VENEZUELA

VENEZUELA : LE PRÉSIDENT MADURO ANNONCE LA CRÉATION D’UN MÉDICAMENT QUI DÉTRUIT LE COVID-19 À 100%

LE PRÉSIDENT MADURO ANNONCE LA CRÉATION D’UN MÉDICAMENT QUI DÉTRUIT LE COVID-19 À 100%

Alors que les chiffres de l’OMS confirment que les politiques volontaristes de santé publique du gouvernement bolivarien ont permis d’aplatir la courbe de contagion du Covid-19 et de maintenir la létalité à un des taux les plus bas du monde (avec 759 décès au total à déplorer depuis mars 2020), le président Maduro vient d’annoncer une nouvelle étape dans la protection de la population face à la pandémie.

Les scientifiques de l’Institut vénézuélien pour la recherche scientifique (IVIC) (que le mandataire avait chargé depuis quelques mois de centrer tous les efforts sur la bataille contre le virus), ont réussi à développer une molécule qui annihile complètement le COVID-19, au terme de six mois de recherches.

Le président a ajouté que le nouveau médicament ne présente « aucun type de toxicité qui affecte les molécules saines ».

photo: archive Al Mayadeen

La molécule mentionnée par le président est le DR10, qui est déjà utilisé dans le traitement de maladies telles que l’hépatite C, le papillomavirus humain et le virus Ebola. Maduro a souligné que l’étude réalisée par les chercheurs de l’IVIC a été corroborée par des scientifiques, et que « dans les prochains jours, nous allons procéder à la construction du protocole pour, par le biais de l’Organisation mondiale de la santé, certifier les résultats obtenus par l’IVIC ».

Une fois cette certification obtenue, déclare le président, le Venezuela procédera à la préparation de la production en masse de cette molécule et la fournira au monde entier avec la collaboration internationale requise.

Les chercheurs de l’IVIC, Venezuela

A noter qu’alors que l’OMS a demandé au Venezuela l’autorisation d’étudier son modèle de lutte anti-Covid, les médias occidentaux ont systématiquement passé sous silence les succès enregistrés par le gouvernement bolivarien, y compris sa politique de rapatriement gratuit de dizaines de milliers de vénézuélien(ne)s pris au piège des régimes néo-libéraux qui ont laissé exploser la pandémie comme le Brésil, l’Equateur, le Pérou ou la Colombie.

Source : https://mundo.sputniknews.com/america-latina/202010251093245662-maduro-anuncia-que-venezuela-ha-desarrollado-un-farmaco-que-anula-el-covid-19-al-100/

Traduction: Thierry Deronne

URL de cet article : https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/10/25/le-president-maduro-annonce-la-creation-dun-medicament-qui-detruit-le-covid-19-a-100/

 
 

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75ème ANNIVERSAIRE DE L'ONU : LE VENEZUELA RATIFIE L'APPEL A LA PAIX ET PRONE LE MULTILATERALISME

Le Venezuela ratifie l'appel à la paix et prône le multilatéralisme à l'occasion du 75e anniversaire de l'ONU
Ecrit par Joselyn Ariza le 24/10/2020. Publié dans Actualités

Ce samedi, le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro, a réitéré l'appel à la paix, à la coopération et au respect pour renforcer et consolider le multilatéralisme, à l'occasion du 75e anniversaire de l'Organisation des Nations unies (ONU).

Le chef de l'État l'a souligné dans un message publié sur son compte Twitter @NicolasMaduro, où il a insisté sur le fait que l'humanité exige de grands changements et que la pandémie COVID-19 est un point de non-retour.

"Du Venezuela, nous célébrons le 75e anniversaire de la fondation des Nations unies et nous ratifions notre appel à la paix, à la coopération et au respect pour renforcer et consolider le multilatéralisme. L'humanité exige de grands changements et la pandémie est un tournant", a écrit le dirigeant vénézuélien.


Il convient de noter que les Nations unies sont officiellement nées le 24 octobre 1945, après que la majorité des 51 États membres qui ont signé le document fondateur de l'Organisation - la Charte des Nations unies - l'aient ratifiée. Cet événement a également permis de donner un caractère officiel à la plupart de ses signataires, dont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Organisation dans son ensemble.

Depuis 1948, chaque 24 octobre est célébré comme la Journée des Nations Unies. En 1971, l'Assemblée générale des Nations unies a recommandé que cette journée soit observée par les États membres comme un jour férié.

source : http://mppre.gob.ve/2020/10/24/venezuela-llamado-paz-multilateralismo-aniversario-onu/

Tag(s) : #Venezuela, #ONU

DE COMMENT LONDRES CRÉA UN OUTIL DE « REGIME CHANGE » AU VENEZUELA

DE COMMENT LONDRES CRÉA UN OUTIL DE « REGIME CHANGE  » AU VENEZUELA

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (à droite) rencontre Juan Guaidó,
le leader de l’opposition vénézuélienne, reconnu comme le « président par intérim » par le gouvernement britannique, Londres, 21 janvier 2020.
(Photo : Twitter/ Guaidó)

Dans une information communiquée par Declassified, le ministère britannique des affaires étrangères a déclaré qu’il avait accordé 250 000 livres sterling en 2019 pour créer la « Coalición Anticorrupción », qu’il décrit comme « une coalition anti-corruption de la société civile et des acteurs des médias libres, pour les aider à lutter contre la corruption et le crime organisé au Venezuela ».

Le ministère des affaires étrangères a versé 200 000 livres sterling supplémentaires à Transparencia Venezuela pour la période de mars à décembre 2020 « pour renforcer la durabilité de la coalition ».

Declassified a constaté que la coalition est dirigée par — et s’associe à — certains des individus et groupes les plus virulents du pays, opposés au gouvernement progressiste de Maduro. Les gouvernements britannique et états-uniens reconnaissent Juan Guaidó comme le « président par intérim » du Venezuela et ont ouvertement cherché à destituer Maduro de ses fonctions.

La coalition, dont le seul bailleur de fonds extérieur semble être le gouvernement britannique, compte déjà 781 organisations et promeut 243 « initiatives ». Transparencia Venezuela appelle le nouveau groupe un « mouvement de citoyens » qui espère parvenir à une « véritable transformation » et à un « nouveau Venezuela ».

