Sahara Occidental

LA RASD AVERTIT QUE SI LE BLOCAGE SUR L’ORGANISATION D’UN REFERENDUM PERSISTE ELLE NOUERA DES PACTES DE DEFENSE AVEC DES PAYS AMIS

 Des soldats du Front Polisario en parade au village de Tifariti aun Sahara occidental

Le Front Polisario menace de recourir à «des accords de défense mutuelle» si le blocage persiste au Sahara occidental

© AP Photo / Daniel Ochoa de Olza

AFRIQUE

17:31 16.10.2020(mis à jour 17:37 16.10.2020)URL courte

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La République sahraouie «recourra à l'usage du droit de légitime défense en concluant des accords de défense mutuelle, reconnu par le droit international et la charte fondatrice de l'Union africaine», a déclaré son chef de la diplomatie à la Radio nationale algérienne, la veille de la visite de Jean-Yves Le Drian à Alger.

Lors d’un passage mercredi 14 octobre sur la Chaîne 1 de la Radio nationale algérienne, le ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Salem Ould Salek, a averti que si la situation de blocage sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination persistait, la RASD envisagerait «la conclusion de pactes de défense» avec des pays amis.

 

Production du vaccin

© SPUTNIK . AFK SISTEMA

Au Maroc, la campagne de vaccination anti-Covid-19 pourrait concerner près de 19 millions de personnes

Cette déclaration intervient dans un contexte particulier marqué par deux événements d’importance. Le premier est la visite jeudi 15 octobre à Alger du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Le second est le référendum prévu le 1er novembre sur la nouvelle Constitution algérienne qui autorise l’armée à intervenir dans des opérations de rétablissement de la paix à l’étranger, «dans le cadre d’accords bilatéraux». Décryptage.

 

«Face à la résistance marocaine et à l'incapacité de la MINURSO [la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, ndlr] à imposer au Maroc le respect de ses engagements signés dans le plan de règlement», la RASD «recourra à l'usage du droit de légitime défense en concluant des accords de défense mutuelle, droit reconnu par le droit international et la charte fondatrice de l'Union africaine (UA)», a déclaré le ministre.

«Les Sahraouis comptent suffisamment de pays et de peuples amis en Afrique et ailleurs dans le monde avec qui il est possible de conclure des accords de défense mutuelle».

Par ailleurs, M.Ould Salek a accusé la France et le Conseil de sécurité de l’Onu d’être responsable du blocage dans la résolution du conflit au Sahara occidental.

«L’État sahraoui et ses responsables, en tête desquels le Président […] Brahim Ghali, pointent […] la France qui entrave le processus onusien de règlement au Sahara occidental, et tient le Conseil de sécurité pour responsable du statu quo dans le processus», a-t-il expliqué.

Le Drian à Alger à deux semaines du référendum

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères est arrivé jeudi 15 octobre à Alger. Il s’agit de sa troisième visite dans la capitale algérienne en moins d’un an, après deux voyages en janvier et en mars 2020.

 

Manifestation à Alger, le 6 décembre 2019

© SPUTNIK . KAMAL LOUADJ

L’Algérie enregistre une récession «jamais atteinte dans l’histoire du pays»

Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères informe que Jean-Yves Le Drian abordera avec les dirigeants algériens, à savoir le Président Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Abdelaziz Djerad et son homologue Sabri Boukadoum, les questions d’intérêts communs ainsi que les questions régionales: les crises libyenne et malienne, la sécurité au Sahel et enfin le conflit au Sahara occidental.

 

Lors de sa conférence de presse à l’issue de ses entretiens, M.Le Drian s’est exprimé sur tous les sujets évoqués dans le communiqué sans souffler mot sur le dossier du Sahara occidental. Cependant, le chef de la diplomatie française a évoqué le référendum sur la nouvelle Constitution algérienne.

«L’Algérie est à la veille d’une étape importante qui va amener le peuple algérien à se prononcer le 1er novembre sur le projet de révision de la Constitution», a-t-il déclaré, relevant que le Président Tebboune avait affiché «ses intentions de réformes des institutions pour renforcer la gouvernance, l’équilibre des pouvoirs et les libertés».

Or, la nouvelle Constitution autorise l’Armée nationale populaire (ANP) après approbation du parlement à participer à des opérations de maintien de la paix sous les auspices des Nations unies» et «à la restauration de la paix dans la région dans le cadre d’accords bilatéraux avec les pays concernés».

Pour le site d’information marocain Yabiladi, cette Constitution, si elle est adoptée, est «une nouvelle donne dont le Front Polisario essaie de tirer profit alors qu’il entend élargir son expansion dans les zones situées à l’est du mur de sécurité, qu’il considère comme "territoires libérés"» et que le Maroc dénonce comme une provocation.

