USA

USA

LES USA MENACENT LA COREE DU SUD ALORS QUE 28 000 SOLDATS US OCCUPENT CE PAYS

L’administration Trump a menacé le gouvernement sud-coréen de la suspension des relations diplomatiques

Thu Feb 20, 2020 6:45PM

Washington demande à Séoul d’augmenter le montant de sa contribution financière au déploiement des troupes américaines. ©ww.aftabnews.ir

Washington demande à Séoul d’augmenter le montant de sa contribution financière au déploiement des troupes américaines. ©ww.aftabnews.ir

Pour la première fois, les États-Unis ont ouvertement menacé leur allié sud-coréen en ce sens que si ce dernier n'augmente pas sa contribution financière au déploiement des troupes US, Washington modifiera alors ses stratégies de coopération en matière de défense.

L'agence de presse Yonhap en Corée du Sud a annoncé que les États-Unis ont menacé de modifier leurs coopérations avec Séoul si ce dernier n’augmente pas sa contribution.

Les deux pays se sont rencontrés à plusieurs reprises ces derniers mois pour résoudre le problème, mais à chaque fois leurs pourparlers ont échoué.

Les États-Unis ont initialement exigé que la contribution de la Corée du Sud soit portée de 890 millions à 5 milliards de dollars.

Séoul a de suite qualifié cette demande d’exagérée et Washington a répondu que le montant pourrait éventuellement être révisé, mais que la part sud-coréenne doit forcément augmenter.

Séoul met en garde les USA

Séoul met en garde les USA

Séoul qualifie de « très inappropriées » les remarques de l’ambassadeur américain sur les coopérations intercoréennes.

Le Pentagone a déclaré que si la Corée du Sud n'accepte pas d'augmenter sa part dans les semaines à venir, des modifications seront apportées au plan de coopération des forces coréennes sur les bases militaires américaines.

Près de 9 000 militaires sud-coréens sont actifs sur des bases américaines et ils pourraient perdre leur emploi en avril si les parties ne parviennent pas à un accord d’ici les prochains jours. À cet égard, le vice-amiral de l'armée américaine, William Bayern JR a dit que ce serait mieux pour le personnel sud-coréen que Séoul coopère avec Washington.

Les deux pays ont discuté au moins à 6 reprises du partage des coûts pour augmenter la part de la Corée du Sud. Et le ministère des Affaires étrangères et le gouvernement de la Corée du Sud ont dénoncé à plusieurs reprises cette politique américaine.

Les hauts responsables de la défense des deux pays devraient à nouveau discuter de la question à Washington la semaine prochaine.

http://french.presstv.com/Detail/2020/02/20/619130/Core-du-Sud-EtatsUnis-coopration-augmentation-contribution-budget


 

MANLIO DINUCCI : "L'AVENIR DE L'AMERIQUE DE PLUS EN PLUS ARME"

L’art de la guerre

 

L’avenir de l’Amérique de plus en plus armé

 

Manlio Dinucci

 

Le “Budget pour l’avenir de l’Amérique”, présenté par le Gouvernement USA, montre quelles sont les priorités de l’Administration Trump dans le bilan fédéral pour l’année fiscale 2021 (qui commence le 1er octobre de cette année).
  Avant tout réduire les dépenses sociales : par exemple, elle coupe de 10% l’allocation requise par le Département de la Santé et des Services Humanitaires. Alors que ces mêmes autorités sanitaires communiquent que la seule grippe a provoqué aux USA, d’octobre à février, environ 10.000 morts constatés sur une population de 330 millions. Information tue par les grands médias, lesquels lancent par contre l’alarme mondiale pour les 1.770 morts à cause du coronavirus en Chine, pays de 1,4 milliards d’habitants qui a été capable de mesures exceptionnelles pour limiter les dommages de l’épidémie. 

   On ne peut pas ne pas avoir de soupçon sur les objectifs réels de la campagne médiatique harcelante, qui sème la terreur sur tout ce qui est chinois, quand, dans la motivation du Budget USA, on lit que “l’Amérique a devant elle le défi provenant de resurgissants États nationaux rivaux, notamment la Chine et la Russie”.

   La Chine est accusée de “mener une guerre économique avec des cyber armes contre les États-Unis et leurs alliés” et de “vouloir façonner à sa propre image la région Indo-Pacifique, critique pour la sécurité et les intérêts économiques USA”. Pour que “la région soit libre de la maléfique influence chinoise”, le Gouvernement USA finance avec 30 millions de dollars le “Centre d’engagement mondial pour contrecarrer la propagande et la désinformation de la Chine”. Dans le cadre “d’une compétition stratégique croissante”, le Gouvernement USA déclare que “le Budget donne la priorité au financement de programmes qui accroissent notre avantage guerrier contre la Chine, la Russie et tous les autres adversaires”.
   À cette fin le président Trump annonce que, “pour garantir la sécurité interne et promouvoir les intérêts USA à l’extérieur, mon Budget requiert 740,5 milliards de dollars pour la Défense nationale” (alors qu’il en requiert 94,5 pour le Département de la Santé et des Services Humanitaires).
   L’allocation militaire comprend 69 milliards de dollars pour les opérations de guerre outre-mer, plus de 19 milliards pour 10 navires de guerre et 15 milliards pour 115 chasseurs F-35 et autres avions, 11 milliards pour potentialiser les armements terrestres.
   Pour les programmes scientifiques et technologiques du Pentagone sont requis 14 milliards de dollars, destinés au développement d’armes hypersoniques et à énergie directe, de systèmes spatiaux et de réseaux 5G.

  Ce ne sont que quelques postes d’une longue liste de la dépense (en argent public), qui comprend tous les systèmes d’armes les plus avancés, avec des profits colossaux pour Lockheed Martin et les autres industries de guerre.

   Au budget du Pentagone s’ajoutent diverses dépenses de caractère militaire inscrites dans les budgets d’autres départements. Dans l’année fiscale 2021, le Département de l’Énergie recevra 27 milliards de dollars pour garder et moderniser son arsenal nucléaire. Le Département pour la sécurité de la patrie en aura 52 aussi pour son propre service secret. Le Département pour les affaires des anciens combattants recevra 243 milliards (10% de plus par rapport à 2020) pour les militaires retraités. 

