VIETNAM

LE DIPLOMATE HO CHI MINH

Homme politique et homme de culture exceptionnel, Hô Chi Minh aura aussi été un diplomate brillantissime.
source vendredi, mai 22, 2020 08:49 

Le Président Hô Chi Minh et la délégation du gouvernement vietnamien chaleureusement accueillis par les Polonais en juillet 1957. Photo d’archive
Hanoï (VNA) - Homme politique et homme de culture exceptionnel, Hô Chi Minh aura aussi été un diplomate brillantissime. Son charisme inégalé et sa fine connaissance de l’autre lui ont valu l’estime et l’admiration de celles et ceux qui ont eu la chance de le rencontrer, et au Vietnam des réussites diplomatiques importantes.

Le style diplomatique de Hô Chi Minh est le résultat d’un subtil dosage de patriotisme, de culture et de tradition diplomatique vietnamienne. C’est en tout cas ce qui ressort des propos de Lê Hai Binh, chef adjoint du service de l’information internationale, à la Commission centrale de propagande et d’éducation du Parti communiste vietnamien. D’après lui, le charisme du Président Hô Chi Minh explique le respect que lui vouait n’importe quel interlocuteur, y compris un adversaire ou un ennemi.

«En 1923, suite à sa rencontre avec le jeune patriote Nguyên Ai Quôc (le pseudonyme du Président Hô Chi Minh de l’époque), le journaliste et poète soviétique Ossip Mandelstam a fait cette remarque : «Chez Nguyên Ai Quôc, on trouve une culture, celle de l’avenir.  Ses gestes nobles et sa voix grave me font penser au futur et à la perspective d’une fraternité mondiale immense comme un océan », raconte-t-il.

Simple, naturel mais distingué, convivial et sincère mais courtois, voilà les qualificatifs qu’utilisent les politiciens et les historiens en écrivant sur Hô Chi Minh. Selon Lê Hai Binh, rares dans le monde sont les dirigeants qui auront autant séduit leurs interlocuteurs que le leader vénéré des Vietnamiens. Son art comportemental se résume en quelques mots.

« Premièrement, Hô Chi Minh agit toujours dans les intérêts de son peuple. Deuxièmement, son comportement allie humanité et culture. Troisièmement, il réussit toujours à cerner la personnalité de son interlocuteur et à trouver par conséquent la manière appropriée de l’approcher et de le convaincre », résume-t-il.

Toujours selon Lê Hai Binh, le style diplomatique de Hô Chi Minh est tout à fait représentatif de l’identité culturelle vietnamienne, qui inclut pacifisme et humanité, tolérance et flexibilité. Si Hô Chi Minh est un exemple moral pour les Vietnamiens, son style diplomatique est aussi un exemple pour tous les hommes politiques du monde, conclut-il. - VOV/VNA


source :  https://fr.vietnamplus.vn/le-diplomate-ho-chi-minh/138705.vnp


 

VIETNAM : LE PRESIDENT HO CHI MINH, HÉROS DE LA LIBERATION NATIONALE ET EMINENT HOMME DE CULTURE DU VIETNAM

Le Président Hô Chi Minh, héros de la libération nationale

12/05/2020 14:08

Le Président Hô Chi Minh, Père de la nation, est une célébrité mondiale, dont la vie est devenue une légende. Son patriotisme et son sacrifice pour le pays ont toujours valeur d’exemple pour toute l’humanité.

>>Hô Chi Minh, le grand Père de la nation
>>Hô Chi Minh, la passion d’un peintre portraitiste
>>Alain Ruscio : "Hô Chi Minh, un exemple qui reste très actuel"

 

Fin 1920, le Président Hô Chi Minh (debout) participa au XVIIIe Congrès de Tours (France), en qualité de seul délégué officiel des pays colonisés de l’Indochine.

Photo : VNA/CVN


Hô Chi Minh, de son vrai nom Nguyên Sinh Cung, puis également connu sous le nom de Nguyên Tât Thành (Nguyên grandes espérances), Nguyên Ai Quôc (Nguyên le patriote) ou encore Hô Chi Minh plus tard, est né le 19 mai en 1890 dans une famille de lettrés attachée aux paysans, au village de Hoàng Trù, commune de Kim Liên, district de Nam Dàn, province de Nghê An (Centre). Militant communiste et homme d’État vietnamien, il est le fondateur de l’actuel Parti communiste vietnamien et de la République démocratique du Vietnam.

Esprit d’indépendance et patriotisme ardent
 
Témoin dès son adolescence de la souffrance de son peuple sous le double joug colonial et féodal, il en prit conscience très tôt et participa à la lutte contre le régime d’impôts au Centre du Vietnam. Animé de son patriotisme ardent et de son esprit d’indépendance, il se décida à chercher lui-même une nouvelle voie pour la libération nationale, se refusant marcher sur les traces de ses prédécesseurs.

À l’âge de 21 ans, le jeune Nguyên Tât Thành quitta sa Patrie le 5 juin 1911 sous le nom de Van Ba, à bord du navire Amiral Latouche-Tréville, débutant son long parcours de travail, d’études et de participation à la lutte des ouvriers et travailleurs, où il trouva la voie de l’indépendance et de la liberté nationales. Cette date est un jalon particulièrement important non seulement dans la vie d’un homme mais encore pour l’histoire de toute une nation.

À ce moment-là, ce jeune homme n’avait pas encore conscience de la noble tâche historique qui lui incombait, et rien ne laissait aussi supposer la portée historique de ce départ. Et l’histoire a montré qu’après plusieurs décennies d’activités à l’étranger, un jeune homme à la recherche de la voie du salut national, Nguyên Tât Thành, est devenu le guide de toute une nation...

La France fut le premier pays où Nguyên Tât Thanh voulut aller dans sa recherche de la voie du salut national. Après son séjour dans l’Hexagone, il poursuivit son parcours sur plusieurs continents afin d’observer, d’étudier et d’expérimenter, allant n’importe où pour constater que les peuples colonisés subissaient la même existence misérable et que le colonialisme commettait des crimes barbares.

Se renseignant sur le colonialisme français, Nguyên Tât Thành comprit  mieux le colonialisme en général, ressentant de la compassion pour la classe ouvrière et, plus généralement, pour tous les travailleurs opprimés.
 
À l’issue de ces premières années de quête de la voie du salut national, Nguyên Tât Thành trouva celle de la libération nationale. Cela fut le deuxième  grand tournant de sa vie révolutionnaire, marqué par son départ fin 1917 de la Grande-Bretagne pour retourner en France. Il rentra dans ce pays pour participer au mouvement des Viêt kiêu (Vietnamiens résidant à l’étranger) ainsi qu’à celui des ouvriers français.

À cette époque-là, il se joignit à la lutte des travailleurs, parti-cipant aux activités politiques, socioculturelles, scientifiques et artistiques, ainsi qu’à plusieurs organisations politiques, adhérant notamment à la Section française de l’Inter-nationale ouvrière (SFIO), prédécesseur du Parti socialiste français.

En juin 1919, il exposa, lors de la conférence de Versailles, les Revendications en huit points de ses compatriotes vietnamiens résidant en France. Celles-ci, qui exprimaient les souhaits du peuple vietnamien, eurent une forte influence sur les Vietnamiens vivant à l’étranger comme dans le pays.

Fin 1920, lors du XVIIIe Congrès  de la SFIO, organisé à Tours (France), il fut présent en qualité de seul délégué officiel des pays colonisés de l’Indochine. Il  vota, comme la majorité des délégués participants, pour la IIIe Internationale (Internationale communiste), et participa à la création de la Section française de l’Internationale communiste (SFIC), futur Parti communiste français (PCF). Cet événement  compléta sa quête de la voie du salut national qui passait par la voie de la révolution prolétarienne.

En 1921, il fut l’un des fondateurs du groupe militant de l’Union intercoloniale, dédiée à des réflexions sur la domination et les voies d’indépendance dans les colonies françaises. Il prit alors le nom de Nguyên Ai Quôc. Fort de ses idées anticolonialistes, en juin 1923, il quitta  clandestinement la France pour se rendre à Moscou. Il y rejoignit l’administration soviétique et y renforça ses convictions politiques.

En 1925,  après son arrivée en Chine, à Guangzhou, il fonda   l’Association de la jeunesse révolutionnaire du Vietnam, qui créa en juin de la même année l’hebdomadaire Thanh Niên (Jeunesse).

En 1930, Nguyên Ai Quôc présida, le 3 février à Hong Kong, une conférence unificatrice pour créer le Parti communiste du Vietnam (PCV). Le 28 janvier 1941, après 30 ans d’activités à l’étranger, il rentra au Vietnam et dirigea sur le terrain la Révolution vietnamienne.

En mai 1941, il présida le 8e plénum du Comité central du Parti, perfectionnant la ligne politique pour le salut national et de libération nationale. En août 1942, il prit alors le nom de Hô Chi Minh. En mission en Chine, il fut arrêté par l’administration de Tchang Kaichek et emprisonné jusqu’en septembre 1943. Pendant plus d’un an de prison, il composa une série de poèmes, regroupés dans son Carnet de prison.

Déclaration d’indépendance
 

Hô Chi Minh au maquis du Viêt Bac en 1951. 

