Tunisie

LE MEGA RATAGE US EN TUNISIE?

La zone d'ombre de l'accord militaire USA-Tunisie

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Mark Esper en Tunisie/AFP

L'accord signé mercredi dernier par le chef du Pentagone Mark Esper l'a été à l'occasion de la première visite de celui-ci sur le continent africain, selon l'AFP qui dit : " Il souligne un rapprochement pour faire face à la dégradation de la sécurité en Libye. Portant sur dix ans, il est une manifestation concrète du rôle des États-Unis auprès de l'armée tunisienne qui s'est développé ces dernières années. Cela concerne notamment les domaines de la formation et de l'équipement pour la lutte antiterroriste, mais aussi le renforcement de la sécurité à la frontière avec la Libye voisine. Mais est-ce tout dans l'histoire? 

Tunisie frappée: le coup signé...?

Tunisie frappée: le coup signé...?

Le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé que l’attentat terroriste contre l’ambassade américaine à Tunis a fait deux morts et six blessés.

"L'objectif est de faire face « aux extrémistes violents qui représentent une menace », mais aussi « à nos concurrents stratégiques la Chine et la Russie », a ajouté Esper  devant les tombes de soldats américains tombés en Afrique du Nord et cela, sans façon. Et de poursuivre : " « Nous nous réjouissons d'approfondir cette relation afin d'aider la Tunisie à protéger ses ports et ses frontières et à faire reculer le terrorisme », a déclaré M. Esper après avoir rencontré le président tunisien Kaïs Saïed. Bref les Américains veulent les ports et les frontières, qui, tout le monde sait, constituent l'épine dorsale de la dynamique particulièrement active de en Afrique et en Afrique du nord de rapprochement avec l'Est. 

Selon des sources bien informés, la Feuille de route pour la coopération en matière de Défense (“Roadmap for Defense Cooperation”) pré-verrait à vrai dire et non sans avoir une certaine pensée malsaine à l'endroit de l'Algérie voisine,  de faire de la "Tunisie la base arrière du Pentagone en Libye pour les dix prochaines années. C'est pourquoi elle accorde aussi des droits à l’AfriCom (Commandements des États-Unis pour l’Afrique, Stuttgart) pour coordonner des opérations en matière de terrorisme sur le sol africain". Bref, les USA veulent placer la Tunisie face à l'Afrique et se servir d'elle pour des ingérences à long terme au Sahel, ce que prouve pour le reste, l'arrivée simultanée de l’émissaire US pour l’Afrique Pham au Mali. 

Iran: la revanche anti-US de la Tunisie

Iran: la revanche anti-US de la Tunisie

Embargo/Iran: 

Et pourtant, l'accord signé mercredi, qui court sur dix ans afin d'établir une "relation longue permettant d'assurer la formation et l'après-vente en cas de cession d'armement sophistiqué" quitte à transformer le pays en une base grandeur nature, manque d'un important maillon :  L'utilisation de l'espace aérien tunisien! En effet l'Etat tunisien déjà ligoté par des accords passé a su parfaitement placer un piège en refusant l'usage de son ciel par les USA. Il aurait aussi rejeté le déploiement d'une base permanente qui n'est pas considéré comme acceptable par la Tunisie, ont même indiqué des sources américaines. « Il y a certes eu un regain d'intérêt » des États-Unis pour la Tunisie et le Maroc,  « car la région est devenue plus stratégique ces dix dernières années » avec la montée en puissance des groupes de l'axe de l'Est mais des Etats souverains savent toujours préserver leur indépendance et c'est ce que la Tunisie a tenté de le faire. Autre résistance de la part de Tunis, le refus catégorique de toute normalisation avec Israël. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/05/635675/Explosions-dans-la-Zone-verte-a-Bagdad


 

TUNISIE : PROTESTATIONS DEVANT L'AMBASSADE DES EMIRATS CONTRE L'ACCORD DE NORMALISATION

Tunisie: protestations devant l’ambassade des Emirats contre la normalisation  

Tunisie: protestations devant l’ambassade des Emirats contre la normalisation  

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Par AlAhed avec AA et site web

Des dizaines de Tunisiens ont manifesté, mardi, devant le siège de l'ambassade émiratie à Tunis, en protestation contre l'accord de normalisation signé entre Abou Dhabi et «Tel-Aviv».