   En tenant compte de ces postes et d’autres encore, la dépense militaire des États-Unis dépassera, pour l’année fiscale 2021, 1.000 milliards de dollars. La dépense militaire des États-Unis  exerce un effet moteur sur celle des autres pays, qui restent cependant à des niveaux beaucoup plus bas. Même en ne tenant compte que du budget du Pentagone, la dépense militaire des États-Unis est 3 ou 4 fois supérieure à celle de la Chine et plus de 10 fois supérieure à celle de la Russie. Ainsi “le Budget assure la domination militaire USA dans tous les secteurs de la guerre : aérien, terrestre, maritime, spatial et cyber-spatial”, déclare la Maison Blanche, annonçant que les États-Unis seront sous peu en mesure de produire dans deux sites 80 nouvelles têtes nucléaires par an.
  “L’avenir de l’Amérique” peut signifier la fin du monde. 

 

Édition de mardi 18 février 2020 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-futuro-dellamerica-sempre-piu-armato/ 


 

LES USA EXPLIQUENT LA MENACE QUE FONT PESER LES RÉSEAUX 5G DU GÉANT CHINOIS HUAWEI SUR LES PAYS EUROPÉENS

Nancy Pelosi

Les États-Unis expliquent la menace que font peser les réseaux 5G de Huawei sur l’Europe

© AP Photo / Jens Meyer

INTERNATIONAL

URL courte

19538

S'abonner

Alors que le géant chinois des télécommunications Huawei travaille sur ses réseaux 5G, les États-Unis tentent de persuader les pays européens d’y renoncer. Ainsi, la présidente de la Chambre des représentants américaine les a qualifiés de la «forme d'agression la plus insidieuse» de la Chine, laquelle «sape les valeurs démocratiques.»

La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, a appelé vendredi 15 février à se tenir à l'écart du géant chinois Huawei à la Conférence de Munich sur la sécurité, alors que ce dernier développe ses réseaux cellulaires de nouvelle génération, rapporte le Financial Times.

Nancy Pelosi a déclaré qu’accorder l’accès aux réseaux britanniques et européens à Huawei signifierait choisir «l'autocratie au lieu de la démocratie».

«C'est la forme d'agression la plus insidieuse, d'avoir cette ligne de communication, la 5G, dominée par un gouvernement [chinois, ndlr] qui ne partage pas nos valeurs», a-t-elle expliqué.

Selon elle, les pays ne doivent pas céder leurs infrastructures de télécommunications à la Chine pour des raisons financières.

«Cette concession mal conçue ne ferait qu'enhardir [le Président, ndlr] Xi [Jinping, ndlr] car il sape les valeurs démocratiques, les droits de l'Homme, l'indépendance économique et la sécurité nationale», a précisé Mme Pelosi.

En revanche, elle a exhorté à coopérer avec Washington en matière d’«internationalisation de l'infrastructure numérique qui ne prévoit pas une autocratie».

Huawei ne sera pas écarté en France

 

Huawei, drapeau chinois

© REUTERS / DADO RUVIC

Huawei: «La France n’a pas intérêt à se mettre à dos les États-Unis et la Chine»

La position ferme de Nancy Pelosi contre Huawei est intervenue alors que de nombreux pays européens sont confrontés à l’implantation des réseaux 5G.

 

Ainsi, selon la déclaration faite le 13 février par le ministre français de l'Économie, le géant chinois ne sera pas exclu de ce marché en France. Cependant, il a prévenu qu'il y aurait des «restrictions» pour protéger les «intérêts de souveraineté» de l’Hexagone.

Il est «parfaitement compréhensible qu'on puisse à un moment ou à un autre privilégier un opérateur européen» mais «si Huawei a une meilleure offre à présenter à un moment ou à un autre du point de vue technique, d'un point de vue de prix, il pourra avoir accès à la 5G en France», a expliqué Bruno Le Maire au micro de RMC/BFMTV.

https://fr.sputniknews.com/international/202002161043078419-les-etats-unis-expliquent-la-menace-que-font-peser-les-reseaux-5g-de-huawei-sur-leurope/


 

CHRIS HEDGES - USA : LE PAYS DE L'IMAGINAIRE

USA: le pays de l’imaginaire

 

 

« Nous vivons dans une culture inondée de mensonges, les plus dangereux étant ceux que nous nous racontons à nous-mêmes. » Démocratie, guerres humanitaires, violences policières… Chris Hedges frappe juste en épinglant ces illusions qui font passer la pilule. Pessimiste? Certainement pas! Hedges nous explique pourquoi s’accrocher à l’espoir reste un devoir pour les empêcheurs de tourner en rond.  (IGA)


Si ce qui arrive aux pauvres de couleur dans les tribunaux du pays est la justice, ce qui se passe au Sénat est un procès. Si les débâcles sanglantes et les bourbiers sans fin au Moyen-Orient sont des victoires dans la guerre contre le terrorisme, notre armée est la plus grande sur terre. Si la surveillance gouvernementale généralisée de la population, la suppression des procès équitables et le fait d’avoir la plus importante population carcérale au monde sont la liberté, nous sommes le pays des hommes libres. Si le président, un escroc inepte, vulgaire et corrompu, est le dirigeant du monde libre, nous sommes un phare de la démocratie et nos ennemis nous haïssent pour nos valeurs. Si Jésus est venu pour nous rendre riches, bénir l’annihilation des musulmans avec notre machine de guerre et condamner l’homosexualité et l’avortement, nous sommes une nation chrétienne. Si formaliser un État d’apartheid en Israël est un plan de paix, nous sommes un médiateur international honnête. Si la méritocratie signifie que trois hommes américains détiennent plus de richesses que les 50% les plus pauvres de la population des États-Unis, nous sommes le pays de tous les possibles. Si torturer des victimes d’enlèvement dans des trous noirs et arracher des enfants à leurs parents pour les détenir dans des entrepôts fétides et surpeuplés, si faire tirer sur des citoyens désarmés par une police militarisée dans les rues de nos communautés urbaines est du maintien de l’ordre, nous sommes un exemple de respect des droits de l’homme.

