PROVINCE D'IDLEB : LA RUSSIE ACCUSE LA TURQUIE DE NON RESPECT DE SES ENGAGEMENTS

Moscou accuse Ankara de non respect de ses engagements dans la province d’Idleb

 Depuis 24 heures  13 février 2020

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 Moyent-Orient - Spécial notre site - Syrie

 

Rédaction du site

Dans une première réaction aux déclarations belliqueuses du président turc Recep Tayyip Erdogan, manifestement irrité par les avancées rapides de l’armée syrienne dans les deux provinces d’Idleb et d’Alep, la Russie a imputé à Ankara l’escalade estimant qu’elle est due au non-respect par la Turquie de ses engagements.

La Turquie ne respecte point ses engagements dans la cadre des ententes de Sotchi, a déclaré dans un point de presse le mercredi la porte-parole du ministère, Maria Zakharova. Selon elle, le pouvoir turc assume la responsabilité de l’escalade de la situation dans la zone d’Idleb.
Selon les termes de l’accord de désescalade conclu entre la Russie et la Turquie, cette dernière aurait dû retirer les armes lourdes de tous les groupes rebelles. Il n’a jamais été mis en exécution en refus des milices jihadistes takfiristes, alliés des groupes de l’opposition soutenus par Ankara.

« La situation à Idleb s’aggrave à cause du régime turc qui y achemine des armes et des munitions et pénètre des blindés turcs », a déploré Mm Zakharova.

Sur le terrain, les forces armées turques auraient frappé une cinquantaine de cibles syriennes, dans la province d’Idleb, a indiqué le mercredi 12 février le ministère turc de la Défense nationale, selon l’agence russe Sputnik.

Selon des sources militaires citées ce jeudi 13 février par l’agence turque Andalou, des véhicules blindés transportant des membres d’unités d’élite ont été dépêchés de Turquie en Syrie via le district de Reyhanli de la province de Hatay.
Le commandement de l’armée turque a également déployé des lance-roquettes à la frontière syrienne, indique Anadolu.

Précédemment, le Président turc avait promis de repousser les forces gouvernementales syriennes au-delà des postes d’observation turcs à Idleb d’ici fin février. Selon Recep Tayyip Erdogan, la Turquie était prête à riposter «partout» en cas d’attaques contre ses militaires. En même temps, Erdogan recevait un appui de la part des Etats-Unis et de l’Otan.

Durant ces dix derniers jours, au moins 13 soldats turcs ont été tués. Certains d’entre eux tentaient d’interférer entre l’armée syrienne et les groupes jihadistes takfiristes de Hayat Tahrir al-Cham, proche d’al-Qaïda. D’autres ont péri dans des frappes contre les postes d’observation turcs qui ont été érigés dans cette région sans l’autorisation de Damas.

En outre, les forces régulières syriennes poursuivent leur progression. Dans la province sud-ouest d’Alep,  elles avancent en direction de la localité stratégique d’Atareb, où se trouve le fief de HTC, et devrait s’emparer de l’ancienne route reliant Alep à Idleb, connue sous le nom de la route-60. Elles ne devraient pas non plus tarder à se diriger vers le poste frontalier avec la Turquie de Bab al-Hawa.

Le mardi, elles avaient conquis la région Rachidine-4 et la localité de Khan al-Assal, contrôlant désormais la totalité de l’autoroute international Alep-Damas, baptisée M5.
Le mercredi 12 février, l’armée syrienne a repris trois villages situés à l’ouest de cette artère, selon Sana.

Ce jeudi, l’armé a pris le contrôle de la totalité de la région Association des ingénieurs 1 et 2 et des deux villages KfarJom et Om Soughra, dans la province sud-ouest d’Alep

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/1644876


 

 

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