VENEZUELA

VENEZUELA : LE PRESIDENT MADURO DONNE 72H A L'AMBASSADRICE DE L'UE POUR QUITTER LE PAYS

Nicolas Maduro

Maduro donne 72h à l'ambassadrice de l'UE pour quitter le Venezuela

© Sputnik . Stringuer

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En réaction aux sanctions adoptées le 29 juin par l'Union européenne contre 11 fonctionnaires vénézuéliens, le Président Nicolas Maduro a donné le jour même 72 heures à l'ambassadrice à Caracas pour quitter le pays.

Nicolas Maduro a annoncé le 29 juin l'expulsion de la représentante de l'UE à Caracas Isabel Brilhante Pedrosa lors d'un discours au palais présidentiel de Miraflores.

«Qui sont-ils pour tenter de s'imposer par la menace? Qui sont-ils? Ca suffit! C'est pourquoi j'ai décidé de donner 72 heures à l'ambassadrice de l'Union européenne pour quitter notre pays», a déclaré Nicolas Maduro.

«Nous réglerons cela en 72 heures. [...] On lui fournira un avion pour qu'elle s'en aille, mais nous allons mettre nos affaires en ordre avec l'Union européenne», a-t-il poursuivi.

 

 

Un pétrolier (image d'illustration)

© CC0 / DIMITRISVETSIKAS1969

Washington va ajouter à sa liste noire des dizaines de pétroliers étrangers commerçant avec le Venezuela, selon Reuters

Le Venezuela a suspendu les vols commerciaux en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

 

L'UE a sanctionné le 29 juin 11 responsables vénézuéliens impliqués dans des actions contre l'opposition au gouvernement de Nicolas Maduro, dont Luis Parra qui a tenté de se substituer en mai à Juan Guaido à la présidence du Parlement.

Juan Guaido est reconnu comme Président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays.

«La prétendue élection de Luis Parra n'était pas légitime car elle ne respectait pas les procédures juridiques, ni les principes constitutionnels démocratiques», a déclaré l'Union européenne citée par l'AFP.

Le Venezuela a été en 2017 le premier pays d'Amérique latine à faire l'objet de sanctions de la part de l'UE.

https://fr.sputniknews.com/international/202006301044026963-maduro-donne-72h-a-lambassadrice-de-lue-pour-quitter-le-venezuela/


 

LE VENEZUELA DÉNONCE LA PRESENCE DANS SES EAUX TERRITORIALES D'UN NAVIRE DE GUERRE DES ETATS-UNIS

 

Caracas 25 juin (RHC)- Le ministre de la défense du Venezuela, Vladimir Padrino a dénoncé le fait qu’un navire de guerre du gouvernement des États-Unis s’est approché de 30 miles des côtes vénézuéliennes.

Au cours du meeting de commémoration du 199e anniversaire de la Bataille de Carabobo et de la création de l’Armée de Libération, Vladimir Padrino a qualifié cet acte de provocation digne de l’attitude arrogante d’un gouvernement qui prétend en finir avec la souveraineté du pays par la voie de la violence.

« Ces actes mettent en cause notre droit maritime et la surveillance permanente de nos eaux juridictionnelles a signalé le ministre qui a dit au gouvernement nord-américain de ne pas oser réaliser des opérations militaires dans des eaux vénézuéliennes car ils se heurteront à des actions de la Force Armée Nationale Bolivarienne.

À ce sujet Padrino a relevé que le Venezuela a besoin d’une union nationale sans précédent face aux agressions du gouvernement étasunien. Il a assuré que plus il aura des attaques, plus le peuple de la nation bolivarienne sera uni.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/226768-le-venezuela-denonce-l%E2%80%99entree-dans-ses-eaux-territoriales-d%E2%80%99un-bateau-des-etats-unis


 

PRESIDENT MADURO : IL Y A 199 ANS, LE VENEZUELA ENTERRAIT A JAMAIS LA DOMINATION COLONIALE

 

Président Maduro : il y a 199 ans, le Venezuela enterrait à jamais la domination coloniale
Écrit par Enio Melean le 24/06/2020. Publié dans Actualités

"Il y a 199 ans, le Venezuela a enterré à jamais la domination impériale espagnole et a laissé à notre Libérateur un mandat sacré qui fait que jamais, au grand jamais, le Venezuela ne sera aux mains d'un empire qui tente de le dominer, qui tente de le mettre à genoux.

C'est ce qu'a déclaré le chef d'État et de gouvernement de la République bolivarienne, Nicolás Maduro Moros, lorsqu'il a participé aux actes commémoratifs du 109e anniversaire de la bataille de Carabobo et de la Journée de l'armée bolivarienne, célébrée au Panthéon national de Caracas, où repose la dépouille immortelle du Père du pays, Simón Bolívar.

Dans ce contexte, il a souligné ce geste historique comme "un processus inévitable d'indépendance, de dignité et de rupture avec l'empire espagnol décadent". Un processus imparable, ni par des massacres, ni par des armées étrangères, ni par des mensonges. Un processus unique et fondateur".

A cet égard, il a noté que l'exploit a permis la fondation d'un être national, la gestation d'un caractère et d'une identité nationalistes, "profondément enracinés dans l'être populaire ; notre caractère s'est développé dans la résistance à l'esclavage, au colonialisme et à la barbarie espagnole et européenne contre l'Amérique.

Il y a deux cents ans, à Carabobo, est né un processus d'articulation des forces politiques, militaires, sociales, spirituelles, morales et constitutionnelles pour la liberté et l'indépendance du Venezuela et de l'Amérique.

Presse présidentielle

source :  http://mppre.gob.ve/2020/06/24/presidente-maduro-hace-199-anos-venezuela-enterro-dominacion-imperial/


 

VENEZUELA : AVION IRANIEN CONTRE NAVIRE US!

Pétroliers au Venezuela: le clash USA-Iran a effectivement eu lieu

Tue Jun 23, 2020 5:33PM

Un avion iranien a averti les navires de guerre américains de rester à l'écart des pétroliers se rendant au Venezuela. (Photo d'illustration)

Un avion iranien a averti les navires de guerre américains de rester à l'écart des pétroliers se rendant au Venezuela. (Photo d'illustration)

À la vielle de l’arrivée du sixième navire-cargo battant pavillon iranien aux côtes du Venezuela, au mépris des sanctions américaines, un haut responsable de la République islamique d’Iran a révélé un incident dangereux qui s’était produit le mois dernier entre les forces iraniennes et américaines.    

Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil de discernement du bien de l’Ordre islamique, a déclaré, dimanche 21 juin, qu’un incident dangereux s’était produit entre les forces américaines et iraniennes lorsque les pétroliers de l’Iran étaient en route vers le Venezuela.