La rhétorique que nous utilisons pour nous décrire est tellement déconnectée de la réalité qu’elle a provoqué une schizophrénie collective. La manière dont les politiciens, les universitaires et les médias parlent de l’Amérique dans les forums publics est un fantasme, un monde de faux semblants à la Disney. Plus cela empire, plus nous nous retranchons dans nos illusions. Plus nous échouons à nommer et à affronter notre déchéance physique et morale, plus les démagogues qui colportent illusions et fantasmes prendront du pouvoir. Ceux qui reconnaissent la vérité – à commencer par le fait que nous ne sommes plus une démocratie – errent comme des fantômes aux marges de la société, vilipendés comme ennemis de l’espoir. La manie de l’espoir agit comme un anesthésique. L’espoir que Donald Trump pourrait modérer son extrémisme une fois entré en fonction, l’espoir que les « adultes présents » géreront la Maison Blanche, l’espoir que le rapport Mueller provoquera la disgrâce de Trump, sa destitution et qu’il sera démis de ses fonctions, l’espoir que la destitution de Trump en décembre 2019 conduira à sa mise en accusation au Sénat et son éviction, l’espoir qu’il sera vaincu en novembre aux élections, tout cela ce sont des sorties psychologiques de la crise – l’effondrement des institutions démocratiques, y compris de la presse, et la corruption systémique des lois, de la politique et des normes qui ont un jour rendu possible notre démocratie imparfaite.

L’adhésion à l’auto-illusion signe les spasmes mortels de toutes les civilisations. Nous sommes au stade terminal. Nous ne savons plus qui nous sommes, ce que nous sommes devenus ni comment les gens de l’extérieur nous voient. Il est plus facile, à court terme, de nous replier sur nous-mêmes, de célébrer des vertus et des forces inexistantes et de nous vautrer dans la sentimentalité et un faux optimisme. Mais à la fin, cette retraite, propagée par l’industrie de l’espoir, ne garantit pas seulement le despotisme mais, compte tenu de l’urgence climatique, l’extinction.

« Le résultat d’une substitution constante et totale de la vérité des faits par des mensonges n’est pas que le mensonge sera désormais accepté comme la vérité et que la vérité sera diffamée comme un mensonge, mais que le sens par lequel nous prenons nos repères dans le monde réel – et la notion de vérité opposée au mensonge fait partie des moyens mentaux nous permettant d’y parvenir – est détruit », a écrit Hannah Arendt à propos du totalitarisme.

Cette destruction, qui transcende les clivages politiques, nous amène à accorder notre foi à des systèmes, notamment le processus électoral, qui sont burlesques. Elle détourne notre énergie vers des débats inutiles et une activité politique stérile. Elle nous invite à placer notre foi en la survie de l’espèce humaine dans des élites dirigeantes qui ne font rien pour mettre fin à l’écocide. Elle nous fait accepter des explications faciles pour notre situation difficile, elle nous incite à accuser les Russes pour l’élection de Trump ou les travailleurs sans papiers pour notre déclin économique. Nous vivons dans une culture inondée de mensonges, les plus dangereux étant ceux que nous nous racontons à nous-mêmes.

Les mensonges sont réconfortants émotionnellement dans les moments de détresse, même lorsque nous savons que ce sont des mensonges. Plus les choses empirent, plus nous avons envie d’entendre des mensonges. Mais les cultures qui ne peuvent plus affronter la réalité, qui ne peuvent pas distinguer entre le mensonge et la vérité, se retirent dans ce que Sigmund Freud a appelé les « souvenirs écran », la fusion des faits réels et de la fiction. Cette fusion détruit les mécanismes permettant de percer l’auto-illusion. Les intellectuels, les artistes et les dissidents qui tentent d’affronter la réalité et de mettre en garde contre l’auto-illusion sont ridiculisés, réduits au silence et diabolisés. Il y a, comme Freud l’a noté dans Malaise dans la civilisation, des sociétés en détresse dont les difficultés « ne cèderont devant aucune tentative de réforme ». Mais c’est une vérité trop dure à accepter pour la plupart des gens, en particulier les Américains.

L’Amérique, fondée sur les horreurs de l’esclavage, du génocide et de l’exploitation violente de la classe ouvrière, est un pays défini par l’amnésie historique. Le récit historique populaire est une célébration des vertus imaginaires de la suprématie blanche. L’optimisme acharné et la délectation complaisante dans les prétendues vertus nationales obscurcissent la vérité. La nuance, la complexité et l’ambiguïté morale, de même que l’acceptation de la responsabilité des holocaustes et des génocides perpétrés par les esclavagistes, les colons blancs et les capitalistes, n’ont jamais correspondu au triomphalisme de l’Amérique. « Les illusions de force et de santé éternelles, et celles de la bonté fondamentale des gens – ont été les illusions d’une nation, les mensonges de générations de mères du far West », a écrit F. Scott Fitzgerald.

Quand la déchéance est là, cependant, ces illusions sont fatales. Les nations puissantes peuvent se payer le luxe de s’imprégner de mythes, même si les décisions et les politiques basées sur eux provoquent des dommages et de grandes souffrances. Mais les nations dont les fondations se fissurent ont peu de marge de manœuvre. Leurs erreurs de calcul, basées sur des fantasmes, accélèrent leur mort.

Joseph Roth a été l’un des rares auteurs des années 1930 en Allemagne qui a compris les conséquences de la montée du fascisme. Dans son essai, L’Autodafé de l’esprit, qui traitait du premier incendie massif de livres pratiqué par les nazis, il conseillait à ses collègues écrivains juifs d’accepter qu’ils avaient été vaincus : « Nous, qui avons combattu sur le front, sous la bannière de l’esprit européen, accomplissons le plus noble devoir du guerrier vaincu : admettons notre défaite. »

Roth savait que la diffusion de faux espoirs à une époque de mal absolu était immorale. Il n’avait pas d’illusions sur son insignifiance croissante. Il était mis sur liste noire dans la presse allemande, incapable de publier ses livres en Allemagne et dans son Autriche natale et il était plongé dans la misère noire et souvent dans le désespoir. Il était parfaitement conscient du fait que la plupart des gens, et même ses compatriotes juifs, trouvaient plus facile de s’aveugler sur le mal absolu, ne serait-ce que pour survivre, plutôt que de nommer et défier une autorité malfaisante et risquer l’annihilation.

