Sahara Occidental

SAHARA OCCIDENTAL : MACRON DANS LE SILLAGE DE TRUMP

10 Avril 2021

 

publié le 09/04/2021
Sahara Occidental : E. Macron dans le sillage de D. Trump
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Le parti présidentiel, La République en Marche (LREM), vient d’annoncer l’ouverture d’une de ses antennes à Dakhla dans les territoires occupés du Sahara occidental par le Maroc. Sous le prétexte fallacieux d’ « être à l’écoute des Français de l’étranger » – dans un territoire bouclé par l’armée et dans lequel les étrangers ne peuvent accéder ! E. Macron s’engage dans la voie d’une ouverture d’un consulat, une manière d’entériner cette occupation coloniale en violation du droit international.

Que ce soient les résolutions de l’ONU, de la Cour internationale de La Haye, de l’Union africaine ou de la Cour de Justice de l’Union européenne, toutes ces institutions convergent pour rappeler qu’il n’y a pas de liens de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental. Ce dernier a un statut séparé et distinct du Maroc et il est, de ce fait, titulaire du droit à l’autodétermination.

Alors que s’ouvre dans quelques jours une session de l’ONU dans laquelle le Conseil de sécurité discutera de la situation du Sahara occidental, E. Macron à l’image de D. Trump, tente un coup de force contre le droit international. Ce n’est pas la première fois que Paris, fidèle à son soutien aveugle à Rabat, manœuvre, jouant un rôle déterminant dans le blocage actuel de la situation.

Cette forfaiture dont la porte-parole des députés macronistes Marie-Christine Verdier-Jouclas se fait l’écho est indigne. E. Macron qui donne des leçons à la terre entière serait bien inspiré de respecter la légalité internationale en favorisant l’organisation d’un référendum d’autodétermination et en agissant au sein de l’ONU pour que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) obtienne un siège de membre permanent.

Le Parti communiste français (PCF) condamne cette provocation de La République en Marche qui avilit les engagements internationaux de la France et contribue à la destruction du droit international. Le PCF est indéfectiblement aux côtés du peuple sahraoui et de son représentant légitime, le Front Polisario.

Parti communiste français
Paris, le 9 avril 2021

source : https://www.pcf.fr/sahara_occidental_e_macron_dans_le_sillage_de_d_trump

Tag(s) : #PCF#RASD#Polisario

SAHARA OCCIDENTAL : LE POLISARIO ACCUSE L'ONU DE SOUTENIR LE MAROC

Sahara occidental: Le Polisario accuse l’ONU de soutenir le Maroc

Sahara occidental: Le Polisario accuse l’ONU de soutenir le Maroc

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Par AlAhed avec AFP

Un responsable du Front Polisario, mouvement indépendantiste soutenu par l’Algérie, a fustigé l’ONU qu’il accuse d’être responsable de la situation au Sahara occidental, disputé par le Maroc qui en contrôle plus des deux tiers et le Polisario.

«Le Maroc n’aurait pas pu faire ce qu’il a fait sans le soutien de la communauté internationale, le soutien de l’ONU, du Conseil de sécurité ainsi que le secrétaire général de l’ONU», a déclaré ce responsable, Khatri Addouh, lors d’une conférence de presse vendredi dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, au sud de l’Algérie, à l’occasion du 45e anniversaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Après quasiment 30 ans de cessez-le-feu, les tensions ont ressurgi en novembre 2020 quand le Maroc a déployé ses troupes dans la zone tampon de Guerguerat, dans l’extrême sud du Sahara occidental, après qu’un groupe de militants sahraouis a bloqué la seule route vers la Mauritanie voisine.

Depuis, le Polisario se dit «en état de guerre de légitime défense». Les négociations de paix quadripartites (Maroc, Polisario, Algérie et Mauritanie), menées sous l’égide de l’ONU, sont au point mort depuis mars 2019.

La question du statut du Sahara occidental, considéré comme un «territoire non autonome» par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc au Polisario.

Ce dernier réclame un référendum d’autodétermination prévu par l’ONU, tandis que le Maroc propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté. Rabat contrôle environ 80 % de ce vaste territoire désertique, où de grands chantiers de développement marocains ont été lancés ces dernières années.