« Les forces américaines voulaient barrer la route aux navires iraniens, mais l’Iran n’a pas tardé à faire voler ses drones au-dessus des navires américains et cet avertissement a poussé les forces américaines à laisser ouvert le trajet des pétroliers », a déclaré Mohsen Rezaï.

Auparavant, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Baqeri, avait révélé que les forces américaines avaient tenté, à plusieurs reprises, d’étendre des pièges pour empêcher les pétroliers iraniens d’atteindre le Venezuela.

L’administration Trump qui cherche d’une part à ramener à zéro les exportations d’hydrocarbures de la République islamique d’Iran et de l’autre à renverser le gouvernement légal de Nicolas Maduro, ne cesse de menacer les ports, les compagnies de navigation maritime et les sociétés d’assurance quant à toute coopération avec le Venezuela et l’Iran.

Or, cela n’empêcherait pas l’Iran de vouloir envoyer tous les mois des cargaisons de carburant au Venezuela, selon certaines sources.

Là, le Mexique, lui aussi, s’est dit prêt à acheminer des carburants au Venezuela.

Venezuela : 1er signe d’essoufflement US ?

Venezuela : 1er signe d’essoufflement US ?

Alors que le sixième navire iranien chargé de denrées alimentaires atteint les côtes vénézuéliennes faisant voler en éclat le régime des sanctions américaines et rétablissant surtout le corridor maritime golfe Persique-Caraïbes, Trump demande à rencontrer Maduro.

Dans la foulée, l’agence de presse iranienne Mehr a interviewé Antonio Carta Locci, chercheur des questions géopolitiques basé à Bangkok.

Lors de cet entretien exclusif, l'analyste américain a déclaré que les États-Unis étaient en effet un empire moderne qui devait son pouvoir au contrôle du capital, à la puissance militaire et aux ressources des pays du monde. « Toute tentative destinée à neutraliser cet empire prouve que le monde cherche à établir un ordre multipolaire fondé sur la souveraineté nationale et l’indépendance des pays et qu’il entend s’écarter de cet ordre unilatéral que les États-Unis envisagent de maintenir dans le monde », a déclaré l’analyste.

Et d’ajouter : « Les efforts conjugués par l’Iran, le Venezuela, voire la Russie et la Chine, pour se dresser devant l’hégémonie américaine, grâce à leur Résistance, importent beaucoup aux autres pays et nations du monde. Tant que ces efforts se poursuivent, tout ce que font les États-Unis renforcera, au contraire, l’ordre multipolaire mondial. L’ordre unipolaire que suivent les États-Unis représente un danger sérieux pour la paix mondiale. »

Venezuela-Iran: le troc du siècle!

Venezuela-Iran : le troc du siècle !

Les sanctions économiques américaines perdent rapidement leur effet ; elles sont ridiculisées ainsi que les menaces creuses de Washington.

Antonio Carta Locci a ensuite expliqué : « les États-Unis projettent de monopoliser le marché d’hydrocarbure en développant leur industrie de production de schiste alors que le forage et l’exportation du schiste coûtent beaucoup plus chers par rapport au gaz naturel de Russie. C’est la raison pour laquelle, les Américains imposent des sanctions aux autres, cherchent de renverser des gouvernements et entreprendre des mesures très destructives, au lieu de renforcer leurs capacités de rivalité sur le marché d’hydrocarbure. En effet, tout ce que la Maison-Blanche cherche, en déclenchant ces conflits, est l’amélioration de la situation du schiste en faisant rebondir les prix sur le marché mondial ».

L’analyste a rappelé que même en cas du succès de telles stratégies, les résultats seraient temporaires.

« Là, ça sera les États-Unis qui se feraient le parti perdant, car leurs alliés commenceront tôt ou tard à trouver des solutions pour se débarrasser des ingérences de Washington dans leurs affaires. Ce qui non seulement désappointera les Américains dans leur projet de monopoliser le marché d’hydrocarbure, mais portera un autre coup mortel à l’hégémonie des États-Unis », a-t-il conclu.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/23/628089/Iran-Etats-Unis-Venezuela-carburant-Trump


EXCLUSIF : L’AIDE HUMANITAIRE AU VENEZUELA EST DEVENUE UN NÉGOCE MULTIMILLIONNAIRE

https://www.jacques-tourtaux.com/blog/venezuela/exclusif-l-aide-humanitaire-au-venezuela-est-devenue-un-negoce-multimillionnaire.html

EXCLUSIF : L’AIDE HUMANITAIRE AU VENEZUELA EST DEVENUE UN NÉGOCE MULTIMILLIONNAIRE, PAR FANIA RODRIGUES

Publié par Venezuela infos dans ColombieDroit internationalEtats-UnisGuerre économiqueImmigration/Migrationlutte contre la corruptionMédiamensonges / désinformation / propagande

L’auteure: Fania Rodrigues, journaliste brésilienne en poste à Caracas.

La journaliste brésilienne Fania Rodrigues explique: “Depuis des mois, j’entends la même question au Venezuela : « qu’est-il advenu de l’aide humanitaire des États-Unis ? » J’ai fait mon enquête. Et j’ai découvert un négoce de plusieurs millions de dollars .”

Autoproclamé “président” sur un trottoir de quartier riche à Caracas en 2019, l’hologramme Guaido s’est vite évaporé sous les révélations par la presse états-unienne de sa corruption ou de ses liens avec les assassins narco-paramilitaires “Los Rastrojos” (1500 victimes). On sait moins que ses réseaux ont fait main basse sur “l’aide humanitaire”. Déjà, les grands médias avaient occulté la cause principale de la migration vénézuélienne : la guerre économique des Etats-Unis et ses mesures coercitives unilatérales – sanctions contre des entreprises, blocus maritime, blocage des paiements bancaires pour l’achat de vivres, de médicaments et de pièces de rechange, vols d’actifs pétroliers et financiers de l’Etat vénézuélien par Guaido et les cercles trumpistes, sabotages et attentats paramilitaires contre les services publics, pénuries et hausses de prix organisées par le secteur privé majoritaire dans le pays. Ils passent aujourd’hui sous silence les dizaines de milliers de vénézuéliens qui rentrent au Venezuela, fuyant l’explosion du Covid-19 et la surexploitation des régimes néolibéraux voisins, sans avoir jamais rien vu de la fameuse “aide”.

L’aide humanitaire au Venezuela est devenue un négoce multimillionnaire

Le gouvernement américain a envoyé 656 millions de dollars au Venezuela entre 2017 et 2019 comme « aide humanitaire« , selon des documents officiels de l’Agence américaine pour le Développement International (USAID). Mais on ne sait pas comment les ONGs qui ont reçu ces ressources les ont utilisées dans la pratique.