Photo : VNA/CVN


Lors de la Conférence nationale du Parti tenue à Tân Trào, province de Tuyên Quang (Nord), le 17 août 1945, Hô Chi Minh fut élu président du Comité national de libération du Vietnam, dirigeant l’insurrection générale dans l’ensemble du pays pour la prise du pouvoir. Le 28 août 1945, il fut désigné président du gouvernement révolutionnaire provisoire de la République démocratique du Vietnam, assumant en même temps le poste de ministre des Affaires étrangères.

Le 2 septembre 1945, à l’historique place de Ba Dinh, à Hanoï, le Président Hô Chi Minh proclama la Déclaration d’indépendance fondant la République démocratique du Vietnam.

Il s’éteignit à Hanoï le 2 septembre 1969, à l’âge de 79 ans. Depuis sa mort, le Vietnam a connu des changements spectaculaires. Il est aujourd’hui à la croisée d’une ère nouvelle mais l’empreinte idéologique et morale du grand leader reste gravée dans le cœur de chaque Vietnamien et de ses amis internationaux.

Dans sa résolution adoptée lors de la 24e session de la Conférence générale en 1987 à Paris, l’UNESCO a rendu hommage au Président Hô Chi Minh, héros de la libération nationale et éminent homme de culture du Vietnam.


Synthèse de Huong Linh/CVN

https://lecourrier.vn/le-president-ho-chi-minh-heros-de-la-liberation-nationale/778136.html


 

POUR MARQUER LE 130ème ANNIVERSAIRE DU PRESIDENT HO CHI MINH DE NOMBREUSES ACTIVITÉS PRÉVUES

  

 

Une affiche à l'occasion du 130e anniversaire de la naissance du Président Hô Chi Minh. Photo: sovhtt.hanoi.gov.vn
Hanoï (VNA) – Dans le but de marquer le 130e anniversaire de la naissance du Président Hô Chi Minh (19 mai 1890) et honorer ses grandes contributions à la cause révolutionnaire du pays, la ville de Hanoï prévoit d'organiser un large éventail d'activités, notamment une cérémonie de célébration nationale.

Hanoï accueillera un certain nombre d'expositions de photos sur la vie et la carrière du Président Hô Chi Minh ainsi que sur des personnes qui se sont distingués  dans le mouvement "Étudier et suivre la pensée, l’exemple moral et le style du Président Hô Chi Minh".

Un documentaire intitulé "Bac Ho voi Thu do Ha Noi" (Oncle Hô avec la capitale Hanoï) sera projeté pour rendre hommage au défunt leader.

Une série de programmes artistiques sera organisée dans des lieux publics de Hanoï, tels que le jardin des fleurs Ly Thai Tô sur la rive orientale du lac Hoan Kiêm et le stade de My Dinh, tandis que des cinémas mobiles seront utilisés au service de la population dans des zones reculées et dans des parcs industriels.

Des secteurs et localités organiseront des échanges, séminaires, et cérémonies d'offre d'encens dans les lieux où existent les vestiges et les maisons commémoratives du Président Hô Chi Minh, permettant aux gens de manifester leur respect et leur affection à cet homme politique vietnamien.

La ville lancera également des concours d'écriture sur le Président Hô Chi Minh et accélérera la promotion des œuvres d'art, littéraires et journalistiques sur le leader éminent vietnamien.

A Nghe An, province natale du Président Hô Chi Minh, une grande cérémonie aura lieu dimanche matin le 17 mai pour fêter son anniversaire, à la suite d'une cérémonie d'offre de fleurs et d'encens dans son village natal de Kim Lien.

Le 19 mai, la province de Nghe An coopérera avec la Télévision nationale du Vietnam (VTV) pour organiser une émission de télévision en direct intitulée "Président Hô Chi Minh -  volonté brillante du Vietnam". Une exposition d’affiches sera organisée sur la place Hô Chi Minh du 15 au 30 mai.

Auparavant le 8 mai 2020, l'Académie nationale de politique de Ho Chi Minh, la Commission de propagande et d'éducation du Comité central du Parti communiste du Vietnam et le Comité provincial du Parti de Nghe An organiseront une conférence nationale sur le 130e anniversaire de la naissance du Président Hô Chi Minh. –VNA

source :  https://fr.vietnamplus.vn/de-nombreuses-activites-prevues-pour-marquer-le-130e-anniversaire-du-president-ho-chi-minh/137048.vnp



 

LE PARTI COMMUNISTE DU VIETNAM REND HOMMAGE AU GRAND LENINE A L'OCCASION DE SON ANNIVERSAIRE

 Le Parti communiste du Vietnam rend hommage à Lénine à l'occasion de son anniversaire
4/30/20 10:03
Le Parti communiste vietnamien souhaite transmettre son salut de camaraderie à tous les membres de Solidnet. 

À l'occasion du 150e anniversaire de Lénine, notre Parti, notre État et le front de la patrie du Vietnam ont mené de nombreuses activités pour commémorer Lénine et ses grandes contributions. Voici l'une d'entre elles : 

Hommage floral à Lénine à l'occasion de son anniversaire

Une délégation du Parti, de l'État et du front de la patrie du Vietnam a déposé mardi des gerbes devant la statue de Vladimir Ilitch Lénine dans le district de Hà Nội's Ba Đình, à l'occasion de son 150e anniversaire (22 avril 1870). La délégation était dirigée par un membre du Politburo, secrétaire du Parti communiste de Việt Nam (CPV) Comité central et chef de sa Commission pour l'information et l'éducation Võ Văn Thưởng. 

Les délégués ont rappelé les grandes contributions de Lénine au monde et aux causes révolutionnaires de Việt Nam, et ont exprimé leur détermination à poursuivre son idéologie et sa voie révolutionnaire, ainsi que le marxisme-léninisme et l'idéologie de Hồ Chí Minh afin de construire un Việt Nam beau et civilisé, contribuant à la cause révolutionnaire prolétarienne. 

L'activité annuelle vise à commémorer Lénine, l'une des plus éminentes figures politiques, penseurs révolutionnaires et grands maîtres des travailleurs du monde entier du XXe siècle. L'héritage que V.I.Lénine a laissé au progrès de l'humanité est immensément grand, tant en termes d'activités révolutionnaires pratiques que de théorie idéologique.

 

Avec mes salutations les plus chaleureuses,

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L'équipe du Reseau International des partis Communistes et Ouvriers au Vietnam

Commission des relations extérieures

Commission centrale du Parti communiste du Vietnam

source :  http://www.solidnet.org/article/CP-of-Vietnam-Communist-Party-of-Vietnam-pays-tribute-to-Lenin-on-his-birthday/

http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2020/04/le-parti-communiste-du-vietnam-rend-hommage-a-lenine-a-l-occasion-de-son-anniversaire.html


 

UN FRANÇAIS RÉSIDANT AU VIETNAM : "LA FRANCE, CE PAYS EN VOIE D'ENVELOPPEMENT"

Un Français résidant au Vietnam : « La France, ce pays en voie d’enveloppement »

AVR 20

Publié par 

Devant un centre de dépistage du Covid-19, à Hanoï, la capitale du Vietnam, le 31 mars 2019. A cette date, le pays a recensé 212 cas de coronavirus et aucun mort. (MANAN VATSYAYANA / AFP)

Les pays occidentaux ont-ils manqué de modestie face à la pandémie ? Un Français résidant au Vietnam, pays aux premières loges de la crise sanitaire mais où l’on ne déplore à ce jour aucun décès, témoigne.

Par L’Obs Publié le 02 avril 2020 à 07h00

Michael Sibony, 33 ans, consultant indépendant en investissement immobilier, est en mission longue durée à Hanoï, la capitale du Vietnam :

« Vue d’Extrême-Orient, la situation européenne face à la pandémie ferait presque sourire si elle n’était pas si tragique. Les pays progressistes imposent à leur population de se confiner et, en France, on enrobe cette privation de libertés d’un champ lexical martial et guerrier anachronique. C’est en observant de loin mon pays se débattre qu’un constat s’impose.

Au Vietnam, pays “en voie de développement”, en guerre il y a cinquante ans, on ne compte à ce jour aucun mort [212 cas confirmés selon le décompte de l’université Johns-Hopkins, dont le suivi fait référence, NDLR]. Plus petit — sa surface équivaut à la moitié de celle de la France — et plus peuplé avec 93 millions d’habitants — soit presque 40 % de plus qu’en France —, le Vietnam gère d’une tout autre manière la non-prolifération du virus, sans appeler à la guerre ni créer de psychose dans les chaumières. Simplement, en confinant les personnes contaminées, en les testant et en identifiant les personnes risquant de l’être. Ces dernières sont isolées quatorze jours dans des hôtels d’Etat ou des bases militaires. Pas les autres. Quelques milliers de confinés au Vietnam, par rapport aux millions en France. Quant au reste de la population, les personnes sont incitées à rester chez elles, mais sans privation de libertés, sans ticket à imprimer pour sortir, comme si elles étaient rationnées [un “confinement renforcé” est entré en vigueur ce mercredi 1er avril, pour quinze jours, afin de freiner la propagation du virus].

Coronavirus : comment le Vietnam, pays « en développement », réussit à faire bien mieux que la France?

