GUERRE D’ELIMINATION ENTRE FACTIONS TERRORISTES. ASSAD NE POUVAIT ESPERER MIEUX

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  • Le 24/01/2017
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La guerre d’élimination contre le front al-Nosra déclarée : Assad n’aurait espéré mieux

 Depuis 2 heures  24 janvier 2017

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 Moyent-Orient - Spécial notre site - Syrie

Rédaction du site

En parallèle aux préparations de la rencontre d’Astana, qui devait faire participer pour la première fois des représentants des groupes armés, les prémisses d’un conflit fratricide se sont manifestées en Syrie.

Leur théâtre n’est autre que la province d’Idleb, fief du front al-Nosra, branche d’Al-Qaïda rebaptisée front Fateh al-Sham, et de ses alliés, organisés dans le cadre de Jaïsh al-Fateh.

Trait commun aux combats qui confrontent les anciens frères de fusils :  le front al-Nosra et les milices qui gravitent autour de lui sont pris en ennemis.

Depuis qu’il s’est impliqué dans le conflit syrien en 2012, avec l’assentiment des acteurs syriens de l’insurrection, dont l’Armée syrienne libre en tête, c’est la première fois qu’il se trouve dans cette posture. Ceux qui avaient facilité son avènement l’ont abandonné, alors que la rencontre d’Astana l’excluait de la trêve et des négociations.

Mêmes les milices qui lui étaient les plus proches l’ont lâché. Samedi, les Ahrar al-Sham ont bataillé contre le groupe Jound al-Aqsa qui s’est affilié à lui.

En fait, indique le site d’information syrien de l’opposition Sham Times, une cellule d’opérations a été formée de plusieurs milices pour éradiquer ce groupe qui a prêté allégeance au Nosra le mois d’octobre dernier. Elle est formée en plus des Ahrar al-Sham, des Brigades Sokour al-Sham, de Jaïsh al-Moujahidine , Tajammoe fa-stakim kama oumirt, et de Jaïsh al-Islam, dont le chef présidait la délégation des rebelles à Astana.

Avant ces combats, avaient eu lieu des frappes aériennes perpétrées par la coalition internationale contre des sièges et des convois du Nosra et qui lui ont fait perdre un certain nombre de ses dirigeants.  Ce qui semé le doute chez leurs dirigeants sur des trahisons parmi leur alliés, les Ahrar à leur tête. Les positions de ces derniers ont alors été la cible d’attaques, surtout le passage frontalier de Bab al-Hawa qui sépare la province d’Idleb de la Turquie.

Sans tarder, les Ahrar al-Sham sont passés à l’offensive. Les combats se sont poursuivis ce mardi encore entre les deux belligérants: dans les environs de Maaret al-Noemane, dans la province sud-est, où plusieurs sièges du Nosra ont été pris par les Ahrar. Ainsi que dans le nord, où ces derniers ont reconquis le passage frontalier de Bab al-Hawa avec la Turquie ainsi que les deux barrages d’où ils avaient été délogés depuis quelques jours.

En plus des Ahrar, il est question selon les comités de coordination des rebelles d’accrochages entre des factions armées de l’Armée syrienne libre  et le front al-Nosra dans plusieurs localités dans la province d’Idleb , ainsi que dans la province sud d’Alep.

Lundi, la milice Jaïsh al-Moujahidine de l’ASL qui combat désormais dans le cadre de l’offensive turque Bouclier de l’Euhrate a mis en garde contre des tentatives du front al-Nosra de s’emparer de ses sièges dans la province sud d’Alep. Alors qu’il est question que son siège dans la province sud-est d’Idleb se trouvait d’ores et déjà assiégée, et ses miliciens ont été appelés à rendre les armes.

Déclarant la mobilisation générale, il a assuré qu’il ne restera pas « les bras croisés devant les plans terroristes du front al-Nosra ».

Les combats sont tels que la cellule d’opérations de Rachidine comprenant certains milices a menacé les deux belligérants de se retirer de ses positions si les combats ne sont pas suspendus. Il est également question de défection et des combattants égyptiens ont lancé un appel à leur gouvernement pour renter au pays.

Mardi, les comités de coordination ont fait état d’un assaut lancé par le Nosra contre les sièges d’une autre milice de l’ASL, al-Jabhat al-Shamiyyat, dans la province d’Idleb .

A noter que dans cette province située au nord ouest de la Syrie se sont entassés tous les miliciens qui avaient refusé les réconciliations conclues dans les régions qu’ils ont été contraints d’évacuer, en l’occurrence Homs, et ses vieux quartiers, en plus de Darayya, Moedamiyyat al-Sham, et al-Tal dans la province de Damas.

« A chaque réconciliation on se demandait pourquoi Idleb ? Ce qui se passe aujourd’hui apporte la réponse la plus convaincante sur le choix d’Assad et de ses alliés … Idleb aujourd’hui est le théâtre de combats sans précédent entre les factions armés toutes tendances et idéologies confondues. Assad et ses alliés n’auraient pu rêver mieux pour en finir avec ces factions », a conclu Sham Times .

http://french.almanar.com.lb/210571


 

 

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