Peu avant son départ de la Maison-Blanche, Donald Trump avait reconnu la souveraineté marocaine sur la totalité du vaste territoire désertique disputé, confortant la position marocaine.

«En réalité, Trump ne fait que rajouter des problèmes à l’administration qui lui succède, c’est-à-dire celle de Biden», a ajouté le responsable sahraoui.

Les Sahraouis espèrent que le nouveau président américain, Joe Biden, reviendra sur cette décision et se conformera au règlement prévu par l’ONU.

https://french.alahednews.com.lb/38904/307

 

45ème ANNIVERSAIRE DE LA PROCLAMATION DE LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE (RASD)

 

27 Février 2021

SPS 27/02/2021 - 11:45

Laayoune (territoires sahraouis occupés), 27 fev 2021 (SPS) Les Sahraouis dans les villes occupées s'apprêtent à célébrer le 45e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), sous un blocus sécuritaire asphyxiant imposé par les forces d'occupation marocaines.

Les militants sahraouis des droits de l'Homme dans les différentes villes occupées entreprennent de célébrer cette occasion en dépit d'une militarisation de ces régions, soumises à une forte présence des appareils de répression marocains qui interdisent le moindre rassemblement.

Depuis Laayoune occupée, la militante sahraouie des droits de l'Homme Fatimetou Dehouar a relevé dans une déclaration à l'APS, la détermination des Sahraouis à célébrer cet anniversaire qui raconte l'histoire d'un peuple libre ayant décidé d'édifier son Etat contre vents et marées.

Bien que la célébration de cet anniversaire se déroule sous un blocus, les Sahraouis tiennent à marquer cette date en hissant l'emblème national ou en se rassemblant au domicile d'un militant pour se remémorer le processus d'édification de l'Etat et les sacrifices des chouhada, a-t-elle dit.  

Affirmant que cet anniversaire était l'occasion pour susciter l'espoir quant à la capacité du peuple sahraoui à parachever sa souveraineté sur l'ensemble de ses territoires, Mme Dehouar a assuré que le "Makhzen est incapable de priver les Sahraouis de célébrer cet anniversaire".

S'exprimant depuis la ville de Smara, le militant Hammadi El Nasri a rappelé la conjoncture délicate qui caractérise la célébration, cette année, du 45e anniversaire de la proclamation de la RASD, notamment après la reprise de la lutte armée le 13 novembre 2020, une démarche qui a avorté, selon lui, "les tentatives d'étouffement de la cause sahraouie".

Misant sur l'échec de la cause et la capitulation du peuple sahraoui, ce plan dangereux a été porté par des puissances pesantes au niveau de l'ONU. Elles ont réussi a jouer un grand rôle dans la marginalisation de la cause en accordant un temps précieux au Maroc pour acheter le silence des pays devant les crimes commis contre les Sahraouis dans les villes occupées, au sud du Maroc et dans les universités du Royaume.

La reprise de la lutte armée a toutefois déjoué les plans de l'occupant et a permis à la cause nationale de revenir sur le devant à la faveur de l'écho médiatique qu'à connu la question sahraouie, a ajouté le même intervenant.

Mettant en avant la position constante de l'Algérie en appui à la cause légitime du Sahara occidental, M. Hammadi El Nasri a soutenu que cette position "n'est point étrange pour la Mecque des révolutionnaires, l'Algérie qui est restée fidèle aux principes de la Glorieuse révolution de Novembre".(SPS)

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source : https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2021/02/27/31603.html

Tag(s) : #RASD#Polisario

DECLARATION DU PCF POUR LE 45ème ANNIVERSAIRE DE LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE (RASD) LE 27 FEVRIER

24 Février 2021

Publié le 24/02/2021 par PCF

Nous sommes particulièrement honorés de vous transmettre tous nos vœux à l’occasion de la proclamation du 45e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique.

Celle-ci se déroule dans un contexte difficile avec la rupture par le Maroc du cessez-le-feu et la reprise des combats. A cela s’ajoute les entraves multiples au processus initié par les Nations Unies afin d’organiser, conformément à ses résolutions, un référendum d’autodétermination. Ce statu quo favorable à l’occupation coloniale marocaine constitue une violation du droit international et a accru les souffrances du peuple sahraoui ainsi que le pillage de ses ressources naturelles.

