SYRIE

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SYRIE : LE DILEMME ...RUSSE

Syrie: le dilemme ..."russe"

Tuesday, 02 March 2021 7:10 PM  [ Last Update: Tuesday, 02 March 2021 7:10 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Syrie: le dilemme ...."russe". (Illustration)

La tolérance du Kremlin à l’égard des frappes israéliennes fait-elle partie d’un « grand équilibre stratégique » russe consistant à essayer de promouvoir une soi-disant « solution politique de compromis » au conflit syrien? 

En d’autres termes, le Kremlin continuera-t-il de déconseiller à l’Armée arabe syrienne l'usage des S-300 pour se défendre contre les attaques israéliennes et américaines? 


Si c'est le cas cela risquerait d'exacerber la guerre alors même que l'Amérique de Biden vient de frapper très ouvertement la Syrie et ses alliés de la Résistance quitte à relayer un Israël très clairement débordé par les rapides évolutions sur la scène syrienne et régionale. La frappe US contre Abou Kamal cela reviendrait à défier l'alliance militaire Damas-Moscou ce qui est infiniment plus grave que le trafic du pétrole syrien en termes d'impact stratégique.

S’il est acceptable d’attaquer les Iraniens et le Hezbollah en Syrie, Washington conclura qu’il est acceptable d’attaquer les Syriens puis les Russes, ce qui vient de se produire à Hassaké où les MPAD US fraîchement fournis par les USA aux terroristes ont coûté la vie à un pilot du Mi-35 russe. 

Syrie: la surprise irano-russe?

Syrie: la surprise irano-russe?

Devant le Congrès le chef du Pentagone a juré il y a un mois de mettre la Russie à la porte du Moyen-Orient. Le Kremlin devra donc se demander quelle politique est moins risquée : en découdre en Syrie avec l'ennemi commun ou attendre à ce que l'axe US/OTAN avance jusqu'aux républiques de l'ex-URSS? 

Israël veut le Grand Israël, et les néoconservateurs veulent l’hégémonie américaine au Moyen-Orient afin de donner à Israël ce qu’il veut. Israël vole lentement et patiemment la Palestine depuis des décennies et veut maintenant aller plus vite et plus loin. La destruction de l’Irak et de la Libye [NdT. et démantèlement du Soudan] par Washington a fait avancer le plan. La destruction de la Syrie était en cours jusqu’à ce que l'Iran puis la Russie interviennent et l’empêchent. Mais la Syrie est encore en partie un pays partitionné, et la Syrie, le Hezbollah au sud du Liban et l’Iran sont les solides obstacles à l’hégémonie américaine et israélienne au Moyen-Orient. C'est sur cette partie gagnante qu'il convient dé parier car si l' hégémonie US est réalisée, la Russie peut s’attendre à l'irruption du terrorisme daechiste au sein de la Fédération et des anciennes républiques soviétiques asiatiques.
Comme le général américain Tod D. Wolters l’a encore dit aux Russes il y a trois jours, apparemment sans effet, les États-Unis considèrent la Russie comme « une menace existentielle durable pour les États-Unis ».

Syrie: la Russie change de DCA?

Syrie: la Russie change de DCA?


L’incapacité de la Russie à accepter ce fait entraînera la guerre. Une alliance militaire Iran-Russie-Syrie-Chine s'impose. Certes aucun de ces quatre pays ne chercherait à simuler l'OTAN mais tout mal demande un antidote pour être neutralisé.  

Le dernier raid d'Israël contre la Syrie a été un échec en partie, dit-on, pour cause des batteries de Pantsir-S et Buk russes de Damas qui ont merveilleusement marché. Mais les raids futurs de l'US Air Force contre la Syrie demandent bien plus que cela si Moscou ne veut voir Hmeimim ou Tartous ciblées par les missiles US/OTAN.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/01/646298/Syrie:-le-dilemme-....%22russe%22

RIPOSTE SYRIENNE : LE SOS D' "ISRAËL" A AMMAN!

Syrie : l'entité sioniste appelle au secours la Jordanie par crainte des missiles de la Résistance

Sunday, 28 February 2021 5:14 PM  [ Last Update: Sunday, 28 February 2021 5:13 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Abdallah II, roi de Jordanie. ©AP

Que s'est-il passé pour que le ministre de la Guerre d'Israël demande à rencontrer en huis clos son homologue jordanien, et ce, pas une seule fois mais plusieurs et que ce dernier finit, au bout de ces rencontres à déployer des forces spéciales sur les frontières avec la Syrie et surtout l'Irak et ce, sous prétexte d'avoir à combattre la contrebande? S'agit-il de la contrebande du pétrole syrien qu'Amman, pris soudain de sympathie pour Assad, chercherait à stopper? Evidemment que non. Ces rencontres secrètes semblent renvoyer aux très rapides évolutions qui se produisent en ce moment sur la frontière syro-irako-jordanienne, ce triangle stratégique qui abrite la base américaine illégale d'al-Tanf où Biden a fait déployer des forces spéciales supplémentations dans le strict objectif de mieux répartir les terroristes daechistes de part et d'autres des frontières syro-irakiennes.

Iran: des missiles contre al-Tanf!

Iran: des missiles contre al-Tanf!

Face-à-face convois militaires US/Résistance à al-Tanf

Mais il y a peut-être plus : depuis le raid du 26 février de l'US Air Force, lancé depuis le ciel de la Jordanie contre les positions de la Résistance, raid qui a consacré la totale défaite de la campagne de guerre dans la guerre d'Israël dans le ciel syrien et partant, une tentative US de "protéger" depuis le ciel syrien, Israël, il est presque certain pour l'entité sioniste que le front irako-syrien irait très bientôt s'embraser contre lui. Surtout que le raid US n'a pas été ni précis ni efficace, prouvant que le rempart syro-irakien contre les infiltrations de terroristes de Syrie en Irak est infranchissable. Puis cette frappe que la Syrie a juré de venger et cette fois n'est pas coutume avec la bénédiction des Russes qui ont même menacé l'Amérique par le S-300 voire le S-400, a ouvert la voie à une "arabie saoudisation" des territoires occupés d'Israël. Car d'Abou Kamal à Dimona, d'Abou Kamal à Haïfa ou d'Abou Kamal à Gush Dan et Tel-Aviv, la distance n'est largement plus abordable et moins importante que celle qui sépare Sanaa de Riyad ou al-Anbar de Tel-Aviv. Les Américains ne croiraient sans doute pas qu'ils pourraient frapper les Hachd sans avoir à en payer le prix, surtout quand ils le font pour protéger Israël. Et bien al-Tanf n'est plus en sécurité ni non plus Israël. Mais l'armée jordanienne, ligotée par des accords de sécurité avec l'entité irait-elle vendre son arme à l'ennemi de la Palestine? 

