russie en qualité de grenier mondial par la partie occidentale est déjà incohérente ne serait-ce que du point de vue qu’on ajoute à cet effet le cinquième exportateur mondial au premier, pour tenter par la même occasion de créer une image d’une Ukraine «irremplaçable» sur le marché alimentaire international.

En se basant sur cette logique et suivant le même schéma, il est parfaitement possible aussi de coller le 8ème, 9ème ou 10ème exportateur mondial au premier, et le volume représenté sera conséquent. Tout cela pour dire que s’il y a bien un pays dont dépend énormément la sécurité alimentaire à l’échelle internationale – il s’agit bien de la Russie, et non pas tellement de l’Ukraine.

Idem pour ce qui est des engrais – autre orientation essentielle pour la production agricole à divers endroits de la planète. Les statistiques pour l’année 2021 parlent d’eux-mêmes: la Russie était et reste le principal exportateur mondial d’engrais. Tandis qu’un pays comme l’Ukraine n’était classé que 25ème.

S’il y a bien en revanche un domaine dans lequel l’Ukraine partage effectivement les deux premières places mondiales avec la Russie en volume de production – il s’agit de l’huile de tournesol. Bien qu’il soit important de rappeler que les pays dits comme particulièrement concernés par la possible crise alimentaire mondiale ont beaucoup plus besoin des céréales russes que de l’huile de tournesol ukrainienne. Sachant que nombreux de ces pays consomment principalement l’huile de palme et non de tournesol.

Aussi, l’establishment occidental qui accuse la Russie d’être responsable de la situation oublie deux points essentiels: le premier étant les sanctions occidentales qui visent la Russie et qui ont eu un impact sur les chaines logistiques d’approvisionnement. En ce qui concerne plus particulièrement les exportations ukrainiennes – les représentants russes ont maintes fois rappelé que le blocage ne se fait pas au niveau de la Russie, mais au fait que le régime kiévien a installé des mines marines au niveau des principaux ports maritimes concernés – empêchant les navires de pouvoir circuler en sécurité avec les marchandises.

Macky Sall, le chef d’Etat sénégalais et président en exercice de l’Union africaine (UA) lors de sa récente rencontre à Sotchi avec Vladimir Poutine, avait justement de son côté critiqué les sanctions occidentales et rappelé que l’accès aux céréales et engrais russes avait une importance primordiale pour les pays africains. Un échange dont Macky Sall est sorti largement rassuré et satisfait, au moment où la Russie travaille activement pour pouvoir assurer ses livraisons des dits produits à destination des pays amis, dont bien évidemment ceux d’Afrique.

Il est donc évident que ceux qui créent des obstacles aux exportations alimentaires et affiliées en provenance de Russie – ne peuvent certainement pas jouer aux bonnes âmes qui se soucient de la sécurité alimentaire mondiale. Mais peut-être que prétendant s’intéresser à ce problème des «autres», l’Occident cherche avant tout à pouvoir assurer sa propre sécurité alimentaire? Notamment dans le domaine des engrais. Car au-delà de la dépendance énergétique de l’UE totalement évidente, la Russie fournit par la même occasion 25% de l’approvisionnement européen en azote, potasse et phosphate.

Pour l’anecdote, faudrait-il rappeler qu’il y a encore de cela plusieurs années – les engrais russes étaient revendus pour les clients africains à travers des intermédiaires occidentaux? Cette page, fort heureusement, semble définitivement être tournée. Les pays non-occidentaux, y compris africains, ont pour grand nombre d’entre eux parfaitement compris la nécessité de maintenir les relations mutuellement bénéfiques avec la Russie. Quant à la sécurité alimentaire des pays occidentaux – il est évidemment peu probable que l’arrogance de leur establishment pourra d’une quelconque manière apporter des solutions dignes de ce nom. Y compris pour les citoyens européens.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/la-deformation-occidentale-des-faits-face-a-la-possible-crise-alimentaire/5668763

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LA RUSSIE MENE LA LUTTE CONTRE LE NEONAZISME EN UKRAINE

Par Le 04/06/2022

3 juin 2022

La Russie mène la lutte contre le néonazisme en Ukraine

Parti Communiste de la Fédération de Russie

Comme au lieu de faire vivre un mouvement antiguerre beaucoup de partis politiques de gauche en occident répètent bêtement à chaque fois la position va t'en guerre de l'OTAN (une guerre qui se fait en coupant dans le financement des services publics et des budgets destinés au bien être du peuple), la seule qu'on entend dans les médias contrôlés par le capital. Voici la position du Parti Communiste de la Fédération de Russie sur la guerre en Ukraine. Quand une guerre de l'OTAN a lieu il vaut mieux demander aux camarades du parti communiste local leur point de vue. Ce parti a toujours été solidaire des antifascistes du Donbass depuis 2014. Depuis des années il demandait au gouvernement russe de reconnaître l’indépendance des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk et les camarades du parti ont une ligne idéologique très correcte : ils commémorent l'anniversaire de la Révolution d'Octobre le 7 Novembre, le 5 Mars ils fleurissent la tombe du camarade Staline, le 1er Mai il défilent, ils commémorent la victoire sur le fascisme le 9 Mai.

Commentaire sur l’article du Département international du Comité Central du Parti communiste grec “Sur la guerre impérialiste en Ukraine et la position du PCFR”

Le 23 avril 2022, le journal Rizospatis, l’organe de presse du Parti communiste de Grèce a publié l’article du Département international du CC du Parti communiste de Grèce intitulé " Sur la guerre impérialiste en Ukraine et la position du PCFR”

L’article décrit les actions du PCFR dans le cadre de l’opération spéciale menée par la Russie en Ukraine et incrimine ouvertement le parti pour sa position pro-gouvernementale, c’est-à-dire sa position pro-impérialiste. Nous ne pouvons pas accepter catégoriquement cette estimation utilitaire.

La quintessence de cet article consiste dans le point de vue des camarades grecs en Ukraine se déroule dans la guerre impérialiste menée dans l’intérêt de la bourgeoisie russe et pour soutenir l’opération spéciale le PCFR ainsi “développe la ligne de solidarité avec le parti au pouvoir “Russie unie” et le président Poutine”.

En insistant sur le caractère de guerre "impérialiste", les camarades grecs s’appuient sur la thèse bien connue de V. I. Lénine dans la lutte pour les marchés et le pillage des autres pays, l’aspiration à faire avorter les mouvements révolutionnaires du prolétariat et de la démocratie dans le pays, le désir de se laisser duper, de désunir et d’exterminer les prolétaires de tous les pays, en dressant les esclaves salariés d’une nation contre les esclaves salariés d’une autre nation au profit de la bourgeoisie, ce qui est le seul contenu réel et la signification de la guerre. Néanmoins, les camarades ne mentionnent pas que cette idée est exprimée dans le travail de V. I. Lénine Guerre. Années 1914-1918. Dans cet ouvrage, il est très concrètement question de la Première Guerre mondiale, en réalité sans aucun doute impérialiste, de la rapine. Mais si nous ne nous mettons pas dans les positions dogmatiques, il faut savoir que chaque guerre a ses propres traits distinctifs.

La tâche du marxiste dans la définition de sa position sur la guerre consiste d’abord à déterminer son caractère spécifique. Parce qu’en plus des guerres impérialistes, il y a aussi des guerres de libération nationale et des guerres antifascistes qui ont atteint une grande échelle au milieu du XXe siècle, lorsque le fascisme et le nazisme sont apparus comme des phénomènes politiques et que la lutte de libération nationale a pris de l’ampleur sous l’influence de la Grande Révolution socialiste d’Octobre.

Quelles ont été les raisons qui ont guidé le PCFR dans la définition de sa position ?

En développant sa position politique sur le problème de la conduite d’une opération spéciale, le parti a analysé les conditions historiques concrètes à l’origine de la crise ukrainienne.

Avant la Révolution d’octobre, l’Ukraine, qui faisait partie de l’Empire russe, était une région complètement agraire. Pour consolider son industrie comme proposé par Lénine, l’Ukraine a reçu six régions industrielles de la Russie à l’Est et au Sud qui n’ont jamais fait partie de l’Ukraine. Y compris les régions de Donetsk et de Lougansk. En 1939, l’Ukraine a reçu la Galice (Ukraine occidentale), anciennement partie de la Pologne. Donc le territoire actuel de l’Ukraine est le résultat de son intégration dans l’URSS. Et il est "cousu” à partir de pièces très différentes depuis la Galice (Lvov) avec une solide influence de la Pologne, de l’Autriche et de la Hongrie jusqu’à l’est de l’Ukraine qui a toujours tendu vers la Russie.

L’Ukraine socialiste se développa de manière très puissante. A l’extraction des métaux et du charbon se sont ajoutés l’industrie aéronautique et charbonnière, la pétrochimie, l’électricité (4 centrales nucléaires) et l’industrie de la défense. Faisant précisément partie de l’URSS, l’Ukraine a obtenu les territoires actuels et la puissance économique qui lui ont permis de figurer parmi les 10 économies les plus développées d’Europe.

La désintégration de l’Union soviétique en décembre 1991 a provoqué en même temps la destruction de l’intégration économique séculaire de l’Ukraine et de la Russie et la rupture de tous les liens économiques, politiques et culturels.

C’est actuellement l’un des pays les plus pauvres d’Europe. L’industrie de transformation, moins l’industrie métallurgique, a été pratiquement détruite. L’Ukraine est maintenue grâce aux prêts occidentaux et aux envois de fonds des citoyens qui ont émigré pour travailler de quelque manière que ce soit en Europe et en Russie. Le niveau de vie des habitants s’est dégradé de manière catastrophique. L’émigration a augmenté de façon vertigineuse. Près de 10 millions de personnes sont parties (sur les 45 millions d’habitants), spécialistes d’un haut niveau professionnel.

Le niveau de corruption et d’inégalité sociale a atteint l’un des plus hauts niveaux au monde. L’Ukraine s’est approchée de la catastrophe nationale.

Coup d’État à Kiev comme base pour déclencher le conflit

En février 2014, avec la complicité directe des États-Unis et d’autres pays de l’OTAN, un coup d’État a été perpétré en Ukraine. Le pouvoir légitime a été renversé. Les nazis sont arrivés au pouvoir. Par la suite, les États-Unis ont déclaré publiquement qu’ils avaient investi près de 5 milliards de dollars pour se préparer au changement de pouvoir et “développer la démocratie.” Il est bien évident que personne ne dépense une somme aussi gigantesque gratuitement.

À la suite du coup d’État, le pouvoir public a été saisi par les originaires de l’Ukraine occidentale, la Galice, où historiquement les ultranationalistes, les antisémites, les anti-Polonais, les russophobes, les anticommunistes sont forts.

L’assimilation forcée de la population russophone a commencé. L’interdiction de la langue russe et la décision d’enseigner l’ukrainien au lieu du russe dans les écoles ont provoqué une puissante résistance dans les provinces de Donetsk et de Lougansk. Les habitants ont pris les armes.

Le 11 mai 2014, lors du plébiscite national, 87% des citoyens se sont prononcés en faveur de l’indépendance. Ce n’est donc pas sur les indications du Kremlin, mais sur la propre initiative des masses populaires que les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont vu le jour.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’occuper les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, les nazis de Kiev ont commencé la terreur. À la suite de huit années de bombardements incessants avec de l’artillerie de gros calibre, près de 14 000 habitants pacifiques ont été tués et des dizaines de milliers de blessés et de mutilés. De graves dommages ont été causés à l’infrastructure.

Dans ce cas, les pays européens ont été particulièrement indifférents pendant huit ans au génocide du peuple russe du Donbass, justifiant en fait les atrocités du régime de Kiev.

Aujourd’hui, les États-Unis et l’Union européenne, faisant preuve d’une hypocrisie impressionnante, parlent des souffrances des personnes au cours des combats, mais font taire le fait que l’utilisation de boucliers humains est devenue la tactique quotidienne de ceux qui se disent “combattants de la liberté”.

Développement du néonazisme en Ukraine

Nos camarades, étudiant la situation en Ukraine, mentionnent, sans trop le vouloir, le danger de sa fascisation. Bien que l’un des principaux objectifs de l’opération militaire de la Russie dans ce pays soit sa dénazification. Même selon l’opinion des membres du Congrès des EU et des services secrets de ce pays, l’Ukraine est devenue le centre du néonazi international.

Voici quelques faits. Après l’invasion de l’URSS par Hitler, dans l’ouest de l’Ukraine, comme nous l’avons noté ci-dessus, les ultranationalistes, les antisémites, les russophobes et les anicommunistes étaient particulièrement forts. Des divisions SS ont été formées pour lutter contre l’Armée rouge. Les nationalistes locaux dirigés par l’admirateur d’Hitler Nestor Bandera ont commencé l’extermination de la population juive. En Ukraine, les bandéristes ont assassiné près de 1,5 million de Juifs, soit un quart de toutes les victimes de l’Holocauste. Lors du" massacre de Volhynie " en 1944, près de 100 000 Polonais ont été brutalement exterminés dans l’ouest de l’Ukraine. Les bandéristes ont exterminé les guérilleros et brûlé vifs les habitants de centaines de villages en Biélorussie.

Une fois la guerre terminée, les insurgés anticommunistes et antisoviétiques de l’ouest de l’Ukraine soutenus par les États-Unis et la Grande-Bretagne ont déployé la terreur contre la population pacifique de 1945 à 1953. Au cours de ces années, les bandéristes ont assassiné 50 000 personnes. Les héritiers et successeurs des assassins sont arrivés au pouvoir après le coup d’État de 2014. Les traditions de terreur anti-polonaise, antisémite et anti-russe sont très fortes parmi les néo-nazis qui règnent en Ukraine.

L’idéologie nazie est implantée en Ukraine. Les fascistes ukrainiens, les organisateurs et les participants aux atrocités de la guerre sont officiellement reconnus comme des héros nationaux. Leurs symboles sont désormais officiels. Des marches solennelles sont organisées chaque année en l’honneur des criminels fascistes. Leurs noms sont donnés aux rues et aux places. Le Parti communiste d’Ukraine a été contraint d’entrer dans la clandestinité. L’intimidation et les assassinats de politiciens et de journalistes motivés par des considérations politiques sont devenus un phénomène permanent. Les monuments à Lénine et toute la mémoire sur la vie en URSS sont détruits.

À l’heure actuelle, les bandéristes à l’égal des commandos d’assaut SD en Allemagne sont le détachement de choc du grand capital. Ils contrôlent rigoureusement tous les mouvements du pouvoir officiel et le font chanter avec la menace d’un coup d’État.

La nature de l’État ukrainien moderne est l’alliance du grand capital et de la haute bureaucratie d’État avec le soutien d’éléments fascistes sous le contrôle politique et financier total des États-Unis.

Causes et nature de l’opération militaire spéciale

Sur la base de la théorie marxiste, le conflit de guerre en Ukraine ne peut être considéré du point de vue de la guerre impérialiste, comme nos camarades tentent de le prouver. De par sa nature, il s’agit d’une guerre de libération nationale du peuple du Donbass. Du point de vue de la Russie, c’est la lutte contre la menace extérieure à la sécurité nationale et contre le fascisme.

Ce n’est un secret pour personne que la milice populaire du Donbass ne pouvait pas se tenir seule contre l’armée ukrainienne de plusieurs milliers d’hommes équipée d’armements étrangers. La défaite de la milice populaire conduirait à l’extermination totale des habitants russophones, dont beaucoup étaient citoyens de Russie. Conformément à la Constitution de la Fédération de Russie, afin de défendre ses citoyens et d’assurer la sécurité nationale, la Russie a entrepris les actions prévues dans la constitution de la Fédération de Russie, car cela ne pouvait être réalisé autrement.

Le processus de négociation dans le cadre des accords de Minsk fut intentionnellement saboté par Kiev avec le soutien des États-Unis et de l’Union européenne.

Avant cela, l’Ukraine concentrait dans le Donbass 150 000 militaires et bataillons nazis. Avec le soutien des États-Unis, Kiev se préparait à reprendre le contrôle du Donbass par des moyens militaires.

Pendant huit ans, le régime bandériste s’est préparé à la guerre. L’éducation idéologique de l’armée dans l’esprit de la russophobie franche a été menée de manière planifiée, de puissants ouvrages défensifs ont été construits et des armements modernes ont été fournis à l’armée.

Suivant leurs objectifs géopolitiques impérialistes, les États-Unis ont inclus l’Ukraine de manière planifiée dans la zone de leurs intérêts militaires et ont fait du pays le fer de lance de la planification de l’OTAN pour lutter contre la Russie “jusqu’au dernier soldat ukrainien”.

Déjà en décembre 2021, la Russie s’est tournée vers les États-Unis avec une proposition de tenir des pourparlers sur le non-élargissement de l’OTAN à l’Est. Les Nord-Américains ont esquivé une réponse franche. Compte tenu de cela, en janvier 2022, la Russie a averti que dans cette situation, elle serait obligée de prendre des mesures supplémentaires pour défendre sa sécurité nationale.

Dans le même temps, la situation a évolué vers le déploiement d’armes tactiques américaines en Ukraine. L’Ukraine, qui possède quatre centrales nucléaires et possède un grand potentiel scientifique et technique, a commencé à se préparer au développement de ses propres armes nucléaires.

Sous le patronage du Pentagone, plus de 30 laboratoires pour le développement d’armes bactériologiques ont été créés en Ukraine. Il existe des documents confirmant des travaux avec des bactéries très dangereuses de maladies mortelles, ainsi que des recherches sur les méthodes de leur propagation en ciblant l’origine ethnique des personnes.

Tout cela crée une menace non seulement pour la Russie, mais aussi pour toute l’humanité.

On prétend que c’est le sujet exclusif des contradictions inter-impérialistes ou de la lutte pour les marchés et les ressources naturelles. L’incapacité de trouver la composante nationale des problèmes de classe et la composante de classe des questions nationales conduit au dogmatisme.

L’intérêt des oligarques russes pour l’Ukraine ou son absence ?

Essayant de prouver que la guerre est menée dans l’intérêt de la bourgeoisie russe et dans l’intérêt de la conquête des ressources naturelles et du potentiel industriel de l’Ukraine, nos camarades se tournent vers la thèse de V. I. Lénine sur la nature des guerres en dehors du contexte historique.

Mais la déclaration selon laquelle les dirigeants russes préparaient depuis longtemps la conquête militaire de l’Ukraine contredit les faits.

Dès le début, les dirigeants de la Fédération de Russie n’ont pas soutenu l’idée d’un plébiscite sur la formation des républiques populaires du Donbass.

Suite aux accords dans le cadre de l’Accord Minsk-2, la Russie a estimé a priori que le Donbass resterait au sein de l’Ukraine, mais avec une certaine autonomie.

Et jusqu’au tout début de l’opération militaire, les dirigeants russes ont insisté sur le respect des accords de Minsk-2, c’est-à-dire sur la permanence du Donbass dans l’Ukraine.

Où voit-on ici la préparation de la conquête impérialiste ?

L’Ukraine, son industrie et ses ressources depuis 1991 ont fait l’objet d’une surexploitation par les monopoles des États-Unis et de l’Union européenne.

L’oligarchie russe n’a pas participé au “partage du gâteau” qui fait partie de la sphère d’intérêts de l’Occident.

En outre, l’oligarchie russe s’est prononcée contre l’opération militaire en Ukraine. De toutes ses forces, il a tenté de s’intégrer dans l’oligarchie mondiale et était déjà sous la forte pression de l’Occident, qui exigeait qu’il influence plus énergiquement le gouvernement afin de préserver l’orientation pro-occidentale de la Russie.

En outre, les oligarques russes ont subi de graves dommages à la suite de l’opération militaire de la Russie en Ukraine. Depuis qu’ils ont été inclus dans les listes de sanctions, les palais et les yachts sont confisqués, les comptes bancaires sont gelés.

Nous n’avons pas éprouvé la moindre compassion envers ceux qui ont pillé la Russie pendant trente ans, et maintenant ils perdent ce qu’ils ont pillé. Nous voudrions seulement souligner que l’oligarchie russe n’était pas intéressée par l’opération militaire, mais en a subi les conséquences. En refusant de soutenir cette opération, les grandes entreprises ont perdu non seulement des biens et de l’argent, mais aussi de l’influence sur l’élite dirigeante en Russie.

Faites attention aux forces classistes qui se sont d’abord prononcées contre l’opération militaire de la Russie en Ukraine. C’est d’abord le grand capital monopoliste, ce sont ses représentants politiques dans l’environnement libéral et ses laquais du monde artistique parmi les soi-disant intellectuels.

Nous reconnaissons, bien sûr, l’existence de contradictions inter-impérialistes. Le désir des prédateurs impérialistes est de s’emparer des ressources naturelles et énergétiques d’autres pays. La Russie est victime des plans de l’Occident visant à transformer notre pays en source de matières premières bon marché. Et nous combattons ces plans depuis des décennies. Mais nous ne considérons pas que la Russie, même compte tenu de l’imperfection de son système politique actuel basé sur le pouvoir du grand capital, deviendrait en un seul instant un autre prédateur du même acabit. La lutte en Ukraine a un autre caractère de principe, qui ne rentre pas dans les dogmes.

Position du PCFR

C’est précisément le PCFR qui a été le premier à définir l’essence du régime qui a pris le pouvoir en Ukraine lors du Maydan de l’année 2014. De cette manière, toute l’activité ultérieure du parti a été réalisée à partir de l’essence de classe des processus politiques.

Nous avons toujours critiqué la politique étrangère de la Russie, nous avons toujours dénoncé la véritable ignorance des intérêts des peuples qui, il n’y a pas si longtemps, faisaient partie d’un seul État soviétique.

Si quelqu’un suit attentivement nos actions (il nous semble que les camarades grecs connaissent bien nos documents), ils verront inévitablement que c’est le PCFR qui s’est fortement exprimé pour la reconnaissance des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Aucun autre parti politique russe n’a fait autant de choses pour soutenir la population du Donbass. Ce n’est pas le PCFR qui "exprime sa solidarité avec Russie unie et le Président Poutine”, mais ce sont eux qui, conformément aux impératifs historiques, sont obligés de marcher sur la voie sur laquelle le PCFR a constamment insisté pendant trois décennies.

Dans cette situation, est-il juste de dire que nous soutenons presque aveuglément la politique de Poutine en Ukraine ?

Les communistes de Russie sont très activement engagés dans la défense des Républiques populaires du Donbass et de Lougansk. Des centaines de communistes se battent dans le cadre des troupes des républiques. Des dizaines de communistes sont tombés dans cette lutte. Le PCFR pendant huit ans a envoyé 93 convois d’aide humanitaire avec une cargaison totale de 13 000 tonnes, a accueilli des milliers d’enfants sur le plan de traitement médical et de repos.

Pendant toutes ces années, le PCFR a exigé des dirigeants russes que l’indépendance du Donbass soit reconnue.

Franchement, cela nous fait mal d’entendre comment nos camarades grecs parlent avec mépris des ”soi-disant républiques populaires" du Donbass, car ce sont précisément des républiques populaires nées de la volonté expresse des masses populaires.

Les citoyens de ces républiques les ont défendus au prix de leurs vies et de celle des combattants de leurs armées tout au long de huit années très dures de résistance contre l’agression nazie des bandéristes néo-nazis.

Une signification fondamentale est le fait que non seulement l’armée russe se bat contre les bandéristes, mais aussi les détachements de volontaires du Donbass lui-même, dans lesquels le nombre de communistes et de travailleurs des mines est très élevé.

Où trouve-t-on ici la “défense des intérêts de l’oligarchie" ? Nos camarades qui risquent leur vie tous les jours défendront-ils les intérêts de l’oligarchie russe ? Ou défendent-ils des gens ordinaires victimes des néonazis qui ont pris le pouvoir en Ukraine ?

Il faut compter sur le manque très prononcé d’envie de voir la situation réelle pour affirmer que le PCFR est solidaire du groupe au pouvoir.

L’intensité des luttes politiques de masse en Russie ne s’est pas atténuée, loin de là. La persécution des communistes et des adhérents du parti après le début de l’opération militaire montre qu’il n’y a pas d’harmonie de classe entre le PCFR et le groupe au pouvoir. On pourrait énumérer de nombreux cas où nos camarades sont soumis à des répressions. Nous avons réagi très durement à la persécution de nos camarades.

Dans le même temps, nous soumettons la politique socio-économique du gouvernement actuel à une critique très sévère. Aucun parti en Russie ne pouvait déclarer que sa critique des autorités était la plus active.

Au cours de plus de trente ans après le coup d’État anticommuniste de 1991, nous avons présenté d’innombrables preuves de notre lutte déterminée contre le groupe au pouvoir. C’est pourquoi notre parti bénéficie du large soutien des masses populaires.

Le PCFR a remporté lors des élections à la Douma d’Etat en septembre 2021 près de 19% des voix des électeurs. Même dans les conditions d’une machine à falsifier les élections peaufinée depuis longtemps. Nous sommes sûrs que le niveau de notre soutien à la population est beaucoup plus élevé. L’explication est que nous sommes guidés par l’esprit du marxisme-léninisme, par le désir d’étudier en détail les intérêts et les humeurs du peuple. En passant, en soutenant l’opération spéciale de la Russie en Ukraine, le PCFR a exprimé la volonté de l’écrasante majorité des citoyens russes.

Quant aux affirmations selon lesquelles ”les humeurs nationalistes et les forces nationalistes sont en jeu", nous déclarons fièrement que le PCFR est le principal parti de la gauche patriotique en Russie.

Et nous considérons la défense des intérêts du peuple russe et des autres peuples qui ont vécu pendant des siècles avec les Russes, et en premier lieu les Ukrainiens et les Biélorusses, comme notre devoir internationaliste. Maintenant, nier la signification historique du " monde russe " ou de la civilisation russe, à notre avis, n’est pas logique, ce serait la même chose que nier la signification de la civilisation grecque antique.

Lorsque Manolis Glezos a arraché le drapeau nazi de l’Acropole, il a été dirigé non seulement par des intérêts de classe, mais aussi par la fierté des Grecs qui ont rejoint la lutte déterminée contre l’occupation allemande.

Attitude de la communauté internationale face aux événements en Ukraine

Bien que les politiciens occidentaux et les médias qui se présentent avec arrogance comme ”l’opinion publique mondiale" participent ouvertement à la guerre aux côtés des néo-nazis, les grands pays d’Asie, d’Afrique, du Proche-Orient et d’Amérique latine qui savent par leur propre expérience ce qu’est le néocolonialisme européen et américain considèrent à juste titre les événements en Ukraine comme la lutte de la Russie contre le monde unipolaire dirigé par les États-Unis.

Les pays dont la population représente 60% de la planète soutiennent l’opération russe ou occupent une position neutre.

Seuls ceux qui nous ont envahis en 1941, déclenchant la guerre dans la coalition hitlérienne, ont une position agressive. Ce sont des pays d’Europe, ainsi que les États-Unis et la Grande-Bretagne qui ont beaucoup fait pour que la machine militaire nazie renaisse après sa défaite lors de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, la Russie combat à nouveau le fascisme et ceux qui le soutiennent en Europe et aux États-Unis.

*****

Rappelant les mérites héroïques du Parti communiste grec dans la lutte contre le nazisme et la dictature militaire, nous rejetons catégoriquement l’idée que nos camarades puissent être consciemment dans le camp de ceux qui, avec les mains de l’Ukraine, tentent de détruire la Russie. Nous exprimons une fois de plus notre profond respect pour le PCG en tant que parti qui a grandement contribué à la renaissance du mouvement communiste et ouvrier international après la désintégration de l’URSS en 1991. Cependant, les déclarations de nos camarades sonnent comme la vérité de la dernière instance. Nous préconisons un dialogue de camaraderie qui a toujours aidé les communistes du monde entier à clarifier l’essence des événements et à élaborer leur propre attitude correcte, vraiment marxiste, pour leur évaluation.

Département international du CC du PCFR

16 Mai 2022

»» https://cprf.ru/2022/05/rusia-libra-la-lucha-contra-el-neonazismo-en-ucrania/

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Dans RUSSIE

L’ALLIANCE OCCIDENTALE CONTRE LA RUSSIE VA S’EFFONDRER, SELON LE JOURNAL CHINOIS GLOBAL TIMES

Par Le 03/06/2022

L’alliance occidentale contre la Russie va s’effondrer (Journal chinois)

 Depuis 9 heures  3 juin 2022

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 Article traduit - Asie et Afrique - Chine

 

Rédaction du site

Le journal chinois Global Times considère que « l’alliance occidentale contre la Russie devient de moins en moins fiable, car ses membres font face à des pertes réelles en raison des sanctions et de l’échec de la guerre économique qu’elle a lancée contre la Russie ».

« Après l’adoption du sixième paquet de sanctions de l’Union européenne, y compris l’embargo russe sur le pétrole, certains pays européens devraient faire face à de graves difficultés en matière de ressources énergétiques au cours de l’hiver à venir », a averti le quotidien sur son site web.

L’article note que « la pathétique bulle de solidarité occidentale a été percée avant même l’annonce des nouvelles restrictions, lorsque le ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck, a déclaré que l’unité de l’Union européenne commençait à s’effondrer ».

« Il y a de plus en plus d’indications que l’alliance occidentale contre Moscou est si fragile et de moins en moins fiable que ses membres doivent faire face à des pertes réelles », a-t-il ajouté.

Interrogé par le journal chinois, Lu Xiang, chercheur à l’Académie chinoise des sciences sociales, assure « qu’il est peu probable que l’Europe soit en mesure d’agir comme un front uni dans les sanctions contre la Russie, car l’unité de l’Occident est à un concept à moitié vide. »

Pour lui, « depuis un certain temps, l’Union européenne, et en particulier l’Allemagne, a développé de bonnes relations avec la Russie, ce qui a provoqué le mécontentement de Washington, surtout après avoir bénéficié du parti pris antirusse de l’Occident concernant la crise en Ukraine ».

« L’Occident peut continuer à prétendre que ses sanctions fonctionnent, mais de plus en plus de preuves indiquent le contraire, et que les États-Unis et l’Europe échouent dans la guerre économique contre la Russie », a-t-il soutenu.

Et M. Xiang de conclure : « Les Européens ne sont pas si stupides pour admettre qu’ils soient autant lésés afin de maintenir dans ce jeu leur partenariat avec les Américains. Lorsque les intérêts de nombreux pays occidentaux seront affectés, l’unité fragile commencera à se fracturer. »

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2345004

    

 

Dans RUSSIE

« LA FRANCE ALIMENTE LE NATIONALISME UKRAINIEN ET LE NEO-NAZISME », DENONCE SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE

Par Le 30/05/2022

«La France alimente le nationalisme ukrainien et le néo-nazisme», dénonce Lavrov

«La France alimente le nationalisme ukrainien et le néo-nazisme», dénonce Lavrov

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Par RT

Dans une interview à TF1 et LCI, le chef de la diplomatie russe a regretté le positionnement adopté par la France en soutien aux nationalistes ukrainiens. Il a cependant affirmé qu'un dialogue entre les présidents russe et français restait possible. Au cours d'un entretien accordé à TF1 et LCI le 29 mai, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a répondu à une série de questions sur le conflit ukrainien et a notamment livré son appréciation du rôle joué par la France, un rôle certes «actif» mais négatif vu de Moscou.

Une intervention militaire «inévitable», selon Lavrov

Pour ce qui concerne les aspects positifs, le chef de la diplomatie russe a rappelé que l'Hexagone s'était distingué par le passé, en particulier en s'opposant aux expéditions militaires américaines au Moyen-Orient, alors que «tous les pays européens ont [...] convenu que les États-Unis avaient le droit de déclarer une menace pour leur sécurité, n’importe où dans le monde, et de faire ce qu’ils voulaient». A la différence de la Russie, qui, à de nombreuses reprises, a «exhorté l’Occident à ne pas faire de l’Ukraine un pays antirusse» et a demandé des garanties pour la sécurité de ses frontières face aux perspectives d'élargissement de l'OTAN. Des alertes restées lettre morte, qui ont rendu l'opération militaire actuelle «inévitable», selon Sergueï Lavrov.

Plus récemment, les efforts d'Emmanuel Macron pour maintenir le dialogue avec la Russie et souligner «la nécessité d’une nouvelle architecture de sécurité européenne» ont été appréciés par Moscou. D'autant plus que «le président [Emmanuel] Macron [...] a une relation de confiance très ancienne avec le président [Vladimir] Poutine», a souligné Sergueï Lavrov.

Les États-Unis ont complètement assujetti l’Europe Emmanuel Macron a également défendu l'idée d’une «autonomie stratégique» de la sécurité européenne, a reconnu le ministre des Affaires étrangères, mais de manière solitaire, puisque tous les autres pays, Allemagne comprise, considèrent que «la sécurité de l’Europe est impossible sans l’OTAN».

Paris en serait donc resté aux déclarations d'intention en termes d'indépendance par rapport à Washington, toute réflexion autour d'une nouvelle architecture de sécurité en dehors du cadre de l'OTAN étant condamnée. «Les États-Unis ne le permettent pas, et ne permettront pas de faire quoi que ce soit. Les États-Unis ont complètement assujetti l’Europe», a martelé le chef de la diplomatie russe.

Pire encore, en choisissant d'effectuer des livraisons d'armes, y compris offensives, à Kiev, la France «alimente le nationalisme ukrainien et le néo-nazisme», a-t-il regretté, accusant à nouveau l'armée ukrainienne et le bataillon Azov d'utiliser les civils comme boucliers humains et de placer «des armes lourdes dans les zones résidentielles, près des écoles, des hôpitaux et près des jardins d’enfants». De surcroît, la France «réclame une guerre jusqu’au bout pour vaincre la Russie», a déploré le chef de la diplomatie russe, faisant part de son «immense regret» quant à ce choix français.

Moscou reste prêt à discuter

Malgré ces reproches à l'encontre de la France, Sergueï Lavrov a fait savoir que le président russe Vladimir Poutine restait ouvert à un échange avec Emmanuel Macron, si ce dernier en fait la demande. «Nous serons toujours prêts à discuter», a-t-il insisté : malgré le langage «assez belliqueux» adopté par «tous les dirigeants de l’Union européenne, sans exception», la Russie reste disposée à la discussion, dès lors qu'«une volonté d’agir sur les problèmes et sur les causes de la crise actuelle de la sécurité européenne» émerge.

Reprenant l'un des arguments présentés en marge du déclenchement de l'offensive russe le 24 février, Sergueï Lavrov a maintenu que l'objectif de Moscou restait de protéger l'Ukraine de la «nazification», qui aurait été à l'œuvre pendant des années et cela avec la «connivence directe de l’Occident». En outre, les pays occidentaux auraient fermé les yeux sur les discriminations adoptées par Kiev à l'encontre des populations russophones, ainsi que sur les civils tués au Donbass depuis 2014.

Démilitarisation

«Nos objectifs sont de protéger les civils du Donbass et de démilitariser l’Ukraine», a rappelé le chef de la diplomatie, précisant «qu’il ne doit plus y avoir d’armes sur [le] territoire [ukrainien] qui représentent une menace pour la Fédération de Russie». Une démilitarisation liée à l'objectif de mettre fin aux discriminations qui ont touché les russophones, puisque Moscou souhaite «rétablir les droits de la langue russe, conforment à la Constitution de l’Ukraine, que le régime de Kiev a violé en adoptant des lois antirusses».

Revenant sur les opérations militaires en cours, Sergueï Lavrov a rappelé que la «priorité absolue» de Moscou était «la libération des régions de Donetsk et de Lougansk». Selon lui, l'intervention russe a été «demandée par les États souverains que sont les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk», en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies qui prévoit le droit de légitime défense individuelle et collective. Pour le reste des territoires ukrainiens, «ce sera aux populations de ces régions de décider», a affirmé le chef de la diplomatie russe, qui a jugé peu probable que les habitants concernés décident «de revenir sous le pouvoir d’un régime néo-nazi [...] complètement russophobe».

https://french.alahednews.com.lb/44319/322

russie serguei lavrov france

Dans RUSSIE

POUTINE PROPOSE SON AIDE POUR EXPORTER DES CEREALES DEPUIS L'UKRAINE EN ECHANGE DE LA SUSPENSION DES SANCTIONS

Par Le 28/05/2022

Poutine propose son aide pour l’exportation des céréales depuis l’Ukraine en échange de la suspension des sanctions

 Depuis 5 heures  28 mai 2022

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 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

Rédaction du site

Le président russe Vladimir Poutine a réitéré samedi que son est disposé à fournir son aide pour l’exportation sans restriction des céréales depuis l’Ukraine en échange de la suspension des sanctions occidentales.

« La Russie est prête à aider à trouver des solutions pour l’exportation sans restriction de céréales, y compris de céréales ukrainiennes, en provenance des ports de la mer Noire », a assuré M. Poutine selon un communiqué publié par le Kremlin, ce samedi 28 mai, à l’issue de la conversation téléphonique qu’il a eue avec le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz.

Vendredi 27 mai, le président russe avait déclaré, lors d’un appel avec le Premier ministre italien Mario Draghi, que Moscou « est prêt à apporter une contribution significative à la prévention d’une crise alimentaire mondiale en exportant des céréales et des engrais de Russie, en échange de la suspension par l’Occident des sanctions imposées » à son pays, sur fond de la guerre en Ukraine.

M. Poutine a évoqué les mesures prises pour assurer la sécurité de la navigation, soulignant que « des couloirs humanitaires sont ouverts quotidiennement pour la sortie des navires civils des ports de la mer d’Azov et de la mer Noire, qui est obstruée par la partie ukrainienne ».
Il a estimé que le fait de « blâmer la Russie pour les problèmes d’approvisionnement alimentaire sur le marché mondial n’est pas fondé ».

Le 18 mai, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a lancé un appel pour que « la nourriture et les engrais russes aient un accès complet et sans restriction aux marchés mondiaux ».
Il a souligné qu' »il n’y a pas de solution efficace à la crise alimentaire sans la réintégration sur les marchés mondiaux des produits alimentaires ukrainiens, ainsi que des denrées alimentaires et des engrais produits par la Russie et la Biélorussie, – malgré la guerre ».

Sachant que la Russie ne peut plus vendre sa production agricole et ses engrais en raison des sanctions occidentales affectant les secteurs financier et logistique. L’Union européenne a également imposé des restrictions à l’approvisionnement en engrais en provenance de Russie.

Augmentation des prix agricoles en Allemagne

En Allemagne Le journal « Deutsche Wirtschafts Nachrichten » a rapporté qu’une nouvelle augmentation des prix agricoles est attendue en raison des restrictions à l’importation d’engrais minéraux en provenance de Russie et de Biélorussie.

Le journal a déclaré que priver le marché d’engrais azotés et complexes russes, et d’engrais potassiques biélorusses, conduirait à une diminution de leur utilisation, et donc à une diminution du rendement des cultures céréalières en Allemagne.

Selon le journal, , l’Union européenne a importé l’an dernier pour 4,6 millions de tonnes d’engrais azotés et complexes de Russie, tandis que la consommation d’engrais minéraux sur l’ensemble des territoires européens s’élevait à environ 13 millions de tonnes. En outre, la Biélorussie est l’un des plus grands exportateurs d’engrais potassiques, mais ses réserves ont également expiré.

Du blé contre des armes américaines

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a pour sa part accusé Washington de provoquer une crise alimentaire en Ukraine, car elle tente d’en retirer les réserves de céréales, et donc d’en priver l’Ukraine ».

« La déclaration du président américain Joe Biden sur la nécessité de trouver des opportunités pour retirer 20 millions de tonnes de céréales d’Ukraine a coïncidé avec la signature de la loi ukrainienne sur le prêt et le leasing », a déclaré Mme Zakharova, notant qu' »il s’est avéré que Kiev paiera pour les armes américaines avec du blé. »

Mme Zakharova répondait aux accusations d’un certain nombre de pays occidentaux à la Russie de ne pas autoriser les navires chargés de blé ukrainien à quitter la mer Noire.

L’envoyé permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vasily, avait quant a lui assuré que Kiev évite par tous les moyens de coopérer sur la sortie en toute sécurité des navires de la mer Noire »
« Il continue d’empêcher 75 navires étrangers de 17 pays de quitter ses ports », a-t-il accusé.
Le diplomate russe a souligné que la Russie pourrait offrir 25 millions de tonnes de céréales à l’exportation via le port de Novorossiysk, à partir du 1er août et jusqu’à la fin de l’année.

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2339460

   

Dans RUSSIE

COUP D'ETAT RUSSE CONTRE LE FMI !

Par Le 27/05/2022

La Russie paie sa dette en rouble

Friday, 27 May 2022 3:31 PM  [ Last Update: Friday, 27 May 2022 3:31 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un billet en rouble russe est placé sur les billets en euros dans cette illustration prise le 1er mars 2022. ©Reuters

Le système économique russe, qui est sur le point de gagner la guerre, a brisé le tabou du siècle dans un geste exceptionnel et a démantelé toute la structure du système international de la dette, détruisant ainsi le régime monétaire de Bretton Woods, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Le président de la Douma, Viatcheslav Volodine a annoncé que Moscou avait l'intention de rembourser sa dette extérieure en roubles, les États-Unis ayant interdit à la Russie de payer ses dettes aux détenteurs d'obligations américaines.

Lire aussi : Le miracle russe au parfum iranien

« Premièrement, nous avons tous les fonds nécessaires pour effectuer les paiements, deuxièmement, nous les paierons en roubles ; c’est un choix que les États-Unis ont fait en pleine conscience, ils ont eux-mêmes interdit les paiements en dollars, aujourd’hui, le rouble s’est considérablement renforcé, et en ce sens nous avons une bonne conjoncture sur le marché », a écrit M. Volodine sur sa chaîne Telegram.

Selon lui, cette décision de la Russie a été prise en réponse aux défis que les États-Unis veulent lancer au pays en ne prolongeant pas la licence pour le service de la dette extérieure de la Russie.

Guerre Dollar/Rouble : le perdant?

Guerre Dollar/Rouble : le perdant?

Les sanctions anti Russie font déjà pschitt pour le grand bonheur des Iraniens entre autre

« Nous avons de l’expérience pour des règlements mutuels en roubles, les contrats gaziers l’ont démontré, laissons donc les États-Unis et les satellites qui soutiennent leurs décisions s’habituer au rouble », a souligné M. Volodine.

La licence générale du département du Trésor américain qui permettait à la Russie d’effectuer des paiements pour le service de sa dette extérieure a expiré mercredi. Le département financier a annoncé mardi qu’il n’avait pas l’intention de prolonger la validité du document publié en mars qui excluait des sanctions les paiements pour le service d’une partie de la dette souveraine de la Russie.

Moscou doit rembourser environ 100 millions de dollars de dette extérieure vendredi. Après le 25 mai, près de 2 milliards de dollars d'obligations étrangères seront payés d'ici la fin de cette année.

C'est la première fois depuis l'avènement du régime de Bretton Woods qu'un pays utilise une approche de règlement de la dette autre que le dollar. La première victoire de la Russie dans la guerre sur sa demande de gaz en roubles a conduit les économistes à croire en la supériorité de la Russie cette fois également.

Gaz: l'Iran larguera la Russie?

Gaz: l'Iran larguera la Russie?

Selon Bloomberg, le rouble a clôturé au plus haut niveau en cinq ans par rapport à l'euro, car de plus en plus d'entreprises européennes semblaient se conformer à la demande de Vladimir Poutine de passer au paiement du gaz naturel dans la devise russe. Le rouble a bondi de 9% contre l'euro et a terminé la séance de vendredi en hausse de 2,8% contre le dollar à Moscou. La devise russe est la plus performante au monde cette année.