Après quelques rapports de corruption sortis par la presse, l’Assemblée nationale vénézuélienne (à majorité de droite) a créé une commission pour enquêter sur ce qui s’est passé. Les ONG dirigées par des militants politiques proches de Juan Guaidó sont soupçonnées de recevoir des fonds donnés pour l’aide humanitaire et d’investir dans des activités politiques, dans la formation de jeunes dirigeants, des événements, des campagnes publiques contre le gouvernement, le financement de médias d’opposition, des cours pour journalistes et d’autres activités étrangères à la fonction d’aide humanitaire.

En outre, des rapports publiés aux États-Unis indiquent que le gouvernement américain utilise l’USAID pour financer des politiques contre le gouvernement vénézuélien. L’USAID nie avoir donné de l’argent à Juan Guaidó, mais admet qu’elle paie les dépenses du leader de l’opposition et de l’Assemblée nationale. « Le gouvernement intérimaire [de Juan Guaidó] n’administre aucun programme ou fonds de l’USAID. Dans certains cas, l’USAID paie les remboursements, les frais de voyage et les dépenses des conseillers techniques de l’Assemblée nationale et de l’administration intérimaire de Guaidó, par le biais de fonds d’assistance« .

Autres négoces des ONGs vénézuéliennes

La commission du contrôle de l’Assemblée nationale vénézuélienne enquête sur plus de 200 ONG, selon le président de la commission d’enquête, le député José Brito, du parti d’opposition Primero Justicia. « Ici, nous pouvons mettre en évidence certaines des personnes qui font l’objet d’une enquête, comme Ciudadania Activa, Espacio Público, Foro Penal (NdT: source d’Amnesty International), Redes Ayudas, Súmate, Fundación Futuro Presente, Rescate Venezuela, Cedice-Atlas-Libertad, entre autres« , a déclaré le député.

Le député d’opposition (parti Primero Justicia) José Brito. Photo: archive personnelle

L’ONG Espacio Público, par exemple, est dirigée par le militant de l’opposition Carlos Correa et fait l’objet d’une enquête pour détournement présumé de l’aide humanitaire pour financer le site web d’opposition Crónica Uno. Sur son site web, Crónica Uno déclare que « ce média est une initiative d’Espacio Público« .

Selon M. Brito, les documents indiquent qu’Espacio Público a reçu de l’argent de l’USAID pour l’aide humanitaire mais ne présente pas de projets dans ce domaine. En outre, des documents déclassifiés du gouvernement des Etats-Unis à partir de 2015 montrent que cette ONG est financée par la Fondation Panaméricaine de Développement (PADF), qui reçoit des fonds de l’USAID, de Freedom House et de l’USAID elle-même.

Mais, Crónica Uno n’est pas le seul média soupçonné de recevoir des fonds de l’urgence humanitaire. « Il existe de nombreux médias financés par des ONG qui ont bénéficié de l’aide humanitaire. Nous enquêtons actuellement sur quatre médias, dont le site d’information La Patilla« , explique M. Brito. La Patilla est l’un des plus grands sites d’information du Venezuela. Il est dirigé par l’homme d’affaires Alberto Federico Ravell, qui est également directeur de la communication du bureau de Juan Guaidó et du « Centre national de communication » (site web du « gouvernement provisoire » de Guaidó).

Carlos Correa, directeur de l’ONG « Espacio Publico », fait l’objet d’une enquête de l’Assemblée Nationale

La Fundación Futuro Presente fait l’objet d’une enquête pour utilisation présumée de ressources humanitaires dans les activités des partis politiques. Cette ONG a été fondée en 2008 par le leader politique Yon Goicoechea du parti d’extrême droite Voluntad Popular. En 2014, cette fondation a ouvert une succursale dans l’État de La Floride, aux États-Unis, où elle a été enregistrée en tant que société à but lucratif. Comme Súmate, qui est également enregistrée en tant que société aux États-Unis.

Yon Goicoechea, dirigeant du parti d’extrême droite de Juan Guaido, est soupçonné de détournement de l’aide humanitaire

Le président de la commission du Contrôleur financier explique pourquoi cette fondation fait l’objet d’une enquête. « Un nom qui apparaît dans nos enquêtes est celui de Yon Goicochea, chef du parti de la Volonté populaire et un homme proche du chef de ce parti, Leopoldo López. Goicochea a reçu une grande quantité de dollars de l’USAID et devra expliquer les objectifs et les domaines dans lesquels il a investi tout cet argent« , explique José Brito. Leopoldo López est l’un des principaux leaders du secteur putschiste de l’opposition vénézuélienne et le parrain politique de Juan Guaidó.

Futuro Presente reçoit de l’argent de l’aide humanitaire mais ses activités sont des formations de leaders sur la base d’un cursus néo-libéral. Cette ONG est également impliquée dans l’incursion paramilitaire du 3 mai dernier.

Un document interne de l’USAID, posté sur les réseaux sociaux par le blogueur vénézuélien Alek Boyd, montre que la Fondation Futuro Presente a reçu de l’argent du fonds de l’USAID pour l’agriculture et la sécurité alimentaire en 2019. Selon Brito, ce montant se chiffrerait à environ 10 millions de dollars.

Toutefois, sur son site web, la fondation n’enregistre aucune activité dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation. La nature des projets qu’elle développe est différente : « La Fundación Futuro Presente développe le programme de formation le plus transcendant pour les jeunes leaders au Venezuela« , indique le site web. Ce programme n’a rien à voir avec l’aide humanitaire.

Cette même ONG a été mentionnée par l’ancien militaire vénézuélien, l’ancien capitaine Antonio Sequea, qui a été arrêté pour avoir participé à l’incursion paramilitaire en territoire vénézuélien le 3 mai, connue sous le nom d’opération Gedeon. Dans son témoignage, M. Sequea a déclaré que pendant la période d’entraînement, les mercenaires avaient reçu des fonds de la Fundación Futuro Presente pour payer le loyer de maisons et de voitures sur le territoire colombien.

Une autre ONG vénézuélienne mentionnée dans un document de l’USAID est le Centre de Diffusion des Connaissances Économiques pour la Liberté (Cedice-Atlas-Libertad) qui a également reçu de l’argent du fonds pour l’agriculture et la sécurité alimentaire. Comme la Fundación Futuro Presente, l’ONG Cedice propose des cours de leadership pour les jeunes, principalement issus de la classe moyenne. Dans le programme d’enseignement, elle décrit l’un des cours. « Cedice Joven » : un groupe de jeunes qui partagent l’idée d’une société libre. Parmi les activités, on peut citer le « Cercle de lecture Bastiant pour discuter, réfléchir sur le libéralisme et la culture libérale« . Elle organise également des cours pour les journalistes, dont l’accent est mis sur les « théories et doctrines économiques du système de l’économie libre ». Rien dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation, ni dans celui de l’aide humanitaire.