Selon le journal jordanien Al-Watan, les forces armées jordaniennes ont militairement renforcé leurs frontières communes avec la Syrie et l'Irak dans le cadre d'un "plan de sécurité" visant à contrer l'infiltration "terroriste et la contrebande", mais à vrai dire pour offrir un "bouclier de défense supplémentaire" au régime israélien.

Syrie-Jordanie: coup fourré anti-US!

Syrie-Jordanie: coup fourré anti-US!

Les autorités jordaniennes ont ouvert le poste-frontière de Jaber à la frontière syro-jordanienne pour dynamiser l’économie libanaise et syrienne.

L'armée jordanienne a déclaré dans un communiqué que la frontière avec l'Irak et la Syrie avait été "renforcée militairement" et que "les forces spéciales", "les forces de réaction rapide", ainsi que "les équipes spécialisées dans les tâches de sécurité", et dotées d’armes et équipements nécessaires ont été déployées sur les frontières. Le communiqué indique: « Les avions de la Royal Air Force sont prêts à soutenir les forces terrestres stationnées à la frontière 24 heures sur 24, ce qui leur permet de prévenir les infiltrations terroristes et les opérations de contrebande pour faire face aux menaces et aux défis auxquels sont exposés les pays de la région. » Le chef d'état-major jordanien, Youssef Ahmed al-Hanayati, a ordonné d'ailleurs vendredi le renforcement des unités de garde-frontières à la frontière entre l'Irak et la Syrie pour jouer un rôle décisif face à toute tentative d'infiltration ou de contrebande et pour protéger les frontières de la Jordanie. Cela intervient à un moment où le journal israélien Yediot Aharonot  a rapporté que le ministre israélien des Affaires militaires Benny Gantz avait récemment rencontré secrètement le roi de Jordanie Abdallah II à Amman.

Syrie: les USA menacent la Jordanie!

Syrie: les USA menacent la Jordanie!

« Je pense que la Jordanie est un grand atout pour Israël, et je pense que nos relations avec ce pays pourraient être 1.000 fois meilleures. Malheureusement, Netanyahu est une figure indésirable en Jordanie, et sa présence nuit aux relations entre les deux pays », a déclaré le ministre sioniste de la Guerre Gantz sans crainte d'être accusé par le peuple jordanien de se servir de leur armée comme d'un bouclier, comme ce que fait d'ailleurs assez régulièrement l'armée de l'air israélienne avec les avions de ligne jordaniens ou arabes une fois que ces avions traversent le ciel de la Syrie. Israël est-il sur le point de créer une « couche défensive » face au barrage de missiles de la Résistance qui risque d'un moment à l'autre d'être tiré contre Israël? 

« J'ai un lien continu et permanent avec le roi jordanien et d'autres hauts responsables jordaniens, et je sais que nous pouvons avoir de grandes réalisations », a ajouté Gantz.  Le ministre des Affaires étrangères du régime sioniste Gabi Ashkenazi s'est également entretenu à deux reprises ces derniers mois avec son homologue jordanien.

État de pré-guerre Israël/Jordanie ?

État de pré-guerre Israël/Jordanie ?

Si le régime de Tel-Aviv met en œuvre le plan américain visant à annexer des secteurs en Cisjordanie, Amman menace de rompre le traité de paix avec Israël.

« Je pense qu’il est possible de réaliser un ou deux projets « civils » chaque année avec la Jordanie, et dans un délai de 10 ans nous serons à 20 ou 30 projets pour améliorer les relations avec notre voisin », a encore assuré le ministre israélien des Affaires militaires, dans un élan de soudoiement qui ne trompe personne. La Jordanie, un allié régional important à la fois d'Israël et des États-Unis, a longtemps appelé à une solution à deux États et à la reprise des pourparlers israélo-palestiniens, gelés depuis 2014. Le roi Abdallah s'est publiquement opposé à la tentative de Netanyahu d'annexer certaines parties de la Cisjordanie l'année dernière, que le Premier ministre du régime sioniste dit avoir abandonné dans le cadre de l'accord de normalisation des relations avec les Émirats arabes unis. Depuis l'arrivée de Biden au pouvoir, Amman est content que cette solution à deux États aurait une chance de l'emporter encore sans se douter un seul instant que le duo Biden-Israël risque de l'avoir royalement et à coup de pseudo-concession, la place face à la Résistance. 

Jordanie/Israël: le conflit majeur?

Jordanie/Israël: le conflit majeur?

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/28/646237/Jordanie-Syrie-Isra%C3%ABl-Irak

SYRIE : UN HELICOPTERE RUSSE ABATTU DANS LA PROVINCE DE HASSAKE

MPAD américain tire: Biden déclenche la guerre

Sunday, 28 February 2021 5:53 PM  [ Last Update: Sunday, 28 February 2021 5:53 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un hélicoptère d'attaque polyvalent russe Mi-35 a été abattu dans la province de Hassaké, en Syrie, le 24 février 2021. ©Avia-pro

Il y a quelques heures, un hélicoptère des Forces aérospatiales russes s’est écrasé dans la province syrienne de Hassaké. L’incident s’est produit lors d’une patrouille dans la zone. Le pilote a été tué et le reste de l’équipage a été grièvement blessé. Leur nombre n’est pas précisé, rapporte Avia.pro. 

Selon les données préliminaires, il s’agissait d’un hélicoptère d’attaque polyvalent russe Mi-35. Les circonstances de l’accident n’ont pas encore été divulguées. Cependant, le ministère russe de la Défense a confirmé l’accident. Le ministère affirme que l’hélicoptère Mi-35 a effectué un atterrissage d’urgence et qu’il n’y a pas eu de victimes.