« À quoi servent mes mots », demandait Roth, « contre les fusils, les haut-parleurs, les assassins, les ministres cinglés, les intervieweurs stupides et les journalistes qui interprètent la voix de ce monde de Babel, de toute façon brouillée par les tambours de Nuremberg ? »

« Il vous apparaîtra clairement que nous nous dirigeons vers une grande catastrophe, a écrit Roth à l’écrivain Stefan Zweig après son départ pour l’exil en France en 1933, à propos de la montée en puissance des nazis. « Les barbares l’ont emporté. Ne vous y trompez pas. L’enfer règne. »

Mais Roth savait aussi que la résistance était une obligation morale, sinon pratique, au temps du mal absolu. La défaite était peut-être certaine, mais la dignité et la détermination de vivre dans la vérité exigeaient une réponse. Nous sommes tenus de témoigner, même si une population préférant s’illusionner elle-même ne veut rien entendre, même si cette vérité rend notre marginalisation certaine et peut-être même notre effacement.

« On doit écrire, même lorsqu’on réalise que les mots imprimés ne peuvent plus rien améliorer », expliquait Roth.

Cette bataille contre l’illusion collective est une bataille dont je crains que nous ne la gagnions pas. La société américaine est mortellement blessée. Sa corruption morale et physique est irréparable.

L’espoir, le vrai espoir, met un nom sur l’amère réalité qui est devant nous. Mais il refuse de succomber au désespoir, malgré la tristesse. Il crie à un univers indifférent chaque acte accompli pour nommer, paralyser et détruire le pouvoir des grandes entreprises. Il se moque de la défaite certaine. Que nous réussissions ou non est sans importance. Nous ne pouvons pas toujours choisir comment nous allons vivre. Mais nous pouvons choisir comment nous allons mourir. La victoire consiste à maintenir notre autonomie morale. La victoire consiste à exiger la justice, quel qu’en soit le prix. La victoire consiste à dire les vérités que les élites dirigeantes cherchent à faire taire. Une telle vie est digne d’être vécue. Et en temps de mal absolu, ces vies – ironiques points de lumière, comme l’a écrit W.H. Auden – transmettent non seulement l’espoir mais le pouvoir du sacré.

Chris Hedges, a passé près de 20 ans comme correspondant étranger en Amérique centrale, au Moyen-Orient, en Afrique et dans les Balkans. Il a écrit sur plus de 50 pays et a travailleé pour The Christian Science Monitor, National Public Radio, The Dallas Morning News et The New York Times, pour lequel il a été correspondant étranger pendant 15 ans. 

 

Source originale: Truthdig

Traduit par Diane Gilliard pour Investig’Action

Source: Investig’Action

https://www.investigaction.net/fr/usa-le-pays-de-limaginaire/


 

DECLARATION DE SOLIDARITÉ DU PARTI COMMUNISTE DES ETATS-UNIS AU PARTI COMMUNISTE DU CHILI SUR LA REPRESSION GOUVERNEMENTALE ET L'ANTICOMMUNISME

Déclaration de solidarité du Parti communiste des États-Unis au Parti communiste du Chili sur la répression gouvernementale et l'anticommunisme
2/11/20 11:44

 

À Guillermo Teillier, président du Parti communiste du Chili :

 

 

Cher camarade Teillier,

 

Le Bureau national du Parti communiste des États-Unis vous envoie, ainsi qu'à vos camarades du Parti communiste du Chili, ses salutations fraternelles.  Actuellement, les forces populaires de votre pays protestent contre l'accès très limité aux services sociaux, à l'éducation et aux soins de santé.  Celles-ci existent depuis de nombreuses années. Les manifestants dénoncent les inégalités de richesse, l'injustice envers les peuples indigènes et la répression violente aux mains des forces de sécurité. Les jeunes et les étudiants sont restés au premier rang du soulèvement.  Leur courage et leur détermination ont gagné notre admiration.

 

Nous nous rendons compte qu'une puissante classe d'oligarques est responsable des injustices. Ils ont exercé leur influence avant et pendant l'ère de la dictature et ont continué à le faire depuis.  Nous réalisons également qu'ils ont imposé l'austérité, la privatisation et une économie d'exportation. Ce sont, bien sûr, des marqueurs du néolibéralisme.  Le gouvernement américain a mené ces actions néo-libérales à l'échelle mondiale et ce sont là les principales manifestations actuelles de l'impérialisme. Nous comprenons que le gouvernement et les dirigeants militaires de notre propre pays collaborent avec leurs homologues chiliens.

 

Ce qui est clair, d'un point de vue lointain, c'est que le Parti communiste du Chili sert l'intérêt du peuple. Vous avez exigé une assemblée constituante souveraine composée exclusivement de représentants choisis directement par le peuple. Vous vous opposez à la proposition du gouvernement d'exiger une supermajorité pour les décisions de l'assemblée. Vous avez motivé les partis de gauche à soutenir les mouvements sociaux qui sont la colonne vertébrale des protestations en cours. Et, vos représentants au Congrès ont voté de façon louable contre les mesures répressives lourdes présentées par votre gouvernement.

 

Pour soutenir votre parti et le peuple chilien, le Parti communiste des États-Unis utilisera notre presse pour rendre compte de l'évolution politique au Chili ; nous témoignerons de la vérité. Nous collaborerons avec les forces progressistes ici présentes pour promouvoir la législation et d'autres actions collectives servant les besoins du peuple chilien et la cause du changement fondamental.

Le parti communiste des États-Unis condamne également la persécution du député communiste Hugo Gutierrez.  Les mesures prises contre le camarade Hugo Gutierrez sont tout simplement scandaleuses ; il a notre solidarité. Notre engagement global en faveur de la solidarité et de la justice internationale ne faiblira pas.  