Ainsi, l’Algérie «laissera-t-elle les plans belliqueux du Polisario la conduire dans une confrontation militaire avec le Maroc?», se demande Yabiladi.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202010161044587941-le-front-polisario-menace-de-recourir-a-des-accords-de-defense-mutuelle-si-le-blocage-persiste-au/

LE FRONT POLISARIO NE RENONCERA PAS A LA LUTTE ARMEE JUSQU'AU RECOUVREMENT DE L'INDEPENDANCE

25 Décembre 2020

SPS 23/12/2020 - 22:37

ALGER, 23 Déc 2020 (SPS) La ministre sahraouie de la coopération, Mme. Fatma El-Mehdi a affirmé mercredi à Alger que le sort de la bataille menée au Sahara occidental était entre les mains du seul peuple sahraoui, insistant sur "la poursuite, sans renoncement, de la lutte armée jusqu'à libération de tous les territoires sahraouis".

Dans son intervention aux travaux d'une journée parlementaire placée sous le thème "Pour l’application du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination", organisée par la Commission des Affaires étrangères et de la coopération de l’Assemblée populaire nationale (APN), la ministre a indiqué que "les plans et complots" ourdis contre le peuple sahraoui "lors de séances tenues à huis clos seront voués inéluctablement à l'échec".

Evoquant la réunion du Conseil de sécurité tenue lundi (avant hier) sur le Sahara occidental, la ministre s'"est dit satisfaite des positions internationales".

"Je tiens à féliciter le peuple sahraoui pour les positions des Etats qui se sont opposés à la décision de Trump, laquelle n'entamera jamais la volonté du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte pour recouvrer ses droits légitimes", a assuré Mme El-Mehdi, soulignant que la résolution de la question sahraouie ne saurait se réaliser qu'en impliquant le peuple sahraoui en tant que partenaire dans le processus politique".

"Le sort de la bataille est aujourd'hui entre les mains du peuple sahraoui. La guerre ne prendra fin que lorsque le peuple sahraoui le décidera", a-t-elle martelé, insistant qu'"il ne renoncera pas à la lutte armée pour revenir à la table des négociations avant d'obtenir des garanties claires".

"Il n'y aura de négociations que par la poursuite de la lutte armée. Les armes ne se tairont pas en l'absence d'une véritable volonté... Nous lutterons et négocierons à la fois jusqu'à l'établissement de la République arabe sahraouie indépendante".

Les événements récents constituent "un tournant décisif dans le processus de la question sahraouie, et ce grâce à la résistance du peuple sahraoui qui a amené l'occupant marocain à entreprendre cette démarche insensée, en l'occurrence la violation de l'accord de cessez-le-feu", a soutenu Mme El-Mehdi, estimant que "l'Etat sahraoui est un garant de la stabilité non seulement au Maghreb mais aussi dans l'ensemble du continent africain".

Après avoir exprimé ses remerciements à l'Algérie et à tous les pays qui soutiennent le peuple sahraoui, citant la Russie pour ses positions favorables à la légalité internationale, la ministre sahraouie a formé le vœu de "voir Moscou jouer un rôle clé dans le règlement de la question sahraouie".

De son côté, l'ambassadeur de la RASD en Algérie, M. Abdelkader Taleb Omar a exprimé sa reconnaissance et sa satisfaction des positions du Parlement algérien en faveur de la cause juste du peuple sahraoui qui lutte pour recouvrer pleinement ses droits.

"La journée parlementaire témoigne de l'estime que voue le peuple algérien à son frère sahraoui ... et le Parlement algérien adresse, à travers cette rencontre, un message fort au monde au sujet du consensus sur la justesse de cette cause", a-t-il dit. (SPS)

 

090/097/700

source : http://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2020/12/23/29969.html

Tag(s) : #RASD#Polisario

LE FAUCON BOLTON : TRUMP A RECONNU LA MAROCANITE DU SAHARA OCCIDENTAL ALORS QU'IL IGNORAIT SON EXISTENCE

Bolton: Trump a reconnu la marocanité du Sahara occidental alors qu’il ignorait son existence

 Depuis 8 heures  17 décembre 2020

John Bolton

John Bolton

 Amérique et Europe - USA

 

 

Rédaction du site

Dans une tribune publiée par la revue Foreign Policy, l’ex-conseiller à la Sécurité nationale du Président américain, John Bolton, commente la décision de Donald Trump de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en contrepartie d’un accord de paix entre le royaume chérifien et ‘Israël’.

Selon lui, Trump, qui ignore «l’existence du Sahara occidental», a non seulement sapé 30 ans de diplomatie américaine en faveur de la paix dans cette région, mais a même «mis en danger les intérêts vitaux des États-Unis» au sein de l’Otan.

Trump ignore-t-il la géographie?

Se présentant en fin connaisseur du dossier du Sahara occidental et défenseur de l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, notamment lorsqu’il était ambassadeur permanent des États-Unis au conseil de sécurité de l’Onu (2005-2006), John Bolton rapporte une discussion tenue dans le bureau ovale. Celle-ci a eu lieu entre Donald Trump et le sénateur républicain de l’Oklahoma, James Mountain Inhofe, président de la commission des Forces armées au Sénat et attaché à la cause sahraouie.