Les rapports des médias vénézuéliens montrent qu’entre 2009 et 2015, le Cedice avait déjà reçu des financements et des conseils du Centre pour l’entreprise privée internationale (CIPE), qui est une branche commerciale du Département d’État et de ses institutions financières. Il a également reçu des ressources du National Endowment for Democracy (NED) et de l’USAID. La NED est une ONG créée et financée par le Congrès américain, selon des informations officielles du gouvernement américain. Elle fonctionne comme une agence gouvernementale, bien qu’elle ait le statut d’ONG.

Parmi les directeurs de Cedice figure l’ancien banquier Oscar García Mendoza, qui a été nommé vice-président de l’ONG. Mendoza était président du Banco Venezolano de Crédito et est identifié comme un intermédiaire dans les négociations entre les ONG vénézuéliennes et des organisations telles que NED et USAID, selon un article de 2014 sur le site web Aporrea.

Aux États-Unis, le Cedice est partenaire du think thank Cato Institute, un établissement d’enseignement libéral dont la mission est de former « les futurs dirigeants, penseurs, avocats et partisans du mouvement libéral, promouvant ainsi les principes de liberté individuelle, d’État minimal, de libre marché et de paix« . Au Venezuela, les deux institutions ont fondé l’université de Cato-Cedice, située dans une zone rurale à l’extérieur de Caracas.

partenaires et financeurs de CEDICE / ATLAS / LIBERTAD

Selon son site web, le Cedice est actuellement parrainé par l’Institut Atlas aux États-Unis, financé par les frères David et Charles Koch, milliardaires de l’industrie pétrolière. En outre, Charles Koch a contribué à la fondation de plusieurs organisations, dont le Cato Institute lui-même, l’Institut d’études humaines et la Déclaration des droits. Et comme tout est lié, c’est le Cato Institute qui décerne chaque année le prix Milton Friedman et l’a remis à Yon Goicoechea en 2008. Le dirigeant de Voluntad Popular a reçu 500 000 dollars et c’est avec cette ressource qu’il a créé la Fundación Futuro Presente.

Le Cedice est également partenaire d’une autre organisation, l’ONG Un Mundo Sin Mordaza (UMSM), « un monde sans baillon« , dont la mission principale est de « mener des campagnes internationales de sensibilisation sur la situation au Venezuela« , selon le site web de l’UMSM.

L’UMSM est l’une des principales ONG financées par le gouvernement étatsunien et reçoit des fonds de l’USAID et du NED, selon le professeur américain Tim Gill de l’Université de Caroline du Nord Wilmington. « NED et USAID ont continuellement soutenu les partis d’opposition et les ONG orientées vers l’opposition comme A World Without a Gag et Cedice« .

Comme si tout cela ne suffisait pas, une nouvelle plainte concerne un autre proche de Guaidó, depuis la semaine dernière. Le directeur pour l’Amérique latine de l’ONG Project Cure, Marvin Autry, dit avoir donné un total de 25 000 dollars au militant du parti d’extrême droite Voluntad Popular Lester Toledo. L’argent devait servir à payer l’expédition d’un conteneur rempli de fournitures et d’équipements médicaux, d’une valeur de 500 000 dollars, qui serait donné à la clinique de la maison San Rafael dans la ville de Maracaibo (État vénézuélien de Zulia).

Autry a déposé une plainte officielle et a remis un bordereau de dépôt sur le compte de la société présenté par Toledo : V and Sons Supply. Cependant, la cargaison n’a jamais été retirée de l’entrepôt de Houston, où elle est stockée depuis un an et quatre mois. Tolède est le coordinateur international de l’organisation vénézuélienne Coalición Ayuda y Libertad, créée par Juan Guaidó lui-même pour collecter des fonds pour « l’aide humanitaire. »

L’USAID finance-t-elle l’opposition vénézuélienne ?

Le professeur Tim Gill déclare que ses recherches ont révélé que le Bureau des Initiatives de Transition (OTI), un département de l’USAID, a aidé à organiser des groupes d’opposition au Venezuela avec l’aide d’entrepreneurs et de sous-traitants. En laissant la première ligne à des tiers contractuels, ces activités ne sont plus soumises à la loi des États-Unis sur la liberté de l’information, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de déclassification des documents à l’avenir.

« Les États-Unis ont soutenu les partis politiques d’opposition vénézuéliens tout au long du gouvernement d’Hugo Chávez et continuent de le faire aujourd’hui. Ils aident à organiser des ateliers pour former les dirigeants des partis, sur des sujets tels que le développement de programmes politiques, des séminaires avec des journalistes et la sensibilisation des jeunes électeurs« , rapporte Gill. Le chercheur est une référence dans l’étude des relations étrangères des États-Unis avec le Venezuela et est chroniqueur pour le Washington Post.

Tim Gill a interviewé des hommes d’affaires, d’anciens entrepreneurs de l’USAID au Venezuela et d’anciens employés de l’USAID aux États-Unis. Un ancien entrepreneur a indiqué qui étaient les interlocuteurs dans le secteur politique de l’opposition au Venezuela. « Lorsque Gill a interrogé un haut responsable de l’USAID sur le travail de l’OTI au Venezuela, l’ancien fonctionnaire a expliqué que l’OTI est une sorte de « force spéciale dans la communauté de l’assistance [humanitaire] pour promouvoir la démocratie« . Un autre responsable de l’agence américaine a déclaré à M. Gill que l’USAID envoie de l’argent aux opposants vénézuéliens « parce que cette formule est plus rapide que l’obtention de ressources par les canaux traditionnels.« 

« L’USAID et le NED ont travaillé avec des groupes d’étudiants vénézuéliens et des organisations communautaires sur le terrain pour accroître le soutien à l’opposition. L’USAID a également sous-traité au groupe privé Development Alternatives, Inc (DAI) pour réaliser ses projets sur le terrain au Venezuela« , note Tim Gill.

La DAI est une vieille connaissance du Département d’État des États-Unis. Cette société multinationale spécialisée dans les « projets de reconstruction » a été engagée pour réaliser de grands projets en Irak après l’invasion militaire américaine en 2003.