Enfin, le Parti communiste des États-Unis déclare sa haute estime pour votre parti.  En 2005, le camarade Juan Lopez nous a représentés aux funérailles de votre ancienne présidente Gladys Marín. Il a écrit plus tard que "la Compañera Marín, aux côtés de son parti, a été au premier plan de toutes les luttes importantes pour la démocratie, la justice sociale, la paix mondiale et le socialisme".

En toute camaraderie,

Rossana Cambron et Joe Sims, co-chefs de file

Parti communiste des Etats-Unis

source : https://www.solidnet.org/article/CP-USA-Solidarity-Statement-from-the-Communist-Party-USA-to-the-Communist-Party-of-Chile-on-Government-Repression-and-Anti-Communism/


 

EN CALIFORNIE, DES MERES DE FAMILLE A LA POINTE DU COMBAT POUR SOUTENIR ET DÉFENDRE LES SDF

En Californie, des mères de famille à la pointe du combat pour les sans-abri

 Depuis 8 heures  8 février 2020

sdf_usa

 Amérique et Europe - USA

 

« Nous sommes le nouveau visage des sans-abri »: comme Dominique Walker, plusieurs mères de famille d’Oakland, en Californie, ont été contraintes de réquisitionner une maison pour se loger et attirer l’attention sur le sort de milliers de SDF.

Prises entre hausse des loyers et spéculation immobilière, dans une région en proie à la gentrification, elles allaient se retrouver à la rue avec leurs enfants.

Lorsque Mme Walker, victime de violences conjugales, est revenue s’installer dans sa Californie natale avec deux jeunes enfants, elle souhaitait juste passer un diplôme d’infirmière et mener une vie paisible. Elle est soudainement devenue un symbole de la crise des sans-abri qui se répand depuis plusieurs années dans cet Etat de l’ouest américain, à lui seul plus riche que la France.

Arrivée en avril dernier à Oakland, banlieue noire de San Francisco, la métropole la plus chère des Etats-Unis, la jeune femme a d’abord été hébergée par de la famille, puis a logé dans des hôtels pendant qu’elle cherchait un appartement.
Elle s’est très vite rendu compte que l’explosion des loyers dans la région lui rendait la tâche impossible. « Pour avoir un logement avec deux chambres, il faut gagner 40,88 dollars de l’heure et le salaire minimum est de 14,14 dollars », souligne-t-elle.
« Il y a des programmes d’aide mais rien n’a marché », explique Mme Walker, 34 ans, désormais employée à plein temps par une association de défense des droits des locataires.
Démunies, la jeune femme et plusieurs autres mamans promises au même sort ont forcé la porte d’une vaste demeure inoccupée d’Oakland en novembre dernier, pour avoir un toit sur la tête et tirer la sonnette d’alarme.

Leur audace a fini par payer. Le groupe a certes été expulsé de la maison le mois dernier mais leur coup de force, très inhabituel aux Etats-Unis, a suscité un vif intérêt dans tout le pays.
Parallèlement, la société immobilière propriétaire de la maison, Wedgewood, a accepté de la vendre à une association proposant des logements à loyers abordables.

  « Plus rapidement que jamais »

« L’attention que notre mouvement a recueillie est indescriptible », assure à l’AFP Misty Cross, 39 ans, l’une des mères de familles ayant occupé cette maison, qui vit désormais dans un centre d’hébergement en attendant mieux.
« Nous n’avons vu personne essayer de se battre pour les petites gens, alors nous avons décidé de nous y mettre et de nous faire entendre », dit-elle.

D’après la municipalité d’Oakland, la ville de 425.000 habitants, qui fut longtemps connue pour sa violence, comptait, en 2019, 4.071 SDF, un chiffre en hausse de 47% en seulement deux ans.
Sans compter ceux qui passent d’une chambre d’hôtel à un logement précaire sur le canapé d’un ami.
« Depuis quelques années, le nombre de SDF à Oakland progresse plus rapidement que jamais », reconnaît la présidente du conseil municipal, Rebecca Kaplan, qui a travaillé avec le mouvement des mères pour tenter d’enrayer le phénomène.

Pour Mme Kaplan, l’explosion des loyers et la spéculation immobilière, attisées par la proximité de la Silicon Valley et de ses salaires à six chiffres, sont les principales responsables. Au cours des derniers mois, la société Wedgewood a ainsi affirmé à l’AFP avoir acheté pas moins d’une cinquantaine de maisons à Oakland.

« Nous avons atteint un point critique ces deux dernières années », estime Carroll Fife, responsable régionale pour l’association qui emploie Dominique Walker. Pour elle, il est inévitable que d’autres bâtiments soient occupés prochainement si les autorités locales et fédérales ne prennent pas des mesures d’urgence pour reconnaître le logement comme un « droit humain ».
« S’ils voulaient vraiment, ça pourrait s’arrêter dès aujourd’hui », se désole-t-elle en montrant à l’AFP les campements de SDF qui parsèment la ville.

« Vous ne comprendrez pas la crise des sans-abri tant que vous penserez que ça ne touche que les toxicomanes ou les malades mentaux. Je suis simplement une maman qui cherche à élever ses enfants », insiste Dominique Walker, qui a enfin trouvé un logement à Berkeley, une ville voisine connue pour sa célèbre université.
« J’incite tout le monde à se joindre au mouvement parce que nous tous – enseignants, infirmières, travailleurs – sommes bien plus près d’être SDF que de devenir millionnaires ».

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1640586


 

PREMIER DÉPLOIEMENT US D'UNE ARME NUCLÉAIRE DE "FAIBLE PUISSANCE"

USA: premier déploiement d’arme nucléaire de faible puissance

 Depuis 8 heures  5 février 2020

sous-marinus

 Amérique et Europe - USA

 

Les Etats-Unis ont annoncé mardi avoir déployé pour la première fois une arme nucléaire de faible puissance à bord d’un sous-marin, prétendant vouloir ainsi dissuader la Russie d’utiliser des armes similaires.

« L’US Navy a déployé la tête nucléaire de faible puissance W76-2 sur un missile balistique lancé depuis un sous-marin », a indiqué dans un communiqué le numéro deux du Pentagone, John Rood.