« Le contrôle des capitaux, l'effondrement des importations et la flambée des prix de l'énergie ont rendu le rouble environ 20 % plus fort qu'avant le conflit en Ukraine il y a plus de trois mois. L'assouplissement progressif des restrictions sur le marché par la banque centrale n'a pas été en mesure d'inverser l'appréciation, ce qui pourrait devenir un problème pour le budget, car une grande partie des revenus provient de devises étrangères », rapporte Bloomberg.

Le coup de SWIFT déjà vengé!

Le coup de SWIFT déjà vengé!

Les gazoducs ukrainiens pulvérisés

En outre, de nombreux clients étrangers de Gazprom PJSC se conforment aux exigences de Poutine en ouvrant des comptes en devises et en roubles auprès de la branche de prêt du géant gazier, Gazprombank, pour transférer des fonds à convertir.

Yuri Popov, stratège FX et taux chez Sberbank CIB, prédit que le rouble pourrait atteindre 50 pour un dollar au début du troisième trimestre. Les échanges de l'euro contre le rouble à la Bourse de Moscou ont plus que doublé en volume jeudi par rapport à la veille, selon les données de la Bourse de Moscou.

L'Iran rallie le Swift russe

L'Iran rallie le Swift russe

Téhéran envisage de rejoindre le réseau bancaire russe pour contourner les sanctions US.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/27/682846/-Russie--USA--rouble-dollar-Ukraine

Dans RUSSIE

SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE ACCUSE LES USA D’AVOIR INSTALLE DES LABORATOIRES BIOLOGIQUES MILITAIRES DANS LE MONDE ENTIER

Par Le 27/05/2022

Lavrov : les USA ont installé des laboratoires biologiques militaires dans le monde entier

 Depuis 1 heure  27 mai 2022

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 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

Rédaction du site

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé les États-Unis d’avoir « établi des laboratoires biologiques militaires dans le monde entier », par l’intermédiaire d’une section du Pentagone.

Lavrov a souligné que le Pentagone accorde « une attention particulière au développement du réseau de laboratoires biologiques militaires pour l’espace post-soviétique et l’Eurasie dans son ensemble ».

Il a poursuivi : « J’ai regardé les données disponibles sur l’endroit où ces laboratoires ont été installés : ils se trouvent, tout d’abord, le long du périmètre de la Fédération de Russie, et il y en a qui se trouvent à côté de la République populaire de Chine. A la lumière des expériences qui sont menées dans ces laboratoires, nous avons soupçonné dès le début qu’ils n’étaient pas complètement pacifiques et qu’ils n’étaient pas innocents. »

Lavrov a rapporté ce qui a été retrouvé dans la ville de Marioupol, qui vient d’être conquise entièrement par les forces russes et leurs alliés du Donbass, « dans les laboratoires que les Américains ont quittés à la hâte, ils ont tenté de détruire les documents et les échantillons, mais n’ont pas pu les détruire tous, certains échantillons d’agents pathogènes y étaient conservés, et les documents disponibles montraient clairement l’orientation militaire des expérimentations qui y sont menées ».

Selon M. Lavrov, « il s’avère qu’il existe plus de 10 laboratoires de ce type en Ukraine.
« Ce n’est un secret pour personne que de tels laboratoires existent en Arménie, au Kazakhstan et dans les pays d’Asie centrale. Nous sommes en train d’étudier ces problèmes avec ces pays, sur une base bilatérale, et par l’intermédiaire de l’OTSC », a-t-il précisé.

Pour sa part, le journal chinois Global Times a mis en garde contre un programme américain lancé il y a 6 ans, dans lequel des expériences sont menées sur les insectes, et qui « porte un grand danger ».
Le journal a révélé que le département américain de la Défense (Pentagone) avait mis en place en 2016 un projet de « lutte contre les pénuries alimentaires potentielles », à travers lequel des scientifiques américains cherchaient à « influencer le rendement à l’aide d’insectes, qui devaient transférer les gènes modifiés à des végétaux. »

Il y a quelques jours, le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, Alexander Venediktov, a annoncé que la chaîne des laboratoires biologiques américains fermés dans le monde s’élève à environ 400 installations, notant en même temps que « les emplacements de ces laboratoires correspondent aux lieux où apparaissent des menaces épidémiques ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2338492

    

Dans RUSSIE

BILLET DU VENDREDI : ET SI L’ON REVENAIT A DES IDENTITES MOINS MEURTRIERES ?

Par Le 27/05/2022

vendredi 27 mai 2022

Billet du vendredi : Et si l’on revenait à des identités moins meurtrières ?

 

 

 

 

L’hystérie anti-russe, qui s’empare de nos sociétés, est inquiétante à plusieurs points de vue, mais surtout en ce qui concerne notre civilisation, et donc notre vision de l’homme dans ce monde en déconstruction. Notre déconstruction. Depuis des années, nous déconstruisons la civilisation européenne, que nos ancêtres ont mis des siècles à établir, combat après combat, note après note, phrase après phrase, en prenant des détours, en revenant à l’essentiel, pour finalement nous faire Homme.

Pour faire de nous un être complexe, riche, capable de se construire tout au long de sa vie, de décider de ce qu’il veut être, de la société dans laquelle il veut vivre, des valeurs du monde qu’il doit atteindre.

Pour faire de nous un être qui a des rêves et un idéal, un être vivant et donnant la vie, un être qui sait rire, de lui autant que de l’autre.

Pour nous faire libres et exigeants, engagés et tolérants. C’est-à-dire fiers de notre substance, tout en acceptant l’autre dans sa différence.

Ce fragile équilibre de la civilisation européenne a été pris d’assaut depuis des années, au son des clairons woke tout d’abord et de l’appauvrissement du discours et de l’être, de leur radicalisation : l’on ne rit plus de l’autre, mais que de soi (et pas pour tous, les critères raciaux deviennent prépondérants) ; l’on ne rêve plus et l’on ne vit plus, mais l’on doit avoir peur de la mort et donc cesser de vivre pour de toute manière mourir ; l’on ne sourit plus, l’on prend plus les choses avec humour, mais comme cet homme tout rouge sur la planète du Petit Prince, l’on est un homme sérieux, l’on est un homme pressé ; l’on est « tolérant », au point de se renier.

Ce travail de sape anti-humain est continué aujourd’hui au pas des déclarations va-t-en-guerre vert-de-gris de dirigeants, ayant oublié depuis longtemps ce qu’est l’Homme, ce qu’est la culture européenne, ce que la France a eu de rayonnement culturel. Des dirigeants, qui volontairement veulent écraser ce que nous sommes, pour que, jamais Ô grand jamais, nous ne puissions redevenir ce que nous avons été.

Les opéras et ballets, qui étaient réécrits ou déprogrammés, car trop « racistes », sont à ce jour suspendus, car trop russes. Qui peut, en effet, oser regarder au théâtre le chef d’œuvre que constitue le Lac de Cygnes[1] ou écouter Tchaïkovski[2] à la radio, quand il y a un conflit en Ukraine ? Quel est le rapport ? Aucun, la beauté intemporelle du Lac des cygnes, l’émotion irremplaçable de la musique de Tchaïkovski ne sont pas remises en cause, c’est la richesse de la culture européenne qui l’est alors. Car l’heure n’est plus à la culture, mais à l’alignement.

Jusqu’où va aller cette folie ? Jusqu’à renier Dostoïevski, Tchekhov, Pouchkine ? Parce qu’ils sont russes ? En quoi notre identité en sortira-t-elle grandie, enrichie ? En quoi notre civilisation sera-t-elle plus forte et plus heureuse ?

Il semble que la « tolérance » absolue portée par la globalisation, conduisant au culte de l’autre et au dénigrement de soi, que l’assimilation forcée de toutes les cultures, devant conduire à la dilution des cultures nationales, que ces phénomènes globaux ne concernent en rien la Russie ... Ce qui est russe, doit rester en dehors de ce melting pot et est désormais sommé de rester en dehors de notre acculturation globale. Ce qui est plutôt bien pour la culture russe en soi, mais souligne bien l’hypocrisie du phénomène global.

Qui sommes-nous après tout cela ? Sommes-nous plus Français, parce que nous rejetons la culture russe ? Notre culture, notre civilisation seront-elles plus européennes, si elles sont amputées de la Russie ? Non, simplement pour se définir comme être global, pour construire ce « citoyen du monde » tant espéré, qui n’a aucune racine et est parfaitement modulable et interchangeable, il ne faut pas de culture russe – trop russe, trop nationale, issue d’un pays qui n’accepte pas les « valeurs » globalites, qui n’accepte pas de se fondre dans la globalisation.

Qui sommes-nous devenus finalement à force d’amputations répétées et cumulées ?

Cette tragédie que vit l’homme ces dernières années, et qui s’est accentuée ces derniers mois, me fait penser à aux premières pages de l’ouvrage d’Amin Maalouf, Les Identités meurtrières[3], dont je voudrais vous citer quelques lignes :

« Parfois, lorsque j’ai fini d’expliquer, avec mille détails, pour quelles raisons précises je revendique pleinement l’ensemble de mes appartenances, quelqu’un s’approche de moi pour murmurer, la main sur mon épaule : « Vous avez eu raison de parler ainsi, mais au fond de vous-même, qu’est-ce que vous vous sentez ? ». Cette interrogation insistante m’a longtemps fait sourire. Aujourd’hui, je n’en souris plus. C’est qu’elle me semble révélatrice d’une vision des hommes fort répandue et, à mes yeux, dangereuse. Lorsqu’on me demande qui je suis « au fin fond de moi-même », cela suppose qu’il y a un, « au fin fond » de chacun, une seule appartenance qui compte, sa « vérité profonde » en quelque sorte, son « essence », déterminée une fois pour toutes à la naissance et qui ne changera plus ; comme si le reste, tout le reste – sa trajectoire d’homme libre, ses convictions acquises, ses préférences, sa sensibilité propre, ses affinités, sa vie en somme –, ne comptait pour rien. Et lorsque l’on incite nos contemporains à « affirmer leur identité », comme on le fait si souvent aujourd’hui, ce qu’on leur dit par là c’est qu’ils doivent retrouver au fond d’eux-mêmes cette prétendue appartenance fondamentale (...). Quiconque revendique une identité plus complexe se retrouve marginalisé ».

L’époque n’est pas à la complexité, car l’époque n’est ni à la subtilité, ni à la richesse. L’époque est à la simplification extrême, à la caricature. Au rejet, au repliement, à l’oubli. Or, chaque individu se construit avec le temps, pour devenir – ou non – cet être complexe que l’on appelle avec respect et parfois envie l’Homme. Nous nous construisons sur la base du sol où nous naissons, dans la famille qui nous aime et nous met debout, à l’école, qui nous forme et nous déforme pour entrer dans le moule de la société, avec nos lectures et nos passions, qui nous font sortir de ce moule, nous évoluons grâce à ce que nous écoutons, à ce que nous voyons. Nous nous constituons et en même temps constituons la société dans laquelle nous vivons.

À chaque rejet, nous perdons une partie de nous-mêmes. À chaque amputation, nous nous appauvrissons. Au risque de devenir des êtres vivants, dans le sens strictement biologique du terme. Des modes de vie assez simples ... et in fine beaucoup plus faciles à gouverner.

Ayons le courage de revenir à la complexité et laissons nos gouvernants à leur vassalité, si telle est la limite extrême de leur courage national. Les peuples ont plus en commun entre eux, qu’avec leurs élites dirigeantes et les minorités radicales qu’ils manipulent, ne laissons pas rompre ce lien, au nom d’intérêts, qui nous sont étrangers, qui sont étrangers à l’humanisme qui nous unit.

 

[1] https://www.varmatin.com/culture/la-maison-pour-tous-de-montauroux-deprogramme-le-ballet-du-bolchoi-de-moscou-750469

[2] https://www.radioclassique.fr/magazine/articles/guerre-en-ukraine-le-compositeur-russe-tchaikovski-deprogramme-par-lorchestre-philharmonique-de-cardiff/

[3] Editions Grasset, 1998, p. 8-9

 

 

Dans RUSSIE

POUTINE : PERSONNE NE PEUT PLUS EMPECHER LES PAYS D'ADOPTER UNE POLITIQUE INDEPENDANTE

Par Le 26/05/2022

Poutine : personne ne peut plus empêcher les pays d’adopter une politique indépendante

 Depuis 7 heures  26 mai 2022

Vladimir Poutine rend visite à des soldats russes blessés lors de l'opération militaire en Ukraine, le 25 mai. (RT)

Vladimir Poutine rend visite à des soldats russes blessés lors de l'opération militaire en Ukraine, le 25 mai. (RT)

 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

Rédaction du site

Evoquant les répercussions des sanctions occidentales sur son pays, le président russe Vladimir Poutine a souligné qu’elles nuisent à l’économie mondiale, et pas seulement à l’économie russe.

M. Poutine a souligné lors de son discours au Forum économique eurasien, ce jeudi 26 mai, que « quiconque essaie d’isoler la Russie se fait du mal en premier », soulignant que son pays est devenu « un concurrent au niveau mondial, et reste le plus grand exportateur de blé du monde. »

Il a souligné que « l’Occident ne peut pas exclure un pays de la politique, de l’économie et des sports mondiaux », ajoutant que « n’importe quel gendarme mondial ne peut plus empêcher les pays de poursuivre une politique indépendante ».

« Les sanctions affectent tout le monde ainsi que les économies avancées. Il n’y a pas eu une telle inflation depuis 40 ans, et ce n’est pas une blague », a ajouté le numéro un russe.

Il a poursuivi : « Nous prendrons la place des entreprises qui partiront et rien ne changera », soulignant que le soutien aux projets d’investissement est « une priorité pour le gouvernement russe ».

Dans le même temps, il a mis en garde contre la confiscation des avoirs russes, affirmant que « voler la propriété d’autrui ne mène jamais au bien ».

Abordant la technologie mondiale, le président russe a déclaré : « Bien sûr, nous comprenons l’énorme avantage de la technologie et les grands avantages technologiques des économies avancées », ajoutant : « Nous n’avons pas l’intention de nous isoler. Personne ne peut isoler un pays de la taille de la Russie.  »

Lors du forum économique, Poutine a appelé à « accélérer la transition du système bancaire SWIFT vers un système spécifique aux pays du forum ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2338162

  

Dans RUSSIE

POUTINE ESTIME QUE LA RUSSIE RESISTE TRES BIEN A LA GUERRE ECONOMIQUE OCCIDENTALE

Par Le 24/05/2022

Poutine estime que la Russie «résiste très bien» à la guerre économique occidentale

Poutine estime que la Russie «résiste très bien» à la guerre économique occidentale

folder_openRussie access_timedepuis 14 heures

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Par RT

Malgré une pluie de sanctions occidentales, l'économie russe «résiste très bien» a expliqué Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec Alexandre Loukachenko. Il a également fait savoir que la situation nécessitait des «efforts» de la part de l'Etat.

Lors d'une rencontre à Sotchi avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko le 23 mai, le président russe Vladimir Poutine s'est montré optimiste sur la situation économique de son pays : «Malgré toutes les difficultés, je voudrais souligner que l'économie russe résiste très bien à l'attaque des sanctions. Tous les principaux indicateurs macroéconomiques le démontrent», a-t-il déclaré. 

«La situation de l'économie nécessite des efforts particuliers de la part des autorités de la Fédération de Russie, en général, ces efforts ont un effet positif», a-t-il ajouté. Les pays occidentaux ont tenté de porter un coup dur à l'économie russe par des sanctions sans précédent en réponse au lancement par Moscou d'une offensive militaire en Ukraine. L'objectif assumé de ces attaques économiques était d'asphyxier l'économie russe pour la faire reculer.

Pas d'effondrement de l'économie russe

Si de nombreux secteurs économiques sont impactés, que les estimations internationales tablent sur une baisse de 10% du PIB russe et que le pays a connu une forte inflation, le rouble a tout de même résisté à l'attaque, non sans mesures drastiques de la Banque centrale russe.

«Pour sa part, la Russie réussit avec assurance à faire face aux défis extérieurs grâce à sa politique macroéconomique responsable de ces dernières années, ainsi que grâce aux décisions systémiques visant à renforcer sa souveraineté économique et sa sécurité technologique et alimentaire», avait déclaré Vladimir Poutine le 12 mai. 

Du côté de l'Union européenne, après une détermination affichée à attaquer la Russie sur tous les secteurs économiques possibles, la situation semble s'essouffler avec l'échec du sixième paquet de sanctions qui a été bloqué en raison de craintes de certains pays comme la Hongrie sur la question du pétrole. Un sommet européen extraordinaire abordant ces questions est prévu les 30 et 31 mai.

https://french.alahednews.com.lb/44243/340

russie vladimir poutine guerre economique

Dans RUSSIE

LA SAISIE DES AVOIRS RUSSES AURA UN IMPACT MONDIAL BRUTAL

Par Le 22/05/2022

La saisie des avoirs russes aura un impact mondial brutal


Arrêt sur info — 19 mai 2022

Facebook

 

Une telle action pourrait ébranler la confiance dans le système économique international.

rt.com – 17 mai 2022

La confiscation potentielle des avoirs russes à l’étranger pourrait entraîner l’effondrement du système international d’économie politique, rapporte le Financial Times mardi, citant des analystes.

Une saisie pure et simple des richesses de Moscou serait considérée comme le franchissement d’un Rubicon politique, selon Simon Hinrichsen, chercheur invité à la London School of Economics, cité par le média.

« Il s’agirait essentiellement d’une action qui mettrait fin au système d’économie politique internationale que nous avons mis en place au cours des [dernières] décennies », a déclaré l’économiste.

Plus tôt dans la journée, le ministre allemand des finances, Christian Lindner, a déclaré au quotidien économique Handelsblatt qu’il était ouvert à l’idée de saisir les actifs de l’État russe pour financer la reconstruction de l’Ukraine. M. Linder a également appelé à évaluer les possibilités juridiques de saisir les actifs étrangers de la Banque centrale russe.

La Suisse libère certains avoirs russes gelés 

Si l’idée de saisir les actifs est « séduisante », elle est également « inutile et peu judicieuse », ont déclaré Nicolas Veron et Joshua Kirschenbaum dans un billet de blog publié lundi par le groupe de réflexion Bruegel.

« Défendre de manière crédible un ordre fondé sur des règles vaut plus que les milliards qui seraient gagnés en s’appropriant l’argent de la Russie », ont déclaré les auteurs.

« Les pays placent leurs réserves dans d’autres pays en espérant qu’elles ne seront pas expropriées dans des situations autres que la guerre entre eux. »

Le mois dernier, le président américain Joe Biden a demandé au Congrès de lui accorder le pouvoir de saisir les avoirs de riches individus soupçonnés d’avoir des liens avec le Kremlin et de les utiliser pour aider l’Ukraine.

En début de semaine, les autorités ukrainiennes ont adopté une législation autorisant la confiscation des biens de ceux qui soutiennent la Russie. La nouvelle loi élargit le champ d’application des règles précédentes qui permettaient à Kiev de saisir les biens appartenant à des citoyens russes, à des personnes ayant des liens étroits avec la Russie et à des sociétés qui opèrent en Ukraine et dont la Russie est le bénéficiaire.

Source: https://www.rt.com/business/555611-russia-assets-frozen-financial-system-crash/

Traduction Arretsurinfo.ch

Dans RUSSIE

POUTINE : LA RUSSIE FAIT FACE A UNE CYBERGUERRE TOTALE

Par Le 20/05/2022

Poutine : la Russie fait face à une « cyberguerre totale »

 Depuis 2 heures  20 mai 2022

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 Amérique et Europe - Article traduit - Russie - Spécial notre site

 

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé « les cyberattaques contre Moscou » soulignant « la nécessité de réduire la dépendance aux technologies et programmes étrangers et de soutenir les technologies nationales ».

Poutine a indiqué, lors d’un discours au début d’une réunion du Conseil de sécurité russe, que « la cyberguerre empêche l’arrivée d’informations en provenance de Russie, et diffuse à la place de fausses nouvelles ».

Le président russe a ajouté que « la Russie étudie une série de questions liées à la protection des systèmes d’information et des entreprises de communication, determinées à poursuivre leur travail en toute confiance, et à adopter des mesures visant à faire face aux risques externes dans ce domaine ».

Poutine a souligné que « cette question est d’une importance capitale pour la souveraineté, la sécurité, l’économie, l’administration publique et la stabilité sociale de la Russie dans le pays ».

Il a noté : « Le nombre d’attaques contre l’infrastructure informatique de la Russie ne cesse d’augmenter ces dernières années. Depuis le début de l’opération militaire spéciale dans le Donbass et en Ukraine, les défis dans ce domaine ont augmenté en gravité, en danger et en ampleur. En effet, la Russie a fait l’objet d’une agression et d’une guerre réelles dans le cybertechnologie. »

Poutine a exprimé sa conviction que « les cyberattaques coordonnées, qui sont menées contre la Russie depuis plusieurs pays, sont causées par des agences gouvernementales », et il a mentionné, à cet égard, que « plusieurs pays ont établi des forces cybernetiques au sein de leurs armées ».

Le président russe a comparé la « cyberagression aux sanctions imposées contre la Russie en général, qui a échoué en raison de la volonté de la Russie et de son travail régulier ces dernières années pour repousser de telles sanctions ».

Auparavant, le ministère russe des Affaires étrangères avait accusé les États-Unis et leurs alliés de lancer une cyberopération à grande échelle contre la Russie, avertissant que cette agression entraînerait de graves conséquences pour ses instigateurs et ses auteurs.

Le ministère russe des Affaires étrangères a souligné que « Kiev a envoyé une invitation internationale aux informaticiens, anti-russes, qui constituent en fait des forces cyber offensives, afin d’intensifier le nombre d’attaques malveillantes contre Moscou ».

Source: Traduit d'AlMayadeen

https://french.almanar.com.lb/2332794

 

 

Dans RUSSIE

AZOVSTAL : LE PARLEMENT RUSSE SE PRONONCE POUR LE DEFERREMENT EN JUSTICE DES MEMBRES NEONAZIS D'AZOV

Par Le 18/05/2022

mercredi 18 mai 2022

Azovstal : Le Parlement russe se prononce pour le déferrement en justice des membres néonazis d'Azov

 

Les combattants ukrainiens d'Azovstal continuent à se rendre, à la nuit tombée. Et se pose la question - que faire d'eux ? Quand il s'agit de forces armées régulières, qui combattent régulièrement, c'est une chose. Quand il s'agit de membres de groupes, prenant des civils en otage et soutenant une idéologie néonazie, s'en est une autre. La Douma doit se prononcer pour demander que les membres du groupe extrémiste Azov ne soient pas échangés, mais jugés pour leur crime. Même pendant la guerre, les hommes sont responsables de leurs crimes et les Etats doivent l'être ensuite de leurs choix politiques. L'impunité ne conduit qu'à l'aggravation de la criminalité et à la détérioration morale, elle n'est jamais une solution.

En plus des 300 combattants ukrainiens déjà sortis hiers d'Azovstal (dont nous avons parlé ici), le ministère russe de la Défense annonce qu'environ encore 700, dont 29 blessés, se sont rendus depuis. En tout, le ministère estime que, environ 2 000 combattants ukrainiens pouvaient se trouver dans Azovstal, il en resterait donc un millier.

Les militaires, faisant partie de l'armée régulière et n'ayant pas commis de crimes de guerre sont protégés par la Convention de Genève. Les membres des groupes extrémistes néonazis, eux, ne le sont pas - le droit international humanitaire ne couvre pas les criminels de guerre.

Si la pratique veut que les prisonniers soient échangés entre les parties belligérantes, peut-on moralement accepter d'échanger des criminels de guerre néonazis, donc de les libérer de leur responsabilité, contre des prisonniers de guerre russes ?

Plusieurs membres de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, se sont ouvertement prononcés contre. Ainsi, le député Oleg Morozov, président du Comité de la Douma du contrôle, écrivait hier sur son canal Telegram :

"La Douma prendra aujourd'hui une décision recommandant de ne pas échanger les nazis d'Azov, qui se rendent maintenant à l'usine d'Azovstal. Nous soignerons les blessés, nous respecterons la Convention sur les prisonniers et les traiterons avec humanité. Mais nous ne laisserons personne partir. Chacun aura ce qu'il mérite, selon le tribunal ! Les crimes des nazis ne sont pas blanchis, pas plus que leurs tatouages ​​sur le corps."

Cette position est aussi celle du président de la Douma, Viacheslav Volodine, qui écrivait lui aussi sur son canal Telegram : 

"Les criminels nazis ne doivent pas être échangés

Aujourd'hui, les commissions de la Douma d'État réunies en session plénière ont été chargées de régler la question de l'interdiction de l'échange des criminels nazis.

Notre pays traite avec humanité ceux qui se sont rendus ou ont été capturés.

Mais en ce qui concerne les nazis, notre position ici doit être inchangée :

ce sont des criminels de guerre et nous devons tout faire pour les traduire en justice."

Ainsi, le député Andreï Kartalopov, président du Comité de la Douma pour la Défense, a déclaré qu'un projet de résolution serait déposé à la Douma et Volodine a demandé au député Wasserman de le préparer, pour qu'il puisse faire l'objet d'un vote, après que celui-ci ait à juste titre déclaré qu'échanger ne serait-ce qu'un seul membre du groupe néonazi d'Azov serait considéré par l'Occident comme une de leur victoire.

Rien n'est pire que l'impunité pour la santé morale d'une nation ou d'un homme. C'est en fait le meilleur moyen de le détruire - de l'intérieur. La guerre n'excuse pas la barbarie, pas plus qu'elle ne justifie l'extrémisme. Chacun doit répondre de ses crimes devant un tribunal.

Publié par à 12:41 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/azovstal-le-parlement-russe-se-prononce.html#more

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Dans RUSSIE

LA RUSSIE ANNONCE AVOIR CIBLEES ET DETRUITES DES CARGAISONS D’ARMES AMERICAINES ET EUROPEENNES PRES DE LVOV DANS L’OUEST UKRAINIEN

Par Le 17/05/2022

La Russie annonce avoir ciblé des cargaisons d’armes américaines et européennes près de Lvov

 Depuis 4 heures  17 mai 2022

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 Amérique et Europe - Article traduit - Ukraine

 

Rédaction du site

La Russie a annoncé ce mardi 17 mai avoir ciblé des cargaisons d’armes américaines et européennes, près de la ville de Lvov (Lviv), dans l’ouest de l’Ukraine.

« Des cargaisons d’armes américaines et européennes ont été ciblées et détruites près de la ville de Lvov avec des missiles de croisière Kalibr », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Selon le texte, des missiles aériens de haute précision de l’armée de l’air russe ont également visé deux postes de commandement et un centre de communication, dont la 30e brigade mécanisée dans la région de Bakhmut, 28 zones de rassemblement militaire et deux dépôts des forces armées ukrainiennes.

Les États-Unis et un certain nombre de pays européens, menés par l’Allemagne et la Grande-Bretagne, fournissent à Kiev des armes de pointe.

Le 15 mai, l’ambassade des USA à Kiev a annoncé la livraison de 89 canons Howitzers M777 à l’Ukraine sur les 90 prévus.
« Tous les obusiers que les États-Unis se sont engagés à envoyer en Ukraine ont été reçus par Kiev, à l’exception d’un seul », a précisé l’ambassade indiquant que « beaucoup de ces canons ont été déployés sur les lignes de front ». Le 9 mai dernier, Washington avait annoncé avoir entrainé 300 ukrainiens au maniement de ces canons.

Par ailleurs, le ministère russe de la Défense a indiqué que ses forces ont tué, au cours des dernières 24 heures, « plus de 470 militants extrémistes, et désactivé 68 unités de matériel militaire ».

https://french.almanar.com.lb/2328988

  

Dans RUSSIE

PCFR : LES REVELATIONS CYNIQUES DU PREMIER MINISTRE POLONAIS SONT UN EXEMPLE DE RUSSOPHOBIE DEGOUTANTE

Par Le 17/05/2022

16 Mai 2022

PCFR : Les révélations cyniques du Premier ministre polonais sont un exemple de russophobie dégoûtante
16/05/22 13:35 PM
Les révélations cyniques du Premier ministre polonais sont un exemple de russophobie dégoûtante

 

Déclaration du Président du CC PCFR G.A.Zyuganov

 

 

        Dans une interview au journal britannique le "Telegraph" le Premier Ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré que :  "Le monde russe est un cancer qui non seulement dévore une majorité de la société russe mais constitue également une menace mortelle pour l'Europe. Il ne nous suffit pas de soutenir l'Ukraine dans sa lutte militaire contre la Russie, nous devons déraciner complètement cette terrible idéologie."

         Il s'agit d'une déclaration absolument dégoûtante qui démontre la profondeur de la haine que l'élite polonaise actuelle voue à la Russie. Il est clair que le déracinement de l'idéologie du "monde russe" sera mis en œuvre avec la nation russe comme porteuse de l'idéologie. En fait, cela ressemble à un appel à la destruction de notre civilisation. Cela correspond parfaitement à ce qu'Hitler a essayé de faire, en détruisant le peuple soviétique sous le prétexte de lutter contre le communisme.

         Il est bien connu que le monde russe est basé sur les principes de justice, de collectivisme et d'assistance mutuelle, de respect de la culture et de la religion des autres peuples. C'est sans aucun doute la raison de la haine envers nous en Europe, qui s'enfonce de plus en plus dans le manque de spiritualité, la dégradation, le rejet des valeurs traditionnelles.

        Tout ce qui précède est multiplié par la haine historique de l'élite polonaise envers la Russie. Dans l'armée de Napoléon qui a envahi la Russie en 1812 et qui comptait 600 000 soldats, il y avait environ 100 000 nobles polonais. En 1922, les Polonais ont exécuté dans des camps de concentration des dizaines de milliers de soldats de l'Armée rouge capturés. Et au milieu des années 1930, la Pologne était effectivement considérée comme un État fasciste et le principal adversaire du jeune pays soviétique.

        La contribution des Polonais à l'extermination des Juifs pendant l'Holocauste n'a pas encore été étudiée en détail. Apparemment, les fascistes avaient une raison de construire les plus terribles camps de concentration, dont Auschwitz, sur le territoire de la Pologne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les escadrons de l'Armée de l'Intérieur, subordonnés au gouvernement fantoche polonais basé à Londres, ont tué des milliers de soldats de l'Armée rouge.

        Il n'y a rien de surprenant dans les déclarations de Moravetsky.  Au cours des trois dernières décennies, la Pologne a délibérément revendiqué le rôle de fer de lance de l'OTAN contre la Russie. Dans sa russophobie agressive, l'élite polonaise a largement dépassé tous les pays d'Europe occidentale, s'efforçant de devenir le principal chef d'orchestre des intérêts américains sur le continent. Elle se transforme de plus en plus en une base militaire américaine.

        L'attaque sans précédent contre l'ambassadeur russe le jour sacré de la Victoire, le 9 mai de cette année, appartient à la même catégorie.

De tout temps, les actions violentes contre l'ambassadeur d'un pays ont été considérées comme un crime très grave. Les autorités polonaises l'ont fait tout à fait intentionnellement.

        Dans leur haine de la Russie, les nationalistes polonais extrémistes sont liés aux partisans de Bandera, qui sont bien connus non seulement pour leur russophobie et leur antisémitisme, mais aussi pour leurs crimes contre les Polonais.

Il est fort probable que les souvenirs du "Massacre de Volyn" de 1944, lorsque les prédécesseurs des nazis actuels ont violemment exterminé environ 100 000 femmes, enfants et personnes âgées polonais en Ukraine occidentale, se soient évaporés de son esprit.

       L'appel ignoble du Premier ministre polonais confirme notre conviction que le néonazisme n'est pas seulement devenu une idéologie du régime de Bandera à Kiev, mais qu'il se répand activement dans toute l'Europe. Récemment, la chancelière allemande a déclaré que l'opération militaire russe en Ukraine "libère l'Allemagne d'une culpabilité historique".

       Il s'agit d'une tendance extrêmement inquiétante. Apparemment, l'Europe a oublié les terribles conséquences de l'émergence et du renforcement du nazisme en Allemagne.

L'humanité a payé un lourd tribut de 71 millions de vies. Notre pays a perdu 27 millions de ses meilleurs fils et filles dans la lutte contre le nazisme allemand et le militarisme japonais. Nous ne l'avons pas oublié. C'est pourquoi l'opération militaire de la Russie en Ukraine est de nature clairement antifasciste.


       Nous ne transférons pas notre attitude à l'égard des actions et des déclarations des messieurs polonais actuels à tous les citoyens de ce pays. Les Polonais sont un peuple slave. Les gens ordinaires ont accueilli l'Armée rouge, qui les a libérés des fascistes, avec du pain et du sel. Notre coopération mutuellement bénéfique au sein du camp socialiste a contribué à la restauration et au développement de l'industrie et de la science polonaises. Hitlers et Banderas, Pilsudski et Morawiecki vont et viennent. Et la communauté des peuples slaves, qui vivent côte à côte depuis de nombreux siècles, renaît chaque fois contre vents et marées, car elle correspond à leurs intérêts fondamentaux.

       Le Parti communiste condamne fermement la déclaration dégoûtante et russophobe du Premier ministre polonais et lui adresse les mots suivants : "Les mains sont courtes, M. Morawiecki. Notre histoire a vu de nombreux désireux de mettre fin au monde russe, y compris votre semblable Adolf Hitler. Leur place est depuis longtemps dans les poubelles de l'histoire. Le même sort sera le vôtre".

 

 

 

Président du CC PCFR G.A.Zyuganov

source : http://www.solidnet.org/article/CPRF-The-cynical-revelations-of-the-Polish-Prime-Minister-mean-an-example-of-disgusting-Russophobia/

Tag(s) : #PCFR#Russie#Communiste#Pologne#Ukraine

Dans RUSSIE

AVTOVAZ : LA RUSSIE RACHETE LES PARTS DE RENAULT RUSSIE ET RELANCE LA PRODUCTION AUTOMOBILE NATIONALE

Par Le 16/05/2022

lundi 16 mai 2022

AvtoVaz : La Russie rachète les parts de Renault Russie et relance la production automobile nationale

 

Avtovaz, le géant automobile soviétique, dont le processus de privatisation a commencé très tôt, dès la chute de l'URSS, et de manière à l'époque très discutée, a conduit finalement dans les années 2000 à une alliance avec Renault, puis à la prise de possession de l'entreprise par Renault. Depuis la décision de la Russie de réagir aux agressions de l'armée ukrainienne en février, l'ordre global est donné de rompre toute coopération. Les entreprises françaises ne se pressent pas à quitter le marché russe, mais "pour raison économique" Renault a quand même décidé de vendre ses actions. Ainsi, avec ce conflit, la Russie revient non seulement sur les privatisations des années 90, renationalise sa production automobile, mais décide même de relancer des modèles propres, donc de remettre en cause les mythes de globalisation, dont celui du monde post-industriel. 

La Russie continue, lentement mais sûrement, à sortir de la globalisation, notamment en relançant sa production automobile nationale. Rappelons que le monde actuel est censé être un monde post-industriel. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait plus d'industrie, mais que les pays européens doivent être "désindustrialisé" pour leur bien et dépendre ainsi de puissances économiques étrangères. 

AvtoVaz est le géant de la production automobile, créé dans les années 60 par l'Union soviétique et dont le processus de privatisation fut acharné dès le début des années 90, alors qu'il était formellement présenté comme non rentable ... Après plusieurs détours, un accord est conclu avec Renault en 2008, qui fonde pour cela en Russie "Renault Russie", entreprise qui va alors acquérir 25%+1 des actions de AvtoVaz. Ensuite, Renault n'a cessé d'augmenter ses positions jusqu'à la prise totale de contrôle en 2019:

"En 2012, à Moscou, le chef de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a annoncé la création d'une entreprise commune avec la société d'État Rostekhnologii appelée Alliance Rostec Auto B.V. Et fin 2013, Alliance Rostec Auto B.V. détenait une participation de 76,25 % dans OAO Avtovaz. Après une recapitalisation en 2016, Renault est devenu propriétaire de plus de 50 % de l'usine, ce qui a fait de l'entreprise russe une filiale de l'entreprise française. (...) En janvier 2019, Alliance Rostec Auto B.V. a porté sa participation dans Avtovaz à 100 % et en est devenu l'unique actionnaire, dont 67,61 % des actions appartiennent au groupe français Renault et 32,39 % à la société d'État Rostec (Russie)."

Les temps changent et le vent géopolitique vire à la tempête, Renault décide de revendre ses actions et finalement AvtoVaz revient dans le giron russe. Un accord vient d'être atteint entre Renault, la ville de Moscou et l'Etat russe par l'intermédiaire de la personne morale "NAMI" dépendante du ministère de l'industrie et du commerce :

"Le ministère a expliqué que les parts des actifs étaient réparties comme suit : 100 % des actions de "Renault Russie" appartiendraient au gouvernement de Moscou, 67,69 % des actions du groupe automobile AvtoVAZ deviendraient la propriété de la Fédération de Russie représentée par "NAMI", les actions restantes du groupe automobile AvtoVAZ resteront la propriété du groupe de sociétés Rostec."

Immédiatement, Sobianine, le maire de Moscou, a déclaré que Moscou relançait la production automobile de modèles nationaux, notamment une nouvelle version de la traditionnelle Moskvitch, avec en perspective (n'oublions pas quand même trop vite les fantasmes du monde postmoderne) la mise en série d'une Moskvitch électrique.  Mais ça c'est pour plus tard dit-il, pour l'instant, il faut s'occuper du réel.

Ainsi, non seulement les emplois sont conservés, mais la Russie revient vers l'industrie, vers le monde du réel. Elle sort donc institutionnellement de la globalisation, mais aussi elle commence à s'écarter de ses mythes fondateurs. Ce qui est une excellente nouvelle pour le pays et son essor.

Publié par à 12:03 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/avtovaz-la-russie-rachete-les-actifs-de.html

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Dans RUSSIE

DISCOURS DU PRESIDENT RUSSE VLADIMIR POUTINE A L'OCCASION DU JOUR DE LA VICTOIRE DU 9 MAI 2022

Par Le 10/05/2022

10 mai 2022

Discours du président russe Vladimir Poutine à l’occasion du jour de la victoire du 9 Mai 2022

Vladimir Poutine

Pour le droit à l'information (et aussi parce qu'on n'aime pas la censure de RT par l'UE et YouTube, les nazis, les banderistes, les fascistes, l'OTAN, l'impérialisme étasunien, le capitalisme porteur de guerre, Macron ... et aussi parce qu'on aime l'Armée Rouge et la lettre Z) voici une retranscription du discours du président russe Vladimir Poutine à l'occasion du jour de la victoire sur le nazisme du 9 Mai 2022

illustration : https://pbs.twimg.com/media/FPEArNMXwAUMNtQ?format=jpg

Chers citoyens russes,

Chers vétérans,

Camarades soldats et marins, sergents et sergents-majors, aspirants et sous-officiers,

Camarades officiers, généraux et amiraux,

Je vous félicite pour le Jour de la Grande Victoire !

La défense de notre Patrie lorsque son destin était en jeu a toujours été sacrée. C’est avec le sentiment du vrai patriotisme que la milice de Minine et Pojarski a défendu la patrie, des soldats sont passés à l’offensive sur le champ de Borodino et ont combattu l’ennemi en dehors de Moscou et de Leningrad, de Kiev et de Minsk, de Stalingrad et de Koursk, de Sébastopol et de Kharkov.

Aujourd’hui, comme par le passé, vous vous battez pour notre peuple dans le Donbass, pour la sécurité de notre patrie, pour la Russie. Le 9 mai 1945 a été inscrit à jamais dans l’histoire du monde comme un triomphe du peuple soviétique uni, de sa cohésion et de sa puissance spirituelle, un exploit sans précédent sur les lignes de front et sur le front intérieur. Le Jour de la Victoire est intimement cher à nous tous. Il n’y a pas de famille en Russie qui n’ait été brûlée par la Grande Guerre patriotique. Sa mémoire ne s’efface jamais

Ce jour-là,les enfants,petits-enfants et arrière-petits-enfants des héros défilent dans un flux sans fin du Régiment Immortel. Ils portent des photos des membres de leur famille, des soldats tombés qui sont restés jeunes pour toujours et des anciens combattants qui sont déjà partis. Nous sommes fiers de la génération courageuse invaincue des vainqueurs, nous sommes fiers d’être leurs successeurs, et il est de notre devoir de préserver la mémoire de ceux qui ont vaincu le nazisme et nous ont confié la vigilance et tout pour contrecarrer l’horreur d’un autre monde en guerre.

C’est pourquoi, malgré toutes les controverses dans les relations internationales, la Russie a toujours prôné la mise en place d’un système de sécurité égal et indivisible, indispensable à l’ensemble de la communauté internationale.

En décembre dernier, nous avons proposé de signer un traité sur les garanties de sécurité. La Russie a exhorté l’Occident à mener un dialogue honnête dans la recherche de solutions significatives et de compromis, et à tenir compte des intérêts de chacun. En vain. Les pays de l’OTAN ne voulaient pas nous écouter, ce qui signifie qu’ils avaient des plans totalement différents. Et nous l’avons vu. Une autre opération punitive dans le Donbass, une invasion de nos terres historiques, y compris la Crimée, était ouvertement en préparation. Kiev a déclaré qu’il pourrait atteindre des armes nucléaires.

Le bloc de l’OTAN a lancé un renforcement militaire actif sur les territoires qui nous sont adjacents. Ainsi, une menace absolument inacceptable pour nous se créait régulièrement à nos frontières. Tout indiquait qu’un affrontement avec les néo-nazis et les banderistes soutenus par les États-Unis et leurs sbires était inévitable. Permettez-moi de répéter que nous avons vu l’infrastructure militaire se construire, des centaines de conseillers étrangers commencer à travailler et des livraisons régulières d’armes de pointe en provenance des pays de l’OTAN. La menace grandissait chaque jour. La Russie a lancé une frappe préventive contre l’agression. C’était une décision forcée, opportune et la seule correcte. Une décision d’un pays souverain, fort et indépendant.

Les États-Unis ont commencé à revendiquer leur exceptionnalisme, en particulier après l’effondrement de l’Union soviétique, dénigrant ainsi non seulement le monde entier mais aussi leurs satellites, qui doivent faire semblant de ne rien voir et de le supporter docilement. Mais nous sommes un pays différent. La Russie a un caractère différent. Nous n’abandonnerons jamais notre amour pour notre patrie, notre foi et nos valeurs traditionnelles, les coutumes de nos ancêtres et le respect de tous les peuples et cultures.

Pendant ce temps, l’Occident semble prêt à annuler ces valeurs millénaires. Une telle dégradation morale sous-tend les falsifications cyniques de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, aggravant la russophobie, louant les traîtres, se moquant de la mémoire de leurs victimes et rayant le courage de ceux qui ont remporté la Victoire par la souffrance.

Nous savons que les vétérans américains qui voulaient assister au défilé à Moscou se sont en fait vus interdire de le faire. Mais je veux qu’ils sachent : Nous sommes fiers de vos actes et de votre contribution à notre Victoire commune. Nous honorons tous les soldats des armées alliées – les Américains, les Anglais, les Français, les résistants, les braves soldats et partisans en Chine – tous ceux qui ont vaincu le nazisme et le militarisme.