C’est intégré : pour s’en sortir, il faut être collectif et responsable. La population entière porte le masque. Alors qu’en France en porter est considéré comme un acte presque malveillant ayant vocation à alimenter les peurs, ne pas en porter au Vietnam est une imbécillité coupable.

Bien sûr, l’Etat communiste et policier est présent. Avec leurs casquettes soviétiques et leur mini pick-ups qui rappellent les petites voitures Majorette des années 1980, ils quadrillent les quartiers en diffusant des consignes préventives avec des haut-parleurs. Toute la population reçoit un SMS quasi-quotidien contenant des indications ou des avis de recherche de personnes à risque, là où, en France, on s’offusque de voir le gouvernement envoyer un seul message de ce type. Ne nous trompons-nous pas de combat ?

La gestion de la crise n’a pas besoin d’être guerrière (d’ailleurs, par respect pour les rescapés des guerres, la décence devrait nous empêcher d’utiliser ce mot), mais simplement d’être organisée, d’être préparée. Au Vietnam, les dépistages sont maîtrisés et utilisés en grand nombre. Ils sont même exportés, alors qu’en France même les médecins ont du mal à en bénéficier.

Tests de dépistage du coronavirus : les ratés de la stratégie française

En tant que citoyen français, bien intégré et favorisé, je m’étonne d’être à ce point remonté contre les dirigeants de mon pays. Pur produit du système, je ne peux pourtant plus le supporter, ni le cautionner. Nous, Français, qui nous targuons — avec sans doute un peu trop d’arrogance — de gérer des projets complexes, qui vendons notre savoir-faire en organisation pour construire des lignes de train et de métro (ô coïncidence, à Hanoï par exemple), des laboratoires P4 — comme à Wuhan [ville du centre de la Chine et point de départ de l’épidémie] — et des avions partout dans le monde, nous voilà incapables et réduits au chaos de décisions hésitantes, aux choix de vie ou de mort des patients, et d’un virus dont les modalités de transmission ne résistent pourtant pas à la rigueur de gestes simples.

Où est l’Etat protecteur ?

Le Vietnam, Etat presque insignifiant en matière de puissance économique, avec des infrastructures supposées défaillantes, s’avère méticuleux, organisé. Il endigue ce virus de manière humaine et appliquée, pas à pas, puisque les cas sont encore comptés individuellement, et non pas en enfermant ses millions d’habitants chez eux. Où est l’Etat totalitaire ? Où est l’Etat protecteur ? Lequel est en faillite ?

Comme les expats qui ramènent leurs denrées préférées lorsqu’ils reviennent de leur pays d’origine, je me suis retrouvé, au moment de rentrer en France, à remplir ma valise de plusieurs litres de gel hydroalcoolique et de dizaines de masques, achetés dans une pharmacie quelconque de Hanoï. La pharmacienne a eu l’air surprise de me voir embarquer son stock. J’ai eu du mal à lui expliquer que nous savons fabriquer des TGV, mais que produire du savon, c’est trop compliqué. Et que lorsque les stocks manquent, au lieu d’avoir l’honnêteté intellectuelle d’assumer la non-préparation, on préfère expliquer que les masques sont inutiles voire dangereux.

Où sont les masques ? Le scandale d’une pénurie

Les pays en voie de développement veulent entrer dans une société de consommation, créer des infrastructures, un système de santé et d’éducation performant. Ils veulent du progrès et en ont une définition, aussi contestable soit-elle.

En France, quel est notre désir ? Où est notre progrès ? Nos institutions meurent en silence, les citoyens ne font plus confiance à l’Etat et aux services publics. Justice, éducation, santé… Ce qui faisait le rayonnement de la France et représentait un idéal à atteindre pour d’autres, se réduit comme peau de chagrin. Là encore, ouvrir les yeux sur les pays dits “en développement” que nous regardons de notre piédestal nous apprend une chose fondamentale : un pays sans Etat est un pays mort. Que devient l’Etat lorsque toutes ses émanations, toutes ses traductions les plus concrètes, s’évanouissent ? Rien. Que devient un pays sans un Etat pour le défendre ? Rien. Même le libéralisme théorique dans la version keynésienne nous dit que ce sont des compétences fondamentales et le socle de l’Etat.

Cette crise sanitaire majeure met en lumière non pas la force d’un virus, mais la faiblesse et l’orgueil de notre pays supposé développé. Elle met en lumière la destruction de ce qui faisait notre beauté, notre idéal. Notre esbroufe aussi, puisque notre incompétence ne trompe plus personne, si ce n’est nous et notre gouvernement. Comme le serpent du “Livre de la jungle” qui s’auto-hypnotise sans voir que ses interlocuteurs sont partis. Les beaux trains et les beaux avions ne nous servent à rien si nous ne sommes pas capables de protéger les plus fragiles d’entre nous. De pays développé, nous nous sommes réveillés en pays enveloppé, avec un mal de crâne carabiné. Enveloppé d’un tissu soyeux, confortable, mais qui limite ses mouvements. Comme un linceul. Nous sortirons de cette crise, mais il faudra en tirer les leçons, demander des comptes (les bons, cette fois, pas ceux des comptables), et, surtout, se regarder dans le miroir au lieu de regarder nos mirages. Et nous poser la bonne question : en tant qu’individu et en tant qu’Etat, vers quoi voulons nous aller ? »

Source: L’Obs

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2020/04/20/un-francais-residant-au-vietnam-la-france-ce-pays-en-voie-denveloppement/


 

LE VIETNAM PROMET D'AIDER CUBA DANS SA LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS

POLITIQUE

Le Vietnam promet son aide à Cuba dans la lutte anticoronavirus

Le Vietnam est disposé à renforcer sa coopération avec Cuba afin de stimuler la croissance économique dans les deux pays et à partager ses expériences avec Cuba dans la lutte contre le COVID-19.

  

Hanoi (VNA) - Le Vietnam est disposé à renforcer sa coopération avec Cuba afin de stimuler la croissance économique dans les deux pays et à partager ses expériences avec Cuba dans la lutte contre le COVID-19, a déclaré vendredi 17 avril le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc.

 

Le Vietnam promet son aide a Cuba dans la lutte anticoronavirus hinh anh 1

Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc reçoit l’ambassadrice de Cuba au Vietnam, Lianys Torres Rivera. Photo: VNA


Le chef du gouvernement, qui a reçu l’ambassadrice de Cuba au Vietnam, Lianys Torres Rivera, exprimé sa gratitude aux hauts dirigeants et au gouvernement cubains pour leur soutien rapide au Vietnam dans la lutte l’épidémie.

Le Parti, le gouvernement et le peuple du Vietnam ont récemment présenté 5.000 tonnes de riz pour le peuple cubain, a fait savoir Nguyên Xuân Phuc.

Le ministère vietnamien de la Défense a été chargé de servir de point focal pour la coopération avec Cuba en matière de prévention et de contrôle du COVID-19. Depuis le début du mois d’avril, les deux pays organisent régulièrement des visioconférences à tous les niveaux pour partager leurs expériences dans la lutte contre la maladie.

Le Premier ministre a noté que le peuple vietnamien apprécie toujours la solidarité et l’amitié avec le peuple cubain et apprécie le soutien de Cuba à la libération du pays et à la cause révolutionnaire dans le passé.

Il a affirmé que le Vietnam n’épargnera aucun effort pour entretenir les relations traditionnelles et intégrales entre le Vietnam et Cuba, renforçant ainsi les relations bilatérales de manière pratique et efficace.

En réponse, l’ambassadrice de Cuba a remercié le Vietnam pour son aide dans le cadre de l’embargo commercial contre Cuba et de la pandémie mondiale.

Elle a félicité le Vietnam pour ses réalisations en matière de prévention et de contrôle du COVID-19, ajoutant que Cuba est prête à travailler avec le Vietnam dans la recherche du remède contre le COVID-19 et d’autres produits pharmaceutiques.

La diplomate a exprimé son espoir que les relations bilatérales seront promues dans divers domaines après la visite de hauts dirigeants vietnamiens à Cuba, ajoutant que le transfert de technologie a contribué au développement agricole de Cuba. – VNA

fr.vietnamplus.vn/le-vietnam-promet-son-aide-a-cuba-dans-la-lutte-anticoronavirus/136229.vnp


 

DISCOURS LORS DE LA CELEBRATION DU 90ème ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU PARTI COMMUNISTE DU VIETNAM

En 90 ans d’existence, le Parti communiste du Vietnam a conduit le pays de victoire en victoire… Ses dirigeants en ont tiré quatre leçons, qui sont autant de clés du succès.
 vendredi, février 07, 2020 09:49 

Photo d'illustration
Hanoi (VNA) - En 90 ans d’existence, le Parti communiste du Vietnam a conduit le pays de victoire en victoire… Ses dirigeants en ont tiré quatre leçons, qui sont autant de clés du succès.

Recouvrer l’indépendance et instaurer le socialisme… Dès 1930, le Parti communiste du Vietnam avait fixé un double objectif à notre pays : recouvrer l’indépendance et instaurer le socialisme, donc. Même si le premier de ces deux objectifs a été atteint au prix d’une lutte acharnée, la vigilance reste de mise. Quant au second, il est l’essence même de la révolution vietnamienne, comme nous le fait très justement remarquer Nguyên Trong Phuc, ancien directeur de l’Institut d’histoire du Parti à l’Académie nationale politique Hô Chi Minh.

