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L'OMS DONNE L'ORIGINE DU COVID-19

Un lot d'échantillons destiné à être testé au Covid-19 dans un laboratoire français.

Point sur la pandémie: l'OMS donne l’origine du Covid-19

© AFP 2020 THOMAS COEX

INTERNATIONAL

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Alors que le Président américain pointe du doigt un laboratoire chinois, l'OMS a déclaré vendredi que le nouveau coronavirus était d'«origine naturelle». Entre-temps, les manifestations anti-confinement se poursuivent dans le monde. Le gouvernement français va prolonger l'état d'urgence sanitaire. Revue des actualités sur la pandémie.

L’OMS, qui appelle Pékin à l'associer aux enquêtes sur l'origine du coronavirus, a souligné que l’infection avait une origine naturelle, malgré de nombreuses accusations de Donald Trump.

«En ce qui concerne l'origine du virus à Wuhan, nous avons écouté de nombreux scientifiques qui ont étudié ce virus, et on nous assure que ce virus est d'origine naturelle», a affirmé le directeur des programmes d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé, Michael Ryan, interrogé par un journaliste. «Ce qui est important, c'est que l'on détermine l'hôte naturel de ce virus».

Le spécialiste international a expliqué que l'«objectif principal est de faire en sorte que nous puissions bien comprendre le virus, que nous comprenions la transmission d'animal à humain et que nous comprenions comment la barrière entre les espèces animale et humaine a été franchie».

Manifestations contre le confinement

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi en Californie pour exiger la levée du confinement en vigueur depuis six semaines.«Ouvrez la Californie! Ouvrez la Californie!», ont scandé les protestataires près des plages de Huntington Beach, fermées sur ordre du gouverneur Gavin Newsom après avoir vu un afflux de personnes le week-end dernier.

La police allemande a procédé vendredi à de multiples interpellations qui ont tenté de faire du 1er mai un temps fort de l’opposition au confinement à Berlin.

Prolongation de l'état d'urgence sanitaire en France

Le gouvernement français entérine samedi la prolongation pour deux mois de l'état d'urgence sanitaire contre le Covid-19, mais il est aussi sous pression pour clarifier les modalités concrètes du déconfinement, notamment le casse-tête de la réouverture des écoles et la polémique sur la vente des masques.

Après un 1er-Mai confiné pour cause de coronavirus, le conseil des ministres se penche sur le projet de loi prorogeant l'urgence sanitaire à compter du 24 mai. Son examen au Sénat est prévu dès lundi, avant qu'il ne soit transmis l'Assemblée nationale en vue d'une adoption définitive dans la semaine.

Le texte précise que la mise en quarantaine et le placement à l'isolement, afin de lutter contre la propagation du virus, pourront intervenir «lors de l'arrivée sur le territoire national».

Voici un résumé des actualités sur la propagation du Covid-19 dans le monde:

  • Les États-Unis annoncent cette nuit 1.800 décès supplémentaires des suites du coronavirus en 24 heures
  • Des dizaines de journalistes sont morts depuis deux mois dans le monde à cause du nouveau coronavirus, a estimé vendredi l'organisation suisse Press Emblem Campaign
  • Le bilan continue de s'alourdir en Allemagne: le nombre de cas de contamination a grimpé pour atteindre les161.703 tandis que 6.575 morts ont été recensés
  • Les États-Unis autorisent en urgence l'antiviral remdesivir, médicament expérimental initialement développé pour soigner les malades de la fièvre hémorragique Ebola
  • 3.000 membres d'équipage d'un navire de croisière du géant du tourisme TUI mis en quarantaine

https://fr.sputniknews.com/international/202005021043703406-point-sur-la-pandemie-loms-donne-lorigine-du-covid-19/


 

AU LIEU DE SERVIR DE BOUC ÉMISSAIRE, L'OMS DEVRAIT JOUER LE RÔLE DE LEADER DANS LA LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE MONDIALE

 
 
 

Au lieu de servir de bouc émissaire, l'OMS devrait jouer le rôle de leader dans la lutte contre la pandémie mondiale (COMMENTAIRE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-05-01 à 15:15
 

BEIJING, 1er mai (Xinhua) -- Pour certains responsables à Washington, rien n'est plus précieux que leur intérêt politique, pas même les vies humaines. Leurs récentes attaques incessantes visant l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à propos de la pandémie de coronavirus en sont le dernier exemple.

Dans une tentative désespérée de rejeter la responsabilité de la gestion maladroite de la pandémie par Washington, certains d'entre eux, notamment le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, se sont précipités pour accuser l'OMS d'avoir retenu des informations cruciales après le début de l'épidémie, d'être "centrée sur la Chine" et d'avoir mal géré la réponse à la pandémie.

De manière plus flagrante, Washington a également décidé de suspendre son financement à l'organisme sanitaire des Nations Unies, suggérant même qu'il pourrait créer une agence alternative.

La vérité est que l'OMS s'acquitte fidèlement de ses responsabilités depuis le début de l'épidémie. Elle a alerté le monde sur le virus dès le 5 janvier, correctement informé la communauté internationale sur l'évolution de la situation et coordonné une action mondiale contre la pandémie.

L'agence onusien a facilité l'envoi de millions d'unités d'équipements de protection individuelle (EPI) dans 105 pays et de matériel de laboratoire dans plus de 127 pays, tout en pilotant l'effort mondial pour développer des vaccins, des diagnostics et des thérapies contre le virus.

Washington devrait être le dernier à pouvoir critiquer l'OMS sur ses prétendus problèmes de transparence. D'après des médias américains, il a reçu des informations en temps réel sur le coronavirus via des responsables et des experts américains travaillant à l'OMS depuis le tout début et savait même souvent à l'avance ce que l'agence prévoyait de faire ou d'annoncer. Attaquer l'OMS pour de soi-disant dissimulations revient pour ces responsables politiques américains à se gifler eux-mêmes.

