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L'OMS ANNONCE UNE HAUSSE RECORD A L'ECHELLE MONDIALE DE CAS DE COVID-19 EN 24 HEURES

Coronavirus (image d'illustration)

L'OMS annonce une hausse record de cas de Covid-19 dans le monde en 24 heures

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Au cours des dernières 24 heures, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré 230.370 nouveaux cas de Covid-19 à l’échelle mondiale, une hausse record depuis le début de la pandémie en mars.

Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 dans le monde a augmenté de 230.370 en 24 heures, soit un nouveau triste record, annonce ce dimanche 12 juillet l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

 

Un laboratoire

© CC0 / JARMOLUK

Risque fort de voir une nouvelle épidémie de coronavirus au cours de la prochaine décennie, selon un médecin

La hausse journalière la plus importante a été enregistrée aux États-Unis, au Brésil, en Inde et en Afrique du Sud, selon le rapport de l'OMS.

https://fr.sputniknews.com/international/202007121044091547-loms-annonce-une-hausse-record-de-cas-de-covid-19-dans-le-monde-en-24-heures/



Ce nombre représente 2.268 contaminations de plus que recensées lors du précédent record enregistré le 10 juillet, quand 228.102 malades ont été dépistés en une journée.

Le nombre de morts reste à environ 5.000 par jour.

Les statistiques de l'OMS ne prennent en compte que les chiffres officiellement confirmés sur les cas d'infection et de décès fournis par les États.

Le bilan actuel de la pandémie de Covid-19 s’élève à plus de 12,7 millions de personnes contaminées et 566.036 décès, d'après l'université Johns-Hopkins.

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/international/202007121044091547-loms-annonce-une-hausse-record-de-cas-de-covid-19-dans-le-monde-en-24-heures/



 

CORONAVIRUS : L'OMS PRÉVIENT : "NOUS NE VAINCRONS PAS LA PANDÉMIE SI NOUS SOMMES DIVISES"

Coronavirus: «Nous ne vaincrons pas la pandémie si nous sommes divisés», prévient l’OMS

Coronavirus: «Nous ne vaincrons pas la pandémie si nous sommes divisés», prévient l’OMS

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Par AlAhed avec AFP

«Les divisions entre nous donnent l'avantage au virus» et «nous ne pourrons pas vaincre la pandémie si nous sommes divisés», a déclaré ce jeudi 9 juillet le directeur général de l'OMS, devant les diplomates des États membres.

Dans une réponse à peine voilée aux États-Unis, qui ont annoncé deux jours plus tôt leur retrait officiel de l'Organisation mondiale de la santé à l'horizon 2021, Tedros Adhanom Ghebreyesu a ajouté que «la plus grande menace à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui n'est pas le virus lui-même, mais le manque de leadership et de solidarité».

Un comité d'évaluation sur la gestion de la pandémie

L'institution, vivement critiquée pour sa réponse à la pandémie de Covid-19, notamment sur le port du masque, a également annoncé ce jeudi la création d'un panel indépendant d'experts, dont le mandat sera élaboré en consultation avec les États membres.

«Je suis fier d'annoncer que l'ancienne première ministre Helen Clark (Nouvelle-Zélande) et l'ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) ont accepté de coprésider le comité d'évaluation, que nous appelons le panel indépendant pour la préparation et la réponse aux pandémies», a indiqué le directeur général de l'OMS.

«Je ne peux imaginer deux personnalités plus indépendantes pour faire cette évaluation honnête et nous aider à comprendre ce qui s'est passé ainsi que ce que nous devrions faire pour éviter de telles tragédies dans le futur», a-t-il déclaré.

https://www.french.alahednews.com.lb/35841/347


 

CORONAVIRUS : PLUS DE 545 000 MORTS DANS LE MONDE, TROIS MILLIONS DE CAS AUX USA

Coronavirus: plus de 545 000 morts dans le monde, trois millions de cas aux Etats-Unis

Coronavirus: plus de 545 000 morts dans le monde, trois millions de cas aux Etats-Unis

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Par AlAhed avec AFP

La pandémie de coronavirus, qui s'accélère à l'échelle mondiale selon l'OMS, oblige l'Australie à reconfiner jeudi les cinq millions d'habitants de Melbourne, la deuxième ville du pays, alors que les Etats-Unis ont dépassé le seuil des trois millions de personnes contaminées.

Loin derrière les lourds bilans enregistrés par les pays les plus touchés comme les Etats-Unis et le Brésil, l'Australie - qui compte environ 9.000 cas et 106 morts - enregistre une hausse des cas à Melbourne (sud-est), avec plus d'une centaine de nouvelles infections quotidiennes. Une flambée aux yeux des autorités de ce pays qui semblait avoir réussi à maîtriser l'épidémie de Covid-19.

Les cinq millions d'habitants de la métropole ont donc reçu l'ordre de se confiner à nouveau pour six semaines, à compter de minuit dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ils devront rester chez eux sauf pour raisons professionnelles, pour faire de l'exercice physique, se rendre à des rendez-vous médicaux ou acheter des produits de première nécessité. De telles mesures n'avaient été que récemment levées.

Restaurants et cafés ne pourront plus servir que des plats à emporter, tandis que les salles de gym et les cinémas devront à nouveau fermer.

Selon Daniel Andrews, Premier ministre de l'Etat de Victoria dont Melbourne est la capitale, il s'agit de la seule solution possible car sinon, «potentiellement», il y aura «des milliers et des milliers de cas» supplémentaires.

En prévision du reconfinement, les rayons des supermarchés ont été dévalisés mercredi.

Flambée de cas à Tulsa après le meeting de Trump

Après leur divorce avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) - qualifié mercredi par l'Allemagne de «revers» face à la pandémie - les Etats-Unis restent le pays le plus durement touché par la maladie, en nombre de contaminations comme en nombre de décès.

L'épidémie a fait à ce jour 132.195 morts dans la première puissance économique mondiale et 3.046.351 cas de contaminations y avaient été détectés mercredi soir.

Après une stabilisation de l'épidémie dans ses premiers foyers, notamment à New York, le pays affronte depuis quelques semaines une flambée des infections dans le Sud et l'Ouest. Plusieurs Etats ont ainsi été obligés de suspendre leur processus de déconfinement.

Le président Donald Trump, qui a appelé mercredi les écoles du pays à rouvrir, nie la réalité de ce rebond: «le taux de mortalité du coronavirus (a) été divisé par dix !», a-t-il tweeté.

Le nombre de cas s'est aussi envolé à Tulsa (Oklahoma), un peu plus de deux semaines après un meeting de campagne organisé par Donald Trump dans cette ville, selon les autorités sanitaires locales.

«Nous sommes montés, nous ne sommes jamais redescendus au niveau de base, et là nous sommes en train de remonter», s'est inquiété Anthony Fauci, plus haut expert en maladies infectieuses du gouvernement américain.

Plus de 545 000 morts

La pandémie a fait au moins 545.414 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi à 19 h GMT.

Après les États-Unis (131.857 morts), les pays les plus touchés sont le Brésil (66.741), le Royaume-Uni (44.517), l’Italie (34.914) et le Mexique (32.014). Ce dernier a notamment enregistré de nouveaux records nationaux de morts et d’infections au cours de la dernière journée.