Nous considérons que la France porte une lourde responsabilité dans le blocage politique actuel. Après avoir cautionné l’invasion de 1975, Paris a bloqué les initiatives de la MINURSO, saboté la mission du Président Kölher et a pesé de tout son poids dans l’extension des tarifs douaniers préférentiels en violation des arrêts de la Cour européenne de justice. Les gouvernements qui se sont succédé ces dernières années ont fermé les yeux sur les violations des droits humains dans les territoires occupés marocains alors que les prisonniers politiques sahraouis subissent des conditions de détention inacceptables.

Cher Président Brahim Ghali, cher peuple sahraoui,

Alors que vos combattants sont engagés dans des affrontements qui visent à faire respecter vos droits inaliénables, nous savons les sacrifices et le sens des responsabilité du Front Polisario pour trouver le chemin d’un règlement politique et ouvrir les voies de la paix. Le projet politique démocratique que vous mettez en œuvre en dépit des difficultés est un exemple à l’échelle régionale.

En mon nom personnel et au nom de tous les communistes français, nous souhaitons vous exprimer notre solidarité totale et notre détermination à agir en France et au sein de l’Union européenne pour qu’au plus vite, un référendum d’autodétermination soit organisé afin que le peuple sahraoui, et lui seul, soit maître de son destin.

Vive la lutte du peuple sahraoui !

Vive le Front Polisario !

Vive la République arabe sahraouie démocratique !


Fabien Roussel,
député du Nord,
secrétaire national du PCF

source : https://www.pcf.fr/actualite_d_claration_pour_le_45_anniversaire_de_la_cr_ation_de_la_rasd_le_27_f_vrier

Tag(s) : #PCF#RASD#Polisario

LA MILITANTE SAHRAOUIE DES DROITS DE L’HOMME, SOLTANA KHAYA, PLUS QUE JAMAIS DISPOSEE A POURSUIVRE LA LUTTE

14 Février 2021

 

Bruxelles, 14 fev 2021 (SPS) La militante sahraouie des droits de l'Homme, Soltana Sid Ibrahim Khaya, grièvement blessée au visage et à l'œil suite à une agression barbare de la police de l'occupation marocaine, est plus que jamais disposée à poursuivre la lutte, a affirmé dimanche le membre du Secrétariat national du Front Polisario chargé d'Europe et de l'Union européenne (UE), Oubi Bouchraya Bachir.

Le responsable sahraoui a indiqué dans un tweet s'être entretenu avec la militante Soltana Sid Ibrahim Khaya qui lui a affirmé que cette agression était "le prix à payer pour la lutte et je savais que je devais en payer le prix. J'y étais préparée, je le suis toujours et peut être même, plus que jamais".

La militante sahraouie des droits de l'Homme, Soltana Sid Ibrahim Khaya " était fatiguée et avait une voix saccadée, mais sa volonté reste intact", a ajouté M. Oubi Bouchraya.

Une source judiciaire sahraouie sur place avait indiqué, samedi, que la militante sahraouie des droits de l'Homme, Soltana Sid Ibrahim Khaya et sa soeur, Ouara Sid Ibrahim Khaya ont été violentées par les autorités de l'occupation marocaine dans la ville sahraouie occupée de Boujdour.

La même source a indiqué, samedi, que " la militante sahraouie des droits de l'Homme, Soltana Khaya a été gravement atteinte au visage et à l'œil après avoir été lapidée par les autorités d'occupation marocaine.

Le quartier où se trouve le domicile de la famille de la militante des droits de l'homme, Sultana Khaya est assiégé par un dispositif intense de la répression marocaine, dans le but de dissuader les militants sahraouis de manifester pacifiquement en vue d'exiger le droit à la liberté et à l'indépendance, ajoutent les mêmes sources.

Lundi, la fondation des droits humains, Nushatta, a affirmé dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux que, les forces d’occupation marocaines ont lancé une féroce campagne de répression contre les militants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental depuis la reprise du conflit armé suite à la violation du cessez-le-feu par le Maroc le 13 novembre dernier.