Selon des données préliminaires, l’hélicoptère des Forces aérospatiales russes effectuait une mission de patrouille dans la province de Hassaké afin d’identifier les terroristes et les éliminer.

Selon une autre dépêche, des hélicoptères militaires américains ont transféré mercredi 24 février une cargaison de lance-roquettes et d’autres armes vers une base US dans la région d’al-Chadadi, dans la banlieue sud-est de la province de Hassaké.

Des roquettes et des obus d’artillerie ont été donc transportés illégalement vers une base en Syrie par deux hélicoptères de l’armée américaine.

Les sources syriennes estiment que cette démarche vise à renforcer les bases militaires américaines en Syrie et à y soutenir les groupes terroristes.

Pas plus tard qu’hier, l’armée américaine avait expédié un convoi comprenant 40 camions bourrés de matériel militaire, de logistique et 20 blindés vers sa base dans la ville de Rmelan, à l’est de la province de Hassaké.

Lire aussi : Hassaké armée contre les USA 

Pour seconder les milices kurdo-syriennes déployées au nord et à l’est de la Syrie, l’armée américaine y a déjà envoyé des milliers de camions transportant du matériel militaire et de la logistique en Syrie via l’Irak.

En décembre 2017, la défaite du groupe terroriste Daech en décembre 2017 n’a vraisemblablement pas suffi au retrait des forces américaines de Syrie. Celles-ci continuent d’extraire et de voler le pétrole syrien et semer la terreur parmi la population.

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/28/646269/Syrie-les-USA-abat-un-helico-russe

 

ONU : LA SYRIE FACE A LA PRETENDUE "DIPLOMATIE HUMANITAIRE" DES COALISES...

ONU : La Syrie face à la prétendue « diplomatie humanitaire » des coalisés… 

Par Bassam Sabbagh

Mondialisation.ca, 26 février 2021

Al-Akhbariya TV

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Hier, 25 février, s’est tenue une énième visioconférence sur la situation humanitaire en Syrie rapportée par M. Mark Lowcock, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires [1]. Un rapport intitulé par le site onu.org en langue française : « En Syrie, les parents mangent moins afin de pouvoir nourrir leurs enfants » [2]. Lequel site a rédigé le compte-rendu de la session sous le titre : « Syrie: M. Lowcock alerte le Conseil de sécurité du risque de voir la situation humanitaire passer d’effrayante à catastrophique » [3].

Compte-rendu à lire sans stupéfaction, si possible, devant un extrait de la déclaration du représentant des États-Unis : 

« Chaque Syrien mérite une assistance », ont avancé les États-Unis en signalant à cet égard avoir accordé plus de 12,2 milliards de dollars d’aide humanitaire aux Syriens depuis 2012, « en fonction uniquement de leurs besoins ».  La délégation a dénoncé les conditions dans le camp de Roukbane qui, depuis un an et demi, a été privé d’aide humanitaire et médicale « parce que le régime d’Assad et la Russie n’y autorisent pas l’accès des convois humanitaires de l’ONU ».  « Une telle politisation et militarisation de l’aide devrait nous scandaliser », s’est indignée la délégation.  Soulignant le caractère essentiel du mécanisme transfrontalier pour garantir que l’aide humanitaire continue d’atteindre les personnes dans le besoin, les États-Unis ont estimé qu’il est de la responsabilité du Conseil d’élargir l’accès humanitaire en juillet, lorsque le mandat de ce mécanisme sera renouvelé, et non de le restreindre davantage.  Cela suppose la réautorisation pour l’ONU d’utiliser le point de passage de Bab el-Haoua en vue de pouvoir assurer la livraison cohérente de nourriture, d’abris et de fournitures médicales dans le nord-ouest de la Syrie ». 

12,2 milliards de dollars d’aide humanitaire aux Syriens depuis 2012 « en fonction uniquement de leurs besoins » ! À bien y réfléchir, une telle aimable sollicitude de la part des États-Unis n’est finalement pas si extraordinaire, vu la diplomatie coûteuse de la terreur et des bombes reprise cette nuit par la nouvelle administration US ; Joe Biden ayant ordonné des frappes aériennes en Syrie, en représailles contre les milices pro-iraniennes « alors même qu’il poursuit une initiative diplomatique avec l’Iran pour relancer l’accord nucléaire de 2015 » [4]. Une opération purement défensive pour le porte-parole du ministère étasunien de la Défense John Kirby [5]. 

Par conséquent, honni soit qui oserait penser qu’en plus du message explosif destiné à l’Iran pour qu’il accepte de négocier ce qu’il déclare non négociable, il s’agit de couper le seul couloir terrestre Iran-Irak-Syrie-Liban qui reste ouvert au niveau d’Al-Boukamal à la frontière syro-irakienne, de soutenir à la fois les milices séparatistes et/ou terroristes en Syrie comme en Irak, tout en continuant de jouer une odieuse guerre inhumaine sous le masque de la diplomatie mensongèrement humanitaire en obligeant la Syrie à s’ouvrir aux « aides transfrontalières » des faux amis de son peuple. 

Pour mémoire, ci-dessous la réponse de l’envoyé permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Monsieur Bassam Sabbagh. [NdT]. 

***

Mesdames et Messieurs,

Je remercie mes collègues pour leur accueil et espère m’engager avec les membres du Conseil de sécurité dans des discussions constructives et objectives sur les sujets concernant la Syrie. 

Monsieur le Président, 

J’ai écouté attentivement l’exposé de M. Mark Lowcock, le Secrétaire général adjoint chargé de la mise en œuvre des décisions relatives à la situation humanitaire en Syrie, et ma délégation a examiné le 71ème rapport du Secrétariat général sur ce même sujet. Il en ressort un sentiment de déception devant la permanence d’un mépris systématique et délibéré de nombreux faits importants liés à la situation humanitaire en Syrie. Nous avions espéré que M. Lowcock dissiperait ce sentiment en cette occasion qui pourrait être la dernière.