Transparencia Venezuela a déclaré à Declassified qu’ils « présentent des rapports d’avancement et de gestion de projet tous les trois mois » à l’ambassade britannique à Caracas.

Les fonds ont été attribués par le Fonds britannique pour les conflits, la stabilité et la sécurité (CSSF) qui, selon le gouvernement, « travaille à la construction de la paix et de la stabilité dans les pays menacés d’instabilité ». Ce dernier est doté de 1,26 milliard de livres sterling.

Le gouvernement britannique avait précédemment refusé les demandes de Declassified de préciser qui il finance au Venezuela. En réponse à deux récentes demandes dans le cadre de la Liberté d’Information, le ministère britannique du développement international (DFID) a déclaré qu’il « dissimulait les détails des organisations que nous soutenons au Venezuela » pour des raisons de santé et de sécurité mais la pertinence de ces mesures en matière de santé et de sécurité n’est pas claire.

Un résumé du programme pour ce projet, daté de mars 2020, est la seule référence publique du gouvernement à la coalition vénézuélienne que Declassified a pu trouver. Il indique que 0,3 million de livres sterling d’aides a été alloué en 2019-2020 pour un « projet de lutte contre la corruption au Venezuela ».

Le document ajoute que « le programme finance également pour la première fois des activités au Panama et au Venezuela » et que la CSSF prévoit « une activité accrue » dans les deux pays avec le projet vénézuélien « axé sur la résistance de la société civile aux pratiques corrompues de l’État ».

Ce financement soulève des questions sur l’engagement du gouvernement en matière de transparence puisque le projet ne semble pas être mentionné sur le site web « DevTracker » du gouvernement, qui est censé répertorier tous les projets d’aide internationale du Royaume-Uni.

Un porte-parole de Transparencia Venezuela a déclaré à Declassified que le groupe « se concentre sur la transparence et la lutte contre la corruption, et pour cette raison, contrôle les ressources qui sont gérées ou qui sont sous la responsabilité des organes actuels de l’Etat ».

Pour un Venezuela intègre : Matériel promotionnel pour la Coalición Anticorrupción, soutenue par le Royaume-Uni.

Se battre dans la rue

Sur sa page « Qui sommes-nous ? », la coalition écrit que sa motivation est de « lutter activement pour mettre fin aux problèmes structurels qui perdurent depuis près de deux décennies et sont profondément enracinés dans ce pays ».

Nombre de ses initiatives nationales visent le gouvernement vénézuélien, tandis que sa page d’information contient de nombreuses critiques sur la manière dont Maduro a géré la pandémie de Covid-19 et des allégations de corruption.

Le site web du groupe ne précise pas qui dirige la coalition. Le ministère des affaires étrangères et l’ambassade britannique à Caracas ont ignoré les questions de Declassified sur les personnes impliquées dans la coalition.

Cependant, un récent rapport mentionne Yonaide Sánchez comme sa coordinatrice nationale. Sánchez, professeur à l’université Lisandro Alvarado de Barquisimeto, dans le nord du Venezuela, est une proche de Guaidó et a soutenu ouvertement les efforts de l’opposition pour renverser le gouvernement de Maduro.

Lors des violentes manifestations de rue d’avril et mai 2017, Sánchez a écrit que « chaque annonce de Maduro confirme que nous devons poursuivre la lutte dans les rues. Le gouvernement est de plus en plus isolé ».

En janvier 2019, peu après que Guaidó se soit auto-proclamé président du Venezuela, Sánchez a écrit : « Moi, Yonaide Sánchez… ne reconnais que Juan Guaidó — président de l’Assemblée nationale — comme le président légitime du Venezuela. J’espère pour le bien de mon pays que mon organisation est d’accord ».

En août 2020, la coalition a invité Guaidó pour une discussion sur le « carrefour électoral » au Venezuela, en demandant « Où allons-nous à partir d’ici ? » En présentant Guaidó comme le « président par intérim » du Venezuela, la conversation a porté sur les avantages d’inviter la Drug Enforcement Agency (DEA) nord-américaine à revenir au Venezuela après son expulsion par le président Hugo Chávez en 2005 pour des soupçons d’espionnage.

Le financement britannique des activités de « lutte contre la corruption » au Venezuela est susceptible d’ajouter aux soupçons selon lesquels le Royaume-Uni donne aux organisations de la société civile les moyens de renverser le gouvernement Maduro. Le gouvernement britannique n’est pas connu pour financer des groupes de lutte contre la corruption dans les États alliés, tels que les régimes du Golfe, où la corruption est courante.

En février 2017, l’ambassadeur britannique au Venezuela, John Saville, a participé à un événement sur la « transparence » aux côtés de Guaidó. En mai dernier, Saville a été identifié comme le chef de l’unité de reconstruction du Venezuela du ministère des affaires étrangères, qui, selon le gouvernement vénézuélien, fonctionnait dans le secret. L’unité cherche ostensiblement à « conduire le Venezuela vers une résolution pacifique et démocratique » de sa crise politique actuelle.

Lors d’un événement de la coalition en mars, Duncan Hill, l’ambassadeur adjoint du Royaume-Uni au Venezuela, aurait déclaré « Le Venezuela a été victime du plus grand pillage de l’histoire ».

L’actuel ambassadeur britannique à Caracas, Andrew Soper, a été premier secrétaire à Washington DC de 1995 à 1999, et a été dénoncé comme un informateur nord-américain « strictement protégé » dans un câble diplomatique de janvier 2010 alors qu’il était ambassadeur britannique au Mozambique.

Alors que la coalition était en cours de construction en octobre 2019, Soper a réaffirmé que « Guaidó a l’amitié et le soutien du Royaume-Uni ».

Le ministère des affaires étrangères n’a pas répondu à la question de Declassified sur l’état des relations actuelles de Soper avec l’ambassade américaine à Caracas.