L'épidémie continue ses ravages en Amérique latine et aux Caraïbes, où plus de trois millions de cas de Covid-19 ont été recensés, dont plus de la moitié au Brésil, selon un bilan établi mercredi par l'AFP.

«Débordés»

Deuxième pays le plus touché, le Brésil recense 67.964 morts pour 1.713.160 cas mais Jair Bolsonaro, son président de 65 ans, même contaminé, reste défiant: «Je vais parfaitement bien», a-t-il assuré.

Le Pérou a dépassé la barre des 11.000 morts, une semaine après avoir amorcé un déconfinement graduel, et le Mexique a enregistré un nouveau record journalier de 6.995 cas mercredi. Et les chiffres officiels bondissent au Venezuela: plus de 1.500 malades le 1er juin, plus de 7.000 un mois plus tard.

L'explosion de cas dans l'Etat de Zulia, à la frontière avec la Colombie, a entraîné une situation «horrible» à l'hôpital universitaire de Maracaïbo, confie à l'AFP Pilar, une infirmière. «On est débordés», déplore-t-elle.

Le Maroc autorise le retour de ses ressortissants

De loin le pays le plus touché au Proche et Moyen-Orient, l'Iran a dépassé la barre des 12.000 morts, ont annoncé mercredi les autorités.

L'Afrique reste loin derrière, tant en termes de contaminations déclarées que de décès dus au Covid-19, mais le continent a franchi mercredi la barre des 500.000 cas, après avoir dépassé le 1er juillet les 10.000 morts.

Les Marocains et les résidents étrangers au Maroc seront autorisés à revenir dans le royaume à partir du 14 juillet, a annoncé le gouvernement marocain mercredi, sans avancer de date sur la réouverture des frontières aux touristes.

Voyages en Europe

En Europe, la situation semble sous contrôle, même si le Vieux Continent reste le plus durement touché par le virus avec plus de 200.000 morts, dont plus des deux tiers au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne.

En Serbie, de nouveaux heurts ont éclaté mercredi à Belgrade lors d'un rassemblement de manifestants furieux de la gestion par les autorités de la crise du coronavirus. Après ces manifestations, le président serbe Aleksandar Vucic a déclaré mercredi que le couvre-feu envisagé pour lutter contre une résurgence du coronavirus pourrait peut-être être évité

En France, la mairie de Paris a annoncé que la ville aurait bien son traditionnel feu d'artifice tiré depuis la tour Eiffel pour la fête nationale du 14 juillet, mais sans public. Celui-ci sera en revanche présent jeudi pour le premier concert depuis mi-mars de la Philharmonie de Paris, qui affiche complet.

Quant à la Finlande, elle a annoncé rouvrir ses frontières aux touristes de 17 pays européens considérés comme ayant un faible taux d'infection, une liste ne comportant pas la France ni le Luxembourg pour l'instant.

La France, l'Allemagne, la Grèce, les Pays-Bas, Malte ou la Pologne figurent parmi les 39 pays dont les voyageurs seront exemptés de quarantaine en Ecosse, qui a dévoilé une liste plus restreinte que l'Angleterre. Les voyageurs en provenance d'Espagne ou Serbie devront eux toujours se confiner 14 jours.

En Autriche, le gouvernement va réimposer des restrictions aux voyageurs en provenance de Roumanie et Bulgarie, affectés par une augmentation des cas de coronavirus, ainsi qu'aux voyageurs venant de Moldavie: test négatif de moins de quatre jours ou quarantaine de 14 jours.

Au Royaume-Uni, 33 mds d'euros pour la relance

A Londres, la National Gallery est devenue mercredi le premier grand musée à rouvrir, avec masques et parcours fléchés pour les visiteurs.

Les résidences officielles de la reine Elisabeth II rouvriront partiellement au public le 23 juillet, mais vont supprimer des emplois.

Sur le front économique, le gouvernement britannique a dévoilé mercredi de nouvelles mesures de relance totalisant 30 milliards de livres (33 milliards d'euros), dont une baisse de TVA pour certains secteurs, des subventions pour la rénovation énergétique et des aides à l'emploi des jeunes.

Et à Bruxelles, la chancelière Merkel a appelé les Européens à se montrer solidaires et à assurer l'adoption dès cet été du plan de relance massif destiné à sortir de la crise du coronavirus.

Gare aux complications cérébrales

Dans ce contexte tendu, l'OMS a mis en garde contre la probable capacité du virus à se transmettre par voie aérienne, notamment dans les lieux publics, c'est-à-dire de manière beaucoup plus contagieuse qu'initialement envisagé.

«Des complications du Covid-19 touchant le cerveau, potentiellement mortelles, comme un accident vasculaire cérébral, un délire, des hallucinations ou des lésions nerveuses, pourraient être plus courantes qu’on ne le pensait initialement», a par ailleurs averti une équipe de médecins britanniques.

french.alahednews.com.lb/35828/321


 

FLAMBÉE DE CAS DE COVID-19 AUX ETATS-UNIS ET EN INDE. MELBOURNE ET ANTANANARIVO RECONFINES

Coronavirus: flambée des cas aux Etats-Unis et en Inde, Melbourne à nouveau confinée

Coronavirus: flambée des cas aux Etats-Unis et en Inde, Melbourne à nouveau confinée

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Par AlAhed avec AFP

L’heure est à l'inquiétude dans plusieurs coins du monde. Le nouveau coronavirus, qui a fait plus de 535.000 morts dans le monde, continue sa propagation virulente dans nombreux pays, comme aux Etats-Unis et en Inde, et contraignant d’autres à réimposer le confinement, comme à Melbourne, à Antananarivo ou au Kosovo.

La pandémie a fait au moins 535.025 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi à 19H00 GMT.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 130.080 décès pour 2.910.023 cas.

Après les Etats-Unis, les pays les plus touchés en terme de décès sont le Brésil (64.867 morts), le Royaume-Uni (44.236 morts), l'Italie (34.869 morts) et le Mexique qui dépasse la France avec 30.639 morts.

Aux Etats-Unis, l'heure est particulièrement à l'inquiétude. Le virus a fait officiellement 130.080 morts et le pays continue de battre des records de contaminations (plus de 57.680 samedi).

«Nous avons rouvert beaucoup trop tôt en Arizona», a déploré la maire de Phoenix Kate Gallego, plaidant pour un reconfinement.

Le président Donald Trump continue pourtant d'affirmer que la crise est «sur le point» de s'achever, s'attirant l'ire entre autres du maire démocrate d'Austin, au Texas, Steve Adler, qui a qualifié ses propos de «dangereux» pour les habitants de sa ville, dont les services de réanimation risquent d'être débordés «d'ici dix jours».

En Arizona, près de 90 % des lits en service de réanimation sont occupés.

Les plages de Los Angeles ont de nouveau été fermées et Miami mis sous couvre-feu.

Hausse des contaminations en Inde

Le nombre de contaminations a aussi connu un embrasement en Inde, qui a annoncé ce lundi avoir recensé un total de près de 700.000 cas de Covid-19, ce qui en fait la troisième nation la plus touchée derrière les États-Unis et le Brésil. Le bilan humain est toutefois bien moindre, avec 19.693 décès.