De toute évidence, Washington a tenté de prendre l'OMS pour bouc émissaire en vue de détourner les critiques sur sa réponse pandémique inepte et chaotique, à l'heure où le nombre de cas confirmés aux Etats-Unis a dépassé le million - soit environ un tiers du total mondial - avec plus de 60.000 décès.

Ces tentatives mal intentionnées de la Maison Blanche de culpabiliser l'OMS, ainsi que ses tactiques de pression et de coercition ont révélé une fois de plus son état d'esprit hégémonique de longue date, lequel cherche à imposer "l'Amérique d'abord", même si cela pourrait nuire aux intérêts communs du monde.

Aux yeux de ces personnes à Washington, l'argent signifie le pouvoir. Etant donné que les Etats-Unis sont le plus grand donateur de l'institution, ils estiment que l'agence sanitaire des Nations Unies ne devrait agir qu'au service des intérêts de Washington. C'est un héritage toxique du règne de l'argent bien connu aux Etats-Unis.

Lorsque l'OMS met en garde contre les agissements de Washington visant à politiser la pandémie et fait son travail de façon objective, équitable et fondée sur la science, ces responsables politiques américains ont dû se sentir trahis.

L'intimidation hégémonique américaine va à l'encontre de la volonté de la communauté internationale, y compris celle de nombreux Américains. Des dirigeants du Groupe des 77, ainsi que de pays tels que la Chine, l'Allemagne, la France et l'Italie, ont exprimé leur ferme soutien à l'agence onusienne.

A l'heure actuelle, la lutte contre la pandémie reste difficile et de nombreuses inconnues demeurent concernant ce virus, ce qui signifie que l'OMS est plus indispensable que jamais comme source d'inspiration.

Affaiblir l'agence onusienne en cette heure critique revient à jeter le pilote hors d'un avion en plein vol, comme l'a récemment dit le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

Depuis plus de sept décennies, l'OMS a guidé des pays du monde entier dans la lutte contre la menace de maladies mortelles telles que la polio et le paludisme et a contribué à l'élimination de la variole dans les années 1970 grâce à de nombreuses années de travail conjoint.

Or, au cours d'une pandémie ravageuse où personne ne sera en sécurité jusqu'à ce que tout le monde soit en sécurité, les tentatives dangereuses de ces politiciens égocentriques à Washington visant à prendre pour bouc émissaire le leader de la lutte internationale contre la pandémie ne feront que mettre davantage de vies en péril, y compris aux Etats-Unis.

S'ils continuent sur cette mauvaise pente, l'histoire se souviendra que beaucoup seront morts pendant la pandémie non seulement à cause du virus mortel, mais aussi de la réticence d'une superpuissance hégémonique à assumer ses responsabilités.

http://french.xinhuanet.com/2020-05/01/c_139023488.htm


 

AU SUJET DU COVID-19, IGNACIO RAMONET AVERTIT QUE LA CATASTROPHE AURAIT PU ÊTRE ÉVITÉE

 

Paris, 26 avril (Prensa Latina) L´universitaire et journaliste franco-espagnol Ignacio Ramonet a rejeté aujourd’hui la thèse selon laquelle la pandémie causée par le coronavirus SARS-Cov-2 est un événement inattendu, qui a pris l’humanité par surprise, et en particulier les grandes puissances.

'Il n’y avait pas besoin d’une enquête d’un service de renseignement ultrasecret pour savoir ce qui approchait. On savait... Ils le savaient... Le désastre aurait pu être évité...', affirme dans un ample article publié simultanément par Le Monde Diplomatique, La Jornada, Cubadebate et Mémoire des luttes.

L´écrivain cite divers arguments pour écarter le critère selon lequel la crise sanitaire actuelle était imprévisible, utilisé par des dirigeants comme Donald Trump, depuis la différence de temps pour frapper les pays, le nouveau coronavirus a par exemple causé les premiers décès aux États-Unis alors qu’il avait déjà attaqué la Chine plus de deux mois auparavant, jusqu’à l’alerte de personnalités et de multiples œuvres de fiction.

Il mentionne également des épidémies récentes, notamment le SRAS de 2002, la grippe aviaire de 2005, la grippe porcine de 2009 et le MERS de 2012, capables d’atteindre le niveau de pandémie et de faire des milliers de victimes, ainsi que des études mettant en garde contre l’apparition d’un nouveau type de virus.

'La plus importante, peut-être, de ces analyses a été présentée en novembre 2008 par le National Intelligence Council (NIC), le bureau d’anticipation géopolitique de la CIA, qui a publié pour la Maison Blanche un rapport intitulé Global Trends 2025 : A Transformed World', précise Ramonet.

Selon lui, ce document confidentiel comprenait des recherches d’environ 2.500 experts indépendants d’universités de 35 pays d’Europe, de Chine, d’Inde, d’Afrique, d’Amérique Latine et du monde arabo-musulman.

'Avec un sens inhabituel de l’anticipation, il annonçait avant 2025 l’apparition d’une nouvelle maladie respiratoire humaine, hautement transmissible et virulente pour laquelle il n’existe pas de contre-mesures adéquates, et qui pourrait devenir une pandémie globale', souligne-t-il.

L’étude du NIC prédisait même son irruption dans une zone marquée par une forte densité de population et une étroite association entre humains et animaux, comme beaucoup au sud de la Chine et en Asie du Sud-Est, et prévoyait une réponse trop lente des autorités.

Ramonet explique qu’un rapport plus récent, réalisé par le Pentagone en 2017 (déjà avec Trump à la Maison Blanche), a confirmé que l’alerte de 'la menace la plus probable et significative pour les citoyens étasuniens est une nouvelle maladie respiratoire'.

Cependant, Trump a ignoré celui-ci et d’autres rapports, au point que le journaliste Lawrence Wright, qui a interviewé plusieurs experts épidémiologistes qui ont lancé ces avertissements, considère le mandataire 'responsable de l’une des défaillances de santé publique les plus catastrophiques de l’histoire de ce pays'.

