IDLIB : LA PIRE SURPRISE ANTI-TURQUIE

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  • Le 23/02/2020
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Erdogan n’aurait jamais cru que ses militaires s’effondreraient si rapidement

Sun Feb 23, 2020 4:35PM

Des soldats turcs se déploient près du village de Nerab, près d'Idlib, le 20 février 2020. ©AFP

Des soldats turcs se déploient près du village de Nerab, près d'Idlib, le 20 février 2020. ©AFP

Plus l’armée syrienne progresse dans les provinces d’Idlib et d’Alep, plus les monarchies arabes du golfe Persique changent de cap vis-à-vis de la Syrie.

Dans un entretien exclusif avec le site web Mirat al-Jazeera, Bassam Abou Abdallah, chercheur et expert syrien, a déclaré que l’accord de Sotchi, signé entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, en septembre 2018, prévoyait de donner une chance aux efforts politiques et diplomatiques et d’empêcher l’effusion de sang alors que le président turc n’avait respecté aucun des articles de l’accord.

Bassam Abou Abdallah a expliqué que l’accord de Sotchi n’était pas un accord permanent : « L’accord de Sotchi exige l’expulsion des terroristes des zones civiles et la réouverture de l’autoroute Damas-Alep et celle reliant Alep à Lattaquié, mais tout comme l’affirme le ministère russe de la Défense, les terroristes ont violé à maintes reprises cet accord en attaquant les régions de l’ouest d’Alep ».

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Les victoires de l’armée syrienne épinglent Erdogan

L’analyste syrien évoque le déplacement du président russe à Damas, le 7 janvier 2020, disant que cette visite était porteuse d’un message tout particulier : « Vladimir Poutine a quitté Damas à destination d’Istanbul et c’est bien après son déplacement à Istanbul que l’armée syrienne a lancé une grande opération de libération ». « Différentes régions ont été libérées l’une après l’autre, contrairement à ce qu’Erdogan avait prévu », a-t-il ajouté.

Bassam Abou Abdallah a déclaré que le camp des terroristes s’était rapidement effondré bien que le président turc ait cru que ces derniers pourraient vaincre l’armée syrienne et ses alliés russes et iraniens.

« Les victoires enregistrées par l’armée syrienne sur le terrain ont confronté Erdogan à des options difficiles dans la mesure où le président turc a beau faire appel à ses alliés européens et à l’OTAN », a-t-il réaffirmé.

Et d’ajouter : « La réouverture de l’autoroute reliant Damas à Alep et Alep à d’autres provinces dont Hama est un acquis militaire important, car la Turquie et ses mercenaires ne pourront plus utiliser ces régions en tant que levier de pression. Le plus important aspect de cette victoire est que les habitants d’Alep ont pu regagner leurs maisons en toute sécurité et que l’économie d’Alep a été revivifiée, ce qui pourrait influencer également l’économie de la Syrie étant sous le coup de sanctions ».

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Assassinat de Soleimani et la prévision erronée de l’ennemi

Dans une autre partie de ses propos, l’analyste syrien s’est attardé sur l’assassinat par les Américains du général de corps d’armée Qassem Soleimani et du numéro deux des Hachd al-Chaabi, Abou Mahdi al-Mohandes. « L’assassinat de ces deux commandants était un véritable crime. Les États-Unis, Israël et certains de leurs alliés régionaux pensaient que l’assassinat de ces deux commandants ferait disparaître l’idéologie que Qassem Soleimani avait formée au sein de l’axe de la Résistance alors que la frappe visant Aïn al-Asad a prouvé qu’ils avaient tort ».

Quant à l’attaque au missile iranienne visant la base américaine Aïn al-Asad en Irak, Bassam Abou Abdallah a déclaré : « Au début, Washington démentait toute victime dans les rangs des soldats américains, mais il a finalement reconnu qu’il y avait une centaine de victimes. En plus, les missiles tirés sur la base ont atteint leur cible et c’était la première fois après la Seconde Guerre mondiale qu’un pays de la région a pris pour cible une base militaire américaine ».

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L’analyste syrien a souligné que ces événements prouvaient que non seulement l’axe de la Résistance ne s’était pas affaibli, mais en plus il avait enregistré des progrès remarquables après 2011.

« Au Liban, il existe un courant qui tente de marginaliser le Hezbollah. En Syrie, le gouvernement et la nation sont soumis à des pressions économiques, dues aux sanctions et la République islamique d’Iran, elle aussi, reste sous les pressions économiques. Or, nous avons survécu tout ça et on se trouve dans la période de la “patience stratégique” », a-t-il indiqué.

L’analyste syrien a souligné que les Américains et leurs alliés ignoraient totalement que Qassem Soleimani était l’école de la Résistance même et que cette école était composée des milliers de combattants ayant pour objectif l’expulsion du colonialisme américain. « Les combattants de l’école de la Résistance ont formé une puissance étant en mesure de modifier les équations de la région », a-t-il conclu.

http://french.presstv.com/Detail/2020/02/23/619344/Soleimani-Erdogan-Syrie-Turquie-Idlib-Resistance


 

 

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Commentaires (1)

Tourtaux
Messaoud Fatmi
Tel est pris qui croyait prendre .
Erdogan avait vendu la peau de l ours....croyant que l otan était là en cas de pepins.
In the baba, l ottoman .

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