Camarades,

La milice du Donbass aux côtés de l’armée russe se bat aujourd’hui sur leur terre, où les serviteurs des princes Sviatoslav et Vladimir Monomaque, les soldats sous le commandement de Roumiantsev et Potemkine, Souvorov et Broussilov ont écrasé leurs ennemis, où les héros de la Grande Guerre patriotique Nikolai Vatoutine, Sidor Kovpak et Lioudmila Pavlitchenko ont résisté jusqu’au bout.

Je m’adresse à nos forces armées et à la milice du Donbass.Vous vous battez pour notre patrie, son avenir, pour que personne n’oublie les leçons de la 2ème Guerre mondiale, pour qu’il n’y ait pas de place dans le monde pour les tortionnaires, les escadrons de la mort et les nazis.

Aujourd’hui, nous nous inclinons devant la mémoire sacrée de tous ceux qui ont perdu la vie dans la Grande Guerre patriotique, la mémoire des fils, filles, pères, mères, grands-pères, maris, épouses, frères, sœurs, parents et amis.

Nous inclinons la tête à la mémoire des martyrs d’Odessa qui ont été brûlés vifs à la Maison des syndicats en mai 2014, à la mémoire des personnes âgées, des femmes et des enfants du Donbass qui ont été tués dans des bombardements atroces et barbares par des néo-nazis .

Nous inclinons la tête devant nos camarades combattants qui sont morts courageusement dans la juste bataille - pour la Russie.

Je déclare une minute de silence.

(Une minute de silence.)

La perte de chaque officier et soldat est douloureuse pour nous tous et une perte irrémédiable pour les familles et les amis. Le gouvernement, les autorités régionales, les entreprises et les organismes publics feront tout pour envelopper ces familles et les aider. Un soutien particulier sera apporté aux enfants des compagnons d’armes tués et blessés. Le décret présidentiel à cet effet a été signé aujourd’hui. Je souhaite un prompt rétablissement aux soldats et officiers blessés, et je remercie les médecins, les ambulanciers, les infirmières et le personnel des hôpitaux militaires pour leur travail désintéressé. Notre plus profonde gratitude va à vous pour avoir sauvé chaque vie, n’épargnant souvent aucune pensée pour vous-mêmes sous les bombardements sur les lignes de front.

Camarades,

Des soldats et des officiers de nombreuses régions de notre immense patrie, y compris ceux qui sont arrivés directement du Donbass, de la zone de combat, se tiennent maintenant côte à côte ici, sur la Place Rouge.

Nous nous souvenons comment les ennemis de la Russie ont essayé d’utiliser des gangs terroristes internationaux contre nous, comment ils ont essayé de semer des conflits interethniques et religieux afin de nous affaiblir de l’intérieur et de nous diviser. Ils ont complètement échoué. Aujourd’hui, nos guerriers de différentes ethnies se battent ensemble, se protégeant mutuellement des balles et des éclats d’obus comme des frères.

C’est là que réside la puissance de la Russie, une grande puissance invincible de notre nation multiethnique unie. Vous défendez aujourd’hui ce pour quoi vos pères, grands-pères et arrière-grands-pères se sont battus. Le bien-être et la sécurité de leur patrie étaient leur priorité absolue dans la vie. La loyauté envers notre patrie est la principale valeur et un fondement fiable de l’indépendance de la Russie pour nous, leurs successeurs également. Ceux qui ont écrasé le nazisme pendant la Grande Guerre patriotique nous ont montré un exemple d’héroïsme pour tous les âges. C’est la génération des vainqueurs, et nous les admirerons toujours.

Gloire à nos forces armées héroïques !

Pour la Russie ! Pour la victoire !

Hourra !

Vladimir POUTINE

Les vidéos du jour :

Discours de Vladimir Poutine en russe sous titré français

Discours de Vladimir Poutine doublé en français

Défilé et discours de Poutine du 9 mai traduit en Français

La procession du Régiment Immortel à Moscou.(En tête Mr Vladimir Poutine nulle part ailleurs !)

URL de cet article 38006

 

Dans RUSSIE

9 MAI : LE REGIMENT IMMORTEL A MOSCOU AUJOURD'HUI EN IMAGES ET EN MUSIQUE

Par Le 10/05/2022

lundi 9 mai 2022

9 mai : Le Régiment Immortel à Moscou aujourd'hui en images et en musique

 

Après une rupture de deux années de gouvernance covidienne, le Régiment Immortel est de retour ce 9 mai 2022 en Russie. Pour vous permettre d'entrer dans l'ambiance très particulière qu'est celle de ce Régiment, à la fois festive et profonde, faite d'engagement, de convictions et de chansons, et simplement permettant aux gens d'être ensemble, de renouveler le lien à la Nation russe historique et immortelle, voici quelques photos et vidéos de son déroulement à Moscou. Profitez-en !

N'étant pas photographe, encore moins cameraman, je compte sur votre indulgence !

En descendant la rue Tverskaya, je me suis retournée pour comprendre l'ampleur de la foule que je sentais physiquement. Et j'ai vu un mur humain, c'est cette force qui s'en dégageait que je ressentais:

 

Et cette foule était continue :

 

 

 

 

 

Des symboles Z ou V, des drapeaux de DNR ponctuaient la marche :

 

 

 

 

Et simplement beaucoup de drapeaux :


 

L'ensemble se passait en musique. Dans les hauts--parleurs, vous reconnaîtrez la chanson soviétique classique "la guerre sacrée" :

 

Mais aussi des gens jouaient de la musique sur le trajet :

 

 

Des écrans géants étaient placés et diffusaient des vidéos historiques et des extraits de classiques du cinéma soviétique :

 

 

 

Certaines personnes ont simplement attiré mon attention :

 

 

 

En arrivant en bas de la rue Tverskaya, nous nous dirigions vers la Place Rouge :

 

 

Pour finir sur une note festive :

 

 

Bonne fête de la Victoire à tous ! Et surtout que nous sachions en tirer les leçons, au moins pour notre avenir proche.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Publié par à 18:59 

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Dans RUSSIE

ILS SE CHERCHENT UN « CERTIFICAT D’ABSOLUTION » AUPRÈS DU DRAPEAU ROUGE

Par Le 04/05/2022

ILS SE CHERCHENT UN « CERTIFICAT D’ABSOLUTION » AUPRÈS DU DRAPEAU ROUGE

 Solidarité Internationale PCF GrèceRussie et ex-URSS 0

04 MAI 2022

Article publié le 23 avril 2022 dans “RIZOSPASTIS, organe de presse du comité central du KKE. Traduction AS pour Solidarité Internationale PCF.

 

Le 9 mai approche et la bourgeoisie russe se sert à nouveau du drapeau rouge pour instrumentaliser les sentiments antifascistes et pro-soviétiques du peuple russe. Dans les zones occupées par l'armée russe en Ukraine, le drapeau rouge de la Victoire (le drapeau de l'unité de l'Armée rouge qui a occupé le Reichstag en mai 1945) est hissé. Le PC de la Fédération de Russie (CPRF) est allé encore plus loin. Il a présenté un projet de loi visant à remplacer le drapeau tricolore de la Russie, le drapeau des tsars et du traître Vlasov (collaborateur nazi de la Seconde Guerre mondiale) par le drapeau rouge.

 

Nous nous demandons, dans le cas improbable où ce projet de loi serait adopté, est-ce que les usines, les mines de charbon, les banques et les champs pétrolifères cesseront d'appartenir à ces sangsues qui vivent dans des palais, des stations balnéaires et des yachts ?

 

Le peuple russe cessera-t-il de payer pour la santé, l'éducation et les autres besoins sociaux qui sont des marchandises ?

 

La Russie capitaliste cessera-t-elle d'avoir le cinquième plus grand nombre de milliardaires au monde ? Va-t-elle changer la position qu'elle occupe, qui est l'une des pires au monde, en termes d'inégalité entre les riches et les pauvres ?

 

Les moyens de production deviendront-ils la propriété du peuple sans une révolution socialiste préalable ?

 

La guerre en Ukraine cessera-t-elle d'être impérialiste ; cessera-t-elle d'être menée pour les intérêts des monopoles, des matières premières, des piliers géopolitiques et des parts de marché ? Va-t-elle cesser d'être injuste et criminelle des deux côtés?

 

On pourrait continuer de lister les questions rhétoriques pour lesquelles la réponse sera systématiquement NON.

 

C'est pourquoi cette proposition du CPRF n'est qu'une « absolution » pour la bourgeoisie russe, pour les crimes qu'elle commet chaque jour contre les ouvriers et les autres couches populaires. Aujourd’hui, cette « absolution » n’est diffusée qu’une fois par an, le 9 mai. Avec le projet de loi CPRF, s'il est adopté, il sera diffusé 365 jours par an.

 

Trente ans après le renversement du socialisme et malgré le lynchage médiatique à son encontre (en Russie également), son empreinte ne s'estompe pas. C'est pourquoi on tente tant bien que mal de s'en arroger…

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2022/05/ils-se-cherchent-un-certificat-d-absolution-aupres-du-drapeau-rouge.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Dans RUSSIE

DE L'ETERNELLE REDEFINITION DES FRONTIERES OCCIDENTALES DE LA RUSSIE : L'ESTONIE SE PREPARE-T-ELLE A SERIEUSEMENT REMETTRE EN CAUSE SES FRONTIERES ?

Par Le 03/05/2022

mardi 3 mai 2022

De l'éternelle redéfinition des frontières occidentales de la Russie : l'Estonie se prépare-t-elle à sérieusement remettre en cause ses frontières ?

 

Le conflit qui se joue actuellement est aussi un conflit pour la redéfinition des zones d'influence et la question de la frontière Ouest de la Russie, qui à travers les siècles a été l'objet de nombreuses guerres, notamment avec la Grande-Bretagne et la France, est à nouveau sur le devant de la scène. L'Estonie, membre de l'UE, est lancée pour justement contester une partie de cette frontière occidentale de la Russie, qui est aussi la frontière orientale de la très atlantique Union Européenne. Et cela entraînerait la contestation d'une partie du territoire de la Russie des régions de Léningrad et de Pskov.

Aujourd'hui 3 mai, le Parlement estonien va examiner la question du retrait de sa signature de l'accord avec la Russie de 2014 sur la reconnaissance des frontières terrestres et maritimes. A la chute de l'URSS, la question de la frontière entre l'Estonie et la Russie a été d'une actualité brûlante. En 2005, après 10 ans de négociations, un accord avait été trouvé, mais au moment de la signature, l'Estonie avait voulu inscrire dans le préambule de cet accord une mention renvoyant à la validité du Traité de Tartu de 1920, par lequel, suite à la chute de l'Empire russe, l'Estonie était devenue pour quelques années une République indépendante et avait obtenu certains territoires appartenant aux régions russes de Leningrad et de Pskov. En 1940, l'Estonie étant entrée dans l'URSS, le Traité de Tartu a donc perdu sa validité. Suite à cette revendication, la Russie avait retiré sa signature.

Il avait fallu attendre 2014 pour qu'un nouvel accord voit le jour entre la Russie et l'Estonie et donc fixe une partie de la frontière de l'Union européenne. Or, l'Estonie veut retirer sa signature en renversant totalement la logique historique et en s'appuyant sur "l'occupation soviétique" et le retour de l'indépendance. Rappelons que cette indépendance historique a duré de 1920 à 1940 ... Mais le rapport à l'histoire est aujourd'hui, comme pour l'Ukraine, distordu : l'histoire récente compte beaucoup plus que l'histoire ancienne, le rapport au temps s'étant transformé en un rapport instantané, ne permettant pas (ou en devant pas permettre) les racines et ainsi faciliter sa réécriture permanente.

L'on peut ainsi lire en explication / réécriture de cette demande adressée en février au Parlement estonien par un parti d'opposition : 

"Après la fin de l'occupation et le rétablissement de l'indépendance, le territoire de l'Estonie et la frontière terrestre de jure, sur la base de la succession, sont restaurés comme prévu dans le traité de paix de Tartu"

Pourquoi ne pas revenir à la période encore antérieure, celle de l'Empire et revenir dans ces frontières ? Aucun critère objectif ne permet de justifier le choix d'une période plutôt que celui d'une autre. Ce n'est qu'un choix, donc subjectif et dicté par des intérêts, en l'occurrence idéologiques.

Le ministère russe des Affaires étrangères souligne cette position pour le moins "non-constructive" du ministère estonien des Affaires étrangères et justifie le caractère purement historique de ce Traité de Tartu : 

"Plus tôt, la mission diplomatique russe en Estonie a attiré l'attention sur la déclaration du ministre estonien des Affaires étrangères E.-M. Liimets et de certains autres responsables estoniens, concernant le traité de paix de Tartu. Cela a été indiqué dans un commentaire publié sur le site de l'ambassade. «Signé le 2 février 1920, il est devenu la base juridique des relations entre la RSFSR et la République d'Estonie pendant deux décennies, jouant un rôle important dans leur reconnaissance internationale. Cependant, l'une de ses parties, à savoir la République d'Estonie, a perdu le statut de sujet de droit international en 1940 en raison de son adhésion à l'URSS. Ainsi, les deux parties, qui ont signé le document, ont fini par constituer un seul sujet de droit international et le traité de paix de Tartu a perdu sa force juridique. Il n'est pas dans le registre des traités internationaux de l'ONU. Actuellement, ce document appartient à l'histoire"

Mais l'histoire se réécrit en fonction des impératifs du moment et aujourd'hui l'impératif est la remise en cause des frontières russes, la remise en cause de la Russie comme Etat. 

A chaque grande crise du 20e siècle, la Russie a dans un premier temps perdu des territoires, avant de se relever et de s'imposer, avec à chaque fois un changement de régime politique profond. La question qui se pose, si l'histoire se répète, étant de savoir si la Russie est dans la deuxième phase de 1991 et de la chute de l'URSS, c'est-à-dire dans une phase de reconquête, ou si elle entre dans un troisième séisme.

Publié par à 11:56 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/de-leternelle-redefinition-des.html#more

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Dans RUSSIE

LES COMPAGNIES CHINOISES ET INDIENNES VONT REMPLACER LES GEANTS PETROLIERS ET GAZIERS OCCIDENTAUX EN RUSSIE

Par Le 02/05/2022

Les compagnies chinoises et indiennes vont remplacer les géants pétroliers et gaziers occidentaux en Russie

 Depuis 19 minutes  2 mai 2022

hydrocarbures_russes

 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

Rédaction du site

Les géants pétroliers et gaziers occidentaux ont subi de lourdes pertes en se retirant de Russie, tandis que les entreprises chinoises et indiennes vont profiter de ce vide pour les remplacer.

Selon le plus grand portail japonais d’informations et d’actualités Yahoo News Japan, le gouvernement indien a donné instruction aux entreprises publiques de sa région de commencer à investir dans le champ gazier russe Sakhalin-1, après le retrait des entreprises occidentales, sur fond de sanctions contre la Russie pour son opération militaire en Ukraine, depuis février 2022.

Selon l’agence russe Sputnik, les sources ont déclaré que l’Inde envisageait d’acquérir la participation américaine Exxon Mobil dans Sakhlin-1, ainsi que les parts britanniques BP dans la compagnie pétrolière géante Rosneft.

Et en février dernier, le conseil d’administration de la compagnie pétrolière britannique BP a annoncé sa sortie du capital de Rosneft, dont elle détient 19,75 % depuis 2013, et d’une joint-venture avec une société d’État russe.
La société britannique prévoit de réduire ses actifs en Russie de 4 milliards de dollars.

Plus tôt, il a été signalé que la société anglo-néerlandaise Shell, qui a également annoncé son retrait de Russie, avait entamé des négociations avec une société chinoise concernant la vente de sa participation dans le plus grand projet de gaz naturel liquéfié en Russie, Sakhalin-2. Des sources ont déclaré que la société chinoise est le « seul acheteur » sur lequel Shell peut compter, ce qui exacerbe considérablement sa position dans les négociations.

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/2320023

       

Dans RUSSIE

GUERRE DU PETROLE : POUTINE GAGNE !

Par Le 01/05/2022

Comment les USA ont perdu la guerre de l’énergie

Sunday, 01 May 2022 5:45 PM  [ Last Update: Sunday, 01 May 2022 5:45 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le logo du géant russe de l'énergie Gazprom est représenté dans l'une de ses stations-service à Sofia le 27 avril 2022. ©AFP

La Russie a toujours utilisé l’énergie comme une arme pour influencer, contraindre et effrayer ses voisins et les ennemis de l’Occident, a-t-on appris du Time, publié à New York.

« Affaiblis, mais loin d’être paralysé par des sanctions qui n’incluaient pas initialement les exportations d’énergie et n’en incluent toujours pas en Europe, Poutine utilise sa puissance énergétique colossale pour riposter », indique le Time. Et d’ajouter : « L’armée de Poutine vise les dépôts de carburant ukrainiens, les chaînes d’approvisionnement et les raffineries (…). Couper l’accès de l’autre côté à l’essence, au diesel et au pétrole est une tactique éprouvée pour prendre le dessus sur son rival. L’Ukraine pourrait également avoir ciblé des installations de stockage de carburant russes, selon des informations faisant état d’une frappe sur un dépôt pétrolier à Belgorod, en Russie. »

Lire aussi: L’Ukraine deviendra le Vietnam des USA

Selon le quotidien américain, « l’efficacité de l’énergie en tant qu’outil de politique étrangère est quelque chose que la Russie a compris depuis longtemps (…) ».

« La lutte opposant la Russie d’une part à l’Europe et aux États-Unis, de l’autre, au sujet du gazoduc Nord Stream 2, que l’Allemagne n’a abandonné qu’après les conflits en Ukraine, est un autre exemple parmi tant d’autres. »

Europe: Poutine détrône le dollar?

Europe : Poutine détrône le dollar ?

Comment Moscou et Pékin se sont-ils préparés

Selon la publication new-yorkaise, « le gazoduc de 1 224 km et d’une capacité de 55 milliards de mètres cubes n’a jamais été nécessaire pour le transit du gaz, car l’Europe dispose déjà d’une capacité de pipeline de 245 milliards de mètres cubes la reliant à la Russie, avec plus de 100 milliards de mètres cubes inutilisés ».

Lire aussi: La Russie nettoie les finances internationales

« Au contraire, la Russie voulait contourner l’Ukraine en tant que pays de transit du gaz et approfondir la dépendance de l’Allemagne vis-à-vis du gaz russe afin que l’Europe soit trop paralysée par les craintes énergétiques (…) ».

Le Time continue : « Malgré l’annonce par l’Allemagne, le 28 avril, selon laquelle elle abandonnerait son opposition à l’imposition de sanctions contre l’énergie russe - du moins sur le pétrole et le gaz naturel -, il reste une négociation difficile entre les États membres sur la forme que prendrait une telle interdiction et sur son calendrier. »

L'Ukraine sous occupation US?

L’Ukraine sous occupation US ?

« En 2021, 60 % des revenus de la Russie provenaient des exportations d’énergie. Alors que jusqu’au 7 avril, l’Europe avait donné à Kiev plus d’un milliard d’euros pour soutenir la lutte de l’Ukraine contre la Russie, elle a versé à la Russie 35 milliards d’euros pour ses importations d’énergie au cours de la même période. Même si les pays de l’Union européenne fournissent des armes et des aides financières à l’Ukraine, ils ne se sont pas encore arrivés à désarmer la Russie. »

Lire aussi: Les Européens adoptent la méga méthode iranienne de transbordement pour contourner les sanctions US

« Mais ce n’est pas seulement l’échec de l’Europe. Les États-Unis, eux aussi, malgré leur propre embargo sur le pétrole et le gaz russes, ne peuvent pas interrompre les importations russes d’uranium. Il importe encore 16 % ou plus de son uranium d’un pays que plus de 70 % des Américains considèrent comme un ennemi. Pendant ce temps (…) dix pays européens ont ouvert des comptes bancaires à Gazprombank pour se conformer à la demande de la Russie d’être payé en roubles, même si ces paiements peuvent violer les sanctions existantes sur les transferts financiers », indique le quotidien new-yorkais. 

Ukraine : la guerre perdue des USA ...

Ukraine : la guerre perdue des USA...

Ukraine : Washington cherche à ouvrir de nouveaux fronts et à étendre la guerre contre Moscou

Le quotidien américain précise que « la Russie a bénéficié de cet effet de levier parce qu’elle est une superpuissance de l’énergie et des matières premières : Premier exportateur de pétrole au monde et deuxième pour les exportations de brut, il fournit également à l’Union européenne environ 40 à 45 % de son gaz naturel - et jusqu’à 80 % de l’Autriche, 55 % de l’Allemagne et 40 % de l’Italie. Elle possède également 40 % de la capacité mondiale d’enrichissement d’uranium, 20 % du nickel de classe 1, 30 % du palladium mondial, etc. ».

Lire aussi: Après le SWIFT russe, l’Iran décide de liquider le dollar et vend son pétrole en rial

« La lutte de l’Europe pour mettre fin à sa dépendance vis-à-vis du pétrole, du gaz et du charbon russes trahit l’insécurité énergétique de ces pays et si la guerre est une continuation de la diplomatie par d’autres moyens, alors l’énergie armée est le plus grand outil diplomatique de tous », a conclu le Time.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/01/681337/Russie-Ukraine-energie-petrole-Europe-sanctions---

Dans RUSSIE

EUROPE : POUTINE DETRONE LE DOLLAR?

Par Le 29/04/2022

Moscou et Pékin préparés à l'avance pour pour faire tomber le royaume du dollar

Friday, 29 April 2022 5:19 PM  [ Last Update: Friday, 29 April 2022 5:19 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Moscou et Pékin préparés à l'avance pour faire tomber le royaume du dollar. (Illustration)

Qu'est-ce que cela signifie pour dix pays européens d'« acquiescer » aux conditions de Poutine, de payer leurs importations de gaz et de pétrole en « roubles » et de couper le gaz immédiatement à cause des réticences de la Pologne et de la Bulgarie ? Et comment Moscou et Pékin se sont-ils préparés à l'avance pour mettre en place l'infrastructure nécessaire pour faire tomber le « royaume » du dollar, des années avant le début de la guerre d'Ukraine ?, s’interroge le rédacteur en chef du journal en ligne Rai Al-Youm, Abdel Bari Atwan.

« Nous avons appris en Occident que le critère le plus précis pour déterminer le vainqueur ou le vaincu dans les guerres n'est pas la « propagande » médiatique, mais plutôt les chiffres économiques, en particulier les bourses, les cours des actions et les devises des pays impliqués dans ces guerres. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les chiffres ne mentent pas, alors que les politiciens sont des professionnels du mensonge, de la falsification et de la tromperie, et des réunions «théâtrales», comme la dernière tenue par Joe Biden dans l'une des bases américaines en Allemagne, dans laquelle 40 ministres de la Défense de l'OTAN et certains de ses partisans dans le tiers monde y ont participé », indique le journal.

Ukraine: le méga prise de Moscou

Ukraine: le méga prise de Moscou

Dans l’optique d’Abdel Bari Atwan, l’affirmation de l’agence économique mondiale américaine « Bloomberg » selon laquelle, dix acheteurs de gaz russe en Europe ont déjà ouvert des comptes dans « Gazprom Bank », et payé leurs importations de gaz russe en « roubles », signifie qu'ils ont acquiescé à la décision du président russe Vladimir Poutine en riposte aux sanctions américaines qui ont d’ores et déjà commencé à s’affaiblir et à perdre une grande partie de leur élan et de leur effet, comme le montrent les preuves.

« Il est clair que le président russe ne « plaisante pas » et pense ce qu’il dit : il n’a pas hésité à ordonner à la société d’État « Gazprom » d’arrêter immédiatement ses exportations de gaz vers la Pologne et la Bulgarie, parce que leurs gouvernements refusaient de payer leurs importations de gaz russe en roubles. Quiconque a peur des sanctions américaines, de la guerre et du soutien illimité aux armes modernes et sophistiquées du président Zelensky, n’impose pas ses conditions avec autant de force aux gouvernements européens et rejette l’euro et le dollar, et les oblige à payer dans leur monnaie nationale », précise Rai Al-Youm.

Selon Atwan, il s’agit d’un dangereux « renversement » des concepts dominants depuis la Seconde Guerre mondiale, qui dit que l’Occident, dirigé par l’Amérique, est le plus organisé dans la planification des guerres et des blocus économiques, et d’une manière qui terrifie les opposants (choc et effroi). Et ces deux mois de guerre en Ukraine ont prouvé l’échec de cette théorie jusqu’à présent, du moins, compte tenu des développements actuels de cette guerre à tous les niveaux, et en particulier au niveau économique.

L'Ukraine sous occupation US?

L'Ukraine sous occupation US?

« Il est clair que la partie russe était prête à tous ces développements et à faire face et à contrecarrer les sanctions américaines, que ce soit en imposant la monnaie nationale russe pour payer les exportations de gaz ou de pétrole, ou en luttant contre l’inflation et en la ralentissant, et en prenant toutes les mesures nécessaires pour maintenir le prix du rouble, ce qui explique la relative stabilité que connaît actuellement l’économie russe », souligne le journal.

Le rédacteur en chef de Rai Al-Youm ajoute ensuite que « le rouble a augmenté aujourd’hui, mercredi, pour atteindre l’équivalent de 71 roubles par rapport au dollar, après être tombé à 140 roubles par rapport au dollar dans les premiers jours de l’invasion des terres ukrainiennes par les chars russes en février dernier », ce qui signifie que la monnaie russe a compensé toutes ses pertes, et l’économie russe est devenue plus robuste ; cela s’explique également par les prix et les revenus élevés des exportations de gaz et de pétrole, qui ont fait déborder le Trésor russe de ces revenus.

Igor Morgulov, vice-ministre russe des Affaires étrangères a révélé dans une interview à l’agence Ria Novosti que « Moscou et Pékin ont construit toute l’infrastructure nécessaire pour la transition vers un nouveau système financier basé sur les deux monnaies nationales des deux pays (le yuan et le rouble) et une augmentation du commerce bilatéral entre eux, le taux de change commercial ayant atteint environ 38,5 au cours des deux premiers mois (janvier et février) de l’année en cours.

Gaz: l'Iran larguera la Russie?

Gaz: l'Iran larguera la Russie?

« Les déclarations de Mme Ursula von der Leyen, présidente de l’Union européenne, dans lesquelles elle décrit l’insistance russe à payer ses importations de gaz en roubles comme un « chantage » qui reflète le niveau de douleur en Europe et en Amérique, et son appel aux pays européens de ne pas succomber à ce chantage russe, qui constitue une violation des sanctions occidentales américaines, nous incitent à lui demander , si l’Union européenne accepte la livre égyptienne, le dinar algérien ou le dirham marocain pour le paiement des importations européennes ? Cette Union n’insiste-t-elle pas sur l’euro et le dollar, et cette insistance ne constitue-t-elle pas aussi du « chantage » ? », a fait noter le journal.

Le coup de SWIFT déjà vengé!

Le coup de SWIFT déjà vengé!

Les gazoducs ukrainiens pulvérisés

Ce que nous voulons dire, c’est que le « royaume » du dollar et ses cousins qui sont des monnaies occidentales telles que l’euro et la livre sterling ont commencé à souffrir de signes de désintégration et de fissuration, dans l’intérêt du Chinoi (yuan) et du Russe (rouble), monnaies qui étaient au centre des moqueries du monde occidental et de ses médias, ses centres de recherche et de ses experts politiques et économiques.

« Le rapprochement de certains pays arabes avec les deux pays, c’est-à-dire la Russie et la Chine, et la rébellion contre la domination financière américaine qui dure depuis 80 ans, est une tendance « sage » et inévitable, car l’avenir économique mondial, et peut-être celui de l’armée aussi, se déplace rapidement de l’Ouest vers l’Est, et il serait également sage que les gouvernements arabes commencent à lier progressivement leurs monnaies à un panier de devises, y compris le rouble russe et le yuan chinois, et abandonnent progressivement le dollar afin d’éviter les cas actuels de faillite réelle pour des pays comme le Liban et le Sri Lanka, et peut-être dans plus d’un autre pays arabe, où l’incapacité de payer les versements de la dette est devenue la norme apparente dans bon nombre de ces pays… », a conclu le journal.

Russie sanctionnée: les 1ers largages?!

Russie sanctionnée: les 1ers largages?!

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/29/681209/Europe-Russie-Chine-dollar-Poutine

Dans RUSSIE

LA RUSSIE ACHEVE LE PREMIER PONT FERROVIAIRE VERS LA CHINE

Par Le 27/04/2022

La Russie achève le premier pont ferroviaire vers la Chine

 Depuis 7 heures  27 avril 2022

pont_ferroviere

 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

 

Rédaction du site

Le premier pont ferroviaire sur le fleuve Amour lequel relie  la Russie à la Chine (Nigelininskoye-Ting Jian) a été ouvert lors d’une cérémonie d’inauguration dans l’Extrême-Orient russe.

A participé à la cérémonie d’inauguration de ce pont le vice-Premier ministre russe, l’envoyé du président dans le district fédéral extrême-oriental, Yury Trutnev.

Ce dernier a déclaré: « Aujourd’hui, un événement important a eu lieu à la fois pour l’Extrême-Orient et pour tout notre pays, et nous avons pu surmonter toutes les difficultés naturelles et climatiques… L’ampleur de la construction des infrastructures est compatible avec son importance dans le développement de la coopération économique russo-chinoise, en particulier dans les conditions des nouveaux défis des pays hostiles ».

Et le responsable russe de poursuivre : « Le premier passage ferroviaire entre nos deux pays amis deviendra un lien majeur sur la nouvelle route d’exportation, un catalyseur pour l’établissement de nouvelles industries et de centres logistiques en Extrême-Orient. Il va en même temps améliorer l’accès à de nombreuses régions d’Extrême-Orient. »

« Nous sommes prêts pour l’inauguration de ce pont par la Russie dès que les partenaires chinois annonceront l’ouverture de leur partie », a-t-il conclu, lorsque la Chine construise une installation de désinfection, selon le quotidien gouvernemental Rossiiskaya Gazeta.

Le pont fait partie de l’ambitieuse initiative chinoise Belt and Road, que Pékin finance pour stimuler le commerce eurasien. Le réseau ferroviaire du nord-est de la Chine peut être relié au chemin de fer transsibérien.

Ce projet a été mis en œuvre avec la participation du Fonds russe pour les investissements directs et de la Société des chemins de fer russes. Sa valeur est d’environ 10 milliards de roubles et la longueur du pont dépasse 2,2 km, dont 309 mètres traversent le territoire russe.

La construction a commencé en 2014 alors que la détérioration des liens de Moscou avec l’Occident a déplacé son regard vers l’est. La Chine a achevé la construction de sa section, qui représente les quatre cinquièmes de sa longueur totale de 2 200 mètres, en 2018, et la Russie a initialement relié le pont à la Chine en 2019.

L’inauguration du pont devait initialement avoir lieu en août dernier, mais elle a été reportée à plusieurs reprises en raison de retards dans la reconstruction de l’infrastructure des gares russes Leninsk et Leninsk-2. Le projet a dû être révisé aussi en raison de l’approfondissement du lit de la rivière du côté russe, a rapporté l’agence de presse publique RIA Novosti.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2316701

   

Dans RUSSIE

PEPE ESCOBAR - L'ENIGME DU MOSKVA : PREPAREZ-VOUS, QUELQUE CHOSE D' "ASYMETRIQUE" MORTEL EST PEUT-ETRE SUR LE POINT DE SE PRODUIRE.

Par Le 25/04/2022

L’énigme du Moskva: Préparez-vous, quelque chose d’« asymétrique » mortel est peut-être sur le point de se produire. (Pepe Escobar)

 Depuis 3 heures  25 avril 2022

moskva

 Amérique et Europe - Ukraine

 

Ni l’OTAN ni la Russie ne nous disent ce qui s’est réellement passé avec le Moskva, le légendaire navire amiral de la flotte de la mer Noire.

L’OTAN, parce qu’en théorie, ils savent. Moscou, pour sa part, a clairement indiqué qu’elle ne dira rien tant qu’elle ne sera pas sûre de ce qui s’est passé.

Une chose est sûre. Si le ministère russe de la Défense découvre que l’OTAN a fait cela, il lâchera tous les chiens de l’enfer sur l’OTAN, comme dans « asymétrique, létal et rapide».

Concernant l’emplacement du Moskva : il était positionné près de l’une des trois plates-formes de forage utilisées pour surveiller tout un secteur de la mer Noire à l’aide d’hydrophones et du radar NEVA-BS, la plus à l’ouest, BK-2 Odessa, à environ 66 km au nord-est de l’île des Serpents. Le tout était intégré dans les systèmes de surveillance régionaux. Comme dans tout, littéralement, tout était surveillé : les navires, les cibles volant à basse altitude, les échos plus petits, même la tête d’un nageur insouciant.

Il y avait donc très peu de chances que quoi que ce soit – sans parler des missiles subsoniques Neptune et des drones Bayraktar – ait pu passer à travers ce filet aérien.

Que s’est-il donc passé ?

Il a pu s’agir d’une sorte de drone sous-marin, lâché soit par un sous-marin sournois, soit par une équipe de la SBS, en provenance de la côte ouest, avec une escale à l’île des Serpents. Ce drone aurait alors réussi à percer la coque du Moskva par en dessous et à faire exploser sa charge utile à l’intérieur.

Ce qui suit provient d’une source de premier plan à Bruxelles : sérieuse, digne de confiance, avec des antécédents prouvés depuis près de deux décennies. Pourtant, il se peut qu’elle ne fasse que diffuser de la désinformation. Ou se vanter. Ou c’est peut-être une information solide comme le roc.

Avant de commencer, nous devons souligner qu’il est difficile de croire à l’angle du conte de fées Neptune/Bayraktar. Après tout, comme nous l’avons vu, la flotte russe avait établi une couche de surveillance/défense multidimensionnelle en direction d’Odessa.

Le Moskva était près d’Odessa, plus proche de la Roumanie. Il y a un an, affirme la source, un nouveau localisateur à réseau phasé a été installé sur lui : la portée d’éclairage est de 500 km. Selon le récit ukrainien standard, le Moskva a d’abord été touché par un drone, puis les localisateurs et les antennes ont été détruits. Le Moskva était à moitié aveugle.

Ensuite – selon le récit ukrainien – ils ont lancé deux missiles de croisière Neptune depuis la côte. Le guidage a été effectué par Orion de l’OTAN, qui était suspendu au-dessus de la Roumanie. Les missiles ont fait un zoom sur le navire avec les têtes chercheuses éteintes, afin que le faisceau de rayonnement ne soit pas détecté.

Nous avons donc un guidage par Orion de l’OTAN, transmettant les coordonnées exactes, qui a conduit à deux impacts et à la détonation des munitions (c’est la partie reconnue par le ministère russe de la Défense).

Un coup stratégique

Le Moskva était en mission de combat à 100-120 km d’Odessa et contrôlait l’espace aérien dans un rayon de 250-300 km. Il assurait donc en fait le recouvrement de la moitié sud de la Moldavie, de l’espace allant d’Izmaïl à Odessa et d’une partie de la Roumanie (dont le port de Constanta).

Son positionnement ne pouvait être plus stratégique. Le Moskva interférait avec le transfert secret par l’OTAN d’avions militaires (hélicoptères et avions de chasse) de la Roumanie vers l’Ukraine. Il était surveillé 24/7. La reconnaissance aérienne de l’OTAN était totalement sur le coup.

En tant que « tueur » du Moskva, l’OTAN n’a peut-être pas choisi le Neptune, comme le répand la propagande ukrainienne ; la source indique le NSM PKR (Naval Strike Missile, d’une portée de 185 km, développé par la Norvège et les Américains) de cinquième génération.

Elle décrit le NSM comme « capable d’atteindre la cible le long d’une route programmée grâce à l’INS réglé par GPS, de trouver indépendamment la cible en volant vers elle à une altitude de 3-5 mètres. Lorsqu’il atteint la cible, le NSM effectue des manœuvres et déploie des interférences électroniques. Un imageur thermique très sensible est utilisé comme système d’autoguidage, qui détermine indépendamment les endroits les plus vulnérables du navire cible ».

En conséquence directe de la frappe du Moskva, l’OTAN a réussi à rouvrir un couloir aérien pour le transfert d’avions vers les aérodromes des régions de Tchernivtsi, de Transcarpathie et d’Ivano-Frankivsk.

Parallèlement, après la destruction du Moskva, la flotte de la mer Noire, selon la source, « ne semble plus avoir de navire équipé d’un système de missiles antiaériens à longue portée ». Bien sûr, un système de radar à trois bandes Sky-M reste en service en Crimée, capable de suivre toutes les cibles aériennes à une distance allant jusqu’à 600 km. On peut se demander si cela suffit à tous les besoins de la Russie.

Alors, qu’avons-nous vraiment ici ? Fantaisie ou réalité ? Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir.

J’ai soumis l’information à l’inestimable Andrei Martyanov, qui a connu le Moskva « sous le nom de Slava en 1981, lorsqu’il était à flot dans la baie nord de Sébastopol et que ma classe, qui s’entraînait au début de l’été à bord du vieux croiseur Dzerzhinsky, a eu droit à une présentation détaillée de ce navire. C’était donc une vieille dame et il est dommage qu’elle ait dû terminer sa longue vie de cette façon et à cette époque ».

Martyanov, une fois de plus, s’est montré très professionnel, soulignant que personne, à ce stade, ne sait vraiment ce qui s’est passé. Mais il a soulevé quelques points cruciaux :
« Par NSM (si nous acceptons cette version), même avec sa faible observabilité et son guidage GPS dans des conditions normales (c’est-à-dire la mer jusqu’à l’état 5-6) et une radio-perméabilité normale, même le vieux radar de la frégate du Moskva aurait vu ces missiles à des distances de plusieurs dizaines de kilomètres, entre 15 et 20 à coup sûr. Les NSM, comme tous les missiles anti-navires de l’OTAN, sont subsoniques, avec une vitesse d’environ 300 mètres par seconde. Cela laisse, même à une distance de 15 kilomètres, 45 secondes pour détecter la trajectoire et développer une solution de tir pour le complexe AD en service. Un temps de réaction plus que suffisant ».

Martyanov souligne également qu’« il est impossible de cacher l’impact externe du missile antinavires – on saura immédiatement ce qui a touché le navire. De plus, pour toucher et couler une cible telle que le Moskva, il faut lancer une salve et pas seulement deux missiles, probablement 3 ou 4 au moins. Dans ce cas, la Russie saurait qui a attaqué le Moskva. L’OTAN le sait-elle ? Je suis certain que l’OTAN est au courant de cet événement, s’il ne s’agit pas d’un sabotage interne, ce qui ne peut absolument pas être exclu à ce stade. Je suis sûr que si Nebo était opérationnel, il aurait vu la salve ».

Ce qui nous amène à l’inévitable argument décisif : « Si l’OTAN était impliquée, je suis sûr que nous verrions des représailles, après tout, comme je le répète sans cesse, les bases américaines au Moyen-Orient et ailleurs ne sont rien d’autre que de grosses cibles prestigieuses ».

Alors préparez-vous : quelque chose d’« asymétrique » mortel est peut-être sur le point de se produire.

Par Pepe Escobar
Source : Strategic Culture Foundation ; traduction Réseau International

https://french.almanar.com.lb/2314908

    

Dans RUSSIE

CHINE ET RUSSIE S'ENGAGENT A RENFORCER LEURS LIENS STRATEGIQUES "QUOI QU'IL ARRIVE"

Par Le 24/04/2022

Chine et Russie s’engagent à renforcer leurs liens stratégiques « quoi qu’il arrive »

Par Tyler Durden
Arrêt sur info — 23 avril 2022

 

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©Motortion via canva.com

Par Tyler Durden 22 avril 2022 – Zero Hedge

La Chine n’a pas été découragée par les menaces de Washington concernant l’approfondissement de ses liens et sa coopération plus étroite avec la Russie, alors même que le Kremlin s’engage dans la prise de contrôle militaire de la région de Donbas en Ukraine. Mercredi 20 avril, Pékin a affirmé qu’elle allait « continuer à renforcer ses liens stratégiques avec la Russie », selon un haut diplomate.

Et ce, alors même que Washington a intensifié sa rhétorique pour mettre en lumière les horribles crimes de guerre allégués dans des endroits comme Bucha, ou maintenant Mariupol. Si l’administration Biden a récemment admis qu’elle n’avait « pas vu » la Chine fournir des équipements militaires à la Russie, comme certains responsables de l’administration précédente l’affirmaient, les accusations et les soupçons pèsent sur Pékin, qui subit toujours des pressions occidentales pour se prononcer définitivement contre l’invasion russe (même si les responsables de Pékin ont refusé d’utiliser le mot « invasion » pour décrire le conflit).

« Quelle que soit l’évolution du paysage international, la Chine continuera à renforcer la coordination stratégique avec la Russie pour une coopération gagnant-gagnant, à sauvegarder conjointement les intérêts communs des deux pays et à promouvoir la construction d’un nouveau type de relations internationales et d’une communauté avec un avenir commun pour l’humanité », a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères, Le Yucheng, dans un communiqué publié tard mardi.

Cette déclaration, publiée par le ministère chinois des affaires étrangères, a été faite après la rencontre de M. Le avec l’envoyé russe Andrey Ivanovich Denisov. La réunion était apparemment pleine d’optimisme, alors même que des sanctions occidentales sans précédent contre la Russie cherchent à ruiner son économie et à l’isoler davantage.

Selon Bloomberg un bond de près de 30 % du commerce entre les nations au cours des trois premiers mois de 2022 démontre « la grande résilience et le dynamisme interne de la coopération bilatérale. »

En retour, l’envoyé russe aurait déclaré que les relations avec la Chine continuent d’être une « priorité diplomatique » de premier ordre.
« La Russie considère toujours le développement des relations avec la Chine comme sa priorité diplomatique et est prête à approfondir davantage la coordination stratégique globale bilatérale et la coopération pratique tous azimuts dans la direction fixée par les deux chefs d’État, de manière à bénéficier continuellement aux deux peuples et à sauvegarder l’équité et la justice internationales« , a déclaré M. Denisov.

Bloomberg, de son côté, note ce qui suit :

« Si le commerce bilatéral a bien progressé au premier trimestre, une grande partie de cette croissance a eu lieu avant l’invasion de l’Ukraine, les exportations chinoises vers la Russie ayant chuté en mars à leur plus bas niveau depuis la mi-2020, selon des données publiées la semaine dernière. »

« Les sanctions croissantes imposées à la Russie par de nombreuses nations, la chute de la monnaie russe et les efforts des États-Unis pour empêcher la Russie d’utiliser le dollar ont probablement poussé les entreprises chinoises à freiner leurs exportations« , ajoute le rapport.

La réunion et les déclarations ne font sans doute que renforcer les soupçons exprimés par les pays de l’OTAN sur ce que l’on appelle les liens « sans limites » de la Chine avec Moscou. En retour, la Chine a déclaré que les préoccupations sécuritaires de la Russie face à l’expansion de l’OTAN étaient légitimes et que Pékin considérait la table des négociations comme primordiale pour mettre fin aux combats en Ukraine, qui ont fait des milliers de morts des deux côtés.

Cherchant à prouver ce point tout en montrant sa force diplomatique, la Chine a annoncé cette semaine qu’elle envoyait une délégation diplomatique de haut niveau dans huit pays d’Europe centrale et orientale pour discuter de la crise ukrainienne.

Huo Yuzhen, représentant spécial de la Chine pour la coopération entre la Chine et l’Europe centrale et orientale, sera à la tête d’une délégation qui se rendra en République tchèque, en Slovaquie, en Hongrie, en Croatie, en Slovénie, en Estonie, en Lettonie et en Pologne, a indiqué Wang Lutong, directeur général des affaires européennes au ministère chinois des affaires étrangères.