« Des adversaires potentiels, comme la Russie, pensent qu’utiliser des armes nucléaires de faible puissance leur donnera un avantage sur les Etats-Unis et leurs alliés et partenaires », a ajouté M. Rood, qui confirmait ainsi des informations d’un groupe d’experts, la Federation of American Scientists (FAS).

Lors de la publication de la nouvelle « posture nucléaire » des Etats-Unis en février 2018, le Pentagone avait prévenu qu’il allait modifier une cinquantaine de têtes nucléaires pour en réduire la puissance et les embarquer à bord de sous-marins afin de répondre à une ‘menace’ perçue de la Russie.

Selon les prétentions de Washington, ‘Moscou est en train de moderniser un arsenal de 2.000 armes nucléaires tactiques, menaçant les pays européens à ses frontières etcontournant les obligations du traité de désarmement New START’. Ce dernier ne comptabilise que les armes stratégiques servant de fondement à la doctrine de la dissuasion, basée sur la « destruction mutuelle assurée ».

Le déploiement américain de la première arme nucléaire de ce type est destiné à « renforcer la dissuasion » et à donner aux Etats-Unis une capacité de réponse « rapide et moins mortelle », selon les propres termes de M. Rood.

La tête nucléaire W76-2, qui a une charge explosive estimée à 5 kilotonnes, a été déployée fin 2019 à bord du sous-marin USS Tennessee, qui patrouille dans l’Atlantique, selon deux experts de la FAS, William Arkin et Hans Kristensen.

C’est trois fois moins que les 15 kilotonnes de la bombe d’Hiroshima, et très peu comparé aux 455 et 90 kilotonnes des armes nucléaires déjà embarquées à bord de sous-marins américains, précisent-ils.

20.000 soldats US à la frontière russe

Par ailleurs, le site web de la chaîne Euronews a écrit le mardi 4 février que le président US Donald Trump va envoyer « 20 000 soldats qui devront participer aux côtés des forces européennes aux entraînements militaires à la frontière russe ».

« Il s’agira du plus grand renfort en effectifs militaires des États-Unis en Europe depuis plus de 25 ans », ajoute la source.

Les 20 000 soldats américains devront participer à un exercice militaire appelé Defender Europe (défendre l’Europe) avec leur matériel militaire lourd.

Toujours selon Euronews, ces exercices militaires ont lieu à un moment où l’OTAN fait face à des critiques des deux côtés de l’Atlantique sur son rôle et son efficacité.

En novembre dernier, le président français Emmanuel Macron a affirmé que l’Alliance était en état de mort cérébrale, tandis que le président américain Donald Trump reproche aux Européens de n’avoir pas suffisamment contribué au budget de l’OTAN.

Sources: AFP + PressTV

http://french.almanar.com.lb/1637341


 

LES FUTURES GUERRES LANCÉES PAR LES USA ATTEINDRONT LES BASES MILITAIRES US Y COMPRIS CELLES SITUÉES SUR LE SOL AMÉRICAIN

Foreign Policy : les futures guerres lancées par Washington s’étendront jusqu’aux USA

Wed Nov 27, 2019 6:9PM

Le 9M729 est l'un des plus récents missiles de croisière de la Russie. ©Reuters

Le 9M729 est l'un des plus récents missiles de croisière de la Russie. ©Reuters

Les progrès réalisés en matière des équipements militaires ont fait accéder la Chine et la Russie à de nouvelles technologies susceptibles de détruire les bases militaires et les réseaux logistiques de l’Amérique, même ceux se trouvant sur le sol américain.  

Au cours de la majeure partie de son histoire, les États-Unis ont eu le luxe de mener leurs guerres dans des zones sûres ; c’est-à-dire dans des contrées lointaines, vient d’écrire Foreign Policy qui explique que depuis plus de deux siècles, aucune bataille internationale majeure n’a eu lieu sur le territoire américain et pas plus dans son voisinage et que même le bombardement du Pearl Harbor par le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale s’est fait loin du sol des États-Unis. Le journal ajoute qu’au cours des dernières décennies, même les bases américaines installées dans d’autres États n’ont été que très peu confrontées à des menaces.

« Cette grande immunité a permis un mode particulier de guerre pour l’Amérique impliquant des assauts massifs lancés depuis des sanctuaires presque inatteignables. Lors des récentes guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Serbie par exemple, l’armée américaine a utilisé des bases sécurisées et des réseaux logistiques s’étendant du centre des États-Unis aux frontières de l’ennemi. Dans ces vastes espaces sécurisés, les militaires ont pu mener leurs batailles de manière stratégique et organiser des frappes aériennes et aux missiles avec une grande efficacité. En conséquence, les résultats des guerres immédiates ou leurs conséquences n’ont jamais été mis en doute ».

Toutefois, précise l’auteur de l’article de Foreign Policy : « Dans les guerres futures, les nouvelles technologies pourraient permettre à de grandes puissances rivales, telles que la Chine et la Russie, de mener des attaques précises et dévastatrices sur les bases militaires et les réseaux logistiques américains, y compris ceux situés aux États-Unis. Ceci est rendu possible grâce aux progrès réalisés dans les domaines de l’aérospatiale, de la robotique, de l’apprentissage automatique, de l’impression 3D et des nanomatériaux créant de nouvelles classes de missiles et des drones mortels qui peuvent être lancés de manière discrète, parcourir de grandes distances et supporter des forces massives, le tout pour une fraction du coût des technologies traditionnelles ».

Le journaliste étaie son raisonnement de la sorte :

« Les nouveaux missiles hypersoniques, par exemple, associent la vitesse et la portée des missiles balistiques à la maniabilité et à la précision des missiles de croisière. Les véhicules aériens sans pilote (drones) et les planeurs sous-marins ont atteint une portée transocéanique. Les algorithmes peuvent coordonner des essaims de plus de 1000 drones. Les imprimantes 3D au carbone peuvent produire 1 000 corps de drones par jour pour moins de 10 dollars par copie et les nanomatériaux peuvent équiper les drones d’ogives deux fois plus puissantes que les explosifs classiques.