Ramonet rappelle également des avertissements de l’Organisation Mondiale de la Santé et de plusieurs scientifiques.

Donc, malgré que cela dérange Donald Trump et ces dirigeants qui ont parlé de surprise ou de stupeur, la réalité est que l’on connaissait, depuis des années, le danger imminent de l’irruption d’un nouveau coronavirus qui pouvait passer d’animaux à humains et provoquer une pandémie terrifiante, a-t-il estimé.

L’universitaire franco-espagnol a également souligné la solidarité de Cuba avec d’autres pays dans la bataille contre le Covid-19, malgré les dommages causés par le blocus des États-Unis.

Un petit pays s’est distingué par son altruisme et sa générosité. Il s’agit de Cuba. Assiégée et bloquée depuis 60 ans par les États-Unis et soumise en outre par Washington à des mesures coercitives unilatérales brutales, a-t-il souligné.

Le journaliste a affirmé que l’île a été la première à venir en aide à la Chine quand la pandémie a éclaté.

Depuis lors, les autorités cubaines n’ont cessé d’envoyer des brigades de médecins et de personnel sanitaire pour combattre le Covid-19 dans une vingtaine de pays, répondant aux demandes angoissées de leurs gouvernements, a-t-il signalé.

Selon Ramonet, le monde est en train de découvrir ce que les principaux médias dominants internationaux ont essayé de cacher jusqu’à présent, que Cuba est une superpuissance médicale, avec plus de 30 mille médecins et infirmiers déployés dans 66 nations, obéissant à un mot d’ordre humaniste et visionnaire de Fidel Castro.

À cet égard, il a rappelé les paroles du leader historique de la Révolution cubaine : « Un jour, j’ai dit que nous ne pouvions ni ne ferions jamais d’attaques préventives et surprises contre un coin sombre du monde ; mais que, au contraire, notre pays était capable d’envoyer les médecins nécessaires dans les coins les plus sombres du monde. Des médecins et pas des bombes, des médecins et pas des armes intelligentes ».

La Havane fournit également son médicament antiviral Interféron Alfa-2B Recombinant, mis au point par ses scientifiques dans ses laboratoires de biotechnologie, et dont l’utilisation empêcherait l’aggravation et les complications chez les patients infectés par le nouveau coronavirus, a signalé Ramonet.

peo/mem/wmr/ dfm/wmr

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884026:la-catastrophe-aurait-pu-etre-evitee-avertit-ramonet-au-sujet-du-covid-19&opcion=pl-ver-noticia&catid=49&Itemid=101


 

COVID-19 : LA LISTE DES PAYS UTILISATEURS DE LA CHLOROQUINE S'ALLONGE...

Covid-19 : la liste des pays utilisateurs de la chloroquine s’allonge…

Covid-19 : la liste des pays utilisateurs de la chloroquine s’allonge…

La liste des pays s’inspirant du protocole mis au point par le service Infections de l’IHU Méditerranée pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 ne cesse de s’allonger.

Le 25 mars, le professeur Raoult avait lui-même fourni une première liste de pays utilisateurs :

Mais depuis, d’autres pays se sont rajoutés à cette liste :

  • la Russie
  • les États-Unis qui, avec le feu vert donné le 29 mars par la Food and Drug Administration, viennent d’étendre l’expérience newyorkaise à l’ensemble de leur territoire

  • La Suisse
  • le Maroc
  • l’Algérie
  • la Tunisie
  • Le Congo
  • Le Sénégal

En France, la désobéissance semble gagner parmi les médecins de terrain

En France, les sommités politico-médicales font bloc contre le protocole Raoult et les médias redoublent d’ardeurs agressives contre son créateur. Certes le protocole de l’IHU Méditerranée n’est pas validé scientifiquement à ce jour. Mais que penser d’un gouvernement et d’une Direction générale de la Santé qui refusent même de tester le protocole Raoult selon les modalités fixées par ce dernier (application dès le début de l’infection) ?

Sur le terrain, il semble heureusement que la désobéissance gagne peu à peu, aider par une opinion populaire à la fois désespérée et très en colère par la gestion de crise irresponsable des autorités. J’ai vu passer sur les réseaux une liste d’hôpitaux français reprenant à leur compte le protocole à base de chloroquine. Je ne publie pas cette liste ici, d’une part parce que ça ne serait pas rendre service aux contrevenants, d’autre part parce qu’il m’est impossible de la vérifier.

Pendant que les adeptes d’une méthodologie scientifique empesée – du reste un brin douteuse : ah, les pressions amicales des labos ! – tripatouillent leurs doctes éprouvettes, des gens meurent ! Or nous n’avons aujourd’hui que le protocole Raoult pour tenter de sauver ceux qui sont infectés par le COVID-19. Va-t-on prendre le risque “méthodologique” d’en laisser crever plus ?

SIGNEZ ET PARTAGEZ CET APPEL AUX MÉDECINS

Cliquer sur l’image pour signer l’appel.

https://yetiblog.org/archives/23266

http://andrenicolas.centerblog.net/35872-la-liste-des-pays-utilisateurs-de-la-chloroquine-s-allonge


 

MISE AU POINT DE DIDIER RAOULT FACE AUX MENACES DE L'ORDRE DES MÉDECINS

La mise au point très ferme de Didier Raoult face aux "menaces de l'Ordre des Médecins"

Yahoo Actualités

 

Didier Raoult (Photo by GERARD JULIEN / AFP)

Suite à un communiqué du Conseil National de l’Ordre des médecins, Didier Raoult a tenu à réagir. Car s’il n’était pas nommément cité, tous les regards se tournaient vers lui. Il rejette toute accusation.