Source: Zero Hedge

(Traduction Arrêt sur info)

https://arretsurinfo.ch/chine-et-russie-sengagent-a-renforcer-leurs-liens-strategiques-quoi-quil-arrive/

Dans RUSSIE

LE NAVIRE AMIRAL RUSSE MOSKVA COULE EN MER NOIRE. REACTION DE LA CHINE

Par Le 16/04/2022

La guerre s'approche de Taïwan

Saturday, 16 April 2022 4:48 PM  [ Last Update: Saturday, 16 April 2022 5:42 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le navire amiral de la flotte russe en mer Noire, Moskva, a coulé après un incendie.

Alors que le navire de guerre russe Moskva vient d’être coulé en mer Noire en pleine guerre en Ukraine, Pékin met en garde l’Occident contre la reproduction de la tragédie ukrainienne en Asie.

« La Russie a perdu le navire Moskva de la flotte de la mer Noire de la marine russe », a rapporté le ministère russe de la Défense. Selon les données officielles, le croiseur lance-missiles russe Moskva, qui a subi une révision et une modernisation majeures il y a moins d'un an, a été gravement endommagé, jeudi 14 avril, à la suite d'explosions et d'un incendie à bord.

Le Pentagone ayant confirmé l’hypothèse selon laquelle des missiles ukrainiens sont à l’origine de l’incendie, la Chine met en garde contre une tragédie similaire à la guerre en Ukraine qui risque de se produire en Asie.

A cet égard, le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré au Vietnam que la crise ukrainienne marquait un moment important où les deux pays devraient contribuer à la paix régionale menacée en raison des « dommages causés par la stratégie américano-indo-pacifique ».

Lors d’un entretien téléphonique jeudi 14 avril avec son homologue vietnamien Boe Tan-sun, Wang Yi, chef de la diplomatie russe, a noté que la crise ukrainienne avait une fois de plus fait prendre conscience aux pays asiatiques de l’importance du maintien de la paix et de la stabilité et que le manque d’union et de solidarité pourrait conduire à des dangers sans fin.

Les États-Unis et l'Europe ont critiqué la Chine pour avoir refusé de condamner l’opération militaire russe en Ukraine lancée fin février. Soulignant que les préoccupations sécuritaires de la Russie sont légitimes, Pékin a accusé l'OTAN d’inciter les deux parties à se lancer dans un conflit d’envergure.

La Chine tempête contre l’OTAN

La Chine tempête contre l’OTAN

Pékin : « L’OTAN devra être dissoute »

A l’instar de la Chine et de plus de 30 autres pays, le Vietnam a, quant à lui, voté contre la résolution de l'ONU condamnant la Russie pour son opération militaire en Ukraine, en dépit des promesses de Washington de renforcer les liens entre le Vietnam et d’autres États de la région dans le cadre de la stratégie indo-pacifique qui, révélée en février dernier, est largement mise en cause par Pékin.

Wang Yi a affirmé que les États-Unis se sont efforcés de créer des tensions régionales en faisant avancer la stratégie indo-pacifique qui sape profondément le développement et les coopérations pacifiques durement acquis dans la région; à titre d’exemple l’ASEAN. Et lui d’avertir que « nous ne pouvons pas permettre que la mentalité de la guerre froide revienne dans cette région et que la tragédie de l'Ukraine se répète autour de nous ».

Taïwan: l'alerte à l'EMP contre la Chine!

Taïwan: l'alerte à l'EMP contre la Chine!

le chef du Gouvernement Communication Headerquarters (GCHQ) - le service gouvernemental britannique responsable du renseignement

De son côté, le ministre vietnamien des Affaires étrangères a salué le rôle de la Chine dans la facilitation des pourparlers de paix pour mettre fin au conflit, affirmant qu'il y avait des similitudes dans leurs positions.

Wang Yi a, par ailleurs, réitéré son engagement pour la signature d'une charte éthique sur la mer de Chine méridionale, déclarant que la situation y est généralement stable grâce aux efforts conjoints de la Chine et des pays de l'ASEAN. Par contre, il a accusé certaines forces étrangères de chercher à rendre insécure la voie navigable.

Les affirmations interviennent alors que de nombreux experts avaient prévenu que des puissances telles les États-Unis ne tarderaient pas à se servir de la guerre en Ukraine pour faire pression sur Pékin et l’accuser de vouloir attaquer Taïwan qui, lui, s’est d’ailleurs aligné sur cette politique.

Suite aux exercices militaires de la Chine menés en riposte à la visite des responsables américains à Taïwan, le ministre taïwanais des Affaires étrangères a déclaré que la démarche chinoise ne ferait que renforcer le soutien des États-Unis et d’autres pays à l’île.

La Chine critique les responsables américaines dont le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, Bob Menendez, pour avoir effectué une visite provocatrice à Taïwan.

Chine/Russie: une alliance militaire?

Chine/Russie: une alliance militaire?

Pourquoi une alliance des armées sino-russe est urgente

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/16/680426/Russie-Chine-Ukraine-guerre-USA-

Dans RUSSIE

POURQUOI UNE ALLIANCE MILITAIRE SINO-RUSSE EST URGENTE

Par Le 15/04/2022

Pourquoi une alliance des armées sino-russe est urgente

Friday, 15 April 2022 2:40 PM  [ Last Update: Friday, 15 April 2022 2:40 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping se serrent la main après leurs entretiens à Moscou, le 5 juin 2019.©AFP

Si le dénominateur commun des relations entre la Russie et la Chine peut être ramené à la confrontation avec les politiques des États-Unis et leur hégémonie sur le système international, plusieurs scénarios se dessinent quant à l'avenir de ces relations et aux obstacles qu'elles rencontrent.

Mais une question importante pour les experts internationaux est de savoir si la coopération sino-russe peut devenir une alliance majeure, ou s'il existe des obstacles.

Certains experts estiment que les relations entre Pékin et Moscou se développent à tous les niveaux, et que ces relations ne se limitent pas qu'au commerce et ont également pris des dimensions politiques. C'est pourquoi la Chine et la Russie sont d'avis que si l'une est éliminée, l'autre le sera aussi ; elles sont donc obligées d'être un allié stratégique. Ensuite, avec le renforcement du triangle Russie-Chine-Iran, qui sera également rejoint par l'Inde et le Pakistan, les équations mondiales aux niveaux économique, humain et politique changeront avec le rôle de la Russie.

 

Kazakhstan : la méga gifle russe!

Kazakhstan : la méga gifle russe!

D'un autre côté, selon les évaluations d'experts et d'analystes des affaires internationales, cette profonde coopération sino-russe pourrait rencontrer des obstacles. Il est clair que le partenariat Moscou-Pékin reflète la détermination des deux pays à affronter les États-Unis.

Dans leur première réaction au sommet Chine-Russie, les États-Unis ont averti Pékin que l'éclatement d'un conflit déstabilisateur en Europe porterait atteinte aux intérêts de la Chine dans le monde. Pour cette raison, la déclaration conjointe Pékin-Moscou n'a fait aucune référence directe à la crise ukrainienne, indiquant que la Chine cherche à éviter toute hostilité avec l'Occident. À cet égard, de nombreux observateurs soulignent les limites et les défis de la coopération sino-russe qui entravent le développement efficace de leur partenariat à l'avenir.

Bien que les relations actuelles entre ces deux pays de l'Est aient atteint leur meilleur niveau du siècle dernier, il subsiste cependant des défis et des différences entre les deux parties.

Alliance Chine/Iran/Russie: le non-dit?

Alliance Chine/Iran/Russie: le non-dit?

« L’Iran est le partenaire idéal au Moyen-Orient dans toute alliance voulant faire face à l’hégémonie US » (WSJ)

Dans le domaine de l'énergie, malgré une coopération totale entre Pékin et Moscou, de nombreux observateurs estiment que les perspectives des deux parties sur cette question ne correspondent pas aux réalités sur le terrain. Par exemple, le transfert de gaz russe vers la Chine nécessite la construction de nouveaux gazoducs dans les villes chinoises, ainsi que des engagements clairs de Pékin sur des contrats à long terme, et cela fait toujours l'objet de débats entre les deux parties.

Par conséquent, on s'attend à ce que, dans un avenir proche, la coopération sino-russe face aux menaces américaines se limite à un soutien "dos à dos" plutôt qu'à un combat "épaule contre épaule". Ce qui renforce cette hypothèse, c'est qu'il est très difficile de développer la coopération sino-russe au point de former une alliance militaire de type OTAN pour diverses raisons, dont la plus importante est l'absence d'éléments d'alliance militaire entre les deux pays. Et malgré le renforcement de la coopération militaire entre les deux capitales, elles ne seront pas en mesure de former une coalition comme l'OTAN, du moins dans un avenir proche.

En effet, dans la nouvelle perspective mondiale, la Chine et la Russie sont opposées aux grands blocs du système international ; comme c'était le cas pendant la guerre froide.

Ukraine: le coup anti US de Pékin?

Ukraine: le coup anti US de Pékin?

Pékin appelle Washington à cesser d’abuser de la guerre en Ukraine.

Par conséquent, les relations russo-chinoises semblent se situer à un niveau élevé de coopération stratégique et militaire, mais il n'existe aucun engagement de défense mutuelle entre les deux parties.

Bien que Pékin et Moscou ne soient pas prêts à entrer dans une alliance militaire formelle, ils sont néanmoins entrés, sous la pression des politiques de l'OTAN, dans une relation dite de "quasi-alliance". Dans ce contexte, chaque partie soutient l'autre et ne prend pas de mesures qui remettent en cause les intérêts de l'autre partie.

D'autre part, le contenu de la récente déclaration conjointe sino-russe indique la possibilité d'étendre la relation stratégique entre les deux parties sous la pression de la guerre froide imposée par les États-Unis, et cette relation comprend un lien militaire important, mais pas une alliance militaire complète.

La Chine tempête contre l’OTAN

Pékin : « L’OTAN devra être dissoute »

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/15/680373/Chine-Russie-alliance-militaire-Otan-Iran

 

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LE FASCISME LIBERAL DEVOILE SES SINISTRES PLANS

Par Le 15/04/2022

14 Avril 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie : le fascisme libéral dévoile ses sinistres plans
4/14/22 10:28 AM
Le fascisme libéral révèle ses sinistres projets

Déclaration du Président du Comité Central du PCFR

 

Le Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrel, a déclaré que la confrontation entre l'Ukraine et la Russie "doit être gagnée sur le champ de bataille".

J. Borrel est un opposant de longue date à la Russie. En mai 2019, il avait déjà qualifié notre pays de "vieil ennemi". Mais sa déclaration actuelle est d'une nouvelle nature qualitative. Borrel a révélé publiquement les plans des stratèges occidentaux, qui étaient jusqu'à présent étroitement tenus secrets. Il ne s'agit pas d'une guerre entre la Russie et l'Ukraine. C'est la guerre de l'OTAN contre la Russie, où la nation ukrainienne est utilisée comme chair à canon.

Les mots "négociations" ou "règlement politique" ont disparu du vocabulaire des politiciens occidentaux et de leurs vassaux de Kiev. En Occident et à Kiev également, les discours exclusivement militants sont dans l'air. Les fournitures d'armes et les mercenaires inondent l'Ukraine. La guerre de la fausse information est en marche de manière extrêmement agressive.

Dans le même temps, les "démocraties" occidentales n'hésitent pas à recourir aux provocations sanglantes les plus répugnantes. Il a déjà été confirmé que le "massacre de Bucha" était une mise en scène, de même que le tir de missile Tochka-U sur la gare de Kramatorsk, tuant plus de 50 civils, a été effectué par les troupes de Bandera.

Mais comme l'a déclaré le chef de la propagande d'Hitler, Goebbels, "plus le mensonge est terrible, plus les gens sont disposés à le croire". Puisque l'Occident a besoin de justifier les atrocités de ses vassaux, il faut s'attendre à de nouvelles provocations sanglantes.

Les États-Unis et leurs alliés ne se contentent pas d'ignorer le fait que le pouvoir actuel en Ukraine est sous le contrôle de nazis purs et durs. Ils protègent ces fils pourris qui sont les successeurs de criminels fascistes et les auteurs des crimes les plus graves contre le peuple ukrainien. La procédure de vote du 7 décembre 2021 sur la résolution de l'ONU intitulée "Combattre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres formes de racisme, de discrimination raciale et de xénophobie" en est la confirmation.

Seuls deux pays, en fait, ont soutenu le fascisme en votant contre la résolution : il s'agit des États-Unis et de l'Ukraine. 49 pays se sont abstenus. Parmi ceux qui ont refusé de condamner le nazisme figurent toutes les "démocraties", dont beaucoup ont combattu aux côtés d'Hitler et fournissent actuellement à Bandera des systèmes d'armes ainsi qu'une couverture politique et de propagande.

Il s'agit en particulier de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la France, des Pays-Bas, de la Pologne, de l'Australie, de la Belgique, du Canada, de la Croatie, de la République tchèque, du Danemark, de l'Estonie, de la Finlande, du Japon, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Norvège, de la Roumanie, de la Slovénie, de l'Espagne, de la Suède et de la Suisse.

Même les membres du Congrès américain parlent avec inquiétude du fait que l'Ukraine est devenue un centre mondial du néonazisme. Mais le vrai pouvoir en Amérique est entre les mains de ceux qui soutiennent les néo-nazis de Bandera. Les États-Unis forcent tous les alliés de l'OTAN à conduire des armes en Ukraine, les obligeant à acheter de nouvelles armes américaines, augmentant ainsi les profits des "vendeurs de mort" aux États-Unis.

L'écran de fumée de la "lutte pour les valeurs universelles" a été abandonné. Josep Borrel a publiquement assimilé l'Union européenne, l'OTAN et les troupes de Bandera. L'Occident ne peut plus cacher sa haine historique de la Russie ainsi que sa volonté de la supprimer, s'appuyant à nouveau sur les forces les plus sinistres face au néonazisme.

Dans ces conditions, la solidarité de toutes les forces progressistes du monde est essentielle. Il est nécessaire de mobiliser toutes les ressources spirituelles, intellectuelles et économiques de la Russie pour repousser le fascisme.

Le pays a besoin d'un nouveau cours basé sur les propositions soumises par le Parti communiste. La politique sociale et économique de l'Etat russe doit subir des changements fondamentaux afin non seulement de supprimer l'emprise des sanctions, mais aussi de s'engager sur la voie de l'indépendance en matière d'importation et de l'industrialisation accélérée, en s'appuyant sur le génie créateur du peuple, sur les énormes ressources naturelles et le potentiel de production de la Russie.

Notre avenir est le socialisme !

 

G. Zyuganov

Président du Comité central du PCFR

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-RUssian-Federation-Liberal-fascism-is-revealing-its-sinister-plans/

Tag(s) : #PCFR#Russie#Communiste

Dans RUSSIE

LE VICE-MINISTRE RUSSE DES AE DECLARE QUE LES ARMES ENVOYEES AUX UKRAINIENS FINIRONT SUR LES MARCHES NOIRS EUROPEENS

Par Le 13/04/2022

Les armes envoyées aux Ukrainiens finiront sur les marchés noirs européens

 Depuis 4 heures  13 avril 2022

syromolotov

 Amérique et Europe - Article traduit - Ukraine

 

Rédaction du site

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Oleg Syromolotov, a déclaré que la situation en Ukraine « s’aggrave en raison du flux de mercenaires », recrutés par les missions diplomatiques ukrainiennes.

« La situation a été exacerbée par l’afflux de mercenaires étrangers des pays européens et du Moyen-Orient en Ukraine. En violation du droit international, ils sont recrutés par de nombreuses parties, y compris les missions diplomatiques ukrainiennes », a déclaré Syromolotov ce mercredi 13 avril, dans une interview à l’agence russe Sputnik.

Le responsable russe a souligné que ces recrues « sont bien armées, car depuis huit ans, les États membres de l’Otan fournissent à l’Ukraine des armes, des munitions et du matériel militaire ».

Il a poursuivi : « Depuis le début de l’opération militaire spéciale, le volume de l’aide militaire occidentale à l’Ukraine a augmenté. Au cours du dernier mois et demi, Washington à lui seul a fourni à Kiev des armes pour un total de 1,65 milliard de dollars, des centaines de MANPADS équipés de missiles Stinger, et des milliers de missiles Javelin, anti-blindés, lance-grenades et autres types d’armes.

Selon M. Syromolotov, les autorités ukrainiennes qui « ne contrôlent pas les actions des militants », ne seront pas en mesure de « garantir le stockage sûr et la non-prolifération de ces armes, qui pourraient se retrouver plus tard sur les marchés noirs d’autres pays ».

La Grande-Bretagne a déclaré plus tôt ce mois-ci qu’elle s’était mise d’accord avec ses alliés pour envoyer davantage d’armes létales à l’Ukraine, y compris des pièces d’artillerie à plus longue portée, des munitions et davantage d’armes antiaériennes, après avoir annoncé précédemment qu’elle se préparait à envoyer 6000 missiles antichars.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2305481

     

Dans RUSSIE

LES RUSSES DELAISSENT LES DOLLARS ET LES EUROS POUR LE YUAN

Par Le 13/04/2022

Les Russes délaissent les dollars et les euros pour le yuan


Arrêt sur info — 10 avril 2022

 

Facebook

Facebook

Les comptes en monnaie chinoise dans les banques russes explosent dans un contexte de sanctions occidentales.

Source: R.com– 9 avr, 2022

Les banques russes ont connu une forte augmentation du nombre de comptes en yuan chinois le mois dernier, selon une enquête du quotidien financier Kommersant.

Selon la publication, les citoyens russes ont activement converti leurs économies en devises vers la monnaie chinoise, tandis que le nombre de nouveaux comptes libellés en yuan a également augmenté de manière significative.

À la Tinkoff Bank, par exemple, le volume des fonds détenus en yuan a été multiplié par huit. La MTS Bank a signalé une multiplication par quatre, tout comme l’Ural Bank for Reconstruction and Development, tandis que la Bank Saint Petersburg a vu son volume multiplié par 3,5.

La Tinkoff Bank a également indiqué que de nombreuses sociétés de gros passaient au règlement en yuan, alors qu’elles considéraient auparavant que les règlements en dollars américains étaient plus faciles et plus rapides. Selon les données de la banque, la part des règlements commerciaux en yuan est passée de 15-25 % l’année dernière à 25-30 % aujourd’hui. Les transactions concernent des entreprises qui négocient des biens tels que des pièces détachées, des équipements périphériques, des textiles et des produits alimentaires, a déclaré la MTS Bank, notant que les entreprises pétrolières, les mineurs de charbon et les producteurs de métaux russes commençaient également à passer au règlement en yuan.

Les transactions avec la monnaie chinoise sur la Bourse de Moscou ont également augmenté de manière significative, bien qu’elles soient encore inférieures aux volumes en dollars et en euros. Alors qu’en janvier-février, le volume des transactions en yuan sur la bourse dépassait rarement 3 milliards de roubles par jour (environ 37 millions de dollars), la semaine dernière, un record absolu de 18,5 milliards de roubles (environ 230 millions de dollars) a changé de mains.

Les analystes y voient un moyen pour les particuliers et les entreprises d’échapper aux sanctions occidentales liées à l’Ukraine, qui limitent effectivement l’accès de la Russie au dollar et à l’euro. La Chine, en revanche, ne s’est pas associée aux sanctions et a maintenu ouvert l’accès à sa monnaie nationale, ce qui en fait une alternative potentielle pour les transactions internationales de la Russie.

« Dans les conditions de restrictions, de nombreuses entreprises considèrent que les règlements en yuan sont plus stables et prévisibles », a déclaré la MTS Bank au journal. Selon les analystes, étant donné que les sanctions obligent les importateurs et les producteurs russes à se réorienter vers l’Asie, et que le dollar et l’euro sont de plus en plus considérés comme peu fiables pour les entreprises russes, le nombre de règlements en yuan devrait encore augmenter.

Source: https://www.rt.com/business/553589-russians-ditching-dollars-and-euros-yuan/

https://arretsurinfo.ch/les-russes-delaissent-les-dollars-et-les-euros-pour-le-yuan/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-russes-delaissent-les-dollars-et-les-euros-pour-le-yuan

Traduction Arrêt sur info

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : SOLIDARITE ET SOUTIEN AU KKE ET A LA KNE

Par Le 12/04/2022

11 Avril 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie : Solidarité et soutien au KKE et à la KNE
4/11/22 10:53 AM
Moscou, le 8 avril 2022

Au Comité central du Parti communiste de Grèce

 

Chers camarades !

Le Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie exprime sa solidarité et son soutien au Parti communiste de Grèce et à l'Organisation de la jeunesse communiste et condamne fermement les actions de violence entreprises par la police contre les participants à la manifestation du 6 avril de cette année.

Le PCFR considère comme totalement inacceptable et honteux la détention et les sévices physiques graves infligés aux manifestants pacifiques du KKE qui ont lancé des slogans patriotiques contre l'implication du pays dans les plans de l'OTAN pour une guerre totale avec la Russie sur le territoire de l'Ukraine.

 Nous demandons l'arrêt immédiat des poursuites contre les manifestants détenus ainsi que la suppression de toutes les charges infondées qui pèsent sur eux.

Honte à l'autorité dirigeante de la Grèce, qui foule aux pieds tous les droits démocratiques et les libertés du peuple !

 

Amicalement,

Présidium du CC de la CPRF

 

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-RUssian-Federation-Solidarity-and-support-to-the-Communist-Party-of-Greece-and-the-Communist-Youth-Organization/

Tag(s) : #PCFR#Communiste#Russie#KKE#KNE

Dans RUSSIE

L’AMBASSADEUR DE LA RUSSIE AUX ETATS-UNIS : LES PROVOCATIONS DES OCCIDENTAUX POURRAIENT CONDUIRE A UNE CONFRONTATION ENTRE LA RUSSIE ET LES USA

Par Le 09/04/2022

Les provocations des Occidentaux pourraient conduire à une confrontation entre la Russie et les USA (Ambassadeur russe)

 Depuis 9 heures  9 avril 2022

anatoly_antonov

 Amérique et Europe - Article traduit - Ukraine

 

Rédaction du site

L’ambassadeur de la Russie aux États-Unis, Anatoly Antonov, a mis en garde que les dernières mesures occidentales lors de l’opération militaire russe en Ukraine pourraient conduire à une confrontation militaire directe entre Washington et Moscou.

Dans une interview avec le magazine américain Newsweek, Antonov a déclaré que « les pays occidentaux sont directement impliqués dans les événements actuels, car ils continuent d’injecter des armes et des munitions en Ukraine, incitant ainsi à davantage d’effusions de sang ».

« L’Occident, qui fournit des armes à l’Ukraine, se comporte de manière dangereuse et provocatrice, et le matériel militaire fourni est une cible légitime des forces armées russes », a-t-il ajouté.

« Ces actions provocatrices pourraient conduire les Etats-Unis et la Fédération de Russie sur la voie d’une confrontation militaire directe », a-t-il averti.

Depuis le début de l’opération militaire russe en Ukraine, le 24 février dernier, les pays occidentaux, menés par les États-Unis et la Grande-Bretagne, ont fourni à l’Ukraine des armes et une aide financière en plusieurs milliards de dollars.

De son côté, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé que son pays enverrait 6 000 missiles supplémentaires à l’Ukraine, ce qui représente un doublement des armes défensives létales que Londres a décidé de fournir à Kiev.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2301862

   

 

Dans RUSSIE

DES RESPONSABLES AMERICAINS ADMETTENT QU’ILS SONT EN TRAIN DE MENTIR AU PUBLIC A PROPOS DE LA RUSSIE

Par Le 09/04/2022

7 avril 2022

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Des responsables américains admettent qu’ils sont littéralement en train de mentir au public à propos de la Russie.

Caitlin JOHNSTONE

NBC News a publié un nouveau rapport citant plusieurs responsables américains anonymes, intitulé de manière humoristique "En rupture avec le passé, les États-Unis utilisent les renseignements pour mener une guerre de l’information avec la Russie, même lorsque les renseignements ne sont pas solides comme le roc".

Les responsables affirment que l’administration Biden a rapidement diffusé des "renseignements" sur les plans de la Russie en Ukraine qui sont "peu fiables" ou "fondés davantage sur l’analyse que sur des preuves tangibles", voire tout simplement faux, afin de mener une guerre de l’information contre Poutine.

Le rapport indique qu’à cette fin, le gouvernement américain a délibérément fait circuler des allégations fausses ou mal étayées sur l’imminence d’attaques à l’arme chimique, sur les projets russes d’orchestrer une attaque sous faux drapeau dans le Donbass pour justifier une invasion, sur les conseillers de Poutine qui le désinforment et sur la Russie qui cherche à s’approvisionner en armes auprès de la Chine.

Aux États-Unis, les opérations psychologiques visant le public étaient autrefois illégales, même si le moyen de les contourner était de publier des articles dans la presse étrangère. Mais au cours des cinq dernières années, en commençant par le Russiagate et maintenant l’Ukraine, il est clair que le public américain est devenu une cible autorisée :

Extrait (les gras sont de l’auteur)

Cette affirmation, qui a attiré l’attention, a fait les gros titres dans le monde entier : Des responsables américains ont déclaré avoir des indices suggérant que la Russie pourrait se préparer à utiliser des agents chimiques en Ukraine.

Le président Joe Biden l’a ensuite déclaré publiquement. Mais trois responsables américains ont déclaré cette semaine à NBC News qu’il n’y avait aucune preuve que la Russie ait apporté des armes chimiques près de l’Ukraine. Ils ont déclaré que les États-Unis avaient publié ces informations pour dissuader la Russie d’utiliser ces munitions interdites.

C’est l’un des nombreux exemples de l’administration Biden qui rompt avec les précédents récents en déployant des renseignements déclassifiés dans le cadre d’une guerre de l’information contre la Russie. L’administration a agi de la sorte même lorsque les renseignements n’étaient pas solides comme le roc, selon les responsables, afin de déstabiliser le président russe Vladimir Poutine.

Ils ont donc menti. Ils peuvent prétendre qu’ils ont menti pour une noble raison, mais ils ont menti. Ils ont sciemment diffusé des informations qu’ils n’avaient aucune raison de croire vraies, et ce mensonge a été amplifié par tous les médias les plus influents du monde occidental.

Un autre exemple de l’administration Biden diffusant un faux récit dans le cadre de sa "guerre de l’information" :

De même, l’accusation selon laquelle la Russie s’était tournée vers la Chine pour obtenir une aide militaire potentielle manquait de preuves tangibles, selon un responsable européen et deux responsables américains.

Les responsables américains ont déclaré que rien n’indique que la Chine envisage de fournir des armes à la Russie. L’administration Biden a présenté cela comme un avertissement à la Chine de ne pas le faire, ont-ils dit.

En ce qui concerne l’affirmation de l’empire, la semaine dernière, selon laquelle Poutine est induit en erreur par ses conseillers parce qu’ils ont peur de lui dire la vérité, NBC rapporte que cette évaluation "n’était pas concluante - basée plus sur l’analyse que sur des preuves tangibles."

Je m’étais en fait moquée de ce communiqué de presse ridicule de la CIA lorsqu’il avait été publié sans critique, déguisé en nouvelle de dernière minute, par le New York Times :

Dernière minute : Le journal le plus influent du monde anglophone fait régulièrement passer les communiqués de presse de la CIA pour des "nouvelles de dernière minute".

Nous nous étions également amusés de l’étrange imitation d’Alex Jones par le porte-parole du département d’État Ned Price en février, lorsqu’il avait prétendu à tort que la Russie était sur le point de publier une vidéo " sous faux drapeau " utilisant des acteurs de crise pour justifier son invasion :

Les États-Unis tentent à nouveau de faire passer les affirmations du gouvernement pour des preuves. "C’est le genre de preuve que vous ne pouvez pas voir. La preuve est invisible."

D’autres mensonges du gouvernement américain évoqués dans le reportage de NBC étaient moins amusants :

Dans une autre divulgation, des responsables américains ont déclaré que l’une des raisons de ne pas fournir à l’Ukraine des avions de combat MiG était que les renseignements montraient que la Russie considérerait cette décision comme une escalade.

C’était vrai, mais c’était également vrai pour les missiles Stinger, que l’administration Biden a fourni, ont déclaré deux responsables américains, ajoutant que l’administration a déclassifié les informations sur les MiG pour renforcer l’argument de ne pas les fournir à l’Ukraine.

Ainsi, l’administration Biden savait qu’elle envoyait à l’Ukraine des armes qui seraient perçues par une superpuissance nucléaire comme une escalade provocatrice, les a envoyées quand même, et a ensuite menti à ce sujet. Cool, cool, cool.

Ce rapport de NBC confirme les rumeurs que nous entendions depuis des mois. Max Boot, un professionnel de la guerre, a déclaré en février, via le groupe de réflexion du Council on Foreign Relations, que l’administration Biden avait inauguré "une nouvelle ère d’opérations d’information" avec des communiqués de renseignement conçus non pas pour dire la vérité mais pour influencer les décisions de Poutine. L’ancien chef du MI6, John Sawers, a déclaré en février au groupe de réflexion The Atlantic Council que les communiqués de "renseignements" de l’administration Biden reposaient davantage sur une impression générale que sur des renseignements réels, et étaient conçus pour manipuler plutôt que pour informer.

Une interview étonnante de l’ancien chef du MI6 avec @B_judah de l’Atlantic Council. (en présence de toute la bande) où l’agent du renseignement *admet* que de nombreuses "fuites de renseignements" occidentales que les médias transmettent consciencieusement ne sont pas de vraies fuites mais des messages de propagande destinés à affaiblir Poutine.

Et au cas où vous vous poseriez la question, non, NBC ne vient pas de publier une fuite importante de dénonciateurs au sein du gouvernement américain qui exposent courageusement les mensonges des puissants avec l’aide de la presse libre. L’un des auteurs de l’article est Ken Dilanian, dont il a été révélé en 2014 qu’il avait travaillé en tant qu’actif de la CIA au sens propre tout en écrivant pour le LA Times. Si vous voyez le nom de Dilanian dans une signature, vous pouvez être certain que vous lisez exactement ce que les gestionnaires de l’empire américain veulent que vous lisiez.

Alors pourquoi nous disent-ils tout cela maintenant ? Le gouvernement américain ne craint-il pas de perdre la confiance du public en admettant qu’il ment constamment sur son conflit international le plus médiatisé ? Et s’il s’agit d’une "guerre de l’information" destinée à "entrer dans la tête de Poutine", comme l’affirment les sources de NBC, le fait d’en parler ouvertement dans la presse grand public ne va-t-il pas complètement à l’encontre du but recherché ?

C’est en répondant à ces questions que ça devient vraiment effrayant. Je me réjouis des réactions et des théories de chacun sur le sujet, mais d’après ce que je peux comprendre, la seule raison pour laquelle le gouvernement américain rendrait cette histoire publique est qu’il veut que le grand public soit au courant. Et la seule raison plausible qui me vient à l’esprit pour laquelle ils veulent que le public soit au courant est qu’ils sont convaincus que le public acceptera qu’on lui mente.

Pour mieux comprendre où je veux en venir, il est utile de regarder la version télévisée de ce reportage, dans laquelle Dilanian et la présentatrice de NBC Alison Morris s’enthousiasment de la manière brillante et merveilleuse dont l’administration Biden utilise ces tactiques de guerre psychologique pour perturber l’esprit de Poutine :

Le message qu’un téléspectateur endoctriné de NBC recevra en regardant ce segment est : "N’est-ce pas génial ? Notre président réalise tous ces mouvements d’échecs en 3D pour battre Poutine, et nous en faisons en quelque sorte partie !"

Il est évident depuis longtemps que l’empire américain s’efforce de renforcer le contrôle narratif pour renforcer sa domination hégémonique sur la planète via la censure d’Internet, la propagande, la manipulation des algorithmes de la Silicon Valley et la normalisation de la persécution des journalistes. Il se peut que nous soyons maintenant simplement au stade du contrôle narratif impérial où ils peuvent commencer à fabriquer ouvertement le consentement du public à ce qu’on lui mente pour son propre bien.

Tout comme la campagne de diffamation contre Julian Assange a entraîné les libéraux traditionnels à défendre le droit de leur gouvernement à leur cacher de sombres secrets, il se peut que nous soyons maintenant au stade de l’avancement du contrôle narratif où les libéraux traditionnels sont entraînés à défendre le droit de leur gouvernement à leur mentir.

Les États-Unis intensifient les agressions de la guerre froide contre la Russie et la Chine dans une tentative désespérée d’assurer une hégémonie unipolaire, et la guerre psychologique joue traditionnellement un rôle majeur dans les manœuvres de la guerre froide en raison de l’incapacité d’agresser de manière plus ouverte des ennemis dotés d’armes nucléaires. C’est donc le moment ou jamais de faire en sorte que les "penseurs" des deux principales factions politiques américaines encouragent fanatiquement les manipulations de guerre psychologique de leur gouvernement.

Un simple coup d’œil sur Internet pour voir ce que les principaux libéraux disent de ce rapport de la NBC montre que c’est bien ce qui se passe. Dans les milieux libéraux, il semble que l’on accepte largement que le gouvernement le plus puissant du monde utilise les institutions médiatiques les plus puissantes du monde pour mentir au public à des fins stratégiques. Si cela continue à être accepté, cela rendra les choses beaucoup plus faciles pour les gestionnaires de l’empire à l’avenir.

Caitlin Johnstone

Traduction "hé, dis-donc, j’aurais vécu la naissance et la mort de l’info alternative" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

»» https://caitlinjohnstone.com/2022/04/07/us-officials-admit-theyre-lite...

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Dans RUSSIE

IL Y A ENVIRON 60 LABORATOIRES BIOLOGIQUES US A LA FRONTIERE AVEC LA CHINE ET LA RUSSIE

Par Le 07/04/2022

Il y a environ 60 laboratoires biologiques US à la frontalière avec la Chine et la Russie, selon Moscou

Il y a environ 60 laboratoires biologiques US à la frontalière avec la Chine et la Russie, selon Moscou

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Par AlAhed avec Al-Manar

Le commandant des forces de protection radiologique, chimique et biologique des forces armées russes, Igor Kirillov, a affirmé lors d’une réunion informelle du Conseil de sécurité de l’ONU, que «les États-Unis renforcent leurs capacités militaires biologiques en profitant des lacunes de la législation internationale».

«En exploitant les failles de la législation internationale, l’administration américaine s’efforce constamment d’améliorer ses capacités bio-militaires dans différentes régions du monde», a noté M. Kirillov.

Il a indiqué que «le Pentagone supervise aujourd’hui 336 laboratoires dans 30 régions à l’extérieur du pays», citant des données du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Il y a environ 60 sites dans les régions frontalières de la Russie et de la Chine, qui ont été modernisés depuis 2005 aux frais de l’armée américaine», a-t-il ajouté.

Il y a quelques jours, la vice-présidente de la Douma d’État russe, Irina Yarovaya, a annoncé que «le régime ukrainien, en coopération avec les États-Unis, poursuit des activités dangereuses dans le cadre d’un programme biologique».

Le 24 mars, M. Kirillov a confirmé que «Hunter Biden était impliqué dans un projet d’armes biologiques militaires financé par le Pentagone, y compris son fonds d’investissement Rosemont Seneca».

https://french.alahednews.com.lb/43622/340

russie usa chine armes biologiques etats unis

Dans RUSSIE

LES EXPULSIONS DE DIPLOMATES RUSSES : CE N’EST PAS LE TEMPS DE LA DIPLOMATIE

Par Le 05/04/2022

mardi 5 avril 2022

Les expulsions de diplomates russes : ce n'est pas le temps de la diplomatie

 

Il y a un temps pour chaque chose. Aussi désagréable que cela puisse paraître, ce n'est pas le temps de la diplomatie. La Russie a beau s'évertuer à s'accrocher envers et contre tout, contre son intérêt même, aux mécanismes diplomatiques, c'est le temps du combat. Celui de la diplomatie reviendra ensuite, quand l'une des parties considèrera avoir perdu. En attendant, les diplomates sont instrumentalisés comme des munitions et s'ils ne savent pas se battre, ils feront perdre leur pays. Le monde atlantiste a clairement précisé la chose en expulsant les diplomates russes, en leur niant le statut de diplomates, en en faisant des espions. La France suit le mouvement et annonce des expulsions massives.

Le ministère français des Affaires étrangères l'a déclaré hier, la France entre dans la danse des expulsions de diplomates russes :

"La France a décidé ce soir de l’expulsion de nombreux personnels russes sous statut diplomatique affectés en France dont les activités sont contraires à nos intérêts de sécurité.

Cette action s’inscrit dans une démarche européenne.

Notre première responsabilité est toujours d’assurer la sécurité des Français et des Européens."

Il s'agirait de 35 diplomates. En cela, la France souligne son allégeance à l'Atlantisme et suit les pays Baltes, l'Allemagne et, avant encore, d'autres pays européens comme la Belgique, les Pays-Bas, la République Tchèque ou la Slovaquie, faisant clairement passer le message : la Russie n'est plus un état fréquentable, elle est présentée en fait comme un Etat terroriste, donc elle n'a pas le droit d'avoir des diplomates, comme ses journalistes étaient requalifiés de propagandistes. La seule présence de diplomates russes dans l'espace satellite atlantiste pose manifestement un problème de sécurité, posé non pas par des diplomates (ce qui serait absurde), mais par des "espions".

Que les pays satellites des Etats-Unis tiennent cette démarche est regrettable, mais logique. Que la Russie s'accroche à la diplomatie, alors que le conflit n'est pas épuisé, est contre-productif. Le temps de la diplomatie viendra, que la phase active du conflit ne présentera plus d'intérêt pour l'une des parties, c'est-à-dire quand elle reconnaîtra sa défaite. En attendant, les diplomates doivent être combatifs, car ce n'est pas le moment des compromis. En Ukraine et en Europe, ils l'on parfaitement compris. L'Ukraine mène réellement une guerre contre la Russie et, à travers elle, le monde atlantiste. La Russie, elle, veut rester dans le cadre d'une opération postmoderniste à connotation militaire. Ce décalage est parfaitement illustré par les déclarations de Lavrov, qui laissent songeur :

"Les négociations entre la Russie et l'Ukraine se déroulent de manière assez intensive, a déclaré M. Lavrov.

Moscou, a-t-il dit, espère que la partie ukrainienne dans les négociations sera guidée par ses propres intérêts et n'écoutera pas les conseillers."

La diplomatie russe est très bonne en temps de paix, tant que le conflit reste politique, qu'il peut se régler par une joute oratoire. Mais depuis le glissement vers un conflit militaire, la diplomatie russe n'a pas été réorientée, elle est de plus en plus décalée.

Comment peut-on sérieusement parler de la défense par l'Ukraine de ses intérêts propres, quand le pays est totalement pris en main et que ses élites dirigeantes ne demandent qu'une plus grande soumission à l'OTAN et à l'UE ?  Comment peut-on sérieusement parler de négociations, quand les actes et les déclarations des pays atlantistes, qui soutiennent l'Ukraine, vont vers un réarmement en temps réel de l'Ukraine, vers une augmentation de la présence militaire de l'OTAN en Europe de l'Est, vers des attaques militaires du territoire russe ? Refuser la guerre ne permet pas de l'éviter, comme refuser le conflit pendant 8 ans n'a pas permis à la Russie d'éviter son embrasement. Bien au contraire, faire preuve de faiblesse politique est le meilleur moyen de provoquer un embrasement militaire : l'on n'attaque que les faibles. Et la force ne doit pas être démontrée uniquement militairement, il faut également une force politique, une unité des élites politiques, ce qui fait largement défaut en Russie, à l'inverse de l'Ukraine et des pays satellites atlantistes. Et là est sa plus grande faiblesse.

PS: La Pologne déclare être d'accord pour héberger des armes nucléaires américaines sur son territoire.

 

 

 

Publié par à 11:24 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/04/les-expulsions-de-diplomates-russes-ce.html#more

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Libellés : 

Dans RUSSIE

LA RUSSIE ET CUBA NE S'AGENOUILLERONT PAS DEVANT LES ETATS-UNIS

Par Le 04/04/2022

3 Avril 2022

La Russie et Cuba ne s'agenouilleront pas devant les États-Unis

Moscou, 3 avr (Prensa Latina) Le président de la Société russe d'amitié avec Cuba (SRAC), Alexei Lavrov, a souligné aujourd'hui que son pays, de concert avec la nation caribéenne, ne s'agenouillera jamais devant le pouvoir que les États-Unis entendent imposer.

3 avril 2022
CDT12:52 (GMT) -0400
"Depuis 60 ans, nous luttons contre le blocus, partageant des principes et des valeurs communs. Il nous a été utile de connaître les mécanismes utilisés par Washington et ses alliés pour justifier leurs actions arbitraires contre ceux qui ne s'agenouillent pas devant leur pouvoir", a souligné l'activiste.

S'exprimant sur la chaîne russe YouTube Europe for Cuba, dans le cadre de la diffusion du marathon médiatique "24 heures contre le blocus" promu par la solidarité européenne, M. Lavrov a expliqué comment la Russie s'est vu décréter un blocus similaire à celui de la plus grande des Antilles dans le but d'éloigner le pays de l'économie mondiale.

"Ils ont mis sous embargo nos réserves internationales, ils sanctionnent l'exportation de carburants, tout cela est un exemple de mécanismes visant à saper les principes d'autodétermination, et donc à fermer les portes de la coopération internationale", a expliqué le vice-ministre russe des finances.

En ce sens, il a assuré que, comme les Cubains, les Russes sauront surmonter les difficultés que leur impose l'irresponsabilité de certains pays occidentaux, qui ont provoqué une nouvelle crise internationale qui, selon M. Lavrov, accroîtra les inégalités sociales.

Il a également appelé les amis de la solidarité à ne pas croire tout ce qui est publié sur la Russie, "il est temps d'exiger des informations véridiques, il est temps de dire non à la discrimination ethnique, car ensemble nous avancerons et nous gagnerons", a conclu le président de la SRAC.

L'initiative du marathon médiatique "24 heures contre le blocus", organisé par la chaîne YouTube Europe for Cuba, a été saluée par son frère russe Europe for Cuba, auquel se sont jointes les forces les plus diverses de l'activisme international qui rejettent la politique américaine de plus de 60 ans envers l'île des Caraïbes.

Selon ses organisateurs, l'intention est d'unir les voix de la solidarité des réseaux sociaux, de la radio, de la télévision et des médias alternatifs de manière ininterrompue pour faire comprendre que "l'île de la liberté", comme on l'appelle en Russie, n'est pas seule. mem/odf

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/04/03/rusia-y-cuba-no-se-arrodillaran-ante-eeuu

Tag(s) : #Cuba#Russie

 

Dans RUSSIE

RUSSIE : LES LABORATOIRES FINANCES PAR LES ETATS-UNIS AUTOUR DE LA RUSSIE CONSISTENT A CREER DES ARMES BIOLOGIQUES

Par Le 04/04/2022

Kremlin : Les laboratoires financés par les Etats-Unis autour de la Russie consistent à créer des armes biologiques

 Depuis 20 heures  3 avril 2022

pentagone

 Amérique et Europe - USA

 

« Dans le cadre d’un programme financé par le Pentagone, un réseau de laboratoires biologiques a été créé autour de la Russie et du Bélarus, travaillant non seulement sur des agents pathogènes, des microbes et des virus extrêmement dangereux, mais également sur des projets visant à concevoir de nouveaux types d’armes biologiques », a dénoncé samedi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Moscou dispose d’informations selon lesquelles une série de laboratoires ont été établis autour de la Russie, afin de développer des armes biologiques, a dénoncé samedi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Dans le cadre d’un programme financé par le Pentagone, un réseau de laboratoires biologiques a été créé autour de la Russie et du Bélarus, travaillant non seulement sur des agents pathogènes, des microbes et des virus extrêmement dangereux, mais également sur des projets visant à concevoir de nouveaux types d’armes biologiques », a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne de télévision Belarus-24.