La propagation du virus est particulièrement virulente dans les grandes villes de Bombay, Delhi et Chennai.

Pour faire face à l'afflux de malades, la capitale indienne a ouvert un centre d'isolement d'une capacité de 10.000 lits, pour certains en carton, dans un hall normalement dédié aux rassemblements religieux, et réquisitionné des hôtels et salles de réception.

D'autres agglomérations ont ordonné des mesures de reconfinement.

Présentant des symptômes, Bolsonaro se soumet à un test

La tendance demeure également inquiétante dans plusieurs pays d'Amérique latine.

Le Chili a franchi le seuil des 10.000 morts et la Colombie celui des 4.000 morts.

Le Brésil est le pays qui a enregistré le plus de nouveaux décès (+602 morts en 24H), pour autant, Sao Paulo rouvre ses bars et restaurants, et le port du masque n'est plus obligatoire dans les prisons surpeuplées.

Son président Jair Bolsonaro a annoncé ce lundi à CNN Brésil qu'il présentait certains symptômes du nouveau coronavirus et qu'il s'était soumis à un test dont les résultats seront connus ce mardi 7 juillet.

Selon la chaîne de télévision, le président brésilien, qui est très sceptique quant à la pandémie de Covid-19, a déclaré à l'un de ses journalistes qu'il avait certains symptômes du coronavirus, y compris 38°de fièvre, et qu'une radiographie des poumons avait été faite à l'hôpital des forces armées.

Selon la presse locale, le président de 65 ans a annulé les activités prévues pour la semaine. «L'état de santé du président est bon actuellement et il se trouve à sa résidence», a indiqué la présidence dans un communiqué.

Record journalier de morts en Argentine

L'Argentine a pour sa part enregistré lundi 75 décès dus au nouveau coronavirus, un record journalier depuis le début de la pandémie qui a fait 1582 morts dans le pays pour 80.434 cas, ont annoncé les autorités.

La capitale Buenos Aires et sa région métropolitaine, où se concentrent plus de 90% des cas de contamination, ont été à nouveau placées en confinement strict du 1er au 17 juillet pour tenter de freiner la propagation du virus.

Le ministre bolivien de la Santé Eidy Roca a par ailleurs été hospitalisé pour des «complications dues au Covid-19».

Melbourne, la deuxième ville d'Australie, à nouveau confinée

Face à une flambée d'infections dans la ville de Melbourne, l'Australie a décidé d'isoler l'Etat de Victoria du reste du pays.

Les quelques 5 millions d'habitants de la région ne pourront pas sortir à compter de minuit dans la nuit de mardi à mercredi pour une durée d'au moins six semaines, a indiqué le Premier ministre de l'État de Victoria, Daniel Andrews.

Et le reconfinement est de mise à partir de lundi à Antananarivo, la capitale de Madagascar, deux mois après la levée des restrictions.

Masque obligatoire dans les lieux publics à Montréal

Au Canada, Montréal rendra le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics fermés à partir du 27 juillet, a annoncé ce lundi Valérie Plante, maire de la ville.

La deuxième ville du Canada emboîte ainsi le pas à la première, Toronto, et à la capitale nationale Ottawa, où le port du masque dans les lieux publics fermés devient obligatoire à compter de ce mardi 7 juillet.

La maire a justifié l'obligation du masque en invoquant sur les réseaux sociaux «l'émergence» ces derniers jours «de certains foyers d'éclosion en banlieue de la métropole, qui pourraient venir miner les efforts que nous faisons depuis le début de cette pandémie».

«Inquiétude» en Catalogne

L'Europe, où l'évolution de la pandémie semble maîtrisée, s'inquiète aussi d'une résurgence des cas, conduisant la mise en place de nouvelles restrictions locales.

Lundi, le Kosovo a décidé de réintroduire un couvre-feu dans la capitale Pristina et trois autres villes.

En Espagne, les autorités sanitaires se disent «très préoccupées» par la reprise de l'épidémie dans une région de 200.000 habitants en Catalogne (nord-est), soumise à des mesures d'isolement samedi, à l'instar d'une autre région côtière en Galice (nord-ouest).

Certains foyers de contaminations en Espagne «atteignent des niveaux bien au-delà que ce qui est souhaitable», a déclaré l'épidémiologiste en chef du ministère de la Santé, Fernando Simon.

En France, 127 «clusters» en cours d'investigation

En France, 27 personnes sont décédées de la Covid-19 ces trois derniers jours, portant le total des morts à 29.893 depuis le début de l'épidémie, a annoncé lundi soir la direction générale de la Santé dans son communiqué quotidien.

Par ailleurs, des «clusters», ces foyers épidémiques, continuent à se former. Depuis le 9 mai, elle a décompté «324 cas groupés, dont 3 nouveaux en 24h, mais 197 clôturés».

À Paris, le Louvre a rouvert ses portes après plus de trois mois de fermeture. Le musée le plus visité au monde, qui renferme des trésors comme la Joconde ou la Vénus de Milo, est accessible sur réservation pour éviter les foules d'avant la maladie, avec des créneaux de visites de 500 personnes toutes les demi-heures.

Le dispositif a été longuement étudié pour éviter tout incident sanitaire et les équipes logistiques se montrent confiantes car les lieux sont très spacieux.

Bali veut rouvrir aux touristes

En Indonésie, pays d'Asie du Sud-Est qui connaît le plus lourd bilan (65.000 personnes infectées et 3.241 morts), l'île de Bali veut rouvrir en septembre aux touristes internationaux.

«Nous devons continuer à faire tous les efforts pour gérer au mieux le Covid-19, et en même temps reprendre nos activités pour le bien de la communauté», a déclaré le gouverneur de Bali Wayan Koster.

Autre pays dépendant du tourisme, le Kenya reprendra ses vols internationaux et nationaux le 1er août.

La Grèce, qui avait reçu en 2019 quelque 3,5 millions de touristes Britanniques, a elle annoncé lundi le retour des vols directs depuis le Royaume-Uni le 15 juillet malgré les critiques, le pays de Boris Johnson essuyant le plus lourd bilan européen et le 3e au niveau mondial.

Inquiétudes sur la transmission par l'air

Sur le plan sanitaire, la liste des médicaments potentiels, elle, se réduit toujours un peu plus: après l'hydroxychloroquine, les essais cliniques européens Solidarity et Discovery ont également abandonné le traitement lopinavir/ritonavir, jugé inefficace et suspecté d'effets indésirables.

Et plus de 239 scientifiques internationaux ont appelé à se préoccuper «de la transmission aérienne du Covid-19», soit la suspension des particules virales dans l'air, et non seulement par la projection de gouttelettes (par la toux, l'éternuement et la parole) directement sur le visage ou des surfaces.

Ils ont par conséquent recommandé une ventilation vigoureuse des espaces publics intérieurs.

https://www.french.alahednews.com.lb/35796/321


 

COVID-19 : DES HÔPITAUX AMÉRICAINS SURCHARGES. EXPLOSION DE CAS EN INDE

Coronavirus: des hôpitaux américains surchargés, explosion des cas en Inde

Coronavirus: des hôpitaux américains surchargés, explosion des cas en Inde

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Par AlAhed avec AFP

Des hôpitaux au bord de la saturation et des élus qui tirent la sonnette d'alarme: la flambée des cas de coronavirus se poursuit sans trêve aux Etats-Unis, ainsi qu'au Mexique, en Inde, au Chili, tandis qu'en France, l'emblématique musée du Louvre va rouvrir ses portes.