Monsieur le Président, 

Tout au long de ces dernières années de crise, la Syrie s’est engagée dans une coopération sérieuse et constructive avec l’Organisation des Nations Unies, les pays amis et les partenaires humanitaires ; notamment, le Croissant-Rouge arabe syrien, le Comité international de la Croix-Rouge et plus de cinquante organisations non gouvernementales étrangères autorisées à travailler en Syrie. Une coopération dont les résultats sont indéniables, malgré les énormes défis imposés au gouvernement syrien, à commencer par le combat contre le terrorisme, les mesures coercitives unilatérales, les attaques militaires et les occupations. 

D’où, en dépit de toutes les tentatives de dissimulation, une première vérité incontestable qui affirme que ni l’ONU ni ses diverses agences n’auraient obtenu un quelconque résultat dans le domaine humanitaire en Syrie sans le soutien et les énormes facilités accordées par le Gouvernement syrien. La deuxième vérité étant que l’extrême politisation des questions humanitaires en Syrie a accru la souffrance humaine des Syriens. Et cela, car les rapports non conformes aux normes de travail censées être respectées par l’ONU ont permis à certains États membres de ce Conseil de les utiliser pour politiser la question humanitaire et ainsi détourner son attention des facteurs à l’origine de la détérioration de la situation humanitaire et des moyens d’y remédier d’une manière sérieuse et objective. 

Monsieur le Président, 

Tous les exposés ou rapports soumis à votre respecté Conseil resteront tendancieux et entachés de graves défauts tant qu’ils ignoreront les principaux défis que je résumerai comme suit : 

Premièrement : Les crimes commis par les organisations terroristes au premier rang desquelles Daech, Hay’at tahrir al-Cham, alias le Front al-Nosra, et les autres entités qui leur sont associées. Auxquels crimes il faut ajouter la négligence délibérée du détournement de l’aide humanitaire à leur profit, notamment de l’aide transfrontalière, pour financer leurs activités terroristes, recruter de nouveaux membres dans leurs rangs et utiliser les civils qu’elles détiennent afin de leur servir de boucliers humains dans les zones sous leur contrôle. 

Ainsi, depuis plusieurs jours, les groupes terroristes sévissant à Idleb empêchent la population d’emprunter le couloir de Saraqeb-Tarnaba ouvert par l’État syrien pour faciliter la sortie des civils assiégés et alléger leurs souffrances. Pour cela, ils n’ont pas hésité à tirer des obus depuis la ville voisine d’Al-Neyrab. De plus, ils détiennent toujours 3300 lycéens qui n’ont pas été autorisés à se rendre dans les centres des examens officiels du Ministère syrien de l’Éducation. 

Deuxièmement : Les effets désastreux des mesures coercitives unilatérales imposées au peuple syrien, lesquelles constituent une violation flagrante du droit international et un châtiment collectif des peuples de l’avis même de l’ONU. Des mesures qui privent le peuple syrien de ses besoins essentiels en nourriture, médicaments, équipements médicaux, électricité, carburants et limitent les capacités des institutions étatiques syriennes à répondre aux défis supplémentaires consécutifs à la pandémie Covid-19, ainsi que les efforts des organisations internationales opérant en Syrie. 

Troisièmement : L’occupation militaire turque de vastes étendues de terres syriennes au nord et au nord-ouest du pays, où le régime turc procède à la turquification du nom des villes et des villages ainsi que des programmes d’enseignement, impose la monnaie turque, réquisitionne les terres des agriculteurs syriens pour construire ce qu’il désigne par son « mur de séparation », accorde sa protection aux organisations terroristes, y compris celles figurant sur la liste des entités reconnues terroristes par le Conseil de sécurité, pour s’approprier les biens publics et privés, piller le pétrole, les biens culturels et les cultures agricoles. Le tout en plus d’utiliser l’eau potable comme arme contre les civils, en arrêtant dix-huit fois de suite le pompage de l’eau de la station d’Alouk alimentant la ville de Hassaké et ses environs. De graves violations qui justifient la condamnation et non les éloges de certains ! 

Quatrièmement : L’occupation militaire américaine de territoires situés au nord-est de la Syrie et le pillage systématique par ses forces et celles de ses milices séparatistes locales du pétrole, des récoltes agricoles et des biens culturels ensuite acheminés vers l’étranger via des passages illégaux sous son contrôle. Des milices séparatistes inféodées qui ont récemment imposé un siège étouffant à la ville de Hassaké, entraînant une importante pénurie en nourriture et carburants et allant jusqu’à tirer sur des civils sans armes pour avoir manifesté contre leur siège et exigé le retour des institutions de l’État syrien. 

Tandis que dans le sud-est du pays, les forces d’occupation américaines de la région d’Al-Tanf entravent l’accès de l’aide humanitaire au camp d’Al-Roukbane tout en empêchant ceux qui s’y trouvent de rentrer chez eux et ainsi mettre fin à leur souffrance. 

Cinquièmement : Les atermoiements face aux conditions de détention dans le camp d’Al-Hol [sous contrôle des milices séparatistes dans le nord-est de la Syrie ; NdT], alors qu’il faudrait faire pression sur les gouvernements de certains pays occidentaux, qui refusent de rapatrier leurs ressortissants terroristes et leurs familles [6], afin qu’ils cessent de se soustraire à leurs responsabilités et obligations légales à cet égard. 

Monsieur le Président,

L’amélioration de la situation humanitaire en Syrie nécessite aussi le respect  de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne, comme l’affirment toutes les résolutions adoptées par votre Conseil. Ce qui implique, entre autres, d’arrêter l’envoi illégal de délégations étrangères qui franchissent nos frontières pour tenir des réunions avec des organisations terroristes ou des milices séparatistes et autres entités illégitimes. 

La République arabe syrienne appelle de nouveau à cesser la politisation du travail humanitaire et à mettre fin à la malveillance diplomatique, aux diktats et aux négations permanentes de ses efforts afin d’empêcher ses institutions étatiques de les poursuivre dans les deux domaines de l’humanitaire et du développement ; notamment, le programme de réhabilitation des écoles et le retour volontaire des réfugiés à l’intérieur et à l’extérieur du pays. 

Pour conclure, Monsieur le Président, ma délégation réaffirme que le centre de l’action humanitaire pour la Syrie se situe dans sa capitale, Damas, et nulle part ailleurs. Quant aux réunions qui se tiennent ici ou là, dont les Conférences de Bruxelles des dits donateurs, elles ne sont que pures exhibitions inefficaces. 