« Les Américains tentent de détourner l’attention de la question des laboratoires biologiques, mais les faits sont les faits. Ce dossier concerne la Russie ainsi que de nombreux autres pays », a-t-il poursuivi.

Au cours de l' »opération militaire spéciale » menée par la Russie en Ukraine, les activités biologiques dangereuses des Etats-Unis sur le territoire ukrainien ont été révélées, selon Irina Yarovaya, vice-présidente de la Douma d’Etat, chambre basse du parlement russe.

Les députés russes ont formé une commission pour enquêter sur les laboratoires biologiques contrôlés par les Etats-Unis en Ukraine.

Source: French.xinhuanet.com

https://french.almanar.com.lb/2294767

    

Dans RUSSIE

ANNIE LACROIX-RIZ : « IL Y A UN CONTEXTE HISTORIQUE QUI EXPLIQUE QUE LA RUSSIE ETAIT ACCULEE »

Par Le 03/04/2022

Annie Lacroix-Riz: « Il y a un contexte historique qui explique que la Russie était acculée »

 

28 Mar 2022

  

Professeure émérite d’Histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot, Annie Lacroix-Riz a écrit plusieurs livres sur les deux guerres mondiales et les dominations politiques et économiques. Elle a un oeil avisé sur la situation en Ukraine au regard de l’histoire des impérialismes du début du 20ème siècle et de leur continuation. Ce qui nous est raconté trop souvent dans les médias ne nous permet pas de comprendre le conflit et donc, de chercher une solution pour la paix. Dans cet entretien, elle propose un coup d’oeil dans le rétroviseur utile pour la compréhension des événements et de l’histoire récente de la région.

Dans les médias, on a l’impression que la guerre d’Ukraine est tombée de nulle part. Que pouvez-vous nous dire sur son contexte historique?

Tout d’abord, les éléments historiques sont à peu près absents de ce qu’il est difficile de qualifier d’« analyse » de la situation. Or, il y a deux aspects importants à prendre en compte dans les événements actuels. Tout d’abord, il y a une situation générale, à savoir une agression de l’OTAN contre la Russie. Ensuite, il y a une espèce d’obsession contre la Russie – et même contre la Chine. Cette obsession ne date pas d’hier et permet ainsi de relativiser la frénésie anti-Poutine actuelle. L’essentiel de la présumée « analyse occidentale », c’est que Poutine est un fou paranoïaque et (ou) un nouvel Hitler. Mais la haine contre la Russie et le fait de ne pas supporter que la Russie ait un rôle mondial remontent aussi loin que l’impérialisme américain.

Comment expliquez-vous cette obsession?

C’est une obsession caractéristique d’un impérialisme dominant qui a été hégémonique pendant la quasi-totalité du 20e siècle. Cet impérialisme ne veut pas perdre son hégémonie, qu’il est pourtant en train de perdre. En effet, aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la même conjoncture que dans les années 1950 où les États-Unis représentaient 50 % de la production mondiale. La Chine se rapproche du premier rang mondial et ça ne plaît pas aux États-Unis. Nous sommes parvenus ces dernières années à un moment particulièrement aigu dans l’affrontement, marqué par une série d’agressions ahurissantes.
La Russie est également visée. Nous avons l’impression qu’il y aurait une sorte de rancune contre les bolcheviks, mais il faut savoir que cette russophobie de l’impérialisme américain a commencé à l’ère tsariste et qu’elle s’est poursuivie après, y compris après la dissolution de l’Union soviétique. Les engagements pris par les États-Unis de ne pas avancer militairement dans la zone ex-soviétique ont ainsi été tous violés. De 1991 à février 2022, nous sommes donc arrivés à un moment où la perspective pour la Russie de voir l’Otan à ses portes et l’Ukraine nucléarisée est devenue une réalité immédiate.

Quelle est la place de l’Ukraine dans les affrontements entre puissances impérialistes?

L’Ukraine est indissociable de l’histoire de la Russie depuis le haut Moyen-Âge. La Russie avec toutes ses richesses naturelles est une caverne d’Ali Baba et l’Ukraine a été son plus beau joyau : c’est une source tout à fait extraordinaire de charbon, de fer et de tant d’autres ressources minérales, et un formidable grenier à blé et autres céréales. Ce qui a attiré les convoitises depuis longtemps.
Pour nous en tenir à la période impérialiste (depuis les années 1880), nous pouvons dire que c’est l’Allemagne qui s’est dans un premier temps intéressée à l’Ukraine. Avant la guerre de 1914, le Reich allemand avait décidé, pour contrôler l’empire russe, de s’assurer la maîtrise de ses « marches » les plus développées, l’Ukraine et les États baltes. Pendant le conflit, l’Allemagne a fait de ces États et de l’Ukraine un véritable fief militaire, la base de son assaut contre l’empire russe. Durant la Première Guerre mondiale, si l’Allemagne a échoué sur le front occidental dès 1917, on ne peut pas en dire autant du front oriental, qu’elle a dominé jusqu’à sa défaite. Et, alors même que, depuis janvier 1918, la Russie fraîchement soviétique subissait l’agression supplémentaire de toutes les autres puissances impérialistes (14 pays l’ont envahie sans déclaration de guerre), Berlin a réussi à lui a imposer, en mars 1918, le traité de Brest-Litovsk, qui lui confisquait l’Ukraine. La défaite de l’Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale ne la lui a pas rendue, vu la guerre menée sur son sol par les « Alliés », appuyés sur tous les éléments anti-bolcheviks, russes et ukrainiens.

L’Ukraine a alors connu une courte indépendance…

De 1918 à 1920, il y a en effet eu une courte période d’« indépendance » folklorique, sur fond d’agression des armées blanches (pogromistes) de Denikine, et du pogromiste Petlioura, officiellement « indépendantiste » et allié à la Pologne (qui lorgnait sur toute l’Ukraine occidentale). L’Ukraine demeurait alors la cible du Reich, qui y avait pris la succession de l’empire autrichien, puis « austro-hongrois » des Habsbourg, possesseurs de la Galicie orientale, à l’Ouest de l’Ukraine, depuis les partages de la Pologne. Cette tutelle germanique a offert une base précieuse d’affaiblissement de la Russie et du slavisme orthodoxe, depuis l’époque des Habsbourg, avec pour instrument majeur l’uniatisme, dirigé par le Vatican.

Quel rôle jouait le Vatican?

L’uniatisme catholique, support idéologique de la conquête germanique, avait séduit une partie des populations de l’Ouest ukrainien, grâce à son apparence formelle très proche de l’orthodoxie. Cet instrument de la conquête autrichienne a été pris en main par l’Allemagne à l’ère impérialiste : le Vatican, comprenant qu’il ne pouvait plus compter sur l’empire catholique moribond, s’est définitivement assujetti au puissant Reich protestant au début du 20e siècle, y compris en Ukraine.
Dans l’entre-deux-guerres, l’Ukraine a donc tenu un rôle décisif au sein de l’alliance entre l’Allemagne et le Vatican, que Berlin a chargé de l’espionnage militaire, via les clercs uniates. Nous pouvons observer comment s’est organisée alors la tentative de conquête de l’Ukraine, consacrée par la signature du Concordat du Reich de juillet 1933. Un de ses deux articles secrets stipulait que l’Allemagne et le Vatican seraient alliés dans la prise de possession de l’Ukraine, qui était un des principaux buts de la guerre de l’Allemagne, tant durant la Première Guerre mondiale que durant la Deuxième. L’assaut militaire, l’occupation et l’exploitation économique seraient dévolus à l’Allemagne, la « rechristianisation » catholique au Vatican.

Les États-Unis étaient également intéressés…

L’Ukraine est un enjeu majeur en elle-même, mais c’est aussi la voie d’accès vers le Caucase, très riche en pétrole. Les États-Unis se sont associés à l’impérialisme allemand pour pénétrer en Russie et notamment en Ukraine après la fin de la Première Guerre mondiale. En 1930, tous les impérialismes rêvaient de se goinfrer sur la riche Ukraine. Dans mon livre Aux origines du carcan européen, j’ai montré comment Roman Dmovski, homme politique polonais d’extrême droite, avait parfaitement analysé, en 1930, « la question ukrainienne ». Il écrivait que les grands impérialismes voulaient tous manger l’Ukraine avec, au sommet, les deux les plus fébrilement attelés à la tâche : l’allemand et l’américain. Il disait aussi que si on arrachait l’Ukraine à la Russie, on ferait d’elle un pays purement « consommateur », obligé d’acheter ses produits industriels ailleurs. Elle ne pourrait jamais supporter une pareille perte, ajoutait-il.

Ça n’a pas fonctionné, l’Ukraine est restée au sein de l’Union soviétique. Mais il y avait tout de même un nationalisme ukrainien, non?

Le nationalisme ukrainien a d’abord été allemand puis américain (ou plutôt les deux), parce qu’il n’avait aucune capacité réelle d’indépendance : le Reich le finançait avant 1914, et n’a jamais cessé depuis. En fait, ces gens qui clamaient vouloir l’Ukraine « indépendante » (Bandera plus que certains des siens, qui ne faisaient même pas semblant de la réclamer « immédiatement ») appartenaient tous à l’uniatisme qui dans l’entre-deux-guerres, et pendant toute la Deuxième Guerre mondiale, s’est confondu avec le nazisme.
Difficile de ne pas faire le lien avec ces mouvements que l’on trouve aujourd’hui : le bataillon Azov, Pravy Sektor, etc., sont les héritiers directs et revendiqués du mouvement autonomiste ukrainien de l’entre-deux-guerres, qui a vu la création, dès 1929, du mouvement bandériste. Appelé « Organisation des Ukrainiens nationalistes » (OUN), il a été entièrement financé par le Reich de Weimar puis d’Hitler (après que « l’autonomisme » eut été subventionné par le Reich wilhelminien).

Comment ce mouvement s’est-il développé?

Le mouvement de Stepan Bandera, désormais « héros national » officiel de l’Ukraine étatique, et auquel le bataillon Azov et autres groupements pronazis rendent constamment hommage, s’est déployé à partir de 1929 dans l’Ukraine polonaise et dans l’Ukraine slovaque. Il n’était pas présent dans Ukraine soviétique et orthodoxe. Les « banderistes », comme les autres courants du « nationalisme ukrainien », étaient antijuifs, antirusses, et aussi violemment anti-polonais. Ils s’attaquaient aussi radicalement aux Ukrainiens non-autonomistes et aux Ukrainiens qui étaient restés proches de la Russie.

Ces bandes d’auxiliaires de police des Allemands, dès 1939 en Pologne occupée, puis à partir du 22 juin 1941, dans l’URSS occupée, ont formé une « armée dite d’insurrection», l’UPA. Ces 150 à 200 000 criminels de guerre ont massacré sans distinction des centaines de milliers de leurs « ennemis » : les juifs, les Ukrainiens fidèles au régime soviétique, les Russes et les Polonais, qu’ils haïssaient autant que les autres. Pour ne prendre que l’exemple des Polonais, entre 70 000 et 100 000 civils ont été tués par les milices banderistes durant la guerre. L’argument de propagande en vogue selon lequel l’État polonais a accueilli chaleureusement les Ukrainiens « voisins », sentimentalement si proches, est, à la lumière de cette longue histoire criminelle (commencée avant-guerre), grotesque.
En 1944, lorsque l’Union soviétique a repris le contrôle de l’ensemble de l’Ukraine, Lvov comprise (en juillet), 120 000 de ces criminels de guerre ont fui en Allemagne. Les États-Unis les ont utilisés à leur arrivée au printemps 1945.
Un ouvrage sur la question, accessible en ligne en anglais, Hitlers Shadow, a été publié par deux historiens américains. Il est d’autant plus intéressant que ses deux auteurs sont des historiens agréés par le département d’État, avec lequel ils travaillent officiellement sur l’histoire de l’extermination des juifs : Richard Breitman et Norman J.W. Goda. Ils ont montré comment les Etats-Unis, dès leur arrivée en Allemagne à partir du printemps 1945, avaient récupéré tous les criminels de guerre, Allemands ou non. Une partie des banderistes est restée en Allemagne, dans les zones occidentales, essentiellement en zone américaine, avec un gros regroupement à Munich. Une autre a été accueillie à bras ouverts aux États-Unis, via la CIA, au mépris des lois sur l’immigration, et une autre encore est restée en Ukraine occidentale.

Ce dernier groupe, fort de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, a mené une guerre inexpiable contre l’Union soviétique : entre l’été 1944 et le début des années 1950, il a assassiné 35 000 fonctionnaires civils et militaires, avec un soutien financier allemand et étasunien, particulièrement marqué depuis 1947-1948. Un excellent historien germano-polonais, Grzegorz Rossolinski-Liebe, a démontré que le banderisme demeurait aujourd’hui un vivier pronazi inextinguible : les nombreux héritiers de Bandera vouent une haine égale aux Polonais, aux Russes, aux juifs et aux Ukrainiens qui ne sont pas fascistes. Inutile de préciser que ce chercheur a eu de gros soucis de censure depuis la révolution orange de 2004, et plus encore à l’ère Maidan, d’autant plus que sa thèse étudiait comment, depuis 1943, les banderistes s’étaient fabriqué une légende de « résistance aux nazis » autant qu’aux rouges et aux juifs. Légende bien utile pour figurer dans le palmarès des groupements « démocratiques » soutenus par Washington.

Quelles ont été les conséquences de cette collusion?

Parmi les criminels de guerre chaleureusement accueillis aux États-Unis, les intellectuels ont beaucoup compté. Ils ont été recrutés en quantité, depuis 1948, par les universités américaines, celles de l’Ivy League en tête, dont Harvard et Columbia. Dans les « centres de recherche sur la Russie », qui ont proliféré depuis 1946-1947, ils ont participé, avec leurs collègues américains prestigieux, parce que bien-pensants, à une guerre idéologique frénétique contre la Russie. C’est notamment dans ce cadre qu’a été diffusée la légende de « l’Holodomor », dont les péripéties scandent depuis lors les étapes décisives de la conquête de l’Ukraine. Cette « recherche » et cet « enseignement », déployés depuis plus de 70 ans, et répandus en masse, grands médias aidant, au fil des décennies dans l’Europe américaine, ont littéralement « pourri » les connaissances « occidentales » sur l’histoire de l’Ukraine (et, plus largement, sur celle de l’URSS).

Les soutiens politiques de l’Euromaidan, avatar de ces innombrables révolutions colorées des vingt dernières années, ont formé l’épine dorsale de 2014, passant alliance avec des oligarques qui avaient depuis 1991 accaparé toutes les richesses de l’Ukraine. Précisons que ce type de pillage n’est pas propre à la Russie de Poutine, on l’observe dans la quasi-totalité des pays issus de l’Union soviétique. En Ukraine, les oligarques se sont appuyés sur ces éléments héritiers du banderisme. L’État ukrainien de Porochenko et de ses successeurs depuis 2014 s’appuie ouvertement sur ces mouvements nazis que les États-Unis ont chauffés en leur sein, sans répit depuis 1944-1945.

Les États-Unis avaient en effet comme programme explicite, codifié en juin 1948 dans le cadre de la CIA, de liquider purement et simplement, non seulement la zone d’influence soviétique mais l’État soviétique même. C’est sous administration démocrate que s’est mise en place la politique de refoulement ou « roll back » visant à écraser le communisme partout où il était installé (et de l’empêcher de s’installer en tout lieu de la zone d’influence américaine). Comme toute une série de travaux historiques l’ont démontré, y compris des travaux de chercheurs américains très liés à l’appareil d’État et très antisoviétiques, ce programme a été définitivement mis en œuvre avec la CIA dès sa naissance, en juillet 1947.

Nous pouvons en saisir toute l’ampleur à travers le texte de février 1952 d’Armand Bérard, diplomate français en poste à Bonn, que je cite in extenso dans Aux origines du Carcan européen. Bérard prophétisait que la Russie, si affaiblie par la guerre allemande d’attrition conduite contre elle de 1941 à 1945 (27 à 30 millions de mort, l’URSS d’Europe dévastée) allait capituler sous les coups de boutoir des États-Unis et de l’Allemagne d’Adenauer, officiellement pardonnée pour ses crimes et réarmée jusqu’aux dents. Moscou finirait par céder toute l’Europe centrale et orientale qui constituait sa « zone d’influence » et qui avait fait l’objet de « changements fondamentaux, de nature en particulier démocratique, qui, depuis 1940, sont intervenus dans l’Est de l’Europe».  Ce sont les mots mêmes de ce diplomate pourtant fort « occidental ». Et la date de 1940 se réfère à la soviétisation d’alors des États baltes et d’une partie de la Roumanie et de la Pologne, tous plus fascistes les uns que les autres.

Il a tout de même fallu attendre quelques années.

Après 1945, ce genre de projet exigeait du temps, le gouvernement soviétique étant moins antipathique à son peuple et aux peuples alentour que l’histoire de propagande « occidentale » ne le clame. Mais il a été mené avec une continuité remarquable et des moyens financiers énormes. Toute la population était visée, mais une attention particulière fut accordée aux élites étatiques et intellectuelles du pays qu’il importait prioritairement de détacher de l’État soviétique. L’effort s’est considérablement accéléré après la victoire américaine de 1989, et avec une efficacité accrue, alors que la Russie connaissait une décennie de décrépitude complète. Il faut rappeler que sous Eltsine, les puissances étrangères, États-Unis au premier chef, y ont fait la loi, l’économie vendue à l’encan s’est effondrée, la population a baissé de 0,5% par an (de façon dramatique en Sibérie et en Extrême-Orient), et l’espérance de vie de la population russe avait en 1994 drastiquement chuté (de près de dix ans pour les hommes).

Pendant ces années, le travail de termite germano-américain que Breitman et Goda ont décrit pour les années 1945-1990 (car les Allemands y ont été étroitement associés) s’est évidemment intensifié. Certes, le National Endowment for Democracy (NED), cher à Victoria Nuland, éminence des administrations de Bush puis de tous ses successeurs démocrates, Biden inclus, vient d’effacer de son site ses dossiers du financement, jusqu’alors publics, au moins en partie, de la sécession de l’Ukraine, puis de son insertion dans l’appareil d’agression contre la Russie. Mais le site du département d’État n’a pas censuré l’aveu du 13 décembre 2013 de la sous-secrétaire d’État Nuland, dame des bonnes œuvres de Maidan, si présente à Kiev en février 2014, devant le Congrès : elle y a fièrement déclaré que depuis la chute de l’URSS (1991), les États-Unis avaient investi plus de 5 milliards de dollars pour assister l’Ukraine. Il s’agissait, certes, d’assurer la mainmise définitive sur le pactole ukrainien, agricole et industriel, objectif final de cette longue croisade. Mais aussi de faire entrer ce pays dans l’Otan, dont sont déjà membres presque tous les pays de l’ancienne zone d’influence soviétique et plusieurs des anciennes républiques soviétiques. L’aveu en a été fait depuis de nombreuses années. Il a été clairement réaffirmé par la « la charte de partenariat stratégique États-Unis–Ukraine signée le 10 novembre 2021 par le secrétaire d’État américain Antony Blinken et le ministre ukrainien des affaires étrangères Dmytro Kuleba » : c’est la formulation qu’affiche fièrement le Parlement européen de Strasbourg dans sa « Résolution du 16 décembre 2021 sur la situation à la frontière ukrainienne et dans les territoires de l’Ukraine occupés par la Russie ».

Désormais, il convenait de mettre au plus tôt Moscou à 5 minutes des bombes atomiques entreposées depuis les origines du Pacte atlantique (parfois depuis le début des années 1950) dans les pays membres de l’OTAN. C’était exacerber le contentieux des misères infligées par l’Ukraine de Maidan aux populations du Donbass, en violation caractérisée des accords de Minsk. Sur ces misères et sur cette violation d’accords dont Paris et Berlin se sont portés « garants », la propagande occidentale a été muette de 2014 à février 2022.
La conjoncture historique longue et les développements intervenus depuis 1989, sérieusement aggravés depuis 2014, ont acculé la Russie. Tous les observateurs raisonnables exposent qu’elle a déclenché la guerre contre l’Ukraine, le 24 février 2022, poussée dans ses derniers retranchements. Cette étape rappelle celle que l’Union soviétique a franchie fin 1939.

Que voulez-vous dire par là ?

C’est un élément essentiel. À la fin de l’année 1939, l’Union soviétique a sincèrement tenté de négocier avec la Finlande, présentée par les archives historiques et militaires comme une pure et simple alliée de l’Allemagne nazie. Celle-ci y avait installé depuis 1935 une série d’aérodromes militaires, bases d’attaque de l’URSS de fait cédées à l’Allemagne, et qui ont effectivement servi pendant la guerre à l’agression allemande contre l’URSS. Moscou a discuté en vain pendant des semaines avec la Finlande naguère sise dans l’empire russe, mais devenue en 1918-1919 un pays-clé du « cordon sanitaire » antibolchevique. Les Soviétiques lui demandaient d’échanger une partie de son territoire pour créer une zone tampon de défense solide autour de Leningrad contre un territoire (soviétique) plus vaste. Les discussions ont échoué, sur la pression de l’Allemagne et de l’ensemble des pays « démocratiques » qui, comme le déclara alors un diplomate fasciste italien, rêvaient d’« une Sainte Alliance » générale contre les Soviets.

L’URSS a envahi la Finlande le 30 novembre 1939. Elle a dû affronter une propagande du type de celle actuellement diffusée et des sanctions (dont une éviction de la Société des Nations, acquise à l’unanimité le 14 décembre suivant). Il n’était question que du monstre soviétique contre la pauvre petite Finlande, et le Vatican du pronazi Pie XII fut aussi chaviré que l’actuel pape sur « les fleuves de sang » ukrainiens. La « guerre d’hiver », dans un pays-clé du « cordon sanitaire » où la population avait été « chauffée » à blanc contre le communisme et l’URSS depuis plus de vingt ans, a été terrible.

Péniblement, l’Armée rouge a finalement vaincu la Finlande. Et le 12 mars 1940, l’accord passé a donné à Helsinki ce que Moscou avait déjà proposé en 1939, ni plus ni moins, et a incontestablement protégé Leningrad de l’invasion. Il est significatif que la campagne actuelle de propagande voue aux gémonies la longue période de neutralité que la Finlande d’après-guerre a observée, après que la Finlande pronazie eut, comme prévu, passé la guerre aux côtés de l’Allemagne

Cela vous rappelle donc la situation actuelle en Ukraine?

Oui, si on s’en tient aux faits historiques et qu’on ne se limite pas à affirmer que nous sommes face à un monstre fou. Je lis aujourd’hui dans des pétitions ou des journaux de référence que Poutine met à feu et à sang une Europe jusqu’alors calme et tranquille. Mais on n’a pas entendu ces intellectuels massivement recrutés par la grande presse et déchaînés contre le « nouvel Hitler » protester et manifester contre les centaines de milliers de morts des bombardements américains et européens en Irak, en Libye, en Afghanistan, en Syrie. Les mêmes qui maudissent Poutine ont trouvé excellents les 78 jours de bombardements contre Belgrade et le « nouvel Hitler » Milosevic. La comparaison, notons-le, a été appliquée à tous les « ennemis » que s’est forgés l’Occident depuis la nationalisation par Nasser du canal de Suez.

Je n’ai pas non plus souvenir de l’indignation sonore de ces nouveaux antinazis à propos des 500 000 enfants morts en Irak, par manque de nourriture et de soins médicaux, conséquence immédiate du blocus anglo-américain, enfants dont le sacrifice « valait la peine » selon l’ancienne secrétaire d’État démocrate Madeleine Albright récemment décédée. Qu’est-ce que ce systématique deux poids, deux mesures, appliqué aussi aux populations martyrisées du Donbass, que Poutine est accusé d’avoir instrumentalisées pendant huit ans contre la si sympathique Ukraine ?

Cette guerre, si regrettable qu’elle soit, était annoncée de longue date, et les voix raisonnables de militaires, de diplomates, d’universitaires, à l’Ouest, qui n’ont accès à aucun grand organe, privé ou étatique dit « d’information », sont catégoriques sur les responsabilités exclusives, et de longue date, des États-Unis dans le déclenchement du conflit qu’ils ont rendu inévitable.

Comment les choses vont-elles  selon vous ?

Je ne me prononce pas sur l’avenir, les historiens n’ayant pas à jouer les prévisionnistes, surtout vu l’information, exécrable, dont ils disposent actuellement. Mais je suis en droit d’affirmer que les États-Unis sont la puissance impérialiste dont les guerres d’agression ont, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, accumulé des millions de morts. Je recommande d’ailleurs l’ouvrage traduit de William Blum, ancien fonctionnaire de la CIA (ce sont les meilleurs analystes), qui a établi la stricte chronologie des crimes commis par les États-Unis contre une foule d’États qualifiés de « voyous ».

La Russie n’a pas toujours été considérée comme telle par « l’Ouest », du temps de la « Grande alliance » et de « l’oncle Joe » (Joseph Staline). Jusqu’aux dernières décennies de propagande « occidentale » unilatérale sur la libération de l’Europe grâce au seul débarquement américain de juin 1944, il était largement reconnu que seule l’Armée rouge avait vaincu la Wehrmacht, et à quel prix ! Selon des estimations récentes, les États-Unis ont eu à déplorer pendant la Deuxième Guerre mondiale moins de 300.000 morts au total, sur les fronts du Pacifique et d’Europe, tous morts militaires. J’ai rappelé plus haut le bilan monstrueux des pertes soviétiques : 10 millions de victimes militaires, 17 à 20 millions de victimes civiles.
Jusqu’ici, la Russie, soviétique ou pas, n’a pas semé les ruines dans des guerres extérieures. Elle a fait l’objet de l’agression ininterrompue des grandes puissances impérialistes depuis janvier 1918. Je ne dis pas ça parce que je suis un suppôt de Poutine. Tous les documents d’archives vont dans ce sens, les diplomates et les militaires occidentaux sont les premiers à le savoir et à l’admettre dans leur correspondance non destinée à la publication. C’est-à-dire le type de documentation que je dépouille depuis plus de cinquante ans. Je ne fais, via mes travaux et dans le jugement sur la présente conjoncture, que mon métier d’historienne.

 

Source: Investig’Action

https://www.investigaction.net/fr/annie-lacroix-riz-il-y-a-un-contexte-historique-qui-explique-que-la-russie-etait-acculee/

Dans RUSSIE

LA RUSSIE INTERDIT D’ENTREE SUR SON TERRITOIRE LES DIRIGEANTS DE L’UE ET LA MAJORITE DES EURODEPUTES

Par Le 01/04/2022

La Russie interdit d’entrée sur son territoire les dirigeants de l’UE et la majorité des eurodéputés

 Depuis 9 heures  1 avril 2022

Des hauts dirigeants de l'UE.

Des hauts dirigeants de l'UE.

 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé, le 31 mars, que la Russie allait étendre «la liste des représentants des pays membres de l’Union européenne et des structures européennes dont l’entrée sur le territoire russe est interdite».

Des mesures de rétorsion adoptées en réaction «aux sanctions massives unilatérales imposées par l’Union européenne» à l’encontre de la Russie, dans le contexte d’opération militaire russe en Ukraine.

«Les restrictions s’appliquent aux plus hauts dirigeants de l’Union européenne, y compris un certain nombre de commissaires européens et de chefs d’organes militaires européens, ainsi qu’à la vaste majorité des députés du Parlement européen, qui font la promotion de politiques antirusses», a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué, en précisant que ces mesures de rétorsion se justifiaient «en vertu du principe de réciprocité qui est le principe fondamental du droit international».

Ces restrictions s’appliquent «à la plupart des députés du Parlement européen qui promeuvent une ligne antirusse» de même qu’à des «personnalités publiques et des journalistes personnellement responsables d’avoir promu les sanctions antirusses, fomenté la russophobie, portées atteintes aux droits et aux libertés de la population russophone».

Le ministère russe des Affaires étrangères conclut son communiqué en précisant «que toute action hostile de la part de l’UE et de la part de ses pays membres fera immanquablement l’objet d’une réponse ferme».

Les pays européens vont expulser plusieurs diplomates russes accusés d’espionnage

Ces sanctions interviennent alors que plusieurs pays d’Europe ont décidé d’expulser des diplomates russes soupçonnés d’espionnage.

Ces actes d’hostilité ont été dénoncés par la partie russe qui a promis des représailles.

Les sanctions adoptées par l’Occident à l’encontre de dirigeants ou de personnalités russes n’ont eu de cesse de s’amplifier depuis le début de l’intervention militaire russe en Ukraine.

En réaction, le gouvernement russe a instauré une série de mesures restrictives visant les pays ou les personnalités qui se rendraient coupables d’actions hostiles envers la Russie.

C’est ainsi que le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a annoncé le 28 mars qu’un décret présidentiel restreignant l’accès au territoire russe aux ressortissants de pays à l’origine d’actes jugés «inamicaux» par Moscou était en cours de préparation.

Mi-mars, Moscou avait déjà annoncé une interdiction d’entrée sur le territoire russe visant le président Joe Biden et plusieurs hauts responsables américains en réactions aux sanctions américaines imposées contre plusieurs dirigeants russes.

 

Source: Avec RT

https://french.almanar.com.lb/2293854

     

 

Dans RUSSIE

LAVROV : LA RUSSIE ET LA CHINE VONT AVANCER VERS UN ORDRE MONDIAL JUSTE ET MULTIPOLAIRE

Par Le 30/03/2022

Lavrov : La Russie et la Chine vont avancer vers « un ordre mondial juste et multipolaire »

 Depuis 9 heures  30 mars 2022

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 Article traduit - Asie et Afrique - Chine

 

Rédaction du site

En visite en Chine, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé que son pays veille au développement régulier et durable des relations avec la Chine, notant que les deux pays ont l’intention d’avancer vers un ordre mondial juste et multipolaire.

« Nous souhaitons que nos relations avec la Chine se développent de manière constante et continue, conformément à ce qui a été convenu par les dirigeants des deux pays, Vladimir Poutine et Xi Jinping. Aujourd’hui, nous examinerons des mesures concrètes visant à assurer la mise en œuvre de tous les accords conclus. « , a déclaré ce mercredi 30 mars le ministre russe, depuis Pékin, où il est arrivé pour une visite au cours de laquelle il rencontrera son homologue chinois Wang Yi.

Lavrov a ajouté que la Russie, la Chine et leurs partenaires « avanceront ensemble vers un ordre mondial multipolaire et juste, prenant en compte les résultats de l’étape dangereuse que traverse l’histoire des relations internationales ».

Pour sa part, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré, lors de sa rencontre avec M. Lavrov, que les relations russo-chinoises « ont résisté aux défis de l’évolution de la situation dans le monde et ont maintenu leur droit chemin ».

A l’issue de la réunion, le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé que les ministres russe et chinois des Affaires étrangères avaient convenu de renforcer la coordination entre les deux pays dans le domaine de politique étrangère et d’élargir la coopération bilatérale et multilatérale.

Un communiqué publié par le ministère russe des Affaires étrangères indique que les deux ministres « ont souligné que dans la situation internationale complexe actuelle, la Russie et la Chine continuent de renforcer leur partenariat stratégique et de travailler dans les affaires mondiales, sur la base d’une position unifiée ».

« Il a été convenu d’accroître la coordination dans le domaine de politique étrangère et d’élargir la coopération sur la voie bilatérale et sous diverses formes multilatérales », poursuit le communiqué.

Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que les deux ministres « apprécient hautement » l’état actuel des relations russo-chinoises, qui continuent de « développer dynamiquement la situation instable au niveau de la politique étrangère ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2291555

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LE NAZISME – LA MALADIE MORTELLE DE L’UKRAINE

Par Le 29/03/2022

28 Mars 2022

 

Parti communiste de la Fédération de Russie : Le nazisme - la maladie mortelle de l'Ukraine
3/28/22 5:31 PM

Par Vyacheslav Tetekin, Dr.Sc. (Histoire),

Membre du CC PCFR

Journal "Soviet Russia", 26 mars 2022

 

Aujourd'hui, alors que l'opération militaire en Ukraine se poursuit, il devient de plus en plus évident que la base idéologique du gouvernement ukrainien actuel est un nationalisme extrême, ou plutôt un néonazisme déclaré. Il s'agit de la continuation du mouvement pro-fasciste Bandera qui a pris le parti de l'Allemagne hitlérienne lors de son invasion de l'URSS en 1941-19445. Après la défaite du mouvement Bandera en 1953, le nazisme s'est replié sur lui-même. Cependant, avec l'effondrement de l'Union soviétique et l'indépendance de l'Ukraine, le néonazisme de Bandera a refait surface.

La nazification rampante de l'Ukraine a été grandement aidée par les États-Unis qui, après 1991, ont fortement encouragé les éléments nationalistes extrêmes en Ukraine occidentale. En fait, la CIA a été le sponsor le plus actif des groupes terroristes Bandera en Ukraine occidentale entre 1945 et 1953. Il n'est pas surprenant que les néonazis banderistes, bien organisés et bien entraînés idéologiquement et physiquement, aient perpétré le coup d'État de février 2014. Après le coup d'État, Mme Victoria Nuland, l'actuelle sous-secrétaire d'État américaine, a admis que les États-Unis avaient dépensé 5 milliards de dollars pour préparer le coup d'État.

Depuis lors, l'influence des néonazis sur la vie politique de l'Ukraine n'a cessé de croître. Même le Congrès américain en a pris acte. Le 24 novembre 2019, quarante membres du Congrès américain ont signé une lettre adressée au Département d'État américain, exigeant que le Régiment Azov, qui fait partie de la Garde nationale ukrainienne, soit déclaré organisation terroriste. Auparavant, en 2015 et à nouveau en 2018, le Congrès américain a officiellement interdit au département de la défense américain de rendre toute forme d'aide au régiment Azov en raison de son caractère nazi.

En outre, la lettre, citant des données du FBI, note que le régiment Azov et l'Ukraine dans son ensemble se sont transformés en un centre du mouvement néonazi mondial. Les terrains d'entraînement d'Azov permettaient aux néo-nazis du monde entier de s'exercer à l'utilisation de diverses armes pour devenir le noyau des unités néo-nazies de leur pays.

Les hostilités en Ukraine ont apporté de plus en plus de preuves que les néo-nazis sont la base du régime actuel. Ainsi, comme le groupe dirigeant de Kiev et ses maîtres américains n'étaient pas tout à fait sûrs de la fiabilité des forces armées ukrainiennes, ils ont pris la précaution d'intégrer les unités et les "commissaires" des bataillons nazis dans l'armée ukrainienne. L'objectif était à peine déguisé : si les troupes ukrainiennes tentaient de battre en retraite ou si des soldats individuels se rendaient, ils devaient être abattus. De tels incidents ont déjà été enregistrés. En d'autres termes, les bataillons nazis agissent comme des "escadrons de barrage" qui terrifient les troupes ukrainiennes pour qu'elles résistent. Exactement comme les troupes SS étaient utilisées dans l'Allemagne nazie pour contrôler les unités de la Werhmacht (armée).

Lorsque les hostilités ont commencé, le président Zelensky a libéré des extrémistes nazis purgeant des peines de prison pour des crimes graves, notamment des meurtres et des vols, afin qu'ils puissent prendre les armes et rejoindre les bataillons nazis. L'enlèvement, la torture, l'humiliation et le meurtre d'opposants politiques au régime en place sont devenus quotidiens.

Après la libération de l'aéroport de Mariupol, des chambres de torture ont été découvertes à l'endroit où le régiment Azov était stationné. Avec le plus grand cynisme, le centre de torture a été appelé la "bibliothèque" et les victimes de torture des "livres". Les enquêteurs de la République populaire de Donetsk établissent actuellement le nombre de victimes de la terreur et les circonstances de l'enlèvement, de la torture et du meurtre de personnes par les membres du régiment nazi Azov. La représentante américaine Marjorie Taylor Greene, de Géorgie, a récemment déclaré que l'Amérique ne devrait pas dépenser des milliards de dollars de l'argent des contribuables américains pour fournir des armes létales à d'éventuels groupes nazis qui torturent des innocents, en particulier des femmes et des enfants.

Les atrocités ne sont pas des cas isolés, mais le résultat d'une propagande néo-nazie sophistiquée. Le monde a été choqué par la déclaration publique d'un médecin de Bandera qui a déclaré à la chaîne de télévision Ukraine24 qu'il avait donné l'ordre à ses subordonnés de castrer les militaires russes capturés. 

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-Nazism-Ukraines-Deadly-Disease/

Tag(s) : #Russie#Communiste#PCFR#Ukraine

Dans RUSSIE

L’ATHLETE RUSSE MARYANA NAUMOVA REPOND A SCHWARZENEGGER

Par Le 22/03/2022

L’athlète russe Maryana Naumova répond à Schwarzenegger

 

22 Mar 2022

  

Elle est russe, communiste et haltérophile. A 13 ans, elle défrayait la chronique en soulevant 100 kilos au développé couché. Elle a été accusée de dopage, ce qu’elle a réfuté. En 2015, Maryana Naumova a surtout établi un record du monde en powerlifting à l’Arnold Classic. Elle y avait rencontré son idole, Schwarzenegger. Et à l’époque, elle lui avait remis des lettres d’Ukrainiens russophones vivant au Donbass et bombardés par des milices. Sept ans plus tard, Maryana Naumova répond à l’appel que Schwarzenegger a lancé au peuple russe sur Twitter:  » Ne vous mettez pas du côté de Skynet, Terminator. » (IGA)

 

M. Schwarzenegger ! Je suis sûr que vous vous souvenez de moi. En 2015, lors de l’Arnold Classic aux États-Unis, moi, une jeune fille de quinze ans originaire de Russie, j’ai établi un record du monde en soulevant au banc une barre de 150 kg. Vous m’avez félicitée, vous m’avez demandé des nouvelles de la Russie, et j’ai pleuré de joie. Vous me sembliez si sensible, gentil et intelligent. Vous m’avez laissé un autographe sur la manche de votre veste officielle, et je l’ai gardé comme un bon souvenir de notre rencontre. Établir ce record – pousser cette barre très lourde – était pour moi une question d’honneur et une grande responsabilité.

 

J’ai porté pour vous, Monsieur Schwarzenegger, des lettres et des photos des enfants du Donbass en guerre, qu’en mars 2015 j’avais déjà visité deux fois. Oui, je ne pouvais pas rester tranquillement assise chez moi à Moscou lorsque l’Ukraine a déclaré la guerre au Donbass et lorsque, pour mes camarades la-bas, la cloche de l’école ne signifiait pas seulement une joyeuse récréation, mais aussi le début des bombardements. Dans chaque école où j’ai donné des master class et discuté avec les enfants, je leur ai parlé avant tout de vous, mon idole dans le sport et dans la vie. Un garçon ordinaire issu d’une famille autrichienne pauvre est devenu un athlète célèbre, puis un acteur de cinéma, puis un homme politique. Tout cela grâce au sport et à la détermination. Bien sûr, tout le monde connaissait et regardait vos films. J’ai dit aux enfants que j’allais retourner aux États-Unis au printemps 2015 pour faire des compétitions et peut-être vous voir. Des gars – des écoliers ordinaires des républiques de Lougansk et de Donetsk – ont commencé à écrire des lettres et à envoyer des photos me demandant de vous les transmettre. Ils racontaient au Terminator comment ils vivaient la guerre, appelaient à l’aide, demandaient des conseils les plus simples : comment faire du sport dans des conditions aussi difficiles, comment se développer, comment devenir une personne qui réussit.

 

Les enfants vous voyaient comme un super héros qui, espéraient-ils, pourrait les protéger. J’ai imprimé les photos, traduit les lettres, mis tout cela dans une enveloppe et dit : “Arnold, j’étais récemment dans le Donbass pour une mission sportive humanitaire. Il y a une guerre là-bas, et des écoliers m’ont demandé de vous transmettre ces lettres.” Vous avez dit alors : “L’Ukraine, oui, oui, je sais, je vais y travailler”, et vous avez remis l’enveloppe à votre assistant.

 

M. Schwarzenegger, j’ai regardé votre appel aux Russes. De toute évidence, vous n’avez pas travaillé avec les lettres que je vous ai données, même si vous aviez promis de le faire. Vous êtes un merveilleux motivateur, athlète et acteur, vous êtes vraiment aimé en Russie, mais votre appel est basé sur une autre réalité, inventée. C’est souvent le cas dans les films. Mais la vérité de ce qui est réellement, Arnold, est dans les lettres qui traînent chez vos assistants depuis 2015.

 

La vraie réalité, Arnold, se trouve sur la Promenade des anges à Donetsk, où chacun peut lire les noms des enfants qui ont été tués par les balles et les mines de l’armée ukrainienne. La réalité, Arnold, c’est que non seulement votre Terminator n’a pas protégé, ni aidé, ni sauvé les enfants du Donbass, mais il n’a même pas lu leurs lettres ni cherché à comprendre. Monsieur Schwarzenegger, je me suis rendu plus de 20 fois dans le Donbass depuis 2014, dans les endroits les plus chauds et les plus effrayants. J’ai visité plus de cent vingt écoles, parlé à des milliers d’enfants et organisé plus d’une centaine d’événements sportifs pour enfants. Bien que je sois juste une fille russe ordinaire, pas un guerrier-terminateur sans peur. Vous parlez dans votre discours de votre père, qui n’aimait pas les Russes et qui, dans les rangs des nazis, est venu avec des armes sur ma terre russe, soviétique. Vous dites qu’il n’y a pas de nazisme en Ukraine, que le président est juif et que les bombes russes sont en train de détruire l’Ukraine. Arnold, il est parfois très difficile de comprendre ce qui se passe quand on est à des milliers et des milliers de kilomètres.

 

Mais vous avez toujours quelque part depuis 2015, ces lettres et photos qui traînent. En fait, vous pourriez venir et tout voir en personne. Vous êtes un homme courageux si vous êtes allé, par exemple, rendre visite aux soldats américains en Irak, pour leur apprendre à s’entraîner et à rester en forme pendant l’opération Tempête du désert. Je ne demande pas, Arnold, ce que votre armée faisait en Irak à l’époque et pourquoi vous avez fait tout ce gâchis. Je suppose que votre gouvernement est mieux placé pour le savoir. Mais je voudrais vous rappeler une chose.

 

Votre famille a déjà été trompée par le nazisme une fois. Et votre père est venu avec une arme dans ma patrie – tuant et mutilant mes compatriotes. C’est cette erreur qui a été à l’origine de votre enfance difficile, et c’est à cause de cette erreur que votre père a détesté les Russes pour le reste de sa vie. Hitler a eu ce qu’il méritait alors, mais après tant d’années, ses héritiers idéologiques relèvent à nouveau la tête.

 

Je voudrais vous rappeler que vous admiriez aussi Hitler, et que vous vous en êtes depuis longtemps repenti. Mais ceux qui, en Ukraine, admirent les complices d’Hitler, comme Stepan Bandera, sont loin d’avoir des remords. Le parti Bandera, qui a pris le pouvoir en Ukraine, détruit les monuments aux soldats soviétiques. Les rues des villes ukrainiennes portent le nom de criminels nazis et la population du Donbass, qui n’était pas d’accord avec le coup d’État, s’est vu déclarer une guerre qui, en huit ans, a coûté la vie à plus de quatorze mille civils. Et le fait que M. Zelensky, comme vous le dites, soit juif, ne les a pas aidés. Le nazisme n’a pas de nationalité. Le nazisme ne vient pas du mot “Allemands” et la russophobie ne vaut pas mieux que l’antisémitisme.

