International

DES PARTIS POLITIQUES EXIGENT DES ETATS-UNIS DE FERMER LEURS LABORATOIRES DANGEREUX

Par Le 26/07/2021

26 Juillet 2021

Xinhua | 26.07.2021 14h07 

Au moins 32 partis politiques à travers le monde ont signé une pétition, appelant à la clôture des laboratoires biologiques militaires américains dans l'ensemble du monde par souci de biosécurité, a rapporté le média indépendant ukrainien Politnavigator.

La pétition contre la prolifération des armes biologiques a été initiée par une coalition de forces politiques, qui comprend le Mouvement socialiste du Kazakhstan, le Parti communiste uni de Géorgie, le Parti socialiste de Lettonie et le Parti communiste du Pakistan.

Alors que la lutte et la compétition internationales s'intensifient, "les armes biologiques accumulées peuvent être utilisées par l'armée américaine pour combattre ses opposants, ce qui déboucherait sur des conséquences catastrophiques", indique la pétition.

Des statistiques montrent que les Etats-Unis ont établi plus de 200 laboratoires biologiques dans 25 pays et régions étrangers, notamment en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et dans l'ancienne Union soviétique, dont 16 en Ukraine seule.

Selon Politnavigator, il y a des preuves montrant que des biologistes dans l'armée américaine travaillent au Kazakhstan à développer de nouvelles méthodes de propagation de souches virales infectieuses et mortelles à travers le bétail élevé en Asie centrale.

(Rédacteurs :实习生2, Yishuang Liu)

source : http://french.peopledaily.com.cn/International/n3/2021/0726/c31356-9876713.html

Tag(s) : #RIPCO#Solidnet

L’APPARITION D’UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE FORTE POURRAIT CAUSER LA FIN DE L’ESPECE HUMAINE

Par Le 08/07/2021

L’apparition d’une IA forte pourrait causer la fin de l’espèce humaine

Par Alexandre Lemoine

Mondialisation.ca, 07 juillet 2021

Observateur continental

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Il y a cent ans, en 1921, a vu le monde la pièce de théâtre de science-fiction de Karel Capek R.U.R., dont l’action se déroule dans une usine qui fabrique des robots. Il s’agissait de créatures artificielles ressemblant aux êtres humains. Les robots de Capek se révoltent, exterminent l’humanité et s’emparent de la planète. Aujourd’hui, certains se disent qu’une telle perspective n’est plus si fantastique que ça. Le problème de l’intelligence artificielle (IA) et le risque d’une révolte des machines sont largement évoqués. Et il est difficile à dire ce qui prendra le dessus, les « capacités inimaginables » ou les « grandes menaces ».

Comme l’affirme la chaîne américaine CNBC, aujourd’hui, la plupart des citoyens européens voudraient réduire leur nombre de parlementaires en les remplaçant par une IA « politiquement instruite » avec des connaissances politiques. Tels sont les résultats d’un sondage mené par le Centre pour la gouvernance du changement (Center for the Governance of Change, CGC) auprès de l’université IE de Madrid, qui a interrogé 2.769 personnes de 11 pays. Cependant, CNBC s’abstient de qualifier de tels sentiments de crise de la démocratie occidentale en tant que système.

Par ailleurs, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Allemagne 69%, 56% et 54% des personnes interrogées respectivement sont opposées à la substitution de l’homme par les machines. Les jeunes et les personnes âgées adoptent des positions différentes quant à l’IA. La plupart des personnes de moins de 44 ans font confiance à l’IA, alors que les individus de plus de 55 ans ne veulent pas avoir affaire à l’IA. Le problème reste discutable et il sort clairement du cadre technique et technologique en affectant directement la vie de gens.

Les résultats d’un autre sondage ont montré que 42% sur 30.890 personnes interrogées de 40 pays sont inquiètes par la surveillance d’informations personnelles à l’aide de l’IA. Un tiers des personnes interrogées est opposé au remplacement des médecins par l’IA, avec la plupart des récalcitrants en Allemagne (43%) et en Italie (41%). Dans plusieurs pays les gens craignent de perdre leur travail à cause des machines: 45% aux Philippines, 41% au Mexique, 40% en Chine et 37% en Malaisie. Ces peurs ne sont pas infondées. L’impression que d’ici dix ans les nouvelles technologies changeront sensiblement le marché du travail grandit.

Henry Kissinger a exprimé de sérieuses craintes concernant une éventuelle « révolte des machines », en soulignant que cette menace était d’une aussi grande ampleur que la menace de l’arme nucléaire. En se perfectionnant l’IA est capable d’interpréter à sa manière les relations avec les humains et tirer ses propres conclusions concernant le sort de l’humanité.

Le célèbre physicien théoricien Stephen Hawking a averti depuis longtemps que les efforts visant à créer des machines intelligentes pourraient menacer l’existence de l’humanité. « L’apparition d’une intelligence artificielle à part entière pourrait marquer la fin de la race humaine », indiquait-il.

L’économie numérique, la maison intelligente, les soldats robots, les gadgets entre les mains de tout le monde, etc. sont des prémisses d’un avenir sinistre. Les spécialistes du développement de l’IA affirment de plus en plus souvent que, même si cela ne se produira pas d’ici 20-30 ans, l’humanité assistera à l’apparition d’une IA plus intelligente que son créateur. Le dernier bastion de l’humanité tombera quand sera créée ce qu’on appelle l’intelligence artificielle forte ou générale, capable de gérer un éventail infiniment large de tâches intellectuelles et surtout de penser de manière autonome.

Il est impossible de prévoir la nature de toutes les menaces susceptibles de survenir à court terme. Et c’est pourquoi il est nécessaire de songer à les prévenir dès à présent. S’il n’est pas déjà trop tard.

Alexandre Lemoine

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Alexandre LemoineObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/lapparition-dune-ia-forte-pourrait-causer-la-fin-de-lespece-humaine/5658033

PEPE ESCOBAR : LA LONGUE ET SINUEUSE ROUTE MULTIPOLAIRE

Par Le 08/07/2021

La longue et sinueuse route multipolaire

Lors du centenaire du Parti communiste, le dirigeant chinois évoque la menace d’une « grande muraille d’acier », que la Russie fortifierait en cas de conflit avec l’Occident.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 07 juillet 2021

Asia Times

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Nous vivons une époque extraordinaire.

Le jour du 100ème anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), le président Xi Jinping, sur la place Tiananmen, en grande pompe, a délivré un message géopolitique brutal :

Le peuple chinois ne permettra jamais aux forces étrangères de l’intimider, de l’opprimer ou de le subjuguer. Quiconque tentera de le faire se retrouvera sur une trajectoire de collision avec un grand mur d’acier forgé par plus de 1,4 milliard de Chinois.

J’ai proposé une version concise du miracle chinois moderne – qui n’a rien à voir avec une intervention divine, mais avec la « recherche de la vérité à partir des faits » (copyright Deng Xiaoping), inspirée par une solide tradition culturelle et historique.

La « grande muraille d’acier » évoquée par Xi imprègne désormais une « société modérément prospère » dynamique – un objectif atteint par le PCC à la veille de son centenaire. Sortir plus de 800 millions de personnes de la pauvreté est une première historique – à tous égards.

Comme dans tout ce qui concerne la Chine, le passé détermine l’avenir. Il s’agit du xiaokang, que l’on peut traduire librement par « société modérément prospère ».

Ce concept est apparu pour la première fois il y a pas moins de 2 500 ans, dans le classique Shijing (« Le livre de la poésie »). Le petit Timonier Deng, avec son œil d’aigle historique, l’a fait revivre en 1979, juste au début des réformes économiques « d’ouverture ».

Comparez maintenant la percée célébrée à Tiananmen – qui sera interprétée dans tout le Sud global comme la preuve du succès du modèle chinois de développement économique – avec les images qui circulent des Talibans chevauchant des chars T-55 capturés dans des villages pauvres du nord de l’Afghanistan.

L’histoire se répète : c’est quelque chose que j’ai vu de mes propres yeux il y a plus de vingt ans.

Les Talibans contrôlent aujourd’hui presque la même quantité de territoire afghan qu’ils contrôlaient juste avant le 11 septembre. Ils contrôlent la frontière avec le Tadjikistan et se rapprochent de la frontière avec l’Ouzbékistan.

Il y a exactement vingt ans, j’étais au cœur d’un autre voyage épique à travers Karachi, Peshawar, les zones tribales du Pakistan, le Tadjikistan et enfin la vallée du Panjshir, où j’ai interviewé le commandant Massoud, qui m’a dit que les Talibans contrôlaient alors 85% de l’Afghanistan.

Trois semaines plus tard, Massoud a été assassiné par un commando lié à Al-Qaida et déguisé en « journalistes » – deux jours avant le 11 septembre. L’empire – à l’apogée du moment unipolaire – s’est lancé dans les guerres éternelles à outrance, tandis que la Chine – et la Russie – s’efforçaient de consolider leur émergence, sur le plan géopolitique et géoéconomique.

Nous vivons aujourd’hui les conséquences de ces stratégies opposées.

Ce partenariat stratégique

Le président Poutine vient de passer trois heures et cinquante minutes à répondre en direct aux questions non présélectionnées des citoyens russes lors de sa session annuelle « Ligne directe ». L’idée que les « leaders » occidentaux du type Biden, BoJo, Merkel et Macron soient capables de gérer quelque chose d’un tant soit peu similaire, sans scénario, est risible.

Le point essentiel à retenir : Poutine a souligné que les élites américaines comprennent que le monde change, mais qu’elles veulent préserver leur position dominante. Il l’a illustré par la récente cabriole britannique en Crimée, tout droit sortie d’un sketch des Monty Python, une « provocation complexe » qui était en fait anglo-américaine : un avion de l’OTAN avait auparavant effectué un vol de reconnaissance. Poutine : « Il était évident que le destroyer est entré [dans les eaux de Crimée] en poursuivant des objectifs militaires ».

En début de semaine, Poutine et Xi ont tenu une vidéoconférence. L’un des points clés était assez important : la prolongation du traité Chine-Russie de bon voisinage et de coopération amicale, initialement signé il y a 20 ans.

Une disposition clé :

« Lorsque survient une situation dans laquelle l’une des parties contractantes estime […] qu’elle est confrontée à une menace d’agression, les parties contractantes organisent immédiatement des contacts et des consultations afin d’éliminer ces menaces ».

Ce traité est au cœur de ce qui est désormais officiellement décrit – par Moscou et Pékin – comme un « partenariat stratégique global de coordination pour une nouvelle ère ». Une définition aussi large est justifiée car il s’agit d’un partenariat complexe à plusieurs niveaux, et non d’une « alliance », conçu comme un contrepoids et une alternative viable à l’hégémonie et à l’unilatéralisme.

Un exemple concret est fourni par l’interpolation progressive de deux stratégies de commerce/développement, l’Initiative Ceinture et Route (BRI) et l’Union économique eurasiatique (UEE), dont Poutine et Xi ont à nouveau discuté, en relation avec l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), qui a été fondée seulement trois mois avant le 11 septembre.

Il n’est donc pas étonnant que l’un des temps forts de la semaine à Pékin ait été les négociations commerciales entre la Chine et quatre « stans » d’Asie centrale, tous membres de l’OCS.

« Le « droit » et la « règle »

La feuille de route de la multipolarité a été esquissée dans un essai du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui mérite un examen attentif.

Lavrov passe en revue les résultats des récents sommets du G7, de l’OTAN et des États-Unis et de l’UE avant le sommet Poutine-Biden à Genève :

« Ces réunions ont été soigneusement préparées d’une manière qui ne laisse aucun doute sur le fait que l’Occident voulait envoyer un message clair : il est uni comme jamais auparavant et fera ce qu’il croit être juste dans les affaires internationales, tout en forçant les autres, principalement la Russie et la Chine, à suivre son exemple. Les documents adoptés lors des sommets de Cornouailles et de Bruxelles ont cimenté le concept d’ordre mondial fondé sur des règles en tant que contrepoids aux principes universels du droit international dont la Charte des Nations unies est la source principale. Ce faisant, l’Occident s’abstient délibérément d’énoncer les règles qu’il prétend suivre, tout comme il s’abstient d’expliquer pourquoi elles sont nécessaires ».

En écartant la façon dont la Russie et la Chine ont été qualifiées de « puissances autoritaires » (ou « illibérales », selon le mantra favori de New York-Paris-Londres), Lavrov brise l’hypocrisie occidentale :

« Tout en proclamant le « droit » de s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays au nom de la promotion de la démocratie telle qu’il la conçoit, l’Occident perd instantanément tout intérêt lorsque nous évoquons la perspective de rendre les relations internationales plus démocratiques, notamment en renonçant à un comportement arrogant et en s’engageant à respecter les principes universellement reconnus du droit international plutôt que les ‘règles’ ».

Cela fournit à Lavrov une ouverture pour une analyse linguistique de « loi » et « règle » :

« En russe, les mots « loi » et « règle » partagent une même racine. Pour nous, une règle qui est authentique et juste est inséparable de la loi. Ce n’est pas le cas des langues occidentales. Par exemple, en anglais, les mots « law » et « rule » ne se ressemblent pas du tout. Vous voyez la différence ? « Rule » ne désigne pas tant la loi, au sens des lois généralement admises, que les décisions prises par celui qui règne ou gouverne. Il convient également de noter que le mot « règle » partage une seule et même racine avec le mot « règle », ce dernier signifiant notamment l’appareil courant servant à mesurer et à tracer des lignes droites. On peut en déduire qu’à travers son concept de « règles », l’Occident cherche à aligner tout le monde sur sa vision ou à appliquer le même critère à tout le monde, afin que tous se rangent dans une même file ».

En un mot : la voie de la multipolarité ne suivra pas les « ultimatums ». Le G20, où les BRICS sont représentés, est une « plateforme naturelle » pour des « accords mutuellement acceptés ». La Russie, pour sa part, est à l’origine d’un partenariat pour la grande Eurasie. Et un « ordre mondial polycentrique » implique la nécessaire réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU, « en le renforçant avec des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine ».

Les maîtres de l’unilatéralisme emprunteront-ils cette voie ? Il faudra leur passer sur le corps : après tout, la Russie et la Chine sont des « menaces existentielles ». D’où notre angoisse collective, spectateurs sous le volcan.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

China: The Long and Winding Multipolar Road

Cet article en anglais a été publié initialement sur le site Asia Times.

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Asia Times

Copyright © Pepe Escobar, Asia Times, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-longue-et-sinueuse-route-multipolaire/5658021

L’ACTE D’ACCUSATION CONTRE ASSANGE REPOSE SUR LE FAUX TEMOIGNAGE D’UN SOCIOPATHE AVERE

Par Le 07/07/2021

L’acte d’accusation contre Assange repose sur le faux témoignage d’un sociopathe avéré

 

28 Juin 2021

   

C’est une bombe dans l’affaire Assange. Pour faire extrader le fondateur de Wikileaks, le gouvernement US l’a notamment accusé de piratage. Or, le témoin-clé de cette accusation vient de retourner sa veste dans un journal islandais. Pire, le témoin en question serait une taupe rémunérée du FBI qui avait été reconnu coupable d’abus sexuels sur mineurs et de détournement de fonds. Il admet maintenant avoir menti. Pour Edward Snowden, cette révélation marque la fin de l’affaire Assange. (IGA)

 

e journal islandais Stundin rapporte qu’un témoin clé dans les poursuites américaines contre Julian Assange a admis, dans une interview accordée au média, avoir menti dans des accusations critiques de l’acte d’accusation contre le fondateur de WikiLeaks.

« Un témoin majeur dans l’affaire du Département de la Justice des États-Unis contre Julian Assange a admis avoir falsifié des accusations clés dans l’acte d’accusation contre le fondateur de Wikileaks », rapporte Stundin. « Le témoin, qui a des antécédents documentés de sociopathie et a a été condamné à plusieurs reprises pour abus sexuels sur mineurs et fraude financière de grande envergure, a fait cet aveu dans une interview nouvellement publiée dans Stundin, où il a également avoué avoir poursuivi ses activités délictueuses en série, tout en travaillant avec le Département de la Justice et le FBI moyennant une promesse d’immunité contre des pours

(Tweet : BREAKING : Le témoin principal dans l’affaire américaine contre Julian Assange admet avoir fabriqué des preuves contre lui en échange d’un accord avec le FBI.)

Ce témoin majeur serait l’Islandais Sigurdur « Siggi » Thordarson, une taupe rémunérée du FBI qui, après une association éphémère avec WikiLeaks, a été reconnu coupable d’abus sexuels sur neuf garçons ainsi que de détournement de fonds, de fraude et de vol dans son pays. Un psychiatre appointé par le tribunal a établi un diagnostic de sociopathie.

« Le tribunal a estimé que Thordarson est, dans toutes les définitions du terme, un sociopathe souffrant d’un trouble sévère de la personnalité antisociale. Cependant, le tribunal a estimé qu’il connaissait la différence entre le bien et le mal, qu’il ne pouvait pas être considéré comme fou, et pouvait donc être jugé », avait rapporté Iceland Magazine en 2015, lors de l’affaire d’abus sexuel d’enfants de Thordarson.

Tout cela était de notoriété publique lorsque le gouvernement américain montait son dossier pour extrader Julian Assange vers l’Amérique et le juger en vertu du Patriot Act pour activité journalistique ayant révélé des crimes de guerre américains, un chef d’accusation pour lequel Assange est toujours enfermé à la prison de Belmarsh, en attendant que Washington fasse appel du refus de la demande d’extradition par un tribunal britannique. Et aujourd’hui, nous savons avec certitude que le personnage répugnant dont le témoignage a servi de base à une grande partie de ces poursuites mentait.

« Des responsables américains ont présenté une version actualisée d’un acte d’accusation à son encontre à un tribunal de première instance de Londres l’été dernier », indique Stundin. « La véracité des informations qu’il contient est maintenant directement contredite par le témoin principal, dont le témoignage fonde l’acte d’accusation. »

Ce que cela signifie, c’est que les États-Unis avaient décidé d’ajouter des accusations [de piratage] à leur précédent acte d’accusation, parce que l’inculpation d’un journaliste pour des pratiques journalistiques standard était trop faible en soi, [1] et maintenant cette décision s’est retournée contre eux.

Les auteurs de l’article expliquent que, contrairement aux affirmations de l’acte d’accusation, « Thordarson admet maintenant à Stundin qu’Assange ne lui a jamais demandé de pirater ou d’accéder à des enregistrements téléphoniques de députés » et « admet en outre que l’affirmation selon laquelle Assange lui aurait demandé d’accéder à des ordinateurs afin de trouver des enregistrements de ce type est fausse. »

(Tweet du rédacteur en chef de Wikileaks Kristinn Hrafnsson, « des ordinateurs pour obtenir des informations, notamment des enregistrements audio de conversations téléphoniques entre de hauts fonctionnaires, y compris des membres du Parlement, du gouvernement du « pays de l’OTAN 1″. »
Ceci est faux, dit Thordarson »)

Le témoignage de Thordarson avait été abondamment cité par la magistrate britannique Vanessa Baraitser, lorsqu’elle avait rendu sa décision sur la demande d’extradition qui fait actuellement l’objet d’un appel de la part des USA, et cela semble stupide maintenant que nous savons qu’il était faux. Son jugement reprenait l’affirmation de l’accusation selon laquelle Assange « a demandé à Teenager [code pour Thordarson] de pirater des ordinateurs pour obtenir des informations, y compris des enregistrements audio de conversations téléphoniques entre des fonctionnaires de haut rang, y compris des membres du Parlement », mais Thordarson s’est rétracté.

Alors que le jugement sur la demande d’extradition dit : « Il est allégué que M. Assange et Teenager ont échoué dans une tentative conjointe de décryptage d’un fichier volé dans une banque du ‘pays de l’OTAN 1’ [code pour l’Islande] », Thordarson a déclaré à Stundin que « en fait, cela fait référence à un événement très médiatisé au cours duquel un fichier crypté avait été divulgué à partir d’une banque islandaise. Il était censé contenir des informations sur des prêts non remboursés accordés par la banque islandaise Landsbanki », et que « rien n’étaye l’affirmation selon laquelle ce fichier a même été réellement ‘volé’, car il a été supposé avoir été révélé par des lanceurs d’alerte du personnel de la banque en faillite ».

Alors que le jugement réitère l’affirmation selon laquelle Assange « a utilisé l’accès non autorisé qui lui a été donné par une source, pour accéder à un site web gouvernemental du pays de l’OTAN 1 utilisé pour suivre les véhicules de police », Thordarson a déclaré à Stundin que « Assange n’a jamais demandé un tel accès. »

(Tweet de Snowden : « Cest la fin du dossier contre Assange » 
Réponse de Greenwald : « Comme il se devait »)

Ces révélations sont accablantes.

« C’est la fin du dossier contre Julian Assange », a tweeté le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden, ajoutant : « Si Biden continue à réclamer l’extradition d’un éditeur sous le coup d’un acte d’accusation plombé de haut en bas par des faux témoignages rétractés par son propre témoin-vedette, les dommages causés à la réputation des États-Unis en matière de liberté de la presse dureraient une génération. C’est incontournable. »

« Il est maintenant l’heure d’ouvrir d’une enquête internationale sur la façon dont la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Équateur et l’Australie ont géré l’affaire Julian Assange. Mon FOIA démontre que rien n’est normal dans cette affaire », a tweeté la journaliste d’investigation Stefania Maurizi. [2]

Que le gouvernement le plus puissant du monde, avec des ressources essentiellement illimitées, ait eu besoin de bâtir son dossier contre Assange sur le faux témoignage d’un sociopathe diagnostiqué et pédophile condamné en dit long. Cela montre à quel point leur dossier était faible contre un journaliste dont le seul « crime » est d’avoir dit la vérité sur les puissants.

Et ce, après que nous ayons appris qu’Assange et ses avocats ont été espionnés par la CIA, qu’il subit des tortures, que son emprisonnement de facto de sept ans, avant même son séjour de deux ans à Belmarsh était une détention arbitraire et injuste dès le départ, et que le prétexte pour le maintenir en détention était lui-même fallacieux.

C’est une farce. Le fait que cet homme soit derrière des barreaux est un scandale.

 

 

Source: Le blog de Caitlin Johnstone

Traduction Corinne Autey-Roussel pour Entelekheia
Photo : Le « témoin-clé » contre Assange, Thordarson

 

 

Notes de la traduction :

[1] « L’inculpation d’un journaliste pour des pratiques journalistiques standard était trop faible en soi ». Effectivement, surtout aux USA, où la loi est particulièrement claire à cet égard. Pour résumer le problème en un court extrait de l’article de Stundin, « Bien que le Département de la Justice ait dépensé des ressources extrêmes pour tenter de monter un dossier contre Julian Assange pendant la présidence Obama, il avait décidé de ne pas l’inculper. La principale préoccupation était ce que l’on appelait « le problème du New York Times », à savoir qu’il était si difficile de faire la différence entre les publications de WikiLeaks et les publications du New York Times sur le même sujet que s’en prendre à l’une des parties poserait de graves problèmes au regard du Premier amendement. »

On peut ajouter ici le texte du Premier amendement de la Constitution US en question : « Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour le redressement de ses griefs. »

Pour le gouvernement des USA, la seule solution était donc d’accuser faussement Assange de délits sans rapport avec ses activités de journaliste.

[2] La loi dite « FOIA » (Freedom of information act) peut obliger le gouvernement des USA à déclassifier des dossiers secrets sur décision de justice. En 2020, Stefania Maurizi a ouvert une requête FOIA  sur l’affaire Julian Assange auprès d’un tribunal de Washington DC. Elle a été déboutée, mais a fait appel de la décision. L’affaire est toujours en cours.

https://www.investigaction.net/fr/lacte-daccusation-contre-assange-repose-sur-le-faux-temoignage-dun-sociopathe-avere/

SOMMET DU G7 : LES DIRIGEANTS OCCIDENTAUX METTENT EN SCENE LEUR « FRONT ANTI-POUTINE »

Par Le 29/06/2022

Sommet du G7 : les dirigeants occidentaux mettent en scène leur "front anti-Poutine"

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FranceSoir

Publié le 28 juin 2022 - 17:15

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Chefs d'Etats du G7 en Allemagne

(G-D) : Boris Johnson, Fumio Kishida, Joe Biden, Ursula von der Leyen, Charles Michel, Olaf Scholz, Mario Draghi, Justin Trudeau et Emmanuel Macron, le 28 juin 2022.

 John MACDOUGALL / POOL / AFP

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"Conseil de guerre" ou "mise en scène", les internautes s'en sont donnés à cœur joie pour passer en revue le sommet du G7 qui a eu lieu du 25 au 28 juin. Sur place, à Elmau en Allemagne, les sept "plus grandes puissances avancées du monde" ont annoncé de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, tout en moquant l’image de Vladimir Poutine torse nu. Bien que certaines tensions se soient fait ressentir, notamment entre la France et le Royaume-Uni, les dirigeants se sont accordés pour former un "front anti-Poutine". Leur performance, mise en scène de façon théâtrale, n'a pas manqué de faire rire la toile.

"Nous devons montrer que nous sommes plus forts que Poutine"

"On garde les vestes ? On les enlève ?", a ironisé Boris Johnson, le Premier ministre du Royaume-Uni, assis à la table du sommet du G7. Peu avant leur réunion officielle, les dirigeants occidentaux ont tourné en ridicule les clichés de Vladimir Poutine, affiché torse nu. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a renchéri, amusé : "Pour cela, il vaudrait mieux attendre la photo officielle", face à un club visiblement ravi de cette raillerie envers le dirigeant russe. Et Boris Johnson de continuer sur sa lancée : "Nous devons tous montrer que nous sommes plus forts que Poutine". Se référant ainsi au fameux cliché de Poutine, torse nu sur un cheval en 2009, Justin Trudeau va encore plus loin : "Nous allons avoir droit à la démonstration d’équitation torse nu". La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’exclame alors : "Oh oui ! L’équitation, c'est ce qu’il y a de mieux !". "Nous devons leur montrer nos pectoraux", s'exclame encore le Premier ministre britannique. En somme, une cour d'école.

Entre échanges sarcastiques et véritables discussions

Alors que certains s’inquiètent d’une véritable crise énergétique en Europe d'ici à l'hiver prochain, les membres du G7 se sont rassemblés en Allemagne pour discuter de la guerre russo-ukrainienne, qui pourrait bien durer "des années". Pour Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, les sanctions appliquées par ses alliés européens ne suffisent pas. "Le G7 doit répondre aux frappes russes aujourd'hui sur Kiev. Les sanctions doivent être plus agressives. Un embargo sur l'or est une bonne chose, mais un embargo sur le gaz russe est indispensable dans le nouveau train de sanctions européen", a-t-il écrit sur Telegram. 

Ainsi, le chef d'État exhorte les Occidentaux à durcir leurs sanctions envers la Russie, alors que les répercussions économiques et sociales que cela engendre planent au-dessus des pays émergents.

Voir aussi : Sanctions économiques: une arme à double tranchant aux conséquences multiples

Malgré la gravité des sujets, les railleries fusent à la table du G7, et les leaders occidentaux tentent le tout pour le tout devant les caméras…

Macron et Johnson bras dessus bras dessous ?

Si Boris Johnson et Emmanuel Macron semblent vouloir taire leurs désaccords, les tensions entre le Royaume-Uni et la France subsistent. Après le Brexit, la crise des pêcheurs français, celle des sous-marins, et plus récemment les incidents du Stade de France, les deux dirigeants ont joué le jeu de la décontraction. Quoi de mieux que de réchauffer l’atmosphère par une étreinte chaleureuse ? Les deux hommes ont bien de quoi se rapprocher, tous deux confrontés à des situations politiques compliquées. D’un côté, le ministre britannique conserve de justesse la confiance des députés conservateurs, peu après le PartyGate. De l’autre, le président français est émoussé par sa "défaite cuisante" aux élections législatives.

Voir aussi : "Leader affaibli" et "France ingouvernable", la presse étrangère commente les législatives

"How are you ?", lance Boris Johnson, tout sourire face à un Emmanuel Macron qui fait tomber la veste pour paraître plus décontracté. 

Très vite, ils se concentrent sur l'Ukraine et les conséquences de la guerre. Si le Premier ministre britannique fait montre d'une opinion plus radicale qu'Emmanuel Macron vis-à-vis de Vladimir Poutine, le qualifiant volontiers de "dictateur" et refusant catégoriquement tout dialogue, les deux hommes convergent globalement sur la stratégie à adopter. "Le Premier ministre a souligné que toute tentative de régler le conflit ne ferait que causer une instabilité durable et donner à Poutine le droit de manipuler les pays souverains et les marchés internationaux à perpétuité", a déclaré le porte-parole du gouvernement britannique. Puis, les deux dirigeants ont convenu ensemble qu’il s’agissait d’un moment critique de l'évolution du conflit, s’accordant sur un soutien militaire à apporter à Kiev.

Voir aussi : Ils veulent la guerre totale, mais à la façon des lâches

Pétrole : Biden interpellé par Macron devant les caméras

Le 27 juin, Emmanuel Macron a enfilé sa casquette de diplomate. "Joe ! Monsieur le Président. Excusez-moi, désolé de vous interrompre", s'écrie le chef de l'État en interpelant son homologue américain. Puis, il déroule son monologue, assurant avoir "contacté le président des Émirats arabes unis pour lui demander d'augmenter sa production de pétrole". "Il m’a dit deux choses", enchaîne le président. "D’abord, qu’il est à son maximum, c’est ce qu’il prétend, il m’a dit que c’est tout ce qu’il peut faire", déclare-t-il presque solennellement. Devant les caméras, il continue : "Ensuite, il m’a dit que selon lui, les Saoudiens peuvent augmenter la leur un peu, de 150 ou un peu plus, mais pas en grande capacité, sur les six prochains mois". Et de conclure : "Concernant ce que l’on va faire avec le pétrole russe. Il m’a dit que nous devons nous assurer que l’Inde…" Sans terminer sa phrase, il rigole et assure qu’ils en parleront discrètement à l'intérieur.

L’Inde a fait cavalier seul durant la pandémie. Le pays s'est notamment démarqué en utilisant çà et là les traitements précoces (dont l'Ivermectine), tout en prônant une politique de neutralité vis-à-vis de la Russie. À cela, la coalition internationale a réagi négativement. Les propos mystérieux d’Emmanuel Macron prêtent à penser que l’Inde pourrait subir la pression des Européens pour "rejoindre le front anti-Poutine".

Finalement, bien que la stratégie énergétique soit au cœur des préoccupations occidentales, les sanctions envers la Russie abondent. Entre sarcasme, mise en scène et prises de décisions, les chefs d'États occidentaux font planer le doute quant aux répercussions économiques et sociales de leur politique. En clair, rien de particulièrement rassurant.

https://www.francesoir.fr/politique-monde/sommet-du-g7-mise-en-scene

DES POISSONS EXOTIQUES ET TOXIQUES ENVAHISSENT LA MEDITERRANEE

Par Le 29/06/2022

Des poissons exotiques et toxiques envahissent la Méditerranée

Auteur(s)

FranceSoir

Publié le 29 juin 2022 - 11:00

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La rascasse volante migre en Méditerranée et menace les écosystèmes

La rascasse volante fait partie des espèces exotiques qui migrent en Méditerranée et menacent les écosystèmes.

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Les espèces de poissons exotiques sont de plus en plus nombreuses à remonter dans la Méditerranée. Une invasion qui s'accélère et inquiète les scientifiques, qui constatent un appauvrissement des fonds marins... et une toxicité potentielle pour l'Homme.

La température de la mer Méditerranée augmente. Ces dernières semaines, elle a été de trois degrés supérieurs à la normale. Un phénomène qui n'est pas nouveau et qui favorise la migration de poissons exotiques, dont certains sont toxiques pour l'Homme et menacent la survie des organismes vivants en général.

C'est un chercheur en écologie marine au CNRS et à l'Université de Côte d'Azur qui tire la sonnette d'alarme. Benoît Derijard vient d'acheter une mission scientifique en Crète (Grèce) et a constaté, au cours de ses explorations, la présence de certaines espèces marines exotiques qui ne devraient pas se trouver là. Parmi elles, le poisson-ballon et la rascasse volante. Tous deux sont connus pour leur toxicité et sont donc dangereux pour l'Homme.

Lire aussi : L'océan abrite 26 000 tonnes de déchets liés au Covid-19

Ces espèces remontent par le canal de Suez, attirés par les eaux de plus en plus chaude de la Méditerranée et de la mer Rouge, et sont dangereuses pour les écosystèmes : les espèces carnivores mangent les poissons, les espèces herbivores dévorent les algues... Résultat : un appauvrissement réel des fonds marins, contre lequel le CNRS tente de lutter, notamment en implantant des forêts d'algues matures, qui peuvent ainsi mieux se défendre contre les espèces invasives.

Ces dernières années, plus de 1 000 espèces exotiques ont déjà migré vers la Méditerranée et le phénomène pourrait s'intensifier dans les décennies à venir.

https://www.francesoir.fr/societe-environnement/les-poissons-exotiques-envahissent-la-mediterranee

LES REVELATIONS DE WIKILEAKS CONTREDISENT LES RECITS OFFICIELS REPRIS PAR LES MEDIAS INSTITUTIONNELS

Par Le 28/06/2022

27 juin 2022

Les révélations de Wikileaks contredisent les récits officiels repris par les médias institutionnels

Julian ASSANGE

Cet article de Julian Assange date de novembre 2012. Publié ici en guise de rappel de celui qui a été trahi et abandonné par les médias institutionnels, qui l’ont traité de tous les noms pour son travail altruiste en faveur de notre droit de savoir. A vous de juger (NdT)

Jeudi 29 novembre, Bradley Manning a témoigné pour la première fois depuis son arrestation il y a deux ans et demi à Bagdad. Aujourd’hui marque également le deuxième anniversaire des premières unes dans le monde entier du Cablegate, une archive de 251287 câbles diplomatiques du département d’État américain - des messages envoyés entre le département d’État et ses ambassades, consulats et missions diplomatiques dans le monde. En collaboration avec un réseau de plus de 100 organes de presse, nous avons révélé l’éventail complet des techniques utilisées par les États-Unis pour s’imposer dans le monde. Le jeune analyste du renseignement Bradley Manning est détenu en tant que source présumée.

WikiLeaks a fait l’objet d’attaques, des politiciens américains et des experts de droite demandant que nous soyons tous désignés comme des terroristes, certains appelant même à mon assassinat et à l’enlèvement de notre personnel. Lors de l’émission Meet The Press, le vice-président Joe Biden m’a qualifié de "terroriste high-tech", tandis que le sénateur Joe Lieberman a demandé que nous soyons poursuivis en vertu de la loi américaine sur l’espionnage. Le porte-parole du ministère de la Justice, Dean Boyd, a admis, pas plus tard qu’en juillet 2012, que l’enquête du ministère de la Justice sur WikiLeaks était en cours, et le Pentagone a renouvelé ses menaces à notre encontre le 28 septembre, déclarant que notre travail était un "crime en cours". En conséquence, j’ai obtenu l’asile politique et je vis maintenant à l’ambassade d’Équateur à Londres, entouré de policiers armés, tandis que la contribution du FBI dans l’enquête "de l’ensemble du gouvernement" contre nous, selon le témoignage du tribunal, avait atteint 42135 pages en décembre de l’année dernière.

En début de semaine, WikiLeaks a publié des documents de la Commission européenne montrant que le sénateur Lieberman et le membre du Congrès Peter T. King ont directement influencé les décisions de PayPal, Visa et MasterCard de bloquer les dons à WikiLeaks, qui a bloqué 95 % de nos donateurs depuis décembre 2010. La semaine dernière, le Parlement européen a exprimé sa volonté que la Commission empêche le blocage arbitraire de WikiLeaks.