L'Amérique, qui célébrait ce week-end sa fête nationale, enregistre depuis plus d'une semaine des nombres d'infections record, bien que le président Donald Trump continue de minimiser la crise, dont il a assuré qu'elle était «sur le point» de s'achever.

Le pays a recensé près de 40.000 cas et 234 nouveaux décès au cours des 24 dernières heures, selon un dernier bilan publié dimanche par l'université Johns Hopkins, qui fait référence.

Ne cachant pas son exaspération, le maire démocrate de la ville texane d'Austin, Steve Adler, avait auparavant qualifié le ton du président de «dangereux» pour les habitants de sa ville, dont les services de réanimation risquent d'être débordés «d'ici dix jours».

«Si nous n'infléchissons pas la trajectoire, nos hôpitaux pourraient être surchargés dans deux semaines», a-t-il déclaré sur CNN.

La maire de la ville de Phoenix, Kate Gallego, a abondé dans son sens: «Nous avons rouvert beaucoup trop tôt en Arizona», a-t-elle déploré, plaidant pour un reconfinement de la population.

Plus de 531.000 morts

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 531.789 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles dimanche à 19h00 GMT.

Les États-Unis sont le pays le plus touché avec 129.891 décès. Suivent le Brésil (64.867), le Royaume-Uni (44.220), l'Italie (34.861) et le Mexique (30.366), dont le bilan dépasse désormais celui de la France (29.893).

Plus de 11 millions de cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l'épidémie, dont un peu plus de la moitié sont aujourd'hui considérés comme guéris.

Le Chili franchit le seuil des 10.000 morts

La tendance demeure également inquiétante dans plusieurs pays d'Amérique latine.

Au Pérou, le nombre de personnes contaminées dépasse les 300.000, dont plus de 3600 nouveaux cas au cours des 24 dernières heures. En Colombie, plus de 4000 morts ont désormais été recensés. Le ministre bolivien de la Santé Eidy Roca a été hospitalisé pour des «complications dues au Covid-19». Quant au Mexique, il est devenu samedi le 5e pays le plus endeuillé, avec 30.366 décès.

De son côté, le Chili a annoncé dimanche avoir franchi le seuil des 10.000 morts. Selon le bilan hebdomadaire du ministère chilien de la Santé, l'épidémie a fait 10.159 morts dans le pays, dont 7057 ont le coronavirus pour cause confirmée et 3102 pour cause «probable». Le Chili, qui compte 18 millions d'habitants, est l'un des pays d'Amérique latine les plus durement frappés par la pandémie avec le Brésil, le Mexique et le Pérou.

Le président chilien Sebastian Pinera a annoncé un programme d'aides d'un montant de 1,5 milliard de dollars pour les classes moyennes, fortement touchées par la crise due au Covid-19. Ces mesures, qui doivent être approuvées par le parlement, consistent quasi-exclusivement à accorder ou prolonger des crédits à conditions préférentielles garantis par l'État. Jusqu'ici, les familles des classes moyennes avaient été exclues des aides d'État.

L'Inde devient le 3e pays en nombre de cas

L'Inde a annoncé ce lundi avoir recensé un total de près de 700.000 cas de Covid-19 depuis le début de l'épidémie, devenant le troisième pays du monde le plus touché en nombre de contaminations, devant la Russie.

Selon le ministère indien de la Santé, un total de 697.358 cas d'infection au nouveau coronavirus ont été recensés depuis le début de la pandémie, dont quelque 24.000 au cours des dernières 24 heures, pour 19.963 décès.

La principale attraction touristique du pays, le Taj Mahal, restera fermée, ont annoncé dimanche les autorités de la ville d'Agra (nord), alors que le gouvernement national avait donné son feu vert à sa réouverture ce lundi.

Les reconfinements se poursuivent

En Iran, les autorités ont annoncé dimanche 163 décès, portant à 11.571 morts le bilan de la pandémie dans ce pays, le plus durement touché au Proche et au Moyen-Orient.

Craignant des résurgences de l'épidémie, les autorités de plusieurs pays ont déjà mis en place de nouvelles restrictions locales.

L'Australie va isoler l'Etat de Victoria du reste du pays après une flambée d'infections dans la ville de Melbourne, notamment dans plusieurs immeubles densément peuplés.

Deux mois après son déconfinement, Antananarivo, capitale de Madagascar, sera de nouveau placée en confinement à partir de lundi.

Le Louvre rouvre à Paris

La situation est moins tendue en Europe, où le premier Grand Prix de la saison 2020 de Formule 1 a pu avoir lieu dimanche à huis clos sur le circuit de Spielberg (Autriche), avec plus de trois mois de retard. Il a été remporté par le Finlandais de Mercedes Valtteri Bottas.

En France, où la barre des 30.000 décès se rapproche dangereusement, le Musée du Louvre, le plus grand et le plus fréquenté au monde, rouvrira lundi environ 70 % de son espace aux visiteurs, qui devront s'y rendre munis d'un masque.

Devant la Joconde, devant laquelle les touristes du monde entier se pressent pour faire des «selfies», des marquages au sol ont été collés pour éviter la cohue. La crise du coronavirus a déjà causé «plus de 40 millions d'euros de pertes» au Louvre, a indiqué son président-directeur Jean-Luc Martinez.

Toujours à Paris, une semaine de la mode doit s'ouvrir lundi virtuellement et sans défilés pour la première fois de son histoire.

En Angleterre, la réouverture des pubs a entraîné des débordements festifs et très alcoolisés dans la nuit de samedi à dimanche, faisant craindre de nouvelles contaminations dans un pays déjà durement touché. Les autres provinces britanniques ont préféré adopter un calendrier de déconfinement plus prudent.

L'Europe continentale, en plein déconfinement, s'inquiète elle aussi de résurgences de l'épidémie.

Après une région de 200.000 habitants samedi en Catalogne, 70.000 personnes ont été soumises dimanche à des mesures d'isolement en Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne, deux semaines après la levée du sévère confinement imposé à ce pays.

L'Ukraine fait face elle aussi à une hausse brutale du nombre de contaminations au coronavirus. La région de Lviv, frontalière de la Pologne, est la plus touchée du pays.

https://www.french.alahednews.com.lb/35776/321


 

EN CHINE, DÉCOUVERTE D'UN INQUIÉTANT VIRUS DE GRIPPE PORCINE CAPABLE DE PROVOQUER UNE PANDÉMIE

Chine : Découverte d’un inquiétant virus de grippe porcine capable de provoquer une pandémie

SANTE Cette souche qui descend du H1N1 semble avoir infecté des ouvriers chinois

20 Minutes avec AFP

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Des cochons en Chine (illustration).