«J’étais présent à cette réunion tenue dans le bureau ovale le 1er mai 2019, lorsque le sénateur de l’Oklahoma a tenté d’expliquer les raisons de son soutien à un référendum [d’autodétermination au Sahara occidental, NDLR]», écrit M.Bolton. «Trump avait affirmé qu’il n’avait jamais entendu parler du Sahara occidental, et Inhofe a rétorqué: « Oh, nous en avons déjà parlé, mais vous n’avez pas écouté »».

Et d’ajouter que «James Inhofe avait parfaitement raison lorsqu’il a déclaré dans un discours le 11 décembre au Sénat que Trump « aurait pu conclure cet accord [de paix israélo-marocain, NDLR] sans sacrifier les droits de ce peuple sans voix [du Sahara occidental, NDLR] »».

«Le Maroc a longtemps envisagé de reconnaître Israël»

Pour étayer son propos, l’ancien conseiller à la Sécurité nationale explique que «les relations chaleureuses mais non officielles entre Israël et le Maroc ne sont pas nouvelles».

«Le Maroc a longtemps envisagé de reconnaître Israël, et feu le roi Hassan II a poursuivi agressivement cette politique au cours des années 1990». «Depuis, les contacts secrets israélo-marocains sont monnaie courante».

Ainsi, l’ancien ambassadeur à l’Onu estime qu’«il est parfaitement approprié pour une nation de modifier ses responsabilités internationales à la lumière de l’évolution des circonstances liées à sa sécurité nationale». «Cependant, rien ne justifie le fait de détruire gratuitement un engagement [diplomatique de 30 ans, NDLR], sans consultation, simplement pour conclure un prétendu accord de normalisation dans un contexte complètement différent».

Et de déplorer que «malheureusement, les Sahraouis ne soient pas les seuls à subir ce genre d’agression de la part de Donald Trump». Avec son attitude d’homme d’affaires qui pense que tout peut faire l’objet d’une transaction commerciale, «Trump a mis en danger même les intérêts des États-Unis, notamment au sein de l’Otan».

Que devrait faire Joe Biden?

Évoquant la situation explosive dans la région suite à l’intervention le 13 novembre de l’armée marocaine au passage frontalier de Guerguerat, situé dans la zone tampon démilitarisée du sud du Sahara occidental, John Bolton regrette le fait que «pour prendre sa décision irréfléchie, Trump n’ait consulté personne». «Ni le Front Polisario, ni l’Algérie et la Mauritanie, les deux pays voisins les plus concernés [en cas d’embrasement de la région, NDLR], ni personne d’autre».

Tout en rappelant que le Maroc, aidé par la France et d’autres alliés au conseil de sécurité, «a passé près de trois décennies à empêcher le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui d’avoir lieu», M.Bolton avertit que «le Polisario est à un moment crucial». «Il serait pleinement justifié s’il choisissait de retourner sur le champ de bataille».

En conclusion, il estime qu’une fois investi de ses fonctions de Président des États-Unis le 20 janvier prochain, «Joe Biden devrait annuler la décision de Trump concernant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental». «Cela ne sera pas facile, étant donné les attentes, si erronées soient-elles, déjà envisagées au Maroc et en Israël», conclut-il.

 

Source: Avec Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1963172

SAHARA OCCIDENTAL : LE FRONT POLISARIO CONDAMNE DANS LES TERMES LES PLUS FERMES LA DECISION DE TRUMP

Sahara occidental: Le Polisario condamne “dans les termes les plus fermes” la décision de Trump

 Depuis 14 heures  11 décembre 2020

Le Polisario exhorte l'ONU et l'UA à "faire pression sur le royaume du Maroc pour qu'il mette fin à son occupation du Sahara occidental"

Le Polisario exhorte l'ONU et l'UA à "faire pression sur le royaume du Maroc pour qu'il mette fin à son occupation du Sahara occidental"

 Maghreb - Monde arabe

 

 

Rédaction du site

Le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, a fermement dénoncé, jeudi 10 décembre, la décision du président Donald Trump de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

« Le Polisario et le gouvernement sahraoui condamnent dans les termes les plus forts le fait que le président américain sortant Donald Trump attribue au Maroc ce qui ne lui appartient pas », à savoir la souveraineté sur l’ancienne colonie espagnole, a indiqué le ministère sahraoui de l’Information dans un communiqué parvenu à l’AFP.

Trump, qui quittera la Maison Blanche le 20 janvier, a indiqué qu’il avait signé jeudi une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le territoire disputé, en même temps qu’il annonçait que Rabat s’était engagé à normaliser ses relations avec ‘Israël’.

« La décision de Trump ne change rien à la nature juridique de la question saharaouie car la comunauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental », relève le communiqué.

« Elle constitue une violation flagrante de la charte des Nations unies (…) et des textes fondateurs de l’Union africaine (UA), et freine les efforts de la communauté internationale visant à trouver une solution pacifique au conflit entre la République sahraouie et le royaume du Maroc », poursuit le texte.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fait savoir que sa position était « inchangée » sur le Sahara occidental et que « la solution à cette question peut toujours être trouvée sur la base des résolutions du Conseil de sécurité ».