Bradley Manning, qui est présumé être une source des câbles, a commencé à témoigner jeudi sur son traitement préalable au procès, qui, selon le rapporteur spécial des Nations unies Juan Mendez, était "au minimum un traitement cruel, inhumain et dégradant en violation de l’article 16 de la Convention contre la torture." Le capitaine William Hoctor, le psychiatre du gouvernement ayant 24 ans d’expérience qui a évalué Manning à la base de Quantico, en Virginie, a témoigné que les commandants de brigade avaient ignoré ses recommandations concernant la détention de Manning, ce qu’il n’avait même pas connu dans le cadre de son travail à la prison de Guantánamo Bay.

Bradley Manning est détenu sans procès depuis 921 jours. Il s’agit de la plus longue détention avant procès d’un soldat de l’armée américaine depuis au moins la guerre du Vietnam. Selon le droit militaire américain, le maximum est de 120 jours.

Les documents que Bradley Manning aurait divulgués ont mis en lumière des exemples étonnants de subversion du processus démocratique par les États-Unis dans le monde entier, d’évitement systématique de l’obligation de rendre des comptes pour des atrocités et des meurtres, et de nombreux autres abus. Nos archives de câbles du département d’État sont apparues dans des dizaines de milliers d’articles, de livres et d’ouvrages savants, illustrant la nature de la politique étrangère des États-Unis et les instruments de leur pouvoir national. À l’occasion du deuxième anniversaire du lancement du Cablegate, je souhaite mettre en lumière certaines des histoires qui en sont ressorties.

Une guerre de terreur

La guerre contre la terreur menée par les États-Unis a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes, attisé la violence sectaire et tourné en dérision le droit international. Les victimes et leurs familles luttent pour que leur histoire soit reconnue, et le fait que les États-Unis évitent systématiquement de rendre des comptes pour les crimes de guerre revient à nier leur droit d’être considérés comme des êtres humains. De plus, comme les États-Unis s’appuient de plus en plus sur des opérations militaires clandestines menées hors de tout contrôle gouvernemental, l’exécution de cette guerre contre la terreur en pleine expansion est de plus en plus découplée du processus démocratique. Alors que le président Obama avait promis au peuple américain en 2008 de mettre fin à la guerre en Irak, les troupes américaines n’ont été retirées que lorsque des informations provenant d’un câble ont relancé l’examen international des abus commis en Irak, ce qui a entraîné le refus d’accorder une immunité permanente aux troupes américaines en 2012 ou au-delà.

En 2007, l’ambassade des États-Unis à Bagdad a obtenu une copie du rapport d’enquête final du gouvernement irakien sur le massacre de 17 civils le 16 septembre 2007 sur la place Nisour. Le rapport concluait que l’incident était une attaque non provoquée contre des civils non armés, demandait une indemnisation de 8 millions de dollars pour chaque décès et de 4 millions de dollars pour chaque blessé, et exigeait que la société de sécurité privée Blackwater soit remplacée dans les six mois. Blackwater a continué à opérer en Irak pendant deux ans par la suite, et l’ambassade des États-Unis a indemnisé les victimes à hauteur de 10 000 dollars pour chaque décès et de 5 000 dollars pour chaque blessé. Cinq ans plus tard, les mercenaires de Blackwater incriminés ont échappé à l’obligation de rendre des comptes en Irak, et les tentatives de les traduire en justice aux États-Unis se sont soldées par une longue série d’affaires classées sans suite et un compromis non divulgué. La publication par WikiLeaks de 391832 rapports de terrain de l’armée américaine (Iraq War Logs) a permis de découvrir 14 autres cas où Blackwater a ouvert le feu sur des civils, ainsi que de nombreux autres cas d’abus. Les carnets de bord de la guerre d’Irak ont également montré comment les États-Unis ont livré des prisonniers à la torture avec des détails sordides - des histoires d’électrocution, de mutilation et de victimes torturées avec des perceuses.

Le fait que, cinq ans plus tard, les victimes du massacre de la place Nisour n’aient vu aucune responsabilité significative est une atrocité. Mais il n’est malheureusement pas surprenant que les États-Unis réclament l’immunité pour leurs forces dans d’autres pays, pour ensuite ne pas administrer la justice chez eux.

Ces événements - et en particulier un câble détaillant l’exécution sommaire de 10 civils irakiens, dont quatre femmes et cinq enfants - par des soldats américains et une frappe aérienne ultérieure pour dissimuler les preuves, ont forcé le retrait des États-Unis d’Irak en 2011. L’histoire de l’exécution menottée et de la dissimulation a suscité l’indignation du monde entier au milieu des négociations visant à prolonger la présence des troupes américaines en 2012 et, en réponse à la couverture internationale, l’Irak a relancé son enquête sur l’incident. L’Irak a finalement refusé d’accorder l’immunité aux troupes américaines en 2012, ce qui a contraint les États-Unis à se retirer en décembre 2011.

Cette violence systémique et cette dissimulation s’étendent à la guerre en Afghanistan. Lorsque l’on a appris qu’une campagne de bombardement à minuit sur le village afghan de Granai en 2009 avait peut-être causé la mort d’une centaine de civils, les responsables américains ont publiquement affirmé que la plupart des morts étaient des combattants talibans. Un câble du département d’État rédigé peu après l’événement résume une réunion entre le chef de la Croix-Rouge en Afghanistan, Reto Stocker, et l’ambassadeur américain Carl Eikenberry, au cours de laquelle ils ont discuté des conclusions d’une enquête sur l’événement. Dans le câble, Stocker est présenté comme "l’une des sources les plus crédibles d’informations impartiales et objectives en Afghanistan". Le rapport de la Croix-Rouge estime que 89 des morts et 13 des blessés étaient en fait des civils. Ni le gouvernement américain ni la Croix-Rouge n’ont révélé publiquement ces chiffres.

WikiLeaks et le printemps arabe

Les câbles tunisiens décrivent l’extrême corruption et le manque de transparence du régime Ben Ali. La famille élargie de Ben Ali est décrite comme la pire des délinquantes, sa vie somptueuse s’accompagnant "d’un large éventail de manœuvres de corruption", notamment "l’expropriation de biens et l’extorsion de pots-de-vin". Nous avons également appris que les biens de la famille Ben Ali comprenaient une compagnie aérienne, plusieurs hôtels et une station de radio. Un câble décrit la censure par l’État de la seule station de télévision par satellite privée de Tunisie, ainsi qu’un jugement fiscal surprise de près de 1,5 million de dollars contre la station.

Dans son rapport annuel 2011, Amnesty International a félicité WikiLeaks et ses partenaires médiatiques pour avoir catalysé la révolution en Tunisie :

" Alors que la " révolution de jasmin " en Tunisie n’aurait pas eu lieu sans le long combat de courageux défenseurs des droits humains au cours des deux dernières décennies, le soutien aux militants de l’extérieur du pays a peut-être été renforcé lorsque les gens ont examiné de près les documents de WikiLeaks sur la Tunisie et compris les racines de la colère. En particulier, certains des documents indiquaient clairement que les pays du monde entier étaient conscients de la répression politique et du manque d’opportunités économiques, mais que, pour la plupart, ils ne prenaient aucune mesure pour inciter au changement."

Lorsque le président tunisien Moncef Marzouki s’est entretenu avec moi dans le cadre de l’émission The World Tomorrow, il a remercié WikiLeaks pour son travail, déclarant : "Je vous suis très reconnaissant pour tout ce que vous avez fait pour promouvoir les droits de l’homme, la vérité, et j’admire et soutiens vos efforts."

Peu après la révolution tunisienne, des manifestations ont éclaté en Libye, et un nouveau lot de câbles a révélé les calculs stratégiques qui sous-tendent le soutien des États-Unis au régime de Kadhafi. En Égypte, des câbles ont révélé que Moubarak préférait mourir au pouvoir plutôt que de se retirer et que son fils lui succéderait probablement. Puis, alors qu’il est apparu que le vice-président Suleiman était pressenti pour remplacer Moubarak, des câbles ont été publiés, détaillant son ancien rôle de chef des services de renseignement, ainsi que ses liens étroits avec Israël. Ces éléments sont devenus un élément crucial du soulèvement égyptien en cours.

Un cabinet de conseil mondial pour les escadrons de la mort ?

Pendant des années, WikiLeaks a été accusée par des responsables américains et des experts de droite de rendre le monde moins sûr et d’avoir potentiellement causé du tort en publiant des secrets embarrassants. En réalité, les câbles montrent que la torture et les meurtres ne sont pas des événements isolés, mais les manifestations violentes d’une politique agressive de coercition utilisée par les États-Unis dans la poursuite de leurs objectifs stratégiques commerciaux et politiques dans le monde.

Bien que la loi américaine interdise la formation d’unités militaires ayant des antécédents de violations des droits de l’homme, dans la pratique, cette loi est facilement et souvent contournée. L’unité d’élite des forces spéciales KOPASSUS de l’armée indonésienne a brutalement réprimé le mouvement de libération des Papous occidentaux (la Papouasie occidentale est occupée par l’Indonésie depuis 1963), comme l’a largement documenté Human Rights Watch. Malgré cela, les diplomates américains à Jakarta ont jugé en 2007 que le moment était venu de reprendre la collaboration avec KOPASSUS, au nom de "l’intérêt commercial" et de "la protection des fonctionnaires américains."

Un câble diplomatique de novembre 2009 mentionne en passant que les paramilitaires de droite en Colombie sont responsables de la mort de 257089 victimes, un chiffre bien supérieur aux estimations des militants locaux des droits de l’homme. Les États-Unis ont néanmoins offert un soutien généreux à l’armée colombienne ; Amnesty International, qui a demandé l’arrêt complet de l’aide militaire américaine à la Colombie, a estimé que l’aide américaine totale en 2006 s’élevait à 728 millions de dollars, dont 80 % étaient consacrés à l’assistance militaire et policière. Depuis 2012, le soutien militaire américain à la Colombie se poursuit.

Ces exemples illustrent l’interprétation libérale par les États-Unis des lois interdisant la formation d’unités militaires ayant des antécédents de violations des droits de l’homme. Dans un autre câble datant d’août 2008, des responsables américains reconnaissent que l’escadron de la mort bangladais, le Rapid Action Battalion (RAB), a été impliqué dans des violations évidentes des droits de l’homme, ce qui rend difficile le soutien au RAB ; les responsables américains espèrent toutefois améliorer le bilan du RAB et polir son image publique. Les responsables américains ont félicité le RAB pour avoir "réussi à réduire la criminalité et à combattre le terrorisme, ce qui en fait à bien des égards l’unité de police la plus respectée du Bangladesh". Dans un câble diplomatique datant de 2009, il a également été révélé que le Royaume-Uni avait formé le RAB au cours des 18 mois précédents "dans des domaines tels que les techniques d’entretien d’investigation et les règles d’engagement".

Espions du ministère des Affaires étrangères

En 2009, Hillary Clinton a envoyé une directive sur la collecte de renseignements à 33 ambassades et consulats dans le monde. Cette directive demandait aux diplomates de recueillir des renseignements sur les fonctionnaires de l’ONU, notamment des numéros de carte de crédit et des identifiants en ligne. Un câble similaire demandait des renseignements sur des fonctionnaires de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda, et mentionnait spécifiquement la collecte d’échantillons d’ADN, de scans de l’iris et de mots de passe informatiques.

Un autre câble du département d’État a révélé qu’une taupe au sein du gouvernement allemand espionnait pour l’ambassade des États-Unis à Berlin, informant fréquemment les responsables américains des négociations entre les chrétiens-démocrates conservateurs de Mme Merkel et le FDP de M. Westerwelle sur la formation d’un nouveau gouvernement de coalition en 2009. Helmut Metzner, ancien chef de cabinet du ministre allemand des affaires étrangères, a admis être la taupe mentionnée dans ces câbles lorsque cette histoire a été révélée dans la presse, et a été limogé par la suite.

Lobbying pour l’irresponsabilité — Manipulation du processus judiciaire dans d’autres pays

Les abus qui se produisent en temps de guerre, comme ce fut le cas en Irak, sont souvent considérés par leurs auteurs comme exceptionnels, et l’on nous assure souvent que lorsque des abus ont été commis, les mécanismes de responsabilité mis en place permettront de rendre justice. Les câbles diplomatiques nous ont donné de nombreux exemples concrets de la coercition utilisée par les États-Unis pour manipuler et saper les processus judiciaires dans d’autres pays, et ils établissent une politique claire pour l’évitement de la responsabilité sous toutes ses formes.

Pendant l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003, deux journalistes - dont le journaliste espagnol José Couso - ont été tués et trois autres ont été blessés lorsqu’un char américain a tiré sur l’hôtel Palestine à Bagdad. Une enquête sur cet événement a ensuite été lancée en Espagne, et un mandat d’arrêt international a été émis à l’encontre de trois soldats américains impliqués. Les câbles montrent que les États-Unis se sont battus énergiquement pour que les autorités espagnoles abandonnent l’affaire. Dans un câble, l’ambassadeur américain Eduardo Aguirre insiste sur cette affaire : "Alors que nous prenons soin de montrer notre respect pour la mort tragique de Couso et pour l’indépendance du système judiciaire espagnol, en coulisses, nous nous sommes battus bec et ongles pour que les accusations soient abandonnées." Honteusement, cette citation a été expurgée dans les articles originaux publiés sur le sujet par El Pais et Le Monde.

Dans un autre exemple datant de 2003, un citoyen allemand d’origine libanaise, Kalid el-Masri, a été enlevé alors qu’il passait des vacances en Macédoine, puis transféré en Afghanistan par la CIA et torturé pendant quatre mois. Lorsque ses ravisseurs ont finalement décidé qu’il était innocent, il a été envoyé par avion en Albanie et abandonné sur une route de campagne sans même présenter d’excuses. Dans un câble datant de 2007, nous apprenons que lorsqu’un procureur allemand a émis des mandats d’arrêt à l’encontre d’agents impliqués dans l’enlèvement d’El-Masri, l’ambassadeur américain à Berlin a mis en garde les responsables allemands qu’il y aurait des répercussions. Aucune arrestation n’a encore eu lieu et el-Masri est toujours en quête de justice.

La manipulation des États-Unis s’est étendue au Royaume-Uni, où un câble montre que, lors d’une enquête publique britannique dirigée par Sir John Chilcot sur le rôle du Royaume-Uni dans la guerre en Irak, le ministère de la défense avait "mis en place des mesures" pour protéger les intérêts américains.

Les puissances mondiales s’efforcent de briser la solidarité environnementale et d’exploiter les "opportunités" du changement climatique

Sur les questions environnementales, les câbles montrent que les États-Unis font régulièrement des gestes symboliques plutôt que d’initier des pratiques substantielles pour lutter contre le changement climatique, et qu’ils s’efforcent d’adapter les accords internationaux à leurs propres intérêts commerciaux.

La secrétaire d’État Hillary Clinton a demandé aux ambassades de recueillir des renseignements sur les préparatifs de la réunion de la Convention des Nations unies sur le changement climatique de Copenhague en décembre 2009, en demandant des détails biographiques sur les représentants de la Chine, de la France, du Japon, du Mexique, de la Russie et de l’Union européenne. Les câbles montrent qu’à Copenhague, les États-Unis ont manipulé les négociations de l’accord en offrant des "cadeaux" aux pays les plus pauvres pour faire dévier l’opposition à l’accord proposé par les premières puissances mondiales. Un autre câble de la secrétaire d’État a révélé qu’en 2010, un ambassadeur désigné des Maldives avait souligné l’importance d’une "aide substantielle" des grandes économies aux plus petites. À la suite de cette réunion, l’accord a offert une compensation financière aux pays pauvres souffrant des effets du réchauffement climatique.

Lors d’une visite au Canada en 2009, David Goldwyn, coordinateur du département d’État pour les affaires énergétiques internationales, a discuté de l’aide en matière de relations publiques à offrir à l’industrie des sables bitumineux. M. Goldwyn a proposé de consulter des experts, des universitaires et des groupes de réflexion pour "accroître la visibilité et l’accessibilité de nouvelles plus positives." Le câble a ensuite été utilisé par les écologistes dans leur bataille contre l’oléoduc Keystone XL, qui expédie du pétrole brut à travers la frontière entre les États-Unis et le Canada. Début 2012, le président Obama a rejeté la proposition d’oléoduc Keystone XL, mais a récemment annoncé publiquement son soutien à une autre proposition. Il s’avère également que Goldwyn a fini par travailler pour Sutherland, un groupe de lobbying en faveur de Keystone XL.

Les câbles révèlent également que les États-Unis se positionnent soigneusement pour tirer parti des nouvelles possibilités d’exploitation des hydrocarbures et des minéraux de l’Arctique à mesure que le changement climatique fait fondre la glace polaire. Les diplomates américains espéraient offrir au Groenland un soutien pour son indépendance vis-à-vis du Danemark en échange de l’accès des compagnies gazières et pétrolières américaines à l’exploitation des ressources du pays. Les États-Unis surveillent de près la Russie, principal concurrent de l’Amérique pour les ressources de l’Arctique, mais les responsables américains se sont également montrés préoccupés par la revendication territoriale potentielle du Canada sur le passage du Nord-Ouest de l’Arctique.

Accords secrets - Contournement du processus démocratique

Les câbles du département d’État ont révélé que les États-Unis et leurs alliés concluent systématiquement des accords secrets avec divers gouvernements, en cachant les détails non seulement au public du pays, mais parfois même à ses représentants, ses ministres et ses organes de surveillance. En 2009, Jeremy Scahill et Seymour Hersh ont publié dans The Nation un article sur les missions de combat secrètes des forces d’opérations spéciales américaines et les frappes de drones au Pakistan. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du ministère de la défense, Geoff Morrell, a rejeté ces allégations, les qualifiant de "théories conspirationnistes". Un an plus tard seulement, des câbles publiés par WikiLeaks ont confirmé leur histoire. De plus, ces câbles citent le premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani disant à des responsables américains : "Je me fiche qu’ils le fassent tant qu’ils s’en prennent aux bonnes personnes - nous protesterons à ce sujet à l’Assemblée nationale, puis nous l’ignorerons." Des articles basés sur des câbles du département d’État ont également révélé des accords entre les États-Unis et le Yémen dans lesquels le gouvernement yéménite revendiquait la responsabilité des attaques lancées par les États-Unis contre des milices locales. La publication des câbles du département d’État a entraîné une transparence totale sur certains aspects de la guerre contre le terrorisme.

Les câbles du département d’État ont également révélé que les États-Unis ont travaillé avec l’Australie pour affaiblir le texte d’un accord international interdisant l’utilisation de munitions à fragmentation - des bombes qui pulvérisent des milliers de petites bombes sur une grande surface. Sur plus de 13 000 victimes d’armes à sous-munitions recensées par Handicap International, plus de 98 % sont des civils et un tiers d’entre eux sont des enfants. Malgré cela, des câbles ont également révélé que le ministre britannique des Affaires étrangères de l’époque, David Miliband, a secrètement approuvé l’utilisation d’une faille juridique pour permettre aux États-Unis de stocker des armes à sous-munitions sur le territoire britannique, alors que le Royaume-Uni est signataire d’une convention les interdisant. Les États-Unis ne sont pas signataires de la convention sur les armes à sous-munitions, et ont même tenté en 2011 de faire lever l’interdiction par l’ONU.

En 2007, l’ancien vice-premier ministre canadien John Manley a demandé aux responsables américains des drones Predator pour aider à renforcer le soutien libéral à une présence canadienne soutenue dans la guerre en Afghanistan. À l’époque, M. Manley dirigeait un groupe d’experts nommé par le gouvernement et chargé d’examiner les intérêts du Canada dans un rôle futur en Afghanistan. En août 2012, le Ottawa Citizen a rapporté que le gouvernement canadien cherchait à dépenser jusqu’à 1 milliard de dollars pour une flotte de drones armés à la pointe de la technologie.

Les câbles ont également révélé que le Premier ministre conservateur du Canada, Stephen Harper, a secrètement promis à l’OTAN en janvier 2010 que le Canada resterait en Afghanistan pour assurer la formation de l’armée, même après la fin de sa mission en 2011. Le public canadien a été choqué lorsque le gouvernement a annoncé qu’il prolongeait sa mission en novembre de la même année. M. Harper a fait part aux diplomates américains de son inquiétude quant au fait qu’un départ anticipé des troupes canadiennes d’Afghanistan ressemblerait à un "retrait", reflétant le faible soutien du public à la mission du Canada en Afghanistan.

En 2008, les États-Unis ont proposé un "accord informel" aux représentants du gouvernement suédois pour l’échange d’informations sur les listes de surveillance du terrorisme. Les responsables américains ont expliqué qu’ils craignaient qu’un examen minutieux de la part du parlement suédois ne compromette "l’application de la loi et la coopération antiterroriste". Les câbles ont également révélé qu’en 2009, les États-Unis ont repris l’échange complet de renseignements avec la Nouvelle-Zélande après l’avoir restreint en représailles à l’interdiction faite par ce pays aux navires à propulsion nucléaire ou armés de se rendre dans ses ports. Les deux gouvernements ont convenu que la coopération qui venait de reprendre ne devait pas être rendue publique.

La Realpolitik du lobbying commercial

Les câbles du département d’État montrent que les responsables américains et leurs partenaires commerciaux adoptent une position par défaut selon laquelle ils ont un droit intrinsèque aux ressources et à la domination du marché dans le monde entier.

Dans un câble de 2007 adressé au représentant américain au commerce, l’ambassadeur américain Craig Stapleton a suggéré d’adopter une approche dure envers l’Union européenne en raison de sa résistance aux produits et aliments génétiquement modifiés américains. Le refus de la France d’adopter les OGM et la biotechnologie agricole, selon l’ambassadeur Stapleton, conduirait à un rejet général des OGM en Europe, et il a suggéré des représailles pour aider les Français à voir les choses différemment :

"La Country Team Paris recommande de dresser une liste de représailles ciblées qui causent une certaine douleur dans toute l’UE, puisqu’il s’agit d’une responsabilité collective, mais qui se concentrent aussi en partie sur les principaux coupables. La liste doit être mesurée plutôt que brutale et doit être viable sur le long terme, car nous ne devons pas nous attendre à une victoire rapide."

Les câbles montrent également que les États-Unis ont révoqué les visas de Xavier Neira, alors candidat à la présidence de l’Équateur, et de sept autres personnes en raison de leur implication dans une affaire judiciaire contre la société pharmaceutique américaine Pfizer pour concurrence déloyale. La décision de révoquer leurs visas a coïncidé avec les prochaines élections présidentielles et une décision de justice imminente sur cette affaire. Dans leur explication de la révocation, les autorités citent la "corruption" et l’affaire contre Pfizer.

La société pétrolière Shell, basée aux États-Unis, a une longue et sordide histoire au Nigeria, et ses représentants ont parlé ouvertement de ses activités dans le pays. Lors d’une réunion en 2009, des représentants de Shell ont déclaré à des responsables américains qu’ils seraient en mesure d’influencer le projet de loi sur l’industrie pétrolière de 2009 du gouvernement nigérian afin de servir leurs intérêts.

Des câbles de 2005 soulignent la détermination des États-Unis à "améliorer le climat d’investissement" pour les sociétés minières au Pérou. Des représentants du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Suisse et de l’Afrique du Sud se sont réunis pour élaborer des stratégies visant à contourner les protestations contre l’exploitation minière émanant d’un groupe diversifié d’ONG, de l’Église catholique et de Péruviens autochtones. Une fois que les manifestations ont tourné à la violence, les États-Unis en ont fait une excuse pour surveiller des groupes d’ONG comme Oxfam et Friends of the Earth, et ont demandé au gouvernement péruvien de renforcer la sécurité en prenant le contrôle des routes et des zones de transit.

Dans d’autres cas, des fonctionnaires de l’ambassade des États-Unis ont aidé à faire pression pour ou contre certains textes de loi en fonction des intérêts commerciaux des États-Unis. Des fonctionnaires américains ont fait pression au nom de Visa et MasterCard contre un projet de loi en Russie qui aurait créé un système national de paiement par carte, privant Visa et MasterCard de leurs parts de marché.

Duplicité stratégique sur les droits de l’homme et la liberté de la presse

Un câble résumant une réunion avec un directeur d’Al Jazeera montre que les responsables américains s’attendaient à ce qu’un reportage spécial contenant des images explicites de blessés irakiens soit modifié et que ses images soient retirées. Dans un autre câble, il est demandé au directeur d’expliquer l’absence de couverture par Al Jazeera des élections et des manifestations en Iran, par opposition à sa couverture "intensive" de Gaza.

La cinquième flotte de la marine américaine est basée dans le royaume de Bahreïn, et les États-Unis ont entretenu des relations mutuellement bénéfiques avec les dirigeants du pays au cours des dernières années. Dans un câble, l’ambassadeur américain à Bahreïn faisait l’éloge du pays et de son roi, soulignant que des entreprises américaines y avaient remporté d’importants contrats. Ce même régime a brutalement réprimé les manifestants pendant le printemps arabe, et les autorités bahreïnies ont fermé les sites web et les publications dissidentes. Alors que le département d’État américain a sévèrement condamné la répression des manifestations après les élections de 2009 en Iran,il est resté silencieux sur les tueries commises à Bahreïn.

La monarchie thaïlandaise mise à nu

La loi thaïlandaise sur la lèse-majesté empêche quiconque dans le pays de parler ouvertement de la monarchie sans risquer de graves sanctions. De ce fait, tout rapport sur l’évolution de la situation politique dans le pays est censuré, et la connaissance du public sur l’environnement politique du pays est très limitée. Le journaliste Andrew MacGregor Marshall a quitté son emploi à Reuters pour écrire son livre Thailand’s Moment of Truth, en utilisant les câbles thaïlandais qui exposent pour la première fois des aspects obscurs et tabous de la politique, de l’histoire et des relations internationales de la Thaïlande.

Les États-Unis s’efforcent de remodeler les points de vue et la législation mondiale sur la propriété intellectuelle et le droit d’auteur

Des groupes de pression basés aux États-Unis travaillent main dans la main avec des fonctionnaires du département d’État américain dans le monde entier pour faire pression de manière agressive en faveur de la législation et des accords commerciaux qui favorisent les entreprises américaines telles que Google, Facebook, Apple et Microsoft, ou les grands studios de cinéma tels que Disney, Paramount, Sony et Warner.

Un câble de 2006 en provenance du Japon décrit les premières ébauches de propositions pour un "étalon-or" dans l’application des droits de propriété intellectuelle, appelé ACTA. Cette norme était censée donner aux détenteurs de la propriété intellectuelle des pouvoirs beaucoup plus importants, même au détriment de la vie privée des citoyens et de l’application régulière de la loi. L’ACTA a ensuite été négocié en secret, à l’insu du grand public, jusqu’à ce que WikiLeaks divulgue le premier projet en 2008. Dans l’industrie cinématographique, le groupe de pression des studios de cinéma a conspiré avec son homologue australien pour établir un précédent juridique permettant de tenir un fournisseur d’accès à Internet responsable d’une violation des droits d’auteur en Australie. Quel est l’effet de ces pressions ? Il s’agit d’un environnement mondial où la législation et les précédents juridiques sont établis au profit des détenteurs de propriété intellectuelle qui sont riches, puissants et influents - même au détriment du bien public.

Briser le monopole de l’influence

Les exemples que je présente ci-dessus ne représentent qu’une petite fraction de ce qui a été révélé par le matériel de WikiLeaks. Depuis 2010, les gouvernements occidentaux ont tenté de dépeindre WikiLeaks comme une organisation terroriste, ce qui a entraîné une réaction disproportionnée de la part de personnalités politiques et d’institutions privées. Il est vrai que les publications de WikiLeaks peuvent changer le monde et l’ont fait, mais ce changement a clairement été pour le mieux. Deux ans plus tard, aucune plainte pour préjudice individuel n’a été présentée, et les exemples ci-dessus montrent clairement qui a du sang sur les mains.

Dans les grandes démocraties occidentales, le discours politique est tellement contrôlé depuis si longtemps qu’il n’est plus choquant de voir des experts occidentaux se substituer aux victimes du tiers-monde ou de voir un président américain monter sur un podium pour recevoir son prix Nobel de la paix et plaider en faveur de la guerre. En fait, il n’est plus certain qu’un média tel que le New York Times commette aujourd’hui le même acte qu’en 1971, lorsque Daniel Ellsberg a divulgué les Pentagon Papers.

Lors d’un débat entre Daniel Ellsberg et Jill Abramson, rédactrice en chef du New York Times, sur les Pentagon Papers, Ellsberg a exprimé son désaccord sur l’acquiescement du Times à la demande de l’administration Bush de retarder l’article de James Risen sur les écoutes sans mandat de la NSA jusqu’après les élections de 2004. Abramson s’est montré équivoque :

"Le problème, c’est que lorsque le gouvernement dit - vous savez - qu’en publiant un article, vous nuisez à la sécurité nationale, vous aidez les terroristes. Je veux dire, il y a encore des gens aujourd’hui qui soutiennent que le programme de la NSA était le joyau de la couronne, le programme antiterroriste le plus précieux que l’administration Bush avait mis en place, et que le Times a eu terriblement tort de le publier."

Pendant le même débat, Daniel Ellsberg a déclaré à propos des Pentagon Papers :

"Le secret de ces documents a jusqu’à présent condamné à mort plus de 30 000 Américains et plusieurs millions de Vietnamiens. Et le fait de continuer à les garder secrets contribuera sans aucun doute à la mort de dizaines de milliers d’autres Américains, et ainsi de suite. Je pense que c’est vrai. Mais cela se retrouve dans l’affaire WikiLeaks, en ce moment même."

Depuis la publication des câbles diplomatiques, WikiLeaks a poursuivi ses activités malgré le blocus financier, publiant des documents divulgués d’entreprises qui vendent des dispositifs d’interception de masse à des agences d’espionnage d’État du monde entier ; les profils de presque toutes les personnes détenues à la prison de Guantánamo Bay ; les manuels de politique des États-Unis sur la détention des prisonniers militaires dans le cadre de la guerre contre la terreur ; les bases de données de renseignements de la société de renseignement privée Stratfor ; et des millions de documents provenant de l’intérieur du gouvernement syrien. Les informations que nous avons divulguées contredisent le discours politique contrôlé et claironné par les médias institutionnels et les gouvernements occidentaux pour façonner la perception du public.

Nous poursuivrons notre combat contre le blocus financier, et nous continuerons à publier. Les menaces du Pentagone à notre encontre rendent un mauvais service aux États-Unis et seront ignorées.

Julian Assange
Rédacteur en chef et fondateur, WikiLeaks

Avec les remerciements à WikiLeaks Press pour les recherches.

Traduction "préférez-vous un monde avec Wikileaks et Julian Assange ou un monde sans  ?" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

»» https://www.huffpost.com/entry/wikileaks-bradley-manning-testifies-cab...

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Dre NICOLE DELEPINE : LA BAISSE DE LA FERTILITE CHEZ LES VACCINES EST DE PLUS EN PLUS PROBABLE

Par Le 28/06/2022

La baisse de la fertilité chez les vaccinés est de plus en plus probable

Par Dre Nicole Delépine

Mondialisation.ca, 27 juin 2022

nouveau-monde.ca

Thème: 

Analyses: 

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L’excellente Interview d’Alexandra Henrion Caude, généticienne spécialisée dans la recherche sur l’ARNm, sur sud radio par André Bercoff précise les avancées sur les études en cours sur le risque sur la fertilité des injections anticovid. Elle évoque les risques pour les enfants vaccinés à long terme, impossibles à évaluer sans recul suffisant.

https://m.youtube.com/watch?v=dhXQQqUdqMM

Interview d’Alexandra Henrion Caude — Nouveau Monde (nouveau-monde.ca) avec tweets sur le sujet

On avait fini par admettre que la dépopulation était au programme des mondialistes sous influence de Bill Gates et de transhumanistes comme Laurent Alexandre. Mais au-delà des suspicions légitimes vu le mécanisme de l’injection ARNm qui a prédilection pour les organes reproducteurs, les preuves scientifiques commencent à tomber via Israël, précurseur des injections et donc des effets secondaires.

Déjà depuis plusieurs mois des articles scientifiques apparaissaient dans la base de données PUBMED sur le sujet, les premiers portant sur de très faibles nombres d’injectés et voulant innocenter l’injection, contrairement aux alertes déjà anciennes des banques de données officielles.

D’autres traduisent mieux notre inquiétude comme Les risques de la Covid-19 (et des vaccins) sur les organes sexuels et la fertilité (infodujour.fr) dans un entretien avec le Dr Jean-Marc Sabatier.[1]

« Chez l’homme, le SARS-CoV-2 peut s’attaquer aux testicules, au pénis et à la prostate. Chez la femme, le virus peut s’attaquer à l’utérus (endomètre) et aux ovaires. Pourquoi ces attaques sont-elles possibles ? Parce que le SARS-CoV-2 reconnaît le récepteur cellulaire ECA2 (enzyme de conversion de l’angiotensine-2) qui lui sert de site de fixation lui permettant d’infecter les cellules ; le récepteur ECA2 est très présent au niveau des cellules des organes reproducteurs masculin et féminin, ce qui les rendent très vulnérables au virus. Il est notable que le récepteur ECA2 — en parallèle des organes reproducteurs, dont les gonades (testicules et ovaire) — se retrouve également dans de nombreux autres organes et tissus de l’organisme (ceux-ci sont en conséquence ciblés par le virus), tels que le cœur, les poumons, les reins, le foie, le pancréas, la rate, le système vasculaire (vaisseaux sanguins), la peau, le cerveau, les intestins, les glandes surrénales, et autres. »

Un papier récent de juin 2022 démontre l’altération au moins temporaire de l’état du sperme et des spermatozoïdes.[2]

Extraits :

«  Ils ont étudié chez des donneurs de sperme l’effet du vaccin covid-19 BNT162b2 (Pfizer) sur les paramètres du sperme. 37 donneurs de trois banques de sperme ont fourni 220 échantillons, et ont été inclus dans cette étude de cohorte longitudinale multicentrique rétrospective. La vaccination BNT162b2 comprenait deux doses, et la vaccination était prévue 7 jours après la deuxième dose. L’étude comprenait : contrôle de base pré-vaccination, et évaluations à court, intermédiaire et long terme.

Chacun comprenait 1 à 3 échantillons de sperme par donneur fournis 15 à 45, 75 à 120 et plus de 150 jours après la fin de la vaccination, respectivement. Les critères d’évaluation principaux étaient les paramètres du sperme.

Résultats : Des mesures répétitives ont révélé une diminution de la concentration de spermatozoïdes de -15,4 % sur le deuxième échantillon entraînant une réduction du nombre total de mobilité des spermatozoïdes de 22,1 % par rapport au prélèvement initial.

De même, l’analyse du premier échantillon de sperme uniquement et de la moyenne des échantillons par donneur a montré des réductions de la concentration — baisse médiane de 12 millions/ml et 31 millions de spermatozoïdes mobiles, respectivement lors de la première évaluation de l’échantillon et déclin médian de 9,5×106 et 27,3 millions de spermatozoïdes mobiles (p = 0,004 et 0,003, respectivement) sur l’examen moyen des échantillons.

L’évaluation à trois mois a démontré un rétablissement global. Le volume de sperme et la motilité des spermatozoïdes n’ont pas été altérés. Cette étude longitudinale axée sur les donneurs démontre une concentration sélective temporaire de spermatozoïdes et une détérioration trois mois après la vaccination, suivie d’un rétablissement ultérieur vérifié par diverses analyses statistiques ».

L’étude est limitée en nombre de donneurs et de paramètres du sperme, ce qui ne résume pas les conditions de la fertilité efficace, mais a le mérite de prouver déjà une action directe sur le sperme. D’autres études toujours basées également sur un faible nombre de donneurs se veulent rassurantes. Néanmoins le recul est toujours faible de deux à trois mois, après l’injection ne permettant en aucun cas de prévisions raisonnables pour l’avenir d’autant que la durée de fabrication de la protéine spike par l’organisme injecté reste inconnue et s’allonge au fur et à mesure des études (au moins trois mois actuellement).