Des cochons en Chine (illustration). — Liao Ziyuan / Costfoto/Sipa USA/SIPA

Des chercheurs ont découvert une souche de virus de grippe porcine en Chine présentant toutes les caractéristiques capables de provoquer une future pandémie, selon une étude parue lundi dans la revue scientifique américaine PNAS. Une annonce inquiétante, en pleine épidémie de coronavirus.

Les virus s’appellent G4 et descendent génétiquement de la souche H1N1 à l’origine d’une pandémie en 2009 : ils « possèdent tous les traits essentiels montrant une haute adaptabilité pour infecter les humains », écrivent les auteurs, des scientifiques issus d’universités chinoises et du Centre de prévention et de lutte contre les maladies chinois.

Le travail présenté est volumineux : de 2011 à 2018, 30.000 prélèvements nasaux ont été réalisés sur des porcs dans les abattoirs de 10 provinces chinoises et dans un hôpital vétérinaire, permettant d’isoler 179 virus de grippe porcine. La majorité était de la nouvelle variété, qui est devenue dominante chez les porcs depuis 2016.

Les chercheurs ont ensuite réalisé diverses expériences en laboratoire et sur des furets, des animaux très utilisés dans la recherche sur la grippe car leurs symptômes sont comparables à ceux des humains : ils ont de la fièvre, toussent et éternuent. Ils ont observé que les virus G4 étaient plus infectieux, se répliquaient dans des cellules humaines et provoquaient chez les furets des symptômes plus graves que d’autres souches. En outre, selon des tests in vitro, l’immunité obtenue après contact avec les virus humains de la grippe saisonnière ne protégerait pas contre le G4.

Des ouvriers infectés

L’autre mauvaise nouvelle est que les ouvriers et personnes travaillant avec les porcs étaient relativement nombreux à avoir été infectés, 10,4 %, selon des tests sanguins qui ont cherché la présence d’anticorps au virus. 4,4 % de la population générale apparaissait également contaminée. Le virus serait donc déjà passé chez les humains, rapportent les scientifiques, mais il n’y a pas de preuve qu’il peut être transmis d’humain à humain. C’est aujourd’hui leur crainte.

« Les pandémies se produisent quand des virus de grippe A avec un nouvel antigène de surface HA devient capable de se transmettre d’humain à humain », concluent les chercheurs. « L’inquiétude est que les infections d’humains par les virus G4 ne mènent à une adaptation humaine et n’augmentent le risque d’une pandémie humaine ».

Il faut urgemment, disent-ils, mettre en place une surveillance des populations travaillant au contact des porcs. « Les travaux sont un rappel salutaire que nous courons constamment le risque de l’émergence de pathogènes zoonotiques, et que des animaux d’élevage, avec qui les humains sont plus en contact qu’avec des animaux sauvages, soient la source de virus pandémiques importants », a commenté James Wood, chef du département de médecine vétérinaire à l’université de Cambridge.

https://www.20minutes.fr/monde/2811091-20200630-chine-decouverte-inquietant-virus-grippe-porcine-capable-provoquer-pandemie



 

MICHEL COLLON SPECIAL CORONAVIRUS (N°34) COMBIEN DE MORTS A CAUSE DE NOS GOUVERNEMENTS?

Michel Midi Special Corona 34 avec Laurent Lafforgue – Combien de morts à cause de nos gouvernements?

 

   

Il y a eu la saga des masques, celle des tests et la suppression des lits d’hôpitaux. Mais un mathématicien français nous apprend qu’il y a pire encore dans la responsabilité des gouvernements français, belge, US, britannique, etc. Leur retard à passer à l’action. Selon Laurent Lafforgue, plus on traîne à prendre les bonnes mesures, plus le nombre de victimes grimpe en flèche. Il l’a démontré dans un article littéralement explosif qui expose les responsabilités de Macron and C°. Se baser sur la science et sur l’expérience des premiers pays touchés (au lieu d’obéir à des mobiles parfois inavouables) aurait évité bien des victimes… Laurent Lafforgue répondra à vos questions.

 

https://www.investigaction.net/fr/michel-midi-special-corona-34-avec-laurent-lafforgue-combien-de-morts-a-cause-de-nos-gouvernements/


 

LE JEU DES TESTS : UNE BRIQUE DE PLUS DANS LA DÉSINFORMATION COVID-19

Le jeu des tests: une brique de plus dans la désinformation COVID-19

Par Dr Pascal Sacré

Mondialisation.ca, 25 juin 2020

Thème: 

Analyses: 

Dans la maladie COVID-19, les tests tentent de répondre aux questions fondamentales suivantes :

Êtes-vous infecté? Êtes-vous contagieux? Avez-vous été infecté? Êtes-vous immunisé (protégé) contre le coronavirus SRAS-CoV-2, et pendant combien de temps?

Vous voulez la réponse vraie, ou bien la réponse donnée par la propagande, les versions officielles gouvernementales et les médias dominants ? 

Je vais vous donner la réponse vraie, médicale : les tests ne répondent à aucune de ces questions, ils ne sont pas fiables, donnent des réponses exagérément simplistes qui pourront être utilisées par les gouvernements pour faire croire aux gens ce qu’ils veulent qu’ils croient.

Il y a deux grands types de tests :

  1. Les tests moléculaires : RT-PCR
  2. Les tests sérologiques : recherche d’anticorps dans le sang

RT-PCR [1]

Dans des cellules prélevées au fond du nez, le RT-PCR recherche des fragments d’ARN viral du SRAS-CoV-2, forme de l’ADN correspondant grâce à l’enzyme Reverse Transcriptase (RT) et amplifie (multiplie) les fragments ARN-ADN trouvés grâce à la technique de polymerase chain reaction (PCR). Par une technique compliquée, donc sujette à de nombreux faux pas, on nous dit que ce test pourrait quantifier la charge virale.

Ce test dont le résultat peut prendre 2 à 7 jours est censé prouver que vous êtes infecté (RT-PCR +) ou non (RT-PCR -) par le coronavirus SRAS-CoV-2 et que vous êtes contagieux ou non.

Ce n’est pas la vérité.

Pourtant, c’est ce qui a guidé toutes les décisions médicales de par le monde pour catégoriser les patients en COVID et NON-COVID, pour isoler les premiers et les confirmer comme COVID-19. 

La présence d’un tableau clinique composé de signes majeurs (dont la toux, la fièvre) et de signes mineurs, avec dans certains cas un scanner thoracique, a fait classer les malades symptomatiques en cas suspects (en attente du résultat RT-PCR) ou confirmés (RT-PCR positif et/ou scanner thoracique évocateur), avec des formes mineures, modérées et sévères.

Cette théorie basée sur des sables mouvants prouve que l’être humain préfère toujours un mensonge logique et rassurant, simpliste, à la vérité plus complexe et plus effrayante.

Beaucoup d’études et d’articles d’experts reconnus dans leur domaine, dont certains issus d’universités prestigieuses, ont montré le manque de fiabilité de la RT-PCR qui peut donner des résultats faussement positifs, faussement négatifs ou être perturbée pas un tas d’éléments à toutes les étapes de sa technique [2].

Quant aux tableaux cliniques et aux images des scanners thoraciques, ils n’ont rien de spécifique et peuvent se rencontrer dans n’importe quelle affection virale ou infectieuse large [3].