Les manifestants ont brandi les drapeaux palestiniens et ont scandé des slogans contre la normalisation avec «Israël», tels que Victoire à GazaLa Palestine est arabe.

Ils ont qualifié l'accord de normalisation entre les Emirats Arabes Unis et «Israël» de «trahison» et «infamie».

Le sit-in a été organisé par le «Réseau tunisien de lutte contre le système de normalisation» (non gouvernemental), avec la participation d'activistes de la Société civile, de juristes, d'hommes politiques, de représentants du Syndicat national des Journalistes tunisiens (SNJT) et de citoyens, dénonçant l'accord émirati-israélien.

Les manifestants ont également brûlé des portraits du président de l'Etat des Emirats Arabes Unis, Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, en plus de brûler le drapeau israélien.

Slah Daoudi, membre du Réseau tunisien de lutte contre le système de normalisation, a déclaré au correspondant de l'Agence Anadolu que «le processus (la normalisation des Emirats avec Israël) est un coup porté à la Cause palestinienne et au peuple palestinien et une trahison de la position arabe inchangée à l'égard de cette cause».

«L'organisation correspondra avec toutes les autorités officielles de l'État tunisien et leurs fera pression afin qu'elles avertissent les Émirats arabes unis contre les conséquences de la détérioration des relations entre eux et la Tunisie, et de prendre des mesures proactives qui définissent les relations entre les deux pays après cet accord, qu'il a qualifié de trahison et de mauvais augure, et cherche à soumettre les Tunisiens et d'autres à mettre en œuvre des plans qu'il a qualifiés de sionistes.»

Par ailleurs, dans une déclaration à l'Agence Anadolu, le président du SNJT, Néji Bghouri, a condamné la normalisation émirati-israélienne affirmant que «la position du SNJT est inchangée et qu'il est résolue à soutenir le peuple palestinien et à rejeter toute violation des droits de l'homme en Palestine».

Bghouri a ajouté, lors de sa participation à la manifestation que «la position du syndicat ne changera pas, et qu'il continuera à dénoncer toute position violant les droits des Palestiniens». Il a considéré que «toute étape vers la normalisation et la justification des crimes de l'Occupation israélienne est un coup porté au droit palestinien et un encouragement de cette entité usurpatrice au vu et au su du monde entier».

Jeudi dernier, le président américain, Donald Trump, avait annoncé que les Emirats et «Israël» sont parvenus à un accord de normalisation de leurs relations.

L’annonce de l’accord de normalisation entre «Tel-Aviv» et Abou Dhabi vient couronner une longue de série de coopération, de coordination, de contacts et d’échange de visites entre les deux pays.

Ledit accord a été largement dénoncé par les Palestiniens, s’agissant de la Direction ou encore de factions de premier plan, tels que Hamas, Fatah et le Jihad Islamique.

L’Autorité palestinienne a estimé qu’il s’agit d’une «trahison par les Emirats de Jérusalem, d’al-Aqsa et de la Cause palestinienne».

Qalb Tounes appelle la diplomatie tunisienne à réagir      

Le parti Qalb Tounes a exprimé son rejet de toute forme de normalisation avec l’entité sioniste considérant qu’on cherche à travers ce que l’on appelle «le deal du siècle» à avorter définitivement la cause palestinienne et à perpétuer une injustice historique contre l’humanité.

Dans un communiqué rendu public dans la soirée de ce mardi 18 août 2020, le parti de Nabil Karoui est revenu sur l’accord scellant le rapprochement entre les Emirats Arabes Unis et «Israël» considérant que toute volonté de normalisation avec l’entité sioniste ne fera que disperser davantage la volonté et l’unité des Etats Arabes.

Il a ajouté que le «deal du siècle» constitue un projet d’une prétendue solution pacifique à la cause palestinienne, une atteinte à l’unité arabe et une normalisation progressive avec l’entité sioniste.

Dans ce contexte, Qalb Tounes a affirmé qu’il s’attendait à une réaction officielle de la part des autorités tunisiennes réaffirmant les fondements de la politique étrangère tunisienne qui soutient la juste cause palestinienne.