Le message est clair : “Je ne suis évidemment pas concerné par les menaces de l'Ordre des médecins”, commence le turbulent Professeur marseillais. Avant l’explication, lapidaire, de ses pratiques et de leur cadre légal : “Je m'inscris dans le cadre du décret du 25/03. Les doses d'HCQ (hydroxychloroquine, ndlr) prescrites à l'IHU sont des doses habituelles, administrées sous surveillance. L'AZ (azithromycine, ndlr) est le traitement de référence des infections respiratoires.” Autrement dit : aucune pratique hors-la-loi dans ses protocoles, qui n’ont pas lieu d’être visés par le communiqué délivré hier par le Conseil National de l’Ordre des médecins.

 

Didier Raoult@raoult_didier

 

Je ne suis évidemment pas concerné par les menaces de l'@ordre_medecins. Je m'inscris dans le cadre du décret du 25/03. Les doses d'HCQ prescrites à l'IHU sont des doses habituelles, administrées sous surveillance. L'AZ est le traitement de référence des infections respiratoires.

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A LIRE AUSSI >> Didier Raoult bientôt démis de ses fonctions par le Conseil de l’Ordre des médecins ?

Dans ce texte, l'Ordre rappelle avec fermeté les règles en vigueur pour les protocoles de recherches cliniques, et indique qu'il est "inadmissible dans ce contexte de susciter de faux espoirs de guérison". Puis le communiqué poursuit : "Ces dernières semaines dans les médias, plusieurs médecins ont fait état de ‘protocoles de traitement’ du Covid-19 qui nécessitent une clarification de la part du Conseil national de l’Ordre des médecins.” Avant une conclusion en forme d’uppercut : “La mise en danger des patients, s’il apparaissait qu’elle puisse être provoquée par des traitements non validés scientifiquement, pourrait justifier dans ces circonstances la saisine du Directeur général de l’ARS pour demander une suspension immédiate de l’activité de ces médecins.”

Pour le moment, le Professeur Raoult esquive.

TOUT SAVOIR SUR LE CORONAVIRUS
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Comment attrape-t-on le Covid-19 ?
>> Pour qui le Covid-19 est-il dangereux ?
>> Quels sont les symptômes du Covid-19 ?
>> Pourquoi la création d'un vaccin prend autant de temps ?
>> Pourquoi parle-t-on de "cluster" ?
>> Comment parler du Covid-19 à ses enfants ?

https://fr.news.yahoo.com/coronavirus-didier-raoult-mise-point-menaces-ordre-medecins-090753032.html



 

CORONAVIRUS : LE POINT SUR LA PANDÉMIE DANS LE MONDE

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde (REPERES)

 Depuis 7 heures  23 avril 2020

Plus de 2.636.740 cas ont été diagnostiqués dans 193 pays et territoires. Plus de 183.000 morts dans le monde.

Plus de 2.636.740 cas ont été diagnostiqués dans 193 pays et territoires. Plus de 183.000 morts dans le monde.
Plus de 2.636.740 cas ont été diagnostiqués dans 193 pays et territoires. Plus de 183.000 morts dans le monde.

 Amérique et Europe - USA

 

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 183.000 morts dans le monde.

Sommet de l’UE

L’Allemagne est prête, « dans un esprit de solidarité » et sur « une période limitée », à des « contributions beaucoup plus importantes » au budget de l’Union européenne face à l’épidémie, a promis la chancelière allemande Angela Merkel avant un sommet avec ses partenaires.

L’activité du secteur privé dans la zone euro s’est effondrée en avril à un rythme « sans précédent » en plus de 20 ans d’enquête, selon le cabinet Markit.

L’économie française est comme un « organisme placé sous anesthésie » qui « n’assure plus que ses fonctions vitales », a constaté jeudi l’Insee. Le secteur marchand hors loyers est presque réduit de moitié (49%) avec le confinement.

En Autriche, l’économie devrait enregistrer en 2020 une récession historique comprise entre 5,25% et 7,5% du PIB, selon l’institut de référence Wifo.

L’Allemagne a décidé d’un nouveau programme d’aides économiques évalué à 10 milliards d’euros. Il s’ajoute à un programme total de soutien à l’économie de quelque 1.100 milliards d’euros.

Plus de 183.000 morts dans le monde

La pandémie a tué au moins 183.707 personnes dans le monde, dont près des deux tiers en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine, selon un comptage AFP à partir de sources officielles jeudi à 11h00 GMT. Plus de 2.636.740 cas ont été diagnostiqués dans 193 pays et territoires.

Les Etats-Unis sont le pays le plus lourdement touché avec 46.785 morts.
Suivent l’Italie (25.085 morts), l’Espagne (22.157), la France (21.340) et le Royaume-Uni (18.100).

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l’épidémie a débuté fin décembre, a officiellement dénombré au total 82.798 cas (10 nouveaux entre mercredi et jeudi), dont 4.632 décès (0 nouveau), et 77.207 guérisons.

Depuis mercredi à 19H00 GMT, la Guinée équatoriale a annoncé un premier décès lié au virus sur son sol.

Les chiffres ce jeudi à 11H00 GMT

L’Europe : 113.855 décès pour 1.276.161 cas,
Les Etats-Unis et le Canada : 48.859 décès (882.814 cas),
L’Asie : 7.495 décès (182.737 cas),
L’Amérique latine et les Caraïbes : 6.166 décès (122.620 cas),
Le Moyen-Orient : 5.992 décès (138.672 cas),
L’Afrique : 1.243 décès (25.796 cas),
L’Océanie :  97 décès (7.943 cas).

Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l’AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La Chine au secours de l’OMS  

Quelques jours après le désengagement américain, la Chine a annoncé jeudi qu’elle verserait 30 millions de dollars supplémentaires à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
L’institution a averti que le monde est loin d’en avoir fini avec le nouveau coronavirus. « Ce virus nous accompagnera pendant longtemps », a déclaré le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Après les critiques sur sa gestion de la crise, le chef de l’OMS a affirmé que l’agence avait déclaré l’urgence sanitaire internationale « au bon moment », le 30 janvier, « lorsque le reste du monde avait suffisamment de temps pour se préparer ».