Juan Guaidó (à gauche) avec l’ambassadeur du Royaume-Uni au Venezuela, Andrew Soper, qualifié d’informateur américain dans les communiqués diplomatiques de WikiLeaks. (Photo : Assemblée nationale vénézuélienne)

Le Centre Thatcher

Parmi les 20 organisations nationales de la coalition anti-corruption du Venezuela, beaucoup sont des critiques de longue date du gouvernement et des bénéficiaires passés ou actuels des financements des gouvernements occidentaux.

L’un des membres est le « Centre Thatcher », dont le site web a été mis en ligne moins d’une semaine après celui de la coalition. Bien que les informations d’enregistrement aient été rendues privées, les deux enregistrements par procuration ont été effectués par la même société basée en Arizona, aux États-Unis.

Le « Thatcher Centre » a été fondé en août 2019 par le journaliste vénézuélien Guzman González et est basé dans l’État de Carabobo, dans le nord du pays. Nommé d’après l’ancien premier ministre britannique qui était un fervent défenseur des régimes de droite en Amérique latine, le centre affirme que ses objectifs sont « une citoyenneté forte et un État faible ».

Superatec AC, un autre membre de la coalition, a reçu une subvention de 80 000 dollars de la Citibank en 2019, tandis que le responsable de Fetrasalud, la fédération des travailleurs de la santé a appelé tous les secteurs du pays à se joindre à Guaidó lors des manifestations nationales de mars 2020.

La coalition comprend également l’Asociación Civil Súmate (Association civile pour le rassemblement), qui reçoit depuis longtemps des fonds du National Endowment for Democracy (NED) du gouvernement américain et qui a été fondée et dirigée par la figure clé de l’opposition Maria Corina Machado.

La corruption est un problème grave au Venezuela, et la mauvaise utilisation des fonds publics a exacerbé une crise économique déjà grave. Cependant, les notations de corruption sont toutes produites par des organisations financées directement ou indirectement par des gouvernements occidentaux qui cherchent à renverser le gouvernement Maduro.

En 2017, l’ancien procureur général Luisa Ortega a fui le pays après avoir été licenciée et a obtenu l’asile en Colombie. Elle a soutenu que Maduro est impliqué dans le scandale de corruption autour de l’entreprise de construction brésilienne Odebrecht, et qu’un tribunal vénézuélien de haut niveau bloque une enquête, bien qu’aucune preuve n’ait été fournie publiquement pour appuyer ces allégations.

Entre-temps, les envoyés de Guaidó ont été accusés d’avoir détourné des fonds destinés aux déserteurs militaires vénézuéliens qui ont fui en Colombie en février et mars 2019. Selon la société PanAm Post, basée à Miami, deux responsables du parti Voluntad Popular ont gonflé le nombre de déserteurs afin de recevoir des fonds supplémentaires, et ont donc fait l’objet d’une enquête du gouvernement colombien.

En réponse à ce scandale, Guaidó a demandé à Transparencia Venezuela de lancer une enquête, qui a largement absous les personnes accusées de détournement de fonds. Après avoir publié ses conclusions, l’équipe de Guaidó a publiquement remercié Transparencia Venezuela pour son travail, affirmant que l’enquête prouvait « l’engagement de l’opposition vénézuélienne en faveur de la transparence et de l’utilisation correcte des ressources ».

L’équipe de Guaidó : « Où allons-nous à partir de maintenant ? »  
Matériel promotionnel pour un événement avec Juan Guaidó,
organisé par la « Coalición Anticorrupción ».

Transparencia Venezuela

Transparencia Venezuela prétend être un acteur « non partisan » au Venezuela bien que sa co-fondatrice et directrice, Mercedes de Freitas, ait établi et géré un certain nombre d’institutions financées par les Etats-Unis dans le pays.

Mme de Freitas a été directrice de la Fundación Momento de la Gente (Fondation Moment du peuple), une organisation de surveillance juridique basée à Caracas qui a reçu un financement important du NED et du National Democratic Institute (NDI), une autre fondation de « promotion de la démocratie » financée par le gouvernement américain.

Selon des documents publiés par WikiLeaks, le NDI a financé des groupes d’opposition vénézuéliens depuis les premières années de la présidence de Chávez.

Le NED a été fondé en 1983 sous le président américain Ronald Reagan après une série de scandales embarrassants pour la CIA, et a été décrit par le Washington Post comme le « sugar daddy of overt [US] operations ». Allen Weinstein, qui a dirigé l’étude de recherche qui a conduit à la création du NED, a déclaré : « Une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait secrètement il y a 25 ans par la CIA ».

Par le biais d’institutions comme le NED, le gouvernement américain a déboursé de l’argent pendant deux décennies au Venezuela dans le but d’y réaliser un changement de régime. En 2011, le NED a financé des groupes de rock anti-Chávez dans le but de déstabiliser le gouvernement.

Des documents obtenus grâce à la loi américaine sur la Liberté de l’Information montrent qu’en avril 2002, De Freitas a envoyé un courriel au NED pour montrer son soutien à la tentative de coup d’État infructueuse contre Chávez. Comme l’a rapporté The Nation, son courriel visait à « défendre les militaires et [l’homme d’affaires et chef de file du coup d’État Pedro] Carmona, en affirmant que la prise de contrôle n’était pas un coup d’État militaire ».

De Freitas a également travaillé comme coordinatrice de Queremos Elegir (Nous voulons choisir) — une organisation de la société civile qui a reçu des fonds américains et a fait partie du mouvement contre Chávez au début des années 2000.

Depuis 2010, De Freitas est également vice-président de la Fundación Tierra Viva (Fondation Terre vivante), qui promeut « la conservation des ressources naturelles » mais dont les mécènes financiers sont les compagnies pétrolières Chevron, Total Oil & Gas, Shell Venezuela et l’ambassade britannique.

Les audits financiers de Transparencia Venezuela, publiés chaque année depuis 2005 (sauf pour 2019 et 2020), montrent que l’ambassade britannique à Caracas a été l’un de ses principaux bailleurs de fonds.

L’organisation faîtière Transparency International, dont le siège est à Berlin et dont le revenu d’exploitation s’élève à 25,7 millions de livres sterling, est financée par les gouvernements américain et britannique, entre autres, depuis sa création en 1993. En 2019, le DFID était le plus grand donateur gouvernemental, avec 4,4 millions d’euros, soit près du double du deuxième plus grand bailleur de fonds gouvernemental, le ministère des affaires étrangères du Canada. Le Département d’État américain a donné 743 799 euros.