« Dans un pays majoritairement agricole comme le nôtre, l’indépendance, ça passe par la redistribution des terres aux paysans, par l’accès à des droits démocratiques, par l’instauration d’une société meilleure », nous dit-il. « Le Parti communiste du Vietnam est le parti de la classe ouvrière, mais il est aussi le leader du mouvement patriotique ».

Prendre appui sur le peuple… Dès sa création et surtout après la Révolution d’août 1945, le Parti communiste du Vietnam a cherché à mettre en place un régime révolutionnaire, une administration du, par et pour le peuple. Il a été, est et restera un serviteur du peuple, pour reprendre l’une des expressions favorites du Président Hô Chi Minh. Le Parti tire sa force de son attachement au peuple, estime Nguyên Tuc, membre du présidium du comité central du Front de la Patrie du Vietnam.

« Dès qu’il y a une dissension, même minime, entre le Parti et le peuple, les problèmes surgissent », constate-t-il. « De cela, tout le monde doit être conscient. L’œuvre de Renouveau n’aurait pas abouti à de tels résultats si le Parti n’avait pas pleinement pris conscience de cette leçon que ne cesse de répéter l’Histoire : Avoir le peuple, c’est tout avoir, le perdre, c’est tout perdre ».

Mettre en avant l’union nationale… Si le Parti communiste du Vietnam a pu fédérer toutes les couches sociales, c’est parce qu’il l’a fait autour d’un objectif commun - indépendance nationale et socialisme -, tout en veillant à protéger les intérêts particuliers de chacune. Le Front de la Patrie du Vietnam joue un rôle essentiel dans ce travail,  note le président de son comité central Trân Thanh Mân, qui est également secrétaire au comité central du Parti.

« Les antennes du Front de la Patrie doivent endosser leur responsabilité envers le Parti et le peuple, responsabilité qui consiste à fédérer l’ensemble de la population et à valoriser l’union nationale, que ce soit dans le développement socioéconomique, le maintien de la défense et de la sécurité ou l’édification du système politique », souligne-t-il.  

Veiller en permanence à la consolidation et à l’assainissement du système politique... Edification et remodelage font partie depuis quelques années des leitmotivs du Parti. Le prochain Congrès national approchant, le Bureau politique a ordonné aux instances du Parti de faire en sorte qu’aucun individu déficient sur le plan idéologique ne puisse être élu, particulièrement au niveau local. Dans le viseur du Bureau politique, les personnes corrompues et les adeptes du clientélisme.

En neuf décennies, le Parti communiste du Vietnam a maintes fois eu l’occasion  d’éprouver la pertinence de sa ligne politique et de confirmer l’importance des quatre leçons précitées. -VOV/VNA
source :  https://fr.vietnamplus.vn/anniversaire-du-parti-communiste-du-vietnam-90-ans-4-lecons/133310.vnp

 

DISCOURS

 

Prononcé par le camarade Nguyen Phu Trong,

 

Secrétaire général du Comité central du Parti communiste du Vietnam, Président de la République socialiste du Vietnam, lors de la Cérémonie pour célébrer le 90è anniversaire de fondation du Parti communiste du Vietnam

 

(3 Février 2020)

 

 

Distingués délégués,

 

Chers camarades et compatriotes,

 

Au moment où le pays se réjouit d’importantes réalisations acquises l'année dernière et de la venue de l'année 2020 du rat, nous nous réunissons ici à Hanoi, la ville millénaire aux belles traditions culturelles et à héroïsme, la ville de paix pour célébrer solennellement le 90e anniversaire du Parti communiste du Viet Nam.

 

Au nom du Comité central du Parti, je souhaite la plus cordiale bienvenue et présente aux dirigeants et anciens chefs du Parti, de l'État, du Front de la patrie vietnamienne, des vénérables vétérans, des mères héro du Vietnam, des invités de marque et de tous les camarades et compatriotes au pays et à l'étranger mes affections les plus chaleureuses et mes meilleures félicitations.

 

Chers camarades et compatriotes,

 

Les milliers d'années de l'histoire de notre nation ont témoigné du fait que le patriotisme et la défense de la Patrie, la détermination inébranlable contre toute invasion et la défense de l'indépendance, de la souveraineté et de l'unité nationale est une tradition précieuse de notre peuple.

 

Suivant cette tradition, depuis le milieu du XIXe siècle, en face de l'invasion des colonialistes français, ne se résignant pas à se faire esclave, notre peuple s'est insurgé en menant de nombreux mouvements patriotiques sans cesse et vigoureuses à travers différentes voies et orientations. À citer des chemins prises par les intellectuels, des soulèvements des agriculteurs à la révolution bourgeoise. 

Bien que ces luttes aient été vaillantes, fermes et menées avec beaucoup de sacrifices, le contexte historique à ce moment-là, notamment l'absence d’une ligne directrice juste les a conduits à l’échec. L'histoire exigeait une nouvelle voie.

 

En l’an 1911, le jeune patriote Nguyen Tat Thanh (notre oncle Hô bien-aimé) est parti pour trouver une nouvelle voie du salut de la patrie et de la lutte pour l'indépendance nationale.

 

Nourrissant des grandes aspirations ardentes, il est venu au marxisme-léninisme, y a trouvé le chemin pour le salut national : la révolution prolétarienne.

 

Après plusieurs années de s’activer à l'étranger, il a persévéré dans l’étude, l’apprentissage, l’application avec créativité et a répandu au fur et à mesure le marxisme-léninisme au Viet Nam, se donnant beaucoup de peine dans la préparation des conditions nécessaires pour la création d'un véritable parti révolutionnaire. Le 3 février 1930, la Conférence d'unification des forces communistes a eu lieu à Kowloon, Hong Kong (Chine), sous sa direction (sous le pseudonyme Nguyen Ai Quoc), a pris la décision d’unifier toutes les forces communistes du Viet Nam en un seul parti : le Parti communiste du Viet Nam. Il s'agissait d'un grand tournant historique, mettant fin à la longue crise dans l’organisation et la direction de la révolution du Viet Nam.

 

La naissance du Parti communiste du Viet Nam est le résultat de la combinaison entre le marxisme-léninisme et les mouvements ouvriers et patriotiques. Cela prouve que la classe ouvrière du Viet Nam est en pleine maturité et capable de prendre en main la mission historique de diriger la révolution.

 

Le premier Programme politique du Parti adopté à la conférence de fondation du Parti a défini l'orientation fondamentale de la révolution vietnamienne, répondant aux besoins urgents du peuple mais aussi aux aspirations sincères des gens.

 

Après sa naissance, étant de chair et de sang avec le peuple, obtenant le soutien et la confiance du peuple, en seulement 15 années, le Parti a dirigé la lutte de libération nationale, mené trois poussées révolutionnaires : la poussée de 1930-1931 avec le mouvement Soviet Nghe Tinh comme la cime, la poussée de 1936-1939 pour le bien-être public et la démocratie, et la poussée de révolution de libération nationale de 1939-1945, jusqu’à l’an 1945, lorsque la maturité de l’occasion révolutionnaire est venue, le Parti communiste du Viet Nam a dirigé tout le peuple vietnamien au succès de la Révolution d'août de 1945 “qui fait ébranler le ciel et trembler la terre” pour fonder la République démocratique du Viet Nam le 2 septembre 1945 (cette année marque son 75e anniversaire).

 

Juste après la naissance de la République démocratique du Viet Nam, la révolution a été confrontée à de nombreux défis et difficultés et faisait face en même temps aux adversaires de la faim, de l'analphabétisme et de l'invasion.

 

Dans ces adversités, le Parti a dirigé notre peuple à surmonter ces conditions “qui ne tiennent qu’à un fil”, à défendre fermement et à construire le jeune gouvernement qui venait d’être né en se préparant activement à la résistance contre les colonialistes français.

 

Sous la ligne directrice de la résistance “de tout le peuple”, “totale”, “de longue durée”, “basée principalement sur sa propre force”, valorisant la tradition d'unité et de patriotisme de toute la nation, le Parti a dirigé le peuple à vaincre successivement toutes menées, tous plans d'invasion de l'ennemi, telle que la victoire dans l'offensive hiver-printemps 1953-1954 dont l’apogée est la victoire de Dien Bien Phu “de renommée sur les cinq continents et secouant le monde”, forçant les Français à signer l'accord de Genève (en 1954) et à mettre fin à leur invasion.

 

De 1954 à 1975, le pays a été divisé en deux. Sous la direction du Parti, le Nord s’est en même temps évertué à construire le socialisme et s’est donné de la peine pour remplir son devoir de l’arrière-plan pour le grand front. Le peuple du Sud a continué sa lutte acharnée pour l'indépendance de la nation et la réunification du pays.

 

Avec l’esprit « Plutôt tout sacrifier que de perdre notre pays, jamais être esclaves » et « Rien n'est plus précieux que l'indépendance et la liberté »; sur la base de la ligne directrice juste et créative du Parti, avec la force conjuguée de tout le peuple, notre armée et notre peuple ont successivement vaincu toutes les stratégies de guerre des impérialistes américaines, libéré entièrement le Sud, réunifié le pays le 30 avril 1975.