  Trump restreint l’immigration

Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé qu’il avait signé le décret suspendant temporairement la délivrance de cartes vertes afin de protéger les travailleurs américains en pleine crise liée au coronavirus.
La pandémie de Covid-19 a mis au chômage 22 millions d’Américains.

 Amnistie

Le Pérou va amnistier quelque 3.000 détenus vulnérables à la pandémie de coronavirus.

Course au vaccin

En Allemagne, l’autorité fédérale chargée de la certification des vaccins a donné son feu vert à des essais cliniques sur des humains menés par le laboratoire allemand BioNTech, basé à Mayence, en lien avec le géant américain Pfizer. Il s’agit des cinquièmes essais réalisés sur l’homme dans le monde.

L’université britannique d’Oxford doit pour sa part lancer jeudi des essais cliniques sur l’homme, affichant l’espoir très ambitieux de pouvoir rendre le vaccin disponible pour le public dès l’automne.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1728674


 

LES GRANDES ENTREPRISES PHARMACEUTIQUES DÉJÀ SUR LES RANGS POUR FAIRE DU FRIC AVEC LE COVID-19

BIG PHARMA

Les grandes entreprises pharmaceutiques déjà sur les rangs pour faire de l’argent avec le Covid-19

PAR RACHEL KNAEBEL

 

Les États et les institutions internationales investissent beaucoup d’argent public pour trouver des traitements ou un vaccin au Covid-19. Les grandes firmes pharmaceutiques annoncent vouloir aider. Mais l’industrie du médicament pense surtout à accumuler les profits grâce au virus.

C’est aujourd’hui l’un des traitements à l’étude contre le coronavirus, aux côtés de la chloroquine ou de certains antirétroviraux. Le remdésivir est un antiviral produit par l’entreprise pharmaceutique Gilead, basée en Californie. Il n’a encore jamais été commercialisé. Le 20 mars dernier, la Food and Drug Administration, organe de régulation des médicaments aux États-Unis, lui a attribué le statut de « traitement pour maladie rare ».

Pour être classé « médicament orphelin » (« orphan durg » en anglais), il faut que la maladie concernée ne touche pas plus de 200 000 personnes aux États-Unis au moment du dépôt de la demande. C’était encore le cas au 20 mars pour le Covid-19, avec quelques dizaines de milliers de cas confirmés aux États-Unis. Pourtant, une semaine avant, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que le Covid-19 était une pandémie mondiale. Gilead a donc demandé et obtenu le statut de « traitement pour maladie rare », dans l’optique de soigner une maladie épidémique, qui concerne désormais 200 pays et oblige une grande partie de la population planétaire à se confiner.

Sept ans d’exclusivité sur les ventes et crédits d’impôt pour les essais cliniques

« Le remdésivir a été développé initialement contre le virus Ebola il y a quelques années, grâce à des fonds publics. Il n’a jamais été encore homologué, ni autorisé, même pas contre Ebola. Il est resté à l’étape de molécule de recherche , explique Patrick Durisch, chargé des questions de santé pour l’ONG suisse Public Eye. Ils l’ont testé contre Ebola, ont vu que ce n’était pas tout à fait au point, alors ils l’ont rangé sur une bibliothèque. Là, Gilead le ressort à l’occasion du Covid. »

Mi-mars, il semble évident que le Covid est en train de se propager bien plus largement. Pourquoi le labo Gilead a-t-il demandé la classification de « médicament orphelin » ? Pour des raisons financières ! « Ce statut spécial donne au fabriquant sept ans d’exclusivité sur les ventes du traitement, des crédits d’impôt pour la réalisation des essais cliniques et des approbations potentiellement plus rapides », détaille Juliana Veras, spécialiste des médicaments pour l’ONG Médecins du monde.

Un statut qui permet aux industriels d’exiger des prix élevés

L’appellation « orphan drug » donne une position de monopole sur un traitement, et la possibilité de le vendre plus cher. Pour une entreprise pharmaceutique, c’est avant tout un avantage commercial. « Les traitements des maladies rares coûtent généralement plus cher que les autres médicaments. Ce statut controversé permet aux industriels d’exiger des prix élevés, avec l’argument qu’ils doivent récupérer les coûts de développement et réaliser des bénéfices tout en desservant des populations de patients relativement peu nombreuses, explique Juliana Veras. Sauf que, d’une part, il n’y a pas de transparence dans la fixation du prix, et, d’autre part, nous savons que dans les coûts de recherches et développement, il existe d’importants investissements publics, notamment dans la recherche fondamentale. » Le remdésivir aussi a été développé avec de l’argent public.

 
Le virus Ebola. CC CDC Global via Wikimedia Commons.

Les pratiques du laboratoire Gilead ont déjà été dénoncées sur ses médicaments contre l’hépatite C, vendus à plusieurs dizaines de milliers d’euros le traitement - une seule pilule a par exemple été facturée plus de 600 euros l’unité, à son arrivée sur le marché français (voir nos articles ici et ici). Résultat : ils sont inaccessibles pour de nombreux malades, et pèsent sur les comptes des assurances maladie dans les pays où un tel système existe.

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L’entreprise nourrit un réseau d’influence dans les cercles du pouvoir aux États-Unis. Gilead « entretient des liens étroits avec la task force mise en place par Donald Trump pour faire face à la crise du coronavirus », rappelle le site d’information The Intercept dans un article du 23 mars [1]. Joe Grogan, membre de cette task force, a été auparavant lobbyiste pour Gilead de 2011 à 2017, notamment sur les questions de prix du médicament [2].

La crise du Covid-19 comme moyen de maximiser les profits

« Vous vous rendez compte, une compagnie a demandé un statut de ’médicament pour une maladie rare’ alors qu’il s’agit d’une pandémie ! », s’indigne, presque incrédule, Patrick Durisch, de Public Eye. L’attribution de ce statut a très vite suscité des protestations. Une coalition d’organisations a adressé, le 25 mars, une lettre au PDG de Gilead, Daniel O’Day : « Nous sommes choqués d’apprendre que votre entreprise a demandé à la Food and Drug Administration le statut de "médicament orphelin" pour le remdésivir, l’un des rares traitements actuellement à l’étude pour le Covid-19. C’est un usage totalement abusif d’un programme pensé pour inciter la recherche et le développement de traitements de maladie rares. Le Covid-19 est tout sauf une maladie rare. Certaines estimations suggèrent que la moitié de la population des États-Unis ou même plus pourrait contracter la maladie », écrivent-elles [3].