 

Souvenez-vous, dans la deuxième série de Terminator, dans Doomsday, votre héros remonte le temps pour empêcher la création de Skynet, qui serait responsable de la mort de l’humanité. L’opération militaire spéciale de la Russie ne vise pas à détruire le peuple ukrainien. Elle vise le Skynet néo-nazi qui, au fil des ans, a complètement subjugué l’Ukraine et était sur le point de devenir un monstre incontrôlable, dangereux pour tous ses voisins, et pas seulement pour nous.

 

M. Schwarzenegger, trouvez et relisez ces lettres que les enfants du Donbass vous ont écrites en 2015. Je vais me rendre à nouveau dans les écoles du Donbass dans un avenir très proche. Arnold, je suis sûr que ce n’est pas plus effrayant ou dangereux que l’Irak. Je vous invite à tout voir de vos propres yeux.

 

Ne vous mettez pas du côté de Skynet, Terminator. Ce n’est pas à moi de vous apprendre que le bien doit être capable de se défendre.

 

Traduit par le Gri-Gri International

https://www.investigaction.net/fr/lathlete-russe-maryana-naumova-repond-a-schwarzenegger/

 

Dans RUSSIE

SUR L’UKRAINE, STEPAN MALENTSOV, PARTI COMMUNISTE DE RUSSIE : « LA SOLUTION FONDAMENTALE DU PROBLEME SE TROUVE UNIQUEMENT SUR LA VOIE DU SOCIALISME ».

Par Le 22/03/2022

22 Mars 2022

Lundi 21 mars 2022
Stepan Malentsov sur la guerre en Ukraine : "La solution fondamentale du problème se trouve uniquement sur la voie du socialisme".


Commentant les développements de la guerre en Ukraine, le premier secrétaire du CC du Parti communiste des travailleurs de Russie (PCTR) Stepan Malentsov a souligné ce qui suit :
"Je conseille vivement à tous de prêter attention au fait que la majorité des médias parlent moins de la tâche de dénazification, c'est-à-dire de l'éradication du nazisme, du fascisme modifié par Bandera. Cela est compréhensible. Cette question est beaucoup plus complexe que la simple démilitarisation, c'est-à-dire la destruction des infrastructures militaires pendant les hostilités et la poursuite du désarmement sous la pression de la force dominante.  


Je dirais que la Fédération de Russie est arrivée à un moment clé, le territoire du Donbass a presque été libéré, ce que nous considérons comme une composante positive de cette opération militaire. La puissance militaire de l'Ukraine est considérablement réduite. Poutine et le gouvernement doivent réfléchir à la manière de sortir victorieux de cette guerre. Il est indigne d'espérer que Poutine "se tourne vers la gauche" et change d'attitude vis-à-vis de l'ère soviétique, c'est-à-dire de la construction d'une union entre la Russie et l'Ukraine en tant que peuples amis égaux. À en juger par la suppression des droits civils en Russie, Poutine ne fera que "gouverner", et la seule expression de respect envers l'Union soviétique sera de privatiser la gloire et de promouvoir les intérêts économiques de son entourage sur le territoire des républiques post-soviétiques.
L'heure est à la surenchère. Dans les conditions qui ont été créées, la composante positive ne réside que dans la reconnaissance de la Crimée et du Donbass, et, bon, un peu dans la démilitarisation.

La question de la dénazification, c'est-à-dire la lutte contre le fascisme, comme je l'ai dit, est beaucoup plus difficile. Parce que tant qu'il reste la source du fascisme, le capitalisme lui-même, et surtout son noyau moderne, le capital financier le plus réactionnaire, le plus chauvin, une rechute est toujours possible. Ceci, je le note, ne concerne pas tant la Bandera et les bataillons nationaux, mais le plus grand impérialiste en face des États-Unis. Et ici, les autorités russes n'appellent pas les choses par leur nom propre, car elles ne sont pas des adversaires de ce phénomène. Il s'agit plutôt de concurrents qui, jusqu'à récemment, s'appelaient partenaires. Nous avons souligné à plusieurs reprises qu'il est naïf de penser que les Vlasovites sont meilleurs que les Banderites.

Par conséquent, les objectifs précédemment déclarés étant atteints, il faut soutenir ce qui conduit aujourd'hui à une cessation des hostilités. Mais nous ne pouvons pas et ne voulons pas soutenir la construction d'une vie future selon les modèles de la bourgeoisie de la Fédération de Russie. C'est déjà une composante réactionnaire de la politique de la Fédération de Russie. A bien des égards, nous l'avons observé dans l'exemple de la LPR et de la DPR, lorsque l'élément de " la nationalité " est progressivement lavé des républiques, la dictature des oligarques et autres escrocs russes et locaux est établie, qui n'ont pas été remarqués dans les mêmes rangs que les mineurs et les conducteurs de tracteurs dans la lutte contre les nazis. Voilà le mauvais monde.

Comme auparavant, nous répétons aujourd'hui que la solution fondamentale du problème se trouve uniquement sur la voie du socialisme. Nous sommes notamment pour transformer la guerre pour la démilitarisation et la dénazification en une lutte pour le socialisme."

(Traduit du russe)

solidnet.org

source : http://www.idcommunism.com/2022/03/stepan-malentsov-on-ukraine-war-the-solution-of-the-problem.html#more

Tag(s) : #RWCP#Ukraine#Communiste#Russie

Dans RUSSIE

UN EMBARGO EUROPEEN SUR LE PETROLE RUSSE FRAPPERAIT "TOUT LE MONDE",AVERTIT LA RUSSIE

Par Le 22/03/2022

Un embargo européen sur le pétrole russe frapperait «tout le monde», avertit le Kremlin

Un embargo européen sur le pétrole russe frapperait «tout le monde», avertit le Kremlin

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Par AlAhed avec AFP

Le Kremlin a déclaré lundi qu'un potentiel embargo européen sur le pétrole russe frapperait «tout le monde», au moment où l'Union européenne doit étudier lors d'une réunion la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou.

«Un tel embargo aurait une influence très sérieuse sur le marché mondial du pétrole, une influence néfaste sur le marché énergétique en Europe. Mais les Américains n'y perdront rien, c'est évident, ils se sentiront bien mieux que les Européens», a affirmé Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe.

«C'est une décision qui frapperait tout le monde», a-t-il poursuivi, lors d'un point presse.

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l'Union européenne doivent se retrouver lundi pour une réunion consacrée à l'examen de nouvelles sanctions contre Moscou.

L'UE a déjà adopté plusieurs trains de sanctions contre Moscou depuis l'intervention russe en Ukraine, ciblant massivement des entreprises, des banques, des hauts responsables, des oligarques, et interdisant l'exportation de biens vers la Russie.

Les importations européennes de gaz ou de pétrole russes ont jusqu'ici été épargnées en raison de leur coût pour les Européens, très dépendants des hydrocarbures russes.

L'Allemagne, notamment, a été critiquée pour son opposition à un embargo immédiat sur les hydrocarbures russes, dont elle dépend fortement.

https://french.alahednews.com.lb/43383/340

russie sanctions ukraine union europeenne gaz operation militaire

Dans RUSSIE

POUTINE : L'OPERATION EN UKRAINE POUR SAUVER LE PEUPLE D'UN GENOCIDE...ET D'UNE 5e COLONNE AU SERVICE DES OCCIDENTAUX

Par Le 18/03/2022

Poutine : l’opération en Ukraine pour sauver le peuple d’un génocide …et d’une 5ème colonne au service des Occidentaux

 Depuis 3 heures  18 mars 2022

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 Amérique et Europe - Russie

 

Rédaction du site

Le président russe Vladimir Poutine a rappelé ce vendredi 18 mars que l’objectif de l’opération militaire dans le Donbass et en Ukraine était de protéger la population du génocide.
Lors d’un discours prononcé lors d’un concert au stade Luzhniki de la capitale russe, Moscou, à l’occasion du huitième anniversaire de la restauration de la Crimée, il a assuré que l’opération militaire « vise à sauver les gens de cette souffrance, de ce génocide, qui est la principale cause, motivation et objectif principal de l’opération militaire » dans le Donbass et en Ukraine.
Selon la journaliste d’investigation française Anne-Laure Bonnel, entre 13 000 et 14 000 Ukrainiens vivant dans le Donbass ont péri entre 2014 et 2022, dans les attaques de l’armée ukrainienne contre leurs régions.

Le président russe a ajouté que les habitants du Donbass ont été soumis à des opérations militaires systématiques, et ont été immédiatement assiégés, et ont été soumis à des bombardements systématiques avec de l’artillerie et des frappes aériennes, notant que cela « s’appelle un génocide ».

Il a poursuivi:  » Il fallait dégager la  Crimée de cette situation honteuse dans laquelle elle vivait ainsi que Sébastopol, lorsque leur peuple était considéré comme un peuple de seconde classe. »

Selon lui le point important « ne réside pas seulement dans les décisions, mais dans le fait que les habitants de la Crimée et de Sébastopol ont fait ce qu’il fallait faire quand ils ont mis une barrière solide sur le chemin des néonazis et des ultra-nationalistes », notant que « ce qui s’est passé dans les autres régions (en allusion au Donbass)  et se produit encore est la meilleure confirmation de la justesse de leur décision ».

« Une cinquième colonne au service des Occidentaux »

Le jeudi, le numéro un russe avait mis en garde contre une « cinquième colonne » qui sévit dans son pays au service des Occidentaux.

S’exprimant le 16 mars à l’occasion d’une rencontre sur les mesures de soutien socio-économique aux régions russes, Vladimir Poutine a adressé un avertissement sans ambiguïté à ce qu’il a qualifié de «cinquième colonne», ces Russes qui défendraient les intérêts des Occidentaux au détriment de ceux de leur pays.

Selon lui, les Occidentaux voudraient « retenter le coup de pousser [les Russes] jusqu’au bout, de [les] achever », de transformer la Russie en un « pays faible et dépendant ».

« Ça n’a pas marché à l’époque, et ça ne marchera pas aujourd’hui », a-t-il assuré. Tout peuple, et encore plus le peuple russe, sera toujours capable de distinguer un vrai patriote d’une racaille et d’un traître et les recrachera simplement comme un moucheron qui serait rentré dans la bouche par hasard, sur le trottoir ».

Pour y parvenir, la stratégie des Occidentaux se baserait notamment en Russie, selon le président russe, sur « des traîtres de leur pays, sur ceux qui gagnent de l’argent ici, chez nous, mais qui vivent là-bas ».

« Je ne juge pas du tout ceux qui ont des villas à Miami ou sur la Côte d’Azur, qui ne peuvent pas se passer de foie gras, d’huîtres et des prétendues « libertés de genres » ; ce n’est pas ça qui pose problème », a fait valoir Vladimir Poutine, ajoutant que le problème venait du fait que beaucoup de ces Russes « résident mentalement là-bas et pas ici, avec notre peuple, avec la Russie ».

Selon M. Poutine, ces derniers, par leur volonté d’intégrer ce qu’ils voient comme une « caste supérieure », « oublient — ou ne comprennent pas du tout —, que si cette prétendue caste supérieure a besoin d’eux, c’est uniquement en tant que chair à canon, les utilisant pour causer un maximum de dégâts à notre peuple ».

D’après le chef d’Etat russe, l’Occident utiliserait cette « cinquième colonne» pour essayer de diviser la société russe, spéculer sur les pertes de l’armée au combat, sur les conséquences socio-économiques des sanctions, ou encore en cherchant à provoquer une confrontation civile en Russie :
«Son unique objectif, comme je l’ai déjà dit, est la destruction de la Russie.»

Ces mises en garde surviennent après la prise de mesures, en Russie-même, en lien avec l’offensive en Ukraine. Le 4 mars, le président a signé un texte voté par les députés, punissant d’amendes ou de peines de prison la publication d’informations jugées «mensongères» sur l’action de l’armée ou l’appel à des sanctions contre Moscou. Cette loi prévoit notamment jusqu’à «10 à 15 ans de prison» en cas de diffusion de fausses informations sur l’armée provoquant des «conséquences graves».
«Vos élites sont obsédées par leurs intérêts égoïstes»

Message aux citoyens occidentaux

Lors de la même prise de parole, le président russe a également tenu à adresser un message aux citoyens occidentaux, les appelant à ne pas mettre «sur le dos» de la Russie toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés, en particulier depuis l’intervention russe en Ukraine.

«Je veux être entendu par les citoyens ordinaires des Etats occidentaux. On essaie maintenant de vous convaincre, avec insistance, que toutes vos difficultés sont le résultat des actions hostiles de la Russie et que vous devez payer de votre poche la lutte contre la mythique « menace russe »», a-t-il déclaré.

«Tout ceci est un mensonge, et la vérité est que les problèmes actuels auxquels sont confrontés des millions de personnes en Occident sont le résultat de nombreuses années d’actions des élites dirigeantes de leurs propres Etats. De leurs erreurs, leur courte vue et leurs ambitions», a-t-il poursuivi, affirmant que ces élites ne réfléchissaient pas à la façon d’améliorer la vie de leurs citoyens dans les pays occidentaux mais étaient «obsédées» par leurs intérêts égoïstes.

https://french.almanar.com.lb/2280434

 

Dans RUSSIE

PEPE ESCOBAR : DITES BONJOUR A L'OR RUSSE ET AU PETROYUAN CHINOIS

Par Le 16/03/2022

Dites bonjour à l’or russe et au petroyuan chinois

L’Union économique eurasiatique dirigée par la Russie vient de se mettre d’accord avec la Chine pour concevoir le mécanisme d’un système financier et monétaire indépendant qui contournerait les transactions en dollars.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 16 mars 2022

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Cela a été long à venir, mais enfin certains linéaments clés des nouvelles fondations du monde multipolaire sont révélés.

Vendredi, après une réunion par vidéoconférence, l’Union économique eurasiatique (UEE) et la Chine ont convenu de concevoir le mécanisme d’un système monétaire et financier international indépendant. L’UEE est composée de la Russie, du Kazakhstan, du Kirghizstan, de la Biélorussie et de l’Arménie. Elle établit des accords de libre-échange avec d’autres nations eurasiennes et s’interconnecte progressivement avec l’Initiative chinoise Ceinture et Route (BRI).

À toutes fins utiles, l’idée vient de Sergey Glazyev, le plus grand économiste indépendant de Russie, ancien conseiller du président Vladimir Poutine et ministre de l’Intégration et de la Macroéconomie de la Commission économique eurasiatique, l’organe de réglementation de l’UEE.

Le rôle central de Glazyev dans l’élaboration de la nouvelle stratégie économique/financière russe et eurasiatique a été examiné ici. Il a vu venir la pression financière occidentale sur Moscou des années avant les autres.

De manière assez diplomatique, Glazyev a attribué la concrétisation de l’idée aux « défis et risques communs liés au ralentissement économique mondial et aux mesures restrictives à l’encontre des États de l’UEE et de la Chine ».

Traduction : la Chine étant une puissance eurasiatique au même titre que la Russie, elles doivent coordonner leurs stratégies pour contourner le système unipolaire des États-Unis.

Le système eurasiatique sera basé sur « une nouvelle monnaie internationale », très probablement avec le yuan comme référence, calculée comme un indice des monnaies nationales des pays participants, ainsi que des prix des matières premières. Le premier projet sera déjà discuté à la fin du mois.

Le système eurasiatique est appelé à devenir une alternative sérieuse au dollar américain, car l’UEE pourrait attirer non seulement les nations qui ont rejoint la BRI (le Kazakhstan, par exemple, est membre des deux) mais aussi les principaux acteurs de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) ainsi que l’ASEAN. Les acteurs d’Asie occidentale – Iran, Irak, Syrie, Liban – seront inévitablement intéressés.

À moyen et long terme, la diffusion du nouveau système se traduira par l’affaiblissement du système de Bretton Woods, dont même les acteurs/stratèges sérieux du marché américain admettent qu’il est pourri de l’intérieur. Le dollar américain et l’hégémonie impériale font face à une mer agitée.

Montrez-moi cet or gelé

Pendant ce temps, la Russie a un sérieux problème à régler. Le week-end dernier, le ministre des Finances Anton Siluanov a confirmé que la moitié de l’or et des réserves étrangères de la Russie ont été gelés par des sanctions unilatérales. Il est ahurissant de constater que les experts financiers russes ont placé une grande partie des richesses de la nation à un endroit où elles peuvent être facilement accessibles – et même confisquées – par « l’Empire du mensonge » (copyright Poutine).

Au début, ce que Siluanov voulait dire n’était pas très clair. Comment Elvira Nabiulina et son équipe de la Banque centrale ont-ils pu laisser la moitié des réserves de change et même l’or être stockés dans des banques et/ou des coffres occidentaux ? Ou s’agit-il d’une tactique de diversion sournoise de la part de Siluanov ?

Personne n’est mieux équipé pour répondre à ces questions que l’inestimable Michael Hudson, auteur de la récente édition révisée de « Super Imperialism : The Economic Strategy of the American Empire ».

Hudson a été très franc :

« La première fois que j’ai entendu le mot « gelé », j’ai pensé que cela signifiait que la Russie n’allait pas dépenser ses précieuses réserves d’or pour soutenir le rouble, en essayant de lutter contre un raid occidental à la Soros. Mais maintenant, le mot « gelé » semble signifier que la Russie l’avait envoyé à l’étranger, hors de son contrôle ».

« Il semble qu’au moins à la date de juin dernier, tout l’or russe était conservé en Russie même. Dans le même temps, il aurait été naturel de conserver des titres et des dépôts bancaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne, car c’est là qu’ont lieu la plupart des interventions sur les marchés mondiaux des changes », ajoute Hudson.

Pour l’essentiel, tout est encore en suspens : « Ma première lecture a supposé que la Russie faisait quelque chose d’intelligent. Si elle était intelligente de déplacer de l’or à l’étranger, peut-être faisait-elle ce que font les autres banques centrales : le « prêter » aux spéculateurs, moyennant le paiement d’intérêts ou de frais. Tant que la Russie ne dira pas au monde où son or a été placé, et pourquoi, nous ne pourrons pas le comprendre. Était-il à la Banque d’Angleterre – même après que l’Angleterre ait confisqué l’or du Venezuela ? Était-il dans la Fed de New York – même après que la Fed ait confisqué les réserves de l’Afghanistan ? »

Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de clarification supplémentaire ni de la part de Siluanov ni de Nabiulina. Des scénarios tourbillonnent sur une série de déportations vers le nord de la Sibérie pour trahison nationale. Hudson ajoute des éléments importants au puzzle :

« Si [les réserves] sont gelées, pourquoi la Russie paie-t-elle les intérêts de sa dette extérieure ? Elle peut ordonner au « geleur » de payer, pour rejeter la responsabilité du défaut de paiement. Elle peut parler du gel par Chase Manhattan du compte bancaire de l’Iran à partir duquel ce pays cherchait à payer les intérêts de sa dette libellée en dollars. Elle peut insister pour que tout paiement des pays de l’OTAN soit réglé à l’avance par de l’or physique. Elle peut aussi envoyer des parachutistes à la Banque d’Angleterre et récupérer l’or, un peu comme Goldfinger à Fort Knox. Ce qui est important, c’est que la Russie explique ce qui s’est passé et comment elle a été attaquée, afin d’avertir les autres pays ».

Pour conclure, Hudson n’a pu s’empêcher de faire un clin d’œil à Glazyev : « La Russie devrait peut-être nommer un non occidental à la Banque centrale ».

Le changement de jeu du pétrodollar

Il est tentant de lire dans les propos du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors du sommet diplomatique d’Antalya jeudi dernier, l’aveu voilé que Moscou n’était peut-être pas totalement préparé à l’artillerie financière lourde déployée par les Américains :

« Nous allons résoudre le problème – et la solution consistera à ne plus dépendre de nos partenaires occidentaux, qu’il s’agisse de gouvernements ou d’entreprises qui agissent comme des outils de l’agression politique occidentale contre la Russie au lieu de poursuivre les intérêts de leurs entreprises. Nous ferons en sorte de ne plus jamais nous retrouver dans une situation similaire et que ni un certain Oncle Sam ni personne d’autre ne puisse prendre des décisions visant à détruire notre économie. Nous trouverons le moyen d’éliminer cette dépendance. Nous aurions dû le faire il y a longtemps ».

Donc, « il y a longtemps » commence maintenant. Et l’une de ses planches sera le système financier eurasien. Entre-temps, « le marché » (c’est-à-dire le casino spéculatif américain) a « jugé » (selon ses propres oracles) que les réserves d’or russes – celles qui sont restées en Russie – ne peuvent pas soutenir le rouble.

Là n’est pas la question – à plusieurs niveaux. Les oracles autodidactes, qui ont subi un lavage de cerveau pendant des décennies, croient que l’hégémon dicte ce que fait « le marché ». Ce n’est que de la propagande. Le fait crucial est que dans le nouveau paradigme émergent, les pays de l’OTAN représentent au mieux 15% de la population mondiale. La Russie ne sera pas forcée de pratiquer l’autarcie parce qu’elle n’en a pas besoin : la plupart des pays du monde – comme nous l’avons vu dans la liste des pays non sanctionnés – sont prêts à faire des affaires avec Moscou.

L’Iran a montré comment s’y prendre. Les négociants du golfe Persique ont confirmé à The Cradle que l’Iran vend pas moins de 3 millions de barils de pétrole par jour, même aujourd’hui, en l’absence de signature du JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action agreement, actuellement en cours de négociation à Vienne). Le pétrole est ré-étiqueté, passé en contrebande et transféré des pétroliers en pleine nuit.

Autre exemple : l’Indian Oil Corporation (IOC), un énorme raffineur, vient d’acheter 3 millions de barils d’Urals russe au négociant Vitol pour livraison en mai. Il n’y a pas de sanctions sur le pétrole russe – du moins pas encore.

Le plan réductionniste mackinderesque de Washington consiste à manipuler l’Ukraine pour en faire un pion jetable afin de s’attaquer à la Russie par la méthode de la terre brûlée, puis à la Chine. Il s’agit essentiellement de diviser pour mieux régner afin d’écraser non pas un, mais deux concurrents pairs en Eurasie qui avancent au même rythme en tant que partenaires stratégiques complets.

Comme le voit Hudson : « La Chine est dans le collimateur, et ce qui est arrivé à la Russie est une répétition générale de ce qui peut arriver à la Chine. Dans ces conditions, il vaut mieux rompre plus tôt que plus tard. Parce que l’effet de levier est le plus élevé maintenant ».

Tout le blabla sur « l’effondrement des marchés russes », la fin des investissements étrangers, la destruction du rouble, un « embargo commercial total », l’expulsion de la Russie de « la communauté des nations », etc. est destiné aux galeries zombifiées. L’Iran a fait face à la même chose pendant quatre décennies, et a survécu.

La justice poétique historique, comme l’a laissé entendre Lavrov, fait que la Russie et l’Iran sont sur le point de signer un accord très important, qui pourrait être l’équivalent du partenariat stratégique Iran-Chine. Les trois principaux nœuds de l’intégration de l’Eurasie sont en train de perfectionner leur interaction et, tôt ou tard, ils pourraient utiliser un nouveau système monétaire et financier indépendant.

Mais il y a encore plus de justice poétique en route, autour de l’ultime changement de jeu. Et il est arrivé bien plus tôt que nous le pensions tous.

L’Arabie saoudite envisage d’accepter les yuans chinois – et non les dollars américains – pour vendre du pétrole à la Chine. Traduction : Pékin a dit à Riyad que c’était la nouvelle donne. La fin du pétrodollar est proche – et c’est le clou certifié dans le cercueil de l’indispensable Hégémon.

En attendant, il reste un mystère à résoudre : où est cet or russe gelé ?

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

Say Hello to Russian Gold and Chinese Petroyuan

L’article en anglais a été publié initialement par The Cradle

Traduction Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Pepe Escobar, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/dites-bonjour-a-lor-russe-et-au-petroyuan-chinois/5666379

Dans RUSSIE

IRAN/RUSSIE/CHINE : PREMIER CONSEIL DE GUERRE ?

Par Le 15/03/2022

Le MAE iranien en visite à Moscou appelle son homologue chinois

Tuesday, 15 March 2022 7:33 PM  [ Last Update: Tuesday, 15 March 2022 7:33 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov, a Moscou. ©IRNA

48 heures après la frappe anti-israélienne à Erbil le MAE iranien se trouve à Moscou qui à j+20 de la guerre en Ukraine continue à exiger un démantèlement de l’OTAN à ses portes. Or la Chine n’était pas absente de ce Conseil de guerre contre l’empire.

En tête d’une délégation, le ministre iranien des Affaires étrangères est arrivé il y a quelques heures à Moscou afin de rencontrer les responsables et son homologue russe Sergueï Lavrov pour discuter des relations bilatérales et régionales et les questions internationales.

Le haut diplomate iranien a souligné qu’aucun facteur étranger ou quel que soit le résultat des négociations à Vienne ne pouvait empêcher le processus du développement des relations de l’Iran avec la Russie ou d’autres pays.

Amir-Abdollahian a décrit constructive l’approche de la Russie au cours des 11 derniers mois de pourparlers de Vienne et s’est dit convaincu que cette approche se poursuivra jusqu’à ce qu’un bon accord crédible soit conclu.

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Que propose et demande Raïssi à Poutine ?

C’est dans ce contexte que l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Pékin a également fait état de la conversation téléphonique concernant les questions de pourparlers de Vienne entre Hossein Amir-Abdollahian et son homologue chinois Wang Yi.

« L’heure de cette conversation téléphonique était auparavant planifiée et a eu lieu depuis Moscou en raison de sa coïncidence avec la visite d’Amir-Abdollahian en Russie », a-t-il déclaré.

Évoquant la nécessité de mettre en œuvre les accords conclus lors de la récente rencontre de président iranien avec son homologue russe à Moscou, Lavrov a souligné la volonté de la Russie de développer la coopération avec l’Iran dans tous les domaines, en particulier dans le secteur économique.

« Je voudrais déclarer ici que la Russie ne posera aucun obstacle à la conclusion d’un accord et qu’il n’y aura aucun lien entre les développements en Ukraine et les négociations de Vienne », a déclaré Amir-Abdollahian.

Nucléaire: l'Iran sera dupe?

Nucléaire : l’Iran sera dupe ?

« L’Iran a prouvé sa bonne volonté. L’issue des pourparlers de Vienne dépend de l

Le ministre russe des Affaires étrangères a souligné le plein soutien de la Russie à la finalisation de l’accord de Vienne, soulignant que la Russie ne s’y opposerait pas contrairement aux allégations américaines, et maintiendrait une approche constructive jusqu’à la fin des pourparlers de Vienne

Par ailleurs, un haut responsable américain a également déclaré mardi 15 mars que les nouvelles sanctions américaines contre la Russie ne comprenaient pas la participation russe aux projets nucléaires iraniens.

Lavrov a déclaré que Moscou avait reçu des garanties écrites des États-Unis que les nouvelles sanctions américaines anti-russes n’entraveraient pas la coopération entre les deux pays dans le cadre de l’accord avec l’Iran y compris la coopération concernant le projet principal de la centrale électrique de Bushehr.

 “Nous avons obtenu des garanties écrites. Elles ont été incluses aux accords de relance du Plan d’action global commun sur le programme nucléaire iranien”, a dit Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, au côté de son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian.

 “En recourant des allégations sans fondement les États-Unis tentent d’accuser la Russie d’avoir perturbé le processus des pourparlers de Vienne alors que certaines parties à l’exception de la Russie n’ont pas encore confirmé l’accord nucléaire”, a déclaré Lavrov. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/15/678622/Iran-Russie-Chine---1er-Conseil-de-guerre-

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE RUSSIE : TENTER DE CREER DES ARMES BIOLOGIQUES EN UKRAINE CONSTITUE UNE MENACE DIRECTE POUR L’EUROPE ET TOUTE L’HUMANITE

Par Le 15/03/2022

14 Mars 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie : La tentative de créer des armes biologiques en Ukraine constitue une menace directe pour l'Europe et l'humanité tout entière
3/14/22 3:50 PM
La tentative de créer des armes biologiques en Ukraine constitue une menace directe pour l'Europe et l'humanité tout entière.

 

Déclaration de G.A.Zyuganov

 

Au cours de l'opération des forces armées russes pour la libération de l'Ukraine du nazisme, des données fiables ont été obtenues sur la disponibilité d'une trentaine de laboratoires biologiques américains sur son territoire. D'après les documents disponibles, des études scientifiques au profit du département américain de la défense étaient en cours là-bas. En fait, ces laboratoires étaient impliqués dans le développement d'armes biologiques.

Pendant trois ans, j'ai servi dans le Groupe des troupes soviétiques en Allemagne en tant qu'officier de renseignement militaire et j'ai participé à la lutte contre les armes atomiques, chimiques et biologiques. Par conséquent, je connais de première main la nature absolument inhumaine de ces armes. Après tout, même Hitler n'a pas osé utiliser des armes chimiques pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mais aujourd'hui, il s'avère que les États-Unis rompent la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes biologiques et à toxines de 1972. Il s'agit d'une violation flagrante des engagements internationaux des États-Unis, susceptible de constituer une menace pour l'humanité tout entière.

Le développement d'armes biologiques sur le territoire de l'Ukraine a été maintenu dans le plus grand secret.

Puisque nous parlons de dizaines de laboratoires dispersés dans tout le pays, y compris à proximité des frontières russes, nous pouvons conclure avec certitude au développement d'armes génétiques contre les nations slaves - Russes, Biélorusses et Ukrainiens. Nous devrions tous exiger une enquête internationale sur ce crime.

Le monde doit comprendre que dans l'opération en Ukraine, la Russie protège l'humanité. Nous protégeons le monde du fascisme. Les nations de notre planète doivent s'unir pour lutter contre la peste brune, qui renaît en Europe avec un nouveau soutien des États-Unis. Ensemble, nous pouvons arrêter cette peste, en empêchant sa dissémination sur notre planète.

 

 

Président du CC du PCFR G. Zyuganov

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-Attempt-to-create-biological-weapons-in-Ukraine-means-a-direct-threat-to-Europe-and-all-humanity/

Tag(s) : #PCFR#Communiste#Russie#Ukraine

Dans RUSSIE

« ISRAËL » POUSSE LA RUSSIE DANS LES BRAS DE LA RESISTANCE

Par Le 14/03/2022

Israël pousse Moscou dans les bras de la Résistance

Monday, 14 March 2022 3:44 PM  [ Last Update: Monday, 14 March 2022 3:44 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) et son homologue israélien Isaac Herzog passent en revue une haie d'honneur avant leur rencontre au palais Mariinskyi à Kiev le 5 octobre 2021. ©AFP via Getty Images

Le ministre des Affaires étrangères du régime israélien, Yaïr Lapid, a affirmé qu’Israël ne servirait pas de voie de contournement des sanctions imposées par l’Occident contre la Russie après l’opération militaire russe en Ukraine.

« Le ministère des Affaires étrangères coordonne la question avec des partenaires tels que la Banque d’Israël, les ministères des Finances, de l’Économie, de l’Énergie et l’Autorité des aéroports », a indiqué Lapid, lors d’une allocution conjointe lundi 14 mars avec son homologue slovaque Ivan Korcok à Bratislava.

Yaïr Lapid avait pris position la veille contre la Russie après une rencontre avec son homologue roumain, Bogdan Aurescu. Sur Twitter, Lapid a écrit dimanche qu’Israël, tout comme la Roumanie, condamnait l’opération russe en Ukraine, appelant la Russie à mettre fin aux combats et à opter pour un règlement négocié de la crise.

Au cours des derniers jours, le Premier ministre israélien Naftali Bennett a été en contact avec les parties russe et ukrainienne. Selon la télévision israélienne, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé lors d’un entretien téléphonique l’aide de Naftali Bennett pour convaincre Moscou de libérer de hauts responsables ukrainiens. Plus tôt, le 5 mars, Bennett avait effectué une visite à Moscou. Lors de cette visite que les médias israéliens n’ont presque pas couverte, Bennett a discuté avec le président russe pendant au moins trois heures sur la crise ukrainienne ; or, certaines sources dont la chaîne Al-Mayadeen avaient laissé entendre que Moscou avait clairement refusé la médiation israélienne.

Quels sont les impacts de la crise en Ukraine sur l’axe de la Résistance ?

L’expert des questions politiques du Moyen-Orient, Saadollah Zare’i estime que cette question doit trouver sa place privilégiée dans les débats politiques du jour. Évoquant la position négative immuable de l’Occident envers le monde musulman et l’axe de la Résistance, Zare’i tient à dire que cela n’a pas été le cas quant à la Russie. « Par exemple, bien que 1 300 000 juifs d’origine russe habitent en Israël, l’on peut dire que la Russie a pris plutôt des positions pro-palestiniennes au cours des 30-40 dernières années », affirme l’expert politique cité par l’agence de presse Mehr News.

Ukraine: le virage asymétrique de Poutine?

Ukraine: le virage asymétrique de Poutine?

« Cette question est perceptible aujourd’hui sous forme d’une contrariété évidente entre le gouvernement russe et le régime israélien. Les récentes prises de position de Moscou au sujet de la poursuite des agressions israéliennes contre la Syrie font partie des changements importants [laissant conclure que la Russie a su se distinguer de l’Occident et ses hostilités permanentes envers l’axe de la Résistance]. Par ailleurs, la Russie entretient d’étroites relations avec l’Iran, ce qui est en contraste avec les politiques américano-israéliennes. En effet, entre l’Occident et le monde de l’islam, c’est pour ce dernier que la Russie montre un penchant. »

Saadollah Zare’i fait également allusion à un sentiment de haine général qui existe sur toute l’étendue du monde musulman, depuis l’Afrique jusqu’à l’Asie, dans des pays chiites aussi bien que sunnites, vis-à-vis de l’Occident et de l’Amérique. « Cette haine n’a jamais existé envers la Russie et il y a évidemment des raisons à cela », indique l’expert politique.

Russie : Macron veut la guerre?!

Russie : Macron veut la guerre?!

« Il y a là-dessus un point important qui mérite d’être évoqué. Les régions qu’on connaît sous l’appellation du monde de l’islam, depuis l’Afrique jusqu’à l’ouest de l’Asie, ont souvent été sous l’impact des politiques occidentales, notamment américaines. L’on peut dire que les musulmans ont toujours vécu sous les pressions occidentales d’une manière ou d’une autre, alors que les Russes n’ont pas été présents sur cette étendue géographique. Il est donc tout à fait normal que les musulmans habitant ces régions aient pour leur premier souci de se libérer de l’hégémonie imposée par les Américains, et pas par les Russes. »

Saadollah Zare’i revient ensuite à la crise ukrainienne et aux prises de position de l’axe de la Résistance. « Nous avons pu constater que face aux évolutions en cours en Ukraine, le monde musulman et surtout l’axe de la Résistance ont réalisé qu’il leur conviendrait mieux de prendre une position contre l’Occident. En effet, les leaders de la Résistance ont réalisé que ces évolutions marquent un tournant important qui impactera à l’avenir la donne régionale et internationale ».

« En plus, les prises de position “révélatrices” de certains pays ont amené les composants de l’axe de la Résistance à se faire une idée plus claire envers les évolutions actuelles. La Turquie, par exemple, n’a pas l’habitude de prendre des positions pro-Résistance. Concernant la crise ukrainienne, aussi, Ankara s’est rangé aux côtés des Occidentaux et contre la Russie, mettant au grand jour l’immaturité politique du président Erdogan ».

La Russie frappe Israël !

La Russie frappe Israël !

Pour finir, l’expert des questions politiques du Moyen-Orient ajoute : « Et en parlant du régime israélien, ce dernier a pris position en faveur de l’Occident et contre la Russie. Ce faisant, Israël a poussé la Russie encore davantage vers un rapprochement avec l’axe de la Résistance. Ces évolutions sont effectivement le signe précurseur d’un changement qui affectera l’arène géopolitique de la région en faveur de l’axe de la Résistance. »

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/14/678545/lapid-isra%C3%ABl-condamne-russie-ukraine-r%C3%A9sistance

Dans RUSSIE

LE YUAN REMPLACE LE DOLLAR ET L’EURO DANS LES BANQUES RUSSES

Par Le 14/03/2022

Le yuan remplace le dollar et l’euro dans les banques russes

 Depuis 4 heures  14 mars 2022

yuan

 Amérique et Europe - Russie

 

 

Alors que la Russie est désormais officiellement coupée du dollar américain et de l’euro, la banque publique VTB Bank a proposé à sa clientèle d’ouvrir des comptes d’épargne en yuan chinois, avec un taux d’intérêt maximal de 8 %. La deuxième plus grande banque du pays a été frappée par les sanctions occidentales visant à isoler totalement la Russie sur le plan financier en raison de sa guerre en Ukraine.

« À la lumière de la hausse des taux de change du dollar et de l’euro, de nombreux clients se montrent intéressés par des investissements dans d’autres devises, et le yuan est l’une des options les plus abordables et les plus prometteuses pour investir des fonds », a déclaré la banque dans un communiqué.

Les clients existants seraient en mesure d’ouvrir des dépôts à distance sur VTB Online avec un montant minimum de 100 yuans (16 dollars). Dans les agences de la VTB, ils peuvent déposer un minimum de 500 yuans.

Washington interdit la fourniture de dollars à la Russie

Selon la banque, la dernière offre sera l’alternative la plus rentable aux dépôts dans d’autres devises étrangères. Le rendement annuel d’un dépôt de trois mois est de 8 % en dollars et de 7 % en euros.

En revanche, un dépôt de six mois en roubles offre actuellement un rendement annuel de 21 %. La VTB a déclaré qu’au cours de la semaine dernière, les clients avaient investi plus de mille milliards de roubles (15 milliards de dollars) dans des produits d’épargne traditionnels.

Les institutions financières russes ont été soumises à une pression croissante après l’introduction des sanctions liées à l’Ukraine. Les banques ont dû se tourner vers la Chine pour commencer à utiliser son système UnionPay pour les cartes de crédit, après que Visa et Mastercard ont annoncé la suspension de leurs opérations dans le pays.

« Certaines banques russes ne peuvent pas avoir accès à d’autres devises, donc le yuan est probablement la meilleure autre alternative », a déclaré à Bloomberg Khoon Goh, responsable de la recherche sur l’Asie à l’Australia & New Zealand Banking Group.

« Pourtant, la façon la plus simple pour la Russie de se procurer des yuans serait de recevoir des yuans par le biais de transactions. Les clients des banques russes qui sont des exportateurs pourraient vendre à la Chine et recevoir des renminbi en paiement. »

Source: RT

https://french.almanar.com.lb/2275352

   

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : CE QUI SE PASSE EN UKRAINE ET DANS LES ENVIRONS

Par Le 14/03/2022

13 Mars 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie  : Ce qui se passe en Ukraine et dans les environs
3/11/22 2:52 PM
Ce qui se passe en Ukraine et dans les environs

 

Il y a une guerre en Ukraine. Extérieurement, cela ressemble à un conflit armé entre la Russie et l'Ukraine. Toutes les forces politiques, y compris la gauche, se sont exprimées sur ces événements. L'éventail des évaluations : de l'humaniste-émotionnel ("des gens meurent, arrêtez la guerre") au purement de classe ("l'Occident pousse deux régimes oligarchiques"). En fait, ce conflit a des racines profondes. Lorsque nous analysons la situation, nous devons tenir compte à la fois du contenu national de la lutte de classe et du contenu de classe de la lutte nationale.

Qu'est-ce que l'Ukraine ? Le territoire de l'actuelle Ukraine jusqu'au milieu du XVIIe siècle était un espace peu peuplé, disputé par les pays voisins. Au début du XXe siècle, les terres de l'actuelle Ukraine étaient divisées entre la Pologne, l'Autriche-Hongrie et la Russie. Après la révolution de 1917, certaines de ces terres ont temporairement déclaré leur indépendance. Cependant, en 1922, elles ont rejoint l'URSS en tant que République socialiste soviétique d'Ukraine. L'Ukraine a donc obtenu le statut d'État, bien que limité.

L'Ukraine était un pays agricole. Pour assurer son développement, en 1918, à la suggestion de Vladimir Lénine, six régions industrielles russes, dont Donetsk et Lugansk, qui n'avaient jamais fait partie de l'Ukraine, ont été transférées à l'Ukraine. En 1939, la Galicie (Ukraine occidentale), qui faisait auparavant partie de la Pologne, a été annexée à l'Ukraine. Le territoire actuel de l'Ukraine est le résultat de son entrée dans l'URSS. Il est constitué de morceaux disparates : de la Galicie (Lviv) avec une forte influence du catholicisme à l'Ukraine orientale, qui gravite fortement vers la Russie.

L'Ukraine socialiste se développe puissamment. La construction d'avions et de fusées, la pétrochimie, l'industrie électrique (4 centrales nucléaires) et les industries de défense sont venues s'ajouter à l'extraction de métaux et de charbon. En tant que partie de l'URSS, l'Ukraine a reçu non seulement la majeure partie de son territoire actuel, mais aussi un potentiel économique qui en fait la 10e économie d'Europe. Les politiciens ukrainiens étaient dominants au sein de la direction soviétique. N.Khrushev, L.Brezhnev, K.Tchernenko ont dirigé l'URSS de 1953 à 1983.

Après l'effondrement de l'URSS en décembre 1991, l'Ukraine est devenue un État indépendant pour la première fois de son histoire. Mais cela a détruit l'intégration économique séculaire avec la Russie. Le modèle du "marché" a conduit à la désindustrialisation de l'Ukraine, à une forte baisse du niveau de vie de la population. Sur la base de privatisations prédatrices, une classe oligarchique s'est formée.

Aujourd'hui, l'Ukraine est le pays le plus pauvre d'Europe. Le niveau de corruption et de différenciation sociale est le plus élevé au monde. L'industrie manufacturière, à l'exception de la métallurgie, est pratiquement détruite. L'économie repose sur les prêts occidentaux et les transferts d'argent de la main-d'œuvre migrante qui est partie en Europe et en Russie à la recherche de travail. (environ 10 millions sur 45 millions de personnes), essentiellement des spécialistes qualifiés. La dégradation du capital humain a atteint sa limite. Le pays est au bord d'une catastrophe nationale.

La population ukrainienne est fortement mécontente. Cependant, ce mécontentement à l'égard des autorités pro-occidentales est manipulé de manière à ce que, chaque fois, des forces encore plus pro-occidentales gagnent les élections. En février 2014, un coup d'État soutenu par les États-Unis et l'OTAN a été perpétré en Ukraine. Le département d'État américain a déclaré publiquement qu'il avait investi 5 milliards de dollars dans sa préparation.

Des néonazis ont pris le pouvoir. Il s'agit tout d'abord de personnes originaires de l'ouest de l'Ukraine (Galicie), qui a été pendant des siècles sous la domination de la Pologne et de l'Autriche-Hongrie. Des sentiments extrêmement nationalistes, antisémites, anti-polonais, russophobes et anti-communistes y sont historiquement forts. Après l'invasion de l'URSS par Hitler, les troupes allemandes ont été accueillies en Ukraine occidentale avec des fleurs. Des divisions SS y ont été formées pour combattre l'Armée rouge. Les nationalistes locaux, dirigés par Stephan Bandera, un admirateur d'Hitler, ont entrepris d'exterminer la population juive. En Ukraine, environ 1,5 million de Juifs ont été tués - un quart de toutes les victimes de l'Holocauste. Lors du "massacre de Volyn" en 1944, environ 100 000 Polonais ont été brutalement assassinés en Ukraine occidentale. Les Banderas ont détruit les guérilleros soviétiques et brûlé vifs les hommes, les femmes et les enfants dans des centaines de villages de Biélorussie. Les nationalistes ukrainiens qui ont servi de gardiens dans les camps de concentration allemands sont devenus célèbres pour leur cruauté monstrueuse.