Il a, par ailleurs, appelé la diplomatie tunisienne à réagir et à faire face contre ce complot qui est en train d’être fomenter à l’encontre du peuple palestinien.

https://www.french.alahednews.com.lb/36404/307

 

ENVOI D'UNE BRIGADE US EN TUNISIE SOUS PRÉTEXTE D'UNE MENACE RUSSE. MOSCOU RÉPOND

 

Un soldat américain à la base aérienne d'Al-Asad en Irak (archive photo)

Les USA envoient des troupes en Tunisie sous le prétexte d’une menace russe, Moscou répond

© CC BY 2.0 / The U.S. Army/Spc. Gary Silverman / Medical evacuation security

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Les déclarations de Washington sur une prétendue menace militaire russe ne sont qu’un prétexte pour envoyer des troupes en Afrique et au Moyen-Orient, a déclaré à Sputnik Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Les États-Unis formulent de nouvelles accusations contre Moscou uniquement pour renforcer leur présence militaire au Moyen-Orient et en Afrique, a déclaré jeudi 4 juin à Sputnik la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

«Nous avons remarqué que Washington ne cesse de diffuser des informations sur des actions russes à caractère militaire, lesquelles représenteraient une menace pour la sécurité de l’Afrique du Nord. Les États-Unis le font depuis longtemps de manière sporadique. On assiste actuellement à une nouvelle flambée, sans en voir d’exemples, de faits ou d’informations concrètes. Les Américains ne prennent pas la peine de fournir des faits», a indiqué Mme Zakharova.

 

 

Armée nationale libyenne (ANL)

© AP PHOTO / ESAM OMRAN AL-FETORI

Les forces du maréchal Haftar engrangent un nouveau succès en Libye

Selon elle, «les déclarations sur une prétendue expansion russe ne sont qu’un prétexte primitif pour augmenter le groupement militaire américain dans la région».

 

«Malheureusement, on assiste à une guerre de l’information, ce sont de fausses informations», a-t-elle ajouté.

Nouvelles accusations de Washington

Le commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) a annoncé ce jeudi 4 juin qu’une autre brigade d’assistance à la sécurité (SFAB) pourrait être envoyée en Tunisie. Il l’a expliqué par sa préoccupation concernant la sécurité régionale en Afrique du Nord tout en accusant Moscou d’«attiser le conflit libyen».

Les États-Unis avaient déjà accusé la Russie de s’ingérer dans les affaires de la Libye en soutenant les forces de Khalifa Haftar. Moscou rejette ces accusations et soutient qu’elle souhaite que la paix soit rétablie en Libye.

Situation en Libye

La Libye est plongée dans un chaos gouvernemental depuis le meurtre de Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays est divisé entre plusieurs entités rivales.

Soutenu par l’Onu et l’UE, le Gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj est présent à Tripoli, alors qu’un parlement élu par le peuple est appuyé par l’Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar dans l’est du pays, qui tente d’entrer dans la capitale depuis 2019.

https://fr.sputniknews.com/international/202006041043898329-les-usa-envoient-des-troupes-en-tunisie-sous-le-pretexte-dune-menace-russe-moscou-repond/


 

LA TUNISIE AVERTIT LE CAMP ATLANTISTE

Algérie-Tunisie: vers une alliance de fer anti-US/OTAN/Israël?

Sun May 24, 2020 2:45PM

Le président tunisien dénonce les ingérences des Émirats arabes unis. ©Tasnim News

Le président tunisien dénonce les ingérences des Émirats arabes unis. ©Tasnim News

Il y a quelques jours en Libye, pas loin de la frontière tunisienne, où les Émirats arabes unis semblent mener une guerre de façade contre la Turquie, cette dernière a pris, par le GNA interposé, le contrôle de la base d’al-Watiya. Et voici que le président tunisien hausse le ton contre Abou Dhabi qui, selon lui, se fait l’illusion de faire revivre la Tunisie les jours sombres du passé. « Abou Dhabi est hostile à la toute nouvelle expérience démocratique en Tunisie », a affirmé Kaïs al-Saïed, président tunisien. Il a également souligné que « son pays ne retournerait pas à son sombre passé ».

 « Ce sur quoi vous avez misé n’est qu’un pure illusion », a averti al-Saïed cité par les médias tunisiens en s’adressant à ceux qui ont un penchant pour le passé .

D’éminents politiciens et militants tunisiens ont accusé le gouvernement des Émirats arabes unis d’être hostile à l’expérience démocratique de la Tunisie et d’avoir la tentative de confisquer les décisions gouvernementales en injectant d’importantes sommes d’argent en Tunisie et en tentant de dévier la voie vers un scénario similaire des événements de 2013 en Égypte.