Les alertes officielles cachées par les médias

Par ailleurs vu le nombre de fausses couches déclarées sur le VAERS ou sur EudraVigilance on peut s’étonner de l’absence d’articles référencés sur ce sujet sur PubMed. On peut supposer le refus des éditeurs soumis à Big Pharma.. Rappelons ces chiffres[3]:

Trop de médias qui dépendent en partie de l’état pour équilibrer leur budget se sont transformés en organe de propagande du gouvernement et ont abandonné leur mission d’information objective de la population. Leur refus de publier les données rapportant les complications post injections en témoigne une fois de plus.

DÉPOPULATION VIA LES VACCINS STÉRILISANTS CONCEPTUALISÉE DEPUIS 1930

Depuis des décennies, les puissants ont décidé de réduire la population mondiale au lieu de regarder comment les nourrir. Par exemple cesser de leur interdire d’utiliser leurs semences paysannes et de favoriser les échanges locaux.

Ici, rappelons l’article de Jurriaan Maessen dans ExplosiveReports.Com qui démontre l’obsession des riches milliardaires de contrôler les naissances sans l’accord des personnes concernées.

La Fondation Rockefeller a admis un financement pour le développement de vaccins antifertilité destinés à une « distribution à grande échelle ». — Vigilance Pandémie (vigilance-pandemie.info)

Déjà dans les années 1930 une obsession des milliardaires était de stopper la natalité.

La Fondation Rockefeller a conceptualisé le vaccin « antihormonal » dans les années 1920 et 1930.

Le serviteur de la Fondation Rockefeller, Max Mason, agissant en tant que président au milieu des années 1930, a exprimé à plusieurs reprises le désir de son maître d’avoir une « antihormone » qui réduirait la fertilité dans le monde entier. La Fondation n’a néanmoins mentionné le financement de « vaccins antifertilité » dans les rapports annuels qu’à partir de 1969.

Extrait :

« Dans son examen de 1997 des vaccins antifertilité, le Centre international de génie génétique et de biotechnologie basé en Inde n’a pas oublié de reconnaître son principal bienfaiteur :

« Les travaux sur les vaccins LHRH et HCG ont été soutenus par des subventions de recherche de la Fondation Rockefeller (…) »

Dans les années 1990, les travaux sur les vaccins antifertilité ont pris de l’ampleur, en particulier dans les pays du tiers-monde, tout comme le financement octroyé par la Fondation Rockefeller. Dans le même temps, la population cible des mondialistes — les femmes — commençait à se sentir mal à l’aise avec tout ce discours ouvert sur la réduction de la population et des vaccins comme moyen d’y parvenir.

Betsy Hartman, directrice du programme Population et développement au Hampshire College, Massachusetts est « quelqu’un qui croit fermement au droit des femmes à une contraception et à un avortement volontaires et sûrs », n’est pas partisane du vaccin antifertilité, tel que créé par le Fondation Rockefeller. Elle explique dans son essai Population control in the new world order (le contrôle de la population dans le nouvel ordre mondial) :

« Bien qu’un vaccin n’ait été testé que sur 180 femmes en Inde, il y est présenté comme “sûr”, dépourvu d’effets secondaires et complètement réversible »

La communauté scientifique sait très bien que de telles affirmations sont fausses — par exemple, de nombreuses questions subsistent quant à l’impact à long terme du vaccin sur le système immunitaire et le cycle menstruel. Il existe également des preuves filmées de femmes se voyant refuser des informations sur le vaccin lors d’essais cliniques. Néanmoins, le vaccin est en cours de préparation pour une utilisation à grande échelle. »

Le Réseau mondial des femmes pour les droits reproductifs basé à Amsterdam, aux Pays-Bas, a cité un chercheur de premier plan en matière de contraception qui disait :

« Les méthodes de contrôle des naissances immunologiques seront une “arme antigénique” contre le processus de reproduction, qui, laissé sans contrôle, menace d’inonder le monde. »

Militante des droits des animaux Mademoiselle Sonya Ghosh a également fait part de ses préoccupations concernant le vaccin antifertilité financé par Rockefeller et sa mise en œuvre :

« Au lieu de donner aux femmes plus d’options pour prévenir la grossesse et se protéger contre le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles, le vaccin antifertilité est conçu pour être facilement administré à un grand nombre de femmes en utilisant le moins de ressources. S’il est administré à des populations analphabètes, les problèmes de contrôle de l’utilisateur et de consentement éclairé sont une autre source de préoccupation. »

Pour éviter de tels débats, la Fondation a eu recours, au cours des deux dernières décennies, à ses méthodes appliquées depuis longtemps et très efficaces consistant soit à mentir effrontément, soit à utiliser un langage trompeur pour cacher le fait qu’elle continue à œuvrer sans relâche pour atteindre sa mission de longue date ».

Doit-on rappeler des tentatives de vaccin anti-conception au Kenya ?[4]

En 2014 le vaccin contre le tétanos, suspecté de contenir une hormone empêchant les femmes d’avoir des enfants a suscité une polémique entre les évêques et le gouvernement Kenyan.

En 2015 c’est au tour du vaccin contre la malaria de se trouver sous le feu de la critique des évêques kenyans obligés devant le refus du gouvernement de demander à l’ensemble des structures de santé qui relèvent de l’Église catholique — et elles sont nombreuses — de s’abstenir d’employer le vaccin incriminé.

LE PSEUDOVACCIN ANTI COVID19 S’INSCRIT DANS LA CONTINUITÉ DE CES RECHERCHES CONTRE LA FERTILITÉ

Malheureusement remis dans le contexte de la volonté à tous crins de vax encore et encore contre le covid19, y compris les enfants, malgré l’indéniable accumulation des effets secondaires graves, cette Histoire des volontés eugénistes et transhumanistes, en marche depuis le début du XXe siècle et fin du XIXe) permet de comprendre le but ultime des vaccins : diminuer le nombre d’humains sur terre et de réserver à l’élite et ses élus la jouissance exclusive de la planète bleue.

Ces hommes imbus d’eux-mêmes semblent bien naïfs, car même s’ils se sont dispensés des injections morbides, il est infiniment peu probable qu’ils échappent aux conséquences toxiques des injections si les milliards de terriens sont vaccinés.

Un « rapport d’avancement » de février 1934 rédigé par Warren Weaver (directeur de la division des sciences naturelles de la Fondation Rockefeller) avait souligné le but ultime.

« L’homme peut-il acquérir un contrôle intelligent de son propre pouvoir ? Pouvons-nous développer une génétique si solide et étendue que nous pouvons espérer élever, à l’avenir, des hommes supérieurs ? Pouvons-nous obtenir une connaissance suffisante de la physiologie et de la psychobiologie du sexe pour que l’homme puisse contrôler rationnellement cet aspect omniprésent, très important et dangereux de la vie ? »

ÉCRIT EN 1934 !

On croirait entendre le Dr Laurent Alexandre dont beaucoup ont été étonnés de le voir parler à x reprises sur les chaînes officielles et à l’école Polytechnique, en toute liberté. Oui il ne fait que poursuivre cette politique eugéniste que l’application rigoureuse de l’injection met en musique.

Il est temps de dire les mots de la vérité : les injections anticovid sont une tentative de plus de réduire la population mondiale.

C’est d’ailleurs la seule explication crédible sur le fait que les morts accumulés ainsi que les accidents graves n’aient pas fait stopper cet essai thérapeutique de ce médicament sans AMM définitif et que, bien pire encore, la FDA vient d’autoriser l’injection des tout petits en ce 14 juin 2022.

Ainsi le modèle de stérilisation des vaccins a été conceptualisé pour la première fois dans les années 1920 et 1930 par des spécialistes des sciences sociales de la Fondation Rockefeller.

Plus tard le langage eugénique (« vaccin anti-fertilité ») a été peaufiné à l’aide d’une « chirurgie plastique linguistique » inventant le terme « contraceptif immunologique », le but ultime reste le même. Entre-temps, Orwell et les mensonges du langage ont été améliorés. « La paix, c’est la guerre », etc.

Une offensive sur les fœtus proches de la naissance

Il paraît difficile de conclure sans dénoncer la mystification qui envahit nos antennes sur la décision de la Cour suprême des USA qui remet à chaque État américain le droit de statuer sur l’avortement.

On se doit tout de même de rappeler que le droit à l’avortement institué en France par la loi Veil s’est progressivement élargi dans le délai d’application et même la suppression du délai de réflexion et l’attaque du droit des médecins à ne pas pratiquer cet acte. La décision la plus choquante est celle de la loi dite de bioéthique votée en août 2021 à l’Assemblée nationale qui autorise un soi-disant « avortement » jusqu’à la naissance en cas de souffrance maternelle…

ATTENTION ! À CETTE DATE DE LA GROSSESSE, CE N’EST PLUS UN AVORTEMENT, C’EST UN INFANTICIDE.

Au nom de « mon corps est mon choix », on peut tuer un bébé à terme, déjà une autre personne dont le choix importe peu. Un humain oublié qui sent, qui réagit, qui interfère, qui vit, qui bouge et réagit aux stimulations extérieures (musique, voix du papa, etc.) qui peut souffrir. C’est un infanticide.

Il me semble devoir exhorter nos concitoyens à ne pas tout mélanger, à ne pas tout confondre. Non l’avortement avant trois mois de grossesse ne doit pas être confondu avec l’infanticide à neuf mois.

Le droit à l’avortement n’a pas été interdit aux USA par la décision de la Cour suprême, ce droit à l’avortement relève maintenant de chaque État et de son gouverneur démocratiquement élu.

Et pourtant l’OMS insiste pour ce droit élargi. « L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle les gouvernements à supprimer la limite de temps légale pour l’avortement, même après 24 semaines », comme le rapporte le Daily Mail. Elle déclare que les lois qui visent à empêcher l’interruption de grossesse à tout moment risquent de violer les droits des « femmes, des jeunes filles ou des autres personnes enceintes ».

L’OMS propose donc l’avortement sans limitation de temps et sans obligation de justification médicale.

C’est un document de 210 pages que l’OMS publie. Il détaille de nouvelles consignes sur la prise en charge de l’avortement. Parmi la multitude de recommandations faites aux gouvernements, on peut notamment lire qu’elle préconise :

— d’autoriser l’avortement en toutes circonstances — en excluant les lois interdisant les interruptions de grossesse parce que le fœtus est du « mauvais » sexe.

— de cesser d’exiger que les femmes aient besoin de l’approbation d’un médecin ou d’une infirmière pour avoir une interruption de grossesse.

— d’établir des systèmes de « pilules par la poste » afin que les femmes puissent recevoir des médicaments abortifs après un appel téléphonique.

— de limiter le droit des professionnels de santé à refuser de participer à des avortements pour des raisons de conscience.

Les Nations unies, qui supervisent l’OMS, se sont félicitées de la suppression suggérée de ce qu’elles ont appelé « des obstacles politiques inutiles à l’avortement sans risque », notamment « des limites quant au moment où un avortement peut avoir lieu ».[5]

ON EST LOIN DE LA LOI VEIL CITÉE COMME MANTRA

« Je le dis avectoute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. »,

 DÉCLARAIT SIMONE VEIL EN PRÉSENTANT LA LOI RELATIVE À L’INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE. 

Poursuivant son discours, elle ajoutait :

« Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme — je m’excuse de le faire partager une conviction de femme — je m’excuse de la faire devant cette assemblée presque exclusivement d’hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes ».

HTTPS://YOUTU.BE/45MOC6PYOY8  

L’avortement reste un drame pour le plus grand nombre de celles qui l’ont subi. L’avortement n’est pas une méthode de contraception « normale » il n’est d’ailleurs pas sans danger pour la femme elle-même pour son risque éventuel de cancer hormonal, etc.. Le nier est malhonnête. Pour limiter le plus possible le recours à cet acte de désespoir, il faut davantage promouvoir l’information honnête et la contraception qui respecte davantage le corps des femmes.

Il ne faut pas s’étonner qu’à force de pousser l’avortement trop loin surtout dans l’avancement de la grossesse, il y ait des réactions boomerangs en retour.

NON À LA TRANSFORMATION DES HUMAINS EN OGM !

Nous serons heureux d’entendre toutes les bonnes âmes qui hurlent que « leur corps est leur choix », de le défendre aussi, et aussi fort pour toutes les femmes qui souhaitent refuser une injection génique sans aucun bénéfice possible pour elle et pour leurs proches et qui risque de les transformer en humain OGM. Comment oser accepter la mise au rancart des soignants libres pour refus de transformation de leur patrimoine génétique et « en même temps » demander l’inscription dans la Constitution de l’avortement (en général.) et bientôt de l’euthanasie.

Sommes-nous entrés dans une culture de la mort ? Est-ce bien ce que nous voulons ou est-ce une nouvelle soumission aux puissants qui nous manipulent ?

NON À LA CULTURE DE LA MORT !

Dre Nicole Delépine

 

Notes :

[1] Jean-Marc Sabatier est directeur de recherches au CNRS et docteur en Biologie Cellulaire et Microbiologie, affilié à l’Institut de Neuro Physiopathologie (INP) à l’université d’Aix-Marseille.

[2] La vaccination Covid-19 BNT162b2 altère temporairement la concentration de sperme et le nombre total de motifs chez les donneurs de sperme (nih.gov) Andrology. 2022 Jun 17. doi : 10.1111/andr.13209. étude israélienne par Itai Gat et al

[3] Voir la totalité du diaporama sur nicole.delepine.fr
Complications des pseudovaccins anticovid au 31 mai 22 selon base de données officielles — Docteur Nicole Delépine (nicoledelepine.fr)

[4] https://www.famillechretienne.fr/politique-societe/sante/vaccins-contraceptifs-le-boycott-de-l-eglise-d-afrique-181815

[5] L’avortement sans condition jusqu’à neuf mois préconisé par l’OMS | FranceSoir

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dre Nicole Delépinenouveau-monde.ca, 2022

LES MEMBRES DES BRICS REPRESENTENT LE MEILLEUR ESPOIR D'UN ORDRE MONDIAL PLUS JUSTE

Par Le 27/06/2022

« Les membres des BRICS représentent le meilleur espoir d’un ordre mondial plus juste »

Par Bradley Blankenship
Arrêt sur info — 26 juin 2022

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Carte schématique des États membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

Par Bradley Blankenship, 25 juin 2022

En s’attaquant à l’hégémonie américaine et en défiant le dollar, les membres des BRICS représentent le meilleur espoir d’un ordre mondial plus juste.

Avec le potentiel d’une nouvelle monnaie de réserve et d’investissements sans conditions politiques, le groupe peut offrir une alternative à un monde étouffé par la domination occidentale.

Le 14e sommet des BRICS, qui se tient à Pékin, vient de s’achever dans un paysage géopolitique international agité, ce qui souligne l’importance de l’organisation en général. Face aux défis combinés de la pandémie actuelle de Covid-19, des conflits mondiaux, de la crise économique imminente et du changement climatique, le système international actuel est en train d’échouer et une nouvelle alternative multipolaire doit prendre sa place.

Il convient de noter le contexte du format BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Lancé en 2009 dans un contexte de crise financière, le premier sommet des BRICS (ou BRIC à l’époque) qui s’est tenu cette année-là à Ekaterinbourg avait pour principal objectif d’améliorer la situation économique mondiale et de réformer les institutions financières.

Bien que ces pays ne soient pas unis par une idéologie particulière, chacun d’entre eux a perçu la nécessité de démocratiser le système économique mondial qui avait été écrasé presque tout seul par les États-Unis d’une manière extraordinairement irresponsable, voire illégale selon la loi américaine dans certains cas. En 2009, le directeur de la banque centrale de Chine a carrément appelé à l’abandon du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, en raison du manque de confiance dans le leadership monétaire des États-Unis.

C’était il y a 13 ans, mais la nécessité d’une nouvelle monnaie de réserve ne pourrait être plus pertinente aujourd’hui. En effet, le président russe Vladimir Poutine a annoncé le 22 juin, juste avant le dernier sommet des BRICS, que le groupe était effectivement en train de développer sa propre monnaie de réserve basée sur un panier de leurs devises. Poutine a déclaré que le groupe espérait ainsi développer des alternatives au système de paiement international existant.

Si cette initiative peut être considérée comme une provocation en Occident, elle vise en fait à améliorer l’humanité et n’est pas strictement destinée à un pays ou à une coalition de pays. Il convient de noter que l’Inde s’est opposée à toute rhétorique « anti-américaine » dans la déclaration commune du groupe, étant donné qu’elle est considérée comme faisant partie du Sud, c’est-à-dire un pays en développement, et qu’elle entretient également des relations étroites avec l’Occident.

Pourtant, dans le même temps, il est clair que tous les États BRICS, y compris l’Inde, bénéficieraient d’un système économique et financier mondial démocratisé. C’est la raison pour laquelle New Delhi ne s’est pas associée aux sanctions prises par l’Occident à l’encontre de la Russie en raison du conflit en cours en Ukraine, car cela ne servirait pas les intérêts économiques de l’Inde – et cela créerait également un mauvais précédent dans lequel des pays pourraient être exclus de la communauté internationale en raison de désaccords politiques.

En effet, les BRICS et leurs membres sont allés loin dans la recherche d’une coopération au développement sans contraintes. La Chine, à elle seule, avait déjà remplacé le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en tant que premier créancier net du monde au début de la dernière décennie, élargissant les investissements dans des actifs tangibles à travers le Sud (et au-delà) grâce à l’initiative « Belt and Road ». Mais dans un défi direct à ces deux institutions dirigées par les États-Unis précédemment mentionnées, qui se sont transformées en armes de coercition économique, les BRICS ont créé la Nouvelle banque de développement en 2014.

Un autre domaine dans lequel les BRICS ne sont actuellement pas actifs mais pourraient l’être est la sécurité. La stabilité financière et économique est une partie inextricable de la sécurité ; sans un système économique et financier stable, il ne peut y avoir de paix durable. De même, sans un cadre de sécurité stable, il ne peut y avoir d’élan vers le développement humain que les BRICS et leurs partenaires souhaitent. Malheureusement, le lien entre ces deux facettes n’a pas été établi dans le système international libéral dominant, mais les BRICS pourraient contribuer à les relier, ce qui serait une évolution extraordinairement bénéfique.

Pendant que les BRICS se terminent, le G7 et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), deux formations internationales dirigées par les États-Unis, se réuniront bientôt. L’OTAN rédigera son premier « concept stratégique » – le document qui définit les objectifs et les principes de l’organisation – depuis 2010. On s’attend à ce qu’il étende la portée du bloc militaire bien au-delà de l’Europe et probablement jusqu’à l’Asie-Pacifique, ce qui représente un défi sérieux pour le voisinage de la Chine. Cela explique probablement pourquoi le président chinois Xi Jinping a dénoncé les « petits cercles » construits autour de l’hégémonie dans son discours sur les BRICS.

Au minimum, les BRICS ont un rôle important à jouer pour contrebalancer l’influence maligne des États-Unis, de l’OTAN et du système mondial actuel dirigé par l’Occident. La finance et l’économie n’y sont pas pour rien, et la volonté des BRICS d’établir des alternatives au système de Bretton Woods basé sur le dollar, en fournissant des crédits au Sud sans conditions politiques et en établissant une nouvelle monnaie de réserve, est un élan extraordinaire vers un avenir multipolaire.

Bradley Blankenship est un journaliste, chroniqueur et commentateur politique américain. Il tient une chronique syndiquée à CGTN et est reporter indépendant pour des agences de presse internationales, notamment l’agence de presse Xinhua.

Source: RT – 24 Juin, 2022

https://arretsurinfo.ch/les-membres-des-brics-representent-le-meilleur-espoir-dun-ordre-mondial-plus-juste/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-membres-des-brics-representent-le-meilleur-espoir-dun-ordre-mondial-plus-juste

STOP AUX PASS, CHANTAGES INEFFICACES SUR LA MALADIE ET SOURCES DE MEFIANCE CONTRE LA VACCINATION

Par Le 25/06/2022

Stop aux pass, chantages inefficaces sur la maladie et sources de méfiance contre la vaccination

Par Dr Gérard Delépine

Mondialisation.ca, 24 juin 2022

nouveau-monde.ca

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Le gouvernement s’est félicité de l’efficacité des pass et rêve de les prolonger. Pourtant dans le monde réel, les pass sanitaires se sont révélés sanitairement contre-productifs et économiquement et sociologiquement désastreux. Les chiffres publiés par l’OMS montrent en effet que les pass favorisent les contaminations. Une quinzaine de pays ont instauré des pass. Partout leur installation a été suivie d’une augmentation des cas et d’une épidémie échappant à tout contrôle.

Israël a été le pionnier du pass et y a renoncé

Lors de la première vague, le pic de nouveaux cas journaliers atteignait 6000. Depuis la campagne massive d’injection et l’instauration du pass sanitaire, puis vaccinal, les contaminations ont été de plus en plus nombreuses. Fin janvier 2022 le nombre de contaminations quotidiennes a dépassé les 100000 et en juin 2022 le total des contaminations cumulées dépassait 4,2 millions six fois plus qu’avant l’instauration des pass.

La comparaison des nombres de cas cumulés par million en Israël et en Palestine suggère que la stratégie du tout vaccinal et des pass pourrait peut-être même favoriser les contaminations.

Nadav Davidovitch, expert conseillant le gouvernement israélien constate « maintenir le pass vert sous sa forme actuelle peut créer de fausses assurances ».. Constatant cet échec, le gouvernement israélien a mis fin au pass.[1]

Le sévère échec du pass en Grande-Bretagne a justifié sa suppression

La Grande-Bretagne a suivi la même politique vaccinale et restrictive des libertés qu’Israël. Depuis Omicron, l’échec est patent.

Constatant l’échec sanitaire et les lourdes conséquences économiques et sociales des pass, le gouvernement britannique en a lui aussi décidé la suppression dès le 28 janvier 2022.

Partout en Europe le même constat d’inefficacité des pass s’est imposé. Le Danemark, l’Irlande, l’Islande, Malte, la Tchéquie, la Roumanie, la Hongrie, le Portugal, la Belgique, l’Autriche, l’Espagne, la Grèce, la Suisse, la Suède, la Finlande, L’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et l’Italie ont observé l’échec total du pass contre l’épidémie avec l’arrivée d’Omicron.

Et la quasi-totalité de ces pays (Suisse, Suède, Slovénie, Slovaquie, Royaume-Uni, Roumanie, République tchèque, Pologne, Pays-Bas, Norvège, Autriche) a abandonné cette mesure inefficace.

En France aussi les pass ont démontré leur totale inefficacité contre Omicron. Nous n’avons jamais été aussi « vaccinés », aussi soumis à autant de mesures sans justifications scientifiques (pass vaccinal dans les hôpitaux et obligation vaccinale pour les soignants et pompiers) et compté autant de contaminations !

Avant l’instauration des pass, en dix-sept mois d’épidémie, nous avions recensé un peu moins de 6 millions de contaminés. Depuis les pass en 12 mois ce chiffre est passé à plus de trente millions. Il faut être vraiment négationniste des faits établis pour croire encore que cette mesure puisse être bénéfique contre l’épidémie.

Tout dirigeant objectif reconnaîtrait l’échec de cette stratégie et abandonnerait toutes ses mesures inefficaces et mortifères qui démolissent notre jeunesse et notre économie. Mais comme toujours depuis le début de la crise nos dirigeants refusent de considérer les faits avérés et persistent dans leur autoritarisme religieux médicalement stupide et socialement tragique tant pour les professionnels concernés[2] que pour la population privée de leurs compétences avec plus de 20 % des lits fermés faute de soignants, des urgences incapables d’assurer leurs missions et des déserts médicaux qui se multiplient partout.

Même l’INSERM reconnaît la nocivité du pass qui aggrave la méfiance contre la vaccination

Le 25 janvier 2022 sur LCI après avoir réduit unilatéralement la validité de l’immunité « naturelle » de 6 à 4 mois, Olivier Véran annonçait avec gourmandise que des millions de Français allaient bientôt « perdre le bénéfice du pass vaccinal » confirmant ainsi qu’il ne s’agissait pour lui que d’un chantage brutal pour imposer la pseudo vaccination pourtant sans intérêt médical.

Mais même dans ce but les pass sont contre-productifs ainsi que vient de l’affirmer l’étude récente de l’INSERM parue dans Nature[3] :

« Le laissez-passer sanitaire a encouragé la vaccination de nombreuses personnes hésitantes ou réticentes, mais il n’a pas réduit l’hésitation elle-même. Une enquête de septembre 2021 a révélé que 42 % des personnes vaccinées étaient encore réticentes ou avaient des doutes sur le vaccin au moment de leur première dose[4]. Plus important encore, la part des personnes vaccinées ayant des doutes sur le vaccin est passée de 44 % à 61 % après la mise en place du pass santé. Les leçons tirées du laissez-passer sanitaire COVID-19 en France suggèrent que des mesures coercitives telles que la vaccination obligatoire peuvent être efficaces pour augmenter les taux de vaccination, mais ne résolvent pas tous les problèmes qui affectent l’adoption. La vaccination obligatoire contre le COVID-19 risque de politiser davantage la vaccination et de renforcer la méfiance à l’égard des vaccins ».

« Rien ne laisse penser que le laissez-passer sanitaire a convaincu de nombreux sceptiques quant aux avantages de cette vaccination, et il reste une proportion faible, mais considérable (environ 5 à 10 % de la population) qui a décidé de ne pas se faire vacciner contre le COVID-19. La vaccination des personnes hésitantes ou réticentes a des conséquences potentiellement négatives, qui peuvent renforcer la méfiance à l’égard des institutions et du système de santé ».

Ces constatations publiées dans Nature par l’INSERM sont d’autant plus remarquables que l’institut national de la santé et de la recherche en médecine, est un fervent partisan des vaccinations tous azimuts.

Pour sortir de cette situation ubuesque et retrouver la confiance de la population, il est nécessaire que l’état cesse de suivre les recommandations sanitaires de cabinets de conseils trop liés aux industriels du vaccin, qu’il supprime les censures, qu’il reconnaisse ses erreurs, qu’il pratique la transparence totale sur les données sanitaires réelles au lieu de publier des analyses de pure propagande et qu’il base enfin ses décisions sur l’examen des faits réels au lieu de croire en des simulations biaisées.

Dans l’immédiat, il faut supprimer toutes les mesures restrictives des libertés et en premier lieu le pass sanitaire dans les hôpitaux et réintégrer les pompiers et soignants injustement exclus. Mesures qui ne coûteraient pas grand-chose et qui permettraient au système de santé de souffler un peu.

Dr Gérard Delépine

Notes :

[1] https://www.rtbf.be/article/coronavirus-pionnier-du-pass-sanitaire-israel-annonce-son-abandon-10937556

[2] Rappelons le sort inhumain imposé aux pompiers et soignants vaccino prudents qui ont eu l’honnêteté (le tort ?) de ne pas se faire de faux certificat de vaccination alors qu’ils pouvaient probablement facilement les obtenir aussi facilement que les politiques, et qui se retrouvent sans travail, sans chômage, obligés de changer de profession pour ne pas devenir SDF. Une pareille brutalité n’avait jusqu’ici réservée qu’aux citoyens juifs par Hitler.

[3] Jeremy K. Ward, Fatima Gauna, Amandine Gagneux-Brunon, Elisabeth Botelho-Nevers, Jean-Luc Cracowski, Charles Khouri, Odile Launay, Pierre Verger and Patrick Peretti-Wate The French health pass holds lessons for mandatory COVID-19 vaccination.

[4] Ward, J. K. et al. http://www.orspaca.org/sites/default/files/Note-SLAVACO-Vague2.pdf (2021)

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dr Gérard Delépinenouveau-monde.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/stop-aux-pass-chantages-inefficaces-sur-la-maladie-et-sources-de-mefiance-contre-la-vaccination/5669250

Dr GERARD DELEPINE : LES MASQUES SONT INUTILES ET DANGEREUX ! STOP AUX MENSONGES MEDIATIQUES !

Par Le 25/06/2022

Les masques sont inutiles et dangereux ! Stop aux mensonges médiatiques!

Par Dr Gérard Delépine

Mondialisation.ca, 23 juin 2022

nouveau-monde.ca

Thème: 

Analyses: 

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Mise à jour de la bibliographie internationale sur les masques

Le spectacle affligeant du port de masques par des personnes seules en voiture, ou à vélo ou faisant seules leur jogging désole et témoigne de la persistance de la peur créée et entretenue par le gouvernement et les médias depuis deux ans, et de l’ignorance sur l’inefficacité anti-covid et sur les dangers propres du masque.

Mais le plus affligeant et éthiquement scandaleux est de constater que certains professionnels de santé refusent d’examiner des malades et de les traiter s’ils ne portent pas de masque et que certains n’hésitent pas à leur mentir en prétendant que c’est le gouvernement qui l’impose.

Rappelons les consignes officielles actuelles (18/6/2022) du gouvernement

consultable à Obligation de port du masque : quelles sont les règles ?

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F35351 :

« Depuis le 14 mars 2022, il n’y a plus d’obligation de port du masque en intérieur.

Néanmoins, il y a une exception pour les établissements de santé et établissement médico-sociaux.

En effet, le port du masque peut être imposé pour les personnes de plus 6 ans par les responsables des structures ou locaux professionnels lieux suivants :

Hôpitaux, cliniques, centres de santé

Cabinets des professionnels médicaux et des psychologues, ostéopathes, chiropraticiens et psychothérapeutes

Officines de pharmacie

Laboratoires d’analyses médicales

EHPAD

Domiciles des personnes âgées ou handicapées qui reçoivent des soins »

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F35351 :

[Capture PDF de la page :]

Obligation-de-port-du-masque-_-quelles-sont-les-regles-_-_-service-public.fr_Télécharger

Ce texte précise donc qu’il n’y a pas d’obligation réglementaire actuelle de port de masque même dans les structures ou locaux professionnels sanitaires, mais seulement la possibilité pour les responsables de ces établissements de l’imposer dans leurs locaux s’ils le désirent.

Le port généralisé du masque ne protège pas de la contamination

L’analyse exhaustive de la littérature internationale des articles publiés sur PubMed le 18/6/2022 est claire : aucune étude clinique ne prouve que le port généralisé du masque protégerait son porteur de la maladie ou diminuerait la transmission du covid19 autour de lui.

Les recommandations sur le masquage de masse ont été faites sur la base d’études sur les épidémies de grippe, alors même que l’efficacité du masque contre le virus grippal est incertaine[1] et que ces études n’étaient pas nécessairement applicables au covid 19.

D’ailleurs initialement l’OMS avait recommandé de ne pas porter de masques dans la vie courante en raison d’un manque de preuves sur son efficacité[2], attitude tirée de 10 études randomisées sur la transmission de la grippe et d’autres coronavirus humains dans la communauté.

La révision de ses recommandations[3] s’est appuyée sur une métanalyse de simples études observationnelles qui conclue au conditionnel : « l’utilisation d’un masque facial pourrait entraîner une réduction importante du risque d’infection (faible certitude) ». Les nouvelles directives OMS précisent comment laver et entretenir un masque en tissu et énumèrent les précautions d’usage à prendre pour porter en toute sécurité une protection faciale.

Une personne peut en effet s’infecter en ajustant son masque, en l’enlevant ou en le mettant à plusieurs reprises, sans se laver les mains entre chacun de ces gestes. De plus, l’OMS prévient :

« le masque peut créer « un faux sentiment de sécurité amenant à négliger des mesures telles que l’hygiène des mains et la distanciation physique ».

Le port du masque se justifie lorsqu’on est malade (qu’on tousse ou qu’on crache) et pour les personnes au contact de personnes malades, c’est pour le moins plus agréable. Mais même dans ces conditions, il n’existe aucune étude clinique publiée qui démontre qu’il diminue réellement le risque de contamination.

Ceux qui prônent l’obligation généralisée du port du masque sont habituellement les mêmes qui réfutent l’utilisation de la chloroquine sous prétexte (faux) qu’il n’existerait pas d’études randomisées montrant qu’elle est efficace. Or la seule étude prospective randomisée pourtant réalisée par des partisans du port du masque et publiée, Danmasq19[4] ne retrouve aucune différence significative de risque de contamination entre les porteurs de masque et ceux qui n’en portent pas démontrant que le masque ne protège pas celui qui le porte.

Les articles qui défendent l’obligation généralisée du port de masque se basent sur non pas sur des études cliniques en population réelle, mais sur des simulations discutables (hypothèses très incertaines), des expériences sur des hamsters, sur l’extrapolation d’études de concentration virale réalisées en réanimation ou en laboratoire, sur l’avis « d’experts qui croient » en l’efficacité sans en apporter aucune preuve scientifique réelle.

Un des arguments classiques des partisans du masque est que les populations asiatiques habituées au masque seraient moins menacées de poussées de contaminations virales que les Européens. Pourtant la comparaison des nombres quotidiens de nouvelles contaminations covid19 en Suède (non masquée) et à Hong Kong (championne du port du masque) montre que le masquage généralisé de la population n’est pas efficace, voire contre-productif, car le taux journalier de nouvelles contaminations par million d’habitants est deux fois plus élevé à Hong Kong qu’en Suède !

Même constatation lorsqu’on compare la Biélorussie et la Corée du Sud :

comment des professionnels de santé peuvent-ils encore croire en l’efficacité de l’obligation généralisée du port du masque alors qu’il n’en existe aucune preuve et, que de nombreux indices militent pour son inefficacité ? Que ceux qui ont peur et croient qu’un masque peut les protéger veuillent en porter est compréhensible et tolérable, mais il n’existe aucune raison scientifique d’imposer aux autres un grigri inefficace dont les effets secondaires sont nombreux.

Le port du masque est source de nombreuses complications

Au 22 juin 2022, la base de données PubMed recense 1165 articles internationaux décrivant des complications du port de masques faciaux.

Même les défenseurs du port du masque reconnaissent certains de ses inconvénients[5] : inconfort fréquent, dégradation de la peau du visage, difficulté accrue à communiquer clairement, et une empathie perçue réduite des prestataires de soins par ceux dont ils s’occupent.

L’étude clinique de Zhang, pourtant avocat du masque,[6] a signalé un taux plus élevé de maladies respiratoires parmi le personnel hospitalier portant un masque en tissu par rapport à l’absence de masque de protection au travail.

Complications cutanées

La macroanalyse des membres de l’American Contact Dermatitis Society[7] met en évidence des cas de dermatite professionnelle secondaire aux équipements de protection faciale. La dermatite de contact irritante (DCI) est la dermatose liée au masque la plus fréquente[8]. Elle atteint principalement les joues et l’arête nasale et s’observe surtout après port prolongé du masque (>6 heures). Sa sévérité dépend de la chronicité de l’exposition. Les personnes atteintes de dermatite atopique, qui ont déjà une barrière cutanée défectueuse, sont particulièrement à risque de développer une DCI.

L’étude coréenne de Choi SY[9] précise la symptomatologie qui varie d’une plaque discrète, sèche et squameuse à un œdème et des vésicules, des érosions et une ulcération. Les démangeaisons étaient le symptôme le plus fréquent, affectant principalement les joues. La dermatose la plus fréquente était la dermatite de contact d’apparition récente (33,94 %), suivie de l’acné d’apparition récente (16,97 %) et de l’aggravation d’une acné préexistante (16,97 %). Le port quotidien de masques était significativement associé à une dermatite de contact d’apparition récente. Plus de la moitié des patients ayant des problèmes de peau préexistants ont vu leur maladie s’aggraver lorsqu’ils portaient des masques.