 
Extrait du courrier du 25 mars d’un coalition d’association et d’ONG au PDG de Gilead.

Au vu du scandale qui se profilait, Gilead a finalement renoncé au statut de médicament orphelin pour le remdésivir. L’épisode reste révélateur. « Cela démontre qu’un labo comme Gilead considère cette crise aussi comme un moyen de maximiser son profit », résume Patrick Durisch. Gilead n’est pas le seul.

La firme pharmaceutique suisse Roche est l’un des fournisseurs d’équipement pour les tests de dépistage du Covid (voir notre article). Elle fait également partie des entreprises qui expérimentent certains traitements existants contre le Covid-19. Pour Roche, c’est l’Actemra, un médicament utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde. Des antirétroviraux – des molécules utilisées pour lutter contre le VIH – sont également à l’étude, dont le Kaletra de l’entreprise états-unienne AbbVie. Et bien évidemment la chloroquine, un médicament contre le paludisme, que produisent plusieurs entreprises dont la française Sanofi et la branche de médicaments génériques de l’entreprise suisse Novartis.

Sanofi, Novartis, Bayer ont abandonné depuis longtemps les recherches sur les virus respiratoires

« Aucune toute nouvelle molécule n’est en développement. La grande majorité des traitements étudiés aujourd’hui contre le Covid-19 sont des traitements existants qui sont repositionnées, c’est-à-dire qu’ils sont déjà développés pour d’autres indications et on les teste pour savoir s’ils sont également efficaces contre le Covid, explique Patrick Durisch. L’avantage est aussi qu’ils pourraient être plus rapidement commercialisés. »

Sanofi s’est dite prête à offrir aux autorités françaises des millions de doses de Plaquenil, sa marque de la molécule. Novartis a également annoncé vouloir faire don de chloroquine. De même que l’entreprise pharmaceutique et chimique allemande Bayer, qui vient de reprendre sa production de chloroquine alors qu’elle l’avait stoppée l’année dernière. L’image du géant chimique d’outre-Rhin s’était détériorée depuis le rachat de Monsanto, qui produit notamment du glyphosate. Bayer a aujourd’hui aussi mis à disposition des autorités de santé des dizaines d’automates et du personnel pour pratiquer davantage de tests de dépistage du Covid à Berlin. De quoi améliorer sa réputation.

Ce que ces grandes firmes pharmaceutiques se gardent bien d’expliquer, c’est qu’elles ont abandonné, depuis plusieurs années, les recherches sur des traitements ou des vaccins contre les virus respiratoires. Le monde a pourtant connu deux autres épidémies de ce type depuis le début des années 2000 : avec le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003 et le Mers (coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient) apparu en 2012. Les deux étaient déjà des coronavirus.

« Les grands groupes pharmaceutiques ne s’intéressent ni aux maladies infectieuses ni aux vaccins »

« Que Bayer mette à disposition des équipements de dépistage, c’est très bien. Cela aurait été encore mieux si l’entreprise avait aussi fait plus de recherche fondamentale en amont. Au contraire, elle a renoncé à développer des traitements et des vaccins contre les maladies infectieuses et respiratoires », dénonce Marius Stelzmann, porte-parole de la Coordination contre les dangers de Bayer, une association qui passe au crible depuis plus de 30 ans les activités de la multinationale allemande. Bayer a en effet vendu en 2004 son département de recherche sur les maladies respiratoires [4]. « Bayer s’est concentré sur des produits plus lucratifs. C’est une tendance générale des groupes pharmaceutiques. Ils cherchent à optimiser leur production pour gagner en profitabilité. Les épidémies, on ne peut pas les planifier, et puis elles passent. Une fois qu’elles sont terminées, les groupes pharmaceutique s’arrêtent de chercher. »

Au moment du Sras, des recherches ont été lancées pour des traitements et des vaccins. Puis elles ont été abandonnées. Regardons la dernière édition de l’« Index d’accès aux médicaments » (édité par une fondation), qui passe à la loupe les projets de recherche et de développement des vingt plus grandes entreprises pharmaceutiques du monde [5]. Constat : les entreprises travaillent sur de nombreux projets sur le cancer et le diabète, dont les traitements, une fois commercialisés, sont extrêmement lucratifs. L’index signale aussi plus de vingt projets de recherche sur la tuberculose et le VIH, quelques uns contre la dengue, une poignée de projets sur des vaccins contre Zika, le VIH, Ebola, le paludisme… Combien de projets étaient menés en 2018 par ces entreprises sur les coronavirus, dont le Sras et le Mers ? Absolument aucun. Ni sur les vaccins, ni sur les traitements.

 
Extrait de l’index d’accès au médicament (Access to Medicine Index) de 2018, où l’on voir qu’aucune des 20 plus gardes entreprises pharmaceutiques n’avaient en 2018 de recherche en cours sur des traitements ou des vaccins contre les coronavirus.

Dans ses rapports d’activité, Sanofi explique ainsi contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses, comme la tuberculose ou le paludisme (l’un des objectifs de développement durable de l’Onu [6]). Il n’est cependant nulle part fait mention de recherches sur les coronavirus. Si le nouveau virus est évoqué dans son dernier rapport [7], c’est pour expliquer à ses actionnaires qu’il expose Sanofi « au risque d’un ralentissement ou d’une suspension provisoire de la production de ses principes actifs, ses matières premières et certains produits » et que l’épidémie « aurait pour effet de réduire son chiffre d’affaires du fait d’une baisse des dépenses de santé pour traiter d’autres maladies ».