Tunis suspend les vols des Émirats arabes unis

Tunis suspend les vols des Émirats arabes unis

Tunis suspend les vols des EAU en réponse à une mesure ciblant les Tunisiennes.

« Dans les circonstances exceptionnelles du pays provoquées par le coronavirus, beaucoup essaient de réaliser leurs propres rêves perturbés », a-t-il déploré.

« Certains d’entre eux souhaitent toujours un retour vers le passé, c’est-à-dire à la période de l’avant de la révolution de 2011. D’autres se préparent pour ce qu’ils voient et ce qu’ils désiraient tandis que certains d’autres sont malheureusement habitués à l’hypocrisie, au mensonge et à la calomnie », a-t-il précisé.

« Ceux qui sont prêts à semer le chaos et à mettre le feu aux avoirs de la nation seront sans l’ombre d’un doute les premiers à être brûlés par ses flammes. »

« Notre nation ne revendique que son droit à la vie. Le Tunisien ne veut pas être considéré le jour des élections comme un citoyen, mais le jour suivant comme un citoyen de seconde zone. Il veut être un citoyen à part entière dans un pays où il jouit de tous ses droits. »

« Il y a des gens qui aiment seulement vivre dans le chaos tandis que le gouvernement et les institutions ont chacun leur propre règlement et les citoyens ont des droits. »

« Nous pouvions répondre à ceux qui cherchent à évoquer des questions imaginaires plus que vous ne le pensez, mais nous sommes plus attachés aux valeurs morales qu’à la mise en application de la loi. »

Les politiciens tunisiens risquent d’être assassinés par les terroristes

Les politiciens tunisiens risquent d’être assassinés par les terroristes

Les autorités de sécurité tunisiennes ont mis en garde les dirigeants politiques et les députés contre le risque d’opérations terroristes contre eux.

Le président du Parlement tunisien, Rachad al-Ghannouchi, a pour sa part appelé le peuple dans une lettre diffusée à l’occasion de l’Aïd al-Fitr à la solidarité, à l’unité et au calme.

« Tout comme nous avons remporté la victoire en ce qui concerne la politique et la liberté, nous devons également la remporter dans le développement et l’instauration de l’égalité sociale », a déclaré al-Ghannouchi.

Ces derniers jours, les médias émiratis et saoudiens l’ont accusé d’avoir accumulé une fortune après son retour en Tunisie.

Et ce, alors que le site Arabie 21 a diffusé des documents qui prouvent que Ghannouchi n’a qu’une maison achetée dans les années 1970, qu’une voiture modèle 2011 et qu’un compte bancaire avec 52 000 dinars (18 000 dollars) sur lequel est versé son salaire.

Certains observateurs sont d’avis que l’objectif de l’attaque coordonnée des Saoudiens et des Émiratis est de semer la discorde entre le Parlement tunisien et la Présidence tunisienne et de faire éclater des conflits marginaux inter-fractions en vue de fracturer le gouvernement tunisien.

 Pour d’autres, l’objectif est de camoufler par Riyad et Abou Dhabi leur défaite en Libye.

Avec le déclenchement de la révolution populaire en Tunisie, l’Arabie saoudite avait donné refuge à l’ancien dictateur Zine al-Abidine Ben Ali.

Maghreb Press du 23 octobre

Maghreb Press du 23 octobre

L’instance nationale palestinienne chargée de la « Marche du grand retour » et de la levée du Blocus de la bande de Gaza vient d’adresser une invitation officielle au nouveau président tunisien, Kais Saied.

Ces informations tombent alors qu’il y a quelques jours, la Turquie, par le GNA libyen interposé, a pris le contrôle de la base d’al-Watiya dans l’Ouest libyen soit à 27 kilomètres de la Tunisie.

En Libye voisine, certains pourraient encore naïvement croire en une guerre de façade entre la Turquie qui soutient le gouvernement d’union nationale (GNA) et les Émirats arabes unis qui soutiennent l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar, un peu comme en Syrie où la Turquie, bien qu’elle se déclare en lutte contre les forces kurdes soutenues par les États-Unis, semble agir main dans la main avec Israël…

Or, la réalité est tout autre. La Libye profitant de vastes ressources de pétrole offshore, des rapports disent d’ores et déjà qu’Ankara, dont les antécédents dans la vente illégitime de pétrole en provenance d’Irak par Daech interposé sont de notoriété publique, projette d’exporter du pétrole libyen vers l’Europe, ce qui nuirait considérablement aux projets gaziers et pétroliers européens de Moscou.