Pour tenter de comprendre ce qui se cache derrière ces ressources d’aide humanitaire, nous nous sommes entretenu avec l’un des experts les plus renommés du Droit international humanitaire, le professeur suisse et américain Alfred de Zayas. Titulaire de deux doctorats en droit de l’Université du Havard, Zayas est professeur à l’École de relations diplomatiques internationales de Genève en Suisse, expert indépendant au Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, de 2012 à 2018.

Selon le professeur, les ONGs qui mènent des activités de formation au leadership, qui ont financé les médias ou les partis politiques, ne devraient pas recevoir d’argent des fonds de protection sociale. « L’utilisation du terme « aide humanitaire » dans ce cas est de mauvaise foi. Nous sommes dans le domaine de la propagande politique. Faire un usage politique de ces ressources, c’est aller à l’encontre du vrai sens du travail humanitaire« , note Alfred de Zayas.

L’expert a critiqué le rôle du gouvernement américain dans le financement de ces ONG. « Cela n’a rien à voir avec l’aide humanitaire. Parce que l’aide humanitaire ne vise pas à renverser les gouvernements, mais à aider directement les populations. Si les États-Unis veulent aider le Venezuela, la première chose qu’ils doivent faire est de lever les sanctions économiques contre ce pays » continue M. Zayas.

Ce système de corruption autour de l’aide humanitaire n’est cependant pas exclusif du Venezuela, explique-t-il. « La NED et l’USAD ont instrumentalisé l’aide humanitaire dans le monde entier, non seulement au profit de leurs alliés, mais aussi pour disposer d’un système de chantage. Une fois que ces acteurs politiques sont impliqués dans ce schéma, ils ne peuvent plus échapper à leur jeu politique« .

Le gouvernement des États-Unis, qui prétend qu’il y a une crise humanitaire au Venezuela, n’a pas encore été clair sur ce dans quoi est investie l’aide humanitaire qu’il envoie au Venezuela. La NED, par exemple, a financé 42 projets au Venezuela, mais aucun d’entre eux n’est lié à l’aide humanitaire, malgré l’affirmation du gouvernement états-unien d’une crise humanitaire.

A Cucuta (Colombie) un véhicule de luxe utilisé pour remettre des aliments aux migrants vénézuéliens

« Il est plus rentable d’ouvrir une ONG qu’une entreprise »

La ville colombienne de Cúcuta, à la frontière colombienne avec le Venezuela, est un havre pour les ONG qui ont transformé l’aide humanitaire en une entreprise de plusieurs millions de dollars, selon le membre du Congrès José Brito. « Lors des premières enquêtes, j’ai été surpris par les propos de certaines personnes à Cúcuta. De nombreux Vénézuéliens nous ont dit qu’il valait mieux ouvrir une ONG que d’avoir une entreprise, car il était facile de justifier l’aide aux immigrants vénézuéliens à la frontière« .

Les recherches indiquent que, dans la plupart des cas, l’argent destiné à ces ONG n’entre même pas au Venezuela. Ils opèrent avec des comptes bancaires en Colombie et aux États-Unis. En outre, le Venezuela est le seul pays d’Amérique latine pour lequel l’USAID ne signale pas quelles organisations ont reçu ses fonds, se contentant de préciser les fonds d’où provenait l’argent. Tout cela rend l’enquête difficile.

Le Venezuela est le seul pays d’Amérique Latine pour lequel l’USAID ne mentionne pas les ONGS qui reçoivent ses fonds

Un autre problème dans le suivi des ressources est que les fonds de l’USAID et du NED ne sont pas transférés directement aux ONGs, mais qu’ils utilisent plutôt d’autres organisations comme intermédiaires. Parmi les plus récurrents, on trouve le National Democratic Institute (NDI), l’International Republican Institute (IRI), la Pan American Development Foundation (PADF), la Freedom House, tousétats-uniens, et la Fondation espagnole pour l’analyse et les études sociales (FAES). La NED utilise le Centre international pour l’entreprise privée (CIPE) de la Chambre de commerce américaine, l’Institut Syndical Libre (FTUI), du secteur des employeurs industriels, l’Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales (NDIIA), associé au Parti démocrate, et l’IRI, associé au Parti républicain.

Le directeur de la Fondation Progresar, basée à Cúcuta, Wilfredo Cañezalez, explique comment fonctionne le programme des ONGs. La fondation qu’il dirige n’a aucun lien avec l’USAID ou les ressources d’aide humanitaire. « L’immigration des Vénézuéliens et le transit de ces immigrants vers d’autres pays ont fait de la Colombie une grande entreprise, non seulement pour les petites ONGs, mais aussi pour les entreprises et les grandes ONGs qui ont des contrats de grande valeur avec des organisations internationales, pour apporter un soutien supposé à la population immigrée » explique M. Cañezalez.

Selon lui, la principale source de corruption se trouve dans les contrats de fourniture de nourriture et de kits d’hygiène aux immigrants qui traversent chaque jour le pont international Simon Bolívar. « Ces ONGs fournissent de la nourriture, du matériel d’hygiène personnelle et une aide au transport. Ce sont de gros contrats. Ils peuvent faire payer jusqu’à 30 000 pesos colombiens (8 dollars) pour livrer un simple sandwich mortadelle-fromage. Il existe un réseau de corruption qui tourne autour de la surfacturation« , explique-t-il.

Photo: Fania Rodrigues. Par la frontière colombo-vénézuélienne vont et viennent quotidiennement 35 mille personnes qui ne sont pas des "migrants"

Photo: Fania Rodrigues. Par la frontière colombo-vénézuélienne vont et viennent quotidiennement 35 mille personnes qui ne sont pas des « migrants »

Pour justifier la livraison de ces produits par les financiers, ils prennent des photos des personnes qui reçoivent les kits. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont tous des immigrants, car il s’agit de la frontière la plus « chaude » du continent, après Tijuana, au Mexique. Avant la pandémie, environ 35 000 personnes se déplaçaient entre Cúcuta et São António de Táchira, une ville frontalière du côté vénézuélien. La plupart ont traversé la frontière le matin pour faire des achats ou travailler et sont revenus le soir, selon les fonctionnaires locaux.

Le plan principal est d’obtenir un contrat avec des organisations internationales, telles que l’USAID, selon le directeur de la Fundación Progresar. « Ici, nous savons que pour obtenir un gros contrat avec une organisation internationale, pour fournir de la nourriture aux immigrants, il faut payer une commission. Le pourcentage varie entre 30 et 40 % de la valeur du contrat et doit être versé aux chefs de l’opposition vénézuélienne, qui font payer l’intermédiation. Ici, il y avait des opposants vénézuéliens qui demandaient jusqu’à 50 % de la valeur du contrat. »

Cette information est également mentionnée dans un document de l’Assemblée nationale vénézuélienne fourni au rapport par des sources indépendantes. Le document interne rapporte ce qui suit : « Un des points [à examiner] concerne le cas des ONG qui ont reçu de l’argent de l’USAID, ainsi que 30% des commissions [versées] aux exécutants, avec la présentation préalable des projets. Un autre point est l’intermédiation de M. Alejandro Plaz Castillo, qui est apparu comme le lien entre l’USAID et les ONG, pour la présentation des projets et l’obtention des ressources« . Alejandro Plaz Castillo est directeur de l’ONG Súmate.