Merci, Monsieur le Président

Bassam Sabbagh 

Envoyé permanent de la Syrie auprès des Nations Unies

25/02/2021

 

 

Traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Sources : Vidéo originale / Al-Akhbariya Tv : 

https://www.facebook.com/Alikhbaria.Sy/videos/144566877506621 

Notes :

[1] Mark Lowcock (OCHA) on the situation in the Middle East (Syria) – Security Council Open VTC

http://webtv.un.org/watch/mark-lowcock-ocha-on-the-situation-in-the-middle-east-syria-security-council-open-vtc/6235403827001/

[2] En Syrie, « les parents mangent moins afin de pouvoir nourrir leurs enfants »

https://news.un.org/fr/story/2021/02/1090322

[3] Syrie: M. Lowcock alerte le Conseil de sécurité du risque de voir la situation humanitaire passer d’« effrayante » à « catastrophique »

https://www.un.org/press/fr/2021/sc14448.doc.htm

[4] Biden orders airstrikes in Syria, retaliating against Iran-backed militias

https://www.nbcnews.com/news/us-news/biden-airstrikes-syria-retaliating-against-iran-backed-militias-n1258912

[5] Les Etats-Unis frappent plusieurs cibles en Syrie, première opération militaire sous Joe Biden

https://francais.rt.com/international/84222-etats-unis-frappent-syrie

[6] Syrie : des experts de l’ONU exhortent 57 pays à rapatrier des femmes et enfants bloqués dans les camps

https://news.un.org/fr/story/2021/02/1088882

***

La source originale de cet article est Al-Akhbariya TV

Copyright © Bassam Sabbagh, Al-Akhbariya TV, 2021

https://www.mondialisation.ca/onu-la-syrie-face-a-la-pretendue-diplomatie-humanitaire-des-coalises/5654064

CIEL SYRIEN : ECHEC US EN TERMES DE FURTIVITE ET DE PRECISION...

Erbil-Abou Kamal: les USA échouent en termes de furtivité et de précision...

Saturday, 27 February 2021 10:09 AM  [ Last Update: Saturday, 27 February 2021 11:19 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le missile sol-air américain, intercepté lors du raid américain du 26 février contre Abou Kamal, à Deir ez-Zor. ©Avia.pro

Cette « première frappe militaire » de l’Amérique de Biden contre l’axe de la Résistance que les médias mainstream décrivent comme étant à la fois « défensive », « précise » et « calibrée pour pas qu’il n’y ait un embrasement avec l’Iran et ses alliés que Biden drague en ce moment avec des tas de vrai-faux carottes enfouies dans son sacoche », est une « cata » dans le vrai sens terme. Pourquoi ?

Diplomatiquement parlant, le raid qui a été lancé, en riposte, selon le couple Austin-Biden, aux frappes au missile visant la base US à Erbil suivies des tirs de roquettes contre la base de l’US Air force à Balad et puis celle de l’US Army dans la zone verte surnommée Ambassade US n’a été en rien plus sécurisant. « Depuis quand les USA répondent à des attaques qui visent leurs troupes là où sont implantées à la demande du gouvernement, dans un pays tiers où leur présence est illégale? », se demande le chroniquer de The Amrican Conservative dans un article qui ajoute.

Syrie: T4, 1ère

Syrie: T4, 1ère

Plan "Zone no fly " US/OTAN de retour? 

« Cette riposte que le Pentagone détaille avec vantardise, au mépris du droit international, ne fera-t-il pas de la Syrie, un Irak bis où aucun jour ne passe sans que nos convois logistiques ne soient ciblés par des bombes, nos bases, par des roquettes, nos activés, par des missions de drones ? Pire, cette brigade visée sur la frontière syro-irakienne, soit 46 bataillon, fait partie de l’armée nationale irakienne avec qui nous avons des accords. Comment Bagdad saura-t-il désormais plaider la cause du maintien des liens militaires avec les États-Unis auprès d’une population irakienne hostile. Pire encore Abou Kamal a été bombardé juste après l’envoi de nouveaux contingents à al-Tanf et l’ouverture de nouvelle base à Hassaké, à Deir ez-Zor ?

Et dire qu’en frapper la milice irakienne on s’est mis aussi la Russie sur notre dos, une Russie dont le ministre des Affaires étrangères dénonce « une atteinte grave à la souveraineté syrienne » allant jusqu’à brandir les « S-300 syriens sous notre nez »? Si jusqu’ici on craignait pour nos troupes basées en Irak qui tendent très clairement à se replier vers la Syrie voire vers le Koweït voisin, il faut avoir peur, après ce coup totalement insane du coup Biden Austin pour la vie de nos soldats sur la rive est de l’Euphrate où on sait que les alliés irakiens d’Assad, largement soutenus par la population de Deir ez-Zor et de Hassaké ont de quoi mettre littéralement en danger nos convois et nos bases militaires et faire de la vie de nos soldats un véritable enfer ».

US Air Force : le ciel

US Air Force : le ciel

Guerre que Biden veut relancer en Syrie ne pourra avoir lieu... 

Et c’est là qu’apparaît en effet un second aspect de la « catastrophique erreur de calcul » que Biden, le malin vient de commettre à Abou Kamal, aspect proprement militaire: le 12 janvier 2020, à peine une semaine avant l’investiture du Démocrate, l’entité sioniste avait lancé une série de frappes au missile de croisière Delilah contre la base « Imam Ali », frappes ayant tourné au fiasco en dépit d’une rhétorique médiatique sioniste qui comme toujours à parler « d’une marrée de sangs provoqué par le raid » et « des tas de cadavres des mandataires de Téhéran à ramasser » et évidemment « des stocks d’armes » de la Résistance irakienne à avoir été pulvérisés. A l’époque on a même dit que ce raid visait à envoyer un message israélien à Biden comme quoi son investiture n’irait rien changer à la "campagne de guerre dans la guerre" sioniste en Syrie. Et bien ni Biden ni son général en chef Austin n’auraient pas dû croire à ces sornettes et se lancer ainsi qu’ils viennent de le faire dans une aventure, selon les termes de Lavrov "si dangereux, si sans lendemain". 