Il paraît qu’ayant échoué à enfoncer l’Algérie voisine dans le chaos en abusant des contestations de rue, lesquelles ont d’ailleurs révélé une implication israélienne au niveau de préparation d’émeutes et d’entraînement d’éléments infiltrés, le camp atlantiste se focalise aujourd’hui sur la Tunisie, afin de réaliser ses objectifs régionaux. C’est dans un tel contexte qu’il faudrait analyser les déclarations des responsables tunisiens, là où ils expriment leur inquiétude liée aux agissements de l’axe saoudo-émirati.

http://french.presstv.com/Detail/2020/05/24/626034/Tunisie-Emirats-arabes-unies-dclaration-Kas-alSaed-hostilit-cauchemar-Ghannouchi


 

IRAN/ CORONAVIRUS : LA TUNISIE DÉFIE LES USA

Tue Mar 24, 2020 10:19AM

Le président tunisien, Qaïs Saïed lors de sa prestation de serment. ©AFP

Le président tunisien, Qaïs Saïed lors de sa prestation de serment. ©AFP

Il y a quelque chose de particulièrement significatif dans cet appel téléphonique qui a eu lieu entre les deux présidents iranien et tunisien que plus d'un motif rapproche. Depuis que la Tunisie s'est choisie l'un des présidents les plus anti-israéliens de son histoire et partant les plus proches de la Résistance, l'Iran porte un regard tout différent sur l'État tunisien. Or la Tunisie siège désormais au sein du Conseil de sécurité à titre de membre non permanent et il est parfaitement capable d'user de son poids à titre de pays stratégique du nord de l'Afrique pour contrer les États-Unis d'Amérique et leurs alliés, comme il l'a fait dans le dossier libyen ou encore pour le Deal du siècle. 

Lors de sa conversation téléphonique lundi soir avec son homologue tunisien, Kaïs Saïed, le président iranien, Hassan Rohani, lui a présenté ses félicitations à l’occasion du 20 mars, la fête nationale tunisienne, tout en le félicitant pour son élection. Le président Rohani a émis l'espoir « que Téhéran et Tunis renforceront les relations et la coopération sous le mandat du président Saïed et favoriseront l’interaction et les consultations sur diverses questions régionales et internationales ». C'est presque un appel au ralliement à l'axe de la Résistance qui est lancé là à l'adresse du Président Saïed: « La République islamique d'Iran ne voit aucune limite à la promotion des liens et de la coopération avec la République tunisienne, et nous devons mettre à profit les capacités des deux pays à cet égard », a réaffirmé Rohani avant d'évoquer « la pandémie de coronavirus devenue un défi mondial : «Aujourd'hui, la protection de la vie des gens et la lutte contre cette maladie nécessitent une action et une coopération concertées et collectives sur l’échiquier mondial.»

Iran: la bio-guerre en 5 actes

Iran: la bio-guerre en 5 actes

« La manœuvre géante de détection et de prévention contre le Coronavirus qui est en cours en ce moment à travers tout le pays va se poursuivre jusqu’à l’éradication complète de l’épidémie », a déclaré un haut gradé militaire de la RII.

La partie la plus importante de cet entretien téléphonique aura été là où le président iranien a dénoncé les pulsions génocidaires de Washington qui continue à imposer à l'Iran des sanctions alors que le pays est pleinement touché par la pandémie de coronavirus: « Bloquer la livraison de médicaments et d'aides humanitaires à l'Iran et empêcher les relations bancaires de l'Iran qui sont nécessaires pour répondre aux besoins des gens vont à l’encontre des normes humanitaires et des règlements des Nations unies. Les pays du monde doivent condamner les mesures inhumaines du gouvernement américain et forcer Washington à obéir aux lois de l'ONU et aux principes humanitaires. La Tunisie, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité, pourra prendre des mesures conformes à l'opposition de la communauté internationale aux sanctions arbitraires et inhumaines imposées par les États-Unis. »

 

Covid-19 en Iran: Pékin dénonce

Covid-19 en Iran: Pékin dénonce

Pékin a demandé la levée immédiate des sanctions américaines contre l’Iran qui est frappé par l'épidémie de Covid-19.