« On peut se demander comment il est possible que 17 ans après l’épidémie de Sras, nous n’ayons ni traitement ni vaccin contre les coronavirus, ni même un bon candidat ou un prototype qui soit prêt au moment de rentrer dans la crise, interroge Patrick Durisch. Ça montre que les grands groupes pharmaceutiques ne s’intéressent pas aux maladies infectieuses ni aux vaccins. Parce que ce sont des secteurs beaucoup moins rentables que les maladies non transmissibles comme le cancer et le diabète, qui en plus sont des traitements que les malades doivent prendre à vie. »

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La firme suisse Novartis a vendu son département des vaccins en 2014, à l’entreprise britannique GSK. L’an dernier, GSK a de son côté laissé tomber ses recherches sur un possible vaccin contre Ebola, au moment où une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique touchait la République démocratique du Congo [8].

« Si on ne change rien, nous serons à nouveau très mal préparés quand viendra la prochaine épidémie »

Les vaccins ne rapportent pas autant que de commercialiser, par exemple, la thérapie génique Zolgensma, un traitement destiné aux enfants atteints d’atrophie musculaire spinale, que Novartis vend à deux millions d’euros l’injection. Le Zolgensma, mis sur le marché l’année dernière « a été développé au départ par l’Inserm [Institut national de la santé et de la recherche médicale, un établissement public], le développement a eu lieu ensuite avec le financement du Téléthon, c’est-à-dire grâce à des dons défiscalisés, donc indirectement avec de l’argent des impôts, rappelle Jérôme Martin, ancien président d’Act Up-Paris et cofondateur, l’an dernier, de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament. Et nous nous retrouvons au final avec une molécule rachetée par Novartis qui la revend à deux millions d’euros sans jamais justifier ce prix alors qu’au départ, il s’agit d’argent public. »

 
Une station de prise en charge de malades d’Ebola.

Le PDG de Novartis, Vasant Narasimhan, l’a dit lui-même fin janvier, alors que le Covid-19 commençait à s’étendre hors de Chine : « Quand une épidémie se déclare, tout le monde veut faire quelque chose, mais quand elle est passée, presque plus personne ne s’y intéresse. La question, c’est comment maintenir les investissements pendant ce temps », répondait-il à la chaîne d’informations financières CNBC [9].

La question pourrait aussi se formuler ainsi : comment faire pour que les entreprises pharmaceutiques développent des traitements qui servent à la santé de tous, et pas seulement aux portefeuilles de leurs actionnaires ? « Aujourd’hui, beaucoup d’argent public est mis dans la recherche sur le Covid. Mais cette épidémie aussi se terminera. Si on ne change pas les choses, nous serons à nouveau très mal préparés quand viendra la prochaine », prévient Marius Stelzmann, de la Coordination contre les dangers de Bayer. Comment changer les choses pour mieux répondre aux prochaines crises sanitaires ? Face au Covid-19, comment s’assurer que les traitements et les vaccins à venir seront accessibles à tous, dans le monde entier ? De nombreux acteurs de la santé planchent sur la question en ce moment. C’est ce que vous raconte Basta ! dans le deuxième volet de cette enquête.

Rachel Knaebel

Illustration : Yuri Samoilov

Retrouvez la suite de notre enquête demain
Lire aussi : Alors que l’hôpital se meurt, l’industrie pharmaceutique vend ses médicaments de plus en plus cher
Retrouvez notre webdoc Pharma Papers : Lobbying et mégaprofits :
tout ce que les labos pharmaceutiques voudraient vous cacher

Notes

[1] Voir l’article de The Intercept.

[2] Voir ici un article de The Intercept, fin février, sur les conflits d’intérêt potentiels au sein de la task force mise en place par Donald Trump.

[3] Voir ce courrier ici.

[4] Voir cet article des Échos.

[5] Il est publié tous les deux ans par la fondation Access to medicine foundation. L’index est consultable ici.

[6] « D’ici à 2030, mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles ».

[7] Rendu à l’Autorité des marchés financiers ce 5 mars.

[8] Voir cet article de Reuters.

[9] Voir l’interview ici.

https://www.bastamag.net/Covid19-vaccins-chloroquine-remdesivir-antiretroviraux-sanofi-gilead-recherche-fondamentale-coronavirus

 

 

LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE REGRETTE LA DECISION DU PRESIDENT US TRUMP DE SUSPENDRE LE FINANCEMENT A L'OMS

 

La communauté internationale regrette la décision de l'administration Trump de suspendre le financement à l'OMS (SYNTHESE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-04-16 à 15:37
 

BEIJING, 16 avril (Xinhua) -- La communauté internationale a regretté la décision du président américain Donald Trump de suspendre le financement de son pays à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), exprimant son soutien envers l'organisation et soulignant son rôle crucial dans l'orientation des efforts mondiaux de lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus.

Le président Trump a annoncé mardi que son administration suspendait le financement à l'OMS, qu'il a accusée d'avoir "très mal géré et dissimulé la propagation du (nouveau) coronavirus".

Cette décision a déclenché mercredi un tollé général et des critiques dans le monde entier. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé que l'OMS regrettait la décision américaine.

"Les Etats-Unis sont depuis longtemps des amis généreux de l'OMS et nous espérons qu'ils en seront toujours ainsi", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse par vidéo à Genève.

Le chef de l'OMS a appelé toutes les nations à s'unir dans leur lutte commune contre la pandémie, car "c'est lorsque nous sommes divisés que le virus exploite les fissures entre nous".

Le vice-Premier ministre irlandais Simon Coveney, également ministre des Affaires étrangères et du Commerce, a qualifié la décision américaine d'"indéfendable" et de "choquante".

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, a condamné la décision de l'administration Trump, affirmant que celle-ci "en sanctionnant le seul coordinateur des affaires de santé mondiales dans le contexte de la lutte contre une catastrophe mondiale relève de l'irresponsabilité la plus grave et constitue un crime contre l'humanité".