Dans cette vidéo de deux minutes, la fondation Nushatta parle du cas de la militante Soltana Kheya assignée à résidence dans la localité de Boujdour occupée, pendant 11 semaines.

D'après la fondation, la militante sahraouie qui "a déjà perdu un œil lors d'une agression policière il y a quelques années", subit, elle et sa famille des "violences policières".

La Fondation Nushatta, créée en 2013, effectue un suivi régulier de la situation des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental. En décembre dernier, elle a présenté un rapport sur la situation des droits de l'Homme dans les villes sahraouies occupées depuis l'agression marocaine contre les civils sahraouis dans la zone tampon à El-Guerguarat en novembre dernier.

Le document mis au point, en collaboration avec le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental et l'organisation espagnole de défense des droits de l'Homme (Nomads), souligne notamment que des journalistes et défenseurs des droits humains sahraouis font l'objet d'"une campagne massive d'intimidation et de harcèlement", appelant à cet effet les individus et les organisations à prendre des mesures pour dénoncer ces pratiques.(SPS)

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source : http://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2021/02/14/31143.html

Tag(s) : #Sahraoui#Maroc

INQUIETUDE CONCERNANT L'ETAT DES PRISONNIERS SAHRAOUIS DANS LES GEOLES MAROCAINES

1 Février 2021

 

SPS 01/02/2021 - 13:18

Chahid El Hafedh, 01 fev 2021 (SPS) Le ministère des territoires occupés et des Sahraouies établis à l'étranger s'est dit extrêmement préoccupé de l'état des prisonniers civils sahraouis dans les geôles de l'occupant marocain, victimes de la politique de représailles systématique de ce dernier qui poursuit la violation et la confiscation de leurs droits.

 Dans un communiqué rendu public dimanche, le ministère a souligné que la plupart des prisonniers civils sahraouis ont entamé une grèves de la faim dans les différentes prisons marocaines pour exprimer leur ras-le-bol des conditions carcérales.

Le ministère a pris acte des décisions illégales rendues par les autorités de l'occupant, faisant état du transfert des prisonniers sahraouis vers des destinations inconnues, tel le cas du prisonnier civil sahraoui Mohamed M'barek Lefkir.

"Le ministère des territoires occupés est vivement préoccupé de l'état des prisonniers civils sahraouis dans les geôles de l'occupant marocain qui poursuit sa politique de représailles systématique et de confiscation des droits des prisonniers sahraouis, en violation flagrante de toutes les chartes et coutumes internationales, en tête desquelles les instruments internationaux des droits de l'homme", note le communiqué.

La même source a cité le cas du prisonnier civil sahraoui Mohamed Lamine Abidine Heddi du groupe Gdeim Izik, injustement condamné à 25 ans de prison, en grève de la faim depuis le 13 janvier dernier "en raison de la maltraitance qu'il subit et la confiscation de ses droits par l'administration carcérale de l'occupant à Tiflet 2.

Ce sont les mêmes conditions qui ont poussé les détenus civils sahraouis dans les prisons de Kenitra et de Tiflet 2 à entamer des grèves de la faim depuis le 20 janvier pour exiger l’amélioration des conditions de leur détention et leur transfert dans des prisons plus proches de leurs familles (actuellement incarcérés à 1300 km).

L'administration pénitentiaire de l'occupant marocain fait la sourde-oreille et poursuit sa politique de maltraitance à l'égard des prisonniers sahraouis, à l’instar des cas détenus civils El-Bachir El-Abd El-Mehdar et Mohamed El-Hafedh Iaza.

Le ministère cite également les décisions illégales des autorités d'occupation d'expulser des prisonniers civils sahraouis vers des destinations inconnues, à l’image des prisonniers civils sahraouis, Mohamed Ambarak Lafqir (transféré de la prison Ait Melloul 1), Ibrahim El-Bachir Amadhour (transféré de la prison Beloudaya /Marrakech), en sus de la persistance de l'administration pénitentiaire d'occupation à empêcher les prisonniers civils sahraouis de communiquer avec leur famille, à l’instar des cas de Walid Essalik dans la prison de Bouzakarn, d'Ahmed Habdi El-Karkar dans la prison Tan Tan  (Sud du Maroc) et de Mohamad El-Khalil El-Bambari dans la prison d’Ait Melloul 1.