Le SRAS-CoV-2 fait partie d’une famille de nombreux virus similaires dont la plupart sont bénins : virus des rhumes.

Il est plus que probable que ce virus spécifique a eu le temps de circuler au sein d’une grande partie de la population avant la fin du mois de mars et les mesures de confinement.

Ces mesures d’isolement strict n’ont pas détruit le virus ou éteint la pandémie. Par contre, elles ont détruit l’économie de nombreux pays ainsi que de nombreuses vies (chômage, solitude, pauvreté, dépression, maladies non prises en charge, anxiété, famine).

« Kerry Pollard, microbiologiste du Commonwealth de Pennsylvanie, effectue une extraction manuelle du coronavirus dans le laboratoire d’extraction du Bureau des laboratoires du ministère de la santé de Pennsylvanie, le vendredi 6 mars 2020. » Source : flickr.com

Les tests sérologiques au secours de la propagande COVID-19 ? [4]

Les tests sérologiques sont faits à partir du sang, 8 ml prélevés dans un tube sec ou bien une simple goutte dans le cas des tests rapides.

Le biologiste y cherche la présence d’anticorps (Ac) ou immunoglobulines (Ig) spécifiques du coronavirus SRAS-CoV-2.

On distingue deux grands types d’anticorps :

  1. IgM : infection récente ou en cours, phase de contagion
  2. IgG : infection plus ancienne, guérison, plus de contagion

Certains tests sérologiques dépistent uniquement les IgG. Des études ont montré que pratiquement tous les sujets qui ont présenté un COVID-19 symptomatique ont produit des anticorps IgG détectables pour autant que le prélèvement sanguin ait été réalisé au minimum 3 semaines après les premiers symptômes [5].

Il existe plusieurs types d’IgG. 

Les IgG S1/S2 sont des anticorps neutralisants, protégeant contre le virus.

Attention, tous les anticorps IgG identifiés ne sont pas protecteurs ou neutralisants, c’est même l’inverse avec le phénomène de facilitation de l’infection via les anticorps (ADE Antibody Dependent Enhancement, comme dans la dengue). Dans ce cas, plutôt que de bloquer la clé (protéine Spike de l’enveloppe virale) qui permet au virus d’entrer dans les cellules cibles (anticorps neutralisants), ces anticorps facilitateurs favorisent la pénétration du virus dans les cellules cibles ! [6-7]

Des tests rapides, comme celui du laboratoire BioLab Sciences [8] basé à Scottsdale en Arizona (USA), permettent une détection d’anticorps rapide, en 10 minutes, avec une spécificité de 98%. Ce sont les dires du laboratoire. Une goute de sang suffit, comme dans les tests de glucose sanguin avec piqûre au bout du doigt.

Il existe plusieurs types de tests rapides, 12 tests autorisés par la FDA rien qu’aux USA (au 1er juin), mais aussi d’autres en Malaisie, en Chine ou en Europe.

Un laboratoire comme celui de Scottsdale en Arizona prétend pouvoir fournir jusqu’à 9 millions de tests par semaine.

Interprétation des résultats du quick-test :

  1. IgM positifs seuls : infection/contact récent (jours), au maximum dans les 4 semaines précédentes
  2. IgM et IgG positifs : infection/contact ayant eu lieu entre 4 et 8 semaines avant
  3. IgG positifs seuls : infection/contact ayant eu lieu il y a plus de 8 semaines

Oui, et alors ?

Que pouvons-nous vraiment conclure à partir de cela ?

Petit retour théorique sur l’immunité humaine pour mieux comprendre [9] :

La défense immunitaire humaine est composée de deux grandes lignes.

  1. Immunité innée ou naturelle
  2. Immunité acquise ou adaptative

A. L’immunité innée n’est pas spécifique, elle est très rapide, intervient en premier en cas d’agression et elle est souvent suffisante. Elle ne repose pas sur la production d’anticorps. Cela veut dire que les anticorps ne sont absolument pas indispensables pour éliminer une infection. Cela veut également dire que l’absence d’anticorps ou qu’un taux faible d’anticorps dans le sang n’exclut pas une infection virale qui aura été prise en charge par l’immunité innée exclusive. Cela est même un signe de bonne santé immunitaire !

B. L’immunité adaptative est spécifique, elle est plus lente, seulement activée dans le cas où l’immunité innée est débordée ou insuffisante et elle est basée, mais pas seulement, sur la production d’anticorps.

Donc, résumer la défense immunitaire d’un individu à sa production d’anticorps est aussi faux et simpliste que de résumer la défense d’un pays à ses forces spéciales. Pourtant, cette pirouette est le dogme principal de l’immunologie, la base sacrée de la vaccinologie.

Que dit la théorie immunitaire orthodoxe ?

Test positif

Elle dit qu’un test sérologique positif (présence d’un taux suffisant d’anticorps spécifiques du coronavirus SRAS-CoV-2 dans le sang) traduit l’existence d’une infection, récente (IgM-jours/semaines) ou ancienne (IgG-semaines/mois).

Elle dit aussi qu’un test positif à IgG (taux suffisant dans le sang) veut dire que la personne est protégée contre une nouvelle infection. 

Ce n’est pourtant pas aussi simple.

Souvenez-vous du SIDA (infection par le VIH ou HIV). Avant le SIDA, toute séroconversion était considérée comme un bon signe, traduisant la réaction adaptée du système immunitaire adaptatif à une infection.

Après le SIDA, la séroconversion (présence d’anticorps anti-HIV) est devenue mauvais signe, posant le diagnostic d’une maladie active : malade séropositif [10].

Test négatif

La théorie orthodoxe dit qu’un test négatif (peu ou pas d’IgG dans le sang) veut dire que la personne n’a pas fait d’infection et n’est pas protégée.

Pourtant, ce n’est pas tout à fait vrai. 

L’absence d’anticorps IgG (ou un taux sérique faible) ne veut pas dire qu’une personne n’a pas été infectée car elle a pu recourir uniquement à son immunité innée (immunité sans anticorps) ou elle a pu recourir à d’autres types d’anticorps comme les Immunoglobulines A (IgA) sécrétées localement dans les muqueuses infectées (muqueuse nasopharyngée).

Les anticorps sont sécrétés par des lymphocytes B activés lors de la réaction immunitaire tardive, adaptative et spécifique. Mais cette immunité adaptative repose également sur d’autres cellules qui ne produisent pas d’anticorps, telles que les lymphocytes T qui constituent également une ligne de défense antivirale et antimicrobienne très importante, non prise en compte par les sérologies sanguines qui ne dosent que les anticorps sériques.

De plus, il y a un concept immunologique important, celui d’immunité croisée [11]. Oui les médecins devraient relire leurs cours d’immunologie !

La famille des coronavirus est une famille nombreuse ! 

Pour la plupart, ces virus sont bénins et engendrent des rhumes chaque année. À force, depuis la petite enfance, une véritable immunité anti-coronavirus s’est développée, facilitant la réaction immunitaire innée contre le SRAS-CoV-2 de sorte que celle-ci, chez un grand nombre de personnes, a pu suffire pour raccourcir la multiplication virale.

La réaction immunitaire adaptative (médiée par anticorps) n’a donc pas eu le temps, chez toutes ces personnes, d’entrer en jeu, donc pas d’anticorps. 