L'Union africaine (UA) a estimé que la décision américaine était "profondément regrettable".

"Aujourd'hui plus que jamais, le monde dépend du leadership de l'OMS pour diriger la réponse mondiale à la pandémie de COVID-19", a tweeté le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat.

Notant que la suspension du financement américain constitue "un revers majeur", le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto a indiqué que "le travail de l'OMS est nécessaire, en particulier ces jours-ci, pour vaincre le (nouveau) coronavirus".

"C'est une décision que nous regrettons", a déploré la porte-parole du gouvernement français Sibeth Ndiaye. La France attend "un retour à la normale" pour que l'OMS puisse poursuivre ses travaux, a-t-elle ajouté.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a également critiqué cette décision américaine, estimant que "blâmer ne sert à rien".

"Le virus ne connaît pas de frontières. Nous devons travailler en étroite collaboration contre le COVID-19", a-t-il tweeté. "L'un des meilleurs investissements en la matière est de renforcer l'ONU, en particulier l'OMS qui est déjà sous-financée, par exemple pour développer et distribuer des tests ainsi que des vaccins".

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a déclaré sur Twitter que la décision américaine constituait une "attaque contre la communauté internationale".

Le co-fondateur du géant informatique Microsoft, Bill Gates, a tweeté que la suspension du financement à l'OMS pendant une crise sanitaire mondiale était bel et bien "aussi dangereuse que cela puisse paraître".

http://french.xinhuanet.com/2020-04/16/c_138981925.htm


 

SELON L'OMS, LE COVID-19 EST DIX FOIS PLUS MORTEL QUE LA GRIPPE PORCINE H1N1

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Le Covid-19 est 10 fois plus mortel que la grippe porcine H1N1, selon l'OMS

© AP Photo / Anja Niedringhaus

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Le nouveau coronavirus est 10 fois plus mortel que la grippe porcine, également appelée H1N1, qui a provoqué une pandémie mondiale en 2009, a déclaré ce 13 avril l'Organisation mondiale de la santé.

Se référant aux données de plusieurs pays touchés par le Covid-19, l’OMS affirme que la nouvelle pandémie est beaucoup plus mortelle que celle de 2009 provoquée par la grippe porcine H1N1.

«Les données recueillies dans plusieurs pays nous donnent une image plus claire de ce virus, de son comportement, de la manière de l'arrêter. Nous savons que le Covid-19 se répand rapidement et nous savons qu'il est mortel: 10 fois plus que le virus responsable de la pandémie de grippe de 2009», a déclaré le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.

​Il a également souligné qu'un déconfinement devrait être mis en place «lentement».

«Les mesures de contrôle ne peuvent être levées que lorsque les bonnes mesures de santé publique sont en place», a-t-il ajouté.

La nécessité d’un vaccin

Le directeur général de l'OMS a également insisté sur le fait qu’un vaccin efficace était nécessaire pour totalement interrompre la transmission du Covid-19.

«L'ère de la globalisation signifie que le risque de réintroduction et de résurgence du Covid-19 va continuer. Au final, la mise au point et la distribution d'un vaccin sûr et efficace vont être nécessaires pour interrompre totalement la transmission», a-t-il souligné.
https://fr.sputniknews.com/international/202004131043547111-le-covid-19-est-10-fois-plus-mortel-que-le-h1n1-selon-loms/

 

RÉPONSE DE L'OMS A TRUMP : "NE POLITISER PAS LE VIRUS"

Réponse de l'OMS à Trump: «Ne politisez pas le virus»

Par Le Figaro avec AFP

L'OMS, accusée par le président américain d'être trop proche de la Chine et de mal gérer la pandémie, a dénoncé une «politisation» de la crise, appelant Pékin et Washington à s'unir pour combattre le virus. «Ne politisez pas le virus. Pas besoin d'utiliser le Covid pour marquer des points politiques», a lancé au cours d'une conférence de presse virtuelle Tedros Adhanom Ghebreyesus, interrogé par un journaliste sur les accusations portées mardi par Donald Trump. «Vous avez beaucoup d'autres moyens de faire vos preuves», a ajouté ce fin diplomate, un ancien ministre des Affaires étrangères de l'Ethiopie, appelant à ne pas «jouer avec le feu».

L'OMS et son patron ont reçu mercredi le soutien du secrétaire général des Nations unies et de la présidence française. Le président Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec le patron de l'OMS à qui il a «réaffirmé sa confiance dans l'institution», a indiqué la présidence française.

À lire aussi : Coronavirus : plus de 2.000 morts, l'OMS se veut rassurante

Donald Trump s'est emporté mardi contre l'OMS, jugée trop proche à ses yeux de Pékin, au cours de son point de presse quotidien à la Maison Blanche. «Tout semble très favorable à la Chine, ce n'est pas acceptable», a-t-il déclaré. Le président américain a notamment critiqué la décision de l'OMS de se prononcer contre la fermeture des frontières aux personnes en provenance de Chine au début de l'épidémie. «L'OMS s'est vraiment plantée», a-t-il écrit dans un tweet.

Le 10 janvier, un jour avant le premier décès en Chine, l'OMS, assurant qu'une enquête préliminaire suggérait qu'il n'y avait «pas de transmission interhumaine significative», avait déconseillé d'appliquer à la Chine des restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux et ne recommandait «aucune mesure sanitaire particulière pour les voyageurs». Ce n'est que fin janvier, lorsque les premières contaminations hors de Chine ont été signalées, que cette agence de l'Onu a parlé de dépistage dans les aéroports. Dans ses dernières recommandations concernant le trafic international, rendues publiques fin février, l'organisation déconseille toujours d'appliquer des restrictions mais reconnaît que «dans certaines circonstances», les mesures qui limitent la circulation des personnes peuvent s'avérer provisoirement utiles.

Agacé par la gestion de la crise du Covid-19 par l'OMS, Donald Trump a menacé de suspendre la contribution financière des Etats-Unis, qui est la plus importante, à son fonctionnement.