Face à la situation tragique des détenus civils sahraouis dans les prisons de l'occupation marocaine, le ministère des Territoires occupés et des communautés sahraouies tire la sonnette l'alarme et appelle la communauté internationale, notamment l'Organisation internationale de la Croix-Rouge (CICR) à intervenir d'urgence conformément à son rôle de protection des civils des zones occupées, ajoute le communiqué.

Après avoir appelé à la libération immédiate de tous les détenus civils sahraouis dans les prisons de l'occupation marocaine, le ministère a exprimé sa solidarité "absolue" avec les détenus dans les prisons de l'occupation marocaine".

Le ministère sahraoui appelle la communauté internationale à intervenir d'urgence pour protéger les détenus civils sahraouis et s’enquérir de la situation des détenus civils sahraouis, en particulier ceux en grève de la faim, saluant l’élan de solidarité populaire avec les détenus civils sahraouis dans les prisons de l'occupation marocaine, conclut le communiqué. (SPS)

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source : http://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2021/02/01/30770.html

Tag(s) : #RASD#Polisario#Maroc

 

LA RASD AVERTIT QUE SI LE BLOCAGE SUR L’ORGANISATION D’UN REFERENDUM PERSISTE ELLE NOUERA DES PACTES DE DEFENSE AVEC DES PAYS AMIS

 Des soldats du Front Polisario en parade au village de Tifariti aun Sahara occidental

Le Front Polisario menace de recourir à «des accords de défense mutuelle» si le blocage persiste au Sahara occidental

© AP Photo / Daniel Ochoa de Olza

AFRIQUE

17:31 16.10.2020(mis à jour 17:37 16.10.2020)URL courte

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La République sahraouie «recourra à l'usage du droit de légitime défense en concluant des accords de défense mutuelle, reconnu par le droit international et la charte fondatrice de l'Union africaine», a déclaré son chef de la diplomatie à la Radio nationale algérienne, la veille de la visite de Jean-Yves Le Drian à Alger.

Lors d’un passage mercredi 14 octobre sur la Chaîne 1 de la Radio nationale algérienne, le ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Salem Ould Salek, a averti que si la situation de blocage sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination persistait, la RASD envisagerait «la conclusion de pactes de défense» avec des pays amis.

 

Production du vaccin

© SPUTNIK . AFK SISTEMA

Au Maroc, la campagne de vaccination anti-Covid-19 pourrait concerner près de 19 millions de personnes

Cette déclaration intervient dans un contexte particulier marqué par deux événements d’importance. Le premier est la visite jeudi 15 octobre à Alger du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Le second est le référendum prévu le 1er novembre sur la nouvelle Constitution algérienne qui autorise l’armée à intervenir dans des opérations de rétablissement de la paix à l’étranger, «dans le cadre d’accords bilatéraux». Décryptage.

 

«Face à la résistance marocaine et à l'incapacité de la MINURSO [la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, ndlr] à imposer au Maroc le respect de ses engagements signés dans le plan de règlement», la RASD «recourra à l'usage du droit de légitime défense en concluant des accords de défense mutuelle, droit reconnu par le droit international et la charte fondatrice de l'Union africaine (UA)», a déclaré le ministre.

«Les Sahraouis comptent suffisamment de pays et de peuples amis en Afrique et ailleurs dans le monde avec qui il est possible de conclure des accords de défense mutuelle».

Par ailleurs, M.Ould Salek a accusé la France et le Conseil de sécurité de l’Onu d’être responsable du blocage dans la résolution du conflit au Sahara occidental.

«L’État sahraoui et ses responsables, en tête desquels le Président […] Brahim Ghali, pointent […] la France qui entrave le processus onusien de règlement au Sahara occidental, et tient le Conseil de sécurité pour responsable du statu quo dans le processus», a-t-il expliqué.

Le Drian à Alger à deux semaines du référendum

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères est arrivé jeudi 15 octobre à Alger. Il s’agit de sa troisième visite dans la capitale algérienne en moins d’un an, après deux voyages en janvier et en mars 2020.