Ce n’est pas mauvais du tout et veut dire, au contraire, que les rhumes précédents ont préparé la personne à bien réagir au SRAS-CoV-2 (immunité croisée efficace).

En résumé, une sérologie négative (taux insuffisant d’anticorps anti-SRAS-CoV-2) N’EXCLUT PAS d’avoir été infecté et N’EXCLUT PAS l’existence d’une immunité protectrice contre une forme grave de COVID-19.

Les seules sérologies à IgG sous-estimeront le véritable taux d’infections guéries et la véritable immunité de la population contre le SRAS-CoV-2 !

Il serait plus intéressant de doser l’ensemble des anticorps anti-coronavirus, et non seulement ceux spécifiques du SRAS-CoV-2.

Hypothèse immunologique pour expliquer des formes graves de COVID-19 :

Des formes sévères (soins intensifs, décès) ont surtout été observées chez les patients âgés (voire très âgés, >/= 80 ans) et/ou avec une maladie chronique ou plus (obésité, diabète, HTA, maladie cardio-vasculaire…).

Ces pathologies chroniques occidentales (de plus en plus mondiales et liées principalement aux régimes alimentaires sucrés associés à une sédentarité excessive) sont devenues tellement habituelles qu’aujourd’hui, dans les hôpitaux, on les banalise à outrance. C’est presque devenu « normal » d’être gros, hypertendu, vite essoufflé, diabétique ou inactif.

Pourtant, il s’agit DU fléau des temps modernes, beaucoup plus que le manque de vaccination ! 

Toutes ces maladies et habitudes de vie dépriment fortement le système immunitaire [12].

a) l’immunité innée, naturelle, a été incapable chez ces personnes d’éliminer le virus ou de ralentir sa multiplication.

b) l’immunité adaptative, spécifique, productrice entre autres d’anticorps de plusieurs types, a pu entraîner la sécrétion d’anticorps ADE, facilitant l’invasion virale au niveau de tissus présentant des récepteurs spécifiques à ces anticorps, engendrant une réaction inflammatoire excessive, exagérée (réponse immunologique Th2) et plus de destruction que de guérison [13] notamment dans les poumons.

Dans ce cas de figure, les taux très élevés d’anticorps contre le SRAS-CoV-2 ont plutôt traduit une situation mauvaise, synonyme d’infection sévère et de réactions immunitaires délétères !

CONCLUSIONS

Les tests, aussi bien moléculaires de type RT-PCR (diagnostic, contagiosité), que sérologiques avec anticorps IgM-IgG (diagnostic, immunité) sont peu fiables.

Ils ne tiennent pas compte de l’immunité croisée aux autres coronavirus (très similaires au SRAS-CoV-2 mais plus nombreux et bénins) qui a pu, certainement, jouer un grand rôle dans la protection de tout un pan de la population, surtout les jeunes et les individus en relative bonne santé (60 à 85% des gens sont capables d’éliminer les coronavirus en n’utilisant que leur système immunitaire inné, sans développer d’anticorps pour cela).

Beaucoup de gens sont et seront protégés par cette immunité croisée, assurée par tous les coronavirus ambiants que nous respirons sans aucun souci ou à peine (rhume banal) depuis des décennies et sans passer par la case anticorps spécifiques.

De plus, ce n’est pas parce que les anticorps en question disparaissent rapidement [14] ou diminuent très fort dans le sang que l’individu n’a plus de protection immunitaire.

Il existe un grand nombre de lignes de protection (cellules T auxiliaires, cytotoxiques, régulatrices, autres molécules fabriquées par les cellules B, immunité innée…) et tout réduire aux seuls anticorps pour dire que vous êtes protégés ou non est profondément malhonnête, ou stupide.

L’immunité ne repose pas que sur les anticorps, loin de là [15] !

Des patients avec un COVID-19 modéré ont montré des taux faibles d’IgA et d’IgG sériques spécifiques de la protéine Spike du SRAS-CoV-2.

Des patients avec un COVID sévères ont montré des taux élevés d’IgA et d’IgG sériques spécifiques, d’autant plus élevés que la maladie a été sévère [16].

Alors que la théorie immunologique orthodoxe dirait que plus on est malade, plus on fabrique d’Ac pour se protéger, en réalité, le taux élevé d’Ac est en partie responsable de la gravité de la maladie (phénomène ADE).

Le taux élevé d’anticorps, bien loin de traduire une protection, traduit une réaction immunitaire inadéquate (déréglée) conduisant à une réponse immunitaire Th2 (humorale et inflammatoire) plutôt que Th1 (cellulaire). Et ce n’est pas bon.

Pourquoi ? 

En raison du mauvais état de santé global des patients atteints de COVID sévère (une ou plusieurs comorbidités sévères, âge élevé) !

Le plus important est une bonne coordination entre les systèmes immunitaires inné et adaptatif et cela repose sur une bonne santé (alimentaire, physique, mentale).

Un taux bas d’anticorps peut simplement signifier que votre système immunitaire inné a été efficace, et a suffi à vous protéger. C’est bien !

On peut faire dire n’importe quoi aux tests, y compris les tests sérologiques (anticorps) et tout dépendra de l’intention, bienveillante et honnête OU malveillante et malhonnête, de ceux qui vous diront ce qu’ils veulent que vous croyez.

P.S. mes conseils de médecin :

Renforcez votre immunité par une alimentation saine (équilibrée), une activité physique modérée, variée et régulière et une hygiène mentale quotidienne (méditation, autohypnose, sophrologie, respiration, promenade dans la nature sans masques).

Et si vous et vos enfants ont des rhumes, c’est très bien.

Dr Pascal Sacré

Image en vedette : pixabay.com

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Notes :

[1] Tutoriel prélèvement nasopharyngé : Un geste technique, essentiel à la fiabilité du test COVID-19

[2] Les tests: talon d’Achille du château de cartes COVID-19, mondialisation.ca, 28 mai 2020

[3] Utilité du CT-scan thoracique pour le diagnostic et le triage des patients suspects de COVID-19, revue Médicale Suisse RMS 2020, Vol. 16, 955-957. Le rôle du CT dans la prise en charge des malades COVID-19 suspects ou confirmés reste incertain. 

[4] Place des tests sérologiques dans la stratégie de prise en charge de la maladie COVID-19

[5] Le Journal du Médecin, 4 juin 2020, n° 2632

[6] Anticorps facilitants et pathogénèse du COVID 19, Revue Médicale Suisse 25 avril 2020. Cet article permet de mettre en avant la complexité de la réponse immune. Complexité qui nous incite à réfléchir sur la signification de la présence d’anticorps : une sérologie positive dans le temps peut-elle dire qu’il existe une immunité ? De plus, comme on peut le suspecter dans certains cas sévères la réponse immune pourrait jouer un rôle dans la pathogenèse de l’affection.

[7] Molecular Mechanism for Antibody-Dependent Enhancement of Coronavirus Entry

[8] Tests sérologiques rapides : RAPID RESULT COVID-19 TEST KITS

[9] Immunologie approfondie

[10] LE DIAGNOSTIC DE L’INFECTION PAR LE VIH, Le diagnostic est fait grâce à une analyse de sang qui permet de détecter la présence d’anticorps anti-HIV, dès trois semaines après la contamination.