Une plus longue durée de port et l’utilisation de masques en coton ont augmenté les poussées d’acné. Les travailleurs de la santé avaient une incidence plus élevée de maladies de la peau.[10]

Hypoxie et troubles respiratoires

En dépit de certains articles mensongers qui prétendent que le port du masque ne diminuerait pas la saturation en oxygène la littérature internationale des grandes revues médicales établit formellement que le port prolongé du masque entraîne une augmentation de la résistance nasale et une hypoxie chez les personnels soignants, souvent associée à des maux de tête.

Beder et all[11] ont observé chez les chirurgiens masqués pratiquant de longues interventions une diminution de la saturation en oxygène et une légère augmentation de la fréquence du pouls par rapport aux valeurs préopératoires chez les chirurgiens, la diminution étant plus importante chez les chirurgiens de plus de 35 ans.

Kisielinski K et ses coauteurs[12] montrent que les masques N95 sont plus mal tolérés que les masques chirurgicaux et évaluent la fréquence des symptômes : syndrome d’épuisement, chute et fatigue, cooccurrence groupée d’insuffisance respiratoire et de diminution de la saturation en oxygène (67 %), augmentation de celle en gaz carbonique (82 %), maux de tête (60 %), troubles respiratoires et échauffement (88 %), mais aussi chaleur et humidité (100 %) sous les masques.

L’utilisation du masque N95 pendant plus de 4 heures par les soignants aggrave des maux de tête antérieurs.Une durée plus courte du port du masque facial peut en réduire la fréquence et la gravité. Ils concluent que le port prolongé du masque par la population générale peut entraîner des effets et des conséquences pertinents dans de nombreux domaines médicaux en particulier chez les personnes fragiles (asthmatiques, insuffisants respiratoires chroniques…).

Problèmes de communication

Il existe de nombreuses complications logistiques, physiologiques, psychologiques, sociales et économiques associées au port du masque.

Tsantanie et ses coauteurs[13] montrent que la perception des émotions intentionnelles (celles que l’acteur désire transmettre) est réduite par la présence d’un masque pour toutes les expressions à l’exception de la colère.

La capacité du personnel de santé à communiquer avec succès avec les patients et avec les collègues est compromise[14], ce qui peut nuire à l’efficience, à l’efficacité, à l’équité et, plus particulièrement, à la sécurité de l’intervention thérapeutique. L’orthophoniste a un rôle distinct dans la facilitation de la communication afin de garantir la fourniture, l’accessibilité et l’efficacité des services.

Les enfants sont particulièrement victimes du port de masques[15]

Chez les plus petits, le contact avec la mère et tous les intervenants (crèche, etc.), l’apprentissage des émotions et de la parole est particulièrement menacé.

Dans les classes primaires, les professeurs ont plus de mal à se faire comprendre de leurs élèves qui ne peuvent plus se référer aux mimiques de l’enseignant.

En secondaire, l’apprentissage oral des langues étrangères est saboté : comment expliquer la position de la langue et de la bouche pour reproduire l’accent juste ? Les enseignants doivent parler plus fort, ce qui les fatigue inutilement, et ils peuvent difficilement évaluer ce que les élèves comprennent.

Les adolescents souffrent des mêmes difficultés en cours, mais la gêne à l’expression des sentiments est encore plus pénible à l’âge ou ils nouent leurs amitiés et leurs relations amoureuses.[16][17]

Les troubles psychologiques et psychiatriques[18]

Le port du masque est un facteur favorisant la survenue de stress et de morosité. Il provoque également une prosopagnosie (la non-reconnaissance des visages) et une difficulté à reconnaître les émotions d’autrui19.

Depuis l’instauration des prétendues mesures sanitaires, les psychiatres avaient précocement mis en garde sur les effets pervers de l’enfermement et du port de masque chez les personnes fragiles et même chez de nombreuses autres personnes a priori équilibrées qui décompenseront. Ces inquiétudes étaient d’autant plus pertinentes que la diminution générale des lits hospitaliers en 20 ans a particulièrement touché la psychiatrie : fermeture de nombreux de lits de psychiatrie générale à l’hôpital, atteignant 60 % entre 1976 et 2016 selon l’IGAS. De plus l’augmentation des moyens en ville, où les centres médico-psychologiques sont saturés n’ont pas suivi. Les psychiatres ont fui l’hôpital public, où 30 % des postes de titulaires sont vacants.

Le recul montre qu’effectivement les dépressions et les urgences psychiatriques ont explosé.

L’augmentation de l’anxiété, de la dépression et du stress d’abord constaté en Chine[19][20][21] s’est diffusée partout où les dirigeants ont créé la panique et imposé des mesures contraignantes.

Les enfants ont été particulièrement touchés[22] et les urgences pédopsychiatriques ont été dépassées à Paris tant à l’hôpital Robert Debré (demandes d’admission accrues de 20 %.) qu’à la Pitié-Salpêtrière et dans bien d’autres structures en Province.

D’après santé publique France, 3 millions de nos compatriotes souffrent de troubles psychiques sévères.[23]

Il n’est pas éthique de refuser d’examiner un malade

Le serment d’Hippocrate considéré comme l’un des textes fondateurs de la déontologie médicale rappelle qu’un médecin ne peut refuser d’examiner un malade.

Dans sa version française[24]:

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.

Ou dans sa version internationale du serment de Genève :

JE NE PERMETTRAI PAS que des considérations d’âge, de maladie ou d’infirmité, de croyance, d’origine ethnique, de genre, denationalité, d’affiliation politique, de race, d’orientation sexuelle, de statut social ou tout autre facteur s’interposent entre mon devoir et mon patient

D’ailleurs même au temps de la peste (qui tuait près de 40 % des malades) les médecins accomplissaient leur devoir sans exiger des malades qu’ils portent un masque.

Il est donc particulièrement choquant d’apprendre que certains confrères violent leur serment d’Hippocrate en refusant d’examiner des malades au prétexte qu’ils ne portent pas de masque.

L’ordre a rappelé que la non-vaccination ne fait pas partie des raisons justifiant un refus de soins. Un docteur ne peut donc pas déontologiquement refuser de soigner un patient parce qu’il n’est pas vacciné contre le Covid. On peut espérer que le non-port du masque sera prochainement le sujet d’un même rappel à la déontologie.

Il faut espérer que sans attendre ce rappel éthique, de nombreux médecins supprimeront ces exigences infondées du port de masque pour les consulter.

Et s’ils ont encore peur qu’ils se rappellent que lors de la première vague (avant tout vaccin) les Indiens ont utilisé avec succès la chloroquine pour prévenir les contaminations du personnel soignant et des proches des malades et que l’Inde compte 15 fois moins de cas par millions que la France adepte des masques.

L’Algérie qui a largement utilisé le protocole Raoult compte 75 fois moins de cas par millions que la France

Pour se protéger, les médecins inquiets devraient plutôt se prescrire chloroquine ou Ivermectine !

Dr Gérard Delépine

Notes :

[1] Xiao J, Shiu E, Gao H, Wong JY, Fong MW, Ryu S, et al. Nonpharmaceutical Measures for Pandemic Influenza in Nonhealthcare Settings—Personal Protective and Environmental Measures. Emerg Infect Dis. 2020;26(5):967-975. https://doi.org/10.3201/eid2605.190994

[2] Organisation Mondiale de la Santé. Conseils sur l’utilisation des masques dans le contexte de la COVID-19 : Orientations provisoires 6 avril 2020. :
https://apps.who.int/iris/handle/10665/331693

[3] https://www.un.org/fr/coronavirus/articles/recommandations-port-du-masque

[4] Henning Bundgaard et al Effectiveness of Adding a Mask Recommendation to Other Public Health Measures to Prevent SARS-CoV-2 Infection in Danish Mask Wearers: A Randomized Controlled Trial Ann Intern Med. 2021 Mar;174(3):335-343. doi: 10.7326/M20-6817. Epub 2020 Nov
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33205991/

[5] hu DK, Akl EA, Duda S, Solo K, Yaacoub S, Schünemann HJ; COVID-19 Systematic Urgent Review Group Effort (SURGE)s. Physical distancing, face masks, and eye protection to prevent person-to-person transmission of SARS-CoV-2 and COVID-19: a systematic review and meta-analysis. Lancet. 2020 Jun 27;395(10242):1973-1987. doi: 10.1016/S0140-6736(20)31142-9. Epub 2020 Jun 1. PMID : 32497510 ; PMCID : PMC7263814.

[6] Zhang R, Li Y, Zhang AL, Wang Y, Molina MJ. Identification de la transmission aérienne comme principale voie de propagation de la COVID-19. Proc Natl Acad Sci USA. (2020) 117 : 14857–63. 10.1073/pnas.2009637117

[7] Yu J, Chen JK, Mowad CM, Reeder M, Hylwa S, Chisolm S, Dunnick CA, Goldminz AM, Jacob SE, Wu PA, Zippin J, Atwater AR. Occupational dermatitis to facial personal protective equipment in health care workers: A systematic review. J Am Acad Dermatol. 2021 Feb;84(2):486-494. doi: 10.1016/j.jaad.2020.09.074. Epub 2020 Oct 1. PMID : 33011325 ; PMCID : PMC7528888.

[8] Rudd E, Walsh S. Mask related acne (“maskne”) and other facial dermatoses. BMJ. 2021 Jun 7;373:n1304. doi : 10.1136/bmj.n1304. PMID: 34099456.

[9] Choi SY, Hong JY, Kim HJ, Lee GY, Cheong SH, Jung HJ, Bang CH, Lee DH, Jue MS, Kim HO, Park EJ, Ko JY, Son SW. Mask-induced dermatoses during the COVID-19 pandemic: a questionnaire-based study in 12 Korean hospitals. Clin Exp Dermatol. 2021 Dec;46(8):1504-1510. doi: 10.1111/ced.14776. Epub 2021 Aug 4. PMID: 34081799; PMCID: PMC8239570.

[10] Echasatian L, Lebsing S, Uppala R, Thaowandee W, Chaiyarit J, Supakunpinyo C, Panombualert S, Mairiang D, Saengnipanthkul S, Wichajarn K, Kiatchoosakun P, Kosalaraksa P. The Effects of the Face Mask on the Skin Underneath: A Prospective Survey During the COVID-19 Pandemic. J Prim Care Community Health. 2020 Jan-Dec;11:2150132720966167. doi: 10.1177/2150132720966167. PMID: 33084483; PMCID: PMC7786409.

[11] Beder A, Büyükkoçak U, Sabuncuoğlu H, Keskil ZA, Keskil S. Preliminary report on surgical mask induced deoxygenation during major surgery. Neurocirugia (Astur). 2008 Apr;19(2):121-6. doi: 10.1016/s1130-1473(08)70235-5. PMID: 18500410.

[12] Kisielinski K, Giboni P, Prescher A, Klosterhalfen B, Graessel D, Funken S, Kempski O, Hirsch O. Is a Mask That Covers the Mouth and Nose Free from Undesirable Side Effects in Everyday Use and Free of Potential Hazards? Int J Environ Res Public Health. 2021 Apr 20;18(8):4344. doi : 10.3390/ijerph18084344.

[13] Tsantani M, Podgajecka V, Gray KLH, Cook R. Comment la présence d’un masque facial chirurgical altère-t-elle l’intensité perçue des émotions faciales ?. PLoS One. 2022;17(1):e0262344. Publié le 13 janvier 2022. doi : 10.1371/journal.pone.0262344

[14] Marler H, Ditton A. « I’m smiling back at you » : Exploring the impact of mask wearing on communication in healthcare. Int J Lang Commun Disord. 2021 Jan;56(1):205-214. doi: 10.1111/1460-6984.12578. Epub 2020 Oct 10. PMID : 33038046 ; PMCID : PMC7675237.

[15] Et les complications psychologiques, sociales, scolaires, physiques sont légion. Voir « les enfants sacrifiés du covid » par G et N Delépine, éditions Fauves, janvier 2022.

[16]https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/il-ne-me-reconnaissait-plus-avec-le-masque-la-crise-du-covid-19-bouleverse-le-quotidien-des-services-pedopsychiatriques_4276445.html

[17] Masques obligatoires, jeunesse et enseignement, des dangers sous-estimés — Docteur Nicole Delépine (nicoledelepine.fr)

[18] Le masque, baillon qui interdit la parole, base de la relation à l’autre — Docteur Nicole Delépine (nicoledelepine.fr)

[20] Cao W., Fang Z., Hou G., Han M., Xu X., Dong J. L’impact psychologique de l’épidémie de COVID-19 sur les étudiants en Chine. Psychiatrie Res. 2020 [112934

[21] Wang C., Pan R., Wan X., Tan Y., Xu L., Ho C. Réponses psychologiques immédiates et facteurs associés au stade initial de l’épidémie de maladie à coronavirus de 2019 (COVID-19) dans la population générale en Chine. Int J Environ Res Public Health. 2020

[22] Zhang S., Wang Y., Rauch A., Wei F. Perturbation sans précédent de la vie et du travail : santé, détresse et satisfaction de vivre des adultes qui travaillent en Chine un mois après le début de l’épidémie de COVID-19. Psychiatrie Res. 2020 [112958

[23] Port du masque et troubles chez les enfants : le constat édifiant de Marie-Estelle Dupont
https://www.lactucitoyenne.fr/actualites/sante/port-du-masque-et-troubles-chez-les-enfants-le-constat-edifiant-de-marie-estelle-dupont

[24]Santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19/enjeux-de-sante-dans-le-contexte-de-la-covid-19/articles/sante-mentale-et-covid-19

[25] https://www.conseil-national.medecin.fr/medecin/devoirs-droits/serment-dhippocrate

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dr Gérard Delépinenouveau-monde.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-masques-sont-inutiles-et-dangereux-stop-aux-mensonges-mediatiques/5669205

CONSEIL MONDIAL DE LA PAIX : DECLARATION POUR LA JOURNEE DE L'UNITE LATINO-AMERICAINE

Par Le 25/06/2022

24 Juin 2022

 

Conseil mondial de la paix : Déclaration pour la journée de l'unité latino-américaine
22 juin, 2022
La Tribune du Peuple
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Les organisations membres du Conseil mondial de la paix, des Amériques et de la région des Caraïbes, se joignent à la commémoration de cette journée de l'unité latino-américaine, à l'occasion du 22 juin 1826, date à laquelle s'est tenu le Congrès amphictyonique de Panama, expression concrète des efforts d'intégration et d'unité du continent que le Libérateur Simón Bolívar allait mener à bien.

Aujourd'hui, alors que les forces impérialistes et leurs alliés, détracteurs de la paix, cherchent à imposer la guerre comme forme de domination sur les peuples, en augmentant l'armement, en étendant leurs bases militaires, en allouant des ressources substantielles pour gonfler le budget militaire, en développant des armes de destruction massive nouvelles et améliorées, il est impératif de continuer à élever la proclamation de la CELAC déclarant l'Amérique latine et les Caraïbes comme zone de Paix.

L'impérialisme américain maintient sa féroce agression contre tous les peuples du monde, et en particulier dans notre région, qu'il continue de considérer comme son arrière-cour, protégée par la Doctrine Monroe, comme l'a démontré le récent Sommet des Amériques qui s'est tenu à Los Angeles, excluant Cuba, le Nicaragua et le Venezuela.

Notre continent continuera à lutter pour défendre sa souveraineté, son indépendance et son droit inaliénable à l'autodétermination, en rejetant la guerre, les bases militaires, les armes nucléaires, les mesures coercitives unilatérales et toutes les formes de domination qui ne reconnaissent pas les principes d'égalité et de justice sociale.

Avec ces bannières, nous continuerons à nous mobiliser et à lutter pour assurer le succès de l'Assemblée mondiale pour la paix qui se tiendra en novembre de cette année au Vietnam.

Vive l'unité latino-américaine !
source : https://prensapcv.wordpress.com/2022/06/22/declaracion-por-el-dia-de-la-unidad-latinoamericana/

Tag(s) : #ConseilMondialdelaPaix#AmeriqueLatine

ILS VEULENT LA GUERRE TOTALE, MAIS A LA FACON DES LACHES

Par Le 23/06/2022

Ils veulent la guerre totale, mais à la façon des lâches

Auteur(s)

Teresita Dussart, pour FranceSoir

Publié le 23 juin 2022 - 11:05

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Photo de classe de l'OTAN

Photo de groupe de l'OTAN à Bruxelles, le 16 juin 2022.

 Valeria Mongelli / AFP

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TRIBUNE — Chaque jour apporte son lot d’informations sur la politique vénéneuse dans laquelle l’Occident s’est engouffré. Une précipitation de mesures les unes plus irrationnelles que les autres, qui pourraient peut-être cadrer avec une conspiration, en supposant qu’il y ait une intention délibérée de créer une conflagration internationale et un objectif associé.

Mais foin de conspiration, plutôt conjuration d’imbéciles, d’excités ayant perdu tout pied avec la réalité, le droit, le bon sens, se sentant unis dans une communauté de destin d’élus auto-perçus. Sans pour autant sous-estimer les énormes conflits d’intérêts qui les animent. Car la génération de politiques qui nous gouverne, très idéologisée en apparence, est composée de tout sauf de purs esprits.

La pression mise sur la Russie pour la pousser à sortir du cadre (de ce qui n’est autre qu’intervention de police en quelque sorte), dans le Donbass, pour pallier ce que la communauté internationale n’a pas su faire en huit ans, qui est de garantir la sécurité et les droits de l’homme de la population russophone ukrainienne, discriminée, parfois torturée, bombardée par les bataillons philonazis incorporés aux forces de l’ordre par Volodymyr Zelensky, va en augmentation. Grâce à l’arsenal plus sophistiqué reçu par Occident, les forces ukrainiennes ont engagé des attaques sur différents sites stratégiques en territoire russe. Le 22 juin dernier, c’était une centrale pétrolière à Rostov-sur-le-Don, dans le Sud de la Russie, qui était attaquée par des drones. Il y a deux jours, c’étaient trois plateformes pétrolières en mer Noire. À cela s’ajoute l’absurde blocage imposé par la Lituanie sur l’enclave de Kaliningrad. Action qui au demeurant pose plus de problème à la Lituanie qu’il n’en résout à ses alliés de l’Otan. Entre autres parce que ce blocus représente une rupture unilatérale de la part de la Lituanie d’un accord signé en 2004, selon lequel la Russie reconnue par les deux parties, héritier naturel des frontières de l’USSR, s’engage à reconnaître les frontières de la Lituanie, à condition que la république balte lui garantisse le libre accès à Kaliningrad.

Lire aussi : Ukraine : des armes à gogo pour nourrir de nouveaux conflits dans le monde

Face à ces provocations et la litanie d’humiliations diplomatiques, tel que l’interdiction de survol de la Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro faites à l’avion de Serguei Lavrov, la Russie fait preuve d’un louable stoïcisme. Sur l’attaque à la centrale pétrolière de Rostov-sur-le-Don, le gouvernement russe s’est gardé d’en attribuer la responsabilité à l’Ukraine. Le cas échéant, il s’agirait d’un autre type de conflit. Rappelons que la Russie ne se considère jusqu’à présent pas en guerre avec l’Ukraine.

L’Occident s’est engagé dans une guerre sale. Une guerre de lâches. Lâche, car opérée au travers de proxys. Et entre ces proxys, se trouvent les États les plus vulnérables de l’hémisphère Nord, qui sont les Républiques d’Europe de l’Est, lesquelles dépendent en grande partie de la Russie, pour l’énergie. En plus de partager le tronc commun slave, voire orthodoxe. La politique clientéliste de la puissance otanienne, essentiellement anglo-saxonne, sera au moindre faux pas, rétribuée en mépris. Toute chose que ces États apprendront à leurs dépens. La France, allié historique de l’Otan, a pu être humiliée sur l’affaire des sous-marins à l’Australie. La Roumanie et la Bulgarie, une fois qu’elles ne seront plus nécessaires, redeviendront des bergers des Carpates pour le noyau dur atlantiste.

Ce noyau dur ne veut pas se salir les mains. Parce que dans le fond, si la Russie représente la menace par antonomase du monde libre, faisons-lui la guerre ! Qu’attendons-nous ? La Russie nous a libéré de l’aventure américaine dans le Sham et des dizaines de milices djihadistes hyper terroristes armées entre autres par l’Ukraine, mais peut-être y a-t-il quelque chose que nous n’avons pas encore saisi sur les vertus ontologiques de l’Ukraine et la bassesse sui generis de la Russie. Dans ce cas, il ne faut utiliser la Pologne. Il faut y aller.

Mais non. Non seulement l’Occident se complait à ces jeux mesquins consistant à réchauffer des conflits ethniques entre États faillis, comme elle le fait avec l’Ukraine depuis 2014, mais encore elle ferme l’accès à toutes les enceintes dans lesquelles la Russie pourrait faire entendre sa voix. Peut-être y a-t-il une part de vérité dans son discours. Peut-être y a-t-il des aspects sur lesquels la diplomatie pourrait broder une sortie de crise. C’est le contraire qui se produit. Il serait maintenant question d’expulser de l’OSCE, la Russie. Ce, dès juillet.  Ce qui au passage nous fermerait à la coopération russe en matière de sécurité.

Depuis la dernière fournée du pèlerinage ferroviaire de leaders occidentaux, dont Emmanuel Macron à Kiev, il n’est plus du tout question de négociation. Kiev n’a aucun intérêt à négocier. Les oligarques sont en train de s’enrichir à un niveau impensable, et dans le fond, le conflit se passe strictement à l’Est, comme depuis huit ans. Rien de nouveau si ce ne sont les milliards reçus de l’Occident aussitôt siphonnés. En mars, les Turcs avaient réussi un tour de force diplomatique, consistant à faire en sorte que Moscou desserre l’étau militaire de Kiev. Les deux parties étaient disposées à signer un accord entre Vladimir Poutine en personne et Volodymyr Zelensky. Ce jour-là, comme par enchantement, l’Occident découvrait les cadavres de Boutcha, coquettement exposés à la vue de toutes les caméras, dix jours après le départ des troupes russes. Les Ukrainiens n’ont aucune envie de négocier, et si l’envie leur en prenait, l’Occident saurait comment les en guérir.

La génération de gouvernants du monde, autrefois réputé libre, a perdu toute notion diplomatie, de courage, démontre un total détachement face aux faits, à la vérité. Elle se ridiculise, hystérise tout ce qu’elle touche, en permanence. Elle nous met en danger, mais sans pour autant que cela passe par des actes héroïques. Elle nous fait honte. 

https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/ils-veulent-la-guerre-totale-a-la-facon-des-laches

LE FORMAT DES BRICS + EN TANT QU'UNE DES PRIORITES DES ETATS MEMBRES

Par Le 21/06/2022

Le format des BRICS+ en tant qu’une des priorités des Etats membres

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 20 juin 2022

Observateur continental

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Thème: 

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L’organisation des BRICS semble promouvoir de plus en plus une approche multilatérale permettant une intégration maximale dans le cadre du concept BRICS+, donnant la priorité à la diversité géographique aux pays concernés par cette interaction, et renforçant la thèse d’un ordre multipolaire post-occidental.

L’un des points principaux de la présidence chinoise des BRICS (composée du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud) a été le lancement d’une réunion BRICS+ élargie au niveau des ministres des Affaires étrangères, dans laquelle au-delà des pays membres de l’organisation internationale, ont été conviés les représentants de l’Egypte, du Nigéria, du Sénégal, de l’Argentine, du Kazakhstan, d’Indonésie, d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et de Thaïlande. Une perspective déjà abordée par Observateur Continental.

Mis à part cette initiative du leadership chinois, Pékin a également présenté un format de dialogue inclusif couvrant toutes les grandes parties du Sud global, réunissant des plateformes d’intégration régionale en Eurasie, en Afrique et en Amérique latine.

Anil Sooklal, ambassadeur spécial d’Afrique du Sud pour les BRICS et les pays d’Asie, en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg auquel il participe, a déclaré «que le format actuel des BRICS permet aux Etats membres de répondre aux défis géopolitiques et financiers actuels».

Toujours selon lui, l’ignorance par les pays occidentaux de l’architecture multilatérale des affaires internationales en matière de sécurité, ainsi que l’imposition des sanctions contre la Russie – entraînent des problèmes dans les domaines de l’alimentation et de l’énergie. Tout en ajoutant «que nous avons été très souvent privés d’accès aux vaccins. Nous avons également vu l’impact dévastateur des changements climatiques et nous constatons que de nombreux pays dits développés ne partagent par les technologies avec les autres pour surmonter les problèmes existants. Notre président (le président sud-africain Cyril Ramaphosa, ndlr) avait expliqué que nous étions déjà confrontés à des problèmes de sécurité alimentaire et nous nous sommes tournés vers la Russie pour résoudre ce problème».

En termes de perspectives et au-delà d’un élargissement en cours du format de partenariat avec le BRICS+, un point très important concerne effectivement non seulement le maintien des relations stratégiques entre les Etats membres, mais également un renforcement encore plus notable de ces relations.

Ainsi, malgré les multiples tentatives occidentales de saper le développement des relations sino-russes, cela non seulement n’a pas abouti, mais au contraire suit le cours absolument inverse de celui souhaité par les nostalgiques de l’ère unipolaire. La toute récente discussion téléphonique entre les présidents russe et chinois n’a fait d’ailleurs que le confirmer.

Une discussion durant laquelle le leader chinois a réitéré que la Chine est prête à travailler avec la Russie pour continuer à se soutenir mutuellement sur leurs intérêts fondamentaux respectifs concernant la souveraineté et la sécurité, ainsi que sur leurs préoccupations majeures, en approfondissant leur coordination stratégique et en renforçant la communication et la coordination dans des organisations internationales et régionales importantes telles que l’ONU, les BRICS et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Autre point très important: la Chine est également disposée à travailler avec la Russie pour promouvoir la solidarité et la coopération entre les marchés émergents et les pays en développement, et pour faire avancer l’ordre international et la gouvernance mondiale vers une direction plus juste et plus raisonnable.

La réalité est devenue parfaitement évidente. Même nombre d’experts intervenant sur les plateaux des chaines occidentales le reconnaissent: la Chine et la Russie se trouvent sur la même longueur d’onde. Une réalité qui a au moins le mérite d’être honnête et comme résultat largement plus appréciée par les téléspectateurs.

De manière générale, il devient évident que les BRICS tout en représentant une large partie de l’humanité, aussi bien du point de vue démographique, économique qu’industriel – misent désormais sur une intégration encore plus large pour définitivement tourner la page d’une fausse communauté internationale, et mettre pleinement en pratique la seule et véritable.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/le-format-des-brics-en-tant-quune-des-priorites-des-etats-membres/5669127

LA PANDEMIE A REVELE LA FAILLITE DU CAPITALISME

Par Le 19/06/2022

19 Juin 2022

Samedi 18 juin 2022
La pandémie a révélé la faillite du capitalisme


Le 15/6, la section Santé-Providence du Parti communiste grec (KKE) a présenté sa nouvelle publication sous le titre "Pandémie COVID-19 : Le capitalisme à son crépuscule". Les travailleurs du secteur de la santé et de la protection sociale et d'autres secteurs, les jeunes et les étudiants ont envahi le parc situé à côté du plus grand hôpital du pays, "Evangelismos", où la présentation du livre a eu lieu. Parmi eux se trouvaient de nombreux syndicalistes d'avant-garde qui travaillent dans les hôpitaux publics et qui, au cours des deux dernières années, dans les conditions extrêmement difficiles de la pandémie, ont été à l'avant-garde de la lutte pour défendre la santé des gens. 
 
Le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, a prononcé un discours et a notamment souligné que "le virus le plus grand et le plus dangereux est le capitalisme lui-même. Et cela ne s'applique bien sûr pas seulement à la pandémie, mais à tout ce à quoi notre peuple est confronté, depuis les prix élevés, qui ne sont pas tombés du ciel mais sont une conséquence de la voie de développement capitaliste, jusqu'à la guerre impérialiste en Ukraine et l'implication de notre pays. (...)

Bien entendu, lorsque nous faisons référence au "capitalisme au crépuscule", nous avons à l'esprit un système socio-économique qui s'est décomposé et dont le développement présuppose l'intensification de l'exploitation de la classe ouvrière moderne, et en fait dans tous les aspects qui déterminent les conditions de reproduction de la force de travail, de sa propre vie. C'est ce qui s'est exprimé pendant la pandémie avec les pénuries tragiques de personnel, d'infrastructures, de moyens techniques et d'équipements médicaux dans les unités de santé publique. (...) 
 

Le gouvernement et tous les autres partis bourgeois, avec des différences individuelles insignifiantes, proposent comme solution le renforcement des règles du marché dans le système de santé. En d'autres termes, ils se réfèrent à tous ces "outils" qui, d'une part, ont façonné ce misérable système de santé publique et, d'autre part, ont formé un secteur de la santé robuste et commercial privé. La seule chose qu'ils démontrent est l'ampleur de la décadence de la voie capitaliste de développement (...)

À notre avis, à l'occasion de cette publication, les travailleurs de la santé avant tout, mais aussi les personnes soucieuses de leur santé et de leur vie, devraient faire un pas de plus dans leur réflexion, leur position et leur activité quotidienne.

Le KKE mène une lutte quotidienne pour le recrutement de personnel, l'élargissement des prestations à la population et l'augmentation du financement par le budget de l'État. Il trace également la voie d'un développement qui traitera la santé publique comme un droit universel et gratuit garanti par un gouvernement ouvrier et populaire et son État. Il appelle le peuple à se rallier au KKE, pour la protection de la santé ; pour un système sans aucune activité commerciale, où le peuple pourra satisfaire ses besoins fondamentaux et urgents avec tous les moyens disponibles. (...) En dernière analyse, la science peut vaincre toute cette irrationalité et cet obscurantisme qui nous accablent et sa source, c'est-à-dire l'exploitation capitaliste et la barbarie." 
inter.kke.gr

source : https://www.idcommunism.com/2022/06/the-pandemic-revealed-the-bankruptcy-of-capitalism.html

Tag(s) : #KKE

LE JOUR OU LE JOURNALISME EST MORT

Par Le 18/06/2022

17 juin 2022

Le jour où le journalisme est mort

Viktor DEDAJ

Malgré les appels de virtuellement toutes les organisations de défense des droits de l’homme, de défense de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, d’organisations et de syndicats de journalistes, Priti Patel vient de signer l’extradition de Julian Assange. La défense a 14 jours pour faire appel. L’appel peut être refusé.

Il s’agit d’une grande victoire pour la presse institutionnelle qui a tout fait pour réduire "la plus importante affaire de presse de notre existence" (dixit John Pilger) en un vulgaire faits divers. Une presse qui a relayé pendant plus de dix ans tous les mensonges, calomnies et légendes urbaines qui ont servi d’écran de fumée pour occulter les vrais tenants et aboutissants. Le résultat fut celui qui avait été prévu et planifié dès 2010 : faire disparaître le cas Assange de la conscience collective et procéder à l’élimination - médiatique si possible, physique si nécessaire - du journaliste le plus innovant, primé, efficace et dangereux (pour les pouvoirs corrompus) du 21ème siècle.

Une presse si prompte à faire du "fact-checking" lorsqu’il s’agit de sauver un récit officiel mais si absente lorsqu’il s’agit de sauver le représentant le plus conséquent de notre droit de savoir. Des accusations de viol (qui n’ont jamais existé) jusqu’aux pseudos "mises en danger" de vies, en passant par la qualité de ses chaussettes, rien ne lui aura été épargné. Avec une mention spéciale pour tous ceux qui ont collaboré et profité et gagné de petites fortunes sur le dos de Wikileaks, et qui n’ont pas trouvé une once de courage - ou de volonté ? - pour exprimer leur solidarité avec lui.

Et comme à chaque fois que le nom de Julian Assange apparaît dans les fils de l’actualité, on assistera à un défilé de trolls en mission, dont certains sont munis d’une carte de presse, qui nous asséneront leurs conneries habituelles. Je serais tenté de dire que l’Histoire leur sera ingrate, mais encore faut-il que l’Histoire ne soit pas réécrite au passage, comme ils l’ont déjà fait et comme ils sont encore en train de le faire.

Bien-sûr, ils diront qu’en ce qui concerne Assange et Wikileaks, il ne s’agissait pas vraiment de journalisme et que la presse institutionnelle sera toujours là pour nous informer correctement. Mais que voulez-vous que la presse des milliardaires dise d’autre ?

Le journalisme est mort non pas au fond d’un cachot, non pas d’une balle dans la tête, non pas dans l’explosion d’une voiture, ni même découpé dans une ambassade saoudienne. Il est mort le jour où il a choisi la complicité en laissant filer en silence et vers l’oubli le meilleur d’entre eux.

Viktor Dedaj

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VACCINS COVID : L'HISTOIRE ETAIT BELLE

Par Le 18/06/2022

Vaccins Covid : L’histoire était belle

Par Réinfo Covid France

Mondialisation.ca, 17 juin 2022

reinfocovid.fr

Thème: 

Analyses: 

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Cet article percutant et rythmé relate l’histoire des vaccins Covid, de leur fabrication quasi merveilleuse … à la réalité.

À RETENIR :

Fin 2020 : les vaccins sont sûrs et efficaces à 95% affirment PFIZER et MODERNA, après une mise au point aussi rapide que parfaite.

Début 2022, PFIZER et MODERNA préviennent bizarrement qu’ils ne vont pas être capables de prouver l’efficacité (les 95%) de leurs vaccins et que les effets indésirables sont en définitive très nombreux.

L’histoire était belle

L’histoire commence en janvier 2020.

A ce moment, le virus responsable du COVID-19 (SARS-CoV-2) est connu depuis plusieurs semaines. Le 11 janvier 2020, la séquence génomique du virus de la souche dite « WUHAN » est mise à disposition par les laboratoires chinois qui en ont fait le séquençage.

A cette date, il n’y a pas encore la « pandémie » mais les laboratoires, dans leur grande bienveillance, travaillent pourtant déjà sur la mise au point d’un vaccin. Ils ont raison de s’y mettre rapidement car cela fait 17 ans qu’ils essaient sans succès de produire un vaccin contre le coronavirus de 2003, le SARS-CoV-1. Visiblement, produire un vaccin semble bien difficile. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30261226/

Mais l’histoire est belle, car le 13 janvier 2020, les fabricants, et notamment MODERNA, sont prêts à lancer la production du vaccin. En moins de 48h, avec seulement un ordinateur, sans laboratoire, sans même un échantillon de virus, ils réussissent à finaliser la formule du vaccin. Le PDG de MODERNA est fier de nous raconter cette prouesse. https://www.ladepeche.fr/2020/12/09/covid-19-le-vaccin-de-moderna-existe-depuis-le-13-janvier-et-il-a-ete-mis-au-point-en-un-week-end-9247981.php

On peut s’émerveiller de cette rapidité. Bien sûr.

Mais on peut aussi se poser des questions :

Rien pour le SARS-Cov1 en 17 ans ?

Rien pour le VIH en 40 ans ?

Et pourquoi 30 ans d’échec sur la technologie des vaccins ARNm ?

Et pourtant, il suffit de 2 jours pour le SARS-CoV- 2?

Qui peut croire que cela est crédible (avec en plus une technologie jamais utilisée pour produire des vaccins) ?

Vous accepteriez de vous faire vacciner avec un produit fabriqué en 2 jours ?

L’histoire se poursuit toujours sous les meilleurs auspices, toujours aussi belle puisque les tests de phase 1 et 2 sont réalisés en un temps record. La phase 3 est lancée en mai 2020.

 

Le 9 novembre 2020, PFIZER annonce que son vaccin, avec seulement 2 doses, est efficace à 95%. Et qu’il n’a pas d’effets secondaires.

En effet, après 6 mois de tests, les résultats donnés par PFIZER sont exceptionnels.

L’histoire est belle. Le virus va être vaincu.

On peut s’émerveiller de cette efficacité. Bien sûr.