Pour José Brito, de nombreuses ONG ont perdu de vue l’objectif humanitaire des ressources données pour améliorer la vie des Vénézuéliens. « Avoir une ONG qui reçoit des ressources des organisations internationales est devenu une affaire de plusieurs millions de dollars, surtout pour une structure politique qui défend publiquement l’idée qu’elle se bat pour les Vénézuéliens. »

« Vous ne voyez pas les ONGs qui opèrent à la frontière et qui servent les immigrants vénézuéliens en Colombie, dit Orlando Bantran, directeur de la Fondation Bronx Banquet, qui s’occupe des Vénézuéliens. « Aucune ONG qui contrôle les ressources de l’aide humanitaire n’a pris la responsabilité de servir ces migrants qui sont en transit en Colombie. Nous desservons entre 400 et 600 personnes, qui passent chaque jour sur la route entre Bogota et Cúcuta« , explique Beltrán. Cependant, cette ONG ne reçoit pas de financement de l’USAID. « Nous recevons des dons de particuliers, de propriétaires de petites entreprises et d’amis« .

Les immigrants vénézuéliens parcourent actuellement des milliers de kilomètres pour rentrer au Venezuela en raison des difficultés économiques causées par la pandémie de covid-19. En cours de route, ils ont besoin d’une assistance médicale, de transport, d’un abri et de nourriture. Bronx Banquet et l’ONG Norwegian Refugee Council (NRC) sont les seuls à fournir ce type d’aide à l

VENEZUELA : PREMIERE MARCHE ARRIERE OU RUSE DE GUERRE DE L'IMPRÉVISIBLE TRUMP?

Sanctions US « défiées » : Trump souhaite dialoguer avec Maduro

Mon Jun 22, 2020 6:17PM

Donald Trump (G) et Nicolas Maduro. ©Reuters

Donald Trump (G) et Nicolas Maduro. ©Reuters

Est-ce une première marche arrière ? Cela en a l’air. Alors que le sixième navire iranien chargé de denrées alimentaires atteint les côtes vénézuéliennes faisant voler en éclat le régime des sanctions américaines et rétablissant surtout le corridor maritime golfe Persique-Caraïbes, Trump demande à rencontrer Maduro.

Lire aussi: Corridor Est-Ouest, là où les USA se sont pliés

L'ambassadeur d'Iran à Caracas a confirmé que le navire-cargo iranien appelé «Golsan» s’était bien accosté aux côtes du Venezuela.

Hojatollah Soltani a déclaré qu’avec l’arrivée du navire chargé de denrées alimentaires, l'Iran va se lancer dans la distribution à prédominance alimentaire au Venezuela.

D’après l'ambassadeur d'Iran, le navire avait quitté le port de Bandar Abbas pour le Venezuela le 15 mai.

La livraison de nourriture au pays intervient alors que l’Iran défiant les sanctions américaines contre Téhéran et Caracas, a déjà envoyé cinq pétroliers au Venezuela il y a quelques semaines pour approvisionner le pays en essence.

 

Iran: le 6ème pétrolier au Venezuela!

Iran: le 6ème pétrolier au Venezuela!

Un sixième navire-citerne iranien devrait bientôt accoster au Venezuela, selon The Washington Post.

L’arrivée du sixième navire iranien au pays latino-américain en dépit des sanctions économiques sévères contre l’Iran et le Venezuela prouve l’inefficacité de ces sanctions et l’échec de la politique de pression maximale de l’administration Trump contre Téhéran.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a laissé entendre qu'il était disposé à rencontrer le président Nicolas Maduro, envoyant également des signes de sa perte de confiance envers le chef de l'opposition Juan Guaido.

Dans une interview publiée dimanche, Trump a déclaré qu'il envisagerait de rencontrer son homologue vénézuélien.

« J'y penserais peut-être. ... Maduro aimerait aussi que nous nous rencontrions. Et je ne suis jamais opposé aux réunions », a déclaré vendredi Trump à l'agence de presse en ligne Axios.

Venezuela : les six coups du CGRI…

Venezuela : les six coups du CGRI…

L’Iran a réussi à briser l’hégémonie des États-Unis en bravant leurs sanctions imposées unilatéralement et en conduisant la confrontation dans le pré-carré de Washington en Amérique latine.

Jusqu'à présent, l'administration Trump a mené une politique intransigeante à l'égard de Caracas, frappant plusieurs séries de sanctions paralysantes contre le pays d'Amérique latine riche en pétrole dans le but de renverser Maduro et de le remplacer par Guaido.

Selon les analystes, les récents commentaires de Trump témoignent de la perte de confiance du président envers Guaido.

Lire aussi: Expédition économique iranienne aux Caraïbes: 1ère marche arrière américaine

Lorsqu'on lui a demandé s'il regrettait d'avoir soutenu la figure de l'opposition, Trump a d'abord dit: "Pas particulièrement", mais a ensuite ajouté: "J'aurais pu vivre avec ou sans cela, mais j'étais très fermement contre ce qui se passait au Venezuela."

L'ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a écrit dans son livre qui devait être rendu public mardi que Trump considérait Guaido comme un «enfant faible qui n'a pas ce qu'il faut», alors qu'il décrivait Maduro comme le « fort, intelligent et coriace » du pays.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/22/628035/Sanctions-US-dfies-Trump-souhaite-dialoguer-avec-Maduro


 

UN 6ème PÉTROLIER IRANIEN BIENTÔT AU VENEZUELA !

Ce n'est pas uniquement du carburant, c'est un projet Résistance/Amérique du Sud qui devrait inquiéter Washington

Sat Jun 20, 2020 11:29AM

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Le pétrolier iranien Golestan arriverait au Venezuela, le 21 juin 2020.

Le pétrolier iranien Golestan arriverait au Venezuela, le 21 juin 2020.