Dans son communqué, le Polisario exhorte l’ONU et l’UA à « faire pression sur le royaume du Maroc pour qu’il mette fin à son occupation du Sahara occidental ».

La question du statut du Sahara occidental, toujours considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie.

Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination, prévu par l’ONU, tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers de ce vaste territoire désertique, propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté.

Les négociations menées par l’ONU et impliquant le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie sont suspendues depuis des mois.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/1958068

 

LE MAROC CHOISIT LES ARMES EN REPONSE A LA COLERE DU PEUPLE SAHRAOUI COLONISE

Le Maroc choisit les armes en réponse à la colère du peuple colonisé Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique

Mercredi 18 novembre 2020, par  auteurs à lire, popularité : 59%

 

 Internationale |

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L’armée marocaine est entrée le 13 novembre 2020 dans la zone démilitarisée à Guerguerat au sud du Sahara occidental. Elle a attaqué le campement des civils sahraouis qui bloquaient depuis le 20 octobre, la brèche ouverte par le Maroc dans cette zone-tampon pour y faire transiter les ressources halieutiques et agricoles qu’il exploite illégalement.

C’est la quatrième fois depuis septembre 1991, que le Maroc rompt les conditions de l’accord de cessez-le-feu signé après seize années de guerre avec le Front Polisario. Le Front Polisario avait apposé sa signature contre la promesse de l’organisation d’un référendum fixé à l’époque en janvier 1992.

Les rois Hassan 2 puis Mohamed 6 n’ont eu de cesse de faire repousser l’échéance redoutée pour profiter d’une situation « ni guerre, ni paix ». Elle a permis d’installer une colonie de peuplement de centaines de milliers de Marocains et de développer, en toute illégalité, le pillage des ressources naturelles de ce territoire non autonome : phosphate, sable, produits de la mer et agricoles.

Cette fois l’armée de libération nationale sahraouie a répliqué aux graves provocations du colonisateur, qui refuse d’entendre la colère d’un peuple qui s’est exprimée pacifiquement à Gdeim Izik comme à Guerguerat. Un peuple qui attend depuis vingt neuf ans la réalisation de la promesse onusienne d’accéder à l’autodétermination, alors que sous ses yeux, ses ressources naturelles sont exportées malgré les arrêts de la Cour européenne de justice en application du droit international.

Le Conseil de sécurité porte une lourde responsabilité dans cette situation. Il est en défaut d’appliquer la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU du 14 décembre 1960 sur « l’octroi à l’indépendance des pays et peuples coloniaux » qui « proclame solennellement la nécessité de mettre rapidement et inconditionnellement fin au colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations ».

Le Conseil de sécurité a cautionné les entraves du Maroc au travail de la MINURSO, la brèche en est un exemple : les quatre envoyés spéciaux de l’ONU qui se sont succédés, ont demandé en vain qu’elle soit refermée. Leurs démissions expriment d’ailleurs cette paralysie organisée. En 2016 le roi Mohamed 6 a expulsé la composante politique et administrative de la MINURSO chargée de préparer le référendum. Le Secrétaire général de l’ONU a demandé son retour, elle n’est toujours pas complète à ce jour. Malgré ces atermoiements la liste électorale a été arrêtée et ne nécessite qu’une mise à jour. Mais le Maroc n’admet qu’une alternative dans ce référendum : l’autonomie au sein du royaume, option soutenue par la France qui pèse de tout son poids pour empêcher que la MINURSO soit dotée d’un volet de surveillance des droits de l’homme comme le recommandaient les ONG internationales, en particulier dans les zones de conflits armés. Depuis sept années aucun observateur ou professionnel de l’information ne peut séjourner au Sahara occidental occupé : 283 personnes venues de 20 pays et de 4 continents ont été expulsés par le régime olonial. Le correspondant de l’agence espagnole EFE en poste au Maroc n’a pas été autorisé à se rendre à Guerguerat.

L’AFASPA, solidaire du peuple sahraoui, demande solennellement
- Au Conseil de Sécurité de l’ONU d’organiser dans les plus brefs délais un référendum qui applique l’expression libre et authentique de la volonté des populations du Sahara occidental.
- A l’Union Africaine de jouer pleinement son rôle pour le droit à l’autodétermination du seul peuple du continent qui n’a pas encore pu se prononcer sur son destin.
- Au gouvernement français d’adopter une attitude constructive dans ce processus de décolonisation dans le plein respect de l’esprit de la résolution 1514 de l’Assemblée générale des Nations Unies.
- Au royaume du Maroc de respecter les droits de l’homme dans la partie qu’il occupe du Sahara occidental et de se soumettre à la volonté de des Nations Unies de « mettre rapidement et inconditionnellement fin au colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations » en s’asseyant à la table des négociations.

Bagnolet le 15 novembre 2020

Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique
13 rue Pierre et Marie Curie 93170 Bagnolet

Courriel afaspanationale@wanadoo.fr
site internet www.afaspa.com

 

LA JORDANIE PROVOQUE LE FRONT POLISARIO

L’ouverture prochaine d’un consulat jordanien au Sahara

Friday, 20 November 2020 7:36 PM  [ Last Update: Friday, 20 November 2020 7:36 PM ]

Le conflits opposant le Maroc et le Polisarion au Sahara. (Photo d'illustration)

La Jordanie a décidé d'ouvrir un consulat à el-Ayoun, la plus grande ville du Sahara disputée entre le Maroc et le front «Polisario».