Le plus grand donateur de Transparency International en termes de fondations privées est le géant minier anglo-australien BHP (anciennement BHP Billiton), qui a donné au groupe 1,9 million d’euros en 2019. Parmi les autres donateurs, on trouve Shell et Exxon Mobil, qui s’est engagée dans une bataille de plusieurs années avec le gouvernement Chávez concernant la nationalisation du pétrole. (Le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières prouvées au monde).

L’un des quatre membres de Transparencia Venezuela, CEDICE, est un groupe de réflexion qui « pense que l’ouverture du pétrole aux investissements privés » au Venezuela « est un pas dans la bonne direction ». Avec le soutien du réseau Atlas, un groupe de réflexion américain libertarien qui soutient les mouvements politiques de droite en Amérique latine, la CEDICE a financé le projet de recherche « Citizen Oil » visant à explorer les avantages de la privatisation du pétrole, qui a ensuite été inclus dans le plan économique de Guaidó pour le Venezuela.

Transparencia Venezuela a déclaré à Declassified qu’elle ne demandait pas le retrait de Maduro. « La coalition demande la transparence dans la gestion, avec la responsabilité, la participation des citoyens et un système de justice qui mette fin à l’impunité », a déclaré son porte-parole. Ils ont ajouté que le gouvernement britannique finançait la coalition parce qu’elle était anti-corruption, et non anti-gouvernementale.

La ventilation des flux de financement de l’organisation non gouvernementale Transparency International. La majorité de son financement provient
de gouvernements, dont beaucoup cherchent à destituer le président
du Venezuela, Nicolás Maduro, du pouvoir.

Les membres de l’opposition

Au sein du conseil d’administration de Transparencia Venezuela, qui compte neuf membres, siège l’ancienne directrice de la CEDICE, Rocío Guijarro, qui a été l’une des premières personnalités à signer la législation de 2002 qui a dissous les institutions démocratiques du Venezuela lors du coup d’État contre Chávez.

Andrés Duarte, membre du conseil d’administration de la Chambre pétrolière vénézuélienne, dont l’objectif est d’accroître la participation privée dans le secteur pétrolier du pays, siège également au conseil d’administration de la CEDICE. Miguel Bocco, un des membres fondateurs de Transparencia Venezuela et également membre du conseil d’administration, est un ancien directeur de la Chambre pétrolière vénézuélienne, et a appelé à la privatisation du secteur pétrolier vénézuélien.

Gustavo Linares Benzo, un avocat qui siège au conseil consultatif de Transparencia Venezuela, a soutenu dès novembre 2018 que Guaidó devrait appliquer l’article 233 de la Constitution vénézuélienne pour revendiquer la présidence vénézuélienne.

L’article 233 précise qu’en cas de « vide absolu du pouvoir » résultant de « l’incapacité physique ou mentale permanente » du président ou de « l’abandon de son poste », le président de l’Assemblée nationale assume légalement ses fonctions. Cet argument a fourni la principale justification juridique de la tentative de remplacement de Maduro.

Transparencia Venezuela répertorie également 24 membres dont Carlos Fernández. En tant que président de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie (Fedecamaras) en 2002, Fernández a joué un rôle clé dans le sabotage de trois mois de l’industrie pétrolière vénézuélienne qui visait à renverser Chávez. Jorge Botti, un autre ancien président de Fedecamaras, est également membre de la fédération.

Un porte-parole de Transparencia Venezuela a déclaré à Declassified : « Notre personnel et nos organisations alliées sont des défenseurs des droits humains, des combattants pour le droit à la santé, au bien-être des enfants, aux communautés indigènes, aux groupes vulnérables, à l’accès à l’information, à la justice, entre autres choses ». Le porte-parole a ajouté : « Dans la coalition, nous n’acceptons pas la participation de partis politiques ou d’organisations ayant des objectifs politiques électoraux ».

Le ministère britannique des affaires étrangères et l’ambassade britannique au Venezuela n’ont pas retourné les demandes de commentaires de Declassified. La Coalición Anticorrupción n’avait pas de personnel ni d’informations de contact sur son site web.

Matt Kennard et John McEvoy

Matt Kennard est le chef des enquêtes de Declassified UK. John McEvoy est un journaliste indépendant qui a écrit pour International History Review, The Canary, Tribune Magazine, Jacobin, Revista Forum et Brasil Wire.

Declassified UK est une organisation de journalisme d’investigation qui couvre le rôle du Royaume-Uni dans le monde.

Source : daily maverick

Traduction : Venesol

https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/10/24/de-comment-londres-crea-un-outil-de-regime-change-au-venezuela/

 

N. MADURO CHERCHE A LANCER UN CONSEIL MILITAIRE EN FAVEUR DE L’INDEPENDANCE DEFENSIVE AVEC L’ASSISTANCE DE CONSEILLERS RUSSES, CHINOIS ET IRANIENS

En quête de l’indépendance défensive, le Venezuela compte sur l’axe Iran-Russie-Chine

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un soldat vénézuélien défile avec sa Kalachnikov AK-130 pour célébrer l’indépendance du Venezuela, en 2006. ©AFP

Le président vénézuélien a déclaré que Caracas cherchait à lancer un conseil militaire en faveur de l’indépendance militaire et technologique de son pays, avec l’assistance des conseillers russes, chinois et iraniens.

Selon Fars News, le président vénézuélien Nicolas Maduro a fait part dans un message sur Twitter, de sa décision d’activer un conseil militaire en faveur de l’indépendance de son pays en matière de défense avec l’aide et la consultation de ses alliés russe, chinois et iranien.

« À l’occasion du 100e anniversaire de Venezuela Airlines, nous avons l’intention d’activer un Conseil de la science et de la technologie militaires à grande échelle avec les conseils et l’aide de la Russie, de la Chine et de l’Iran », a-t-il écrit dans son tweet.