Cette victoire “ sera gravée pour toujours dans l'histoire de notre nation comme l'une des pages les plus brillantes, un exemple rayonnant du triomphe complet de l'héroïsme révolutionnaire et de l'intelligence de l'homme, et entre dans l’histoire du monde comme un grand exploit militaire du XXe siècle, un événement de grande importance internationale et portant la marque de son temps (cette année marque son 45e anniversaire).

 

Tout en se hâtant de surmonter des conséquences immenses de la guerre, le peuple vietnamien a continué à faire front aux nouvelles guerres. Sous la direction du Parti, notre armée et notre peuple ont à la fois concentré sur la restauration économique et sociale et milité pour défendre notre frontière, notre indépendance et notre souveraineté territoriale sacrée de la Patrie. En même temps, nous avons accompli le devoir international d’aider le peuple cambodgien à échapper du génocide et mener l’œuvre de ressusciter le pays.

 

Devant des nouvelles exigences du développement du pays, pour pallier à des insuffisances du mécanisme de planification centralisé, bureaucratie et État-Providence qui avaient conduit à des crises économiques et sociales de l'après-guerre, sur la base du bilan des inventions et initiatives nées de la réalité du peuple, le Parti a engagé des réformes par étapes dans l'agriculture et l'industrie, et au premier plan, c’était le renouveau de la pensée théorique du socialisme pour former de-là de manière progressive la ligne directrice du Renouveau du pays.

 

Le 6e Congrès du Parti tenu en décembre 1986, basé sur une analyse approfondie de la situation du pays, sur la recherche et l’épreuve dans la pratique et avec l’esprit “ Regarder droit à la vérité, évaluer correctement la vérité et dire la vérité”, a défini la Ligne directrice de Renouveau global du pays, ce qui marquait le tournant important sur la voie en transition vers le socialisme au Viet Nam.

 

Cette ligne directrice de Renouveau a répondu à la demande de la pratique historique, traduisant la fermeté, la pensée créative du Parti communiste du Viet Nam et a ouvert une nouvelle période pour le développement du pays.

 

Après le 6e Congrès, le Parti s’est progressivement perfectionné et a concrétisé la ligne directrice du Renouveau dont le contenu clé et principal avait été abordé dans le Programme politique de construction du pays dans la phase de transition vers le socialisme (le Programme politique de 1991 et la version amendée en 2011) aussi que dans des documents importants du Parti à travers les Congrès.

 

Dans les années 90 du XXe siècle, relevant les défis nés de l'effondrement du modèle du réalisme socialiste en URSS et en Europe de l'Est, le Parti communiste du Viet Nam et le peuple vietnamien sont restés fermes et ont continué d’avancer et d’innover sur la voie du socialisme en adoptant une approche adaptée aux conditions et particularités du Viet Nam.

 

Le Comité central du PCV du VIe au XIIe mandat ont promulgué de nombreuses résolutions relatives à des questions fondamentales et importantes du Parti et du développement du pays. L'Assemblée nationale les a ensuite codifiées par les textes législatifs et règlementaires, créant un cadre juridique de plus en plus complet et concordant au processus de Renouveau.

 

Le gouvernement, quant à lui, les a traduits en mécanismes, politiques et solutions concrètes pour administrer, gérer et mener le processus de construction et de développement du pays.

 

En identifiant et définissant la ligne directrice du Renouveau, le Parti a toujours possédé à fond et appliqué de manière créative des principes, perspectives fondamentaux et du matérialisme dialectique du marxisme-léninisme, des pensées de Ho Chi Minh ainsi que des expériences tirée de la pratique du pays et de l’étranger, pour bien régler des relations fondamentales telles que le développement de l'économie de marché à l’orientation socialiste ; l'édification de l'État de droit socialiste “du peuple, par le peuple et pour le peuple” ; l’étroite combinaison entre rénovation économique et politique, entre croissance économique et progrès et justice sociaux ; l’efficace coordination entre développement socio-économique et défense-sécurité nationales, entre construction et défense du pays ; entre indépendance, autonomie et active intégration internationale ; et entre direction du Parti, gestion de l'État et position de Maitre du peuple… Jamais être superficiel, extrême, volontariste ou passer d'un extrême à l'autre.

 

En réalité, après 35 ans de Renouveau, d'un pays pauvre équipé de faibles conditions matérielles, de bas niveau technologique, des infrastructures socio-économiques rétrogrades et de bas niveau, le Viet Nam est devenu aujourd'hui un pays en développement à revenu intermédiaire ; avec une culture et une société qui ne cessent de se développer, une vie matérielle et mentale des gens améliorées; l’édification du Parti et du système politique connaît de percées; le bloc unifié de tout le peuple se renforce de plus en plus; la politique et la société sont stables, la défense nationale, la sécurité, l'indépendance et la souveraineté sont toutes maintenues; la position et le prestige du pays sur l’arène internationale sont rehaussés.

 

Aujourd'hui, le Viet Nam est devenu un pays de cent millions d'habitants bénéficiant d'un revenu de 2800 dollars par habitant, participant à la plupart des organisations internationales et devenant un membre actif et responsable dans les activités de la communauté internationale.

 

Plus récemment, le Vietnam a été élu avec un nombre record de votes par l'Assemblée Générale des Nations Unies pour devenir pour la deuxième fois membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unis.

 

Avec des grands acquis obtenus, nous avons toutes les raisons d’affirmer que notre pays n'a jamais joui d'une telle œuvre, d’une telle puissance, d'un tel prestige et d'une telle réputation qu'aujourd'hui.

 

Chers camarades et compatriotes,

 

La pratique riche et abondante de la révolution vietnamienne au cours des 90 dernières années a montré que la direction judicieuse et intelligente du Parti est le facteur de première importance déterminant tous les triomphes de la révolution et établissant des exploits au Viet Nam.

 

  • travers le processus de direction de la révolution, le Parti s’est imprégné et est parvenu de plus en plus à sa maturité pour être à la hauteur du rôle et de la mission de direction de la révolution et répondre à la confiance et à l'attente du peuple.

 

Cette pratique confirme une vérité : au Viet Nam, il n'y a pas d’autre force politique que le Parti communiste du Viet Nam qui ait suffisamment de caractère, sagesse, expérience, prestige et capacité de diriger le pays à surmonter toutes lesdifficultés et tous les défis et de conduire l’œuvre révolutionnaire du peuple vietnamien d'une victoire à l'autre.

 

Et c’est à travers ce processus que le Parti a accumulé des expériences, tiré des leçons précieuses et forgé la tradition glorieuse que nous avons aujourd'hui la responsabilité de préserver et valoriser : la fidélité infinie à l'intérêt du peuple et celui de classe, la fermeté à l'objectif et à l'idéal de l’indépendance du peuple allant de pair avec le socialisme fondé sur le marxisme-léninisme et les pensées de Ho Chi Minh.

 

Il s’agit aussi d’une tradition de tenir l’indépendance et l’autonomie de ligne directrice ; connaitre parfaitement, appliquer et développer de manière créative le marxisme-léninisme, tirer profit des expériences du monde pour définir la juste ligne directrice ainsi que mettre en œuvre de manière efficace des tâches révolutionnaires.

 

Il s’agit aussi d’une tradition du Parti d’être de chair et de sang avec le peuple, de toujours considérer l'idéal de servir le peuple comme raison d'être et objectif à achever. Il s’agit de la tradition de l'unité, d’avoir de l’organisation et de la discipline, de l’équité basées sur le principe du centralisme démocratique, l'autocritique, la critique et l'amour entre camarades. Il s’agit aussi de la solidarité internationale fidèle et pure fondée sur des principes et des objectifs nobles.

 

En jetant un regard rétrospectif sur les 90 ans de construction, de lutte et de maturation du Parti communiste du Viet Nam, en ce moment le plus solennel, nous exprimons notre gratitude profonde aux grandes mérites grandioses du président Ho Chi Minh – le leader génial de notre parti et de notre peuple, le grand maître de la révolution vietnamienne - le héros de la libération nationale et l’éminent homme de culture du monde. Il a consacré toute sa vie à notre peuple, notre pays, conduit notre Parti et notre peuple aux victoires glorieuses et a véritablement “fait honneur à notre nation, notre peuple, notre patrie et notre pays”.

 

Plus notre pays se développe et que notre peuple est bien nourri et bien vêtu et heureux, plus il devient clair que la pensée, la vertu et le style du président Ho Chi Minh sont une fortune précieuse, la torche qui éclaire le chemin sur lequel notre nation avance vers l'avenir.

Nous garderons pour toujours dans notre mémoire des contributions énormes des anciens dirigeants, des millions de héros de martyrs, des hommes et des femmes exemplaires du peuple qui ont courageusement consacré leur vie pour l'indépendance, la liberté, la souveraineté, l'intégrité territoriale de la patrie, pour le socialisme et pour des missions internationales nobles.

 

Nous exprimons notre profonde gratitude aux vénérables révolutionnaires, aux familles des martyrs, aux mères héroïques vietnamiennes, aux vétérans blessés et malades, aux familles qui ont mérité à la nation, et à toutes les compatriotes, tous les combattants du pays qui ont courageusement milité, se sont dévoués, ont travaillé avec créativité, et apporté de grandes contributions à la cause révolutionnaire glorieuse de notre nation.