Syrie: le S-300 visera les USA

Syrie: le S-300 visera les USA

Les F-16 israéliens ayant agi en janvier depuis le ciel de la Jordanie se sont littéralement heurtés à ce qui paraissait comme étant une forme de DCA, ce qui vient très exactement arriver aux deux F-15 Eagle américains ayant décollé dans la nuit du 25 à 26 janvier de la Jordanie. « La première nouvelle frappe américaine contre la Syrie s’est avérée totalement inutile…, non parce que le Pentagone a voulu lancer des raids « précis » et évitant des pertes... mais parce qu’il en a été empêché… Les chasseurs de l'US Air Force ont lancé une série d'attaques puissantes de missiles et de bombes sur une base militaire iranienne en Syrie à la frontière avec l'Irak, et pourtant, à en juger les rapports et les images en provenance de la zone de frappe, les dégâts du raid aérien américain sont particulièrement minimes ».

Et le site d'ajouter : « Tout ce qu’on voit c’est un poste de contrôle et une remorque mobile qui ont été détruit… Il aurait dû y avoir quelque chose qui a très sérieusement interféré avec les chasseurs américains et, apparemment, on parlerait de dispositif de suppression et de brouillage « iraniens », ayant visiblement visé cet E-11A Battlefield Airborne Control Node (BACN)… En janvier 2020, l’un de ces appareils avec à son bord les officiers supérieurs de la CIA s’est écrasé en Ghazni en Afghanistan. La CIA a rejeté d’emblée l’hypothèse d’une destruction en pleine vol, n’empêche que l’appareil a été réputé d’avoir à son bord D’Andréa, un super agent de la CIA, impliqué dans l’assassinant du général iranien Soleimani. »

Les photos réalisées sur le site bombardé par les F-15 US le 25 février, sur la frontière syro-irakienne/Avia.pro

Sur les photographies présentées, il n'y a pratiquement même pas de dégâts infligés à la base iranienne à Abou Kamal qu’on sait d’ailleurs être dotés des stocks de missiles tactiques sous terrain. Pour le moment, les images satellites ne permettent pas d'évaluer les dégâts réels, mais le fait que les sources iraniennes ont-elles-mêmes publié des photos prises sur le site « Imam Ali » en dit long sur la part que les Iraniens jouent eux-mêmes dans cette méga déconfiture.

Source des photos : defenseone, photos à l'intérieur de la base de Harir, le 16 février

Et le site d’ajouter : « D’autant plus que ces photos sont diffusées presque simultanément à celles prises sur la base américaine au Kurdistan irakien laquelle a été ciblée le 16 février par une série de 24 « roquettes » qu’on croit « être dotés de dispositif de précision ».

En termes de précision, la comparaison est impossible : les roquettes « iraniennes » ont largement mieux fait que les missiles air-sol américain ! Et dire que "Harir "est l’une des bases militaires les mieux lotis des Etats-Unis au Moyen-Orient et que les 24 roquettes en question auraient là encore atteint le cyber- QG de la CIA, avec en toile de fond un Super Key C 35 et RQ abattus. En attaquant les alliés irakiens de l'Iran en Syrie, le Pentagone a commis l’erreur d’embraser parallèlement ces deux fronts et placer ses troupes entre deux feux ! »

Aïn al-Asad

Aïn al-Asad

Des "roquettes" qui ont bousillé le rêve "bidenien" 

Avia.Pro ne sait pas si bien dire : « Il y a peu le commandant en chef du CentCom Mckenzie s’alertait des « attaques aux drones » contre quoi « le Pentagone ne pourrait pas grand-chose »… « attaque qui se font à peu de frais avec des drones de fortune ». Et pourtant, des drones il y en a de moins en moins dans l’arsenal de la Résistance. La semaine dernière, l’armée de l’air iranienne dévoilait un mixte Prédator-Reaper, Kaman-22. Le premier drone d’assaut à corps large fabriqué par l’Iran qui est capable de porter différents types de charges. L’appareil est en mesure de rester dans le ciel pendant longtemps, plus précisément au-delà de 24 heures, et a une portée de 3 000 kilomètres. Il a donc la capacité d’identifier, de surveiller et de photographier les cibles qui se situent dans les régions lointaines.

Les USA frappent la Syrie!

Les USA frappent la Syrie!

Les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des positions de la Résistance dans l’Est syrien.

De plus, équipé de différentes sortes d’armes et de systèmes intelligents le Kaman-22 possède une capacité de combat remarquable puisqu'il s’agit d’un Predator et d’un Reaper, il réunit à la fois les capacités de reconnaissance, de combat et de guerre électronique. Avec Kaman-22 l’axe de la Résistance n’a peut-être pas trop besoin des attaques à l’essaim. Deux voire trois drones suffiraient largement à en faire la peau aux troupes US, bien que l’axe de la Résistance compte sur chacun de ses raids comme étant la démonstration du couple furtivité-précision. Bien conscient de ceci, le Pentagone vient d'installer les batteries de Patriot à l'est de l'Euphrate, à Deir ez-Zor visiblement.

Avia.pro dit : « À ce jour, seuls les missiles de croisière Caliber peuvent atteindre les bases militaires américaines dans l'est de la Syrie. Compte tenu de leurs caractéristiques, les complexes Patriot, du moins en théorie, peuvent les intercepter »... et de conclure : « De plus, il est possible que le déploiement de « patriotes » soit lié aux accords entre Israël et les États-Unis pour assurer la sécurité d’Israël contre d'éventuelles attaques aux drones et aux missiles balistiques iraniens. »... Sur ce coup là, la Russie peut être sûre, Kaman-22 aura la peau de Patriot. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/27/646154/Syrie-Irak-Abou-Kamal-Iran-Biden-attaque-Hachd-Resistance-

SYRIE FRAPPEE : REACTION DE LA CHINE

 

Pékin appelle Washington au respect de la souveraineté de la Syrie

Friday, 26 February 2021 6:41 PM  [ Last Update: Friday, 26 February 2021 6:44 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Cette photo d'archives montre le représentant chinois qui explique son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie. ©Xinhua

L’agression américaine contre l’est de la Syrie n’a pas tardé à susciter la vive réaction de Pékin et de Moscou appelant tous deux au respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie.

Réagissant à l’attaque contre l'est de la Syrie, le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé toutes les parties à respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Syrie.