[11] Immunité croisée entre les coronavirus des rhumes et SARS-CoV-2

[12] SARS-CoV-2 specific antibody responses in COVID-19 patients

[13] Antibodies to coronaviruses are higher in older compared with younger adults and binding antibodies are more sensitive than neutralizing antibodies in identifying coronavirus‐associated illnesses

[14] Coronavirus : les anticorps ne resteraient que deux à trois mois dans le sang

[15] Les anticorps ne sont PAS nécessaires pour la protection contre certains virus, article source en anglais : Antibodies are not required for immunity against some viruses

[16]  Systemic and mucosal antibody secretion specific to SARS-CoV-2 during mild versus severe COVID-19

 

Pascal Sacré est diplômé en médecine, en Belgique, depuis 1995. Il a entamé une spécialité en anesthésie-réanimation en 1997, terminée en 2002 et complétée par une spécialisation en soins intensifs (critical care) en 2003. Il travaille en milieu hospitalier depuis cette date, en soins intensifs, avec un passage de 2,5 ans dans un centre pour grands brûlés (l’hopital militaire Reine Astrid HMRA à Bruxelles) entre 2009 et 2011. Depuis 2011, il travaille dans un centre de soins intensifs médico-chirurgical à Charleroi, Belgique. Il est  formé en hypnothérapie en milieu médical depuis 2014 et à ce titre, il est responsable de formations en gestion du stress pour le personnel de son hôpital. Il collabore pour le Centre de recherche sur la Mondialisation depuis 2009.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Dr Pascal Sacré, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/le-jeu-des-tests-une-brique-de-plus-dans-la-desinformation-covid-19/5646879


 

DIDIER RAOULT AFFIRME QUE LA FRANCE A CONNU UNE "SURMORTALITE" CAR EN PRATIQUE "ON N'A PAS SOIGNE LES GENS"

Didier Raoult

La France a connu une «surmortalité» car en pratique «on n’a pas soigné les gens», affirme Didier Raoult

© AFP 2020 CHRISTOPHE SIMON

FRANCE

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Alors que Didier Raoult devra être entendu le 24 juin par la commission parlementaire sur la gestion de la crise du coronavirus, il a affirmé à La Provence que le nombre de morts aurait pu être divisé par deux «si on n’avait pas eu peur» et «si on l’avait écouté».

Dans une interview accordée au quotidien La Provence, Didier Raoult a critiqué la gestion de la crise du coronavirus. Selon lui, la «surmortalité» en France aurait pu être évitée.

 

 

French professor Didier Raoult, biologist and professor of microbiology, specialized in infectious diseases and director of IHU Mediterranee Infection Institute poses in his office on 26 February 26, 2020 in Marseille. - The Mediterranee infection Institute in Marseille based in La Timone Hospital is at the forefront of the prevention against coronavirus in France. (Photo by GERARD JULIEN / AFP)

© AFP 2020 GERARD JULIEN

Les Français font davantage confiance à Didier Raoult qu’à Olivier Véran, selon un sondage

«La gestion de la maladie fait qu’au final il y a deux fois plus de morts. Et que parmi ces morts, plus de la moitié l’ont été, non pas en raison de la mauvaise gestion médicale, ni du Covid, mais du bordel qu’on a foutu dans la santé, car en pratique on n’a pas soigné les gens», a déclaré M.Raoult.

 

Et d’ajouter: «Si on n’avait pas eu peur, on aurait eu deux fois moins de morts, si on m’avait écouté, on aurait eu deux fois moins de morts».

«La plus grande faute gouvernementale»

En pointant l’absence de «véritable programme réfléchi sur le devenir de la recherche hospitalière et médicale», Didier Raoult s’en est pris également au conseil scientifique qui selon lui n’a pas fait les bons choix.

 

 

Hydroxychloroquine

© AP PHOTO / JOHN LOCHER

Didier Raoult présente sa propre étude scientifique pour défendre l’hydroxychloroquine

«Si cela avait été un vrai conseil scientifique, on aurait fait des sondages dans quatre ou cinq endroits pour mesurer la cinétique de l’épidémie. On aurait eu des chiffres plutôt que des fantasmes», a-t-il lancé.

 

«La plus grande faute gouvernementale ne concerne pas les décisions sur la chloroquine. Ils ont été embarqués dans une histoire dont ils n’arrivaient plus à se sortir, dans l’émotion, ils étaient dans la surréaction. En revanche, on a fait tout l’inverse de ce que l’on doit faire dans le traitement des maladies infectieuses», a conclu Didier Raoult.

https://fr.sputniknews.com/france/202006231043995334-la-france-a-connu-une-surmortalite-car-en-pratique-on-na-pas-soigne-les-gens-affirme-didier-raoult/



 

MISE EN GARDE DE L'OMS : LA PANDÉMIE DE COVID-19 CONTINUE DE S’ACCÉLÉRER DANS LE MONDE

Coronavirus: « la pandémie continue de s’accélérer » dans le monde (chef de l’OMS)

 Depuis 24 minutes  22 juin 2020

tedros_adhanom_ghebreyesus

tedros_adhanom_ghebreyesus

 EAU - Monde arabe - Pays du Golfe

 

La pandémie de Covid-19 « continue de s’accélérer » dans le monde, avec « le dernier million de cas signalé en seulement huit jours », a prévenu lundi le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Nous savons que la pandémie est bien plus qu’une crise sanitaire, c’est une crise économique, sociale et, dans de nombreux pays, politique. Ses effets se feront sentir sur des décennies », a-t-il ajouté, lors d’une conférence virtuelle organisée par l’émirat de Dubaï.

La mise en garde du chef de l’OMS intervient alors que de nombreux pays sont entrés dans une phase de déconfinement pour relancer leurs économies.
La semaine dernière, le chef de l’OMS avait qualifié cette nouvelle phase de « dangereuse », estimant que, malgré le besoin de sortir du confinement, le virus continuait « de se propager rapidement » et restait « mortel ».
« Il a fallu plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé, le dernier million de cas a été signalé en seulement huit jours », a-t-il insisté lundi.

Le chef de l’OMS a également appelé les gouvernements et les sociétés à se préparer à d’éventuelles futures pandémies qui pourraient survenir « dans n’importe quel pays à n’importe quel moment et tuer des millions de personnes parce que nous ne sommes pas préparés ».
« Nous ne savons pas où ni quand la prochaine pandémie se produira, mais nous savons qu’elle aura un impact terrible sur la vie et l’économie mondiales », a averti M. Tedros.

La pandémie de Covid-19 a fait au moins 465.300 morts dans le monde depuis que la Chine a fait officiellement état de l’apparition en décembre de la maladie, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche à 19H00 GMT.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, avec au moins 119.959 décès, suivis du Brésil (50.617), du Royaume-Uni (42.632), de l’Italie (34.634) et de la France (29.633).

Le nouveau coronavirus a contaminé plus d’un million de personnes au Brésil, l’Amérique du sud étant l’épicentre actuel de la pandémie avec plus de 20.000 morts au Mexique, plus 8.000 au Pérou et plus de 1.000 en Argentine.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1793651