Le mot est tombé: la Tunisie de pro-Résistance de Saïed ira-t-elle s'opposer à la machine de guerre sanctionnelle des USA, faisant marquer son alignement sur la Résistance? Il y a peu, l'Algérie a décidé de se rapprocher de la Syrie pour faire face à l'invasion USA/Turquie/OTAN en Libye. Certains sont allés même jusqu'à y voir un début de l'engagement militaire algérien dans la bataille d'Idlib. Alger a ainsi tranché. La Tunisie va-t-elle en faire autant? Les propos du président tunisien laissent l'espérer. Le président tunisien a salué les positions fermes de la République islamique d'Iran sur les questions régionales, internationales et du monde musulman, soulignant que la Tunisie attache une grande importance à la promotion des liens et de la coopération avec l'Iran et au renforcement des relations avec Téhéran. Et M. Saïed de critiquer les sanctions inhumaines que les États-Unis ont imposées à l'Iran, ajoutant:

«Nous pensons que tous les pays sont aujourd'hui confrontés à l'épidémie du coronavirus. Dans de telles circonstances, les Nations unies devraient faire preuve d'appartenance à toutes les nations; et l'Iran et la Tunisie sont sûrement solidaires dans la confrontation et la lutte contre divers défis mondiaux, tels que le coronavirus. »

 

http://french.presstv.com/Detail/2020/03/24/621489/Pandmie--IranTunisie-font-front-aux-USA


 

TUNISIE : UN PREMIER CAS DE CORONAVIRUS

urgent

Premier cas de coronavirus confirmé en Tunisie

© Sputnik .

SANTÉ

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Dossier:

Propagation du coronavirus dépisté en Chine - 2020 (310)

2116

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Le ministre de la Santé de Tunisie, Abdellatif Mekki, a confirmé ce lundi 2 mars le premier cas de contamination au coronavirus dans le pays lors d'une conférence de presse. D'après lui, il s’agit d’un Tunisien.

Un premier cas de contamination au coronavirus a été confirmé ce lundi 2 mars par le ministre de la Santé de Tunisie, Abdellatif Mekki, qui a précisé qu'il s'agissait d'un Tunisien.

Auparavant, le directeur régional de la Santé, Salem Nasri, avait déclaré qu’une personne a été placée en quarantaine le 1er mars, présentant des symptômes qui pourrait être ceux du coronavirus. Il avait précisé que l’homme infecté avait contacté lui-même les services de santé suite à une crise de toux et une température élevée. Il a été expliqué que ce Tunisien était arrivé dernièrement d’Italie. On ignore pour le moment s’il s’agit de la confirmation de ce cas ou d’un autre patient.

Le premier cas de contamination au coronavirus dans un pays voisin, l'Algérie, avait été confirmé mardi 25 février, dans un discours du ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid, retransmis par ENTV. Il s'agissait d'un Italien arrivé le 17 février dans ce pays avec un autre voyageur.

Propagation de l’épidémie

Plus de 86.500 cas d’infection au nouveau coronavirus ont été recensés à travers le monde et la maladie a causé la mort d’environ 3.000 personnes.

En Chine, plus de 44.400 personnes atteintes du Covid-19 se sont rétablies, alors que plus de 2.900 y ont succombé.

Après avoir ralenti en Chine, l’épidémie continue à se propager hors du pays.

Détails à suivre...

https://fr.sputniknews.com/sante/202003021043165115-premier-cas-de-coronavirus-confirme-en-tunisie/


 

TUNISIE : LE JURISTE KAÏS SAÏD ÉLU PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

Tunisie : le juriste Kaïs Saïed élu président avec plus de 75% des voix

- Avec AFP

Tunisie : le juriste Kaïs Saïed élu président avec plus de 75% des voix

© FETHI BELAID Source: AFP

Kaïs Saïed, vainqueur de la présidentielle tunisienne.

 

Le constitutionnaliste Kaïs Saïed a remporté la présidentielle tunisienne avec 76,9% des voix, a annoncé la chaîne publique Wataniya, selon un sondage sortie des urnes qui confirme les résultats divulgués un peu plus tôt par un autre institut.

Selon un sondage de Sigma Conseil diffusé par la Wataniya, Kaïs Saïed, 61 ans, devance de plus de 50 points son adversaire Nabil Karoui, homme d'affaires poursuivi pour fraude fiscale, qui a obtenu 23,11% des voix. Les résultats officiels ne devraient pas être connus avant le 15 octobre.