 

Avec toute la modestie des révolutionnaires, nous pouvons encore dire : "Comme notre Parti est grandiose ! Comme notre peuple est héroïque !".

 

Nous graverons à jamais dans nos cœurs et serons reconnaissants du soutien et de l’aide précieux des gens des pays frères socialistes, des forces progressistes et des amis du monde entier pour notre œuvre de libération et réunification nationales ainsi que pour celle de construction et de défense de la Patrie d’aujourd’hui.

 

Chers camarades et compatriotes,

 

  • l'heure actuelle, tout le Parti, tout le peuple et toute l'armée sont en train de mettre en œuvre le Programme politique du Parti, la Constitution de l'État, faire avancer de manière globale et synchronisée l’œuvre de Renouveau, l'industrialisation, la modernisation, le développement de l'économie de marché à l’orientation socialiste, la politique d’ouverture pour l'intégration internationale, ainsi que réaliser deux tâches stratégiques qui consistent entre autres à construire et à défendre résolument la patrie, pour la prospérité du peuple, une nation forte, la démocratie, l'équité et le progrès.

 

Il s'agit là d'une œuvre révolutionnaire grandiose, “une lutte colossale” comme a dit l'oncle Ho, pleine de difficultés et de complexités tout de même. Le contexte international et la situation intérieure nous apportent des avantages et des opportunités d'une part et des défis d'autre part. Nous sommes confrontés à de nombreux nouveaux problèmes émergents mais aussi des questions complexes à répondre.

 

Cette situation exige que tout le Parti, tout le peuple et toute l'armée, plus que jamais, valorisent la tradition de patriotisme et révolutionnaire, l’unité, la responsabilité, s'efforcent de surmonter toutes les difficultés et tous les défis pour faire de notre patrie une terre plus prospère et plus merveilleuse.

 

L'esprit de combat acharné et d’innovation de tout le peuple, toute localité et tout secteur économique sont des facteurs importants pour le développement du pays.

 

Notre Parti doit renforcer l’édification et la rectification du Parti, faire de lui un Parti plus fort, plus intègre qui peut assumer la responsabilité d’être l’avant-garde pour diriger la cause révolutionnaire dans la nouvelle ère.

 

Depuis le XIIe Congrès du Parti, notre Parti a consacré d’énormes temps et efforts

 

  • l’édification du Parti, considérant cela comme une tâche clé. Récemment, tout le Parti a mené la tâche d’édification et de rectification du Parti sous l'esprit de la résolution du 4e Plénum du XIe et XIIe Comité central, recueillant d'importants résultats et expériences initiaux qui ont contribué à réduire les lacunes et à renforcer la capacité de direction et la combattivité du Parti.

 

Il reste cependant beaucoup à faire, en particulier la lutte contre la dégradation de l'idéologie politique, de la moralité et du mode de vie, l'auto-transformation et l'auto-évolution, la corruption, le gaspillage, la bureaucratie et l'éloignement du peuple.

 

Les forces hostiles cherchent toujours des moyens à saper la cause révolutionnaire de notre peuple ; ils s’efforcent de fausser, accuser calomnieusement notre Parti, notre État, attaquent l’idéologie, le programme politique, et la ligne directrice du Parti, excitent, désunissent le Parti de l’intérieur, empêchent le Parti, l’État et le peuple de s’unir afin de dissoudre notre Parti et notre système politique de la racine. Ceci est vraiment méchant et dangereux.

 

La direction générale de l’édification et rectification du Parti aujourd’hui est de continuer à valoriser les bonnes traditions, maintenir et renforcer le caractère révolutionnaire et ce de l’avant-garde de notre Parti, faire du PCV un Parti vraiment sain et fort en matière de politique, idéologie, moralité, organisation et personnel, rénover le mode de direction, renforcer les liens de chair et de sang entre le Parti et le peuple, faire en sorte que le Parti aura la force nécessaire pour diriger l’œuvre du pays à se développer sans cesse.

 

En tant que parti au pouvoir qui s’active dans une économie de marché qui s’ouvre

 

  • l’intégration, les cadres et membres du parti cumulent de nombreuses fonctions et font face fréquemment à la tentation de l'argent, de la richesse, du pouvoir et des intérêts personnels, il nous faut donc plus vaquer à maintenir le caractère révolutionnaire et pionnier de notre Parti.

 

Sans une pleine conscience de cela, sans un effort actif et persévérant de l'auto amélioration et l'apprentissage, les cadres et membres du parti seraient d'autant plus facilement corrompus. Le maintien du caractère d'un parti communiste - un véritable parti révolutionnaire s’activant pour la cause de la classe ouvrière et de la nation, pour l'intérêt du peuple – a une importance fondamentale.

 

Le président Ho Chi Minh a déjà mis en garde : “Une nation, un parti, un individu peut être impeccablement respecté et prestigieux hier ; mais il n’est pas évident qu'ils bénéficient du même soutien et des mêmes louanges aujourd'hui et demain, si leur cœur n'est plus au bon endroit, s'ils glissent dans l’individualisme.”

 

La résolution du 4e Plénum du XIe et XIIe Comité central portant sur l’édification du Parti a affirmé la nécessité de l’édification et rectification le Parti avec un esprit actif et persévérant, afin d'apporter un changement plus visible sur tous les aspects, d’empêcher et de repousser la dégradation, renforcer la persévérance des objectifs et idéaux révolutionnaires; renforcer l'unité de pensée et d’action; consolider l'organisation; nourrir un lien toujours plus étroit avec le peuple; rehausser la capacité de direction et la combattivité du Parti, les considérer comme la question de vie ou de mort pour notre Parti et notre régime.

 

Un véritable parti révolutionnaire doté d’une juste ligne directrice, d’une bonne organisation, d’un contingent de cadres et membres sain, exemplaire, dévoué, jouissant d'un lien étroit avec le peuple, et soutenu par le peuple, jouira d'un pouvoir invincible et ne pourra jamais être empêché par n’importe quelle force sur son chemin de conduire le peuple à progresser.

 

 

Chers camarades et compatriotes,

 

Cette année où nous célébrons la fondation de notre parti revêt d’une grande signification : L'année 2020 est la dernière année du mandat du XIIe Comité central où se tiendront les congrès du Parti de tous les échelons en vue du XIIIe Congrès national du Parti ; aussi une année qui témoigne d’importants événements politiques ; une année où le Viet Nam joue également des rôles importants tels que président de l'ANASE et membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

La situation internationale et nationale nous apporte de nombreuses opportunités mais aussi de nombreux défis et difficultés, exigeant tout le Parti, tout le peuple et toute l'armée de déployer tous les efforts et de toute la détermination pour achever avec succès les tâches définies pour 2020 dont les points capitaux sont : l'achèvement dans la plus large mesure possible des objectifs de développement socio-économiques ; le renforcement de la stabilité macroéconomique ; la promotion de la mise en œuvre des percées stratégiques, de la restructuration de l'économie associée à la rénovation du modèle de croissance, à l’assurance de la protection sociale et du bien-être social et à l'amélioration du niveau de vie des gens.

 

Maintenir l'indépendance nationale, la souveraineté et l'environnement pacifique et stable pour le développement du pays ; promouvoir les relations extérieures. Focaliser sur la bonne organisation des congrès du Parti à tous les échelons en vue du XIIIe Congrès national du Parti ; continuer à mettre en œuvre la résolution du 4e Plénum du XIe et XIIe Comité central sur l’édification du Parti et la Directive n°5 du Politburo sur la promotion d’étudier et suivre la pensée, la vertu et le style du Président Ho Chi Minh, afin de favoriser une évolution plus vigoureuse dans l’édification et rectification du Parti.

 

Avec joie et fierté, nous sommes convaincus que le Parti communiste du Viet Nam remplira éminemment ses nobles tâches. Tout le Parti, tout le peuple et toute l'armée apportent conjointement la force, partagent un même cœur, s’évertuent de construire un Viet Nam de paix, d'unité, d'indépendance, de démocratie, de richesse et de fermeté vers le socialisme.

 

 

Gloire éternelle au peuple Vietnamien doté de belles traditions de culture et d’héroïsme !

 

Vive le glorieux Parti communiste du Viet Nam !

 

Vive la République socialiste du Viet Nam !

 

Le président Ho Chi Minh vivra pour toujours dans notre cause révolutionnaire ! Je vous remercie de votre aimable attention.

source : 

http://www.solidnet.org/article/CP-of-Vietnam-Speech-delivered-by-Party-General-Secretary-and-State-President-Nguyen-Phu-Trong/


 

COVID-19 : LE VIETNAM CONTINUE DE COOPÉRER ÉTROITEMENT AVEC LA CHINE

COVID-19Le Vietnam continue de coopérer étroitement avec la Chine20/02/2020 23:54"Le Vietnam exprime sa sympathie, partage avec la Chine de lourdes pertes causées par le COVID-19 et estime les efforts du gouvernement et du peuple chinois dans la lutte contre l’épidémie", a déclaré le porte-parole adjoint du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Doàn Khac Viêt.
 