Mais on peut aussi se poser des questions :

Est-ce que toutes les étapes ont été respectées ?

Est-ce que toutes les étapes ont été faites ?

Si non, qui a autorisé à ne pas faire toutes les étapes ?

Les fabricants eux-mêmes reconnaissent que, sur autorisation des autorités sanitaires, ils ont pu « sauter » certaines étapes de tests, de contrôles. Ils ne cachent pas qu’ils n’ont pas testés : http://ema.europa.eu/en/documents/rmp-summary/comirnaty-epar-risk-management-plan_en.pdf

Les plus de 75 ans

Les femmes enceintes

Les immunodéprimés

Les effets à long terme

Alors, on peut simplement s’émerveiller et accepter ces résultats. Bien sûr.

Mais on peut aussi se poser des questions :

95%, est-ce crédible avec autant d’étapes de tests qui n’ont pas été faites et un délai aussi court ?

Pourquoi commencer par vacciner les plus âgés alors qu’ils n’ont pas été inclus dans les essais ?

Pourquoi PFIZER refuse de fournir les informations sur ses essais ? https://www.reuters.com/world/india/exclusive-pfizer-withdraws-application-emergency-use-its-covid-19-vaccine-india-2021-02-05/

Vous accepteriez de vous faire vacciner avec un produit qui parait aussi miraculeux et secret ?

Traditionnellement, il faut entre 9 et 15 ans pour s’assurer de l’efficacité et de l’innocuité d’un vaccin et le mettre à la vente. Pourtant, en décembre 2020, les campagnes de vaccination débutent dans de nombreux pays, en commençant par les gens les plus âgés malgré l’absence de tests sur cette catégorie d’âge.

Puis toutes les autres catégories. Jusqu’aux enfants.

C’est une première dans l’histoire. Jamais une vaccination de masse n’avait commencé avant que les essais cliniques de phase 3 ne soient finis.

Vous accepteriez de vous faire vacciner avec un vaccin qui est toujours en phase de tests ?

Finalement, l’histoire était trop belle.

Nous voilà désormais en mai 2022. Seulement 18 mois plus tard.

Les informations disponibles, données par les fabricants, n’ont pas changé puisque les essais ne seront pas finis avant 1 an ou 2 voire 3 pour les essais cliniques sur les femmes enceintes par exemple.

Pourtant, le son de cloche a déjà changé.

Il faut maintenant une 3ème dose après 6 mois : le « booster ».

Et même une 4ème dose encore 3 mois après : le « rappel du booster ».

Le vaccin efficace à 95 % avec 2 doses nécessite maintenant 4 doses en 1 an seulement.

On peut trouver cela normal.

Mais on peut aussi se poser des questions :

S’il est si efficace, pourquoi 4 doses par an ?

Pourquoi est-ce le seul vaccin qui nécessite 4 doses par an ?

Les fabricants ne cachent plus vraiment ce qu’ils savent. Mais ils préfèrent le dire discrètement à leurs actionnaires plutôt qu’à leurs clients.

Voici ce qu’ils expliquent.

Commençons par MODERNA qui écrit dans son rapport du 25 février 2022 (page 59) que : https://d18rn0p25nwr6d.cloudfront.net/CIK-0001682852/ffa50947-bd8a-4758-890d-cccbbfee7648.pdf

Les futurs résultats des études cliniques sur l’ARNm-1273 pourraient ne pas être aussi positifs.

Une protection réduite par rapport aux résultats publiés à ce jour.

Si nous n’avons pas les résultats des essais cliniques encore en cours en 2022, MODERNA les a. Et ils ne doivent pas être bons pour que MODERNA soupçonne une protection plus faible que les chiffres de 2020.

MODERNA annonce donc en toute simplicité que les futurs résultats des essais cliniques commencés en 2020 et finissant en 2023-24 ne seront pas bons. Elle prévient une future baisse des bénéfices.

De nouveaux événements indésirables plus fréquents ou plus graves.

Des problèmes de sécurité inattendus pourraient nuire considérablement à notre réputation.

Alors que les vaccins étaient totalement sûrs en 2020, MODERNA annonce maintenant que les effets indésirables sont bien présents et que leur nombre augmente. A tel point que, une fois les clients au courant, sa réputation sera touchée.

Donc ses ventes et par conséquent ses bénéfices aussi.

Les doses de rappel de notre vaccin pourraient ne pas protéger contre les variants.

Un marché pour les vaccins et les rappels contre ces variants peut ne pas se développer.

MODERNA annonce, alors que les 4ème doses sont en cours, notamment en France, que son vaccin est inefficace contre les variants et va même plus loin en annonçant un échec possible sur les vaccins pour les futurs variants.

Donc ses ventes et par conséquent ses bénéfices vont s’effondrer.

Poursuivons par PFIZER qui émet des réserves tout aussi importantes dans son rapport de début 2022 (page 6-7) : https://investors.biontech.de/static-files/50d0cafc-b2c1-4392-a495-d252f84be105

Il se peut que nous ne soyons pas en mesure de démontrer l’efficacité ou l’innocuité suffisante de notre vaccin COVID-19.

Alors que PFIZER assure depuis novembre 2020, un vaccin sûr et efficace à 95%, elle prévient maintenant, en toute simplicité à ses investisseurs, qu’en fait, elle ne va pas pouvoir prouver l’efficacité et l’innocuité de son formidable vaccin.

Rien que ça !

Le développement de médicaments à base d’ARNm présente des risques … en raison d’une expérience limitée avec les immunothérapies à base d’ARNm.

PFIZER reconnaît que les vaccins ARNm présentent des risques notamment car c’est une technologie qui n’a jamais été utilisée auparavant. On est loin du discours de certitude de 2020.

Des événements indésirables importants peuvent survenir au cours de nos essais cliniques ou même après avoir reçu l’approbation réglementaire.

PFIZER reconnaît que les effets indésirables sont bien présents, y compris à moyen et long terme.

Nos produits pourraient ne pas être acceptés parmi les médecins, les patients, les hôpitaux.

PFIZER conclut que, comme ils ne pourront prouver l’efficacité et la sûreté de leurs vaccins, les gens ne les accepteront plus.

Et que ses bénéfices vont s’effondrer.

L’histoire était belle mais elle ne l’est plus. Au point que, 2 mois après la publication de ces rapports, le 25 avril 2022, les directeurs financiers de PFIZER et MODERNA démissionnent.. https://www.wsj.com/articles/vaccine-makers-pfizer-moderna-hire-new-cfos-11649709243

En résumé :

Même les fabricants ne peuvent plus faire semblant d’y croire.

Les questions qui restent sont simples :

Si même les fabricants n’ont pas la capacité de prouver l’efficacité et l’innocuité de leur vaccin, vous accepteriez de vous faire vacciner 4 fois par 1 an ?

Et si vous étiez Ministre ou médecin, vous recommanderiez la vaccination de tous ?

La source originale de cet article est reinfocovid.fr

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DANS UN CYNISME GLACIAL, NAISSANCE D’UN NOUVEAU MONDE?

Par Le 18/06/2022

Dans un cynisme glacial, naissance d’un nouveau monde?

Par Mohamed El Bachir

Mondialisation.ca, 17 juin 2022

Thème: 

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«Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.» (Philosophe Antonio Gramsci)

C’est devenu une banalité, les relations diplomatiques internationales sont rythmées, pour ne pas dire dictées, par la guerre en Ukraine. Une guerre qui façonne dans l’ombre le monde géopolitique de demain. Pourtant l’intervention militaire russe en Ukraine aurait pu être évitée si les puissances occidentales avaient voulu tenir compte des liens historiques et surtout des intérêts géopolitiques russes en s’appuyant sur l’Article 1 des Nations unies : garantir la souveraineté de l’Ukraine tout en respectant les exigences sécuritaires de la Russie. Des exigences maintes fois rappelées depuis l’effondrement de l’Union soviétique.

Concernant les exigences sécuritaires de la Russie, en 2015, l’ancien ambassadeur français en Syrie, Michel Raimbaud avait rappelé les limites que les puissances occidentales avec à leurs têtes les Etats-Unis ne devraient pas franchir en soulignant sous forme d’avertissement que : «quand s’ouvrira en Ukraine un débat sur l’éventualité d’une double adhésion aux deux organisations-OTAN et UE-une ligne rouge aura été franchie.» (1)

Et en s’appuyant sur les données diplomatiques des puissances occidentales, il conclut sans ambiguïté qu’ «il y a donc une volonté délibérée de frapper la Russie au cœur de son domaine historique, russe et slave.» (1)

Mais quel est l’intérêt des puissances occidentales avec à leurs têtes les Etats-unis de ne pas tenir compte des exigences russes? 

La réponse à cette question est donnée en 1997 par l’ancien conseiller du 39° président américain, Jimmy carter :

« les trois quarts des ressources énergétiques connues y sont concentrées… L’Eurasie demeure, en conséquence, l’échiquier sur lequel se déroule le combat pour la primauté globale… Les conséquences géostratégiques de cette situation pour les Etats-Unis sont claires : l’ Amérique est bien trop éloignée pour occuper une position dominante dans cette partie de l’Eurasie, mais trop puissante pour ne pas s’y engager… Les Etats qui méritent tous les soutiens possibles de la part des Etats-Unis sont l’Azerbaïdjan, l’Ouzbékistan et l’Ukraine car ce sont tous les trois des pivots géopolitiques. » (2)

Concernant les ressources énergétiques, les journalistes du Monde diplomatique, M.Reymond et P. Rimbert posent la question: qui gagne la guerre de l’énergie? (3)

Ces derniers répondent avec pertinence et avec une pointe d’ironie en citant la présidente de la commission de Bruxelles, Mme ursula von der Leyn: «notre réflexion stratégique est la suivante:nous voulons construire le monde de demain en tant que démocraties avec des partenaires partageant les mêmes idées…Les associés énergétiques d’avenir que sont les Etats-Unis ainsi que trois autres démocraties exemplaires que sont l’Azerbeïdjan, l’Egypte et le Qatar.»  (3)

Dans cette guerre énergétique, il s’agit de remplacer le gaz russe par le gaz naturel liquéfié (GNL) afin d’étouffer économiquement la Russie. Peine perdue. 

Et peu importe les contradictions qu’une telle guerre de l’énergie fait naître. En effet, la mise sur le marché du GNL «pose un triple problème économique, sécuritaire et écologique.» (3)

Des contradictions dans un contexte géopolitique tel qu’on ne peut éviter la question suivante : Quels sont les véritables enjeux géostratégiques?

Représentants des pays non-alignés. Capture d’écran.

Source : lecourrier-dalgerie.com

Confrontation de deux visions du monde

Pour répondre modestement à la question posée ci-dessus, au préalable, il faut définir les principaux acteurs géostratégiques:  les Etats-Unis et l’Union européenne (U E)  d’un côté et l’alliance sino-russe, de l’autre.

Concernant le premier acteur, c’est à dire l’impérialisme occidental- vu l’œuvre accomplie par ce dernier au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique du Sud- l’exposé fait  le jeudi 26 mai 2022, à l’ Université de George Washington  par le Secrétaire d’État Antony Blinken, intitulé stratégie chinoise de l’administration Biden (4) , constitue un solide repère pour déceler les enjeux stratégiques du 21° siècle .

Entre parenthèses, n’ayant aucune stratégie propre, l’UE fait sienne la stratégie du chef de l’OTAN.

Concernant le deuxième acteur, la déclaration (5) signée vingt jours avant la guerre en Ukraine par les présidents russe et chinois Vladimir Poutine et Xi Jinping,  est une précieuse boussole. 

Le  »repère et la  »boussole » utilise la même origine: l’ONU et le Conseil de sécurité. 

Mais pour l’alliance sino-russe, il faut défendre

« fermement les résultats de la Seconde Guerre mondiale et l’ordre mondial existant d’après-guerre, de défendre l’autorité des Nations Unies et la justice dans les relations internationales, de résister aux tentatives de nier, de déformer et de falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.» (5)

Tandis que pour les Etats-Unis, il importe de

«défendre et réformer l’ordre international fondé sur des règles. Le système de lois, d’accords, de principes et d’institutions que le monde s’est uni pour construire après les deux guerres mondiales afin de gérer les relations entre les États, de prévenir les conflits et de faire respecter les droits de tous les peuples. Ses documents fondateurs comprennent la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme.» (4)

Cependant, les présidents chinois et russe insistent sur la défense de l’autorité de l’ONU tandis que le secrétaire d’Etat américain penche pour la réforme de l’ordre international.    

Russe et chinois dénoncent «certains acteurs représentant la minorité à l’échelle internationale» qui «continuent de préconiser des approches unilatérales pour aborder les questions internationales et recourir à la force ; ils s’ingèrent dans les affaires intérieures d’autres États, violant leurs droits et intérêts légitimes, et incitent à la contradiction, aux différences et à la confrontation, entravant ainsi le développement et le progrès de l’humanité.»  (5)

Et afin de préciser leurs pensées, ils soulignent qu’ils «s’opposent à la politisation des questions de lutte contre le terrorisme et à leur utilisation comme instruments de politique de deux poids, deux mesures, condamnent la pratique de l’ingérence dans les affaires intérieures d’autres États à des fins géopolitiques par l’utilisation de groupes terroristes et extrémistes ainsi que sous le couvert de la lutte contre le terrorisme international et l’extrémisme.» (5)

Il va sans dire que les exemples ne manquent pas pour illustrer les affirmations citées ci-dessus: Afghanistan, Irak, Liban, Libye, Syrie, Yémen…

Mais dans sa synthèse de la stratégie chinoise de l’administration Biden, A.Blinken, tout en soulignant l’attachement des Etats-Unis à « la souveraineté des Etats et à l’autodétermination des peuples» (4) ne mentionne nullement les destructions des Etats cités ci-dessus pour cause d’exercice du Droit d’ingérence. Un droit qui ne peut être exercé que par les puissants et dans l’intérêt des puissants.  Aux ONG, le soin de faire la comptabilité macabre et de dessiner la carte géographique de la misère, conséquences du Droit d’ingérence avec la complicité des Etats vassaux comme les monarchies »démocratiques » du Golfe et du marché libre et sans entrave.

Quant au droit à l’autodétermination du peuple palestinien, la communauté internationale ne peut l’imposer puisque la puissance occupante est  au-dessus de la loi internationale! 

Ce qui n’empêche pas  le secrétaire d’Etat américain d’avertir que «les fondements de l’ordre international sont remis en question de manière sérieuse et durable.»  et que «le président russe Vladimir Poutine représente une menace réelle et durable.» (4)

Et d’assurer que «nous resterons concentrés sur le défi à long terme le plus grave pour l’ordre international, à savoir celui que pose la République populaire de Chine.» (4)

Et de préciser le fond de sa pensée :

«la Chine est le seul pays qui a à la fois l’intention de remodeler l’ordre international et qui dispose de plus en plus de la puissance économique, diplomatique, militaire et technologique pour le faire. La vision de Pékin nous éloignerait des valeurs universelles qui ont soutenu une grande partie des progrès du monde au cours des 75 dernières années.» (4) 

Un ordre international que chinois et russe veulent effectivement modifier «avec le rôle central de coordination des Nations Unies dans les affaires internationales, de défendre l’ordre mondial fondé sur le droit international, y compris les buts et principes de la Charte des Nations Unies, faire progresser la multi-polarité et promouvoir la démocratisation des relations internationales, créer ensemble un monde encore plus prospère, stable et juste, construire ensemble des relations internationales d’un nouveau type.» (5)

Bref, la stratégie chinoise de l’administration Biden et la déclaration sino-russe définissent deux orientations opposées où les sujets et les lieux de confrontation sont multiples: les nouvelles technologies, l’arme nucléaire, les armes bactériologiques … l’Eurasie, le Moyen-orient, la région de l’Indo-pacifique…

Avec une idée fixe pour l’impérialisme occidental sous l’égide de l’OTAN, empêcher la Chine « de créer une sphère d’influence dans la région Indo-Pacifique et de devenir la première puissance mondiale.» (4) 

Idée d’autant plus fixe que russe et chinois ont signé que «l’amitié entre les deux États n’a pas de limites, il n’y a pas de domaines de coopération interdits.»(5)

Mais si les problèmes posés sont clairs, la diplomatie risque d’être une piètre arme pour les résoudre car il ne s’agit pas uniquement de l’Ukraine… Et donc l’hypothèse d’une troisième guerre mondiale n’est pas dénuée de sens.

En tout cas, l’humanité vit dans une ambiance de deuxième guerre froide. Et dans les pays du Tiers-monde, certaines voix font penser à laRenaissance du Mouvement des non-alignés.

Renaissance du Mouvement des non-alignés ?

L’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Iran, le Liban…la Syrie… le Venezuela… font toujours entendre leurs voix souveraines. Reconstruire une force politique et diplomatique à l’échelle mondiale pour faire entendre la voix des peuples du tiers-monde semble redevenir un objectif géopolitique d’actualité.  

Deux exemples :  Accord Iran- Venezuela

Suite à la visite, le 11 juin 2022, du président vénézuélien Nicolàs Maduro en Iran, les deux pays sous sanctions américaines signent un accord de coopération d’une durée de 20 ans.

Le président du Mexique Andrés Manuel Lopez Obrador a refusé de participer le 6 juin 2022 au Sommet des Amériques à Los Angeles parce que  Cuba, le Nicaragua et le Venezuela n’ont pas été conviés par les Etats-Unis : « Je ne vais pas au sommet parce qu’on n’invite pas tous les pays de l’Amérique. Je crois en la nécessité de changer la politique qui a été imposé depuis des siècles : l’exclusion. » (6) Sans oublier la voix du Chili du président Gabriel Boric…

Mohamed El Bachir

 

 

 

Notes :

(1)Michel Rimbaud : Tempête sur le Grand Moyen-Orient Edition ellipses. p. 506

(2)Zbigniew Brzezinski : Le grand échiquier. Bayard Editions, 1997. p. 59, 61, 193 et 194.

(3)Monde diplomatique N° 819. Juin 2022

(4)https://legrandcontinent.eu/fr/2022/05/28/la-doctrine-chinoise-de-ladministration-biden/

(5)https://histoireetsociete.com/2022/02/08/declaration-conjointe-de-la-russie-et-de-la-chine/

(6)https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-president-du-mexique-annonce-qu-il-ne-participera-pas-aux-sommet-des-ameriques-20220606

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

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VACCINS ANTICOVID : NOUVELLE ALERTE ROUGE PAR LE CONSEIL MONDIAL DE LA SANTE

Par Le 18/06/2022

Vaccins anticovid : nouvelle alerte rouge par le Conseil Mondial de la Santé

Rapport de pharmacovigilance du Conseil Mondial de la Santé sur la sécurité des injections anticovid : ce signal d’alerte fort doit faire stopper les injections

Par Dre Nicole Delépine

Mondialisation.ca, 17 juin 2022

nouveau-monde.ca

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Covid-19 Vaccine Pharmacovigilance Report (worldcouncilforhealth.org)[1]

Nous rapportons ici le travail du Conseil Mondial de la Santé qui s’est constitué en 2021 pour combattre la censure et le manque d’informations des citoyens concernant les injections géniques.

QUE REPRÉSENTE LE CONSEIL MONDIAL DE LA SANTÉ ?

C’est une organisation à but non lucratif pour le peuple, informée et financée par le peuple, coalition mondiale d’organisations axées sur la santé et de groupes de la société civile, plus de 130 organisations dans 40 pays, qui cherche à élargir les connaissances en santé publique et la création de sens grâce à la science et à la sagesse partagée.

Ils s’engagent à protéger les droits de l’homme et le libre arbitre tout en donnant aux gens les moyens de prendre le contrôle de leur santé et de leur bien-être. Fondé en 2021, le Conseil mondial de la santé est une initiative à but non lucratif soutenue par EbMCsquared CiC, organisation d’intérêt communautaire.[2]

« La liberté est le droit de dire, de penser et de faire ce que vous voulez faire sans être limité. Tout le monde a ce droit humain inné. Il est de notre responsabilité de l’utiliser à bon escient ».[3]

RECHERCHE DE PREUVES SUR LA SÉCURITÉ OU NON DES VAX ANTICOVID

Ce rapport a été conçu pour voir s’il existe ou non suffisamment de preuves sur les bases de données de l’OMS VigiAccess, CDC VAERS, EudraVigilance et UK Yellowcard pour établir un signal de sécurité sur les vaccins Covid-19.

« Dans des circonstances ordinaires, les essais de phase 3 et 4 établiraient l’innocuité et l’efficacité d’un produit pharmaceutique. Cependant, ces essais ne sont pas terminés pour les produits Covid-19. Les produits ont été administrés à une large population qui n’est pas surveillée par les essais cliniques. Il est donc nécessaire d’examiner toutes les preuves disponibles pour établir l’innocuité de ces produits et leur impact sur ceux qui ont pris le produit, mais qui ne sont pas surveillés par les essais cliniques. »

Le développement d’un vaccin contre le Covid-19 dans le cadre de l’opération Warp Speed a été précipité. Traditionnellement, la mise au point d’un vaccin prend 10 ans ou plus avant la production et la distribution à grande échelle à une large population. Avec les vaccins contre le Covid-19, le produit est passé d’essais précliniques exploratoires à une fabrication à grande échelle en seulement 10 mois. Les données sur leur sécurité sont incomplètes. Ce rapport tend à combler le vide sur les informations post injection.

Il s’agit d’un rapport d’information créé par le Conseil mondial de la santé pour aider les professionnels de la santé, les scientifiques et les citoyens à prendre des décisions éclairées sur les vaccins contre le Covid-19. La sécurité des produits Covid-19 n’a pas été établie à l’issue des essais cliniques de phase 3 et de phase 4. Les produits Covid-19 n’ont pas l’efficacité des vaccins utilisés jusqu’ici. (ils n’empêchent pas une personne de contracter le virus, ni de tomber malade, ni de propager la maladie)

Les produits Covid-19 sont utilisés sur des milliards de personnes, y compris des enfants, alors que la phase d’essai clinique n’est pas terminée. La grande majorité de ces personnes injectées ne sont pas surveillées.

« Les données d’essai de 6 mois de Pfizer (qui faisaient suite aux données préliminaires d’essai originales sur lesquelles les produits ont été autorisés) n’ont pas montré de réduction de la mortalité toutes causes confondues dans le groupe vacciné. Cela pourrait indiquer que tout bénéfice obtenu grâce à la vaccination peut être annulé par des événements indésirables, y compris le décès ».

Les vaccins contre le Covid-19 font l’objet d’essais de phase 3 et leur innocuité et leur efficacité n’ont pas encore été établies.

ABSENCE DE SUIVI DES INJECTÉS, AU MOINS OFFICIELLEMENT

La majorité de ceux qui ont reçu l’injection (plusieurs milliards de personnes) ne sont pas surveillés par les vaccinateurs, (du moins à leur connaissance). Quid du suivi via les codes-barres injectés ? Mystère.

Dans ce rapport, le WCH vise à utiliser les bases de données de pharmacovigilance établies pour détecter s’il existe un signal de sécurité préoccupant chez les « vaccinés ». Ce rapport rassemble les données sur les événements indésirables sur les vaccins contre la COVID-19 à partir des bases de données de pharmacovigilance internationales.

Les données sur les effets indésirables du vaccin Covid-19 recueillies dans chaque base de données de pharmacovigilance sont comparées aux données sur les événements indésirables de produits pharmacologiques similaires (autres vaccins courants) dans les mêmes bases de données, dans la mesure du possible. Ce rapport examine les paramètres par lesquels d’autres vaccins et médicaments ont été rappelés dans le passé.

Méthode

Les auteurs ont examiné chaque base de données — OMS VigiAccess, CDC VAERS, EudraVigilance et UK Yellow Card Scheme — et documenté combien d’événements indésirables étaient liés aux vaccins Covid-19.

Rapports d’événements indésirables

Les données de pharmacovigilance sont généralement recueillies par le biais de la déclaration des événements indésirables. En règle générale, les rapports d’événements indésirables sont établis par :

Une personne qui a subi un événement indésirable

Un professionnel de la santé qui soupçonne un événement indésirable chez un patient

Organisations qui créent des rapports à partir de programmes de soutien aux patients

Sociétés pharmaceutiques sous forme d’études cliniques ou post-commercialisation

Revues de littérature

Reportages dans les médias

Études

Les données de pharmacovigilance peuvent également être recueillies dans le cadre d’autres études, notamment :

Études rétrospectives

Études de cohorte

Études cliniques

Études post-commercialisation

Revues de littérature

Les données de pharmacovigilance établissent des signaux

Les rapports établis sur les bases de données de pharmacovigilance n’établissent pas le lien de causalité. Une relation causale possible établie par ce processus est connue sous le nom de « signal ». Si un signal est détecté, une enquête plus approfondie est nécessaire.

Bases de données sur la déclaration des effets indésirables ou des réactions vaccinales

Les vaccins contre le Covid-19 sont un nouveau type de thérapie. Il est particulièrement important de signaler les effets secondaires graves. Selon l’endroit où vous vous trouvez dans le monde, il existe différentes bases de données mises en place pour enregistrer les réactions indésirables aux médicaments.[4]

OMS VigiAccess

Lancé en 2015 par l’OMS, VigiAccess base de données internationales des événements indésirables potentiels signalés liés aux médicaments, pour « analyser les rapports de dommages présumés causés par les médicaments, trouver des “signaux” de réactions indésirables potentielles aux médicaments ». Créés en 1968, 170 pays collaborent pour surveiller et identifier les dommages causés par les médicaments. Cette collaboration couvre environ 99 % de la population mondiale.

Les rapports sur les effets indésirables du vaccin Covid-19 sur VigiAccess englobent tous les vaccins Covid-19

Pour les vaccins courants qui ont été distribués à la grande majorité de la population mondiale, gamme de rapports d’événements indésirables au nombre de 2000 à 100 000 sur VigiAccess.

Pour les vaccins Covid-19, qui ont actuellement été administrés à environ 65 % de la population mondiale, il y a plus de 3,7 millions de rapports d’événements indésirables sur VigiAccess.

VigiAccess montre un nombre d’événements indésirables sans précédent dans la base de données de tout autre produit pharmaceutique ou vaccin.

Dans le tableau suivant, 37 335 événements indésirables sont rapportés après environ 4 milliards de vaccins contre la tuberculose (moins de 1/100000) et plus de 3,7 millions de rapports provenant d’environ 5,1 milliards de personnes ayant reçu le vaccin contre le Covid-19 (environ 72/100000).

En corrigeant la différence dans le nombre de personnes qui ont reçu les deux vaccins, on constate uneaugmentation de 77 fois du nombre d’événements indésirables signalés à VigiAccess pour le vaccin Covid-19 par rapport à celui contre la tuberculose

Compte tenu de l’objectif déclaré de VigiAccess — analyser les rapports de dommages présumés causés par des médicaments, trouver des « signaux » d’effets indésirables potentiels des médicaments — une enquête immédiate et une action urgente sont nécessaires de la part de l’Organisation mondiale de la santé.

CDC VAERS

Le Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) a été créé en 1990 et cogéré par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des USA et la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis : système conçu pour être un système d’alerte précoce pour les problèmes de sécurité liés aux vaccins homologués aux États-Unis. VAERS saisit et analyse les rapports d’événements indésirables qui se produisent après une vaccination.

Toute personne qui a subi un événement indésirable à la suite d’un vaccin peut le signaler au VAERS. En outre, les professionnels de la santé sont tenus de signaler les événements prescrits qui se produisent chez leurs patients après la vaccination, et les fabricants de vaccins sont tenus de signaler tous les événements indésirables qui sont portés à leur attention. Il s’agit d’un système de déclaration qui repose sur les individus pour s’auto-déclarer ou sur les fournisseurs de soins de santé pour faire rapport en leur nom. C’est une infraction fédérale aux États-Unis de soumettre un faux rapport VAERS

Les rapports VAERS recensent les événements indésirables de 1990 à nos jours. Les données sur les vaccins Covid-19 sur VAERS englobent les vaccins Moderna, Pfizer et Jansen depuis leur autorisation de mise sur le marché.

Données VAERS : Pourcentage du nombre total de déclarations d’événements indésirables par type de vaccin[5].Plus de 50 % du total des rapports d’événements indésirables faits sur VAERS, c’est-à-dire les rapports faits pour TOUS les vaccins depuis 1990, sont attribués aux vaccins COVID-19.

À partir de 2020 et jusqu’en 2022, nous assistons à une augmentation spectaculaire et sans précédent des décès signalés au VAERS. Actuellement, sur les plus de 37 000 décès signalés au VAERS depuis 1990, 27 968 sont liés aux produits Covid-19. Un décès à proximité d’un vaccin indique une relation causale plus probable. Or la grande majorité des rapports sont faits dans les 3 jours suivant l’administration du vaccin.

Rapports VAERS Covid-19 par âge

https://worldcouncilforhealth.org/wp-content/uploads/2022/06/2022-05-25-3.png

https://wonder.cdc.gov/controller/datarequest/D8;jsessionid=F9E61FE2A2B457AD46D5FC21F667

ALERTE CONCERNANT LES ENFANTS

Il y a 209 rapports d’événements indésirables sur VAERS pour les enfants de moins de 2 ans.

Ces vaccins n’ont pas été autorisés pour ces groupes d’âge. Il y a 1499 rapports supplémentaires dans le groupe des 2 à 5 ans, dont beaucoup concernent probablement des enfants pour lesquels le vaccin n’a pas été autorisé. Celles-ci peuvent être liées à une exposition au produit in utero, par l’allaitement ou à l’administration à des enfants pour lesquels le produit n’est pas autorisé.

Les données du VAERS montrent une proportion écrasante d’événements indésirables liés au vaccin Covid-19, plus de 50 % du total des rapports depuis 1990 étant attribués au vaccin.

Nous constatons une différence de 10 fois dans le nombre de rapports d’événements indésirables pour le vaccin ROR et le vaccin Covid-19. En outre, il y a une augmentation de 169 fois des décès signalés au VAERS après la vaccination contre le Covid-19 par rapport au vaccin contre la grippe et une augmentation de 56 fois des rapports d’événements indésirables sur le VAERS après la vaccination covid-19 par rapport au vaccin contre la grippe.

La plupart des décès et des événements indésirables sont survenus quelques jours après la vaccination, ce qui rend une relation de cause à effet plus probable. Étant donné que les vaccins contre le Covid-19 sont nouveaux et sont encore en cours d’essais cliniques, les données VAERS sont suffisantes pour établir un signal de sécurité préoccupant.

Les rapports sur les VAERS qui se sont produits chez les enfants de groupes d’âge qui n’ont pas été autorisés à recevoir le vaccin sont extrêmement préoccupants. Cela indique la possibilité d’événements indésirables obtenus in utero, de l’allaitement ou de l’administration du vaccin à des groupes d’âge pour lesquels il n’a pas été autorisé.

Compte tenu des objectifs énoncés par le VAERS — détecter les événements indésirables nouveaux, inhabituels ou rares, évaluer l’innocuité des vaccins nouvellement homologués et fournir un système national de surveillance de l’innocuité qui s’étend à l’ensemble de la population pour répondre aux urgences de santé publique, telles que les programmes de vaccination contre la grippe pandémique à grande échelle— une enquête immédiate et une action urgente sont nécessaires de la part du CDC et de la FDA.

EudraVigilance

Le nombre total de cas d’événements indésirables individuels identifiés dans EudraVigilance est le suivant :

Vaccin Moderna – 294 772 ;

Vaccin Pfizer-BioNTech (Tozinameran) – 956 913 ;

Vaccin Astrazeneca – 488 769 ;

Vaccin Janssen – 59 751 ;

Vaccin Novavax — 756.

Le nombre total de cas d’événements indésirables individuels identifiés pour tous les vaccins Covid-19 sur EudraVigilance est supérieur à 1,8 million.

Comme dans le VAERS, plus d’un millier de cas ont été signalés dans la catégorie des 0 à 2 ans, un groupe d’âge pour lequel les vaccins ne sont pas autorisés. Cela indique potentiellement que les nourrissons et les enfants subissent des événements indésirables liés à l’exposition in utero, à l’allaitement maternel et/ou administrés à des personnes pour lesquelles les produits ne sont pas autorisés.

Le nombre total de personnes vaccinées dans les pays de l’UE/EEE est de 341 628 772, soit environ 75,4 % de la population.

En 2018, environ 90 % des enfants européens ont été vaccinés contre la rougeole dans le cadre du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Environ 90 % des Européens ont été vaccinés contre la rougeole. Sur les quelque 673,2 millions de personnes qui ont reçu le vaccin contre la rougeole en Europe, EudraVigilance a reçu un total de 48 913 rapports d’événements indésirables sur EudraVigilance.

Environ 341 millions d’Européens ont été vaccinés contre le Covid-19. Parmi ceux-ci, 1,8 million de rapports d’événements indésirables ont été effectués sur EudraVigilance.

Il y a une augmentation de plus de 70 fois du nombre d’événements indésirables individuels signalés à EudraVigilance pour le vaccin Covid-19.

Étant donné que les vaccins Covid-19 sont en cours d’essais cliniques, les données d’EudraVigilance sont suffisantes pour établir un signal de sécurité alarmant pour ces produits.

Les plus de 1000 rapports d’événements indésirables survenus chez des enfants pour lesquels le vaccin n’a pas été autorisé indiquent la nécessité d’une action immédiate et urgente.

SYSTÈME DE CARTON JAUNE DU ROYAUME-UNI

Les rapports sont faits au programme de carton jaune volontairement par les patients, les parents ou les soignants et par les professionnels de la santé. Les fabricants sont légalement tenus de signaler les problèmes liés aux produits de santé à la MHRA.

Au Royaume-Uni, plus de 53 millions de personnes ont reçu au moins une dose du vaccin contre le Covid-19. Le système britannique de carton jaune documente actuellement plus de 450 000 rapports d’effets indésirables.

Les données sur les cartes jaunes pour d’autres vaccins ne sont actuellement pas disponibles sur le site Web de la carte jaune. Cependant, le paracétamol est l’un des médicaments les plus couramment utilisés au Royaume-Uni. Des millions de personnes au Royaume-Uni ont pris ce médicament pendant plusieurs décennies. Le rapport ci-dessus montre 25 158 réactions et 585 décès associés à son utilisation depuis 1964. Le programme de carton jaune affiche plus de 450 000 rapports de carton jaune liés aux vaccins Covid-19 — une action immédiate et urgente est nécessaire.

SYNTHÈSE

Nombre et types d’événements indésirables signalés sur l’ensemble des bases de données[6]

Leur gravité varie de mineure telle que la douleur au site d’injection à des événements majeurs comme l’arrêt cardiaque, les accidents vasculaires cérébraux, la myocardite et la mort.

Dans VigiAccess, les cinq rapports les plus courants par groupe de réaction du plus au moins sont les suivants :

Troubles du système nerveux — ~ 1 500 000

Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif — ~ 1 000 000

Troubles gastro-intestinaux — ~ 691 000

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés — ~ 477 000

Troubles vasculaires — ~193 000

Dans EudraVigilance

Troubles du système nerveux — ~ 746 000

Trouble musculo-squelettique et du tissu conjonctif — ~ 543 000

Troubles gastro-intestinaux — ~ 344 000

Infections et infestations — ~ 220 000

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés — ~ 213 000

Dans le système de carton jaune du Royaume-Uni, les cinq rapports les plus courants par groupe de réaction du plus au moins sont les suivants :

Troubles du système nerveux — ~ 285 000

Trouble musculo-squelettique et du tissu conjonctif — ~ 175 000

Troubles gastro-intestinaux — ~ 135 000

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés — ~ 101 000

Troubles du système reproducteur et du sein — ~ 57 000

Résultats courants des effets indésirables du vaccin contre le Covid-19 : VAERS

Source : wonder.cdc.gov/

Nombre de rapports sur les VAERS[7]

Myocardite/péricardite 22 000

Crises cardiaques 6 400

Guillain-Barre 2 600

Thrombocytopénie 6 000

Convulsions/Convulsions 16 000

Anaphylaxie 49 000

Paralysie de Bell 15 000

Thromboembolie veineuse 25 000

Arthrite et arthralgie/lésion articulaire 78 000

Mort 28 000

Plus de 54 % des événements indésirables signalés au VAERS sont attribués au vaccin Covid-19, y compris le décès, les blessures potentiellement mortelles, l’invalidité permanente, les anomalies congénitales/malformations congénitales, les hospitalisations, les visites aux urgences, les visites chez le médecin et autres.