Lire aussi

Kaïs Saïed (d) et Nabil Karoui (g), les deux candidats qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle tunisienne (image d'illustration)

Elections présidentielles en Tunisie : entre politique et spectacle

«Kaïs Saied, président de la république tunisienne», a écrit sur sa page Facebook officielle le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, qui avait appelé à voter pour le constitutionnaliste aux convictions conservatrices. Ce mouvement, arrivé en tête des législatives du 6 octobre, a invité ses partisans à rejoindre l'avenue Bourguiba pour fêter la victoire.

Kaïs Saïed, un juriste connu pour son conservatisme sociétal, était arrivé en tête du premier tour le 15 septembre, avec 18,4%, après une campagne constituée de multiples visites de terrain et de pages animées par des partisans sur Facebook.

Son adversaire, fondateur de la chaîne privée Nessma TV, avait obtenu 15,6% au premier tour, depuis sa cellule de prison. Arrêté fin août sur des accusations de fraude fiscale, il avait obtenu sa remise en liberté le soir du 9 octobre, à quelques jours du second tour, et demeure poursuivi.

Lire aussi : Législatives tunisiennes : le parti islamiste Ennahdha en tête, la formation de Karoui deuxième

https://francais.rt.com/international/66823-tunisie-juriste-kais-saied-elu-president-avec-plus-de-75-voix


 

TUNISIE : LES ELECTIONS LÉGISLATIVES MARQUEES PAR UN FORT TAUX D'ABSTENTIONS. 58,7% DE CITOYENS REJETTENT CETTE MASCARADE

 

Les indépendants, grands gagnants des législatives en Tunisie

Des députés tunisiens lors d'une session parlementaire le 25 avril 2017.
© FETHI BELAID / AFP​

Par RFI Publié le 07-10-2019 Modifié le 07-10-2019 à 23:55

En Tunisie, les élections législatives du 7 octobre auront été marquées par un fort taux d'abstention et par l'émergence des candidats indépendants qui ont fait campagne sur le rejet de l'offre politique existante, ce qui pourrait compliquer la composition d'un gouvernement.

Les résultats officiels des élections législatives tunisiennes seront annoncés le 9 octobre. Le scrutin a été marqué par un faible taux de participation de 41% et par un morcellement du Parlement. Aucun parti n’est en mesure de gouverner seul. Le parti islamo-conservateur Ennahdha, que les projections placent en tête, ne remporterait que 40 à 46 sièges sur les 217 que compte l’Assemblée. L’autre enseignement du scrutin est l’arrivée massive de candidats indépendants qui pourraient être entre 75 et 85 au Bardo, lieu où siège l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Mais ces indépendants ne constituent pas un groupe homogène, car ils sont issus des multiples courants traversant la société : islamiste, révolutionnaire, moderniste, populiste, centriste, RCDistes (Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti de l'ex-président Ben Ali), société civile. En propulsant à l’Assemblée ces nouveaux visages dont beaucoup ont fait campagne sur le rejet du pouvoir en place, les électeurs ont clairement rejeté l’offre politique existante.

Ces nouveaux acteurs n’ont peu ou pas d’expérience politique. Ils entrent donc dans une période d’apprentissage du travail parlementaire après avoir été portés à leurs places par une colère populaire. Il leur sera donc probablement difficile d'intégrer une gouvernance avec Ennahdha qui a maintes fois exercé le pouvoir depuis la révolution. Or, quelle que soit la coalition obtenue, il faudra obligatoirement l’adhésion d’une partie des indépendants pour obtenir les 109 voix pour la formation du gouvernement.

Des observateurs craignent des difficultés qui pourront empêcher la formation d'un gouvernement ou l’aboutissement à un gouvernement faible qui regroupera des partis comme la coalition Karama dirigée par l'avocat islamiste populiste Seifeddine Makhlouf et qui est arrivée avec 18 sièges en troisième position directement après le parti islamiste Ennahdha et le parti Qalb Tounès de Nabil Karoui.

Karama est un groupement anarco-fasciste implanté partout en Tunisie.

Tunisie: le chercheur Zine El Abidine Hamda Cherif analyse les résultats des législatives

07-10-2019 - Par RFI

►À lire aussi : Législatives en Tunisie: abstention record, Ennahdha et Qalb Tounès en tête

 
 

http://www.rfi.fr/afrique/20191007-tunisie-elections-legislatives-independants-ennahdha?xtor=EPR-300-[Quotidienne_afrique]-20191008-[contenu]-1141106044976