 

Manifestation à Alger, le 6 décembre 2019

© SPUTNIK . KAMAL LOUADJ

L’Algérie enregistre une récession «jamais atteinte dans l’histoire du pays»

Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères informe que Jean-Yves Le Drian abordera avec les dirigeants algériens, à savoir le Président Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Abdelaziz Djerad et son homologue Sabri Boukadoum, les questions d’intérêts communs ainsi que les questions régionales: les crises libyenne et malienne, la sécurité au Sahel et enfin le conflit au Sahara occidental.

 

Lors de sa conférence de presse à l’issue de ses entretiens, M.Le Drian s’est exprimé sur tous les sujets évoqués dans le communiqué sans souffler mot sur le dossier du Sahara occidental. Cependant, le chef de la diplomatie française a évoqué le référendum sur la nouvelle Constitution algérienne.

«L’Algérie est à la veille d’une étape importante qui va amener le peuple algérien à se prononcer le 1er novembre sur le projet de révision de la Constitution», a-t-il déclaré, relevant que le Président Tebboune avait affiché «ses intentions de réformes des institutions pour renforcer la gouvernance, l’équilibre des pouvoirs et les libertés».

Or, la nouvelle Constitution autorise l’Armée nationale populaire (ANP) après approbation du parlement à participer à des opérations de maintien de la paix sous les auspices des Nations unies» et «à la restauration de la paix dans la région dans le cadre d’accords bilatéraux avec les pays concernés».

Pour le site d’information marocain Yabiladi, cette Constitution, si elle est adoptée, est «une nouvelle donne dont le Front Polisario essaie de tirer profit alors qu’il entend élargir son expansion dans les zones situées à l’est du mur de sécurité, qu’il considère comme "territoires libérés"» et que le Maroc dénonce comme une provocation.

Ainsi, l’Algérie «laissera-t-elle les plans belliqueux du Polisario la conduire dans une confrontation militaire avec le Maroc?», se demande Yabiladi.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202010161044587941-le-front-polisario-menace-de-recourir-a-des-accords-de-defense-mutuelle-si-le-blocage-persiste-au/

LE FRONT POLISARIO NE RENONCERA PAS A LA LUTTE ARMEE JUSQU'AU RECOUVREMENT DE L'INDEPENDANCE

25 Décembre 2020

SPS 23/12/2020 - 22:37

ALGER, 23 Déc 2020 (SPS) La ministre sahraouie de la coopération, Mme. Fatma El-Mehdi a affirmé mercredi à Alger que le sort de la bataille menée au Sahara occidental était entre les mains du seul peuple sahraoui, insistant sur "la poursuite, sans renoncement, de la lutte armée jusqu'à libération de tous les territoires sahraouis".

Dans son intervention aux travaux d'une journée parlementaire placée sous le thème "Pour l’application du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination", organisée par la Commission des Affaires étrangères et de la coopération de l’Assemblée populaire nationale (APN), la ministre a indiqué que "les plans et complots" ourdis contre le peuple sahraoui "lors de séances tenues à huis clos seront voués inéluctablement à l'échec".

Evoquant la réunion du Conseil de sécurité tenue lundi (avant hier) sur le Sahara occidental, la ministre s'"est dit satisfaite des positions internationales".

"Je tiens à féliciter le peuple sahraoui pour les positions des Etats qui se sont opposés à la décision de Trump, laquelle n'entamera jamais la volonté du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte pour recouvrer ses droits légitimes", a assuré Mme El-Mehdi, soulignant que la résolution de la question sahraouie ne saurait se réaliser qu'en impliquant le peuple sahraoui en tant que partenaire dans le processus politique".

"Le sort de la bataille est aujourd'hui entre les mains du peuple sahraoui. La guerre ne prendra fin que lorsque le peuple sahraoui le décidera", a-t-elle martelé, insistant qu'"il ne renoncera pas à la lutte armée pour revenir à la table des négociations avant d'obtenir des garanties claires".

"Il n'y aura de négociations que par la poursuite de la lutte armée. Les armes ne se tairont pas en l'absence d'une véritable volonté... Nous lutterons et négocierons à la fois jusqu'à l'établissement de la République arabe sahraouie indépendante".