Il y a plus de 28 000 décès, soit plus de 75 % de tous les décès signalés au VAERS depuis 1990, associés au vaccin Covid-19.

Les événements indésirables dans les bases de données de pharmacovigilance sont sous-déclarés.

Dans une étude comparant la surveillance active et passive des événements indésirables, 8,8 % des personnes sous surveillance active ont signalé un événement indésirable, tandis que seulement 0,1 % de ceux sous surveillance passive.

C’est une différence de 88 fois dans le nombre de rapports pour cette étude particulière. L’OMS note également que la surveillance passive « rend difficile l’exhaustivité et l’actualité de la collecte des données ». Le nombre réel d’événements indésirables survenus dans le temps en relation avec les vaccins Covid-19 serait beaucoup plus élevé que ce qui est révélé par les données de ces bases de données de pharmacovigilance.

Un rapport d’événement indésirable n’indique pas que le vaccin a causé un événement, mais simplement qu’il était lié. Les données VAERS révèlent une relation temporelle étroite entre l’administration du vaccin Covid-19 et l’événement indésirable ultérieur, la majorité des événements indésirables se produisant dans les 2 jours suivant la réception du vaccin. Cela indique une relation causale plus probable.

Le cas unique des vaccins contre le Covid-19 Opération Warp Speed

Lorsque le Covid-19 est apparu comme un nouveau virus en 2019, on savait peu de choses sur sa virulence et sur ses impacts sur la population en général. Les premiers modèles ont surestimé la morbidité et la mortalité de la maladie et, par conséquent, l’opération Warp Speed a été introduite pour accélérer le développement d’un vaccin et d’autres traitements contre le nouveau virus.

TOUS les vaccins contre le Covid-19 sont en phase 3 d’essai. Aucun n’a terminé ses essais phase 3.

L’efficacité et l’innocuité des vaccins contre le Covid-19 n’ont donc pas été établies. Les taux d’efficacité (95-97 % !) et de tolérance allégués par les gouvernements et les agences sanitaires diffusent sans aucune vérification les chiffres fournis par les services de communication des laboratoires pharmaceutiques.

La grippe porcine de 1967 : un cas de campagne de vaccination de masse précipitée

En février 1967, une enquête a été lancée sur la mort mystérieuse d’un soldat américain décédé lors d’un exercice d’entraînement de base. Les tests du CDC ont révélé que le soldat David Lewis avait contracté une souche de grippe porcine. Par la suite, 11 autres soldats ont été testés positifs pour le virus tandis que des centaines d’autres ont été testés positifs pour les anticorps.

Le CDC et le président de l’époque, Gerald Ford, ont adopté une approche « mieux vaut prévenir que guérir » et ont lancé une campagne de vaccination de masse contre la grippe porcine. Des rapports ont fait état d’effets indésirables présumés, notamment de crises cardiaques, du syndrome de Guillain-Barré et de 53 décès signalés. La pandémie ne s’est pas matérialisée, le gouvernement a interrompu le programme de vaccination de masse le 16 décembre.

Une approche « mieux vaut prévenir que guérir » est injustifiée et dangereuse car les preuves n’existent pas pour affirmer qu’une vaccination précipitée est plus sûre que l’exposition à un virus dont on sait peu de choses.

Les rapports faisant état de seulement 50 décès liés à la vaccination contre la grippe porcine ont suffi à mettre définitivement fin au programme.

Les réponses à toute pandémie présumée doivent s’aligner sur les meilleures preuves disponibles sur la nature de la menace et ne pas être guidées par la politique, les médias, leurs liens d’intérêts avec l’industrie ou les émotions du grand public soumis à une intense propagande de terreur.

Principaux rappels de médicaments et de vaccins dans l’histoire

Lorsqu’un nombre préoccupant d’événements indésirables ou de décès est constaté dans les rapports de pharmacovigilance, les organes directeurs peuvent rappeler un produit précédemment autorisé ou approuvé. Le graphique suivant montre le nombre de décès signalés au VAERS ou au FAERS avant le rappel d’un produit.

Source : vaersanalysis.info/2022/05/14/vaers-summary-for-covid-19-vaccines-through-5-6-2022/

Le vaccin contre la poliomyélite a été rappelé en moins d’un an après 10 décès signalés, le vaccin contre la grippe porcine a été rappelé en moins de 1 an après 53 décès signalés. Le vaccin contre le Covid-19, avec plus de 28 000 rapports de décès associés, n’a pas été rappelé.

Il existe un signal de sécurité préoccupant concernant les vaccins Covid-19 détectés dans toutes les bases de données examinées dans ce rapport.

Conclusion

Ce rapport visait à examiner les données de pharmacovigilance de VigiAcess, VAERS, EudraVigilance et UK Yellow Card pour les vaccins Covid-19. L’objectif était de déterminer si les données de ces bases de données étaient suffisantes pour établir un signal de sécurité sur ces produits.

Toutes les bases de données de pharmacovigilance examinées dans ce rapport révèlent un nombre de rapports d’événements indésirables liés aux vaccins Covid-19 qui sont entre 10 et 169 fois plus que ce qui est observé dans d’autres produits couramment administrés

Il y a plusieurs milliers de rapports d’événements indésirables chez les enfants pour lesquels le produit Covid-19 n’a pas été approuvé

Il existe suffisamment de preuves sur toutes les bases de données de pharmacovigilance examinées dans ce rapport pour établir un signal de sécurité préoccupant concernant les vaccins Covid-19.

Les bases de données sur la pharmacovigilance, telles que celles examinées dans le présent rapport, reposent sur la surveillance passive. Les événements indésirables sont sous-déclarés.

Les produits Covid-19 sont uniques en ce sens qu’ils ont été développés rapidement et administrés à de grandes populations alors qu’ils étaient encore en phase 3 d’essais cliniques.

Il existe suffisamment de preuves d’événements indésirables liés aux vaccins Covid-19 pour indiquer qu’un rappel de produit est immédiatement nécessaire.

Dre Nicole Delépine

Références

AstraZeneca. (May 2022). Case Series Drug Analysis Print: Covid-19 AstraZeneca Vaccine
Analysis Print. Gov.uk.
https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1080309/COVID-19_AstraZeneca_Vaccine_Analysis_Print_DLP_25.05.2022.pdf

Connor Stewart. (May 2022). COVID-19 vaccination rate in European countries. Statista.
https://www.statista.com/statistics/1196071/covid-19-vaccination-rate-in-europe-by-country/

Elflein, John. (May 2022). Vaccinations in the U.S.—Statistics & Facts. Statista.
https://www.statista.com/topics/3283/vaccinations-in-the-us/#topicHeader__wrapper

EudraVigilance. (May 2022). European database of suspected adverse drug reaction reports.

European Medicines Agency.
https://www.adrreports.eu/en/eudravigilance.html#

European Centre for Disease Prevention and Control. (May 2022). COVID-19 Vaccine Tracker.

European Centre for Disease Prevention and Control.
https://vaccinetracker.ecdc.europa.eu/public/extensions/covid-19/vaccine-tracker.html#uptake-tab

European Medicines Agency. (May 2022). Human regulatory: EudraVigilance. European Medicines Agency.

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dre Nicole Delépinenouveau-monde.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/vaccins-anticovid-nouvelle-alerte-rouge-par-le-conseil-mondial-de-la-sante/5669037

Dre NICOLE DELEPINE : LES DESTINS TRAGIQUES DE STARS MONDIALES COMME CELINE DION ET JUSTIN BIEBER VONT-ILS OUVRIR LES YEUX DE LEURS FANS ?

Par Le 17/06/2022

Les destins tragiques de stars mondiales comme Céline Dion et Justin Bieber vont-ils ouvrir les yeux de leurs fans?

Céline Dion et Justin Bieber, mêmes destins tragiques après injections anti-covid 

Par Dre Nicole Delépine

Mondialisation.ca, 12 juin 2022

Thème: 

Analyses: 

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CELINE DION

Vu le nombre d’abonnés de Céline Dion sur Twitter, (924200 abonnés), sur Facebook plus d’un million et autres réseaux, on peut espérer que les malheurs de cette fabuleuse chanteuse toucheront plus de monde que les sites officiels d’EudraVigilance ou du Vaers plus difficiles à consulter et en alerteront quelques-uns. Ne serait-ce que pour instiller le doute fertile …

Que lui est -il arrivée ?  Pour l’instant sa famille et/ou ses agents alimentent son compte par des rappels de ses disques ou concerts etc.. Mais pourquoi ce silence, ces éternelles annulations de concerts pour l’instant reportés à sept 2023. Qui y croit encore? 

 @jjdenoual  2 nov. 2021

« A la suite de sa seconde injection du vaccin contre le coronavirus, Céline DION serait paralysée et aurait annulé tous ses concerts! Mais silence radio dans les medias, car ce serait la panique chez tous les vaccinés! »

@Rideaubleu 31 oct. 2021

« Donc on recapitule le délire: un pompier vaccine une fillette de 12 ans, pour fêter la 100000ème dose. Ils offrent à l’enfant des places pour le concert de Céline Dion, concert qui a été annulé car la chanteuse qui appelait à la vaccination est paralysée. Non, ce n’est pas une blague ».

Céline Dion, sa mystérieuse maladie liée au vaccin contre le Covid, révélation CHOC de Bob Kennedy Jr (ilestencoretemps.fr)  

Nos confrères du magazine Public ont récemment publié que la chanteuse de 53 ans serait frappée par une maladie singulière appelée neuropathie à petites fibres, une pathologie que Céline Dion aurait contractée il y a un an, « peu après s’être fait vacciner contre le Covid sans que le lien ne soit  fait » ouvertement. Pourtant elle n’est pas connu pour présenter les facteurs favorisants décrits pour cette maladie (mutations dans les gènes SCN9A et SCN10A, syndrome métabolique, VIH, maladie cœliaque, syndrome de Sjögren, amyloïdose, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, maladies infectieuses, hépatite C, maladie de Lyme, hypothyroïdie, troubles du système immunitaire).

Une coïncidence de plus ?

Si cette piste vaccin devait se confirmer, Céline serait, à l’instar des millions de personnes, victime d’un « complot » mondial, comme le soutient Bob Kennedy Jr qui a dédié un ouvrage à ce sujet.

En mai 21, Céline déclarait « J’encourage tout le monde à se faire vacciner parce que je pense qu’en ce moment, c’est la seule façon de re bâtir une immunité à travers le monde. ». Qu’en savait-elle ? Comment oser affirmer une telle aberration ?  Aurait -t- elle aimé que je la  remplace pour chanter sur scène ? Chacun son travail, ses compétences.

 Ce mélange des genres via manipulation des lobbies et des médias doit cesser. 

Le 19 mai 22, Céline Dion confirme ce que tout le monde redoutait sur son état de santé: « Je suis tellement désolée d’avoir à changer les dates de la tournée en Europe une nouvelle fois; la première fois, ce fut à cause de la pandémie, maintenant, c’est en raison de ma santé », précisait la chanteuse, âgée aujourd’hui de 54 ans.

« Pour être honnête, j’ai hâte, mais je ne suis pas encore tout à fait prête… »  « Il y a quelque chose de majeur. Ces fameux spasmes commencent à devenir extrêmement inquiétants »

« On se demande si elle ne lit pas un message, on la sent extrêmement triste, comme robotique », commentait la chroniqueuse canadienne Sophie Durocher après avoir visionné le court extrait.

« Si une artiste de la trempe de Céline Dion  reporte, ce n’est pas parce qu’elle a un petit mal de tête, il y a quelque chose de majeur. Ces fameux spasmes commencent à devenir extrêmement inquiétants« , poursuivait-elle au micro d’une radio locale.

« Des millions de dollars sont en jeu ! Il va falloir se poser la question. Est-ce que Céline Dion va remonter sur scène « , se demande-t-elle.

D’après le tabloïd britannique « The Express », Céline Dion souffrirait de dystonie. Une pathologie qui se caractériserait par des contractions musculaires, survenues de façon involontaire et prolongée.

Bref, tous ces commentaires confirment la grande probabilité d’une maladie neurologique post vaccinale, évoquant le cas de Mauricette atteinte de  Creutzfeld jacob ou d’une maladie apparentée. Ce qui a d’autant plus choqué et  nié un temps, c’est que Celine Dion s’était faite l’avocate tenace de l’injection expérimentale jusqu’à imposer le vax à ses spectateurs en concert. Elle y croyait vraiment et a été victime de sa croyance ! Vaccination » devenue religion..
 
Quelle tristesse, quelle erreur, quelle aberration ! Comment des artistes loin de la vraie médecine et probablement trop proche des délires journalistiques imposés par les labos avides de vendre, peuvent-ils entrer dans cette manipulation au point finalement d’y laisser sa vie, en tous cas dors et déjà leur vie d’artiste. 

La corruption ne se limite pas à la corruption financière mais touche toutes les facettes de l’âme humaine, désir de plaire, de conseiller, de jouer les sauveurs etc… Tragique histoire qui se répète à l’envi au fur et à mesure que les jours passent et que l’effet toxique de ces produits expérimentaux s’incruste dans le corps. 

Après Céline, Justin Bieber

Un deuxième exemple est venu cette nuit du 10 Juin 22

Agence France-Presse :

«  Justin Bieber  avait animé un concert en faveur des pseudo vaccins covid le 27 juin 2020 organisé  par Global Citizen Ursula avec l’appui de von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Melinda Gates, présidente de l’Alliance mondiale pour les vaccins et vaccinations (Gavi), Ngozi Okonjo-Iweala, ou Derrick Johnson (président de la NAACP). »

Le jeune Justin Bieber avait, comme Céline, demandé à ses spectateurs en concert une triple vaccination anticovid. Rappelons qu’il s’agit d’une  pop star de 28 ans – qui compte 539,2 millions de followers sur les réseaux sociaux . On imagine la capacité d’influence de ces stars elles-mêmes manipulées par big pharma et/ou affidés.

Il avait déjà vécu une alerte  concernant les injections, après les complications de sa femme Hailey qui malgré son jeune âge avait souffert d’un accident vasculaire cérébral possiblement post vaccinal.

Espérons que ses jeunes fans se poseront quelques questions à cette occasion et hésiteront à aller se faire injecter une nouvelle fois. 

Par quel mécanisme de pensée tortueuse s’était-il transformé en marchand d’injection, dont il ne connaissait rien, d’autant que tous les éléments étaient cachés ? La seule certitude vérifiable était que ces substances étaient expérimentales comme le démontrait d’emblée le site clinicaltrials.gov. 

Elles le sont toujours et il faudra attendre 2023 pour obtenir les données officielles des essais. Mais actuellement nous disposons grâce à la justice américaine d’une partie des documents cachés de Pfizer qui dévoilent la tricherie qui devrait faire interdire toute poursuite des injections. Et les données anglaises données par l’ONS anglais démontrent aussi le danger létal pour la population des injections.

Ainsi le 10 juin 22 on apprend via twitter  

« Après sa compagne, Justin Bieber est à son tour gravement malade et contraint d’interrompre sa tournée. Triplement vacciné, il avait demandé à ses fans des schémas de vaccinations complètes pour assister à ses concerts.»


Ou via @vl_plus  Après sa femme Hailey hospitalisée pour un caillot sanguin dans le cerveau marieclaire.fr/hailey-bieber-…

c’est Justin Bieber lui-même qui souffre d’une maladie mystérieuse « qui s’aggrave » et le force même à suspendre ses concerts….mirror.co.uk/3am/celebrity-…

@AldoSterone111     Justin Bieber annule ses concerts. Il est très malade. Son visage est paralysé… On dirait un vaccident. dailymail.co.uk/tvshowbiz/arti…11/06/2022 00:48

@NaraShi138767941/3) 08/06/22 Justin Bieber 28 ans reporte ses spectacles

[Voir le texte en anglais du Daily Mail:

https://www.dailymail.co.uk/tvshowbiz/article-10905347/Justin-Bieber-reveals-suffered-facial-paralysis-Ramsay-Hunt-syndrome.html]

Il a écrit sur Instagram :

« Je n’arrive pas à croire que je dis ça. J’ai tout fait pour aller mieux mais ma maladie s’aggrave »  

La star de 28 ans n’a donné aucun détail sur sa mystérieuse maladie .

www-uol-com-br.translate.goog/splash/noticia… pic.twitter.com/w3YBHqOeyg  09/06/2022 

Bref notre célèbre et beau chanteur est défiguré  par une paralysie faciale bien décrite dans les complications de la vaccination anticovid sous le nom de paralysie de Bell. Le présenter sous le nom de syndrome de Ramsay fait peut-être savant, mais ne change rien au fait.

Quel malheur d’avoir rendu malades ces beaux jeunes gens qui avaient l’avenir devant eux et qui de plus ont cru utile de conseiller aux autres ce délire absolu.

© Instagram/Justin

Selon un infectiologue, le zona de Justin Bieber est apparu le long des deux nerfs du visage, le facial et l’auditif, voilà pourquoi le chanteur a du mal à parler et sûrement à entendre. Instagram/Justin Bieber

Il faut exiger des instances mondiales un arrêt complet de ces injections dangereuses dont on commence à connaitre les drames à court et moyen terme ( myocardites, mort subite de sportifs en course etc., maladie proche de la vache folle) et inconnus à long terme.

L’évolution rapidement fatale de cancers guéris depuis de nombreuses années ou de  cancers récents se constate de plus en plus après les injections, particulièrement la troisième.   Rappelons que dans la première phase de la vaccination, seulement 5 % des lots ont été concernés par les accidents vaccinaux. Placebos, dosages et ingrédients différents. On ne le sait pas. Ce qui est certain est que depuis la troisième dose dite booster, les accidents paraissent plus fréquents, et plus rapides même si on peut aussi distinguer des variétés géographiques, ce qui laisse supposer des différences dans les lots.  Roulette russe … Ça vous dit vraiment ? 

Transféré de La Vérité Non Censurée sur Telegram

 « Justine Bieber : paralysie faciale…  La star canadienne de 28 ans doit annuler deux dates de sa tournée à Toronto (ou plus) en raison de cette complication qui lui provoque une paralysie d’une partie du visage.

Dans la vidéo postée sur le réseau social Instagram, Justin Bieber apparaît, face caméra, incapable de cligner de l’œil droit, la bouche à moitié bloquée. 

« Je ne peux plus sourire de ce côté, je suis paralysé d’une partie du visage » 

Avec ses 240 millions d’abonnés sur instagram, il est contraint d’annuler la suite de sa tournée. https://t.me/LaveriteNcensureeTchat/908367  lien de la vidéo

https://t.co/MI03ZMUxJv

 

 

« Mon cœur se brise de devoir reporter ces prochains spectacles (ordres des médecins). À tout mon peuple, je vous aime tellement et je vais me reposer et aller mieux ». 

Dans le clip publié vendredi, Justin a montré les effets dévastateurs de son diagnostic en montrant que son œil ne clignait pas, ne pouvait pas sourire et que la narine ne bougeait pas du côté droit de son visage.

Il a expliqué:

«Il y a donc une paralysie complète de ce côté de mon visage. Alors pour ceux qui sont frustrés par mes annulations des prochains shows, je suis juste physiquement évidemment pas capable de les faire. C’est assez grave comme vous pouvez le voir. »

Conclusion

En conclusion, souhaitons à ces artistes et aux nombreuses autres victimes des injections  la meilleure récupération possible. Néanmoins espérons qu’à l’avenir, les  artistes, les sportifs, les politiques, des associations, etc… éviteront de se lancer dans des campagnes de pub pour des vaccins et/ou des médicaments (supposés miracles), et/ou de dépistages etc. dont ils ne disposent pas du fond des données (bien souvent cachées). A chacun son métier.

Dre Nicole Delépine

 

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Dre Nicole Delépine, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-destins-tragiques-de-stars-mondiales-comme-celine-dion-et-justin-bieber-vont-ils-ouvrir-les-yeux-de-leurs-fans/5668895

 

L'ECART RICHES-PAUVRES

Par Le 16/06/2022

Une brève histoire des inégalités par Piketty ou comment ne pas attaquer le problème à la racine

 

16 Juin 2022

  

L’économiste Henri Houben analyse le dernier livre de Thomas Piketty, Une brève histoire des inégalités. Dans la lignée de ses ouvrages précédents, Piketty apporte quantité d’informations éclairantes sur l’écart riches-pauvres. Il situe utilement le tout dans un contexte historique. Manque hélas une analyse rigoureuse des mécanismes d’exploitation, si bien que ses appels à plus d’égalité prennent des allures de voeux pieux. Explications. (IGA)

 

Bref est généralement une notion peu usitée par l’économiste français Thomas Piketty. Ses ouvrages majeurs, que ce soit Les hauts revenus en France au XXème siècle publié en 2001, Le Capital au XXIème siècle sorti en 2013 ou le dernier Capital et Idéologie paru en 2019, avoisinent chacun le millier de pages, voire les dépassent. De quoi rebuter plus d’un lecteur qui aurait pu être intéressé par ses propos.

Sur ce plan, la Brève Histoire[1] permet de corriger ces longueurs, utiles pour approfondir un débat, mais qui peuvent se révéler peu accessibles au grand public. Le livre se présente clairement comme une synthèse des trois « briques » livrées précédemment. De fait, il se parcourt aisément et permet de se faire une idée précise des thèses avancées par Thomas Piketty. Il en a les qualités, mais aussi les défauts.

L’œuvre de l’économiste, centrée sur les inégalités sociales, se décompose habituellement en deux parties liées, mais qu’on peut facilement séparer. Il y a d’abord son analyse, la plupart du temps précise, détaillée, émaillée de nombreuses preuves chiffrées, de tableaux évocateurs montrant l’évolution des revenus et des patrimoines depuis la fin du XVIIIème siècle. Il est évident que l’auteur est dépendant de la qualité des sources statistiques, qui s’améliorent avec les périodes, mais qui doivent donc être prises avec prudence pour les époques les plus anciennes.

Il en tire un portrait qui paraît assez réaliste de la situation en Europe et aux Etats-Unis : un enrichissement global et progressif des catégories sociales les plus fortunées au cours du XIXème jusqu’à la Premier Guerre mondiale ; ensuite, une chute des avoirs en particulier pour ces strates à cause des guerres et de la crise des années trente ; une stabilisation de cette situation durant les Trente Glorieuses ; enfin, une remontée des inégalités depuis la fin des années 70.

A partir de là, il souligne deux facteurs qui expliquent cette évolution, notamment après la Révolution française, ce qui pourrait paraître paradoxal, puisque cette dernière affichait sa volonté égalitaire : le colonialisme et l’esclavagisme. « La répartition des richesses en vigueur aujourd’hui entre pays du monde comme à l’intérieur des pays porte la trace profonde de l’héritage esclavagiste et colonial » (p.138). Dans ce capitalisme libéral, il ne pouvait y avoir, tout du moins au début, de libération pour ceux qui étaient enchaînés. Sur les quinze présidents américains qui ont précédé l’élection d’Abraham Lincoln en 1860, onze étaient propriétaires d’esclaves (p.119-120).

Et Thomas Piketty de rappeler le cas emblématique de cette ancienne colonie française Haïti. Au moment de la Révolution française, il y avait environ 450.000 esclaves à Saint-Domingue du côté français[2]. Cela représentait 90% de la population de ce territoire (p.105). En 1789, environ 40.000 Africains arrivaient dans les ports antillais pour remplacer la force de travail qui mourait des conditions de travail épouvantables infligées. Cela montre le degré de surexploitation des travailleurs à cette époque sur l’île.

Avec les événements à Paris, les Noirs demandent à participer à la nouvelle démocratie qui s’installe dans la métropole, notamment à travers le droit de vote. Cela leur est refusé. Ils se révoltent donc à partir d’août 1791 et la France envoie immédiatement des troupes pour mater les insurgés. Deux ans plus tard, les révolutionnaires de la métropole acceptent de décréter l’émancipation des esclaves, mesure étendue à l’ensemble des colonies en février 1794 (p.107). Mais ils n’ont pas réellement les moyens de faire respecter cette décision. En 1802, Napoléon rétablit l’esclavage. Mais il ne peut l’appliquer à Haïti, qui se déclare indépendant en 1804. Toutes les interventions militaires pour reconquérir la moitié de l’île échouent. Aussi, en 1825, Charles X reconnaît cette souveraineté (p.109).

Mais il y a une condition que le nouveau gouvernement haïtien se doit de respecter : l’indemnisation des propriétaires d’esclaves. Cela implique pour le nouvel Etat un endettement de 150 millions de francs-or, soit 300% du revenu national du pays en 1825 (p.110). Entre 1840 et 1915, celui-ci doit verser annuellement 5% de ce produit pour rembourser les créanciers français. La dette représentait en données actuelles 30 milliards d’euros (p.111). Pour un pays qui affiche un PIB[3] de 13,6 milliards d’euros en 2020. Cette créance ne sera soldée qu’en 1950. Mais, là, d’autres problèmes surgiront qui maintiendront Haïti dans une situation de dépendance.

Les propos de Thomas Piketty sont clairement accusateurs et à raison. Il estime à 5% le revenu supplémentaire par an obtenu par la France grâce aux placements internationaux et près de 10% pour la Grande-Bretagne avant la Première Guerre mondiale (p.208). Des montants sans doute sous-évalués. Pas étonnant que ces deux pays ont pu s’enrichir largement durant le XIXème siècle.

Mais l’auteur est aussi un des rares économistes qui reconnaissent l’importance des luttes sociales dans les réalités économiques. Il écrit ainsi que « l’inégalité est avant tout une construction sociale, historique et politique » (p.20). Il ajoute qu’il y a une tendance lente, non linéaire vers l’égalité, en fonction des combats politiques, idéologiques et sociaux : « Cette marche vers l’égalité est la conséquence des luttes et des révoltes face à l’injustice, qui ont permis de transformer les rapports de force et de renverser les institutions soutenues par les classes dominantes pour structurer l’inégalité sociale à leur profit, afin de les remplacer par de nouvelles institutions, de nouvelles règles sociales, économiques et politiques plus justes et émancipatrices pour le plus grand nombre. » (p.20-21).

C’est là que l’analyse de Thomas Piketty, qu’on peut trouver excellente jusqu’à maintenant, montre une lacune non comblée. Le spécialiste des statistiques et de l’inégalité arrive à un constat justifié, mais il semble un peu démuni lorsqu’il s’agit d’examiner les rapports du travail. Tant qu’il reste au niveau des chiffres, des données, il est brillant et déteint par rapport à bon nombre de ses confrères. Mais la tradition économique d’en rester à la surface et de ne pas approfondir les relations structurelles, qui se cachent derrière ces statistiques, reste prégnante et Piketty ne s’en est pas complètement détaché.

Ainsi, le concept d’exploitation lui est quasiment étranger, car il ne ressort pas directement des données chiffrées. Ce qui apparaît, ce sont les inégalités sociales et il en reste à ce stade. Sans voir que ce sont justement ces relations dans le processus de production, entre des propriétaires d’entreprises, d’une part, et des salariés, d’autre part, qui provoquent ces discriminations humainement inacceptables. Ce sont les détenteurs de titres, comme le montrent très bien les livres de Piketty, qui s’enrichissent. Ce sont les ouvriers et employés qui fournissent le travail de production, sans en tirer les profits, à quelques rares exceptions près.

De là réside le problème que posent les propositions de l’économiste français. Sa perspective centrale est d’étendre la tendance vers l’égalité qu’il a remarquée à travers l’histoire. Pour lui, « l’Etat social et l’impôt progressif constituent bel et bien une transformation systémique du capitalisme » (p.225). Il poursuit : « Poussés jusqu’au bout de leurs logiques, ces institutions représentent une étape essentielle vers une nouvelle forme de socialisme démocratique, décentralisé et autogestionnaire, écologique et métissé, permettant de structurer un autre monde, autrement plus émancipateur et égalitaire que le monde actuel. » (p.225)

Mais ceci relève de la profession de foi. Il est évident qu’un univers où les riches paient de lourds impôts en regard de leur fortune, les mécanismes de sécurité sociale sont approfondis, la lutte contre les discriminations scolaires est poursuivie avec acharnement, l’égalité démocratique est recherchée, les dérives environnementales sont éliminées, serait infiniment plus acceptable que la situation actuelle où les inégalités s’accentuent et où la guerre et le conflit se trouvent régulièrement à nos portes. Mais ceci est-il possible sans changer les structures du capitalisme ?

Thomas Piketty partage, sur ce point, les vues qui circulent, dans les partis socialistes ou sociaux-démocrates, en rejetant les expériences dites « communistes ». Il relève : « Historiquement, le mouvement socialiste et communiste s’est construit autour d’une plateforme sensiblement différente, à savoir la propriété étatique des moyens de production et la planification centralisée, qui a échoué et qui n’a jamais été véritablement remplacée par une plateforme alternative. Par comparaison, l’Etat social et surtout l’impôt progressif sont souvent apparus comme des formes « molles » de socialisme, incapables de remettre en cause la logique profonde du capitalisme » (p.225).

Le problème est qu’il n’apporte pas vraiment dans ces écrits les éléments qui montreraient que la « plateforme communiste » a échoué, comme il l’affirme. Sur ce plan, il partage les analyses de ceux qui se sont ingéniés à diaboliser les Etats dits socialistes comme l’URSS, la Chine ou Cuba : « n’en parlons plus, cela n’en vaut pas la peine ». Au contraire, un examen scientifique plus sérieux serait de voir ce qui a fonctionné et ce qui a coincé.

Traiter ces expériences d’échecs n’a tout simplement pas de sens sur le plan économique, quand on sait que l’URSS était un pays arriéré et techniquement attardée en 1913 et est devenue en cinquante ans la seconde puissance industrielle du monde, que la Chine a depuis 1949 une des croissances les plus fortes dans le monde, malgré toutes les péripéties qu’elle a connues, que Cuba assure à sa population un enseignement et des soins de santé gratuits, malgré le blocus américain. Haïti, par exemple, aurait sûrement bien aimé connaître des échecs pareils.

Maintenant, l’opposition que Piketty reprend des conflits entre le mouvement socialiste et communiste, entre « réforme » et « révolution », entre « socialisme dit démocratique » et « socialisme nécessairement autoritaire » n’est pas aussi catégorique que présenté. Dans la situation présente de l’Europe et des Etats-Unis, un programme aussi radical que celui avancé par l’économiste français, qui détonne clairement par rapport à ce qu’avancent les partis socialistes, sociaux-démocrates, travaillistes, européens, peut tout à fait faire l’objet de batailles justifiées de la part des travailleurs et des simples citoyens.

Certaines revendications fondamentales sur l’imposition des patrimoines, la démocratisation de l’enseignement, celle de la vie politique, le développement de la sécurité sociale et des services publics, le réchauffement climatique, peuvent rassembler tout le monde. La divergence ne porte pas sur ce plan, mais sur le caractère qu’on donne à ces luttes justifiées : apportent-elles en elles-mêmes la possibilité de s’émanciper du capitalisme ou montrent-elles qu’il faut aller un pas plus loin et déstructurer ce système pour le remplacer par un autre ?

 

Notes:

[1] Thomas Piketty, Une Brève Histoire des inégalités, éditions du Seuil, Paris, 2021, 351 pages. Les indications de page dans le texte se réfèrent à cet ouvrage.

[2] L’île est partagée entre la France et l’Espagne. La partie française formera Haïti et l’autre la République dominicaine.

[3] Le Produit intérieur brut (PIB) est la richesse marchande et monétaire créée en un an dans un pays.

https://www.investigaction.net/fr/une-breve-histoire-des-inegalites-par-piketty-ou-comment-ne-pas-attaquer-le-probleme-a-la-racine/

LA BATAILLE DES BREVETS SUR LES VACCINS DOMINE LE SOMMET DE L'OMC

Par Le 14/06/2022

14 Juin 2022

Genève, 13 juin (Prensa Latina) Les ministres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se livrent aujourd'hui à une bataille sur les brevets du vaccin Covid-19, au centre d'une réunion houleuse.

Le débat porte sur la libération de ces licences pour tourner la page sur les erreurs commises pendant la pandémie.

La directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a fait de cette question une priorité depuis son arrivée à la tête de l'organisation.

Lors de la 12e réunion ministérielle de l'OMC, qui s'achèvera mercredi prochain en Suisse, deux textes sont débattus, le premier sur la facilitation de la circulation des composants et des produits nécessaires à la lutte contre cette pandémie et celles à venir, et le second sur l'autorisation de la libération temporaire des brevets sur les vaccins.

Ce dernier point divise car l'industrie pharmaceutique et la Suisse car affaiblissant la propriété intellectuelle, tandis que les organisations non gouvernementales estiment que le texte était trop peu ambitieux pour être efficace.

L'issue des discussions est incertaine étant donné que l'OMC fonctionne par consensus et les 164 pays membres doivent être d'accord.

Plus de deux ans après la découverte du nouveau coronavirus les taux de vaccination restent insuffisants dans les pays pauvres, notamment en Afrique.

La 12e conférence ministérielle de l'OMC s'est ouverte dimanche sur fond de difficultés mondiales et de tensions géopolitiques.

Sur sa liste de discussions figure l'exemption de l'accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) pour les vaccins mentionnés, la réponse aux pandémies, les subventions pour la pêche, l'agriculture et la sécurité alimentaire.

Une autre question est celle de la réforme de l'OMC et de ses futures priorités de travail.

Le ministre chinois du commerce, Wang Wentao, qui participe à la réunion, a déclaré que le système multilatéral axé sur l'OMC est le pilier du commerce international, et que son pays est prêt à jouer un rôle plus important dans la reprise économique mondiale.

jcc/mgt/rfc

source:https://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=889425:la-bataille-des-brevets-sur-les-vaccins-domine-le-sommet-de-lomc&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101

Tag(s) : #OMC

12 JUIN 2022 : JOURNEE MONDIALE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS

Par Le 12/06/2022

12 Juin 2022

 

11 Jun 2022
La FSM s’engage à combattre et à mettre fin à toutes les formes d’exploitation des enfants

Mettons fin au travail des enfants !
Stop à l’exploitation de l’homme par l’homme!
En cette Journée mondiale contre le travail des enfants, la Fédération Syndicale Mondiale, avec tous ses affiliés à travers le monde, réaffirme sa ferme résolution de lutter contre toutes les formes d’exploitation des enfants. La FSM, dans les termes les plus virulents, dit : « Stop au travail des enfants ; Rétablir le droit des enfants à une enfance ! »

Même après deux décennies du lancement de cette journée par les Nations Unies en 2002 pour attirer l’attention sur l’étendue mondiale du travail des enfants et les initiatives internationales d’action et d’efforts pour l’éliminer, le mal prospère plus profondément dans le système d’exploitation du capitalisme. Une enquête récente de l’UNICEF révèle le fait lamentable qu’un nombre énorme de 160 millions d’enfants – soit un sur dix dans le monde – sont impliqués dans des travaux considérés comme mentalement, physiquement, socialement et moralement nuisibles. Des enfants aussi jeunes que 5 ans effectuent des travaux dangereux tels que l’exploitation minière sous-marine, le levage de charges lourdes, la manipulation de machines d’usine dangereuses, etc. La majorité des enfants sont engagés dans l’agriculture où ils manipulent des produits chimiques toxiques. Parmi eux, 79 millions sont régulièrement impliqués dans des emplois qui présentent un danger immédiat pour la santé physique et mentale. Parmi toutes les victimes de la traite, une sur quatre sont des enfants impliqués dans le travail forcé. L’esclavage des enfants est toujours persistant. Selon l’Organisation internationale du travail, 22 000 enfants meurent chaque année au travail.