Selon un communiqué publié par le Royaume du Maroc, lors d’un entretien téléphonique, le roi Abdallah II a informé son homologue, Mohammed VI, de la volonté du Royaume de Jordanie d'ouvrir un consulat général à El-Ayoun, au Maroc. Le communiqué a ajouté que les ministères des Affaires étrangères des deux pays vont se coordonner pour prendre les dispositions nécessaires, sans toutefois fixer de date.

« Le roi Mohammed VI a exprimé sa reconnaissance et sa gratitude pour cette décision importante (l'ouverture du consulat), qui s'inscrit dans le cadre des positions de soutien que le Royaume hachémite de Jordanie a exprimé sur la question de l'intégrité territoriale du Maroc», ajoute le communiqué.

Lire aussi : Sahara Occidental : la Mauritanie déploie plus de forces aux frontières

La Jordanie est le deuxième pays arabe à ouvrir un consulat à El-Ayoun, après une décision similaire des EAU (annoncée le 4 novembre), en plus des 15 autres consulats des pays africains qui sont d’ores et déjà présents dans la région du Sahara. Les Émirats arabes unis ont établi un consulat dans la région bien qu’aucun citoyen émirati n’y réside, les experts y ont vu une nouvelle conspiration d’Abou Dhabi visant le nord-ouest de l’Afrique.

En outre, de nouveaux affrontements ont éclaté entre les forces de la République arabe sahraouie démocratique et l’armée marocaine après que les Émirats arabes unis ont officiellement inauguré leur consulat à Layyoune, il y a une dizaine de jours. Layyoune est la plus grande ville de la République arabe sahraouie ainsi que la région disputée entre le Maroc et le Front du Polisario. La République sahraouie est divisée en deux parties : le Nord et le Sud. Le Nord est entièrement contrôlé par le Maroc.

Sahara occidental: Le Caire contre Tel-Aviv?

Alors que la situation reste tendue à Guerguerat, l’Égypte appelle toutes les parties en conflit à faire preuve de la retenue.

La décision jordanienne intervient donc dans un contexte tendu à Guerguerat, où l’Égypte a appelé il y a quelques jours le Maroc et toutes les parties en conflit à faire preuve de retenue, Le Caire suivant de près les évolutions en cours dans la région contestée. Et, Abderrazak Makri, président du parti islamique algérien « Mouvement de la société pour la paix », a écrit, sur sa page Facebook, que les Émirats étaient à l’origine de tension dans les pays du nord-ouest de l’Afrique. « Là où les Émirats entrent, l’instabilité et l’effusion de sang commencent ».

Le Maroc et le Polisario se disputent la souveraineté sur la région du Sahara, depuis que l'occupation espagnole a mis fin à sa présence dans la région en 1975. Le conflit s'est transformé en un affrontement armé qui a duré jusqu'en 1991 et a pris fin avec la signature d'un accord de cessez-le-feu sous les auspices des Nations unies faisant de "Guerguerat" une zone démilitarisée.

À l'heure actuelle Rabat propose une autonomie élargie sous sa souveraineté, tandis que le Polisario appelle à un référendum pour déterminer le sort de la région, une proposition soutenue par l'Algérie, qui accueille des réfugiés de la région.

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/20/639010/Polisario-Maroc-Emirats-Jordanie

 

LES ETUDIANTS SAHRAOUIS EN ALGERIE METTENT UN TERME A LEURS ETUDES POUR S’ENGAGER DANS L’ARMEE SAHRAOUIE

Algérie: les étudiants sahraouis partent combattre le Maroc

 Depuis 3 heures  17 novembre 2020

 Algérie - Maghreb - Monde arabe

 

Des étudiants sahraouis inscrits dans les universités algériennes mettent un terme à leurs études pour s’engager dans l’armée du Front Polisario. Ils s’organisent pour rejoindre l’école militaire Chahid El Ouali, dans les camps de réfugiés de Tindouf, afin de suivre une période de formation et combattre les forces marocaines.

Le vendredi 13 novembre 2020 a marqué le retour du conflit armé au Sahara occidental avec les événements de Guerguerat  et l’incursion des forces marocaines dans la zone de démarcation entre les territoires sous autorité du Front Polisario et ceux sous administration marocaine. Cette date signe aussi l’arrêt des études pour la communauté sahraouie en Algérie.

Depuis quelques jours, des centaines d’étudiants se pressent à l’ambassade sahraouie pour s’inscrire sur la liste des conscrits.

Trois décennies d’attente

Sputnik est allé à la rencontre d’Ahmed, Damba, Kamel et Salek, quatre étudiants volontaires. Ils tous ont décidé de geler leur parcours pour combattre dans les rangs de l’armée sahraouie.