Lors d’une réunion avec l’état-major et les commandants des armées, il a indiqué que cette décision sera réalisée dans les semaines à venir et sera « une étape vers l’indépendance du pays en matière de défense » en utilisant « les capacités scientifiques nationales », « ce qui surprendra le monde entier », a-t-il ajouté.

Il a également mis en garde contre les attaques des mercenaires colombiens qui « se préparent », selon ses dires, à « viser les postes militaires et les frontières vénézuéliennes ». Il a appelé une fois de plus l’armée à se préparer à toute attaque ou agression du gouvernement colombien.

Les États-Unis et certains de leurs alliés ont ces dernières années imposé des sanctions au gouvernement vénézuélien dans le but d’isoler son président légitime et le forcer à démissionner.

Dans le cadre de la politique de pression de Washington sur les gouvernements qui ne se conforment pas à ses politiques, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a récemment salué le soutien de la Colombie aux putschistes au Venezuela. Il a spécialement remercié le président colombien Ivan Duque pour sa position envers Maduro.

« Votre soutien au président par intérim Juan Guaido [chef du coup d’État] et à une transformation démocratique du Venezuela pour qu’il devienne un État indépendant sans influence perverse est vraiment précieux », a lancé le Faucon Mike Pompeo lors d’une conférence de presse conjointe avec Ivan Duque.

Mais quel est le missile iranien qui pourrait intéresser les forces armées vénézuéliennes ? Selon certains experts, le nouveau missile iranien « Emad » permettrait à Caracas de se mieux protéger face aux éventuelles agressions militaires des États-Unis.  

Le missile « Emad » a une portée de 1700 kilomètres et d’un champ d’opération de plus de 1 500 kilomètres. Il utilise du combustible liquide et il est équipé d’une ogive guerrière et d’ailerons destinés à le guider en vol ainsi qu’un système de correction d’erreur à la phase finale. Une vidéo a été diffusée d’un test d’opération importante de ce missile montrant une cible, semblable à un pont d’un porte-avions US ou encore une courte partie d’une bande d’atterrissage qui a été atteinte par l’ogive de ce missile.

LE FELON VENEZUELIEN JUAN GUAIDO REFUSE DE RESPECTER LA DECISION DE LA JUSTICE BRITANNIQUE

 

Londres, 23 oct. (RHC)- Les avocats du gouvernement vénézuélien dans le litige de l'or retenu par la Banque d'Angleterre ont dénoncé le refus de Juan Guaidó de se conformer à un ordre de la justice britannique.

Le cabinet d'avocats londonien Zaiwalla & Co. a rapporté qu'après avoir révoqué le 5 octobre le verdict du tribunal de commerce  qui avait reconnu Guaidó comme «président intérimaire» du Venezuela, la Cour d'appel britannique a ordonné au leader de l’opposition vénézuélienne de verser à la partie gagnante l'équivalent de quelque 525 000 dollars de frais avant le 20 octobre.

Le conseil d'administration de Guaidó ne se conforme pas à l'ordonnance de la Cour d'appel, ont déclaré les représentants légaux du conseil d'administration nommés par le président constitutionnel vénézuélien, Nicolás Maduro.

Le chef du cabinet d'avocats, Sarosh Zaiwalla, a rappelé que le droit britannique établit que quiconque désobéit sciemment à un ordre de paiement émis par un tribunal, ayant les moyens de payer, peut être soumis à des sanctions, et même être écarté de l'affaire.

Étant donné que le conseil d'administration de Guaidó dispose des ressources nécessaires pour lancer des litiges de ce type à l'autre bout du monde, il est difficile de comprendre qu'il n'ait pas les fonds nécessaires pour payer, a ajouté Maître Zaiwalla.

Source: Prensa Latina

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/237649-juan-guaido-refuse-de-respecter-la-decision-de-la-justice-britannique

AMERIQUE : ACHARNEMENT DE L'OEA SUR LE VENEZUELA, LE NICARAGUA ET CUBA MAIS "OUBLIE" LA PANDEMIE

Le secrétaire général de l'OEA, l’Organisation des États Américains, Luis Almagro, a ignoré le Covid-19 dans la région. L’assemblée générale de cette organisation, connue comme le ministère des colonies de Washington, s’est pratiquement bornée à attaquer le Venezuela et le Nicaragua, sans laisser Cuba de côté.

Sur instruction du Département d'Etat nord-américain, la cinquantième assemblée générale de l'organisation en question s'est réunie à Washington pour attaquer une nouvelle fois le Nicaragua et le Venezuela.

Maikel Kozak, secrétaire d'État adjoint aux Affaires de l'hémisphère occidental, a transmis les ordres de Washington à Almagro.

Le fonctionnaire étasunien a été plus ouvert aux détails de l'agenda de l'OEA que le secrétaire général lui-même.

L'idée est d'essayer d'imposer au Nicaragua la manière dont il devrait conduire les élections de 2021 et d'ignorer les élections législatives de décembre au Venezuela en s'assurant le soutien des gouvernements de droite de la région.

En d'autres termes, l'OEA a été appelée à intervenir dans les affaires intérieures du Nicaragua et du Venezuela, en dépit des problèmes très importants qui accablent cette zone géographique.

C'est le cas du Covid-19 dans une Amérique qui totalise 18,7 millions d'infections et 607 000 décès, et dont la population, dans plusieurs pays, proteste contre la crise économique, la répression et l'abandon par les gouvernements de leurs devoirs fondamentaux.

Cela n'intéresse pas de toute évidence les États-Unis, où les 214 000 morts à cause de la mauvaise gestion de la pandémie ne semblent rien enlever au sommeil du président Donald Trump.

Mike Pompeo, le secrétaire d’État nord-américain, Kozak et Almagro se concentrent sur le Venezuela, le Nicaragua et Cuba, ce dernier étant visé en raison de ses relations avec le Venezuela.

En effet, Kozak a fait référence à ce qu'il a appelé l'influence de Cuba sur le Venezuela comme une raison pour augmenter la pression sur l'archipel des Caraïbes.

Dans le même récit, le Vénézuélien Julio Borges, complice du président fantôme Juan Guaidó, a mentionné que les liens du Venezuela avec l'Iran et Cuba sont dangereux.