Après la guerre, de 1945 à 1953, les rebelles anticommunistes et antisoviétiques soutenus par les États-Unis et le Royaume-Uni en Ukraine occidentale ont semé la terreur contre la population civile. Pendant ces années, Banderas a tué environ 50 000 civils. C'est la nature des forces - descendants et adeptes des fascistes - qui sont arrivées au pouvoir après le coup d'État de 2014. Les traditions de terreur anti-polonaise, antisémite et anti-russe sont très fortes chez les néo-nazis qui gouvernent maintenant réellement l'Ukraine. 42 opposants au nazisme ont été brûlés vifs dans le bâtiment des syndicats à Odessa le 2 mai 2014.

C'est une alliance des néo-nazis avec le capital oligarchique. Les Banderistes (comme les stormtroopers SS en Allemagne) servent de détachement de choc au grand capital. La seule différence est que les Banderas s'abstiennent de tout antisémitisme pur et simple, ayant établi une unité de classe avec l'oligarchie locale. Les banderistes contrôlent étroitement chaque mouvement du pouvoir d'État, le faisant constamment chanter avec la menace d'un coup d'État. D'autre part, la politique de l'Ukraine est déterminée par l'ambassade des États-Unis à Kiev.

La nature de l'État ukrainien actuel est une alliance du grand capital et de la bureaucratie d'État, s'appuyant sur des éléments criminels et fascistes sous le contrôle politique et financier total des États-Unis.

Après 2014, l'idéologie nazie est implantée en Ukraine. La journée de la victoire sur le fascisme du 9 mai a été annulée. Les fascistes ukrainiens - organisateurs et participants aux atrocités de la guerre - sont officiellement reconnus comme des héros nationaux. Chaque année, des marches aux flambeaux sont organisées en l'honneur des criminels fascistes. Des rues et des places portent leur nom. Le parti communiste d'Ukraine fonctionne dans la clandestinité. L'intimidation et les assassinats politiques de politiciens et de journalistes sont devenus constants. Les monuments à Lénine et tout ce qui est lié à la mémoire de la vie en URSS sont détruits.

Dans le même temps, une tentative d'assimilation forcée de la population russe d'Ukraine a commencé avec la suppression de la langue russe. Une tentative d'introduire l'afrikaans à la place de l'anglais en Afrique du Sud a conduit au soulèvement de Soweto en 1976. La même chose s'est produite en Ukraine. Une tentative de transférer l'enseignement scolaire du russe vers l'ukrainien a suscité une puissante résistance dans les régions de Donetsk et de Lugansk. Les gens ont pris les armes. En mai 2014, un référendum y a été organisé, dans lequel 87 % des citoyens ont voté pour l'indépendance. C'est ainsi que sont nées les républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL). Après plusieurs tentatives infructueuses d'invasion de la RPL-DP, les nazis de Kiev sont passés à la terreur. Pendant 8 ans de bombardements par des canons de gros calibre, plus de 13 000 civils, dont des enfants, des femmes et des personnes âgées, ont été tués en RPLP. Avec le silence complet de la communauté mondiale.

Les communistes de Russie prennent une part active à la défense de la RPLP. Des centaines de communistes combattent les nazis au sein des troupes des républiques populaires. Des dizaines de communistes meurent dans cette lutte. En 8 ans le PCFR a envoyé 93 convois d'aide humanitaire à ces républiques avec un poids total de 13.000 tonnes, a reçu des milliers d'enfants pour le repos et le traitement en Russie. Pendant toutes ces années, le PCFR dirigé par Gennady Zyuganov a exigé des dirigeants russes la reconnaissance de l'indépendance du Donbass.

En mars 2015, à l'initiative de la Russie (avec la participation de l'Allemagne et de la France), les accords de Minsk ont été conclus, qui prévoyaient le statut spécial de la LPR-DPR au sein de l'Ukraine. Cependant, l'Ukraine s'est soustraite à leur mise en œuvre. Avec le soutien des États-Unis, Kiev se préparait à écraser la LPR-DPR par la force des armes. Les États-Unis, le Royaume-Uni et d'autres membres de l'OTAN ont assuré la formation de l'armée ukrainienne. Ils ont construit plus de 30 installations militaires majeures en Ukraine, dont 15 laboratoires du Pentagone pour le développement d'armes bactériologiques (choléra, peste et autres maladies mortelles). L'Ukraine, avec ses quatre centrales nucléaires et son énorme potentiel scientifique et technique, est capable de construire une bombe A. Cette intention a été publiquement déclarée. Cette intention a été déclarée publiquement. Il existe un risque de déploiement de missiles de croisière américains. La situation en Ukraine menace de plus en plus la sécurité de la Russie.

En décembre 2021, la Russie a proposé aux États-Unis de parler de la non-expansion de l'OTAN. Les États-Unis et l'OTAN ont ignoré cette proposition. En janvier 2022, la Russie a prévenu qu'elle serait obligée de prendre des mesures supplémentaires pour protéger sa sécurité. Au même moment, on a appris que l'Ukraine avait concentré 150 000 militaires et bataillons nazis dans le Donbass. Kiev, soutenu par les États-Unis, se prépare à reprendre le contrôle du Donbass par la guerre en mars prochain.

Le 22 février, le président Poutine a annoncé la reconnaissance de l'indépendance de la LPR-DPR. Le 25 février, l'opération des forces armées russes a commencé.

La Russie ne va pas occuper l'Ukraine. Le but de l'opération est la libération de l'Ukraine des nazis et sa neutralité (refus de rejoindre l'OTAN). La tactique des troupes russes est, tout en attaquant les installations militaires, de minimiser les pertes parmi la population civile et les militaires ukrainiens, d'éviter la destruction des infrastructures civiles. C'est un peuple fraternel. Nous continuerons à vivre ensemble. Cependant, les nazis de Bandera utilisent les tactiques les plus dégoûtantes des fascistes allemands, en utilisant les civils et leurs maisons comme boucliers humains. Ils installent de l'artillerie et des tanks dans les zones résidentielles, interdisent aux citoyens de quitter les zones de guerre, transformant des centaines de milliers de personnes en otages.

Cette infâme tactique nazie n'est pas condamnée en Occident. Ce sont les États-Unis, qui mènent une guerre de l'information par le biais des médias qu'ils contrôlent (seule Russia Today résiste), qui sont intéressés par cette guerre. Les États-Unis frappent non seulement la Russie mais aussi l'Europe. La guerre de l'OTAN contre la Yougoslavie en 1999 était un moyen de déstabiliser l'Union européenne. Aujourd'hui, le principal objectif des États-Unis est d'empêcher les livraisons de gaz russe via le gazoduc Nord Stream-2 pour obliger l'Europe à acheter du gaz liquéfié plus cher aux États-Unis, ce qui affaiblirait fortement l'Allemagne et d'autres pays de l'UE. Le volume des échanges entre la Russie et l'UE est de 260 milliards de dollars par an. Avec les États-Unis - 23 milliards de dollars . Soit 10 fois moins. Par conséquent, les sanctions imposées à la demande des États-Unis frappent en premier lieu l'Europe. Les événements en Ukraine sont encore une autre guerre américaine pour le contrôle du monde.

À propos, les affirmations sur le caractère mondial du boycott de la Russie sont fausses. Les pays BRICS (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui représentent 43 % de la population mondiale, n'ont pas soutenu les sanctions. La Chine est la première et l'Inde la troisième plus grande économie du monde. Les sanctions n'ont pas été soutenues par l'Asie (à l'exception du Japon et de la Corée du Sud avec leurs bases militaires américaines), par le Moyen-Orient, par les plus grands pays d'Amérique latine et par la majorité des pays de l'Union européenne.

Depuis 30 ans, je suis l'un des critiques les plus actifs de la politique intérieure et étrangère de l'élite russe. Dans son caractère de classe, le pouvoir oligarchique-bureaucratique en Russie n'est pas très différent du pouvoir en Ukraine (sauf sans le fascisme et le contrôle total des États-Unis). Toutefois, dans les cas malheureusement rares où les dirigeants de la Russie poursuivent une ligne qui répond aux intérêts historiques du pays et du peuple, le principe de la critique "automatique" n'est guère approprié.

Je soutiens depuis longtemps que les sanctions auront un effet bénéfique pour se débarrasser de la dépendance imposée de la Russie à l'égard de l'Occident dans divers domaines de la vie. Le gouvernement russe fait déjà les premiers pas dans cette direction. La tâche des forces de gauche est d'encourager vigoureusement les autorités à changer non seulement la politique étrangère, mais aussi le cours socio-économique, qui ne correspond pas aux intérêts du peuple.

Vyacheslav Tetekin,

Membre du CC du PCFR

Docteur en sciences de l'histoire,

Ex-parlementaire de la Douma d'Etat russe (2011-2016)

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-What-is-happening-in-and-around-Ukraine/

Tag(s) : #PCFR#Communiste#Russie#Ukraine

Dans RUSSIE

DECLARATION DU REPRESENTANT PERMANENT DE LA RUSSIE LORS DU BRIEFING DU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU SUR LES LABORATOIRES BIOLOGIQUES EN UKRAINE

Par Le 13/03/2022

12 mars 2022

11 

Déclaration du représentant permanent de la Russie lors du briefing du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les laboratoires biologiques en Ukraine

[traduction d’une retranscription en anglais]

Déclaration du représentant permanent Vassily Nebenzia lors du briefing du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les laboratoires biologiques en Ukraine

Mme la Présidente,
Chers collègues,

La pandémie de COVID-19 a démontré combien l’humanité est vulnérable face aux menaces biologiques. Elle nous a fait payer un lourd tribut et continue de coûter la vie à des gens.

Lorsque la Convention sur l’interdiction des armes biologiques et à toxines (BTWC) est entrée en vigueur en 1975, on pouvait espérer que le monde serait au moins à l’abri des menaces biologiques d’origine humaine, car tous les États-signataires avaient pris conscience des risques énormes liés à l’utilisation d’armes biologiques (BW) et avaient abandonné leurs projets de développement.

Malheureusement, nous avons des raisons de penser que ces espoirs ne se sont pas complètement réalisés.

Nous avons convoqué cette réunion parce qu’au cours de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine, des faits choquants sont apparus : le régime de Kiev dissimule de toute urgence les traces d’un programme biologique militaire que Kiev a mis en œuvre avec le soutien du ministère américain de la défense.

Le ministère russe de la Défense a mis la main sur des documents confirmant que l’Ukraine a développé un réseau d’au moins 30 laboratoires biologiques qui accueillent des expériences biologiques extrêmement dangereuses, visant à améliorer les propriétés pathogènes de la peste, de l’anthrax, de la tularémie, du choléra et d’autres maladies mortelles à l’aide de la biologie synthétique. Ces travaux sont financés et directement supervisés par la Defense Threat Reduction Agency (DTRA) des États-Unis, notamment dans l’intérêt du National Center for Medical Intelligence du Pentagone. Le rôle clé dans ces programmes a été joué par un laboratoire central de référence BSL-3 à l’Institut de recherche scientifique anti-peste Mechnikov à Odessa, en Ukraine. Les centres de recherche d’autres villes ont également joué un rôle - Kiev, Lvov, Kharkov, Dnipro, Kherson, Ternopol, Uzhgorod, Vinnytsia. Les résultats des recherches ont été envoyés aux centres biologiques de l’armée américaine, c’est-à-dire à l’Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l’armée américaine, à l’Institut de recherche de l’armée Walter Reed, à l’Institut de recherche médicale de la marine américaine et aux laboratoires de guerre biologique de l’armée américaine à Fort Detrick, qui étaient les principaux centres du programme d’armes biologiques américain.

Tous les documents sont disponibles sur le site Web du ministère russe de la Défense et sont présentés lors de briefings quotidiens. Permettez-moi de citer les exemples les plus parlants.

Les militaires russes ont pris connaissance des détails du projet UP-4, mis en œuvre dans les laboratoires de Kiev, Kharkov et Odessa. Il étudiait les possibilités de propagation d’infections particulièrement dangereuses par les oiseaux migrateurs, notamment la grippe hautement pathogène H5N1 (mortelle pour l’homme dans 50 % des cas) et la maladie de Newcastle. Dans le cadre d’un autre projet, les chauves-souris ont été considérées comme des vecteurs d’agents biologiques potentiels. Parmi les priorités identifiées figure l’étude des agents pathogènes bactériens et viraux pouvant être transmis des chauves-souris à l’homme : agents pathogènes de la peste, de la leptospirose, de la brucellose, ainsi que des coronavirus et des filovirus. Les documents relatifs aux projets indiquent clairement que les États-Unis ont activement financé des bioprojets en Ukraine.

En outre, des expériences ont été menées pour étudier la propagation de maladies infectieuses dangereuses par des ectoparasites - puces et poux. Il est clair, même pour les non-experts, que de telles expériences sont très imprudentes, car elles ne permettent pas de contrôler l’évolution de la situation. Des recherches similaires (utilisant des puces et des poux comme agents biologiques) ont été menées dans les années 40 sur le développement de composants d’armes biologiques par la tristement célèbre unité japonaise 731, dont les membres ont ensuite fui aux États-Unis pour échapper aux poursuites pour crimes de guerre.

L’Ukraine bénéficie d’une situation géographique unique, où se croisent les routes migratoires transcontinentales des porteurs potentiels de maladies dangereuses. Nombre de ces routes passent par les territoires de la Russie et de l’Europe de l’Est. Les recherches que j’ai mentionnées ont été effectuées au beau milieu de l’Europe de l’Est et à proximité immédiate des frontières russes. Selon les données reçues, les oiseaux bagués et relâchés au cours de la recherche biologique dans la réserve naturelle de Kherson ont été capturés dans les régions russes d’Ivanovo et de Voronezh.

L’analyse des matériaux obtenus confirme le transfert à l’étranger de plus de 140 conteneurs contenant des ectoparasites de chauves-souris provenant d’un biolab de Kharkov. En l’absence de tout contrôle international, nous ne savons rien du sort de ces biomatériaux dangereux et des conséquences qui pourraient survenir une fois qu’ils se seront "dissipés" (peut-être en Europe). En tout état de cause, les risques sont élevés qu’ils soient volés à des fins terroristes ou vendus au marché noir.

Plusieurs milliers d’échantillons de sérum sanguin de patients atteints du COVID-19 (la plupart d’entre eux d’ethnie slave) ont été transportés d’Ukraine vers le Walter Reed Army Institute of Research aux Etats-Unis - prétendument pour des essais de traitement et de prévention du COVID-19.

Tout le monde sait à quel point les États occidentaux sont sensibles lorsqu’il s’agit de transférer des échantillons biologiques de leurs citoyens à l’étranger. Et il y a une bonne raison à cela - théoriquement, les échantillons peuvent être utilisés pour créer des bioagents capables de cibler sélectivement différentes populations ethniques.

L’activité des biolabs en Ukraine que nous suivons depuis 2014, et le programme mis en œuvre par les États-Unis de la soi-disant réforme du système de santé ukrainien a déclenché une augmentation incontrôlée de l’incidence des infections dangereuses et économiquement pertinentes en Ukraine. Il y a une augmentation du nombre de cas de rubéole, de diphtérie, de tuberculose. L’incidence de la rougeole a été multipliée par plus de 100. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’Ukraine court un risque élevé d’épidémie de polio. Il est prouvé qu’à Kharkov, où se trouve l’un des laboratoires, 20 soldats ukrainiens sont morts de la grippe porcine en janvier 2016, 200 autres ont été hospitalisés. En mars 2016, 364 personnes au total étaient mortes de la grippe porcine en Ukraine. Par ailleurs, des épidémies de peste porcine africaine se produisent régulièrement en Ukraine. En 2019, une épidémie d’une maladie présentant des symptômes similaires à ceux de la peste s’est déclarée.

Alors que les États-Unis eux-mêmes ont mis fin à la recherche biologique à des fins militaires sur leur territoire en raison des risques élevés qu’elle présentait pour la population américaine, les autorités de Kiev ont en fait accepté de transformer leur pays en site d’essais biologiques et de voir leurs citoyens utilisés comme sujets d’essai potentiels. Ces expériences comportant des risques potentiels à l’échelle du pays se sont poursuivies pendant des années. Cela prouve une fois de plus le cynisme des mécènes occidentaux de Kiev qui ne cessent de crier sur tous les toits qu’ils se soucient du sort des Ukrainiens.

Comme le rapporte Reuters, l’OMS a recommandé à l’Ukraine d’éliminer ses stocks d’agents pathogènes afin d’éviter d’éventuelles fuites susceptibles de déclencher la propagation de maladies au sein de la population. On ne sait pas avec certitude si Kiev s’est conformé à cette recommandation.

Les documents que notre ministère de la défense a pu obtenir prouvent que toutes les recherches sérieuses à haut risque menées dans les laboratoires ukrainiens étaient directement supervisées par des experts américains bénéficiant de l’immunité diplomatique. Notre ministère de la défense signale qu’en ce moment, le régime de Kiev, comme l’exigent les sponsors occidentaux, s’empresse de couvrir toutes les traces afin que la partie russe ne puisse pas mettre la main sur des preuves directes de la violation de l’article 1 de la BTWC par les États-Unis et l’Ukraine. Ils s’empressent de fermer tous les programmes biologiques. Le ministère ukrainien de la santé a ordonné d’éliminer les agents biologiques déposés dans les laboratoires biologiques à partir du 24 février 2022. Nous déduisons des instructions données au personnel des laboratoires que l’ordre d’élimination des collections laissait entendre qu’il fallait les détruire de manière irrévocable. Après avoir analysé les certificats de destruction, nous pouvons dire que le laboratoire de Lvov a détruit à lui seul 232 conteneurs contenant des agents pathogènes de la leptospirose, 30 - de la tularémie, 10 - de la brucellose, 5 - de la peste. Au total, plus de 320 conteneurs ont été éliminés. Les titres des agents pathogènes et les quantités excessives donnent des raisons de penser que ce travail a été effectué dans le cadre de programmes biologiques militaires.

Permettez-moi maintenant de m’adresser séparément à nos collègues d’Europe.

Pendant toutes ces années, il y avait un site pour des tests biologiques dangereux aux portes de l’Union européenne. Nous appelons à penser à une réelle menace biologique pour la population des États européens qui pourrait être posée par une propagation incontrôlée d’agents biologiques en provenance d’Ukraine. Comme nous le savons de par notre expérience avec le COVID-19, cela ne peut être arrêté. Si tel est le cas, elle englobera l’Europe entière.

Les représentants américains sont plutôt confus lorsqu’ils parlent de l’implication des Etats-Unis dans l’activité biologique sur le territoire de l’Ukraine. Lors des auditions du Congrès américain le 8 mars, la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland a en effet confirmé l’existence de biolabs en Ukraine où des recherches biologiques à des fins militaires ont été menées. Lorsque le sénateur Marco Rubio lui a demandé si l’Ukraine possédait des armes biologiques et chimiques, elle a répondu que l’Ukraine disposait d’installations de recherche biologique qui "ne devraient pas tomber entre les mains des forces russes".

Dans le même temps, le Département d’Etat s’en tient à dire qu’il n’y aurait pas de laboratoires biologiques sous contrôle américain en Ukraine. D’où une question à la délégation américaine. Comment cela se concilie-t-il avec l’accord de 2005 entre le ministère américain de la Défense et le ministère ukrainien de la Santé concernant la coopération dans le domaine de la prévention de la prolifération de la technologie, des agents pathogènes et de l’expertise qui pourraient être utilisés dans le développement d’armes biologiques ? Ce document est disponible sur Internet. Selon l’article 3 de cet accord, le ministère de la Défense des États-Unis peut fournir une assistance au ministère de la Santé de l’Ukraine dans le domaine de la "recherche biologique coopérative, de la détection des agents de menace biologique et de la réponse" en ce qui concerne les "agents pathogènes dangereux situés dans les installations en Ukraine".

Nous soulignons que les menaces biologiques défient toutes les frontières. Aucune région du monde ne peut se sentir totalement en sécurité aujourd’hui. Les Etats-Unis supervisent plusieurs centaines de laboratoires biologiques dans 30 pays, notamment au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie du Sud-Est et le long du périmètre de l’ex-URSS. Washington n’accepte pas de les soumettre à une vérification internationale. Depuis 2001, elle entrave l’élaboration d’un protocole contraignant à la BTWC qui devrait prévoir un mécanisme de vérification fiable pour contrôler le respect de la Convention par les Etats. Cela ne peut que nous faire penser que les Etats-Unis ont quelque chose à cacher. J’appelle les collègues de ces régions à réfléchir au type d’activité que Washington mène sur leur territoire et aux conséquences que cela peut avoir pour la population.

Nous prévoyons la réaction de nos collègues occidentaux qui diront certainement que ces informations sont toutes fausses et relèvent de la propagande russe. Toutefois, ce genre de vœu pieux n’aidera guère les Européens si l’Ukraine et ses États voisins devaient connaître des épidémies de maladies dangereuses qui se propageraient ensuite au-delà de leurs frontières. Ce risque semble plutôt réel si l’on tient compte de l’intérêt considérable que les groupes radicaux et nationalistes ukrainiens portent à la recherche d’agents pathogènes dangereux menée en Ukraine dans l’intérêt du ministère américain de la Défense. Nous disposons d’informations selon lesquelles le Pentagone a donné des instructions à ses protégés ukrainiens pour que, en cas d’incident, ils accusent immédiatement les forces armées russes qui auraient lancé des frappes contre des installations de recherche et médicales, ou mettent tout sur le dos d’"équipes subversives russes".

Le ministère russe de la Défense continue d’analyser la situation biologique en Ukraine et tous les matériaux entrants. Ce que nous avons partagé aujourd’hui est une petite partie des informations dont nous disposons. Nous partagerons prochainement les détails sous forme de documents officiels du Conseil de sécurité des Nations Unies afin que vous puissiez les étudier.

Nous nous sentons obligés de tenir le Conseil de sécurité informé de la situation concernant l’activité biologique à usage militaire des États-Unis en Ukraine, qui crée des risques réels pour la paix et la sécurité internationales. Nous avons l’intention de revenir prochainement sur ce sujet. Nous n’excluons pas la possibilité d’activer les mécanismes envisagés par les articles 5 et 6 de la BTWC. Pour l’instant, nous aimerions entendre les réponses de la partie américaine aux questions que nous avons posées.

Nous vous remercions.

Vassily Nebenzia

Vidéo de la séance : https://media.un.org/en/asset/k16/k16nsx50dm
Retranscription en anglais : https://thesaker.is/sitrep-unsc-on-biolabs-in-the-ukraine/

Traduction "pour servir votre droit de savoir" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

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Dans RUSSIE

POUTINE : « LENINE EST L’AUTEUR DE L’UKRAINE D’AUJOURD’HUI » OU COMMENT TOUT CA EST LA FAUTE A…LENINE ET AUX BOLCHEVIKS !

Par Le 11/03/2022

11 mars 2022

Poutine : “Lénine est l’auteur de l’Ukraine d’aujourd’hui” ou comment tout ça est la faute à...Lénine et aux bolcheviks !

Yorgos MITRALIAS

Que diriez-vous si on s’arrêtait de pérorer sur Poutine, sur ses projets géostratégiques et ses visions politiques, et si on prenait la peine de laisser le principal intéressé, Poutine lui-même, nous en parler ? Que diriez-vous si on s’arrêtait un peu d’imaginer ce qu’il pense et ce qu’il veut faire en envahissant l’Ukraine, et au lieu de ça, lui donner la parole pour qu’il nous explique tout de première main ?

Mais, commençons par un quiz : qu’ont-ils en commun les ennemis anticommunistes occidentaux de Poutine et les défenseurs de gauche de Poutine ? La réponse est que tous les deux perçoivent la Russie de Poutine comme une certaine "continuation" de l’URSS. Les premiers pour la critiquer et la condamner, les seconds pour l’approuver et la défendre. Cependant, tant les uns que les autres comptent sans leur hôte, lequel dans ce cas n’est autre que Poutine lui-même. Alors, nous avons trouvé et lu son discours historique du 22 février, dans lequel il a exposé « longuement et en détail », pendant une heure et demie (!), les raisons de la guerre qu’il a déclarée contre l’Ukraine. Et le résultat de cette lecture a été extrêmement révélateur : ce que Poutine pense et dit est diamétralement opposé à tout ce que disent ses ennemis occidentaux et des admirateurs de gauche. Poutine déteste la révolution russe, les bolcheviks et, en particulier, Vladimir Lénine, plus que tout autre chose ! Alors, écoutons ce qu’il dit dès le début de son discours, dont il avertit qu’”il sera long et détaillé” :

« Permettez-moi donc de commencer par le fait que l’Ukraine moderne a été entièrement créée par la Russie, ou plus précisément, par la Russie bolchevique et communiste. Le processus a commencé presque immédiatement après la révolution de 1917, et Lénine et ses compagnons d’armes l’ont fait d’une manière très grossière à la Russie elle-même – par la sécession, en arrachant des parties de ses propres territoires historiques ».

Et pour qu’il soit plus clair, Poutine ajoute ces phrases dignes d’un nostalgique du régime tsariste :

« Du point de vue du destin historique de la Russie et de son peuple, les principes léninistes de construction de l’État n’étaient pas seulement une erreur, ils étaient, comme nous le disons, encore pire qu’une erreur. »

Ceci étant dit, Poutine pousse sa “logique” jusqu’au bout et tire sa conclusion finale, qui n’est autre que « la politique bolchevique a abouti à l’émergence de l’Ukraine soviétique, qui, même aujourd’hui, peut être appelée à juste titre "Ukraine de Vladimir Lénine".Il en est l’auteur et l’architecte » ! Faites attention à cette phrase de Poutine parce que ce qu’il dit à ses compatriotes est que sa guerre contre l’Ukraine est, ni plus ni moins, une guerre contre “la création de Lénine” ! Évidemment, ni les ennemis anticommunistes occidentaux de Poutine, ni ses apologistes de gauche n’ont montré la moindre envie de mettre en évidence cette phrase, et ont préféré l’enterrer et la passer sous silence pour qu’elle reste inconnue et ne leur crée pas des problèmes...

Nous voici donc au cœur du problème, ce qui nous fait revenir un siècle en arrière, aux premières années du régime soviétique établi après la victoire de la Révolution d’Octobre 1917. Ce que dit d’ailleurs Poutine lui-même quand il prévient ses compatriotes qu’il va « accorder une attention particulière à la période initiale de la création de l’URSS car je pense que c’est très important pour nous », puisqu’il croit que, pour qu’ils comprennent le pourquoi de la guerre contre l’Ukraine, « nous devrons y aller, comme on dit, de loin ». Et juste après, il précise ce qu’il veut dire :

« Permettez-moi de vous rappeler qu’après la révolution d’octobre 1917 et la guerre civile qui a suivi, les bolcheviks ont commencé à construire un nouvel État et qu’il y a eu pas mal de désaccords entre eux. Staline, qui cumule en 1922 les fonctions de secrétaire général du Comité central du PCR(b) et de commissaire du peuple pour les nationalités, propose de construire le pays sur les principes de l’autonomisation, c’est-à-dire de donner aux républiques – les futures unités administratives-territoriales – de larges pouvoirs au fur et à mesure de leur adhésion à l’État unifié ».

En se référant à Staline et son plan, Poutine entre dans le vif du sujet, qui n’est autre que ce Lénine qu’il hait à mort. Et voici ce qu’il dit :

« Lénine critique ce plan et propose de faire des concessions aux nationalistes, comme il les appelle à l’époque - les "indépendants". Ce sont les idées de Lénine sur une structure étatique essentiellement confédérative et sur le droit des nations à l’autodétermination jusqu’à la sécession qui ont constitué le fondement de l’État soviétique : d’abord en 1922, elles ont été consacrées dans la Déclaration sur l’Union des républiques socialistes soviétiques, puis, après la mort de Lénine, dans la Constitution de l’URSS de 1924 ».

Nous sommes entièrement d’accord avec la description de Poutine. Sauf que nous applaudissons l’application de ces "idées de Lénine" – et plus particulièrement, de ce damné droit à la sécession- non seulement à son époque mais aussi maintenant, et même partout et toujours, tandis que Poutine les hait viscéralement. Alors, il se demande :

« De nombreuses questions se posent immédiatement ici. Et la première d’entre elles, en fait, est la principale : pourquoi était-il nécessaire d’assouvir les ambitions nationalistes sans cesse croissantes aux confins de l’ancien empire ? (...) Pourquoi fallait-il faire des cadeaux aussi généreux dont les nationalistes les plus ardents ne rêvaient même pas auparavant, et en plus donner aux républiques le droit de se séparer de l’État unique sans aucune condition ? A première vue, c’est totalement incompréhensible, c’est de la folie ».

Simple question rhétorique parce que Poutine connaît déjà la réponse :

« Mais ce n’est qu’à première vue. Il y a une explication. Après la révolution, la tâche principale des bolcheviks était de conserver le pouvoir, c’est-à-dire à n’importe quel prix. Pour cela, ils sont allés jusqu’au bout : aux conditions humiliantes traité de Brest-Litovsk, à une époque où l’Allemagne du Kaiser et ses alliés se trouvaient dans la situation militaire et économique la plus difficile, et où l’issue de la Première Guerre mondiale était en fait prédéterminée, et pour satisfaire toutes les exigences, tous les désirs des nationalistes à l’intérieur du pays ».

Évidemment, il est absolument inconcevable pour ce va-t-en-guerre qu’est Poutine que les bolcheviks aient accepté les « conditions humiliantes du traité de Brest-Litovsk » parce qu’ils ont fait leur révolution pour arrêter et pas pour poursuivre la Première boucherie mondiale. Ni que les prétendus « nationalistes » qu’il méprise tellement, pourraient être les nombreuses nations et ethnies opprimées par l’État absolutiste tsariste, lesquelles revendiquaient leur droit élémentaire à l’autodétermination ainsi que les libertés et droits démocratiques dont elles étaient privés depuis des siècles. Tout ça ne sont que des « folies » et des « fantaisies odieuses et utopiques » pour l’obscurantiste ultra-réactionnaire et « chauvin grand-russe » Poutine. Et c’est pour ça qu’il conclut son retour – si révélateur et didactique – au passé bolchevique de Russie, par ces mots si éloquents :

« Il est très regrettable que les fantaisies odieuses et utopiques inspirées par la révolution, mais absolument destructrices pour tout pays normal, n’aient pas été rapidement expurgées des fondations de base, formellement légales, sur les quelles tout notre État a été construit ».

Conclusion ? Nous n’avons rien à ajouter lorsque Poutine lui-même est en total désaccord avec ses ennemis occidentaux et ses amis de gauche qui prétendent que sa Russie est une sorte de substitut de l’URSS, ou qu’il vise – par exemple avec sa guerre en Ukraine – à la faire revivre ! Tant les premiers que les seconds luttent contre des ombres et nous racontent des bobards tout en faisant de la propagande grossière adressée à des idiots : il n’y a probablement pas d’anticommuniste plus juré et d’admirateur plus farouche de l’empire tsariste que Poutine ! Quant au comment est-ce possible que des gens de gauche qui se disent communistes et même léninistes, arrivent à transformer cet anticommuniste invétéré et capitaliste oligarchique ultra-réactionnaire qu’est Poutine en chef d’état progressiste et anti-impérialiste, ceci, plutôt qu’un « mystère », est la preuve du long chemin qui reste à parcourir pour que la gauche redevienne vraiment radicale et donc crédible.

Yorgos Mitralias

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 Yorgos MITRALIAS

Dans RUSSIE

LES ETATS-UNIS PREPARENT-ILS UNE REVOLUTION DE COULEUR CONTRE POUTINE?

Par Le 10/03/2022

Les Etats-Unis préparent-ils une révolution de couleur contre Poutine?

Par Germán Gorraiz López

Mondialisation.ca, 09 mars 2022

Observateur continental

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Les Etats-Unis vont profiter de la crise ukrainienne pour tenter de remplacer la dépendance énergétique européenne de la Russie (40% du gaz importé par l’UE provient de Russie) par une dépendance au GNL (gaz naturel liquéfié) en inondant le marché européen.

La hausse des prix du gaz et de l’électricité aurait surpris l’Europe avec des réserves de gaz à des niveaux historiquement bas (60%) et a dévoilé l’échec retentissant des politiques énergétiques d’une Union européenne incapable d’atteindre une autosuffisance énergétique. Une nouvelle guerre du gaz aurait des effets secondaires importants en provoquant des coupures d’approvisionnement dans plusieurs pays de l’UE (le gaz russe fournit plus de 70 % de pays tels que les Etats baltes, la Finlande, la Slovaquie, la Bulgarie, la Grèce, l’Autriche, la Hongrie et la République tchèque et plus de 80% du gaz total que l’UE importe de Russie passe par l’Ukraine).

De même, la paralysie totale du projet Nord Stream 2 qui relie la Russie à l’Allemagne par la mer Baltique avec une capacité de transport maximale de 55 000 millions de mètres cubes (bcm) de gaz par an et avec une validité de 50 ans – une voie vitale pour l’Allemagne et les pays nordiques – forceront l’UE à dépendre de la fracturation hydraulique des Etats-Unis. Ainsi, ces derniers profiteront de la crise ukrainienne pour remplacer la dépendance énergétique européenne vis-à-vis de la Russie (40% du gaz importé par l’UE provient de Russie) par une dépendance à la fracturation hydraulique, inondant le marché européen de GNL (gaz naturel fracturé aux Etats-Unis et transportés par méthaniers). Ainsi, les Etats-Unis atteindraient l’objectif qu’ils poursuivaient après la crise ukrainienne.

Une révolution de couleur contre Poutine? Concernant l’Ukraine, Vladimir Poutine tente de faire en sorte que l’Ukraine n’entre pas dans l’Otan et que le différend ukrainien se dessine avec la division de l’Ukraine en deux moitiés presque symétriques séparées par le méridien 35 Est, laissant le Sud et l’Est du pays (dont la Crimée et la Mer d’Azov) sous l’orbite russe tandis que le Centre et l’Ouest de l’actuelle Ukraine navigueront dans le sillage de l’UE, le Dniepr devenant le nouveau mur de Berlin de la guerre froide 2.0. Cependant, le président russe est conscient de la nouvelle dynamique d’action-réaction dans laquelle les relations russo-américaines seront désormais impliquées (guerre froide 2.0) et qui se traduira par l’intensification de la stratégie kentienne des Etats-Unis pour étouffer l’économie russe.

Cette stratégie s’abreuverait aux sources de la théorie exposée par Sherman Kent dans son livre Strategic Intelligence for North American World Policy et publié en 1949 où il anticipait que «la guerre n’est pas toujours conventionnelle: en fait, une grande partie de la guerre, éloignée et la plus proche, a toujours été menée avec des armes non conventionnelles: […] armes politiques et économiques». Plus tard, il ajoute que les instruments de la guerre économique «consistent en la carotte et le bâton»: «le blocus, le gel des fonds, le ‘boycott’, l’embargo et la liste noire d’une part; les subventions, les prêts, les traités bilatéraux, de troc et d’accords commerciaux d’autre part». Cette doctrine se refléterait dans la mise en œuvre récente de sanctions contre la Russie pour obtenir sa famine financière et l’asphyxie de son économie.

Le but est de conduire à un défaut ou à une suspension des paiements couplée à une inflation historique qui devrait entraîner un coût de la vie inabordable pour la société russe. L’objectif serait de lancer plus tard une révolution de couleur contre Vladimir Poutine.

En cas d’échec de cette stratégie, on pourrait assister au retour de la thèse géopolitique de George Kennan, diplomate et conseiller américain dans les années 1940 et idéologue de la politique dite d’endiguement de l’URSS, qui affirmait que «dire que le renversement des régimes hostiles aux Etats-Unis est l’objectif principal des services de renseignement américains, c’est un secret de Polichinelle», une doctrine qui pourrait se refléter dans un futur complot contre le président russe qui aurait la paternité du soi-disant «Club des les îles» de George Soros. Ainsi, l’effondrement du rouble et la ruine économique prévisible à laquelle la Russie sera vouée après l’imposition des sanctions occidentales pourraient conduire les oligarques à fomenter un complot endogène avec l’objectif avoué d’affaiblir le pouvoir autrefois absolu de l’actuel président de la Russie. L’objectif serait le renvoi politique du chef du Kremlin par un coup d’Etat sans effusion de sang. 

Germán Gorraiz López, analyste politique

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Germán Gorraiz LópezObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-etats-unis-preparent-ils-une-revolution-de-couleur-contre-poutine/5666106

Dans RUSSIE

LA RUSSIE AFFIRME AVOIR CONTRECARRE LE PLAN DE L’UKRAINE D’ATTAQUER LES REGIONS SEPARATISTES

Par Le 09/03/2022

Moscou affirme avoir contrecarré le plan de l’Ukraine d’attaquer les régions séparatistes

Moscou affirme avoir contrecarré le plan de l’Ukraine d’attaquer les régions séparatistes

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Par AlAhed avec sites web

Le ministère russe de la Défense a déclaré que son opération avait déjoué un complot à grande échelle visant à attaquer les régions tenues par les séparatistes de l'est de l'Ukraine, rapporte l'Associated Press.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général de division Igor Konashenkov, a cité mercredi le 9 mars «un document intercepté» de la Garde nationale ukrainienne exposant les plans d'une opération d'une semaine visant la région du Donbass.

«L'opération militaire spéciale des forces armées russes, menée depuis le 24 février, a devancé et contrecarré une offensive à grande échelle menée par des troupes ukrainiennes contre les Républiques populaires de Louhansk et de Donetsk, qui ne sont pas contrôlées par Kiev, en mars de cette année», a déclaré dans un communiqué le général Konashenkov.

Le communiqué comprend des images de six pages, qui auraient été capturées en Ukraine.

Rédigés en ukrainien et portant les traits de documents officiels, ils semblent être des communications classifiées de la Garde nationale ukrainienne.

Selon les journaux, fin janvier, le commandant de la Garde nationale, le colonel général Mykola Balan, a ordonné à au moins certaines unités sous son commandement de renforcer leurs capacités de combat contre les républiques populaires séparatistes de Donetsk et de Lougansk.

Selon les documents, diverses parties de la préparation ont dû être achevées tout au long du mois de février, avec une date limite finale fixée au 28 février.

Les mesures ont été ordonnées sur la base d’une instruction prétendument émise par le président Volodymyr Zelensky le 18 janvier.

Le site Internet présidentiel ne répertorie aucun document auquel les documents publiés par Moscou font référence.

L’armée russe a affirmé que les documents fournissaient une indication claire que Kiev prévoyait de lancer une offensive majeure contre les rebelles au cours du mois de mars.

Il a souligné que le commandant avait apparemment insisté sur la nécessité de filtrer les soldats en fonction de leur état mental, notamment de leur capacité à prendre des risques lorsqu’ils exécutaient des ordres.

«Nous nous souvenons bien des déclarations du régime de Kiev, que les médias occidentaux ont diffusées en février, affirmant qu’il n’y avait pas de plans pour une prise de contrôle militaire de [the breakaway republics] et leur détermination à résoudre tous les problèmes par la diplomatie », a déclaré porte-parole du ministère russe de la Défense.

«Mais les originaux des documents de combat secrets de la Garde nationale d’Ukraine prouvent de manière concluante que ces déclarations étaient fausses», a-t-il ajouté.

Il a ajouté que la seule question à laquelle il reste à répondre est de savoir dans quelle mesure, le cas échéant, les nations occidentales ont participé à la planification.

Les pays de l’Otan entraînent et arment la Garde nationale ukrainienne depuis des années, a rappelé M. Konashenkov.

La Russie a lancé une opération militaire en Ukraine fin février, quelques jours après avoir reconnu les deux régions séparatistes comme nations souveraines et s’être engagée à les défendre avec force.

Entre autres choses, Moscou a affirmé que cette intervention était nécessaire pour mettre fin aux hostilités entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses, qui se poursuivent depuis 2014, et à la mort de civils au milieu des combats.

https://french.alahednews.com.lb/43258/321

russie ukraine operation militaire

Dans RUSSIE

PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LES ETATS-UNIS ET L’UNION EUROPEENNE SE DIRIGENT VERS LA REHABILITATION DU FASCISME

Par Le 09/03/2022

8 Mars 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie :  Les États-Unis et l'Union européenne se dirigent vers la réhabilitation du fascisme
3/8/22 10:31 AM
Les États-Unis et l'Union européenne se dirigent vers la réhabilitation du fascisme

 

Appel du Présidium du CC PCFR

Ces jours-ci, en essayant d'éviter une défaite complète, les fascistes de Bandera prennent en otage des centaines de milliers d'habitants des villes ukrainiennes. Menaçant de mort, les nazis ne laissent pas les civils sortir de la zone de combat, les condamnant au rôle de bouclier humain. Ils répètent les tactiques odieuses des troupes d'Hitler sur le territoire de l'URSS, lorsque les femmes et les enfants étaient poussés en avant lors des attaques et poussaient les gens dans les champs de mines.

Les pays occidentaux font tout un foin au cas où les terroristes capturent ne serait-ce qu'un seul otage. Au même moment, des centaines de milliers de personnes ont été prises en otage en Ukraine. Nous demandons une réponse directe et claire à la question des dirigeants occidentaux, à savoir J.Biden, E.Macron, O. Scholz et B. Johnson et les libéraux russes s'ils soutiennent les tactiques criminelles des nazis de Bandera pour prendre des otages ou s'ils condamnent ces atrocités ?

Ce que Bandera fait en Ukraine est du fascisme pur et simple. Nos espoirs de voir la défaite du nazisme allemand en 1945 par le peuple soviétique et son Armée rouge victorieuse mettre un terme à ce phénomène inhumain se sont évanouis. Nous sommes de plus en plus inquiets de voir la croissance de cette tumeur cancéreuse au centre de l'Europe et, une fois de plus, cela se produit avec l'aide des "démocraties" occidentales.

Nous n'avons pas oublié que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont contribué économiquement et politiquement à la formation du fascisme en Allemagne. La Wehrmacht d'Hitler, qui a détruit des dizaines de millions de personnes, a été créée en grande partie avec le soutien monétaire des monopoles américains et des oligarques allemands. Tant l'Amérique que l'Union européenne sont directement responsables des atrocités des fascistes de Bandera qui ont pris le pouvoir en Ukraine à la suite d'un coup d'État en février 2014. La participation directe des pays occidentaux au coup d'État susmentionné augmente encore leur culpabilité pour le bain de sang en Ukraine.

Nous condamnons fermement la tentative des autorités allemandes d'utiliser les événements en Ukraine pour se défaire de la responsabilité des crimes du nazisme allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Cela ne se produira jamais ! Berlin ne doit plus espérer que la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine aient oublié les atrocités monstrueuses des fascistes allemands dans les territoires occupés de l'URSS, les millions de personnes fusillées, pendues et torturées dans les camps de concentration en Allemagne et en Pologne.