Ahmed Abdelkader, 25 ans, et Damba Mohamed Enajem, 26 ans, sont presque inséparables. Ils étaient ensemble au collège et au lycée puis ont suivi chacun son chemin après le baccalauréat: Damba est parti poursuivre des études de littérature française à Tlemcen et Ahmed s’est inscrit en littérature espagnole à Oran. Ils sont venus à Alger pour s’enregistrer à l’ambassade sahraouie et tenter de trouver un moyen de transport pour rejoindre rapidement les camps de réfugiés de Tindouf (1.900 kilomètres au sud-ouest de la capitale algérienne).

«L’attaque de Guerguerat par les Marocains a changé ma vie en quelques heures. Mon objectif, depuis mon plus jeune âge, était d’étudier et de décrocher un diplôme. Maintenant, tout cela est secondaire, la priorité est de libérer mon pays. S’il y a bien un peuple qui peut parler avec fierté de la paix, c’est le peuple sahraoui. Nous avons attendu durant trois décennies l’organisation d’un référendum d’autodétermination sans tirer une seule balle et en faisant une longue série de concessions. Aujourd’hui, nous devons être fiers d’aller à la guerre car c’est le seul droit légitime dont nous disposons», dit calmement Ahmed Abdelkader.

Ahmed a un frère et trois cousins qui sont déjà dans les zones de combats. «Mon père a été blessé durant la première guerre, dans les années 1980, aujourd’hui il m’encourage à les rejoindre», souligne-t-il. Avant d’aller au front, Ahmed devra passer par une période de formation au sein de l’école militaire Chahid El Ouali, dans les camps de Tindouf.

Plus rien à perdre

Damba a une certaine avance sur les autres membres du groupe puisqu’il a déjà effectué son service militaire. «J’ai rejoint l’école Chahid El Ouali juste après le baccalauréat. Après la phase d’instruction, j’ai été muté à Mhiriz dans la 4e région militaire», explique Damba Mohamed Enajem.

Pour l’heure, la mission la plus complexe pour tous les étudiants volontaires consistera à rejoindre les camps de réfugiés de Tindouf. Depuis le début de la pandémie, la compagnie Air Algérie n’assure plus de desserte entre les régions. Les autorités ont également interdit les autocars et les taxis de longs trajets. La seule solution, pour les étudiants, consiste à louer une voiture avec chauffeur pour traverser toute l’Algérie.

Optimiste, Damba estime qu’il trouvera un moyen de transport dans les prochains jours. Il fait partie de l’écrasante majorité de jeunes sahraouis qui attendaient avec impatience le retour de la guerre.

«Le Maroc et ses alliés doivent comprendre que le peuple sahraoui n’a rien à perdre. Nous n’avons ni tourisme, ni agriculture, ni aucune industrie. Nous avons été très patients à attendre que l’ONU daigne organiser un référendum. Maintenant, les armes doivent parler. Trois de mes oncles sont morts en martyrs durant la première guerre. Mon père a été fait prisonnier par les Mauritaniens. Il m’a raconté tout ce qu’il avait subi, il m’a dit aussi combien la guerre est difficile. Mais il m’encourage à me porter volontaire car il considère que c’est ma génération qui doit reconquérir nos terres», insiste le jeune étudiant en littérature française.

Salek Laabid Mohamed Dada, 23 ans, étudiant en sciences et technologies à l’université de Bab Ezzouar d’Alger, reconnaît que la question de la reprise du conflit contre le Maroc a toujours été un problème générationnel au sein de la société sahraouie. Les jeunes ont souvent reproché aux responsables du Front Polisario leur refus de reprendre les armes.

«Je suis né réfugié, je n’ai pas connu la guerre, mais je ne sais pas ce qu’est la vie dans un pays libre. Comme de nombreux jeunes Sahraouis, j’en ai longtemps voulu à nos dirigeants de ne pas avoir repris le conflit car celui qui est entré par les armes doit sortir par les armes. Aujourd’hui, je dois reconnaître qu’ils ont fait preuve de sagesse en donnant la chance à la paix. Et ils démontrent maintenant qu’ils ont su prendre une décision responsable en mettant un terme à l’accord de cessez-le-feu, le 14 novembre, après l’assaut des Marocains», note Salek.Du pacifisme au combat

Kamel Abbès Abdelouadoud, 30 ans, doctorant en études stratégiques à la faculté de sciences politiques d’Alger, a un parcours totalement différent des autres membres du petit groupe. Contrairement aux milliers d’élèves sahraouis, il n’a pas fait le collège et le lycée en Algérie. Kamel est né et a grandi à Lâayoune, dans le Sahara occidental sous administration marocaine. Il y a vécu jusqu’à l’âge de 20 ans.

«J’ai milité dès mon plus jeune âge dans la clandestinité contre le système administratif colonial. J’ai été arrêté et j’ai subi des violences à quatre reprises. En 2010, j’ai décidé de quitter les territoires occupés et d’aller en Mauritanie pour rejoindre les camps de réfugiés de Tindouf. J’ai été accueilli par les membres de ma famille et par le Front Polisario qui m’a permis de poursuivre des études en Algérie.»