L'Assemblée générale de l'OEA a donc été une fois de plus la plateforme de la haine qui intéresse Trump, pavée par les dirigeants de droite d'Amérique Latine qui, comme ceux de la Colombie, du Chili et du Brésil, s'enfoncent dans une crise de santé et de récession.

Les Cubains ne sont pas surpris par le nouveau spectacle du bien nommé ministère des colonies, plus que jamais écarté des urgences de nos peuples.

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/237549-loea-sacharne-sur-le-venezuela-le-nicaragua-et-cuba-mais-oublie-la-pandemie

VENEZUELA/IRAN : LES USA MIS ECHEC ET MAT

L'économie de résistance gagne l'Amérique du Sud

 
 

Un employé de la compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA hisse un drapeau de l'Iran alors que le pétrolier iranien Fortune accoste à la raffinerie d'El Palito à Puerto Cabello, au Venezuela, le 25 mai 2020. ©AFP

La pression maximale n’a pas détruit l’économie iranienne et Téhéran a commencé à partager ses expériences avec Nicolas Maduro, concernant les méthodes de neutraliser les sanctions américaines, indique Foreign Policy
Dans un article, le magazine américain Foreign Policy se penche sur les méthodes par lesquelles l’Iran et le Venezuela ont neutralisé la politique de pression maximale des États-Unis. Voici des parties de cet article : 
Appeler les Vénézuéliens à considérer les sanctions comme la douleur nécessaire à subir pour se débarrasser du régime Maduro est un message qui joue beaucoup mieux en Floride qu’à Caracas. Une récente enquête non publiée réalisée par le sondeur vénézuélien Datanalisis a révélé que 65,2 % des Vénézuéliens sont contre les sanctions pétrolières.

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C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles, au cours des 18 derniers mois, le taux d’approbation du chef de l’opposition Guaido est passé de 61 à 28 %, selon la même enquête. Pendant ce temps, la pénurie de revenus en devises a contraint le gouvernement Maduro à corriger sa trajectoire dans certains domaines. 

Par exemple, en septembre 2018, un an après que les États-Unis ont imposé des sanctions financières et après une baisse d’environ 800 000 barils par jour dans la production de pétrole, le pays a remanié son système de change, permettant à la monnaie de devenir entièrement convertible pour la première fois en 15 ans. Au début, ces réformes monétaires ont été accueillies avec scepticisme ; ce n’était pas la première fois que Maduro bénéficiait de la flexibilité du taux de change. Pourtant, au fil du temps, il est devenu clair que le nouveau système impliquait une modification étonnante de l’un des principaux leviers politiques utilisés par le régime vénézuélien. L’une des mesures standard des distorsions économiques dans les économies hautement réglementées est la prime du marché noir, qui est définie comme la différence entre le prix auquel les dollars sont vendus sur le marché noir et leur prix légal. 

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Au Venezuela, cette prime capture la taille des bénéfices qui reviendraient aux personnes suffisamment bien connectées pour avoir accès aux rares dollars vendus par le gouvernement au taux de change officiel inférieur. La mesure, qui avait atteint une moyenne surréaliste de 350 000 % au cours des 12 mois précédant les réformes, n’était en moyenne que de 4 % le mois dernier selon des calculs basés sur les données de change et de banque centrale, et il n’est pas inhabituel de nos jours qu’elle soit négative.

Tout comme avec la libéralisation partielle en Iran, la fin du système de contrôle des changes au Venezuela a eu des implications macroéconomiques majeures. Premièrement, cela impliquait la fin des loyers substantiels qui revenaient à ceux qui pouvaient avoir accès à des dollars préférentiels. Il a également mis fin à une énorme taxe implicite sur les sociétés étrangères, y compris les partenaires de coentreprise dans le secteur pétrolier, qui avaient été auparavant obligées de vendre des dollars au taux officiel surévalué. En outre, elle a mis fin aux tentatives du gouvernement d’imposer des contrôles stricts des prix aux détaillants, qui étaient auparavant tenus d’évaluer leurs intrants importés au taux officiel.
Le système rigide de prix fixés par le gouvernement dans presque tous les secteurs qui était en place depuis 2011 a été remplacé en 2018 par un système de « prix consentis » mis en place dans le cadre de négociations bilatérales avec le secteur privé. Selon le groupe de réflexion libéral vénézuélien Cedice, le gouvernement n’a effectué qu’environ 1 000 audits gouvernementaux de magasins privés au cours des sept premiers mois de 2019, contre une moyenne de 7 700 par an entre 2017 et 2018. En 2020, les prix accordés étaient libellés en devises étrangères et étaient largement conformes aux demandes du secteur privé.

Le gouvernement Maduro est en fait allé plus loin en tolérant non seulement, mais en acceptant carrément l’utilisation de dollars américains pour les transactions nationales. Lorsque le candidat de l’opposition Henri Falcón a promis de dollariser l’économie vénézuélienne s’il remportait l’élection présidentielle de mai 2018, Maduro a réagi en accusant son adversaire de vouloir « vendre le Venezuela à l’impérialisme ». Mais en novembre 2019, Maduro avait complètement changé de tactique, affirmant qu’il ne voyait « rien de mal à cela ».
En écho à la décision prise par l’Iran en novembre 2019 de réduire les subventions de longue date sur les carburants, Maduro a mis fin à la pratique vieille de plusieurs décennies de vendre de l’essence à un prix proche de zéro.
Le gouvernement va désormais rationner l’accès à l’essence subventionnée tout en permettant aux acheteurs d’acheter autant d’essence qu’ils le souhaitent aux prix internationaux. La vente au détail d’essence non subventionnée sera effectuée par des stations privées. Notamment, Maduro a expliqué que la nécessité de vendre de l’essence aux prix du marché était liée au fait que le pays devait payer en espèces l’essence qu’il achetait à l’Iran.