Les événements récents constituent "un tournant décisif dans le processus de la question sahraouie, et ce grâce à la résistance du peuple sahraoui qui a amené l'occupant marocain à entreprendre cette démarche insensée, en l'occurrence la violation de l'accord de cessez-le-feu", a soutenu Mme El-Mehdi, estimant que "l'Etat sahraoui est un garant de la stabilité non seulement au Maghreb mais aussi dans l'ensemble du continent africain".

Après avoir exprimé ses remerciements à l'Algérie et à tous les pays qui soutiennent le peuple sahraoui, citant la Russie pour ses positions favorables à la légalité internationale, la ministre sahraouie a formé le vœu de "voir Moscou jouer un rôle clé dans le règlement de la question sahraouie".

De son côté, l'ambassadeur de la RASD en Algérie, M. Abdelkader Taleb Omar a exprimé sa reconnaissance et sa satisfaction des positions du Parlement algérien en faveur de la cause juste du peuple sahraoui qui lutte pour recouvrer pleinement ses droits.

"La journée parlementaire témoigne de l'estime que voue le peuple algérien à son frère sahraoui ... et le Parlement algérien adresse, à travers cette rencontre, un message fort au monde au sujet du consensus sur la justesse de cette cause", a-t-il dit. (SPS)

 

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source : http://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2020/12/23/29969.html

Tag(s) : #RASD#Polisario

LE FAUCON BOLTON : TRUMP A RECONNU LA MAROCANITE DU SAHARA OCCIDENTAL ALORS QU'IL IGNORAIT SON EXISTENCE

Bolton: Trump a reconnu la marocanité du Sahara occidental alors qu’il ignorait son existence

 Depuis 8 heures  17 décembre 2020

John Bolton

John Bolton

 Amérique et Europe - USA

 

 

Rédaction du site

Dans une tribune publiée par la revue Foreign Policy, l’ex-conseiller à la Sécurité nationale du Président américain, John Bolton, commente la décision de Donald Trump de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en contrepartie d’un accord de paix entre le royaume chérifien et ‘Israël’.

Selon lui, Trump, qui ignore «l’existence du Sahara occidental», a non seulement sapé 30 ans de diplomatie américaine en faveur de la paix dans cette région, mais a même «mis en danger les intérêts vitaux des États-Unis» au sein de l’Otan.

Trump ignore-t-il la géographie?

Se présentant en fin connaisseur du dossier du Sahara occidental et défenseur de l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, notamment lorsqu’il était ambassadeur permanent des États-Unis au conseil de sécurité de l’Onu (2005-2006), John Bolton rapporte une discussion tenue dans le bureau ovale. Celle-ci a eu lieu entre Donald Trump et le sénateur républicain de l’Oklahoma, James Mountain Inhofe, président de la commission des Forces armées au Sénat et attaché à la cause sahraouie.

«J’étais présent à cette réunion tenue dans le bureau ovale le 1er mai 2019, lorsque le sénateur de l’Oklahoma a tenté d’expliquer les raisons de son soutien à un référendum [d’autodétermination au Sahara occidental, NDLR]», écrit M.Bolton. «Trump avait affirmé qu’il n’avait jamais entendu parler du Sahara occidental, et Inhofe a rétorqué: « Oh, nous en avons déjà parlé, mais vous n’avez pas écouté »».

Et d’ajouter que «James Inhofe avait parfaitement raison lorsqu’il a déclaré dans un discours le 11 décembre au Sénat que Trump « aurait pu conclure cet accord [de paix israélo-marocain, NDLR] sans sacrifier les droits de ce peuple sans voix [du Sahara occidental, NDLR] »».

«Le Maroc a longtemps envisagé de reconnaître Israël»

Pour étayer son propos, l’ancien conseiller à la Sécurité nationale explique que «les relations chaleureuses mais non officielles entre Israël et le Maroc ne sont pas nouvelles».

«Le Maroc a longtemps envisagé de reconnaître Israël, et feu le roi Hassan II a poursuivi agressivement cette politique au cours des années 1990». «Depuis, les contacts secrets israélo-marocains sont monnaie courante».