Si les peuples d'Europe, dont beaucoup se rangent du côté d'Hitler contre l'URSS, l'oublient, rappelons que l'Allemagne, en 1999 comme en 1941, a bombardé Belgrade. La décision de Berlin de fournir des armes aux nazis et de permettre à des citoyens allemands de participer à des actions de combat aux côtés des nazis signifie que l'Allemagne s'engage une fois de plus dans la voie de la réhabilitation du fascisme.

Les communistes ont toujours été à l'avant-garde de la lutte contre le nazisme. Nous sommes convaincus que les forces de gauche et progressistes du monde entier nous soutiendront dans cette lutte.

Nous appelons la communauté mondiale à condamner fermement les tactiques criminelles du fascisme de Bandera qui prend les civils ukrainiens en otage. Toute autre position reviendrait à soutenir les crimes contre l'humanité.

 

Président du CC du PCFR G.A. Zyuganov

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-The-United-States-and-the-European-Union-are-heading-for-the-rehabilitation-of-fascism/

Tag(s) : #PCFR#Ukraine#Communiste

Dans RUSSIE

SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE : LA GLOBALISATION PREFERE LE SUICIDE A LA REPUDIATION

Par Le 09/03/2022

Sanctions contre la Russie : la globalisation préfère le suicide à la répudiation

 

Nous voyons ces derniers jours une avalanche de sanctions se déverser sur la Russie, mettant à la porte des Jeux paralympiques l'équipe handisport russe, bannissant les chats russes des compétition, exigeant la sortie de magasins étrangers du marché russe, etc. Mais surtout, ce sont les organes de gouvernance globale, qui ont la tentation de la régionalisation, le pouvoir atlantiste ne pouvant accepter d'être ignoré, rejeté. S'il pouvait y avoir une vie en dehors de la globalisation, les pays dominés pourraient finir par y penser. Ceci explique ce niveau inédit de rage et de haine envers la Russie de la part des élites gouvernantes atlantistes. Car il s'agit bien de rage et de haine. Face au risque de retour à la régionalisation.

Lorsque vous lisez les informations, vous entendez que les marques de luxe abandonnent le marché russe. En allant dans un centre commercial hier, j'y ai vu fermés la plupart des magasins de vêtements étrangers. IBM et Microsoft doivent isoler la Russie. Je ne suis pas économiste, mais il me semble que ces entreprises, privées, ont besoin de faire des bénéfices pour exister et sortir de force du marché russe les prive d'une part de bénéfices - à moins que les Etats occidentaux prévoient de compenser les pertes. Nous voyons bien, en tout cas, que le libéralisme et le mythe de la non politisation de l'économie se sont écroulés. C'est objectivement la fin de la globalisation économique.

Les marchés financiers occidentaux se ferment à la Russie, les investissements ne peuvent plus se croiser, Visa et Mastercard n'assurent plus les transactions, SWIFT se barricade petit à petit. La globalisation financière vient de tomber.

Les fédérations de sport, des fédérations scientifiques et même médicales rejettent les fédérations russes. Des stars russes de l'opéra ou des chefs d'orchestre en Occident doivent faire une déclaration publique contre leur pays, la Russie, et contre Poutine personnellement pour pouvoir rester en poste - elles refusent. Des classiques russes sont retirés des programmes - car russes. Des étudiants sont mis à la porte des universités européennes, non pas en raison de leurs résultats, mais de leur nationalité. Le fanatisme porte la médiocrité, soutient l'inhumanité. La coopération internationale, élément incontournable de la globalisation culturelle, vient aussi de s'écrouler sous nos yeux.

Toutes ces mesures sont à double tranchant : en excluant la Russie de cette globalisation, le monde Atlantiste se réduit et remet en cause le fondement de son existence - la globalité. Une manière de vie pour tous, le même code, la même vision. Même Hollywood tombe dans le panneau et suspend ses premières en Russie. La machine à propagande américaine scie la branche sur laquelle elle est assise. La porte à la désintoxication des esprits et des sociétés est ouverte.

Ce sont même les organes de gouvernance globale qui sont touchés. L'on se souviendra du Conseil de l'Europe qui, dans un mouvement de furie consécutif au lancement de l'opération russe en Ukraine, a voulu exclure la Russie, puis s'est repris se souvenant que sa raison d'être disparaît sans la Russie. Certains appellent à l'exclusion de la Russie de l'OMS - ce qui serait une manière de sortir définitivement de la furie covidienne, à laquelle certaines élites russes globalistes s'accrochent encore, désespérées de voir si rapidement partir un pouvoir si mal acquis. D'autres s'évertuent à vouloir sortir la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU, oubliant un peu vite que la Russie, juridiquement continuatrice de l'URSS sur la scène internationale, est membre fondateur de l'ONU et a payé de la vie de plus de 25 millions de Soviétiques le droit de bloquer des décisions globales avec un veto. Maintenant, les Etats-Unis discutent de la sortie de la Russie de l'OMC, organisation dans laquelle la Russie est entrée tardivement et au prix de lourdes concessions. Que leur voix soit entendue ! Sans la Russie, ces organes ne sont plus globaux, ils deviennent régionaux. Ainsi, le monde unipolaire revendiqué par les Atlantistes retournerait dans le néant.

La réaction sans précédent de l'Occident face à la Russie ressemble à s'y méprendre à celle d'une femme répudiée, qui préfère le suicide à la honte d'être publiquement rejetée. En effet, comment l'Occident globalisé pourrait-il supporter d'être nié, alors qu'il était sur le point de vaincre - pensait-il - avec la dernière salve covidienne, qui devait achever d'écraser les sociétés, leur économie et de domestiquer les gouvernances nationales ? Ce monde global joue le tout pour le tout, car en décidant de passer outre les sanctions, en les acceptant comme une donnée du jeu, la Russie est en passe, si elle tient jusqu'au bout, de rendre à ce monde "global" sa véritable dimension - régionale - et son véritable visage celui d'une colonisation.

 

Publié par à 09:16 

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Libellés : 

https://russiepolitics.blogspot.com/2022/03/sanctions-contre-la-russie-la.html?fbclid=IwAR1G_WUJwg3_ClL_GlJS20JSi-X-4BiCP8X_5STQ2cDSvT3sJJeCWi-xm3c

Dans RUSSIE

PEPE ESCOBAR : COMMENT LA RUSSIE VA CONTRECARRER LA DECLARATION DE GUERRE DES ETATS-UNIS ET DE L’UE

Par Le 08/03/2022

Comment la Russie va contrecarrer la déclaration de guerre des États-Unis et de l’UE

Seule l’autosuffisance permet une indépendance totale. Les pays du Sud ont également très bien compris la situation.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 07 mars 2022

Strategic Culture Foundation 4 mars 2022

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Ce qui se passe en Ukraine a de très graves implications géopolitiques. Cela pourrait nous conduire à un scénario de troisième guerre mondiale.

Il est important qu’un processus de paix soit engagé afin d’éviter une escalade.

Mondialisation.ca n’est pas en faveur de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Un accord de paix bilatéral est nécessaire.

***

L’un des principaux thèmes sous-jacents de la matrice Russie/Ukraine/OTAN est que l’Empire du Mensonge (copyright Poutine) a été ébranlé par la capacité combinée des missiles hypersoniques russes et d’un bouclier défensif capable de bloquer les missiles nucléaires provenant de l’Ouest, mettant ainsi fin à la Destruction Mutuelle Assurée (DMA).

Cela a conduit les Américains à presque risquer une guerre chaude pour pouvoir placer des missiles hypersoniques qu’ils n’ont toujours pas sur les frontières occidentales de l’Ukraine, et être ainsi à trois minutes de Moscou. Pour cela, ils ont bien sûr besoin de l’Ukraine, ainsi que de la Pologne et de la Roumanie en Europe de l’Est.

En Ukraine, les Américains sont déterminés à se battre jusqu’à la dernière âme européenne – si nécessaire. C’est peut-être le dernier coup de dé (nucléaire). C’est donc l’avant-dernière tentative de contraindre la Russie à se soumettre en utilisant la dernière arme américaine de destruction massive encore utilisable : SWIFT.

Pourtant, cette arme peut être facilement neutralisée par l’adoption rapide de l’autosuffisance.

Avec la contribution essentielle de l’inestimable Michael Hudson, j’ai décrit les possibilités pour la Russie de résister à la tempête des sanctions. Mais je n’ai même pas envisagé toute l’étendue de la « boîte noire de défense » de la Russie – et de sa contre-attaque – telle qu’elle est décrite par John Helmer dans son introduction à un essai qui annonce rien de moins que le retour de Sergueï Glaziev.

Glaziev, que les cercles atlantistes détestent comme on pouvait s’y attendre, a été l’un des principaux conseillers économiques du président Poutine et est aujourd’hui ministre de l’Intégration et de la Macroéconomie de l’Union économique eurasiatique (UEE). Il a toujours été un critique féroce de la Banque centrale russe et du gang des oligarques étroitement lié à la finance anglo-américaine.

Son dernier essai, Sanctions et souveraineté, publié à l’origine par expert.ru et traduit par Helmer, mérite un examen sérieux.

Voici l’une des principales conclusions de cet essai :

« Les pertes russes de PIB potentiel, depuis 2014, s’élèvent à environ 50 000 milliards de roubles. Mais seulement 10% d’entre elles peuvent être expliquées par les sanctions, tandis que 80% d’entre elles sont le résultat de la politique monétaire. Les États-Unis bénéficient des sanctions anti-russes, en remplaçant l’exportation d’hydrocarbures russes vers l’UE ainsi que vers la Chine ; en remplaçant l’importation de biens européens par la Russie. Nous pourrions complètement compenser les conséquences négatives des sanctions financières si la Banque de Russie remplissait son devoir constitutionnel de garantir un taux de change stable du rouble, et non en suivant les recommandations des organisations financières de Washington ».

La délocalisation ou la faillite

Glaziev recommande essentiellement :

– Une « réelle dé-offshorisation de l’économie ».

– « Des mesures visant à renforcer la réglementation des devises afin de mettre un terme à l’exportation de capitaux et de développer les prêts ciblés aux entreprises ayant besoin de financer des investissements ».

– « Taxation de la spéculation sur les devises et des transactions en dollars et en euros sur le marché intérieur ».

– « Des investissements sérieux en R&D afin d’accélérer le développement de notre propre base technologique dans les domaines touchés par les sanctions – en premier lieu l’industrie de la défense, l’énergie, les transports et les communications ».

Et enfin et surtout, « la dédollarisation de nos réserves de change, en remplaçant le dollar, l’euro et la livre par de l’or ».

La Banque centrale russe semble être à l’écoute. La plupart de ces mesures sont déjà en place. Et certains signes indiquent que Poutine et le gouvernement sont enfin prêts à prendre l’oligarchie russe par les couilles et à l’obliger à partager les risques et les pertes à un moment extrêmement difficile pour la nation. Adieu au stockage de fonds sortis de Russie à l’étranger et à Londongrad.

En décembre 2014, j’étais à une conférence à Rome, et Glaziev nous a rejoint au téléphone. En revoyant une chronique ultérieure que j’ai écrite à l’époque, entre Rome et Pékin, j’ai été stupéfait : c’est comme si Glaziev disait ces choses littéralement aujourd’hui.

Permettez-moi de citer deux paragraphes :

« Lors du symposium, qui s’est tenu dans un ancien réfectoire dominicain du XVe siècle divinement décoré de fresques et qui fait désormais partie de la bibliothèque du parlement italien, Sergueï Glaziev, au téléphone depuis Moscou, a donné une lecture brutale de la guerre froide 2.0. Il n’y a pas de véritable « gouvernement » à Kiev ; l’ambassadeur américain est aux commandes. Une doctrine anti-russe a été élaborée à Washington pour fomenter la guerre en Europe – et les politiciens européens sont ses collaborateurs. Washington veut une guerre en Europe parce qu’il est en train de perdre la compétition avec la Chine ».

« Glaziev a abordé la démence des sanctions : La Russie essaie simultanément de réorganiser la politique du Fonds monétaire international, de lutter contre la fuite des capitaux et de minimiser l’effet de la fermeture par les banques des lignes de crédit pour de nombreux hommes d’affaires. Pourtant, le résultat final des sanctions, dit-il, est que l’Europe sera l’ultime perdante sur le plan économique ; la bureaucratie en Europe a perdu son orientation économique au profit des géopoliticiens américains ».

Il faut payer « l’impôt sur l’indépendance »

Un consensus semble se dégager à Moscou selon lequel l’économie russe se stabilisera rapidement, car l’industrie manquera de personnel et aura besoin de beaucoup de bras supplémentaires. D’où l’absence de chômage. Il y aura peut-être des pénuries, mais pas d’inflation. Les ventes de produits de luxe – occidentaux – ont déjà été réduites. Les produits importés seront soumis à un contrôle des prix. Tous les roubles nécessaires seront disponibles grâce au contrôle des prix – comme cela s’est produit aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Une vague de nationalisation des actifs est peut-être à venir. ExxonMobil a annoncé qu’elle se retirait du projet Sakhalin-1, d’une valeur de 4 milliards de dollars (elle s’était retirée de Sakhalin-2, jugé trop coûteux), qui produit 200 000 barils de pétrole par jour, après que BP et la société norvégienne Equinor ont annoncé qu’elles se retiraient de projets avec Rosneft. BP rêvait en fait de prendre la totalité de la participation de Rosneft.

Selon le Premier ministre Mikhail Mishustin, le Kremlin bloque désormais les ventes d’actifs par les investisseurs étrangers qui cherchent à se désengager. Parallèlement, Rosneft ne manquera pas de lever des capitaux auprès de la Chine et de l’Inde, qui sont déjà des investisseurs minoritaires dans plusieurs projets, et de les racheter à 100% : une excellente opportunité pour les entreprises russes.

Ce qui pourrait être considéré comme la mère de toutes les contre-sanctions n’a pas encore été annoncé. Le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, a lui-même laissé entendre que toutes les options sont sur la table.

Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, canalisant la patience de 10 000 moines taoïstes, attendant toujours que l’hystérie actuelle s’estompe, décrit les sanctions comme « une sorte d’impôt sur l’indépendance ».

Les pays qui interdisent à leurs entreprises de travailler en Russie subissent une « pression énorme ».

Des contre-attaques mortelles ne sont toutefois pas exclues. Outre une dédollarisation complète – comme le recommande Glaviev – la Russie pourrait interdire l’exportation de titane, de terres rares, de combustible nucléaire et, déjà en vigueur, de moteurs de fusée.

Parmi les mesures très toxiques, citons la saisie de tous les avoirs étrangers des nations hostiles, le gel de tous les remboursements de prêts aux banques occidentales et le placement des fonds sur un compte gelé dans une banque russe, l’interdiction totale de tous les médias étrangers hostiles, de leur propriété, des ONG assorties et des façades de la CIA, ainsi que la fourniture aux nations amies d’armes de pointe, le partage d’informations et des formations et exercices communs.

Ce qui est certain, c’est qu’une nouvelle architecture de systèmes de paiement – telle que discutée par Michael Hudson et d’autres – unissant le SPFS russe et le CHIPS chinois, pourrait bientôt être proposée à des dizaines de nations d’Eurasie et du Sud, dont plusieurs sont déjà sous sanctions, comme l’Iran, le Venezuela, Cuba, le Nicaragua, la Bolivie, la Syrie, l’Irak, le Liban et la RPDC.

Lentement mais sûrement, nous sommes déjà sur la voie de l’émergence d’un important bloc du Sud global immunisé contre la guerre financière américaine.

Les RIC des BRICS – Russie, Inde et Chine – augmentent déjà les échanges dans leur propre monnaie. Si nous examinons la liste des nations qui, à l’ONU, n’ont pas voté contre la Russie ou se sont abstenues de condamner l’opération Z en Ukraine, plus celles qui n’ont pas sanctionné la Russie, nous avons au moins 70% de l’ensemble du Sud global.

Une fois de plus, c’est donc l’Occident – plus les satrapies/colonies comme le Japon et Singapour en Asie – contre le reste : l’Eurasie, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique, l’Amérique latine.

L’effondrement européen à venir

Michael Hudson m’a dit que « les États-Unis et l’Europe occidentale s’attendaient à une Froelicher Krieg (« guerre heureuse »). L’Allemagne et d’autres pays n’ont pas encore commencé à ressentir la douleur de la privation de gaz, de minéraux et de nourriture. C’est CELA qui sera le véritable jeu. L’objectif serait d’arracher l’Europe au contrôle des États-Unis via l’OTAN. Cela impliquera de « s’immiscer » en créant un mouvement et un parti politique du Nouvel Ordre Mondial, comme le communisme il y a un siècle. On pourrait appeler cela un nouveau Grand Réveil ».

Un éventuel Grand Réveil ne concernera certainement pas la sphère de l’OTAN de sitôt. L’Occident collectif est plutôt en mode « grand découplage », toute son économie étant militarisée dans le but, exprimé au grand jour, de détruire la Russie et même – éternel rêve humide – de provoquer un changement de régime.

Sergueï Narychkine, le chef du SVR, l’a décrit succinctement :

« Les masques sont tombés. L’Occident n’essaie pas seulement d’enfermer la Russie dans un nouveau “rideau de fer”. Nous parlons de tentatives de destruction de notre État – de son “anihilation”, comme il est désormais coutume de le dire dans l’environnement libéral-fasciste “tolérant”. Comme les États-Unis et leurs alliés n’ont ni l’occasion ni l’esprit d’essayer de le faire dans le cadre d’une confrontation militaro-politique ouverte et honnête, des tentatives sournoises sont faites pour établir un “blocus” économique, informationnel et humanitaire ».

L’apogée de l’hystérie occidentale est sans doute le début d’un djihad néonazi 2022 : une armée mercenaire de 20 000 hommes est en train d’être assemblée en Pologne sous la supervision de la CIA. Le gros des effectifs provient de sociétés militaires privées telles que Blackwater/Academi et DynCorp. Leur couverture : « retour des Ukrainiens de la Légion étrangère française ». Ce remix afghan vient tout droit du seul manuel que la CIA connaisse.

De retour à la réalité, les faits sur le terrain finiront par conduire des économies occidentales entières à l’abattoir, le chaos dans le domaine des matières premières entraînant une hausse vertigineuse des coûts de l’énergie et de l’alimentation. À titre d’exemple, jusqu’à 60% des industries manufacturières allemandes et 70% des industries manufacturières italiennes pourraient être contraintes de fermer définitivement leurs portes – avec des conséquences sociales catastrophiques.

La machine européenne de Bruxelles, non élue et uber-Kafkaïenne, a choisi de commettre un triple hara-kiri en se présentant comme d’abjects vassaux de l’Empire, en détruisant les derniers élans de souveraineté français et allemands et en imposant l’aliénation de la Russie et de la Chine.

Pendant ce temps, la Russie montrera la voie : seule l’autosuffisance permet une indépendance totale. Les pays du Sud ont également très bien compris la situation : un jour, il fallait que quelqu’un se lève et dise « ça suffit ». Avec un maximum de puissance brute à l’appui.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

How Russia Intends to “Counterpunch” US/EU Economic Sanctions. “De-dollarization”

Strategic Culture Foundation

Traduction : Réseau International

La source originale de cet article est Strategic Culture Foundation

Copyright © Pepe EscobarStrategic Culture Foundation, 2022

https://www.mondialisation.ca/comment-la-russie-va-contrecarrer-la-declaration-de-guerre-des-etats-unis-et-de-lue/5666013

Dans RUSSIE

KARINE BECHET-GOLOVKO : "L'EXCUSE D'UNE GUERRE CONTRE LA RUSSIE NOUS DIRIGE VERS UNE DICTATURE GLOBALE"

Par Le 07/03/2022

"L’excuse d’une guerre contre la Russie nous dirige vers une dictature globale" Karine Béchet-Golovko

 Publié le 07/03/2022 à 19:07 - Mise à jour à 19:41

Karine Béchet-Golovko

Françaismoscou / FS

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Auteur(s): FranceSoir

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« La guerre réelle qui se joue est de savoir si nous allons vivre dans un monde unipolaire atlantiste. Dans ce cas-là, l’Europe disparaitra dans sa dimension civilisationnelle et culturelle et les États européens n’existeront plus que pour transmettre les ordres pris ailleurs », affirme Karine Béchet-Golovko, docteur en droit public et professeur invité à l’université d’État de Moscou. En septembre, nous l'avions reçu pour qu'elle nous parle de la gestion de la crise Covid en Russie. Cette fois-ci, Mme Béchet-Golovko nous livre son point de vue sur la guerre en Ukraine :

Dans cet entretien, la juriste explique que la population russe était depuis longtemps dans l’attente d’une réaction de la part de la Russie contre le gouvernement de Kiev, ce dernier, sous tutelle des Américains, menant depuis pas moins de huit ans des opérations militaires contre les populations ukrainiennes russophones. Ce qui a été le déclencheur de l’intervention militaire russe, nous dit-elle, c’est la volonté affichée de l'Etat ukrainien de se renucléariser, une ambition annoncée par la voix de son président Volodymyr Zelensky le 19 février.

L’enseignante nous relate qu’à l'inverse des États-Unis, qui ont envahi l’Irak en bombardant les civils irakiens, la Russie ne s’en prend aucunement à la population civile, ciblant spécifiquement les infrastructures militaires. A contrario, l’armée ukrainienne place son artillerie lourde dans les quartiers d’habitation jusque dans les cours d’école, ce qui a conduit à la défection de nombreux soldats dans leurs rangs. Aussi, en plus de « dénazifier et de démilitariser l’Ukraine », l’objectif de Vladimir Poutine serait d’œuvrer à faire prendre à la population ukrainienne qu’elle n’est qu’un instrument au service des forces atlantistes. Karine Béchet-Golovko en est certaine : « L’opération militaire russe se déroule sur le territoire ukrainien, mais elle n’est pas contre l’Ukraine. »

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Auteur(s): FranceSoir

https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/karine-bechet-golovko-0

Dans RUSSIE

LE PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : LE MONDE NE SOUTIENT PAS LES SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE

Par Le 04/03/2022

4 Mars 2022

Parti communiste de la Fédération de Russie : Le monde ne soutient pas les sanctions contre la Russie
3/3/22 1:22 PM
Le monde ne soutient pas les sanctions contre la Russie

 

Déclaration de Gennady Zyuganov, président du CC PCFR

 

Le point de discussion le plus important dans la société russe aujourd'hui est les sanctions anti-russes des Etats-Unis et de l'Union européenne concernant l'opération de libération de l'Ukraine du nazisme de Bandera. Les sanctions, bien sûr, sont sévères, car elles affectent un large éventail de liens économiques, politiques, culturels et autres avec les États-Unis et l'UE.

Toutefois, il serait tout à fait faux de dire que le monde entier condamne la Russie. L'attitude de la communauté mondiale face à la tentative de l'Occident d'organiser un boycott de la Russie est désormais claire. Nous devons connaître non seulement ceux qui soutiennent les sanctions, mais aussi ceux qui s'y opposent.

Parmi ceux qui s'opposent à un boycott de notre pays figurent en premier lieu les pays du BRICS : le Brésil, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud. Ils représentent 43% de la population de la planète. La Chine est la première économie mondiale en termes de PIB, l'Inde occupe la troisième place. En fait, l'ensemble de l'Asie ne veut pas prendre le parti des Etats-Unis. La seule exception est le Japon, qui a des bases d'occupation américaines sur son territoire.

Les principaux pays du Moyen-Orient - le Pakistan, l'Iran et la Turquie - ne sont pas enthousiasmés par le boycott que l'Amérique impose à tous. Les pays arabes du Moyen-Orient, y compris ceux qui entretiennent des relations amicales avec les États-Unis, ont déclaré leur neutralité. Les Émirats arabes unis se sont abstenus au Conseil de sécurité de l'ONU qui a voté une résolution condamnant la Russie.

L'Amérique latine, qui a souffert plus que quiconque aux mains de l'impérialisme américain, ne soutient pas les sanctions. Cela vaut non seulement pour nos amis et alliés de longue date - Cuba, le Venezuela et le Nicaragua - mais aussi pour les pays les plus grands et les plus influents : le Brésil, l'Argentine et le Mexique. Le principal pays africain, la RSA, est contre les sanctions. Où est donc la large condamnation internationale de la Russie ?

De nombreux pays de l'ancienne Union soviétique ont également fait preuve de compréhension à l'égard de la situation qui s'est dessinée. Les dirigeants de la Géorgie, apparemment hostile, ont décidé de ne pas appliquer de sanctions et de ne pas soutenir militairement les nationalistes de Bandera, déclarant qu'ils ne voulaient pas nuire à leur propre économie. Les Baltes à l'esprit pratique - la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie - qui vivent de l'aumône de l'UE et agissent comme Washington leur dit de le faire, devraient penser à leurs véritables intérêts et à leurs marchés historiques qui se trouvent à l'Est et non à l'Ouest. La Pologne et les autres pays d'Europe de l'Est feraient bien d'y réfléchir également.

Seuls les Européens, dupés par leur propre propagande, et obéissant aveuglément aux ordres de Washington, refusent obstinément de comprendre qu'ils se nuisent avant tout à eux-mêmes. Ils profitent énormément des relations commerciales et économiques avec la Russie. Et maintenant ils s'en vont, infligeant à leurs économies de lourds dommages qui s'élèvent déjà à 250 milliards de dollars.

En Europe aussi, il n'y a pas d'unanimité. La Serbie a pris une position ferme en faveur de la poursuite de la coopération avec la Russie.  Des voix de bon sens se font entendre au Bundestag allemand. Car l'Europe est un perdant net. Le gagnant n'est que les États-Unis qui frappent non seulement la Russie, mais aussi leur rival économique de longue date, l'Union européenne. Nous pensons que les politiciens européens ne tarderont pas à comprendre cette simple vérité.

Face aux sanctions occidentales, notre pays doit enfin prendre des mesures énergiques pour abandonner la voie périlleuse de la dépendance économique à l'égard de l'exportation d'énergie vers l'Ouest et de l'importation de biens industriels. Nous devons reconstruire notre propre production que la cinquième colonne américaine dirigée par Eltsine, Tchoubaïs et Gaïdar a ruinée pendant de nombreuses années. L'URSS était autrefois une économie mondiale de premier plan. Il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas redevenir un pays prospère et indépendant des aventures de l'OTAN.

Les conditions actuelles dictent un changement drastique du cours socio-économique du pays dans l'intérêt de l'ensemble du peuple et une résurgence de notre pouvoir. Le programme du PCFR "Dix étapes vers une vie digne" contient des propositions concrètes à cette fin. Nous sommes convaincus que les idées du socialisme, fondées sur la vaste expérience soviétique, permettront à la Russie de surmonter les sanctions les plus sévères.

 

Président du CC PCFR                                                                             

Gennady Zyuganov

 

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-the-Russian-Federation-The-world-does-not-support-sanctions-against-Russia/

Tag(s) : #Zyuganov#PCFR#Ukraine

Dans RUSSIE

APRES SADDAM HUSSEIN, POUTINE : L'OCCIDENT ET LE DANGEREUX SCENARIO DU "DIRIGEANT FOU"

Par Le 04/03/2022

Après Saddam Hussein, Poutine : l’Occident et le dangereux scénario du « dirigeant fou »

Par Jonathan Cook

Mondialisation.ca, 03 mars 2022

Middle East Eye 28 février 2022

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Ce qui se passe en Ukraine a de très graves implications géopolitiques. Cela pourrait nous conduire à un scénario de troisième guerre mondiale.

Il est important qu’un processus de paix soit engagé afin d’éviter une escalade.

Mondialisation.ca n’est pas en faveur de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Un accord de paix bilatéral est nécessaire.

***

La propagande médiatique simplette – consistant par exemple à affirmer que Poutine est dérangé – est précisément ce qui nous a conduit à la crise ukrainienne.

Comme il est commode pour les dirigeants occidentaux que, chaque fois qu’un autre pays défie la projection de pouvoir de l’Occident, les médias de cette partie du monde s’entendent sur une chose : le gouvernement étranger en question a à sa tête un fou, un psychopathe ou un mégalomane.

En un clin d’œil, les dirigeants occidentaux sont exonérés de toute culpabilité, voire de responsabilité, dans les terribles événements qui se produisent.

L’Occident reste vertueux, simple victime des fous du monde. Rien de ce que l’Occident a fait n’était une provocation. Rien de ce qu’ils auraient pu faire n’aurait permis d’éviter la catastrophe.

Les États-Unis sont peut-être de loin l’État le plus puissant de la planète, mais leurs mains sont apparemment toujours liées par un ennemi dérangé et implacable comme le Russe Vladimir Poutine.

Poutine, nous dit-on, ne fait progresser aucun intérêt géopolitique ou stratégique rationnel – de son point de vue – en envahissant son voisin, l’Ukraine. Et donc aucune concession n’aurait pu ou dû être faite parce que personne ne l’aurait empêché d’agir comme il l’a fait.

L’Occident, c’est-à-dire les faucons de la politique étrangère à Washington, décide du début de la chronologie des événements, du moment du péché originel. Les médias occidentaux dociles donnent leur bénédiction et on en ressort, une fois de plus, les mains propres.

Le cas Saddam Hussein

En filigrane – toujours sous-entendu –, il apparaît qu’il faut faire quelque chose pour arrêter le « fou ». Et parce qu’il est irrationnel et mégalomane, il ne faut en aucun cas formuler une telle action en termes de concessions ou de compromis, car ce serait, au bout du compte, de l’apaisement.

Si chaque ennemi est un nouvel Hitler, aucun dirigeant occidental ne risque d’être comparé à Neville Chamberlain (un diplomate britannique surtout connu pour sa politique étrangère d’apaisement, qui s’est notamment traduite par la signature des accords de Munich en 1938).

Au lieu de cela, ce qu’il faut de toute urgence, conviennent politiciens et médias occidentaux, c’est la projection – ouvertement ou non – d’encore plus de puissance et de force occidentales.

L’invasion américano-britannique de l’Irak il y a près de vingt ans est un contrepoint particulièrement pertinent et révélateur des événements en Ukraine.

À l’époque, comme aujourd’hui, l’Occident était censé être confronté à un dirigeant dangereux et irrationnel qui ne pouvait pas être ramené à la raison et qui n’était pas disposé à faire des compromis.

Saddam Hussein, insistaient les dirigeants occidentaux et leurs médias, s’était allié à son ennemi juré d’al-Qaïda, auteur de l’attaque des tours jumelles le 11 septembre 2001. Il possédait des armes de destruction massive et pouvait les lancer en direction de l’Europe en 45 minutes.

Sauf que rien de tout cela n’était vrai – pas même la folie. Saddam était un dictateur dur, froid et calculateur qui, comme la plupart des dictateurs, s’est maintenu au pouvoir en faisant régner la terreur sur ses adversaires.

Néanmoins, les médias occidentaux ont fidèlement amplifié le tissu de revendications sans preuves – et de mensonges éhontés comme cette alliance absurde avec al-Qaïda – concoctée à Washington et à Londres en introduction à l’invasion illégale de l’Irak en 2003.

Les inspecteurs de l’ONU n’ont trouvé aucune trace de stocks de l’ancien arsenal d’armes biologiques et chimiques de l’Irak. L’un d’eux, Scott Ritter, n’a pas été entendu lorsqu’il a averti que toute arme possédée par Saddam se serait transformée en « matière inoffensive » après de nombreuses années de sanctions et d’inspections.

L’improbable allégation sur les 45 minutes, quant à elle, n’était basée sur aucun renseignement. Elle provenait directement des spéculations d’un étudiant dans une thèse de doctorat.

L’invasion de l’Irak par les États-Unis et la Grande-Bretagne n’était pas seulement illégale, bien sûr. Elle a eu des conséquences horribles. Cela a conduit à la mort probable d’environ un million d’Irakiens et a engendré un nouveau type terrifiant d’islamisme nihiliste qui a déstabilisé une grande partie de la région.

Des intérêts dissimulés

Ces intérêts, bien sûr, ont été largement dissimulés parce qu’ils étaient si ignobles, violant de manière flagrante le soi-disant « ordre fondé sur des règles » que Washington prétend défendre.

Mais bien qu’il s’agisse d’une catastrophe absolue, l’invasion de l’Irak par les États-Unis n’était pas plus « irrationnelle » que l’invasion actuelle de l’Ukraine par Poutine. Les néoconservateurs de Washington ont avancé ce qu’ils considéraient comme des intérêts géopolitiques américains et une vision stratégique pour le Moyen-Orient.

Ce que les néoconservateurs voulaient, c’était contrôler le pétrole irakien, éliminer les poches régionales de résistance à son hégémonie et à celle de son client Israël au Moyen-Orient, et étendre la région en tant que marché économique pour les biens et les armes américains.

Saddam est tombé dans le piège qui lui avait été tendu parce qu’il était également motivé par son propre intérêt personnel « rationnel » aux limites restreintes.

Il a refusé d’admettre qu’il n’avait plus de systèmes d’armement significatifs après les régimes occidentaux de sanctions et d’inspections, parce qu’il n’osait pas paraître faible aux yeux de sa propre population et à ceux de ses voisins hostiles comme l’Iran.

Le refus des médias occidentaux de considérer les véritables motivations de part et d’autre – celles des néoconservateurs à Washington ou de Saddam en Irak – a rendu l’invasion de 2003 et les souffrances qui ont suivi d’autant plus inévitables.

La même prédilection pour le récit simplet du « fou » nous a, une fois de plus, poussés droit dans une autre crise internationale. Et une fois de plus, cela a permis d’éviter un examen du contexte réel de qui se passe en Ukraine et en Europe de l’Est et des raisons pour lesquelles on en est arrivés là.

Les actions de Poutine – bien que potentiellement non moins désastreuses que l’invasion de l’Irak par les États-Unis, et certainement aussi illégales – sont également enracinées dans sa propre évaluation « rationnelle » des intérêts géopolitiques russes.

Mais contrairement aux raisons invoquées par Washington pour envahir l’Irak, les motifs de Poutine pour menacer et maintenant envahir l’Ukraine n’étaient pas occultés.

Il a été assez ouvert et cohérent sur sa logique pendant des années, même si les dirigeants occidentaux ont ignoré ses discours, et les médias occidentaux ont rarement cité autre chose que ses extraits les plus véhéments et les plus chauvins.

La Russie a des objections réalistes au comportement et à la mauvaise foi des États-Unis et de l’OTAN au cours des trente dernières années. L’OTAN, rappelons-le, est avant tout une créature de la Guerre froide, un moyen permettant à l’Occident de projeter une posture militaire agressive envers l’ex-Union soviétique sous le couvert d’une organisation de « défense ».

Mais après la dissolution de l’URSS en 1991, l’alliance militaire occidentale n’a pas été dissoute. Bien au contraire. Elle a grandi pour absorber presque tous les anciens États d’Europe de l’Est qui avaient appartenu au bloc soviétique et elle a fait de la Russie un nouveau croquemitaine. Les budgets militaires occidentaux ont augmenté d’année en année.

Mentalité de Guerre froide

La Russie s’attend à une soi-disant « sphère d’influence », de la même manière que les États-Unis en exigent une.

Ce qui se passe plutôt depuis 30 ans, c’est que les États-Unis, en tant que seule superpuissance mondiale, ont étenduleur propre sphère d’influence jusqu’aux portes de la Russie.

Comme Washington, Poutine dispose de l’arsenal nucléaire pour étayer ses demandes. Ignorer sa revendication d’une sphère d’influence ou la capacité de la Russie à l’imposer par la force si nécessaire relève soit de l’hypocrisie, soit de la folie.

Cela aussi a ouvert la voie à l’invasion actuelle.

Mais Poutine a d’autres raisons – de son point de vue – d’agir. Il veut également montrer aux États-Unis qu’il y a un prix à payer pour les promesses non tenues répétées de Washington sur les arrangements de sécurité en Europe.

La Russie a dissous sa propre alliance militaire, le pacte de Varsovie, après la chute de l’Union soviétique, signe à la fois de sa faiblesse et de sa volonté de réorganiser ses relations avec ses voisins.

Les États-Unis et l’Union européenne ont eu l’occasion d’accueillir la Russie dans leur giron et d’en faire un partenaire pour la sécurité de l’Europe. Au lieu de cela, la mentalité de la Guerre froide a persisté davantage dans les capitales occidentales qu’à Moscou.

Les bureaucraties militaires occidentales qui ont besoin de la guerre, ou du moins de la menace qu’elle représente, pour justifier leurs emplois et leurs budgets, ont fait pression pour que la Russie reste à distance.

Pendant ce temps, l’Europe de l’Est est devenue un nouveau marché important et rentable pour les fabricants d’armes occidentaux. C’est un autre facteur qui a ouvert la voie à cette crise.

Et enfin, Poutine a tout intérêt à traiter de manière plus décisive la blessure purulente de huit ans de guerre civile entre les nationalistes ukrainiens anti-russes et les combattants russes de la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Avant même l’invasion actuelle, plusieurs milliers de personnes avaient trouvé la mort.

Les nationalistes ukrainiens veulent entrer dans l’OTAN afin qu’elle soit aspirée dans le bain de sang du Donbass de leur côté, alimentant une guerre qui pourrait dégénérer en une confrontation directe entre l’OTAN et la Russie. Poutine veut montrer à l’OTAN et aux Ukrainiens militants que ce ne sera pas une mince affaire.

L’invasion est conçue comme un coup de semonce pour dissuader l’OTAN de déplacer son numéro de haute voltige en Ukraine.

L’Occident seul définit ce qui est « rationnel »

Les dirigeants occidentaux ont été avertis de tout cela par leurs propres responsables en 2008, comme le révèle un câble diplomatique américain divulgué : « Des considérations de politique stratégique sous-tendent également une forte opposition à l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN. En Ukraine, il s’agit notamment de craintes que la question divise potentiellement le pays en deux, conduisant à la violence ou même, selon certains, à la guerre civile, ce qui forcerait la Russie à décider d’intervenir ou non ».

Mais même maintenant, l’Occident ne se laisse pas décourager. Il ne perd pas de temps à déverser toujours plus d’armes en Ukraine, alimentant davantage le feu.

Rien de tout cela, bien sûr, ne signifie que les actions de Poutine sont vertueuses, ni même sages. Mais pour certains, son « invasion de l’Ukraine » ne semble pas plus irrationnelle ou dangereuse que les décennies de provocation de l’OTAN contre une Russie dotée de l’arme nucléaire.

Et nous entrons ici dans le vif du sujet. L’Occident seul définit ce qui est « rationnel », et sur cette base, ses ennemis peuvent toujours être rejetés comme dérangés et mauvais.

La propagande des médias occidentaux ne sert qu’à approfondir ces tendances à humaniser, ou non, ceux qui sont pris dans les événements.

Comme l’a observé l’Association des journalistes arabes et du Moyen-Orient (AMEJA) ce weekend, la couverture médiatique a été en grande partie ouvertement raciste, les commentateurs occidentaux notant avec sympathie que ceux qui fuient l’invasion de l’Ukraine par la Russie, contrairement à ceux apparemment déplacés par les invasions occidentales du Moyen-Orient, sont « comme nous », « civilisés » et ne « ressemblent pas à des réfugiés ».

De même, il y a un contraste frappant entre le reportage qui célèbre une « résistance » ukrainienne fabriquant des bombes improvisées contre l’armée russe qui avance et la diabolisation systématique par les médias des Palestiniens présentés comme « terroristes » pour leur résistance aux décennies d’occupation israélienne.

De même, la domination mondiale des États-Unis signifie qu’elle dicte le cadre militaire, politique et diplomatique des relations internationales. D’autres pays, y compris des rivaux potentiels comme la Russie et la Chine, doivent opérer dans ce cadre.

Cela les oblige à réagir plus souvent qu’à agir. C’est pourquoi il est si important que les médias occidentaux rendent compte des événements de manière complète et honnête, et ne recourent pas à des clichés faciles conçus pour transformer les dirigeants étrangers en caricatures et leurs populations en héros ou méchants.

Si Poutine est un fou, comme Saddam en Irak, Mouammar Kadhafi en LibyeBachar al-Assad en Syrie et les dirigeants taliban afghans avant lui, alors la seule solution est l’utilisation de la force jusqu’au bout.

Dans la politique de puissance mondiale, cela se traduit potentiellement par une troisième « guerre mondiale » européenne, le renversement du gouvernement russe et le procès de Poutine à La Haye ou son exécution. La stratégie de la « camisole de force ». C’est précisément la destination catastrophique vers laquelle les dirigeants occidentaux, aidés par les médias, ont poussé la région au cours des trois dernières décennies.

Il existe des moyens bien moins dangereux de résoudre les crises internationales, mais pas tant que nous continuons à colporter le mythe de l’ennemi « fou ».

Jonathan Cook

 

 

 

Article original en anglais :Russia-Ukraine war: A different invasion, the West’s same ‘madman’ script, Middle East Eye, le 28 février 2028.

traduction VECTranslation

La source originale de cet article est Middle East Eye

Copyright © Jonathan CookMiddle East Eye, 2022

https://www.mondialisation.ca/apres-saddam-hussein-poutine-loccident-et-le-dangereux-scenario-du-dirigeant-fou/5665862

Dans RUSSIE

S. LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AE : "NOUS N'ACCEPTONS PAS LA DOMINATION DE L'OTAN"

Par Le 03/03/2022

3 mars 2022

"Nous n’acceptons pas la domination de l’OTAN" - Interview de M. Lavrov, Ministre des Affaires Etrangères de la Russie, avec Al Jazeera le 2 mars 2022

Question : Beaucoup de gens ne croyaient pas vraiment que la Russie allait lancer une opération militaire spéciale en Ukraine. La partie russe a exprimé à plusieurs reprises les raisons, y compris la menace de nature militaro-stratégique de Kiev. Quelles menaces l’Ukraine avait-elle ou pourrait-elle avoir, obligeant la Russie à lancer une opération militaire ?

Sergey Lavrov : Cette histoire remonte à bien plus tôt. Et pas même en 2014, lorsqu’un coup d’État sanglant a été commis en Ukraine avec le soutien de l’Occident, mais au début des années 1990, alors que l’URSS a cessé d’exister. Les dirigeants soviétiques (alors russes) Boris Eltsine et Edouard Chevardnadze se sont vu promettre par leurs collègues occidentaux qu’il n’y aurait pas de tournant géopolitique, que l’OTAN ne profiterait pas de la nouvelle situation et ne déplacerait pas ses infrastructures vers l’est. De plus, elle n’acceptera pas de nouveaux membres. Les archives britanniques ont publié les comptes rendus pertinents des négociations. Une fois de plus, la situation est devenue limpide.

Le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé à plusieurs reprises sur cette question dans ses discours publics. Au lieu de tenir sa promesse et de garantir la stabilité en Europe, l’OTAN a entrepris cinq vagues d’expansion vers l’est. De plus, elles se sont toutes accompagnées du déploiement des forces armées des membres de l’alliance dans ces territoires. Ils ont dit que c’était "sur une base temporaire", mais cela s’est rapidement transformé en une base permanente - tout en créant une infrastructure militaire. Aujourd’hui, des États membres neutres de l’UE ou des États comme la Suisse tentent également d’impliquer l’OTAN pour répondre aux besoins. Le projet "Mobilité militaire" oblige l’Autriche, la Suède, la Finlande à fournir des capacités de transport pour que l’OTAN puisse transférer ses forces armées. Le "NATOcentrisme" devient global. L’Union européenne, malgré tous ses slogans sur la nécessité d’une "autonomie stratégique de l’Europe", n’est nullement inspirée par ce thème et accepte parfaitement d’être un "appendice" obéissant de l’Alliance de l’Atlantique Nord.

Cette période s’est accompagnée d’une franche provocation des États post-soviétiques (princip