L'armée américaine a bombardé des positions appartenant à des groupes de résistance dans l'est de la Syrie sur l’ordre directe de Joe Biden, président américain, selon le communiqué du Pentagone publié dans la matinée de ce vendredi 25 février.

L'armée chinoise  met en garde les USA

L'armée chinoise met en garde les USA

 

De son côté, la chaîne de télégramme Sabreen News, proche de la Résistance, a rapporté que les avions américains avaient lancé des frappes sur une zone située entre Abou Kamal et al-Qaim à la frontière syro-irakienne. 

Les frappes ont fait un mort et plusieurs blessés, a indiqué Sabreen News faisant également état de la prise pour cible d’un bâtiment et d’un site appartenant à la Résistance qui peu avant les attaques avaient été évacués.

Lire aussi : Irak : attaque contre deux convois US

Par ailleurs, Dmitri Peskov, le porte-parole du président russe, a déclaré que le Kremlin surveillait de près la frappe aérienne américaine sur l'est de la Syrie. 

Faisant état d’une réunion entre le président russe et les membres du Conseil de sécurité nationale, il a ajouté que Moscou était en contact permanent avec les responsables de Damas.

De même, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a fermement condamné les frappes aériennes militaires américaines sur le sol syrien, affirmant que « nous condamnons fermement ces attaques et exigeons le respect inconditionnel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie ».

Plus tôt, le sénateur russe Vladimir Jabarov, premier vice-président de la Commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération de Russie, a déclaré que de telles actions pourraient conduire à un conflit majeur et que la Syrie disposait d'armes modernes, y compris les S-300, et que les Américains devraient être très prudents.

Visant la Résistance irakienne alliée de l'armée syrienne, la frappe aérienne signée Biden survenue dans la nuit de jeudi à vendredi 26 février, pourrait être une menace tout d'abord pour les Américains puisque la Syrie « est en possession du S-300 » et qu’elle « compte bien s'en servir ».

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/26/646132/Syrie-Pekin-Moscou-Washington-frappe

SYRIE FRAPPEE : REACTION IRANIENNE

L'Iran dénonce le soutien US à Daech et ses agissements à al-Tanf

Friday, 26 February 2021 8:09 PM  [ Last Update: Friday, 26 February 2021 8:25 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Saeed Khatibzadeh, porte-parole du Ministère iranien des Affaires étrangères. ©IRNA

L'Iran a condamné dans les termes les plus vifs la frappe aux six missiles sol-air des avions F-15 US contre la ville d'Abou Kamal dans la nuit de jeudi à vendredi.

" Il s'agit des raids parfaitement illégaux et d'actes d'agression visant des localités dans l'est de la Syrie que l'Iran condamne avec virulence. C'est une atteinte manifeste que commet la nouvelle administration américaine à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de la Syrie", affirme le porte-parole de la diplomatie iranienne, Saeed Khatibzadeh .

Les USA frappent la Syrie!

Les USA frappent la Syrie!

Les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des positions de la Résistance dans l’Est syrien.

" C'est aussi une violation flagrante des droits de l'homme et du droit international qui s'inscrit dans la foulée des agressions permanentes du régime sioniste contre la Syrie. Ce raid s'est produit alors même que les forces américaines se sont infiltrées ces dernières années de façon totalement illégale en territoire syrien pour en occuper certaines régions et y piller le pétrole qui appartient aux Syriens". 

Et le porte-parole d'ajouter: " De surcroît, les bases illégales américaines en Syrie servent de camp d'entraînement aux terroristes lesquels sont instrumentalisés par les forces américaines. Cette nouvelle agression ne fera qu'attiser les affrontements et déstabiliser davantage la région".

John Kirby porte-parole du Pentagone vient de défendre le raid en question qui a visé suivant un décret de Biden les positions de Kataeb Hezbollah à Abou Kamal provoquant un mort et 4 blessés.  Kataeb Hezbollah a juré dans un communiqué émis ce vendredi de riposter aux raids américains contre la Syrie.  

Syrie frappée: Biden montre son vrai visage

Syrie frappée: Biden montre son vrai visage

Les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des positions de la Résistance à l’Est syrien.

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/26/646142/Syrie-Iran-Khatibzadeh-USA-raids-a%C3%A9riens

SYRIE : LA RUSSIE CONDAMNE LA PREMIERE OPERATION MILITAIRE DE L’ADMINISTRATION DE JOE BIDEN CONTRE LE PEUPLE SYRIEN

Minsitère des Affaires étrangères et une tour du Kremlin

Frappes américaines en Syrie: Moscou réagit

© Sputnik . Nataliya Seliverstova

INTERNATIONAL

10:51 26.02.2021(mis à jour 11:37 26.02.2021)URL courte

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Moscou a condamné la première opération militaire de l'administration de Joe Biden au cours de laquelle des infrastructures utilisées, selon le Pentagone, par des milices pro-iraniennes dans le nord-est syrien ont été frappées.

La Russie condamne fermement les frappes aériennes américaines effectuées dans la nuit du 25 au 26 février à la frontière syro-irakienne, a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

«Nous appelons au respect inconditionnel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie. Nous réaffirmons notre rejet de toute tentative de transformer le territoire syrien en une arène de règlement de comptes géopolitiques», a dit Maria Zakharova.

Le porte-parole de Vladimir Poutine a pour sa part indiqué que Moscou suivait de près la situation causée par les frappes tout en restant en contact permanent avec Damas.

Joe Biden a autorisé le 26 février une frappe contre une structure appartenant à ce que le Pentagone a présenté comme une milice soutenue par l'Iran. Selon le porte-parole du Pentagone John Kirby, les frappes ont été autorisées «en réponse à plusieurs attaques» menées contre des cibles américaines en Irak.

https://fr.sputniknews.com/international/202102261045276827-frappes-americaines-en-syrie-moscou-reagit/

LES USA FRAPPENT LA SYRIE SUR L'ORDRE DU PRESIDENT US BIDEN

Frappé "royalement" en Irak, le Pentagone bombarde Abou Kamal

Friday, 26 February 2021 7:31 AM  [ Last Update: Friday, 26 February 2021 9:14 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La carte localisant Abou Kamal en Syrie et al-Qaïm en Irak. (Photo d'archives)

Les appareils américains ont bombardé une zone située entre Abou Kamal et al-Qaïm sur les frontières irako-syriennes.