Le porte-parole adjoint du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Doàn Khac Viêt, le 20 février à Hanoï.  Photo : Lâm Khanh/VNA/CVN
Lors d’un point presse périodique du ministère, tenu jeudi 20 février à Hanoï, répondant à la question de correspondants concernant les évaluations du Vietnam sur les mesures et l’efficacité de la lutte menée par la Chine pour faire face au coronavirus, le porte-parole adjoint du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Doàn Khac Viêt, a affirmé que le Vietnam était prêt et continuait de coopérer étroitement avec la Chine et les pays dans la prévention de la propagation de l’épidémie et aussi se tenait prête à partager avec Pékin ses méthodes de traitement.

Le Vietnam a la conviction que sous la direction du Parti et du gouvernement chinois, avec le soutien et les efforts communs de la communauté internationale, le peuple chinois surmonteraient la situation difficile actuelle et parviendrait bientôt à la maîtrise de la maladie, a-t-il dit.

Interrogé sur les mesures appliquées pour protéger les ressortissants vietnamiens face à la propagation du COVID-19 dans de nombreux pays, Doàn Khac Viêt a souligné que le Vietnam suivait et suivrait de près la situation dans les pays épidémiques et que ses bureaux de représentation à l’étranger avaient publié leur numéro de téléphone d’urgence, restaient toujours en contact avec les citoyens vietnamien  et se tenaient prêts à appliquer des mesures de protection en cas de nécessité. Selon les représentations vietnamiennes à l’étranger, sauf un cas en Chine, aucun ressortissant vietnamien supplémentaire n'est infecté.

À propos de la santé du citoyen vietnamien infecté en Chine, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères a informé : "Le citoyen vietnamien est actuellement traité à l'hôpital provincial N°5 de Jiangxi en Chine (comme une annonce donnée lors du point presse périodique du 6 février). Sa santé évolue bien et le patient continue d'être traité activement".

VNA/CVN

source :  https://lecourrier.vn/le-vietnam-continue-de-cooperer-etroitement-avec-la-chine/682676.html


 

90ème ANNIVERSAIRE DU PARTI COMMUNISTE DU VIETNAM : HOMMAGE AU PRESIDENT HO CHI MINH

90e anniversaire de la fondation du Parti : hommage au Président Hô Chi Minh

03/02/2020 17:57

En l’honneur du 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste du Vietnam (3 février), une délégation de dirigeants et anciens dirigeants du pays est allée rendre hommage lundi 3 février au Président Hô Chi Minh en son mausolée.

Le 90anniversaire de la fondation du Parti communiste du Vietnam
Publication d’une collection de timbre marquant les 90 ans du PCV
 

Une délégation de dirigeants et anciens dirigeants du pays est allée rendre hommage le 3 février au Président Hô Chi Minh en son mausolée.

Photo: VNA/CVN


La délégation de dirigeants et anciens dirigeants du pays comprenait le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc, la présidente de l’Assemblée nationale Nguyên Thi Kim Ngân, le président du Comité central du Front de la Patrie du Vietnam, Trân Thanh Mân, et plusieurs autres personnalités.

Une gerbe de fleurs portant l'inscription "Se souvenir à jamais du grand Président Hô Chi Minh" a été déposée.

Les délégués ont exprimé leur vénération et leur reconnaissance envers le grand leader national qui avait fondé, dirigé et soutenu le PCV qui est toujours l’avant-garde de la classe ouvrière, des travailleurs et de la nation. Ces 90 dernières années étaient importantes pour le processus de développement national, marquant la maturité du Parti, de l’État et du peuple vietnamiens.

La délégation a ensuite fleuri le Monument commémoratif des Morts pour la Patrie, situé rue Bac Son à Hanoï.

Dans la même matinée, des délégations de la Commission militaire centrale, du ministère de la Sécurité publique, du Comité populaire de Hanoï…, ont rendu hommage au Président Hô Chi Minh en son mausolée et déposé des fleurs au Monument commémoratif des morts pour la Patrie.
 

VNA/CVN

https://lecourrier.vn/90e-anniversaire-de-la-fondation-du-parti-hommage-au-president-ho-chi-minh/661565.html


 

ANDRE VLTCHEK : VIETNAM : UN TÉMOIGNAGE HISTORIQUE DE LA SAUVAGERIE DE WASHINGTON

Vietnam: Un témoignage historique de la sauvagerie de Washington

Par Andre Vltchek

Mondialisation.ca, 29 janvier 2020

21stcenturywire.com 28 janvier 2020

Région : 

Thème: 

My Lai : le vieil arbre qui a survécu, alors que le village et les gens autour de lui n’ont pas survécu (Photo : Andre Vltchek © 2020)

My Lai. My Son… Cette histoire est courte, mais elle est révélatrice. Et j’ai voyagé loin, pour la présenter à mes lecteurs.

Le hameau de My Lai, au centre du Vietnam, est peut-être l’un des endroits les plus horribles et les plus symboliques du monde, comme Nankin ou Auschwitz. Il montre clairement à quel point la guerre peut être monstrueuse et à quel point les occupants peuvent devenir impitoyables et épouvantables.

C’est aussi un lieu que nous devrions avoir sur les lèvres maintenant, quand il apparaît que l’ »Empire » dirigé depuis Washington est à nouveau prêt à attaquer plusieurs pays, partout dans le monde.

Mais le président Donald Trump est-il une anomalie folle, ou simplement la continuation de dirigeants impitoyables et sadiques ?

Pour répondre à cette question, je suis retourné au Vietnam, un pays qui était mon foyer, il y a presque deux décennies.

Situé près de la ville de Quang Ngai, le village de My Lai est à environ 150 kilomètres au sud de Danang, et il n’apparaît même pas sur la plupart des cartes du Vietnam. Si petit, si humble. Et pourtant, et pourtant…

Selon Oliver Kendrick et son ouvrage, « The My Lai Massacre in American History and Memory » [Manchester University Press, 2006] :

« Le matin du 16 mars à 7h30, une centaine de soldats de la compagnie Charlie dirigée par le capitaine Ernest Medina, après un court barrage d’artillerie et d’hélicoptères, ont débarqué en hélicoptère sur Sơn Mỹ, un patchwork de villages, de rizières, de fossés d’irrigation, de digues et de chemins de terre, reliant un assortiment de hameaux et de sous-hameaux. Les plus grands d’entre eux étaient les hameaux Mỹ Lai, Cổ Lũy, Mỹ Khê, et Tu Cung… »

Ce qui a suivi a été un massacre, de la plus monstrueuse espèce. Un massacre d’enfants, d’adultes et de personnes âgées.

Pour décrire ce qui s’est passé, les sources vietnamiennes ont utilisé un langage très différent de celui de M. Kendrick. Ceci fait partie d’une transcription publiée par le Comité du Front de libération nationale de la province de Quang Ngai, datée du 25 mars 1968 :

« Tôt le matin du 16 mars 1968, comme tous les autres matins normaux, les habitants de la commune de Son My… commençaient une journée de production, soudain l’artillerie ennemie depuis la montagne Ram… tire pendant des heures… Suite à cela, neuf hélicoptères américains se posent à trois reprises autour de deux petits villages. Après avoir quitté les avions, les GI, comme des bêtes sauvages, se sont précipités dans les villages pour tuer tout le monde. Ils sont divisés en trois groupes : un pour tuer, un pour brûler les maisons, un pour couper les arbres et tuer les animaux… »

Les habitants de My Lai avant d’être abattus (Photo : Andre Vltchek)

Ses derniers moments, avant sa délivrance à la liberté et à la démocratie américaines (Photo : Andre Vltchek)

Des cadavres sur l’une des routes de My Lai (Photo: Andre Vltchek)

Mme Nguyen : un martyr improbable aux mains des soldats américains à My Lai (Photo : Andre Vltchek)

500 personnes sont mortes. 500 civils innocents. Personne n’a même ouvert le feu sur les hélicoptères américains qui arrivaient. Il n’y avait pas d’hommes armés au sol. Les civils vietnamiens étaient juste là, vivant leur vie, s’occupant de leurs champs.

Le massacre était systématique, sadique et a duré des heures.

Personne n’a été épargné : les vieilles femmes, les bébés, personne.

Un seul soldat américain a refusé de participer, un Afro-Américain qui s’est délibérément tiré une balle dans le pied. D’autres ont manifestement apprécié leur monstrueuse entreprise. Des photographies historiques en noir et blanc exposées au musée local, montrent des GI américains se reposant après avoir commis un meurtre de masse : couchés dans l’herbe, souriant, plaisantant, contents.

Des soldats américains font une pause cigarette après avoir massacré 500 civils innocents (Photo : Andre Vltchek)

Pas une seule personne n’est allée en prison. Certains individus ont été décorés. L’Empire est bon pour ses tueurs et ses violeurs.

Le président des États-Unis, au moment où le massacre a eu lieu, était Lyndon B. Johnson (LBJ), un Démocrate. Cela n’avait pas beaucoup d’importance. Des crimes contre l’humanité ont été commis par son prédécesseur JFK (Démocrate), ainsi que par son successeur Richard Nixon (Républicain). Ils sont actuellement commis par l’administration actuelle de Donald Trump.

Cela répond en quelque sorte à la question rhétorique que j’ai posée plus haut. Une question sur Trump.

Il faut se souvenir de tout cela. Il faut garder tout cela dans son contexte.

Cette année, en 2020, et juste avant le début de la favorable « Année du Rat » (selon le calendrier chinois), j’étais le seul étranger à rendre hommage aux victimes du massacre de My Lai. Le seul.

