ASSAD : SI JE N'AVAIS PAS DEFENDU MON PAYS J'AURAIS RESSENTI DU REGRET ET CULPABILISE

Par Le 14/03/2017 0

Dans SYRIE

 Assad: si je n’avais pas défendu mon pays j’aurai ressenti du regret et de la culpabilité

Depuis 19 heures  13 mars 2017

الرئيس السوري بشار الاسد
الرئيس السوري بشار الاسد

 Moyent-Orient - Syrie

Rédaction du site

Le président Bachar al-Assad a affirmé dans un entretien publié lundi, à la veille d’un nouveau round de négociations que  » l’avenir de la Syrie ne sera décidé qu’après en avoir fini avec les extrémistes et réalisé une réconciliation nationale », soulignant que  » si je n’avais pas défendu mon pays j’aurai ressenti du regret et de la culpabilité », a rapporté la chaine satellitaire iranienne alAlam.

Alors que la guerre entre cette semaine dans sa septième année, le président syrien a déclaré aux journalistes qu’il était « encore tôt pour parler de » sa vision de l’avenir de la Syrie.

« Ce serait un luxe que de parler maintenant de politique alors qu’on risque d’être tué peut-être dans quelques minutes, qu’on a des attaques terroristes », a-t-il dit à un groupe de journalistes occidentaux, selon l’agence officielle Sana.

« Donc la priorité maintenant, est d’en finir avec les extrémistes. La réconciliation politique dans les différentes régions est elle aussi une autre priorité », a-t-il ajouté. « Quand on aura réalisé ces deux choses, on pourra discuter de tout ce que vous voulez. »

Et de poursuivre : « Jusqu’à présent le seul rôle qu’ont joué les Européens est celui de soutenir les terroristes, alors que le rôle de l’Iran est tout à fait différent, il consiste à soutenir la Syrie dans sa lutte contre les terroristes, et dans les instances internationales ».

Interrogé sur la nature de la relation entre la Russie et la Syrie, le président syrien a indiqué que « la Russie a réussi, avec l’armée arabe syrienne, à lutter contre les terroristes, notamment la récupération d’Alep, de Palmyre et d’autres zones ».

Le chef de l’Etat syrien a souligné que « la relation de la Russie avec la Syrie repose sur deux choses: la première est la souveraineté de la Syrie, elle fait partie de la charte de l’ONU, et la deuxième est la morale . Donc, il n’y a pas de colonialisme, mais une relation qui remonte à plus de 6 décennies entre les deux pays ».

Concernant son départ , le président Assad a assuré que « c’est le peuple syrien seul, et non pas l’ONU, qui doit choisir son président ..J’écoute seulement le peuple syrien. Je n’accorde aucun intérêt à ce que dit l’ONU ou à n’importe quel autre responsable en dehors de la Syrie sur ce sujet ».

En ce qui concerne les réfugiés, notamment en Europe, le président Assad a souligné que « les gens n’avaient pas quitté la Syrie à cause des attaques terroristes ou bien à cause de la destruction, mais à cause de l’embargo occidental qui est complète la destruction et le meurtre que commettent les terroristes ».

Interrogé sur sa gestion de  la crise depuis le début, M.Assad a répondu : « Premièrement on doit faire la distinction entre l’opinion du président et son devoir », faisant savoir que « le devoir est inspiré de la constitution et donc pour le gouvernement et n’importe quel responsable en Syrie, le devoir est de défendre la Patrie. Deuxièmement, nous sommes prêt à entamer le dialogue avec chaque syrien, dont les hommes armés. Nous avons dit que nous tiendrons un dialogue même avec les terroristes pour arrêter l’effusion de sang des Syriens ».

Et de poursuivre : « Dans la politique, nous commettons des erreurs . On ne les regrette pas mais on les corrige. La priorité pour moi est de faciliter le dialogue entre les Syriens via un débat national sur le régime politique escompté et d’organiser un référendum sur cette question, et la priorité pour le peuple syrien est de lutter contre le terrorisme, de se débarrasser des extrémistes et de réaliser la réconciliation politique dans les différentes zones ».

A la question de savoir s’il considère que la politique au Moyen-Orient est celle de tuer ou d’être tué, le président  Assad a répondu : « C’est une culture mais non pas une politique.Cela dépend de l’idéologie des personnes. Ce qu’on mène aujourd’hui , c’est une bataille contre la mentalité et non pas une guerre civile. Une bataille contre des groupes islamistes wahhabites extrémistes qui combattent les autres catégories de la société. Mais à la fin de la guerre, une carte politique différente verra le jour ».

Source: Agences

http://french.almanar.com.lb/298124


 

 
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