La diffusion de ces technologies rendra le mode de guerre actuel des États-Unis obsolète. Armées de vastes arsenaux de missiles à longue portée et de drones armés, la Chine et la Russie sont de plus en plus capables d’ignorer le sanctuaire militaire américain. Au cours des époques technologiques précédentes, une frappe des bases américaines nécessitait des raids audacieux, généralement trop petits et sporadiques pour contrecarrer la puissance de combat américaine ou alors des tirs de missiles nucléaires susceptibles de déclencher des représailles massives. Maintenant, la Chine et la Russie peuvent envoyer des hordes de missiles conventionnels et de drones pour saccager les réseaux américains, détruisant les plates-formes d’armes américaines, coupant les liaisons de communication américaines et éliminant les dépôts de carburant et de munitions essentiels ».

Et selon Foreign Policy, les Américains ne pourront pas faire face à de telles attaques : « L’armée américaine aurait du mal à réagir rapidement à de telles attaques, car elle n’y est pas préparée. La plupart des bases n’ont que peu, voire pas du tout, de systèmes de défense antimissile et d’abris renforcés. Les avions de combat et les navires de guerre sont souvent garés à découvert, côte à côte. Les communications entre les centres de commandement et les soldats sur le terrain reposent largement sur les satellites qui suivent des orbites prévisibles... La force logistique américaine comprend principalement des navires à vapeur non armés dont la plupart doivent être mis hors service d’ici 15 ans. Les navires de guerre et les sous-marins américains ne peuvent pas être rechargés en mer. Ils doivent donc faire la navette entre le théâtre de guerre et une poignée de navires, passant sur les des ports se trouvant sur le sol américain et ceux se trouvant sur les territoires des alliés américains ». 

Par ailleurs, l’armée américaine dépend de plus en plus des systèmes militaires qui ont besoin de bases militaires sécurisées et de réseaux logistiques pour contrer les capacités anti-accès de la Chine et de la Russie (A2/AD), ce qui aggrave encore davantage la situation pour les États-Unis. Par exemple, les États-Unis utilisent le B-21 qui n’est pas encore opérationnel et ce, alors même que la Russie et la Chine sont déjà capables de détruire ce système aérien.

Guerre anti-Iran: ce qui attend les USA!

Guerre anti-Iran: ce qui attend les USA!

6 400 milliards de dollars et plus de 800 000 morts, voici le coût de la soi-disant lutte anti-terroriste des États-Unis.

http://french.presstv.com/Detail/2019/11/27/612280/LAmrique-devra-bientt-se-battre-sur-son-propre-sol


 

LA GOUVERNANCE FASCISTE US NE CONSIDERE PLUS LES COLONIES ISRAÉLIENNES EN CISJORDANIE COMME ETANT CONTRAIRES AU DROIT INTERNATIONAL

Washington ne considère plus les colonies israéliennes contraires au droit international

 Depuis 7 heures  19 novembre 2019

colonies

 Amérique et Europe - USA

 

Les Etats-Unis ne considèrent plus les colonies israéliennes en Cisjordanie comme étant contraires au droit international, a annoncé lundi le chef de la diplomatie américaine, alors que ces occupations de territoires palestiniens sont jugées illégales par l’ONU et une grande partie de la communauté internationale.

« Après avoir examiné soigneusement tous les arguments de ce débat juridique », l’administration de Donald Trump conclut que « l’établissement de colonies israéliens en Cisjordanie n’est pas en soi contraire au droit international », a dit Mike Pompeo devant la presse.

Cette décision pourrait être interprétée comme un coup de pouce au Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu, qui a proposé d’annexer une partie des colonies de Cisjordanie occupée, au moment où les partis israéliens mènent de difficiles tractations pour former un nouveau gouvernement.

Les colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par les Israéliens depuis 1967 sont jugées illégales par l’ONU, et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix.

La politique américaine s’appuyait jusqu’ici, au moins théoriquement, sur un avis juridique du département d’Etat remontant à 1978, selon lequel « l’établissement de colonies de population dans ces territoires » n’était « pas conforme au droit international ».

Mike Pompeo a donc décidé que cet avis était caduc.

« La vérité, c’est qu’il n’y aura jamais de solution judiciaire au conflit, et que les débats sur qui a raison et qui a tort au regard du droit international n’apporteront pas la paix », a-t-il estimé, prétendant qu’il ne s’agissait ni d’une ingérence dans la politique israélienne, ni d’un feu vert à la colonisation.

Trump isole les États-Unis

sanders-730x438

En réaction, le sénateur et candidat aux présidentielles américaines, Bernie Sanders, a estimé que Trump a tort et joue avec sa base extrémiste.

‘Les colonies israéliennes en territoire occupé sont illégales. Cela ressort clairement du droit international et des multiples résolutions des Nations Unies. Encore une fois, M. Trump isole les États-Unis et sape la diplomatie en s’appuyant sur sa base extrémiste.

Sans surprise, l’Autorité palestinienne a dénoncé la déclaration américaine. « [Washington n’est] pas qualifié ou autorisé à annuler des dispositions de droit international et n’a pas le droit de légaliser des colonies israéliennes», a déclaré dans un communiqué le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina.

« Nous avons déjà entamé les pourparlers à l’ONU afin de présenter un projet de résolution au Conseil de Sécurité. Nous nous attendons à un veto de Washington, mais nous allons néanmoins aller de l’avant », a déclaré mardi le négociateur en chef des Palestiniens, Saëb Erekat.

« Les Etats-Unis imposeront alors leur veto au droit international », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne. « Ils veulent nous voir sur nos genoux…Mais nous allons nous tenir debout ».

L’annonce de la Maison Blanche « confirme l’évaluation que se fait la Palestine de l’administration Trump, qui est une menace pour la paix internationale car elle est complice des crimes d’Israël », a commenté Hanane Achraoui, cadre de l’Organisation de libération de la Palestine.

L’ambassadeur des Etats-Unis à AlQuds occupée David Friedman est allé jusqu’à estimer qu’Israël avait « le droit » d’annexer « une partie » de la Cisjordanie occupée.

Et Mike Pompeo avait refusé en avril de dire si Washington s’opposerait à une éventuelle annexion des colonies de Cisjordanie par l’entité sioniste.