Le travail des enfants dans le monde a atteint des sommets fulgurants au cours des deux dernières années. Entre 2016 et 2020 — pour la première fois en 20 ans — le nombre d’enfants qui travaillent dans le monde a augmenté. L’impact économique sans précédent de la pandémie de Covid-19 pousse davantage les enfants vers l’exploitation et le travail dangereux.

La pauvreté, le faible niveau d’alphabétisation, l’insécurité alimentaire sont les maux qui motivent le travail des enfants. L’OIT estime qu’une augmentation de 1 % de la pauvreté dans un pays entraîne une augmentation d’au moins 0,7 % du taux de travail des enfants. La majeure partie du travail des enfants est concentrée dans les pays les plus pauvres. L’augmentation de la pauvreté, la fermeture des écoles et l’augmentation de l’insécurité alimentaire signifieront que des millions d’enfants supplémentaires seront forcés de travailler dans les années à venir.

Les pires formes de travail des enfants sévissent également dans les situations de conflit et d’après-conflit. Les enfants sont utilisés directement dans les hostilités et engagés dans des tâches de soutien et à des fins sexuelles dans les conflits armés. L’utilisation d’enfants dans le conflit armé est la pire forme de travail des enfants et de violation des droits de l’homme.

La convention de l’OIT C138 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et au travail et la convention C182 sur les pires formes de travail des enfants ne semblent pas avoir apporté de changement raisonnable. En fait, la Convention C182 est la convention la plus rapidement ratifiée de l’histoire de l’OIT. La ratification universelle de la Convention C182 a été historiquement la première. Mais en réalité, elle n’a pas fait grand-chose pour fournir une protection juridique contre les pires formes de travail des enfants.

Le travail des enfants est injuste dans toutes ses dimensions et les racines systémiques du travail des enfants se trouvent dans le système capitaliste barbare. Le travail des enfants est la norme sous le capitalisme et est omniprésent et entièrement normalisé dans le système capitaliste.

La FSM est engagée dans son objectif d’établir un ordre mondial équitable qui assurera à chacun la possibilité de se développer et de prospérer en tant qu’être humain. Nous nous réengagerons dans cet objectif et intensifierons nos actions pour mettre fin à l’exploitation inhumaine des enfants. Il y a plus qu’assez de richesses sur cette planète pour donner une enfance décente à chacun des 1,6 milliard d’enfants vivant dans le monde.

En cette Journée mondiale contre le travail des enfants, la FSM s’engage à lutter pour mettre fin à l’ordre économique d’exploitation, pour instaurer une société équitable et socialiste où tous les enfants jouissent du droit de grandir pour devenir des êtres humains bons et productifs.

Mettons fin au travail des enfants !
Stop à l’exploitation de l’homme par l’homme!
source : http://www.wftucentral.org/12-juin-2022-journee-mondiale-contre-le-travail-des-enfants/?lang=fr

Tag(s) : #FSM

CHERS JOURNALISTES ET PRESENTATEURS TELES...

Par Le 08/06/2022

6 juin 2022

Chers journalistes et présentateurs télé...

Kym Staton

Chers journalistes et présentateurs télé. Tout le monde se fiche que vous "n’aimiez pas" Julian Assange. Tout le monde se fiche qu’il ne soit pas votre "tasse de thé".

Julian ne s’est pas demandé s’il "aimait" les 150 personnes innocentes qui ont été détenues à Guantánamo Bay pendant des années sans inculpation, ou celles qui ont été torturées, y compris des adolescents - il se souciait de la justice.

Julian ne s’est pas demandé s’il "aimait" les 12 civils désarmés, dont deux journalistes, qui ont été tués lorsqu’un hélicoptère Apache a fait pleuvoir des balles sur eux en disant " Tuez-les tous " et en riant comme s’ils jouaient à un jeu vidéo. Il s’est soucié de révéler des crimes de guerre qui, autrement, n’auraient pas été rapportés.

Julian ne s’est pas demandé s’il "aimait" les 66 000 civils innocents qui ont été tués pendant la guerre en Irak lorsqu’il a mis sa propre vie en danger pour publier les documents sur la guerre en Irak. Il se souciait des droits humains.

Lorsque vous êtes aveuglé par des préférences mesquines et des divergences de personnalité, vous faites le jeu du conglomérat hégémonique de l’hyperpuissance, du cartel de la désinformation et de l’État sécuritaire aux mains de fer de Washington DC.

Ces voyous ont utilisé votre mesquinerie et votre manque de capacité de discernement contre vous - pour éliminer et persécuter un homme innocent qui travaillait pour un monde plus pacifique.

Ils ont menti et vous avez gobé ces mensonges. Ils ont utilisé votre faiblesse pour influencer l’opinion publique et contrer une organisation de presse qui menaçait leur pouvoir et leur contrôle total, leurs infâmes activités de vente d’armes et de blanchiment d’argent.

Cessez d’être des gamins.

Mettez votre mesquinerie de côté.

Cessez de lécher les bottes et de vous plier aux oligarques aux desseins égoïstes.

L’avenir d’un homme, d’un journaliste, d’un diseur de vérité, d’un père, d’un frère, d’un mari, ainsi que la liberté d’expression et d’information, sont en jeu !

Julian a vu clair dans le jeu des mensonges et des illusions.

Le pouvez-vous ?

À ceux qui lisent ces lignes et qui sont capables de voir à travers les mensonges, les calomnies, la diffamation et la manipulation - pour avoir une vue d’ensemble et comprendre l’importance du travail de ce journaliste primé, MERCI de faire preuve de maturité et de responsabilité.

Je réalise actuellement un documentaire dans le but d’informer des millions de personnes de la situation critique de Julian, ainsi que des graves implications plus larges pour la liberté d’expression et la liberté de la presse qui nous concernent tous.

Si vous lisez ceci, que vous soutenez cette cause et que vous comprenez les implications plus larges, j’apprécierais vraiment VOTRE aide pour terminer le film dès que possible afin qu’il puisse être utilisé comme ressource éducative et outil de défense.

Vous pouvez soutenir le film ici : https://gofund.me/ebd7821f

Merci beaucoup !

Kym Staton
https://www.facebook.com/groups/322428902892034/user/100003204774484/

»» https://www.assange.club/p/dear-journalists-and-tv-talking-heads++cs_INTERRO++s=r

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ILES SALOMON : CONSTRUIRE LA GUERRE DES ETATS-UNIS CONTRE LA CHINE

Par Le 07/06/2022

6 juin 2022

Îles Salomon : construire la guerre des États-Unis contre la Chine

Le correspondant socialiste

La nation des îles Salomon dans le Pacifique – à 2000 kilomètres au nord-est de l’Australie – a osé affirmer sa propre politique étrangère indépendante après des décennies passées sous tutelle étrangère. Le Premier ministre Manasseh Sogavare a salué un accord entre son pays et la Chine – y compris un pacte de sécurité – comme un « jalon ». Il a déclaré : « Nous devons diversifier les relations du pays avec d’autres partenaires. Quel est le problème avec ça ? » La Chine ne faisait pas pression sur son pays pour qu’il signe le pacte, a-t-il insisté, ajoutant que « les îles Salomon elles-mêmes ont demandé le traité ».

Les États-Unis et l’Australie menacent néanmoins d’intervenir militairement pour empêcher la signature de l’accord.

Le problème est une éventuelle présence militaire chinoise aux Salomon – en vertu d’un accord qui permettrait aux navires chinois de visiter et « d’effectuer le réapprovisionnement logistique » et permettrait à la police chinoise d’aider « au maintien de l’ordre social » dans le pays.

« Nous avons du respect pour la souveraineté des Îles Salomon, mais... »

Même si Sogavare a assuré à l’Occident qu’il n’y aurait pas de base militaire chinoise aux îles Salomon, Daniel Kritenbrink, le chef de la diplomatie étasunienne pour l’Asie de l’Est et le Pacifique, a proféré cette menace voilée : « Bien sûr, nous respectons la souveraineté des îles Salomon, mais nous voulions également leur faire savoir que si des mesures étaient prises pour établir de facto une présence militaire permanente, des capacités de projection de puissance ou une installation militaire, nous aurions alors des inquiétudes importantes, et nous répondrions très naturellement à ces inquiétudes » ( Le Guardian, 26 avril 2022).

L’Australie a averti que toute base chinoise sur les Salomon représenterait une « ligne rouge ». Le nouveau Premier ministre travailliste Anthony Albanese et sa ministre des Affaires étrangères Penny Wong ont accusé le gouvernement précédent d’avoir commis « le pire échec de la politique australienne depuis la Seconde Guerre mondiale » (Le Guardian, 23 mai) en autorisant l’accord des Îles Salomon avec la Chine. L’oligarque des médias David Llewellyn-Smith (Macrobusiness, 25 mars 2022) a proféré des menaces explicites : « Il n’y a aucun moyen pour l’Australie de permettre à cet accord de se poursuivre. Si c’est le cas, la nation devrait envahir et capturer Guadalcanal de manière à ce que nous organisions un changement de régime à Honiara... Si nous ne répondons pas à cela – il faut que ce soit nous et Washington – alors mon pote, c’est fini... La Chine aura la liberté de la mers avec sa marine dans tout le Pacifique Sud. Comme l’a dit le journal australien, l’accord "pourrait difficilement être plus important sur le plan géopolitique pour le défi qu’il présente à l’hégémonie américaine de longue date dans la région ».

L’importance stratégique des Salomon

C’est la position des Salomon dans le sud-est du Pacifique qui rend le pays si stratégiquement important pour la future guerre des EU contre la Chine. Le pays pauvre de 700 000 habitants possède plusieurs ports et voies maritimes en eau profonde que l’Australie et les États-Unis contrôlent actuellement et sont déterminés à conserver. Les îles Salomon ont été historiquement colonisées par les Britanniques, puis les Japonais, et sont devenues un champ de bataille clé pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque les EU ont chassé le Japon du pays lors de la bataille de Guadalcanal qui a duré six mois en 1942-43. Cette bataille a été vitale pour la victoire des États-Unis contre le Japon, qui a établi la domination étasunienne sur le Pacifique jusqu’à présent.

Après que les Salomon ont obtenu leur indépendance de la Grande-Bretagne en 1978, la supervision occidentale est passée principalement à l’Australie, la Nouvelle-Zélande étant un partenaire en second. À la suite d’une guerre civile de faible intensité de 1998 à 2003 suite aux demandes de sécession de l’île la plus pauvre et la plus peuplée de Malaita, l’Australie a occupé le pays avec une force de 2 000 soldats et policiers en tant que « gardiens de la paix », imposant l’austérité du FMI au secteur public. La présence de l’Australie de 2003 à 2017 n’a fait qu’attiser les rivalités entre Malaita et l’île principale des Salomon, Guadalcanal, où se trouve la capitale Honiara.

Changeur de jeu

Le changement de jeu s’est produit en 2019 lorsque les Salomon ont transféré la reconnaissance diplomatique de Taïwan à la République populaire de Chine après 36 ans. En réponse, le sénateur républicain étasunien Marco Rubio a menacé, lors d’une visite, que les États-Unis couperaient l’accès des Salomon aux marchés financiers mondiaux.

L’année suivante, les États-Unis ont donné 25 millions de dollars en soi-disant "aide" à Malaita – un montant bien plus important que l’aide aux îles Salomon dans leur ensemble. Ces pots-de-vin étasuniens à Malaita et les menaces contre le gouvernement national faisaient partie d’une stratégie orchestrée visant à utiliser les demandes de sécession malaïtiennes comme un bâton diviser pour régner pour forcer le gouvernement national à revenir dans le giron occidental. Encouragé par les États-Unis, le groupe séparatiste de droite Malaita 4 Democracy a exigé l’expulsion immédiate de tous les ressortissants chinois de l’île.

Puis, en 2021, environ 1 000 séparatistes, encouragés par le Premier ministre malaitien Daniel Suidani, se sont rendus sur l’île principale de Guadalcanal, ciblant les commerces de détail chinois et attaquant les habitants chinois. Les émeutiers ont fait flotter un drapeau israélien et incendié le bâtiment du gouvernement dans ce qui était en fait une révolution de couleur orchestrée par les États-Unis et l’Australie. Mais ils n’ont pas réussi à renverser le gouvernement ; un vote de censure ultérieur au parlement a également été rejeté. La Chine a depuis déployé une douzaine de policiers pour former les forces locales.

La domination occidentale a signifié la pauvreté

La pauvreté et le chômage de masse sont à la base des troubles en cours dans les Salomon. Les îles Salomon ont l’indice de développement humain le plus bas et le deuxième taux d’électrification le plus bas de tous les petits États du Pacifique, selon la Banque mondiale. Il n’est pas étonnant que le gouvernement des Salomon tente de libérer le pays de la domination occidentale. Liu Ze, secrétaire général du Solomon Islands Chinese Business Council, a expliqué : « La structure économique des Îles Salomon n’a fait aucun progrès au cours des 15 dernières années, ce qui a fait comprendre au parti au pouvoir que la coopération avec l’Occident n’aboutissait pas au développement. Ils ont maintenant trouvé une grande puissance alternative en Chine qui peut offrir des règles du jeu équitables (Global Times, 25 mai 2022). La Chine est désormais la plus grande destination d’exportation des Îles Salomon, recevant 65% des exportations des Îles Salomon, principalement du bois, et les investissements et le tourisme chinois ont augmenté massivement dans le cadre de l’initiative "la Ceinture et la Route".

Mais la présence économique croissante de la Chine est entravée à chaque tournant. Un important contrat avec Huawei pour la pose d’un câble à fibre optique des Salomon à l’Australie a été annulé en 2018 après que l’Australie a poussé à un vote de censure contre le gouvernement des Salomon, accusant Sogavare de corruption dans le cadre de l’accord.

L’aide au développement de la Chine

Pourtant, les liens de la Chine avec les îles du Pacifique progressent néanmoins, contribuant au développement d’une région pauvre du monde. La Chine espère signer un accord majeur avec près d’une douzaine de pays insulaires du Pacifique couvrant la coopération en matière de sécurité, de commerce et de communication de données. Kiribati, une petite nation insulaire du Pacifique qui a transféré la reconnaissance diplomatique à la République populaire de Chine avec les Salomon, doit signer un accord accordant à la Chine des droits de pêche spéciaux dans l’une des plus grandes zones marines protégées du monde. Vanuatu a récemment signé un contrat avec la Chine pour la construction d’une nouvelle piste d’aéroport pour donner accès à des avions gros porteurs. L’avantage pour ces pays est que la Chine, contrairement aux puissances occidentales, ne cherche pas à exploiter leurs vulnérabilités. Chen Hong, président de l’Association chinoise des études australiennes, a expliqué : « La Chine estime que les pays, qu’ils soient grands ou petits, doivent être traités de la même manière – ils ne sont pas là pour que quiconque les convainc et les contrôle ».

Maintien de l’impérialisme

Pendant ce temps, les puissances occidentales font tout ce qu’elles peuvent pour endiguer la perte de leur hégémonie. Sur le front diplomatique, ils pressent les cinq États insulaires du Pacifique restants qui reconnaissent toujours Taïwan de ne pas suivre le puissant exemple des Salomon (en tant que nation insulaire du Pacifique la plus peuplée et la plus influente) en reconnaissant la République populaire de Chine.

Les mesures prises par l’Occident pour étouffer la politique étrangère indépendante des Îles Salomon sont un aspect de la lutte plus large pour maintenir le contrôle impérialiste sur le Pacifique, qui comprend le rapprochement de l’Australie avec les États-Unis. Le développement de l’Australie en tant que "point d’ancrage sud" de la puissance militaire étasunienne – renforcée par le pivot d’Obama vers l’Asie qui a vu une importante base américaine établie à Darwin, dans le nord de l’Australie – la place en première ligne d’une guerre avec la Chine.

AUKUS

La nucléarisation de l’Australie s’est rapprochée dangereusement avec le récent accord AUKUS entre elle, les États-Unis et le Royaume-Uni. AUKUS a déchiré le Traité de non-prolifération des Nations Unies en fournissant des armes nucléaires à l’Australie sous la forme d’au moins huit sous-marins nucléaires construits par les États-Unis et du savoir-faire technologique qui l’accompagne. Les sous-marins d’une valeur de 100 milliards de dollars auront une autonomie bien plus longue que les sous-marins français que l’Australie avait accepté d’acheter, et seront utilisés pour imposer un blocus naval étasunien des voies de navigation du Pacifique sur lesquelles la Chine dépend pour les matières premières et les marchandises. En effet, AUKUS représente une extension de l’OTAN dans l’océan Pacifique.

Le Premier ministre des Îles Salomon, Sogavare, s’est plaint que son pays et d’autres dans la région "auraient dû être consultés pour s’assurer que le traité AUKUS soit transparent car il affectera la famille du Pacifique en autorisant les sous-marins nucléaires dans les eaux du Pacifique". Mais bien sûr, ils ont été contournés, tout comme les Français ont été trompés par leurs rivaux impérialistes.

Malgré l’étroite alliance américano-australienne, il est clair que les États-Unis sont mécontents de la performance de l’Australie en tant que gendarme des Salomon. La fermeture de son ambassade aux Salomon en 1993 et ​​l’externalisation de sa sécurité vers l’Australie ont été critiquées par l’ancien haut diplomate étasunien James Carouso, qui a déclaré qu’il s’agissait d’une "erreur". Maintenant, les États-Unis envisagent de rouvrir leur ambassade dans la capitale Honiara pour reprendre le contrôle direct. Voilà pour le respect de la souveraineté nationale – une idée fréquemment invoquée pour promouvoir la guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie.

Le « Backyard » est « où nous nous soulageons »

Non pas que l’Australie soit meilleure, avec ses fréquentes références aux Salomon comme "notre arrière-cour" (Daily Mail, 4 mai 2022). Ce terme insultant a été condamné par Sogavare qui a déclaré qu’une arrière-cour était un endroit « où les ordures sont ramassées et brûlées », et « où l’on se soulage » (4 mai 2022). Comparez cela à l’opinion de la Chine selon laquelle les îles du Pacifique ne sont « ni l’arrière-cour d’aucun pays ni une arène pour des jeux de grande puissance » (CGTN, 19 avril 2022). Tarcisius Kabutulaka, un universitaire salomonien de l’Université d’Hawaï, a observé que la position occidentale était de faire la loi et de dire « vous ne pouvez pas avoir ce genre de relation avec la Chine. L’ironie est que nous pouvons et nous le faisons. »

L’insistance des puissances occidentales à conserver le contrôle des Salomon n’est pas un problème lointain pour nous en Grande-Bretagne ; elle représente plutôt un danger clair et présent pour la paix mondiale. Le récent revirement impromptu de Biden (22 mai) de la politique des EU de longue date d’une seule Chine à l’égard de Taïwan montre que les États-Unis sont mortellement sérieux dans leur intention d’empêcher la montée de la Chine – et les menaces occidentales d’envahir les Îles Salomon font de ce pays un des points chauds où la guerre des EU contre la Chine pourrait commencer.

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LES COMMUNISTES DANOIS S’OPPOSENT A L’OTAN ET A L’UE

Par Le 05/06/2022

5 Juin 2022

Vendredi, 3 Juin, 2022
Les communistes danois s'opposent à l'OTAN et à l'UE


Lors du référendum organisé le 1er juin au Danemark, la proposition du gouvernement d'adhérer à la politique de défense commune de l'UE a été approuvée par 67% des électeurs, tandis que 33,1% ont voté contre. Ce référendum intervient quelques semaines seulement après les demandes de la Suède et de la Finlande de rejoindre l'alliance impérialiste de l'OTAN.

"Ce soir, le Danemark a envoyé un signal très important. À nos alliés en Europe et à l'OTAN, ainsi qu'à Poutine", a déclaré le Premier ministre Mette Frederiksen, faisant écho aux aspirations de la classe bourgeoise danoise. "Le Danemark peut maintenant participer à la coopération européenne en matière de défense et de sécurité. Et j'en suis très, très heureuse", a ajouté le Premier ministre. 
 
"L'OTAN restera bien sûr notre outil le plus important, mais l'UE nous en donne un autre pour assurer notre défense à l'est", a déclaré le porte-parole des sociaux-démocrates, Mogens Jensen.

La participation à la police de défense de l'UE permettra au Danemark, qui est un membre fondateur de l'OTAN, de prendre part aux missions impérialistes de l'UE à l'étranger, notamment en Bosnie, en Somalie et au Mali, ouvrant ainsi la voie au capital danois pour renforcer sa présence sur la scène politique impérialiste.

Le pourcentage élevé d'approbation de la proposition du gouvernement s'explique principalement par la campagne de peur lancée par les médias à la suite de l'invasion russe en Ukraine.
Les communistes se dressent contre l'OTAN et l'UE


Malgré les conditions défavorables, les communistes danois se sont élevés contre la participation du pays à la politique militaire de l'UE et à l'OTAN. Dans une déclaration précédant le référendum, le Parti communiste danois (DKP) a réaffirmé sa solide opposition à l'OTAN et à l'UE, exprimant la position que le pays doit quitter ces deux organisations impérialistes. Le DKP a exhorté la classe ouvrière à voter "NON" au référendum et a proclamé : "Pas de bases américaines sur le sol danois. Pas d'armes pour l'Ukraine. Pas de troupes danoises dans les pays baltes. Le Danemark hors de l'OTAN". 


Commentant le résultat du référendum, le Parti communiste danois (Kommunistisk Parti), qui a également soutenu le Non, souligne que c'est la peur et l'insécurité de la guerre qui ont conduit à la victoire du Oui. Malgré l'approbation de la proposition du gouvernement lors du référendum, la voix de ceux qui sont contre l'UE ne peut passer inaperçue auprès de l'establishment politique. La question maintenant, ajoute le parti communiste, est de savoir comment l'opposition et le scepticisme existants à l'égard de l'UE peuvent se manifester et créer de nouvelles racines et de nouvelles ailes dans les années à venir".

De son côté, la Jeunesse communiste danoise (DKU) a souligné que la campagne pro-gouvernementale a choisi de jouer avec les sentiments de la population et la peur d'une escalade de la guerre en Ukraine, afin de convaincre que le Danemark est en danger et que seule l'UE peut protéger le pays. 

La DKU a condamné l'hypocrisie de l'élite politique danoise et a souligné que la politique du gouvernement sert les intérêts de la classe bourgeoise. "Si le référendum se termine par un Oui, cela signifiera que l'on pourra dire que les actions impérialistes commises par les troupes danoises dans d'autres pays ont une base démocratique", ajoute la Jeunesse communiste. Un vote négatif ne marquerait pas la fin de la lutte contre l'impérialisme danois, mais constituerait un pas positif dans la longue lutte pour la défaite finale de l'impérialisme. 

source : https://www.idcommunism.com/2022/06/denmarks-communists-stand-up-against-nato-and-eu.html

Tag(s) : #Danemark#UE#OTAN#Communiste

LE MOUVEMENT POUR LA PAIX DOIT DEMANDER LA DISSOLUTION DE L’OTAN

Par Le 03/06/2022

Le mouvement pour la paix doit demander la dissolution de l´OTAN

 

02 Juin 2022

  

Alors que de nouveaux pays veulent rejoindre l’OTAN pour se protéger de la Russie, le professeur Harry Targ revient sur la création de l’alliance militaire. Théoriquement, l’OTAN devait s’ériger en rempart contre la menace communiste. Mais elle a survécu à la chute de l’Union soviétique et n’a cessé de s’agrandir. En théorie, elle puise sa légitimité dans le combat du monde libre contre l’autoritarisme. Mais le discours ne tient pas la route quand on y regarde de plus près. Pour les causes réelles, on se réfèrera à un slogan devenu célèbre aux États-Unis : « It’s the economy, stupid ! » (IGA)

 

L’OTAN est passée de la lutte contre le socialisme à l’imposition d’un empire mondial

Cela ressemble beaucoup à un retour au passé. Fondée en 1949 pour se défendre contre la « menace soviétique », l’Alliance atlantique (OTAN) est confrontée à un retour à la guerre conventionnelle, à une énorme augmentation des dépenses de défense et potentiellement à un nouveau Rideau de Fer dressé à travers l’Europe. Après avoir lutté pour se trouver un nouveau rôle après la fin de la Guerre froide, contrer le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis en 2001 et avoir été contrainte à un retrait humiliant d’Afghanistan en 2021, l’OTAN empiète sur le terrain de l´ennemi de ses origines (1).

Plans américains pour l’établissement de l’hégémonie mondiale : 1945-47

Pendant la Seconde Guerre mondiale, une « alliance contre nature » s´est créée entre les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union soviétique. Ce qui réunissait alors la superpuissance impériale émergente, la puissance capitaliste en déclin et le premier État socialiste, c’était la volonté commune de vaincre le fascisme en Europe. Sur le plan rhétorique, cette collaboration a atteint son point culminant avec les accords conclus à la conférence de Yalta, en février 1945, trois mois avant la défaite des armées allemandes.

À Yalta, les grandes puissances ont pris des décisions pour faciliter la démocratisation des anciens régimes nazis en Europe de l’Est. Ils ont également décidé la division « temporaire » de l’Allemagne à des fins d’occupation, et ont planifié l’engagement à venir des Soviétiques dans la guerre en cours contre le Japon. De retour dans leurs pays respectifs, les dirigeants des trois États ont célébré « l’esprit de Yalta » qui préfigurerait un ordre mondial d’après-guerre dans lequel ils travailleraient de concert, à travers le nouveau système des Nations Unies, à résoudre les conflits dans le monde.

Mais plusieurs éléments sont survenus en l’espace de deux ans : il y a eu des conflits comme la guerre entre l’Iran et l’Union soviétique ou la guerre civile grecque, le président US Franklin Roosevelt a été remplacé durant la guerre par Harry Truman, et le mouvement ouvrier lançait des défis croissants à l´establishment entrepreneurial des États-Unis. Si bien que Truman déclara en mars 1947 que les États-Unis et leurs alliés allaient devoir livrer une lutte de longue haleine contre les forces du « communisme international ». La vision de la coopération d’après-guerre a été reformulée, cédant la place à une lutte du « monde libre » contre la « tyrannie ». En fait il s’agissait de l´affrontement entre deux types d´ordre politico/économique, l’un socialiste, l’autre capitaliste.

Les fondements économiques d’un nouvel ordre mondial

Outre la croisade idéologique de Truman, son administration a lancé un programme économique pour reconstruire certaines parties de l’Europe – en particulier ce qui allait devenir l’Allemagne de l’Ouest – pour en faire des bastions capitalistes contre la popularité croissante des partis communistes dans toute la région. Parallèlement à cet important programme destiné à reconstruire le capitalisme en Europe et à le lier aux États-Unis par le commerce, l’investissement, la finance et l’endettement, les États-Unis et leurs nouveaux alliés construisirent une alliance militaire prête à combattre le communisme international dans le cadre de la Guerre froide.

Pour les auteurs de « The Limits of Power, 1972 » (Les Limites du Pouvoir) Joyce et Gabriel Kolko ainsi que pour d’autres révisionnistes, l’expansion du socialisme constituait une menace globale pour l’accumulation du capital. Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, on craignait que la baisse de la demande de produits américains du temps de guerre n’entraîne une stagnation économique et un retour à la dépression des années 1930.

Le Plan Marshall, salué comme un programme humanitaire pour la reconstruction de l´Europe dévastée par la guerre, était fondamentalement un programme destiné á augmenter la demande et à procurer des marchés sûrs aux productions américaines. Le spectre d´une menace communiste internationale ainsi que les dépenses militaires, créatrices d´un autre type de demande, aideraient également à fidéliser les clients, y compris le gouvernement des États-Unis lui-même. L´idée d´empire sur laquelle William Appleman Williams insistait tant (« The Tragedy of American Diplomacy, 1959 » – La Tragédie de la Diplomatie Américaine – était sous-tendue par la matérialité des dynamiques capitalistes.

Le Plan Marshal a inspiré l´intégration européenne entreprise par les États qui étaient les principaux destinataires des fonds. La Communauté Européenne du Charbon et de l´Acier, première organisation économique importante, est entrée en fonctions en 1952. Elle comprenait la France, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Cette communauté (CECA) a stimulé la production et la commercialisation de ressources de base, telles que le charbon, l’acier et le fer. En 1957, la CECA a élargi ses compétences avec la création de la Communauté Économique Européenne (CEE) et celle de la Communauté Européenne de l’Énergie Atomique (Euratom).

D’autres institutions européennes superposées ont été créées au cours des années 1950 et au-delà, impliquant les six pays d’origine et de nouveaux états. En mai 1960, sept nations européennes, non membres de la CEE, ont formé l’Association Européenne de Libre-Echange pour favoriser leur intégration commerciale et économique. (En 1973 trois pays, dont la Grande-Bretagne, ont rejoint la CEE).

Enfin en 1992, après l’effondrement de l’Union soviétique, le traité de Maastricht a fondé l’Union européenne (UE) qui comptait, en 2019, 27 pays membres (dont neuf de l’ancien bloc soviétique) avec un PIB de 16.4 billions d’euros (la monnaie de l’UE), et représentant 15 % du commerce mondial. En outre, les nations européennes sont intégrées dans un réseau d’organisations régionales et internationales qui traitent du commerce, des finances, de l’endettement, de la sécurité et des droits de l’homme.

La théorie de l’intégration est ka thèse académique dominante à la base de ces efforts dans les années 1960 et au-delà. Elle postulait que plus les interactions transnationales des pays européens seraient importantes, moins grande serait la probabilité de guerre entre eux. Des études ont été menées pour découvrir comment et pourquoi l’intégration semblait fonctionner en Europe, alors que les résultats étaient moins bons dans des régions perturbées comme le continent africain.

Mais d’un autre point de vue, l’intégration régionale inspirée par l’économie politique US et connectée à celle-ci peut être considérée comme une réalisation presque complète de la vision de l’hégémonie américaine et capitaliste initiée lors des premières années cruciales de l’après-Seconde Guerre mondiale. Le programme politique des États-Unis et de la majeure partie de l’Europe pour le XXIe siècle a été d’établir un modèle économique capitaliste à échelle globale.

Idéologiquement, on présuppose que ce modèle est historiquement exceptionnel et doit donc résister aux menaces qui pèsent sur sa survie et sa croissance. La soi-disant « menace communiste » des années 1940 a fait place à la menace « autoritaire » du siècle actuel. Et dans la mesure où l’extension de l´hégémonie capitaliste n’est pas réalisable par consentement, elle devra être imposée par la force.

Bien que l’histoire du monde soit plus compliquée que ne le suggère ce discours, celui-ci est suffisamment plausible pour susciter des craintes, en particulier lorsque son instrument militaire – l’OTAN – s’est étendu vers l’est. De ce point de vue, l’OTAN elle-même n’est peut-être pas la seule menace pour les pays d’Europe et d’Asie. Mais son utilisation dans le cadre de l’expansion mondiale des institutions économiques et politiques, associée à l’expression idéologique de l’exceptionnalisme américain, est susceptible d´engendrer peur et agression.

L’OTAN en tant que bras militaire d’un mouvement vers une économie politique mondiale hégémonique

Les représentants des pays d’Europe occidentale se sont réunis à Bruxelles en 1948 pour établir un programme commun de défense et un an plus tard, l´Organisation du Traité de l´Atlantique Nord (OTAN) s´est formée avec l´incorporation des États-Unis et du Canada. La charte fondatrice de l’OTAN, largement inspirée d’une alliance antérieure de l’hémisphère occidental connue sous le nom de Pacte de Rio (1947), proclamait qu’ « une attaque armée contre un ou plusieurs membres … serait considérée comme une attaque contre tous » et entrainerait une réponse appropriée.

La Charte appelait à la coopération et à la préparation militaire entre les 12 signataires. Après l´explosion de la première bombe atomique soviétique et le début de la Guerre de Corée, l’OTAN a poursuivi son développement avec la création d’une structure de commandement militaire commune et la nomination du général Eisenhower comme premier « commandant suprême allié ».

Après la fondation de l’OTAN et son institution comme bras militaire de l’Occident, l’administration Truman a adopté en 1950 les recommandations politiques du Conseil National de Sécurité (NSC 68) qui stipulaient qu’à l´avenir et pour un temps indéterminé, les dépenses militaires seraient la priorité numéro un de tous les gouvernements américains.

À mesure que les économies d’Europe occidentale se reconstruisaient, les programmes d’aide du plan Marshall ont été abandonnés et l’assistance militaire à l’Europe a été lancée. La Grèce et la Turquie ont rejoint l’OTAN en 1952 et l´Allemagne de l´Ouest y a été admise en 1955, alimentant les flammes de la guerre froide. (Cela a incité l’Union soviétique à construire son propre système d’alliance, le Pacte de Varsovie, avec des pays d’Europe de l’Est.)

Pendant la Guerre froide, l’OTAN s´est maintenue comme la seule structure de commandement militaire occidentale unifié contre la « menace soviétique ». Alors que les forces et les fonds qui lui étaient alloués ne représentaient qu’une partie de la présence militaire mondiale des États-Unis, l’alliance constituait une « ligne rouge » signifiant aux Soviétiques que toute attaque contre des cibles situées en Europe occidentale déclencherait la Troisième Guerre mondiale. Ainsi, l’OTAN a fourni la menace dissuasive de « représailles massives » en cas de première frappe.

Avec l’effondrement des régimes du Pacte de Varsovie entre 1989 et 1991, la démolition symbolique du Mur de Berlin en 1989 et, enfin, l’effondrement de l’Union soviétique elle-même en 1991, l’objectif déclaré de l´existence de l’OTAN était vraisemblablement dépassé. Pourtant, l’alliance s’est maintenue.

Au cours des 20 années qui ont suivi l’effondrement du Bloc soviétique, le nombre de membres de l’alliance a même doublé. Les nouveaux membres comprenaient la plupart des anciens pays du Pacte de Varsovie. Les fonctions et les activités de l’OTAN ont été redéfinies. A été incluse dans les programmes de l’OTAN la surveillance aérienne durant les crises provoquées par la Guerre du Golfe et la désintégration de l’ex-Yougoslavie.

En 1995, l’OTAN a envoyé 60.000 soldats en Bosnie et en 1999, elle a mené des campagnes brutales de bombardements en Serbie avec 38.000 raids. Des forces de l’OTAN ont pris part à la coalition militaire dirigée par les États-Unis qui a lancé la guerre contre l’Afghanistan en 2001. En 2011, une guerre aérienne massive de l’OTAN contre la Libye a joué un rôle crucial dans le renversement du régime de Kadhafi.

Un résumé officiel de l´histoire de l’OTAN décrit les changements de sa mission de la façon suivante : « En 1991 comme en 1949, l’OTAN se devait d´ être la pierre angulaire d’une architecture de sécurité paneuropéenne plus large ». Dans la période post-Guerre froide, la mission de l’OTAN combine « la puissance militaire, la diplomatie et la stabilisation post-conflit. »

Et l’historique officiel de l’OTAN conclut hardiment que l’alliance a été fondée sur la défense dans les années 1950 et la détente avec l’Union soviétique dans les années 1960.  Avec l’effondrement du communisme dans les années 1990, elle est devenue « un outil de stabilisation de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale grâce à l´incorporation de nouveaux partenaires et alliés ». La vision de l´OTAN pour le 21e siècle s’est encore élargie : « étendre la paix à travers la projection stratégique de la sécurité ». Cette nouvelle mission, poursuit l’histoire officielle, s´est imposée à l’OTAN en raison de l’échec des États-nations et de l’extrémisme.