Kamel déclare ne pas avoir de rancœur envers les Marocains. «Je dois dire que je n’ai rien contre eux. Le problème principal, c’est le Makhzen, ce système qui tente de broyer le peuple sahraoui», lance-t-il.

Marié et père d’un petit garçon, cet étudiant avoue avoir longtemps été pacifiste. «Contrairement à la grande majorité des jeunes Sahraouis qui appelaient à la reprise des armes, j’ai toujours milité pour une solution pacifique et politique de la question sahraouie. Malheureusement, le retour à la guerre nous est imposé par le Maroc qui refuse, depuis trois décennies, de reconnaître notre droit à l’autodétermination», ajoute Kamel. Tout comme Ahmed et Saleh, il n’a aucune expérience des armes et des techniques de combat.

Difficile d’avoir des données précises sur le nombre d’étudiants qui ont décidé de rejoindre l’armée sahraouie. Le phénomène des volontaires ne concerne pas uniquement l’Algérie, mais aussi la Mauritanie, l’Europe –notamment l’Espagne– ainsi que Cuba. Interrogé à ce sujet, Mahdjoub Chérif, responsable de la culture et de l’éducation à l’ambassade du Sahara occidental à Alger, a préféré ne pas donner de détails sur cette question.

«Je peux juste dire que la liste des conscrits est très longue et nous avons également de nombreuses étudiantes qui sont prêtes à s’engager.»

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1933780

 

LA FÉDÉRATION MONDIALE DE LA JEUNESSE DÉMOCRATIQUE CONDAMNE L'ATTAQUE CONTRE LE PEUPLE SAHRAOUI

Publié depuis Overblog et Facebook et Twitter

15 Novembre 2020

 

LA FÉDÉRATION MONDIALE DE LA JEUNESSE DÉMOCRATIQUE CONDAMNE L'ATTAQUE CONTRE LE PEUPLE SAHRAOUI.

 

Le matin du 13 novembre, les forces d'occupation marocaines ont ouvert trois brèches à l'est du Mur de la honte - en violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu - pour attaquer les civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement devant la brèche illégale de Guerguerat.

Par Admin / 15 novembre 2020Cette déclaration a été publiée à l'origine sur Twitter par la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, le 13 novembre 2020. Elle a été adaptée ci-dessous pour RY-JM.

Le matin du 13 novembre, les forces d'occupation marocaines ont ouvert trois brèches à l'est du Mur de la Honte (Mur du Sahara occidental marocain) - en violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu - pour attaquer les civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement devant la brèche illégale de Guerguerat.

Nous voulons montrer notre solidarité avec la jeunesse et le peuple sahraouis et avec nos camarades de l'Union de la jeunesse sahraouie (UJSARIO). Nous dénonçons les actions illégales de l'armée marocaine.

Nous appelons à la résolution de ce conflit, qui ne peut aboutir autrement qu'à la fin de l'occupation et à l'exercice du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, qui lui est refusé depuis tant d'années.

Précédant l'attaque des forces d'occupation marocaines, la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique a publié une déclaration décrivant les tensions à Guerguerat. Le fil de discussion original de Twitter est adapté ci-dessous.

Ces derniers jours, les tensions se sont accrues au sujet de la frontière illégale de Guerguerat avec la Mauritanie en raison du non-respect par l'occupation marocaine de l'accord militaire n°1.

Les forces d'occupation marocaines mènent une opération visant à déplacer un grand nombre de leurs gendarmes et autres forces de sécurité dans la zone qui fait partie de la bande tampon et où "l'entrée du personnel ou du matériel de l'Armée royale marocaine et des forces militaires du Front POLISARIO, par voie terrestre ou aérienne, et le tir d'armes dans ou au-dessus de cette zone, sont interdits à tout moment".

Ils ont également déjà commencé à habiller leur personnel de sécurité en vêtements civils, et l'on craint que les occupants marocains ne lancent une attaque contre les civils sahraouis qui manifestent pacifiquement depuis plusieurs semaines contre la percée illégale à Guerguerat.

Comme nous l'avons fait lors de notre 20e Assemblée générale, la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique estime que la situation au Sahara occidental mérite d'urgence la solidarité et l'attention de la communauté internationale, et de toutes les forces anti-impérialistes et progressistes du monde entier, pour soutenir la lutte légitime et noble du peuple sahraoui contre l'occupation continue par les autorités marocaines et pour l'exercice de son droit à l'autodétermination.

Nous soutenons fermement nos camarades de l'UJSARIO, ainsi que les Sahraouis qui manifestent devant la brèche illégale construite par le Maroc dans la région de Guerguarat, et nous soutenons leur lutte pour le droit légitime de mettre fin à cette violation illégale et continue du cessez-le-feu et du plan de règlement.