Il n’y avait qu’un seul voyageur vietnamien, assis sur un banc, devant les ruines d’une des maisons de May Lai. Il reposait la tête dans ses paumes, en proie au chagrin. Peut-être n’était-il pas un voyageur, après tout. Peut-être était-il un parent de ceux qui sont morts ici, il y a un demi-siècle.

Vestiges de la fondation d’une maison incendiée par des soldats américains à My Lai (Photo : Andre Vltchek© 2020)

Je me demande pourquoi personne n’est venu. Comme c’est malsain et révélateur que personne n’était là. Sur les milliards d’habitants de cette planète, personne ne s’est soucié de venir ici.

Les GI ont tué des millions de personnes, dans toute l’Asie du Sud-Est. Au Vietnam, au Cambodge et au Laos. Les B-52 ont bombardé tout ce qui bougeait. Les soldats sur le terrain ont violé des enfants, massacrant des personnes âgées avec sadisme. On me disait souvent : « My Lai n’est pas la plus terrible atrocité commise par les États-Unis au Vietnam. Il y eut des milliers d’endroits comme ça ». Je sais… Pourtant, My Lai, ainsi que le massacre de No Gun Ri en Corée du Sud (où les forces américaines ont massacré un nombre indéfini de réfugiés) sont censés être les symboles des crimes américains contre l’humanité.

Alors pourquoi ; pourquoi personne n’est là, pourquoi personne ne se souvient ?

A quelques centaines de kilomètres au nord – My Son.

LE PATRIMOINE DE L’HUMANITÉ : Ancien temple sur Mỹ Sơn, province de Quang Nam (Photo : Thomas Hirsch CC)

Lorsque je vivais au Vietnam, en visitant le grand site archéologique de My Son, je devais laisser ma voiture à l’entrée, et prendre un 4×4 militaire vietnamien. C’est parce que toute la zone était un champ de mines, même des décennies après l’arrêt des campagnes américaines de bombardements massifs.

My Son est un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et voici ce que l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture en dit, sur son site web :

« Entre le 4e et le 13e siècle, une culture unique qui devait ses origines spirituelles à l’hindouisme indien s’est développée sur la côte du Viet Nam contemporain. Ceci est illustré de manière graphique par les vestiges d’une série de temples-tours impressionnants situés dans un site dramatique qui a été la capitale religieuse et politique du royaume du Champa pendant la majeure partie de son existence… »

Son importance ne l’a pas sauvé des bombardements sauvages de l’armée de l’air américaine, pendant la guerre du Vietnam (appelée plus précisément « La guerre américaine » au Vietnam).

Aujourd’hui encore, toute la zone est parsemée de cratères, et les visiteurs sont dissuadés de s’aventurer hors des sentiers battus, car il y a des tonnes de bombes à fragmentation non explosées dans toute la zone.

50 ans plus tard, les bombes à fragmentation américaines explosées continuent de ravager le paysage (Photo : Andre Vltchek© 2020)

Des cratères de bombe toujours dangereux interrompent un paysage naturel par ailleurs magnifique (Photo : Andre Vltchek© 2020)

Les cratères sont marqués. Mais dans le musée financé par le gouvernement japonais, il n’est pas fait mention de la barbarie culturelle américaine. Il n’y a que très peu de photos des conséquences, et presque aucun commentaire. Le financement par les auteurs des génocides d’Asie du Sud-Est et leurs alliés est soumis à une condition : le silence. Et le Japon s’est engraissé et enrichi grâce à sa collaboration avec l’Occident, tant pendant la guerre de Corée que pendant celle du Vietnam.

My Son énonce clairement ce que le peuple d’Iran et d’autres endroits sur terre, au début du 21e siècle, ont peur ne serait-ce que d’imaginer : les États-Unis peuvent bombarder et même liquider à intervalles régulières d’importants sites et centres du patrimoine culturel… et même des sites du patrimoine mondial, situés sur les territoires des États qu’ils définissent comme leurs ennemis et leurs adversaires. La clique militaire de Washington le fait contre toutes les conventions internationales, et en toute impunité. Elle le fait sans aucune raison militaire, juste par dépit.

Trump n’est pas simplement en train de faire le vantard, ni même intimider. D’autres, avant lui, l’ont déjà fait, ils ont osé. Et il n’hésiterait pas à refaire la même destruction.

Donald J. Trump@realDonaldTrump

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En réponse à @realDonaldTrump

....hundreds of Iranian protesters. He was already attacking our Embassy, and preparing for additional hits in other locations. Iran has been nothing but problems for many years. Let this serve as a WARNING that if Iran strikes any Americans, or American assets, we have.....

Donald J. Trump@realDonaldTrump

....targeted 52 Iranian sites (representing the 52 American hostages taken by Iran many years ago), some at a very high level & important to Iran & the Iranian culture, and those targets, and Iran itself, WILL BE HIT VERY FAST AND VERY HARD. The USA wants no more threats!

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My Lai et My Son, au centre du Vietnam. Deux histoires différentes, deux atrocités. L’une contre le peuple, l’autre contre la culture.

Le sanctuaire My Son financé par le gouvernement japonais (Photo : Andre Vltchek© 2020)

Deux endroits littéralement perdus dans l’une des plus belles campagnes d’Asie du Sud-Est. Deux endroits habités par des gens ayant une culture ancienne.

Mais la profondeur de la culture importe très peu à l’Empire. Que ce soit les cultures du Vietnam ou du Cambodge, de l’Indonésie, de la Syrie, de l’Iran ou de la Chine. Le Washington fondamentaliste n’accepte qu’une soumission complète et inconditionnelle. Lorsque ce n’est pas le cas, un pays, son peuple et ses sites patrimoniaux sont bombardés. Une logique similaire à celle des Talibans dynamitant les Bouddhas de Bamyan, ou de DAECH saccageant Palmyre, est appliquée par l’Empire.

Ainsi, chaque fois que Washington s’apprête à dévorer sa prochaine victime, je me rends au Vietnam. C’est parce qu’en étant ici, les choses se mettent en perspective d’une certaine manière.

Le Vietnam communiste jouit de son indépendance. Il a énormément souffert, mais il s’est relevé et a combattu. Il a d’abord vaincu les colonialistes français, puis les impérialistes américains. Il a perdu des millions de personnes, mais il a sauvé son pays pour les générations futures.

Si le Vietnam a pu, d’autres le peuvent aussi.

Bien que nous connaissions de nombreux récits déchirants de My Lai, y compris divers témoignages locaux ainsi que des analyses étrangères, très peu ont accès à ce qui a suivi, dont la Déclaration urgente du 25 mars 1968 du Comité du Front de libération nationale du centre du Vietnam :

« Le Front de Libération Nationale du Centre-Vietnam dénonce les crimes violemment atroces de l’agresseur américain et des mercenaires sud-coréens… il envoie des témoignages de tristesse aux familles massacrées par les soldats américains et appelle le peuple à transformer la douleur en action, à contribuer avec toute l’énergie du peuple à l’extermination de l’ennemi. Tout le peuple, les cadres et les soldats gravent cette douleur dans leur esprit pour transformer la haine vindicative en force. Continuer à attaquer, se soulever pour anéantir les soldats américains, les Quisling, les vassaux. Punir le voyou, porter des coups mortels à l’agresseur américain… »

La déclaration se termine par un appel à l’indépendance.

Une indépendance, qui a finalement été obtenue.

Ho Chi Minh et le drapeau communiste à My Lai aujourd’hui (Photo : Andre Vltchek© 2020)

D’une certaine manière, j’ai toujours pensé que cette déclaration devait être enseignée dans les écoles, partout dans le monde. De nos jours, presque personne n’ose utiliser cette logique simple mais déterminée. La grammaire n’est peut-être pas parfaite, mais le message est clair. Un pays peut se défendre contre le mal, quelle que soit l’ampleur du mal. Et il peut gagner, contre toute attente.

Mère et enfant : des décennies après les ravages de l’occupation américaine, les habitants font l’expérience d’une réelle indépendance et dignité (Photo : Andre Vltchek© 2020)

S’il est déterminé, s’il est courageux et s’il fait passer son idéologie et son indépendance avant tout.

Aujourd’hui, le Vietnam est une étoile brillante de l’Asie du Sud-Est, sans bidonvilles et l’une des populations les plus optimistes de la planète.

QUELQUES SOUVENIRS : Un monument aux victimes à My Lai (Photo : Andre Vltchek© 2020)

Il contraste de façon frappante avec des endroits aussi horribles que l’Indonésie, où l’impérialisme occidental a vaincu le socialisme, ruinant ainsi l’environnement et maintenant la majorité des gens dans la misère.

Nous devrions célébrer l’héroïsme du Vietnam. Mais nous ne devrions jamais oublier que des millions de personnes sont mortes en luttant pour sa liberté.

André Vltchek

 

Article original en anglais : Central Vietnam: An Enduring Legacy of How Far Washington is Willing to Go, 21ST Century Wire, le 28 janvier 2020.

Traduction par VD pour le Grand Soir 

La source originale de cet article est 21stcenturywire.com

Copyright © Andre Vltchek21stcenturywire.com, 2020

https://www.mondialisation.ca/vietnam-un-temoignage-historique-de-la-sauvagerie-de-washington/5641079