Ainsi, l’ancien ambassadeur à l’Onu estime qu’«il est parfaitement approprié pour une nation de modifier ses responsabilités internationales à la lumière de l’évolution des circonstances liées à sa sécurité nationale». «Cependant, rien ne justifie le fait de détruire gratuitement un engagement [diplomatique de 30 ans, NDLR], sans consultation, simplement pour conclure un prétendu accord de normalisation dans un contexte complètement différent».

Et de déplorer que «malheureusement, les Sahraouis ne soient pas les seuls à subir ce genre d’agression de la part de Donald Trump». Avec son attitude d’homme d’affaires qui pense que tout peut faire l’objet d’une transaction commerciale, «Trump a mis en danger même les intérêts des États-Unis, notamment au sein de l’Otan».

Que devrait faire Joe Biden?

Évoquant la situation explosive dans la région suite à l’intervention le 13 novembre de l’armée marocaine au passage frontalier de Guerguerat, situé dans la zone tampon démilitarisée du sud du Sahara occidental, John Bolton regrette le fait que «pour prendre sa décision irréfléchie, Trump n’ait consulté personne». «Ni le Front Polisario, ni l’Algérie et la Mauritanie, les deux pays voisins les plus concernés [en cas d’embrasement de la région, NDLR], ni personne d’autre».

Tout en rappelant que le Maroc, aidé par la France et d’autres alliés au conseil de sécurité, «a passé près de trois décennies à empêcher le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui d’avoir lieu», M.Bolton avertit que «le Polisario est à un moment crucial». «Il serait pleinement justifié s’il choisissait de retourner sur le champ de bataille».

En conclusion, il estime qu’une fois investi de ses fonctions de Président des États-Unis le 20 janvier prochain, «Joe Biden devrait annuler la décision de Trump concernant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental». «Cela ne sera pas facile, étant donné les attentes, si erronées soient-elles, déjà envisagées au Maroc et en Israël», conclut-il.

 

Source: Avec Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1963172

SAHARA OCCIDENTAL : LE FRONT POLISARIO CONDAMNE DANS LES TERMES LES PLUS FERMES LA DECISION DE TRUMP

Sahara occidental: Le Polisario condamne “dans les termes les plus fermes” la décision de Trump

 Depuis 14 heures  11 décembre 2020

Le Polisario exhorte l'ONU et l'UA à "faire pression sur le royaume du Maroc pour qu'il mette fin à son occupation du Sahara occidental"

Le Polisario exhorte l'ONU et l'UA à "faire pression sur le royaume du Maroc pour qu'il mette fin à son occupation du Sahara occidental"

 Maghreb - Monde arabe

 

 

Rédaction du site

Le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, a fermement dénoncé, jeudi 10 décembre, la décision du président Donald Trump de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

« Le Polisario et le gouvernement sahraoui condamnent dans les termes les plus forts le fait que le président américain sortant Donald Trump attribue au Maroc ce qui ne lui appartient pas », à savoir la souveraineté sur l’ancienne colonie espagnole, a indiqué le ministère sahraoui de l’Information dans un communiqué parvenu à l’AFP.

Trump, qui quittera la Maison Blanche le 20 janvier, a indiqué qu’il avait signé jeudi une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le territoire disputé, en même temps qu’il annonçait que Rabat s’était engagé à normaliser ses relations avec ‘Israël’.

« La décision de Trump ne change rien à la nature juridique de la question saharaouie car la comunauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental », relève le communiqué.

« Elle constitue une violation flagrante de la charte des Nations unies (…) et des textes fondateurs de l’Union africaine (UA), et freine les efforts de la communauté internationale visant à trouver une solution pacifique au conflit entre la République sahraouie et le royaume du Maroc », poursuit le texte.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fait savoir que sa position était « inchangée » sur le Sahara occidental et que « la solution à cette question peut toujours être trouvée sur la base des résolutions du Conseil de sécurité ».

Dans son communqué, le Polisario exhorte l’ONU et l’UA à « faire pression sur le royaume du Maroc pour qu’il mette fin à son occupation du Sahara occidental ».

La question du statut du Sahara occidental, toujours considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie.

Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination, prévu par l’ONU, tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers de ce vaste territoire désertique, propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté.

Les négociations menées par l’ONU et impliquant le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie sont suspendues depuis des mois.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/1958068