L'aveu d'impuissance le plus clair : Biden ordonne la frappe des positions de la Résistance irakienne à Abou Kamal pour venger le raid aux 24 roquettes du 16 février contre les parties les mieux fortifiées de la base US à l'aéroport d'Erbil! Selon les observateurs, les USA sont désormais dans l'incapacité d'opérer militairement en Irak d'où d'ailleurs leur retrait de facto depuis l'Irak vers la Syrie. Reste que le chef du Pentagone qui ne détient que quelques centaines de forces sur la rive est de l'Euphrate a commis une grave erreur en frappant Abou Kamal.

Aïn al-Asad

Aïn al-Asad

Des "roquettes" qui ont bousillé le rêve "bidenien" 

Positions de la Résistance touchées à l’Est syrien par les USA

Les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des positions de la Résistance à l’Est syrien.

Vendredi, le Pentagone a déclaré avoir frappé des positions de la Résistance dans l'est de la Syrie sur l’ordre du président américain, Joe Biden.

La chaîne Telegram « Sabreen News, proche de la Résistance a également rapporté que les appareils américains ont bombardé une zone située entre Abou Kamal et al-Qaïm sur les frontières irako-syriennes.

Les frappes américaines ont fait un mort et plusieurs blessés.

Lire plus: False flage de McKenzie tourne court ; "Aïn al-Asad", proie facile d"imminentes frappes aux missiles de la Résistance"...

Selon la chaîne Telegram « Sabreen News », les États-Unis ont ciblé un bâtiment vide et un autre point appartenant à des groupes de la Résistance. Une personne a été tuée et plusieurs autres ont été légèrement blessées.

Le Pentagone a déclaré dans un communiqué que l'armée américaine avait bombardé des positions dans l'est de la Syrie sur ordre de Joe Biden.

« Les forces américaines, sur ordre du président Biden, ont lancé plusieurs frappes aériennes cet après-midi sur les infrastructures utilisées par les groupes soutenus par l'Iran dans l'est de la Syrie », prétend le communiqué.

 « Plus précisément, les frappes ont détruit plusieurs installations situées à un point de contrôle frontalier utilisé par un certain nombre de groupes, y compris Kataëb Hezbollah et Kataëb Seyyed al Shohada", a prétendu le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

 « L'opération envoie un message sans ambiguïté ; le président Biden agira pour protéger le personnel de la coalition américaine. Dans le même temps, nous avons agi de manière délibérée qui vise à désamorcer la situation globale à la fois dans l'est de la Syrie et en Irak », lit-on dans le communiqué du Pentagone.

Attaques contre les positions américaines en Irak

Lors de l'attaque du début du mois, des roquettes ont frappé la base militaire américaine hébergée à l'aéroport international d'Erbil dans la région du Kurdistan irakien. Un groupe de la Résistance irakienne se faisant appeler Saraya Awliya al-Dam en arabe ou pour la Brigade des Gardiens du Sang, a revendiqué l'attaque du lundi 15 février affirmant que les occupants américains ne seraient en sécurité nulle part en Irak.

 

Frappe anti-US d'envergure!

Frappe anti-US d'envergure!

Une autre salve de roquettes a frappé une base hébergeant les forces américaines au nord de Bagdad quelques jours plus tard.

Le lundi 22 février, trois roquettes Katioucha, avaient touché également l'ambassade américaine dans la zone verte de Bagdad.

Barricadée au cœur de la capitale irakienne, la zone verte abrite les ambassades étrangères et les bâtiments gouvernementaux. Elle est régulièrement la cible de roquettes tirées par la Résistance irakienne.

Irak: l'ambassade US frappée, des morts?

Irak: l'ambassade US frappée, des morts?

Un haut responsable militaire US reconnaît au moins un blessé au cours du tir de quatre roquettes dimanche

Le 3 janvier 2020 et sur ordre du président Donald Trump, une attaque au drone a pulvérisé les deux véhicules où se trouvaient le général de corps de l’armée iranienne, Qassem Soleimani ainsi qu’ Abou Mahdi al-Mouhandes, le commandant des Hachd al-Chaabi. Depuis lors, la Résistance a exigé l’expulsion des troupes américaines d’Irak.

Lire plus: L'ambassade US contribue à radier les Irakiens sous prétexte de mener des exercices militaires ?

Le Parlement irakien, réuni le dimanche 5 janvier 2020, en session extraordinaire, a appelé au renvoi des troupes de la coalition internationale, commandée par Washington.

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/26/646088/Syrie-Abou-Kamal-R%C3%A9sistance-Positions-Irak-Al-Qa%C3%AFm-Etats-Unis-Joe-Biden

MICHEL RAIMBAUD : ARRETEZ LES SANCTIONS CONTRE LA SYRIE

Arrêtez les sanctions contre la Syrie

Par Collectif

Mondialisation.ca, 25 février 2021

Michel Raimbaud

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Analyses: 

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Un mois après la remise des lettres aux chefs d’État concernés, une pétition pour la levée des sanctions contre la Syrie est ouverte au public. Michel Raimbaud

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Au président américain Joe Biden et aux chefs d’État de tous les pays ayant imposé des sanctions économiques unilatérales à la Syrie :

Le 21 janvier 2021, plus de 90 personnalités vous ont adressé une lettre ouverte pour vous demander de lever les sanctions contre la Syrie. Nous joignons notre voix à la leur. Les sanctions économiques actuelles contre la Syrie bloquent l’accès aux biens vitaux, empêchent la reconstruction du pays et contribuent à un effondrement sans précédent de l’économie et du système de santé syriens. Les sanctions tuent et appauvrissent les civils et constituent une punition collective du peuple syrien innocent. Nous vous demandons de lever, sans condition, ces sanctions qui nuisent à la population de la Syrie.

Page de la pétition

La source originale de cet article est Michel Raimbaud

Copyright © Collectif, Michel Raimbaud, 2021

https://www.mondialisation.ca/selon-lonu-lepidemie-est-un-pretexte-des-etats-pour-porter-atteinte-aux-droits-humains/5654078