Alors que la marine iranienne vient d'accomplir un premier exercice naval combinant ses unités balistiques mer-mer et côte-mer et ce, à des dizaines de kilomètres des côtes iraniennes au nord de l'océan Indien, les sources d'information ont fait état du départ d'un sixième navire-cargo US à destination des Caraïbes. Décidément ce corridor Est-Ouest anti-sanction US que l'Iran vient d'ouvrir et à laquelle la Chine a déjà largement contribué, est définitivement rétabli. Le navire-cargo, battant pavillon iranien s'appelle Golestan et à en croire The Washington Post,  "il aurait quitté l'Iran à la mi-mai et serait actuellement en route au large de la Barbade, en direction des côtes vénézuéliennes". Le sixième pétrolier iranien part aux Caraïbes alors que la semaine dernière, les Etats Unis ont rendu publique une liste de 120 pétroliers "appartenant d'une manière et d'une autre à l'Iran" et qui sont "sanctionnés". 

Le périple de Golestan, vers le Venezuela marque, souligne le journal, "une relation entre les deux pays" qui s'approfondissent et ce, au mépris des sanctions draconiennes des USA qui sont là à la fois défiées et castréesThe Washington Post se réfère ensuite au directeur de la société d'investissement Caracas Capital Markets, basée à Miami, qui dit savoir que "le navire-citerne iranien ne transporterait pas que du carburant mais aussi des pièces pour continuer la réparation des raffineries du Venezuela". Ce qui "tout raison garder risque d'ouvrir grande la voie à une autosuffisance vénézuélienne en termes d'essence". "Les cinq pétroliers iraniens ont livré de quoi satisfaire le besoin d'un mois du Venezuela mais il semble qu'ils ont surtout ramener de quoi restituer les capacités de raffinage du Venezuela, grand producteur du pétrole". 

Venezuela-Iran: le troc du siècle!

Venezuela-Iran: le troc du siècle!

Les sanctions économiques américaines perdent rapidement leur effet ; elles sont ridiculisées ainsi que les menaces creuses de Washington.

Mais que feront les Etats-Unis en réaction à ce nouveau défi iranien lancé à leur encontre? " Fin mai, l’Iran livrait 1.5 millions de barils d'essence au Venezuela, ce qui devrait répondre à un mois de consommation interne au Venezuela. Ce sixième navire semble avoir pour mission de consolider le corridor maritime Golfe Persique-Caraïbes et il semblerait qu'il transporte à la République bolivarienne les moyens nécessaires pour que ces livraisons soient constantes. Mais il y a un autre danger qui se profile : l'Iran semble s'être ouvert par Venezuela interposé les portes du juteux marché sud-américain où il pourrait faire écouler non seulement son pétrole mais surtout ses produits dérivés. Puis il y a une vague de désobéissance qui est sur le point de traverser les Caraïbes. Déjà le Mexique s'est porté candidat à briser les sanctions US et à livrer de l'essence au Venezuela et ce, contre de l'or. L’Iran continue donc d’acheminer ses navires-citernes vers le Venezuela alors que l’administration Trump menaçait de les empêcher d’arriver à leur destination. Saura-t-elle agir cette fois en ce sens? Peut-être mais au risque de déclencher un face-à-face dans le golfe Persique. Pour l'heure, Washington assiste à la perte de son influence dans son pré-carré mais occupé par mille et une crises internes, il ne peut lever le petit doigt". 

Vendredi 19 juin l’ambassadeur du Venezuela à Téhéran, Carlos Antonio Alcala Cordones, a montré d'ailleurs la voie : il a déclaré, lors d’un entretien avec les médias iraniens que son pays était en mesure de trouver une solution pour contourner les sanctions des États-Unis. « Le Venezuela est déterminé à approfondir ses relations avec la République islamique d’Iran dans les moments critiques », a-t-il souligné.

Et d’ajouter : « Le soutien apporté par l’Iran à la République bolivarienne défie la campagne d’animosité des États-Unis et porte un coup dur à l’impérialisme. Cet événement a eu lieu juste au moment où les États-Unis croyaient qu’ils pourraient isoler le Venezuela mais nous avons prouvé que nous étions en mesure de trouver une solution pour sortir du blocage et contourner les sanctions unilatérales et extraterritoriales des États-Unis. Ce qui s’est produit est le signe d’approfondissement des relations qu’entretiennent l’Iran et le Venezuela depuis 70 ans ».  

PressTV

PressTV

Bientôt les navires-citernes iraniens quitteront le Venezuela.... les USA peuvent-ils éternellement éviter le clash? ...

Interrogé pour savoir comment l’essor des relations irano-vénézuéliennes pourrait influer les liens entre l’Iran et les voisins de la République bolivarienne, Carlos Antonio Alcala Cordones a répondu : « Le transfert de carburant par les navires iraniens vers le Venezuela s’est transformé en un modèle à suivre pour les pays de la région ainsi que d’autres pays du monde car les Iraniens et les Vénézuéliens ont prouvé qu’il était possible de créer une "route commerciale" qui servirait les intérêts des deux pays. Ça, c’est une expérience de valeur pour beaucoup de pays dont l’économie est touchée par le coronavirus et qui de surcroît subissent les sanctions US ».

L’ambassadeur du Venezuela à Téhéran a déclaré que les sanctions, imposées par les États-Unis, empêchaient le développement naturel d’un pays aux immenses ressources : " C'est ce barrage qu'il convient de briser, a dit l'ambassadeur laissant clairement entendre que l'Iran et le Venezuela travaillent à un projet de corridor énergétique avec en toile de fond l'affaiblissement du dollar sur le continent américain .

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/20/627844/Venezuela-Iran-petrolier-carburant-sanctions-Trump


NICOLAS MADURO : LE LIVRE DE BOLTON RÉVÉLE LES INTENTIONS DE TRUMP D'ENVAHIR LE VENEZUELA POUR EN FAIRE UNE COLONIE DES USA

Caracas, 18 juin (RHC)- Le président du Venezuela, Nicolás Maduro a alerté sur les prétentions du gouvernant des États-UNIS, Donald Trump d’envahir ce pays sud-américain et de le transformer en une colonie.

Dans des déclarations diffusées par la chaîne Venezolana de Television, Nicolás Maduro a signalé que les prétentions de Trump sont reflétées dans le livre écrit par l’ex assesseur de sécurité nationale John Bolton, qui a assuré que Donald Trump prétendait transformer le Venezuela en une partie du territoire étasunien.

Maduro a assuré que le livre  “The Room Where It Happened: A White House Memoir” («La pièce où ça s'est produit : Mémoires de la Maison-Blanche»). révèle les menaces et les plans interventionnistes des États-Unis contre le Venezuela et que le gouvernement et le peuple vénézuélien continueront à vaincre.

Le chef d’état vénézuélien a indiqué que dans le livre, Bolton révèle que Trump considérait l’option d’une invasion contre le Venezuela comme quelque chose de bon.