Il faudra attendre longtemps avant que le Venezuela puisse considérer l’investissement du secteur privé comme un rôle moteur dans la reprise de l’économie. Mais il existe une autre façon dont le Venezuela s’est adapté à l’effondrement de son industrie pétrolière qui le rend également beaucoup plus résilient. Au cours des cinq dernières années, on estime que plus de 5 millions de Vénézuéliens - soit environ un sixième de la population - ont quitté le pays. Les envois de fonds sont désormais l’une des principales sources de devises. Malgré la pandémie de COVID-19, les revenus provenant des envois de fonds ont continué à affluer dans le pays, permettant au Venezuela de renoncer à d’autres substitutions aux importations. Les importations ont en fait augmenté de 3 pour cent d’une année sur l’autre au cours des quatre premiers mois de l’année sur la base des données de 31 partenaires commerciaux, malgré un effondrement complet des exportations de pétrole.
L’effondrement économique du Venezuela a de nombreuses raisons, et il est difficile de déterminer dans quelle mesure il est causé par une mauvaise gestion et combien par des sanctions. Mais ce qui est clair, c’est que le gouvernement et l’économie plus généralement ont développé leurs propres mécanismes d’adaptation pour faire face à un environnement extérieur beaucoup plus restrictif - preuve que des étapes vers le développement économique peuvent avoir lieu en période de forte contraction économique. Pour les décideurs vénézuéliens, la volonté de l’Iran d’accroître ses recettes d’exportation hors pétrole, ainsi que sa dépendance accrue vis-à-vis du secteur privé, est un modèle à imiter.

Il n’est pas encore clair si le Venezuela adopte pleinement la résilience de type iranien aux sanctions en évitant les notions populistes d’isolement et de substitution des importations pour la recherche pragmatique de nouvelles sources de revenus en devises. Mais cette possibilité soulève d’importantes questions sur l’efficacité de la politique de sanctions de l’administration Trump sur les deux pays.
Les partisans de la pression maximale partent du principe que la conséquence inévitable de l’augmentation de la pression au-delà d’un certain point sera de forcer le régime sanctionné à abandonner le pouvoir, ou à tout le moins à changer sa conduite. Les décideurs américains, tout en se pliant aux mouvements de la diaspora, sont enclins à considérer l’isolement comme le seul objectif sensé de la politique de sanctions. Pourtant, comme de nombreux observateurs l’ont souligné, cette approche soulève la question de savoir quoi faire si le régime en question survit à la pression et devient plus résilient.
Des pays comme l’Iran et le Venezuela, qui peuvent faire preuve de résilience face à la coercition économique à court terme, sont susceptibles de répondre aux incitations à moyen et long terme étant donné leur orientation fondamentale vers l’engagement dans l’économie mondiale. De cette manière, les stratégies mêmes que les pays sanctionnés adoptent pour défier les sanctions et l’isolement peuvent devenir la base d’un engagement économique et politique plus solide et plus efficace à l’avenir.

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/13/636303/Venezuela-Iran-Etats-Unis-sanctions-Maduro-petrole-


 

LE VENEZUELA DENONCE UNE MANOEUVRE DES USA POUR BOYCOTTER LES LEGISLATIVES DU 6 DECEMBRE

Caracas, 5 oct. (RHC).- Le gouvernement vénézuélien a dénoncé cette fin de semaine  une manœuvre des États-Unis pour boycotter les législatives du 6 décembre.

Le ministre vénézuélien de la Communication et de l'Information, Jorge Rodriguez, a souligné lors d'une conférence de presse que l'OFAC, l’Office de Contrôle des Actifs étrangers relevant du département du Trésor nord-américain avait transféré jusqu'à 51 000 dollars à plusieurs parlementaires de droite en échange de leur retrait de la course électorale.

«Nous avons des preuves, nous allons publier la liste de ces députés», a déclaré Jorge Rodríguez qui est lui-même candidat aux élections. Il a annoncé qu'il portera une plainte devant la justice.

Rodriguez a dénoncé «l'ingérence éhontée» de l'administration Donald Trump, pour avoir boycotté l'exercice démocratique, tout en s'interrogeant : «dans quel pays un membre du Congrès peut-il être acheté par un pays étranger?»  

Il a également réitéré la volonté de sauver l'Assemblée nationale d'un secteur d'extrême droite qui se consacre à conspirer depuis l'organe parlementaire pour renverser le gouvernement bolivarien par des moyens non démocratiques, provoquer une déstabilisation et promouvoir l'application de sanctions contre le pays.

Les Vénézuéliens sont appelés à se rendre aux urnes le 6 décembre pour élire les 277 députés de l'Assemblée Nationale pour la période 2021-2026.

Les autorités vénézuéliennes ont clairement indiqué que, malgré les menaces et les mesures illégales des États-Unis le pouvoir électoral vénézuélien est parfaitement capable «d'organiser, d'administrer et de garantir l'exercice de la démocratie».

Le gouvernement vénézuélien a promis de récupérer, avec le soutien populaire, l'Assemblée Nationale -actuellement avec une majorité d'opposition-  qui a été transformée par les députés de droite en un lieu de «complot, conspiration, sabotage et destruction».

Source : HispanTV

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/235865-le-venezuela-denonce-une-manoeuvre-des-etats-unis-pour-boycotter-les-legislatives-du-6-decembre

OR VENEZUELIEN : LA COUR D'APPEL DE LONDRES INFLIGE UN REVERS AU FELON PRO-AMERICAIN JUAN GUAIDO

Or vénézuelien: la justice britannique inflige un revers à l’opposant pro américain Juan Guaido

 Depuis 3 heures  5 octobre 2020

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 Amérique et Europe - Venezuela

 

Rédaction du site

La Cour d’appel de Londres a annulé lundi une décision judiciaire qui avait reconnu Juan Guaido, leader de l’opposition vénézuélienne, comme le seul représentant légitime pour disposer des quelque 30 tonnes d’or du pays déposées à la Banque d’Angleterre.

Considérant que le gouvernant britannique peut continuer à reconnaître « de facto » l’administration de Nicolas Maduro, toujours au pouvoir, malgré sa reconnaissance politique de M. Guaido comme « président par intérim du Venezuela », la Cour d’appel a annulé le jugement rendu en juillet et ordonné une enquête approfondie pour déterminer lequel des deux hommes a la légitimité pour accéder aux fonds du pays.