Nous dénonçons la poursuite de l'occupation du Sahara occidental par les autorités marocaines, qui empêche le peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination. Cela va à l'encontre de toutes les résolutions des Nations unies et des principes du droit international. Nous dénonçons la négligence d'organisations internationales telles que les Nations unies ou l'Union européenne impérialiste (notamment l'Espagne et la France), qui ne font rien pour mettre fin à l'occupation illégale par le Maroc (ou qui vont même jusqu'à profiter des ressources naturelles du peuple sahraoui actuellement sous le contrôle des autorités marocaines), et nous condamnons le silence de ces complices.

Nous appelons toutes les organisations sœurs à faire tout leur possible pour sensibiliser à l'occupation marocaine du Sahara occidental, à la complicité des classes dirigeantes avec cette occupation, et à la nécessité de soutenir la cause et la lutte des Sahraouis.

Nous réaffirmons notre position ferme du côté de la jeunesse sahraouie et de son droit à l'autodétermination et à un État souverain libre.

Le Sahara occidental est un territoire non autonome selon les Nations Unies, qui ont reconnu cette lutte de libération nationale comme une lutte de décolonisation depuis 1963, et en tant que telle, elle doit être résolue.

source : ry-jm.ycl-ljc.ca/wfdy-condemns-attack-on-the-saharawi-people/

 

SELON LE CHEF DE LA DIPLOMATIE DE LA RASD, LE CESSEZ-LE-FEU SIGNE EN 1991 APPARTIENT AU PASSE

Sahara occidental: Le cessez-le-feu signé en 1991 «appartient au passé», selon le chef de la diplomatie

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Par AFP

Le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, a affirmé samedi que les combats se poursuivaient au Sahara occidental, au lendemain de l'opération lancée par l'armée marocaine dans une zone-tampon de ce territoire disputé, près de frontière avec la Mauritanie.

«Les combats continuent après le forfait accompli par les troupes marocaines à Guerguerat», a déclaré à l'AFP Mohamed Salem Ould Salek, le chef de la diplomatie de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), sans autre précision. La RASD a été proclamée en 1976 par les indépendantistes du Polisario.

Le cessez-le-feu, signé entre belligérants marocains et sahraouis sous l'égide de l'ONU en 1991, «appartient au passé», a réaffirmé M. Ould Salek.

Vendredi, le Maroc avait annoncé avoir lancé une opération militaire dans la zone-tampon de Guerguerat, à l'extrême sud de ce territoire au statut indéfini, afin de rouvrir la route conduisant vers la Mauritanie voisine après trois semaines de blocage routier.

«L'ONU et l'Union africaine doivent imposer au Maroc le respect scrupuleux de ses propres frontières et celles de ses voisins», a ajouté M. Ould Salek.

Selon un communiqué du ministère de la Défense de la RASD publié vendredi soir, les forces sahraouies ont mené vendredi après-midi des «attaques massives» le long du mur de défense marocain dans les zones de Mahbès, Haouza, Aousserd et Farsia, qui ont causé «des dégâts humains et matériels chez l'ennemi», sans autre détail.

https://french.alahednews.com.lb/37532/307

 

AVEC L’ASSENTIMENT DE LA FRANCE, LE MAROC PREPARE UNE NOUVELLE AGRESSION CONTRE LE FRONT POLISARIO, REPRESENTANT DU PEUPLE SAHRAOUI

Sahara Occidental: Le Maroc prépare une nouvelle agression

13 Novembre 2020

 

publié le 12/11/2020Sahara Occidental: Le Maroc prépare une nouvelle agressionLes bruits de bottes se font à nouveau entendre au Sahara occidental occupé par le Maroc. Rabat vient de mobiliser des troupes à la frontière mauritanienne afin de prendre le contrôle d’une partie de la zone tampon de Guerguerat sous contrôle des Nations unies.

Cette opération s’effectue avec l’assentiment de la France qui conforte ainsi l’expansionnisme marocain en violation de droit international et des résolutions de l’ONU.

Paris, après avoir entravé les missions de paix de l’ONU, encouragé ses alliés à ouvrir des consulats à Laâyoune, enfreint les résolutions de la Cour européenne de justice sur les tarifs douaniers préférentiels, s’apprête à faire voler en éclats le cessez-le-feu en vigueur.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui se targue de faire respecter la légalité internationale ici et ailleurs, encourage le coup de force afin d’entériner l’annexion et de permettre le pillage des richesses du Sahara occidental et ce au moment où nous commémorons le 10e anniversaire du massacre de Gdeim Izik. Par ailleurs, les rapports se multiplient pour alerter sur les violations flagrantes des droits humains dans les territoires occupés.

Alors que la loi du plus fort s’impose partout nourrissant les violences, les frustrations, les souffrances et les ressentiments, le gouvernement de la France serait bien inspiré de mettre un terme à cette escalade dangereuse et d’agir afin que se tienne le référendum d’autodétermination prévu par l’ONU. Il n’y a pas d’autres voies pour la paix.

Le Parti communiste français (PCF) exprime sa totale solidarité avec le Front Polisario, représentant du peuple sahraoui, qui ne cesse d’agir pour la démocratie, le respect du droit et la paix.

Parti communiste françaisParis, le 11 novembre 2020

source : https://www.pcf.fr/sahara_occidental_le_maroc_prepare_une_nouvelle_agression