Le chef d’état vénézuélien a approuvé la proposition de  montrer la méfiance de Donald Trump envers le député de droite et auto-proclamé président en charge, Juan Guaidó.

Bien que Trump ait approuvé la proposition de déclarer que les États-Unis reconnaissaient Juan Guaidó au lieu de Maduro, au bout de 30 heures Trump était déjà préoccupé car Guaidó semblai faible et il était en train d’envisager un changement de cap, signale le livre de l’ex-assesseur de la sécurité nationale des États-Unis.

Edité par Reynaldo Henquen

 

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/226080-maduro--livre-de-bolton-revele-les-intentions-de-trump-d%E2%80%99envahir-le-venezuela


 

SI LE VENEZUELA DEMANDE DU PÉTROLE, NOUS LE LUI DONNONS, DECLARE LE PRESIDENT DU MEXIQUE, LOPEZ OBRADOR

Mexique, 15 juin (Prensa Latina) Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, a déclaré aujourd’hui que si le Venezuela demandait du pétrole, il le lui serait donné, précisant que le gouvernement de Nicolás Maduro s’est abstenu de le faire jusqu’à présent.

Lors de sa conférence matinale quotidienne, cette fois depuis Jalapa, dans l´État de Veracruz, il a été demandé au mandataire si le gouvernement bolivarien du Venezuela avait demandé au Mexique de soutenir l’approvisionnement en pétrole comme il est assuré dans des articles de presse, et le mandataire a déclaré catégoriquement que cela ne s’est pas encore produit.

À la question de savoir ce qu’il répondrait si la sollicitude se concrétisait, López Obrador a répondu sans laisser de doute à ce sujet que dans « le cas où le Venezuela le demandait, cela serait par nécessité humanitaire et nous le ferions parce que le Mexique est un pays libre, indépendant et souverain et que nous prenons nos décisions ».

Il a précisé que le Mexique ne s’immisce pas dans les politiques internes d’autres pays et que son gouvernement est fidèle au principe d’autodétermination des peuples.

En outre, il a été catégorique en affirmant que personne n’a le droit d’opprimer d’autres pays, et qu’aucune hégémonie ne peut écraser une nation.

Dans une autre partie de sa conférence, il a insisté sur son point de vue selon lequel, dans l’équilibre à trouver entre la pandémie de Covid-19 et l’économie nationale pour que les travailleurs ne soient pas affectés, il faut éliminer les peurs de sortir dans la rue, mais dans le respect des mesures de prévention annoncées.

Nous devons y aller petit à petit, a-t-il insisté, nous avons déjà appris à prendre soin de nous-mêmes, et ce qui est important, c’est que tout le monde le fasse bien et de manière responsable pour éviter de nouveaux foyers d´épidémie. Et si certains foyers sont détectés, ne pas avoir peur et revenir au confinement, a-t-il conclu.

peo/jcm/Lma

source :

http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884325:si-le-venezuela-demande-du-petrole-nous-le-lui-donnons-a-declare-lopez-obrador&opcion=pl-ver-noticia&catid=59&Itemid=101


 

VENEZUELA : LA RESISTANCE S'ORGANISE

Les USA kidnappent un proche du président Maduro

Mon Jun 15, 2020 4:55PM

Impatient face à la résistance du Venezuela, Washington accroît sa pression sur Maduro. © AP

Impatient face à la résistance du Venezuela, Washington accroît sa pression sur Maduro. © AP

Alex Saab est un homme d'affaires colombien d'origine libanaise, qui possède un passeport vénézuélien. Il est chargé par le gouvernement vénézuélien de fournir des denrées et des médicaments pour le peuple vénézuélien sous la supervision du gouvernement de Nicolas Maduro, président vénézuélien.

L’année dernière, les États-Unis ont accusé Saab de blanchiment d’argent et l’ont sanctionné pour ses contrats alimentaires que les autorités américaines ont qualifiés d’escroqueries en faveur de Maduro.

Visé par une "notice rouge" d'Interpol, Alex Saab, inculpé à Miami pour blanchiment d'argent, a été appréhendé vendredi au Cap-Vert dans l'archipel de l'océan Atlantique, a confirmé l'avocate Maria Dominguez, sans donner davantage de détails.

Iran: l'alerte aux missiles sur l'US Navy!

Iran: l'alerte aux missiles sur l'US Navy!

Les progrès de l'Iran dans le domaine des capacités balistiques sont une révolution technique à part entière.

Certaines sources prétendent qu’Alex Nain Saab Moran a été arrêté à bord de son avion en direction de l’Iran.

« Lors de son arrestation, Saab représentait le gouvernement vénézuélien pour fournir des denrées alimentaires, des médicaments ainsi que d’autres aides humanitaires pour aider Caracas dans sa lutte contre le coronavirus. Mais pourquoi cet enlèvement ?

Après le départ des navires de guerre et des avions de combat appartenant à la quatrième flotte américaine dans les Caraïbes, le monde entier a été surpris du recul des États-Unis sur leurs menaces contre les pétroliers iraniens qui en bravant les sanctions cruelles américaines se sont rendus au Venezuela. Ce recul a eu lieu non pas parce que les États-Unis voulaient respecter le transport maritime et le commerce international, mais par crainte d’une riposte iranienne qui porterait atteinte à leur image chez l’opinion publique.

Venezuela : les six coups du CGRI…

Venezuela : les six coups du CGRI…

L’Iran a réussi à briser l’hégémonie des États-Unis en bravant leurs sanctions imposées unilatéralement et en conduisant la confrontation dans le pré-carré de Washington en Amérique latine.

Les États-Unis avaient raison de redouter une vengeance de la part de l’Iran, car après l’intensification de menaces militaires contre les pétroliers iraniens, les forces armées iraniennes ont reçu l’ordre de poursuivre les navires américains dans le golfe persique et dans la mer d’Oman en vue de les prendre pour cible en cas d’un harcèlement américain contre les pétroliers qui se dirigeaient vers le Venezuela.

Les États-Unis n’avaient pas besoin d’un avertissement pour ne pas s’approcher des pétroliers car ils avaient déjà reçu des messages bien clairs de la part de l’Iran lorsque celui-ci a répondu au piratage des pétroliers britanniques et américains dans le détroit de Gibraltar et à la violation de son espace aérien par le drone espion américain Global Hawk et l’assassinat du général de corps d’armée Qassem Soleimani et d’Abou Mahdi al-Mohandes, ce qui a amené Washington à réfléchir deux fois avant tout acte absurde contre les objectifs de l’Iran qui répondrait sans aucune hésitation. 

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/15/627514/Venezuela-EtatsUnis-Alex-Saab-kidnapping-Maduro-denres-alimentaires-mdicament-coronavirus