PREMIER JOUR DE NEGOCIATIONS DIRECTES ENTRE L’« OPPOSITION » ET LE GOUVERNEMENT SYRIEN

Par Le 23/01/2017 0

Dans SYRIE

Syrie: premier jour de négociations directes entre «opposition» et régime

Les émissaires de Damas et les représentants de la soi-disant «opposition» syrienne tiennent lundi à Astana au Kazakhstan, leur premier round de négociations directes depuis le début de la guerre en Syrie, qui devrait se concentrer sur la consolidation d'un fragile cessez-le-feu.

Syrie: premier jour de négociations directes entre «opposition» et régime.

Les membres des différentes délégations sont arrivés dans la journée de dimanche dans la capitale kazakhe pour des négociations qui doivent démarrer à 08H00 GMT et qui mettront face à face pour la première fois le gouvernement syrien et des soi-disant «combattants rebelles», les opposants politiques restant cette fois cantonnés à un rôle de conseillers.

Les groupes armés, appuyés par la Turquie, ainsi que le gouvernement, soutenu par la Russie et l'Iran, ont tous deux assuré que les discussions seraient avant tout centrées sur le renforcement de la trêve entrée en vigueur le 30 décembre, et qui tient vaille que vaille malgré des violations régulières.

L'objectif pour Damas est aussi de faire avancer une solution politique «globale» après près de six ans de guerre. Le président syrien Bachar al-Assad a ainsi appelé les miliciens à livrer leurs armes en échange d'une amnistie.

La délégation de l’«opposition», à l'origine composée de huit membres, a été élargie à un total de 14 représentants auxquels s'ajoutent 21 conseillers, selon une source proche de l'«opposition».

Le chef de la délégation, Mohammad Allouche, qui est un responsable du groupe armé «Jaich al-Islam» (l'Armée de l'islam), est arrivé à Astana en compagnie d'une dizaine de chefs combattants dont Fares Bouyouch de «l'Armée d'Idleb», Hassan Ibrahim du «Front du Sud» et Mamoun Hajj Moussa de «Suqour al-Cham».

Les négociations d'Astana doivent poser les bases d'un règlement à même d'être approfondies lors de prochaines discussions de paix sous égide de l'ONU à Genève le 8 février.

Bachar Jaafari, qui mène la délégation du gouvernement composée de dix émissaires, a pour sa part indiqué que les pourparlers devaient également servir à distancier les groupes armés considérés comme «modérés» des takfiristes de «Daech» et du front «Fateh al-Cham» (ex-«Front al-Nosra», «Al-Qaïda» en Syrie), selon l'agence officielle syrienne SANA.

Présence occidentale à minima

Ces discussions, qui doivent durer plusieurs jours à l'hôtel Rixos d'Astana, interviennent alors que le président Assad est en position de force après sa victoire hautement symbolique à Alep, deuxième ville de Syrie totalement reprise aux extrémistes avec l'aide des forces alliées (la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais).

Les deux délégations prendront place aux côtés de l'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura. Ce dernier a salué dimanche les pourparlers comme une «bonne initiative», selon des propos rapportés par les agences russes.

Les Occidentaux auront, eux, une présence à minima: les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne seront représentés par leurs ambassadeurs. L'Union européenne sera également représentée.

Jusqu'à présent, les pourparlers, notamment Genève I et II, ont tous échoué à mettre fin au conflit en Syrie qui a fait plus de 310.000 morts depuis 2011, selon l’ONU.

Les discussions d'Astana représentent également un premier test pour la tentative de règlement portée par Moscou et Ankara, qui ont récemment surmonté près d'un an de grave crise dans leurs relations, et à la faveur du désengagement progressif des Américains dans le dossier syrien.

Les deux parrains des pourparlers d'Astana, au côté de l'Iran, restent toutefois divisés sur le sort du président Bachar al-Assad. Les «opposants» soutenus par la Turquie veulent son départ au début d'un processus de transition, ce que le régime refuse catégoriquement.

Ankara a toutefois montré des signes de rapprochement avec les positions de Moscou, le vice-Premier ministre turc Mehmet Simsek reconnaissant la semaine dernière qu'un règlement sans Assad n'était «pas réaliste».

Source: agences et rédaction

23-01-2017 | 11:09


http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=21752&cid=309#.WIXj0_nhA2w


 

 
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