Le tribunal commercial de Londres s’était fondé sur une déclaration du ministère des Affaires étrangères britannique datant de février 2019, pour motiver sa décision. Jeremy Hunt, avait alors reconnu, à l’instar d’autres pays européens, Juan Guaido comme « président par intérim du Venezuela ».

Mais la Cour d’appel a jugé ces propos insuffisants pour fonder la décision du tribunal, estimant qu’une déclaration de soutien politique n’était pas contradictoire avec une reconnaissance « de facto » du régime en place. En rendant cette décision, le tribunal a donné raison aux avocats de la Banque centrale du Venezuela, qui avaient fait valoir qu’à travers ses relations diplomatiques avec le président Nicolas Maduro, le Royaume-Uni reconnaissait le régime, même s’il ne l’approuvait pas.

Depuis février 2019, la Banque d’Angleterre avait systématiquement refusé à Caracas de lui rendre une partie de ses réserves d’or, poussant la Banque centrale du Venezuela à porter l’affaire en justice.

Onze collaborateurs de Juan Guaido avaient été inculpés cet été au Venezuela pour « trahison à la patrie », accusés d’avoir « dépouillé » leur pays des 30 tonnes d’or déposées à la Banque d’Angleterre par le gouvernement du président Nicolas Maduro.
« Tous ces criminels qui ont agi pour favoriser les intérêts de puissances étrangères (…) sont inculpés pour les délits de trahison à la patrie, usurpation de fonctions et association de malfaiteurs », avait annoncé le procureur général, Tarek William Saab, lors d’une allocution retransmise par la télévision d’Etat.
Parmi ces personnes, figurent Vanessa Neumann et Carlos Vecchio, les délégués de Juan Guaido au Royaume Uni et aux Etats-Unis, ainsi que le député Julio Borges, exilé en Colombie et chargé des relations extérieures du chef de l’opposition, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays.
Le gouvernement de Nicolas Maduro avait lancé une enquête pour déterminer les « responsabilités » dans le « vol » de l’équivalent d’un milliard de dollars (environ 886 millions d’euros) de lingots. La justice britannique avait estimé que Juan Guaido était bien le « président par intérim » du pays, empêchant ainsi la récupération des 30 tonnes d’or, par le gouvernement de Nicolas Maduro, qui avait annoncé faire appel.

Sources: AFP; Capital

http://french.almanar.com.lb/1892750


 

COUP DE MAITRE PETROLIER IRAN-VENEZUELA

Le Venezuela ré-exploite deux raffineries alors que le deuxième pétrolier iranien débarque

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le pétrolier iranien Fortune dans les eaux du Venezuela. (Photo d'archives)

Le deuxième pétrolier battant pavillon iranien est arrivé, mercredi 30 septembre, dans les eaux vénézuéliennes. 

Selon Reuters, le navire-citerne Fortune battant pavillon iranien a atteint la zone économique exclusive du Venezuela à 1 h 45, heure locale (5 h 45 GMT), après que son compagnon Forest a accosté au port d'El Palito lundi 28 septembre. 
Le troisième pétrolier de la flottille, le Faxon, devrait arriver plus tard cette semaine, ajoute Reuters se référant à ses sources. 

Lire aussi: Iran, le terminal de l'exportation du pétrole vénézuélien 
Ces trois pétroliers livrent dans l’ensemble 820 000 barils d’essence et d’autres types de combustible fossile au Venezuela, ce qui pourrait largement contribuer au règlement de cette crise de carburant pesant sur ce pays latino-américain. 

Venezuela: nouveau coup

Venezuela: nouveau coup

Le Venezuela se prépare à augmenter sa production pétrolière 

Les queues ont grossi, pendant les dernières semaines, devant les stations-service, faute de produits domestiques de carburant au Venezuela. 
L’Iran et le Venezuela ont récemment développé leurs relations en échangeant du brut, du carburant, de l’alimentation, des équipements de raffinerie et d’autres produits industriels.
Jeudi 1er octobre, le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré que le fonctionnement de deux raffineries de pétrole avait été rétabli et que le pays était devenu autosuffisant en matière d'approvisionnement en pétrole à usage domestique.

Lire aussi: Missiles "iraniens" au Venezuela, records d'exportation de pétrole iranien en septembre
Le président vénézuélien n'a pas précisé de quelles raffineries il parlait, et a ajouté qu'en dépit de ces succès, les achats d'essence à l'étranger pour octobre et les mois suivants ne se sont pas encore arrêtés.

Corridor Venezuela-Iran: Moscou rallie!

Corridor Venezuela-Iran: Moscou rallie!

Arrête-moi si tu peux : le superpétrolier vénézuélien change de drapeau pour éviter les sanctions américaines

« Le Venezuela produit déjà tout ce dont il a besoin pour la consommation intérieure. Deux raffineries ont été mises en service malgré des attaques brutales », a déclaré Maduro.
Auparavant, les autorités vénézuéliennes avaient indiqué que les composants et les unités nécessaires à la mise en service des raffineries étaient fournis par l'Iran.
Les sanctions imposées par les États-Unis ont touché la société pétrolière et gazière nationale Petroleos de Venezuela (PDVSA) et ses filiales, dans le but de saisir leurs actifs étrangers et d'empêcher l'entreprise de conclure des transactions.

Le Venezuela répond à la Syrie...

Le Venezuela répond à la Syrie...

Le président vénézuélien a fait part d’un nouveau projet de loi pour contrer les conséquences des sanctions américaines sur l’économie de son pays.

Lundi 28 septembre, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre le Venezuela sous prétexte de sa coopération avec l'Iran.
Les sanctions font partie intégrante de la campagne américaine contre le président légal du Venezuela qui a été lancée après l'escalade de la crise politique dans le pays en janvier 2019. Washington reconnaît le chef de l’opposition Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela.

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Plusieurs autres pays, dont l’Iran, la Russie, la Turquie et la Chine, reconnaissent Maduro comme le leader légitime du Venezuela. Maduro accuse les États-Unis de vouloir organiser un coup d'État afin de mettre la main sur les riches ressources du Venezuela.

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/02/635471/Venezuela-Iran-petrolier-raffinerie-etats-unis-sanctions-Fortune-