L’administration Trump a déjà pris des décisions spectaculaires en rupture avec le consensus international et avec la tradition diplomatique américaine, en reconnaissant unilatéralement Jérusalem AlQuds occupée comme capitale d’Israël et l’annexion du Golan syrien par l’entité sioniste.

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1558449


 

LES USA POURRAIENT PERDRE UNE GUERRE DES GRANDES PUISSANCES ET ETRE DÉTRUITS PAR LA CHINE EN 30 MINUTES

Comment les États-Unis pourraient perdre une guerre des grandes puissances ?

Sat Nov 2, 2019 5:51PM

Comment les États-Unis pourraient perdre une guerre avec d'autres grandes puissances telles que la Chine et la Russie ? Getty images/Archives

Comment les États-Unis pourraient perdre une guerre avec d'autres grandes puissances telles que la Chine et la Russie ? Getty images/Archives

Dans un article ayant pour titre « Comment les États-Unis vont-ils perdre la prochaine lutte pour le pouvoir ? » le centre de réflexion Rand Corporation indique qu’avec les stratégies suggérées par le Pentagone, les États-Unis ne sont pas prêts à rivaliser dans la « bataille du pouvoir » et qu’ils seront forcément des perdants.

« Le département de la défense se concentre sur les menaces que la Russie et en particulier la Chine font peser sur les intérêts, les alliés et les partenaires américains comme Taïwan », note le rapport qui ajoute que pour le moment, les forces américaines semblent mal positionnées pour relever ces défis.

En effet, la Russie et la Chine ont toutes deux développé de formidables réseaux de missiles, de radars, de systèmes de guerre électronique, pour se développer et même bloquer la capacité des forces américaines à opérer dans le Pacifique occidental et en Europe orientale pour défendre leurs alliés et partenaires. La Chine en particulier développe des capacités de plus en plus impressionnantes pour projeter son armée le plus loin possible, notamment par le biais des systèmes tels que les porte-avions, l’aviation à longue portée et les sous-marins à propulsion nucléaire. Ensemble, ces forces ont fait basculer l’équilibre militaire dans des pays tels que Taïwan et les États baltes, passant d’une domination indiscutable des États-Unis à une situation beaucoup plus compétitive.

La question est « que faire à ce sujet », s’interroge la Rand Corporation. Si rien n’est fait, la Chine ou la Russie peuvent chercher à exploiter ces avantages pour contraindre ou même conquérir des alliés américains ou Taïwan. En réponse, certaines voix influentes au sein du gouvernement américain suggèrent des « stratégies d’escalade horizontale » ou d’imposition de coûts. Il s’agit des approches qui élargiraient, selon le think tank, le champ de bataille pour infliger encore plus de coûts, au-delà de ceux du front de la guerre.

La raison objective de ces arguments est que les avantages locaux de la Chine dans le Pacifique occidental ou de la Russie sur la frontière de l’Europe de l’Est sont trop importants pour être inversés en faveur des États-Unis. Mais Washington peut utiliser, selon le think tank, sa portée mondiale pour infliger des coûts importants à la Chine ou à la Russie. Par exemple, dans l’éventualité où la Chine attaquerait Taïwan, les États-Unis pourraient imposer un embargo commercial ou s’attaquer à la base chinoise de Djibouti ou encore à des installations dans des endroits tels le Pakistan, le Cambodge ou le Sri Lanka.

Et si la Russie s’emparait des États baltes, les États-Unis pourraient attaquer les forces russes en Crimée ou en Syrie. La théorie est que menacer de détruire ou d’emporter des objets plus loin pourrait amener l’adversaire à s’abstenir d’attaquer ou à abandonner sa cible initiale.

Mettant en cause l’efficacité de la stratégie américaine face à ses deux grands rivaux, les commentateurs de la Rand Corporation indiquent : « En effet, s’appuyer trop lourdement sur de telles approches jouerait directement dans le sens des avantages chinois et russes ».

« Ce n’est pas parce que l’escalade horizontale et l’imposition des coûts ne peuvent pas être efficaces dans l’abstrait, c’est plutôt parce qu’élargir une guerre aux dépens de la lutte locale va généralement dans le sens des intérêts de la Chine et de la Russie, et non les États-Unis et de leurs alliés », poursuit le texte.

Toujours selon les analystes du Centre de réflexion, c’est parce que les États-Unis tentent de défendre leurs alliés et leurs partenaires dans les cours de ces autres grandes puissances. Ce faisant, les intérêts des États-Unis sont importants, mais restent toutefois partiels. Les intérêts de la Chine et de la Russie seront probablement beaucoup plus profonds. La Chine se soucie peut-être davantage de Taïwan qu’elle considère comme une province renégate. Ou pour la Russie, les États baltes sont directement les voisins de Saint-Pétersbourg. Alors que pour les États-Unis les intérêts directs ne sont pas en jeu.

L’escalade horizontale est donc un mauvais choix pour les États-Unis dans ces circonstances, car ni la Chine ni la Russie n’ont rien à voir avec la présence à l’étranger des États-Unis et, par conséquent, aucune des deux ne s’intéressera à rien de plus, au-delà de ses frontières, que de gagner la bataille sur Taïwan ou les pays baltes. Certes, la Russie a des intérêts en Syrie et la Chine à Djibouti, mais l’importance de ces derniers pour chacun d’eux est minime par rapport aux États baltes ou au statut politique de Taïwan, prévient encore le centre de réflexion.

Selon le rapport, certains stratégistes au sein du Pentagone vont encore plus loin et souhaitent une confrontation directe avec la Chine et la Russie dans des régions telles que l’Extrême-Orient ou la Chine occidentale ; ce qui ne fonctionnerait pas non plus pour les États-Unis, car il existe un risque que la guerre limitée devienne une guerre généralisée.

Le rapport recommande enfin : « la stratégie de défense nationale US doit chercher, en coordination avec les alliés et les partenaires, à développer des capacités et des stratégies militaires empêchant la Chine et la Russie de dominer leurs territoires avoisinants ».

La Chine détruira les USA en 30'

La Chine détruira les USA en 30'

Le nouveau missile chinois à arme nucléaire atteint les USA en 30 minutes.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/11/02/610206/Chine-Russie