L’OTAN et l’Ukraine aujourd’hui

En réexaminant ce bref historique de l’OTAN, des observateurs pourraient tirer, à propos du rôle de l’OTAN dans le monde, des conclusions bien différentes de celles de tous ceux qui célèbrent son rôle mondial. En premier lieu, la mission de l’OTAN de défendre l’Europe contre l’agression du communisme international s’est achevée avec la « chute du communisme ». Deuxièmement : l’alliance était régionale, c’est-à-dire qu´elle concernait l’Europe et l’Amérique du Nord. Troisièmement : l’OTAN portait sur la sécurité et la défense. Maintenant, il s’agit de transformation globale.

Quatrièmement, les États-Unis étant le plus grand soutien de l’OTAN en termes de troupes, de matériel et de budget (22-25 %), l’OTAN est un instrument de la politique étrangère des États-Unis. Cinquièmement, en tant que création de l’Europe et de l’Amérique du Nord, elle est devenue un instrument de défense des intérêts de ses pays membres contre ce que Vijay Prashad appelle les « nations plus sombres » d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient. Sixièmement, l’OTAN est devenue l´ instrument militaire de l´impérialisme mondial au XXI -ème siècle. Et, enfin, il est de plus en plus évident que des portions de plus en plus importantes de la population mondiale ont commencé à se dresser contre l’OTAN.

C´est dans le contexte de cette histoire complexe que la Russie a lancé son invasion de l’Ukraine le 24 février 2022, après huit ans de guerre dans l’est de l’Ukraine. Au bout de quatre semaines, des milliers d’Ukrainiens avaient été tués et plus de quatre millions avaient fui leurs villes et villages. Le président de l’Ukraine, les porte-parole de certains pays de l’OTAN et certains politiciens américains ont appelé à une « zone d’exclusion aérienne » au-dessus de l’Ukraine, ce qui transformerait la guerre en une situation de quasi-guerre nucléaire. En outre, les pays de l’OTAN, et en particulier les États-Unis, ont considérablement augmenté leurs dépenses militaires. Des sanctions économiques impactantes ont été imposées à la Russie et les instabilités économiques commencent à affecter l’Europe et les États-Unis. En outre, les tâches vitales pour la lutte contre le changement climatique ont été interrompues et des dispositions législatives importantes visant à répondre aux besoins sociaux ont été éliminées de l´agenda parlementaire.

Que faire ?

Pour citer un slogan éculé, mais vrai, « la guerre n’est pas la réponse ». L’invasion russe de l’Ukraine menace la vie et les biens des Ukrainiens, la vie des soldats et des manifestants russes, fait craindre une escalade de la guerre dans toute l’Europe et augmente le danger d’une guerre nucléaire.

« Nous » devons soutenir les « négociations en coulisses » en cours comme cela s’est produit lors de la crise des missiles de Cuba, appuyer les demandes pour que la Russie mette fin á la violence et retire ses forces militaires d’Ukraine. Nous devons aussi soutenir la diplomatie des Nations Unies et les réunions au sommet entre diplomates russes, ukrainiens et européens. Par ailleurs, l´agenda des conversations devrait inclure l’interdiction à l’Ukraine de rejoindre l’OTAN, l’établissement d’une autonomie régionale pour les citoyens ukrainiens qui le souhaitent, le retrait des bases de l’OTAN dans les États d’Europe de l’Est et/ou l’abolition de l’OTAN elle-même, puisque sa première raison d´être, à savoir la défense contre l’Union soviétique, n’existe plus.

Ce « nous » pourrait être, en ce moment, un mouvement pacifiste international renaissant, s’inspirant des militants pacifistes en Russie et dans le monde. L´heure actuelle, aussi horrible soit-elle, est potentiellement un « moment d´apprentissage », le moment où la paix redevient partie intégrante de l’agenda progressiste mondial et où les gens du monde entier peuvent commencer à remettre en cause les institutions internationales existantes dont l’OTAN.

Et tandis que nous réagissons avec choc et condamnation à l’invasion russe de l’Ukraine, quelles que soient les motivations compliquées et compréhensibles, nous devons nous familiariser avec le contexte historique de la guerre très dangereuse que nous vivons actuellement.

Comme James Goldgeier l’a écrit il y a plus de 20 ans sur une page Web de la Brookings Institution : « Le doyen des experts américains de la Russie, George F. Kennan, avait qualifié l’expansion de l’OTAN en Europe centrale d’ « erreur la plus fatale de la politique américaine de toute l´époque post-Guerre froide ».   Kennan, l’architecte de la stratégie américaine d’endiguement de l´Union soviétique de l´après-Seconde Guerre mondiale croyait, comme la plupart des autres experts américains de la Russie, que l’expansion de l’OTAN nuirait irrémédiablement aux efforts des États-Unis pour transformer la Russie d’ennemi en partenaire. »[2]

 

 

Harry Targ, professeur émérite de sciences politiques, a enseigné la politique étrangère, les relations entre les États-Unis et l’Amérique latine, l’économie politique internationale et des sujets sur les études du travail au département de sciences politiques et au programme d’études sur la paix de l’université Purdue. Il a été membre de la direction des Comités de correspondance pour la démocratie et le socialisme (CCDS) pendant de nombreuses années et fait également partie du comité directeur de Wisconsin Peace Action. Le professeur Targ a été pendant trente ans membre du Northwest Central Labor Council (AFL-CIO). Il a publié des livres et des articles sur la politique étrangère, les relations internationales et l’économie politique américaine.

 

Source originale: Covert Action Magazine

Traduit de l’anglais par N. Garcia pour Investig’Action

 

Notes:

Sabine Siebold et Robin Emmott, « La Russie ne peut pas s’arrêter à l’Ukraine – l’OTAN se tourne vers ses maillons les plus faibles » Reuters, Mars 21, 2022. ↑

James Goldgeier, Brookings Institution, « La décision américaine d’élargir l’OTAN : comment, quand, pourquoi et ensuite ? », 1er juin 1999.

https://www.investigaction.net/fr/le-mouvement-pour-la-paix-doit-demander-la-dissolution-de-lotan/

LES ABUS MONTRENT QUE L'AFFAIRE ASSANGE N'A JAMAIS ETE UNE AFFAIRE DE DROIT

Par Le 02/06/2022

2 juin 2022

Les abus montrent que l’affaire Assange n’a jamais été une affaire de droit

Jonathan COOK

Il est étonnant de voir combien de fois on entend encore des gens bien informés et raisonnables dire de Julian Assange : "Il a fui les accusations de viol portées contre lui en Suède en se réfugiant à l’ambassade de l’Équateur à Londres."

Cette courte phrase comporte au moins trois erreurs factuelles. En fait, pour la répéter, comme tant de gens le font, il faudrait avoir vécu sur une île déserte au cours de la dernière décennie - ou, ce qui revient à peu près au même, s’être fié aux médias commerciaux pour s’informer sur Assange, y compris auprès d’organes de presse prétendument progressistes comme le Guardian et la BBC.

Ce week-end, un éditorial du Guardian - la voix officielle du journal et probablement la rubrique la plus suivie par les dirigeants - a fait une telle fausse déclaration :

Il y a ensuite l’accusation de viol dont M. Assange a fait l’objet en Suède et qui l’a conduit à chercher refuge dans l’ambassade d’Équateur.

Le fait que le Guardian, censé être le principal défenseur des valeurs libérales dans les médias britanniques, puisse faire cette déclaration pleine d’erreurs après près d’une décennie de couverture de l’affaire Assange est tout simplement stupéfiant. Et qu’il puisse faire une telle déclaration quelques jours après que les États-Unis ont finalement admis qu’ils voulaient enfermer Assange pendant 175 ans sous de fausses accusations d’"espionnage" - une mesure que toute personne qui n’était pas volontairement aveugle a toujours su que les États-Unis se préparaient à prendre - est encore plus choquant.

Assange ne fait encore l’objet d’aucune accusation en Suède, et encore moins d’"accusations de viol". Comme l’a récemment expliqué l’ancien ambassadeur britannique Craig Murray, le Guardian a induit ses lecteurs en erreur en affirmant à tort que la tentative d’extradition d’Assange par une procureure suédoise – alors que sa démarche n’a pas reçu l’approbation du système judiciaire suédois - équivaut à son arrestation pour viol. Ce n’est pas le cas.

De plus, Assange n’a pas cherché refuge dans l’ambassade pour échapper à l’enquête suédoise. Aucun État au monde n’accorde l’asile politique à un non-citoyen pour éviter un procès pour viol. L’asile fut accordé pour des raisons politiques. L’Équateur a accepté à juste titre les inquiétudes d’Assange, qui craignait que les États-Unis ne demandent son extradition et ne l’enferment à l’abri des regards pour le reste de sa vie.

L’évolution de la situation a donné - une fois de plus - résolument raison à Assange.

Pris au piège de la pensée collective

Le fait que tant de gens ordinaires continuent de commettre ces erreurs fondamentales a une explication très évidente. C’est parce que les médias commerciaux continuent à répéter ces erreurs.

Ce n’est pas le genre d’erreurs que l’on peut expliquer par le fait que les journalistes, qui courent après les nouvelles de dernière minute dans des bureaux vidés de leur personnel par des réductions budgétaires, sont trop surchargés pour couvrir correctement les sujets.

Les journalistes ont eu de nombreuses années pour mettre les faits au clair. À l’ère des médias sociaux, les journalistes du Guardian et de la BBC [et français – NDT] ont été bombardés par des lecteurs et des militants de messages leur expliquant qu’ils se trompent sur des faits essentiels dans l’affaire Assange. Mais les journalistes continuent quand même à le faire. Ils sont prisonniers d’une pensée collective totalement déconnectée de la réalité.

Plutôt que d’écouter les experts ou le bon sens, ces "journalistes" continuent de régurgiter le discours de l’État sécuritaire britannique, qui sont pour ainsi dire identiques à celui de l’État sécuritaire américain.

Ce qui est si frappant dans la couverture de l’affaire Assange, c’est le nombre impressionnant d’anomalies juridiques dans son cas - et celles-ci se sont accumulées sans relâche depuis le tout début. Presque rien dans son cas ne s’est déroulé selon les règles normales de la procédure juridique. Et pourtant, ce fait très révélateur n’est jamais remarqué ou commenté par les médias commerciaux. Il faut avoir un angle mort de la taille de Langley, en Virginie, [siège de la CIA – NdT] pour ne pas le remarquer.

Si Assange n’était pas à la tête de Wikileaks, s’il n’avait pas mis dans l’embarras les plus importants États occidentaux et leurs dirigeants en divulguant leurs secrets et leurs crimes, s’il n’avait pas créé une plateforme permettant aux lanceurs d’alerte de révéler les outrages commis par l’establishment du pouvoir occidental, s’il n’avait pas sapé le contrôle de cet establishment sur la diffusion de l’information, rien des dix dernières années n’aurait suivi le cours qu’il a pris.

Si Assange ne nous avait pas fourni une révolution de l’information qui sape la matrice narrative créée pour servir l’État sécuritaire américain, deux Suédoises - mécontentes de la conduite sexuelle d’Assange (voir ci-dessous) - auraient obtenu exactement ce qu’elles ont dit vouloir obtenir dans leurs dépositions : des pressions de la part des autorités suédoises pour qu’il subisse un test de dépistage du SIDA afin de les rassurer.

Il aurait été autorisé à rentrer au Royaume-Uni (comme la procureure suédoise l’a en fait autorisé à le faire) et aurait pu continuer à développer et à affiner le projet Wikileaks. Cela nous aurait tous aidés à prendre conscience de manière plus critique de la façon dont nous sommes manipulés - non seulement par nos services de sécurité, mais aussi par les médias commerciaux qui leur servent si souvent de porte-parole.

C’est précisément pourquoi cela ne s’est pas produit et pourquoi Assange est en détention sous une forme ou une autre depuis 2010. Depuis lors, sa capacité à jouer son rôle de dénonciation des crimes d’État en série et de haut niveau a été de plus en plus entravée, au point qu’il pourrait ne plus jamais être en mesure de superviser et de diriger Wikileaks.

Sa situation actuelle - enfermé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, en isolement et privé d’accès à un ordinateur et de tout contact significatif avec le monde extérieur - repose jusqu’à présent uniquement sur le fait qu’il a commis une infraction mineure, à savoir la violation de sa liberté sous caution. Une telle infraction, commise par n’importe qui d’autre, n’entraîne presque jamais de poursuites, et encore moins une longue peine d’emprisonnement [50 semaines de prison, peine accomplie - JA est détenu depuis deux ans en préventif... dans une prison de haute sécurité - NdT].

Voici donc une liste loin d’être complète - aidée par les recherches de John Pilger, Craig Murray et Caitlin Johnstone, ainsi que par le travail d’enquête original de la journaliste italienne Stefania Maurizi - de certaines des anomalies les plus flagrantes dans les ennuis judiciaires d’Assange. Vous en trouverez 17 ci-dessous. Chacune d’entre elles aurait pu être possible de manière isolée. Mais prises ensemble, elles constituent une preuve accablante qu’il n’a jamais été question d’appliquer la loi. Dès le début, Assange a été persécuté politiquement.

Aucune autorité judiciaire

* À la fin de l’été 2010, aucune des deux femmes suédoises n’a allégué qu’Assange les avait violées lorsqu’elles ont fait leur déclaration à la police. Elles se sont rendues ensemble au poste de police après avoir appris qu’Assange avait couché avec les deux à quelques jours d’intervalle et voulaient qu’on le contraigne à passer un test de dépistage du sida. L’une des femmes, SW, a refusé de signer la déclaration de police lorsqu’elle a compris que la police cherchait à inculper Assange pour viol. L’enquête concernant la deuxième femme, AA, portait sur une agression sexuelle spécifique à la Suède [des rapports sexuels consentis sans protection peuvent être qualifiés de « viol mineur » (« minor rape ») - NdT]. Un préservatif produit par AA, qu’Assange aurait déchiré lors d’un rapport sexuel, ne contenait ni son ADN ni celui d’Assange, ce qui a sapé sa crédibilité.

[si AA est une figure politique connue en Suède, SW a étrangement et littéralement disparu. - NdT]

* Les médias suédois ont violé les lois strictes de la Suède protégeant les suspects pendant les enquêtes préliminaires pour salir Assange comme un violeur. En réponse, la procureure en chef de Stockholm, Eva Finne, a pris les choses en main et a rapidement clos l’enquête : "Je ne crois pas qu’il y ait de raison de soupçonner qu’il a commis un viol." Elle conclut plus tard : "Il n’y a aucun soupçon de quelque crime que ce soit."

* L’affaire a été relancée par une autre procureure, Marianne Ny, bien qu’elle n’ait jamais interrogé Assange. Il a passé plus d’un mois en Suède à attendre l’évolution de l’affaire, mais les procureurs lui ont ensuite dit qu’il était libre de partir pour le Royaume-Uni, suggérant que les soupçons à son encontre n’étaient pas considérés comme suffisamment sérieux pour le détenir en Suède. Néanmoins, peu après, Interpol a émis une alerte rouge pour Assange, habituellement réservée aux terroristes et aux criminels dangereux.

* La Cour suprême du Royaume-Uni a approuvé une extradition vers la Suède sur la base d’un mandat d’arrêt européen (MAE) en 2010, bien que celui-ci n’ait pas été signé par une "autorité judiciaire", mais uniquement par la procureure suédoise. Les termes de l’accord MAE ont été modifiés par le gouvernement britannique peu après l’arrêt rendu contre Assange afin de s’assurer qu’un tel abus de procédure légale ne se reproduise plus.

[En émettant – illégalement – son mandant d’arrêt, Marianne Ny a prétendu citer les dépositions des femmes tout en déformant leurs propos pour leur faire dire qu’Assange avait eu un comportement violent et agressif. NdT]

* La Cour suprême du Royaume-Uni a également approuvé l’extradition d’Assange, même si les autorités suédoises ont refusé d’offrir l’assurance qu’il ne serait pas extradé vers les États-Unis, où un grand jury élaborait déjà en secret des accusations draconiennes contre lui en vertu de l’Espionage Act. Les États-Unis ont également refusé de donner l’assurance qu’ils ne demanderaient pas son extradition.

* Dans ces circonstances, Assange s’est réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres à l’été 2012, demandant l’asile politique. C’était après que la procureure suédoise, Marianne Ny, ait bloqué la possibilité pour Assange de faire appel à la Cour européenne des droits de l’homme.

* L’Australie a non seulement refusé à Assange, citoyen australien, toute aide pendant sa longue épreuve, mais la première ministre Julia Gillard a même menacé de lui retirer sa citoyenneté, jusqu’à ce qu’on lui fasse remarquer qu’il serait illégal pour l’Australie de le faire.

* La Grande-Bretagne, quant à elle, a non seulement encerclé l’ambassade d’une importante force de police à grands frais, mais William Hague, le ministre des Affaires étrangères, a menacé de bafouer la Convention de Vienne et de violer le territoire diplomatique de l’Équateur en envoyant la police britannique dans l’ambassade pour arrêter Assange.

Six ans de tergiversations.

* Bien qu’Assange faisait toujours officiellement l’objet d’une enquête, Marianne Ny a refusé de se rendre à Londres pour l’interroger, bien que des entretiens similaires aient été menés par des procureurs suédois 44 fois au Royaume-Uni pendant la période où Assange s’est vu refuser ce droit.

* En 2016, les experts juridiques internationaux du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, qui se prononce sur le respect par les gouvernements de leurs obligations en matière de droits de l’homme, ont jugé qu’Assange était détenu illégalement par la Grande-Bretagne et la Suède. Bien que ces deux pays aient participé à l’enquête de l’ONU et qu’ils aient apporté leur soutien au tribunal lorsque d’autres pays ont été reconnus coupables de violations des droits de l’homme, ils ont résolument ignoré sa décision en faveur d’Assange. Le ministre britannique des affaires étrangères, Phillip Hammond, a carrément menti en affirmant que le gruoupe des Nations unies était "composé de profanes et non d’avocats". Le tribunal est composé d’éminents experts en droit international, comme en témoigne leurs CV. Néanmoins, ce mensonge est devenu la réponse officielle de la Grande-Bretagne à la décision de l’ONU. Les médias britanniques n’ont pas fait mieux. Dans un éditorial du Guardian, le verdict fut présenté comme un simple "coup de pub".

* Ny a finalement cédé à l’idée d’interviewer Assange en novembre 2016, une procureure suédoise fur envoyée à Londres après six ans de tergiversations. Toutefois, l’avocat suédois d’Assange fut empêché être présent. Ny elle-même devait être interrogée sur cet entretien par un juge de Stockholm en mai 2017, mais elle a clos l’enquête contre Assange le jour même.

* En fait, la correspondance qui a été révélée plus tard dans le cadre d’une demande de liberté d’information [FOI] - menée par la journaliste d’investigation italienne Stefania Maurizi - montre que le ministère public britannique, le CPS, a fait pression sur la procureure suédoise pour qu’elle ne se rende pas à Londres pour interroger Assange en 2010 et 2011, créant ainsi l’impasse de l’ambassade.

* Le CPS a également détruit la plupart de la correspondance incriminée pour contourner les demandes du FOI. Les courriels qui ont fait surface ne l’ont été que parce que certaines copies ont été accidentellement oubliées lors de la destruction. Ces courriels étaient déjà suffisamment graves. Ils montrent qu’en 2013, la Suède voulait abandonner les poursuites contre Assange, mais qu’elle avait subi de fortes pressions britanniques pour continuer à faire semblant de demander son extradition. Il y a des courriels du CPS qui disent : "Ne vous avisez pas" d’abandonner l’affaire, et le plus révélateur de tous : "Sachez que cette affaire n’est pas traitée comme une simple extradition de plus."

* Il est également apparu que Marianne Ny avait supprimé un courriel qu’elle avait reçu du FBI.

* Bien que son entretien avec une procureure suédoise ait eu lieu fin 2016, Assange n’a pas été inculpé par contumace - une option que la Suède aurait pu choisir si elle avait estimé que les preuves étaient suffisamment solides.

* Après l’abandon par la Suède de l’enquête contre Assange, ses avocats ont cherché à faire annuler le mandat d’arrêt britannique contre lui pour la violation de sa mise en liberté sous caution. Ils avaient de bonnes raisons, à la fois parce que les allégations pour lesquelles il avait été libéré sous caution avaient été abandonnées par la Suède et parce qu’il avait des raisons légitimes de demander l’asile étant donné la volonté évidente des États-Unis pour l’extrader et l’enfermer à vie pour des crimes politiques. Ses avocats ont également pu faire valoir de manière convaincante que le temps qu’il avait passé en détention, d’abord en résidence surveillée puis à l’ambassade, était plus qu’équivalent au temps, s’il en est, qui devait être purgé pour la violation de la caution. La juge, Emma Arbuthnot, a toutefois rejeté les solides arguments juridiques de l’équipe Assange. Elle n’était guère un observateur impartial. En fait, dans un monde bien ordonné, elle aurait dû se récuser, étant donné qu’elle est l’épouse d’un chef de groupe parlementaire, qui était aussi un partenaire d’affaires d’un ancien chef du MI6, la version britannique de la CIA.

* Les droits légaux d’Assange ont encore été violés de manière flagrante, avec la complicité de l’Équateur et du Royaume-Uni, lorsque des procureurs américains ont été autorisés à saisir les objets personnels d’Assange à l’ambassade alors que ses avocats et des représentants de l’ONU se sont vu refuser le droit d’être présents.

L’âge des ténèbres de l’information

Même aujourd’hui, alors que les États-Unis préparent leur dossier pour enfermer Assange pour le reste de sa vie, la plupart des gens refusent encore de relier les points. Chelsea Manning a été emprisonnée à plusieurs reprises et risque maintenant des amendes ruineuses pour chaque jour où elle refuse de témoigner contre Assange, alors que les États-Unis cherchent désespérément à étayer leurs allégations d’espionnage bidon. À l’époque médiévale, les autorités étaient plus honnêtes : elles mettaient simplement les gens au pilori.

En 2017, alors que le reste des médias prétendait encore qu’il s’agissait d’Assange fuyant la "justice" suédoise, John Pilger a noté ce qui suit :

En 2008, un document secret du Pentagone préparé par la "Cyber Counterintelligence Assessments Branch" prévoyait un plan détaillé pour discréditer WikiLeaks et salir Assange personnellement. La "mission" était de détruire la "confiance" qui constituait le "centre de gravité" de WikiLeaks. Cet objectif serait atteint par des menaces "d’exposition [et] de poursuites pénales". L’objectif était de réduire au silence et de criminaliser une source aussi imprévisible d’expression de la vérité." ...

Selon des câbles diplomatiques australiens, la tentative de Washington de mettre la main sur Assange est "sans précédent par son ampleur et sa nature". ...

Le ministère américain de la Justice a inventé des accusations d’"espionnage", de "conspiration en vue de commettre un acte d’espionnage", de "conversion" (vol de biens publics), de "fraude et abus informatiques" (piratage informatique) et de "conspiration" générale. La loi privilégiée sur l’espionnage, qui visait à dissuader les pacifistes et les objecteurs de conscience pendant la Première Guerre mondiale, prévoit la prison à vie et la peine de mort. ...

En 2015, un tribunal fédéral de Washington a bloqué la diffusion de toutes les informations relatives à l’enquête de "sécurité nationale" contre WikiLeaks, parce que l’enquête était "active et en cours" et que cela nuirait aux "poursuites en cours" contre Assange. La juge, Barbara J. Rothstein, a déclaré qu’il était nécessaire de faire preuve d’une "déférence appropriée envers l’exécutif en matière de sécurité nationale". Un tribunal arbitraire.

Toutes ces informations étaient à la disposition de tout journaliste ou journal désireux de les rechercher et de les rendre publiques. Et pourtant, aucun média commercial - à l’exception de Stefania Maurizi - ne l’a fait au cours des neuf dernières années. Au lieu de cela, ils ont relayé les récits d’État américains et britanniques grotesques, conçus pour maintenir Assange derrière les barreaux et renvoyer le reste d’entre nous à l’âge des ténèbres de l’information.

JONATHAN COOK

Traduction "et ceci n’est qu’un aperçu" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Ajoutons à cette liste - entre autres - le fait que le témoin principal des Etats-Unis contre Julian Assange a admis en juin 2021 au magazine islandais Stundin qu’il avait menti (preuves à l’appui). AUCUN grand média, malgré les interpellations, n’a cru bon de vous en informer. - NdT

»» https://www.jonathan-cook.net/blog/2019-05-27/abuses-show-assange-case...

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SECRETAIRE GENERAL DE L’OTSC : L’ALLIANCE MILITAIRE EURASIENNE CAPABLE DE FAIRE FACE A L’OTAN

Par Le 01/06/2022

Secrétaire général de l’OTSC: l’alliance militaire eurasienne capable de faire face à l’Otan

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 30 mai 2022

Observateur continental

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L’expansion vers l’Est de l’Otan attisera les tensions régionales et en aucun cas ne sera une source de stabilité ou de sécurité pour ses Etats membres, selon le secrétaire général de l’OTSC. Toujours selon lui, les hostilités entre les deux blocs ne pourront que s’aggraver.

L’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) dispose de toutes les possibilités pour garantir la sécurité pour nos pays, c’est ce qu’a indiqué Stanislav Zas – secrétaire général de l’organisation. Il a également ajouté que l’OTSC représente un bouclier efficace pour ses Etats-membres. Pour rappel, l’organisation politico-militaire est composée de la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Arménie et le Tadjikistan.

Selon lui, l’expansion orientale de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord attisera les tensions régionales et en aucun cas ne stabilisera et n’assurera pas la sécurité pour ses pays membres. En ce qui concerne les perspectives d’adhésion de la Finlande et de la Suède au bloc otanesque – cela ne fera qu’aggraver les hostilités entre la Russie et l’Otan.

Stanislav Zas a également rappelé que l’OTSC est une organisation internationale qui ne constitue pas seulement un bloc politico-militaire, mais que c’est également une organisation multifonctionnelle, offrant une protection contre d’autres types de menaces. Tout en ajoutant que l’organisation dispose de suffisamment de forces et de moyens, ainsi que d’un système de réponse aux crises: «L’OTSC a toutes les possibilités pour servir de garant de la sécurité de nos pays et je pense que nous sommes vraiment un bon bouclier pour nos six Etats», a-t-il déclaré.

En termes de perspectives, ces déclarations du secrétaire général de l’Organisation du Traité de sécurité collective confirment effectivement plusieurs aspects. Tout d’abord est que nous assistons en effet aujourd’hui à une opposition féroce entre l’Eurasie – devenue la principale force motrice de défense et de promotion de l’ordre multipolaire international et l’Occident – dont l’establishment continue de tenter à forcer l’écrasante majorité de la planète vers un retour à l’ordre unipolaire, dépassé et révolu.

En ce sens, les processus en cours et à venir dans le grand espace eurasiatique prennent aujourd’hui une dimension particulièrement importante. Aussi bien dans le cadre de structures telles que l’OTSC, mais également en ce qui concerne les grandes alliances internationales telles que l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) – composée quant à elle de la Russie, de la Chine, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan, de l’Inde, du Pakistan, et bientôt de l’Iran qui deviendra également membre à part entière.

D’où les innombrables tentatives des élites atlantistes à tenter de ralentir les processus en question en Eurasie – non seulement car ledit espace représente en soi un énorme poids démographique, militaire, économico-industriel et civilisationnel, mais aussi en raison de d’influence de plus en plus accrue dudit espace sur d’autres régions du monde, notamment dans son interaction avec l’Afrique, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Amérique latine.

En effet et depuis les événements des derniers mois, l’Occident ne peut plus occulter la réalité de n’être qu’une extrême minorité à l’échelle mondiale et de n’avoir absolument aucune légitimité à pouvoir parler au nom d’une quelconque communauté internationale. Et ce malgré les innombrables instruments étant encore à sa disposition pour tenter de faire croire le contraire. Un autre élément à prendre en considération – vu comme un extrême danger par l’establishment atlantiste – n’est autre que la montée en nombre de personnes dans l’espace occidental qui se revendiquent de plus en plus ouvertement de la multipolarité. Et qui ne se retrouvent aucunement dans les délires de leurs prétendues élites qui s’accrochent au fantasme d’une hégémonie occidentale sur le monde, dans la pure continuité d’une mentalité coloniale.

En ce sens, il est évident que les alliances eurasiennes et internationales ont un énorme rôle à faire valoir pour mettre définitivement fin aux rêves des nostalgiques de l’unipolarité, et pour que puisse s’imposer non plus seulement le monde multipolaire – qui est déjà une réalité admise – mais bel et bien l’ère multipolaire post-occidentale, souhaitée et attendue par des milliards de personnes de la planète.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/secretaire-general-de-lotsc-lalliance-militaire-eurasienne-capable-de-faire-face-a-lotan/5668535

PEPE ESCOBAR : L’UNION ECONOMIQUE EURASIATIQUE SE RENFORCE

Par Le 01/06/2022

L’Union économique eurasiatique se renforce

Le Forum économique eurasiatique a montré une fois de plus que ce train à grande vitesse – l’intégration économique – a déjà quitté la gare.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 31 mai 2022

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Le premier Forum économique eurasiatique, qui s’est tenu à Bichkek, au Kirghizstan, a eu lieu cette semaine à un moment géopolitique très sensible, alors que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ne cesse de souligner que « l’Occident a déclaré une guerre totale contre nous, contre l’ensemble du monde russe. Personne ne le cache maintenant ».

Il est toujours important de se rappeler qu’avant le Maïdan en 2014, l’Ukraine avait la possibilité de devenir un membre à part entière de l’Union économique eurasiatique (UEE), et même de l’équilibrer avec une vague association avec l’UE.

L’UEE comprend cinq membres à part entière – la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Biélorussie et l’Arménie – mais 14 nations ont envoyé des délégations au forum, dont la Chine, le Vietnam et des pays d’Amérique latine.

Le bruit a couru que les procédures seraient compromises par les séries de sanctions imposées à la Russie par l’Occident collectif. Il ne fait aucun doute que certains membres de l’UEE – comme le Kazakhstan – semblent plus préoccupés par les effets des sanctions que par la mise au point de leurs affaires avec la Russie. Mais là n’est pas la question.

Le point crucial est que, d’ici 2025, ils doivent harmoniser leur législation concernant les marchés financiers. Et cela est directement lié à ce sur quoi l’organe exécutif de l’UEE, dirigé par Sergey Glazyev, travaille intensivement : concevoir les lignes d’un système financier/économique alternatif à ce que l’Occident préfère appeler Bretton Woods 3.

Le Forum économique eurasiatique a été créé par le Conseil économique suprême de l’Eurasie dans le but explicite d’approfondir la coopération économique entre les membres de l’UEE. Il n’est donc pas étonnant que le thème officiel du forum ait été « L’intégration économique eurasiatique à l’ère des changements mondiaux » : Nouvelles opportunités d’investissement, axé sur le développement stratégique dans les domaines de l’industrie, de l’énergie, des transports, de la finance et du numérique.

Autant de stratégies convergentes

Le discours du président Poutine lors de la session plénière a été très révélateur. Pour vraiment apprécier la portée de ce qui est sous-entendu, il est important de se rappeler que le concept de Grand Partenariat eurasiatique a été présenté par Poutine en 2016 au Forum économique de Saint-Pétersbourg, axé sur un « partenariat eurasiatique plus étendu impliquant l’Union économique eurasiatique » et incluant la Chine, le Pakistan, l’Iran et l’Inde.

Poutine a souligné comment l’impulsion pour développer les liens « dans le cadre du Grand Partenariat eurasiatique » (…) « n’était pas la situation politique mais les tendances économiques mondiales, parce que le centre du développement économique se déplace progressivement – nous en sommes conscients, et nos hommes d’affaires en sont conscients – se déplace progressivement, continue de se déplacer dans la région Asie-Pacifique ».

Il a ajouté que « dans les conditions internationales actuelles où, malheureusement, les liens commerciaux et économiques traditionnels et les chaînes d’approvisionnement sont perturbés », le Grand Partenariat eurasiatique « prend une signification particulière ».

Poutine a établi un lien direct non seulement entre le Grand Partenariat eurasiatique et les membres de l’UEE, mais aussi « les membres des BRICS tels que la Chine et l’Inde », « l’Organisation de Coopération de Shanghai, l’ANASE et d’autres organisations ».

Et c’est le cœur de l’ensemble du processus d’intégration de l’Eurasie, en cours et à plusieurs niveaux, avec les nouvelles routes de la soie dirigées par la Chine qui se croisent avec l’Union économique eurasiatique, l’OCS, les BRICS+ et d’autres stratégies convergentes.

Lavrov a déclaré cette semaine que l’Argentine et l’Arabie saoudite souhaitaient rejoindre les BRICS, dont le prochain sommet en Chine est méticuleusement préparé. Et ce n’est pas tout : Lavrov a mentionné comment un certain nombre de pays arabes veulent rejoindre l’OCS. Il a pris soin de décrire ce processus de convergence des alliances comme « non antagoniste ».

Pour sa part, Poutine a pris soin de définir le Grand Partenariat eurasiatique comme « un grand projet civilisationnel ». L’idée principale est de créer un espace commun de coopération équitable pour les organisations régionales », en changeant « l’architecture politique et économique sur l’ensemble du continent ».

D’où la nécessité de « rédiger une stratégie globale de développement du partenariat eurasiatique à grande échelle », comprenant « une feuille de route pour l’industrialisation ». Cela se traduit dans la pratique par le développement de « centres d’ingénierie et de recherche ». C’est inévitable pour tout pays qui veut accroître sa souveraineté économique, financière et, finalement, politique. C’est inévitable ».

Yaroslav Lissovolik, du Club Valdai, est l’un des principaux analystes qui suivent la manière dont cette convergence peut profiter à l’ensemble des pays du Sud. Il souligne que, parmi la « variabilité et la diversité des plates-formes susceptibles d’être lancées par les économies des pays du Sud, les plus importantes et les plus complètes pourraient inclure l’agrégation de la CELAC (Amérique latine), de l’Union africaine (Afrique) » et de l’OCS en Eurasie.

Et un ensemble encore plus diversifié de « blocs régionaux qui visent une intégration plus profonde pourrait comporter une plateforme BRICS+ comprenant la Communauté de Développement de l’Afrique du Sud, le MERCOSUR, le BIMSTEC », l’accord de libre-échange Chine-ANASE et l’UEE.

Le Forum économique eurasiatique a montré une fois de plus que ce train à grande vitesse – l’intégration économique – a déjà quitté la gare. Il est assez révélateur de constater le contraste frappant avec le pessimisme sans fin qui afflige un Occident collectif enclin à l’inflation, aux pénuries d’énergie, aux pénuries alimentaires, aux « récits » fictifs et à la défense des néo-nazis sous la bannière de la « démocratie » libérale.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

The Eurasian Economic Union Steps Up, le 29 mai 2022.

Traduction Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Pepe Escobar, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/lunion-economique-eurasiatique-se-renforce/5668578

RETENTISSANTE CONTRE-ATTAQUE CHINE-RUSSIE QUI, PAR LEUR VETO A L’ONU ONT TORPILLE LE PROJET US D’IMPOSER PLUS DE SANCTIONS A LA COREE DU NORD

Par Le 27/05/2022

La retentissante contre-attaque Chine/Russie

Friday, 27 May 2022 9:44 AM  [ Last Update: Friday, 27 May 2022 9:44 AM ]

Au siège de l'ONU, ce jeudi 26 mai, la Chine et la Russie ont empêché le Conseil de sécurité d’imposer plus de sanctions à la Corée du Nord.

Un double veto donc pour un projet de résolution américain, soutenu par treize membres, et qui proposait de cibler un groupe de hackers lié à Pyongyang et de bannir les exportations de pétrole et de tabac vers la Corée du Nord.

En apparence, c’est la première fois que le Conseil de sécurité se divise publiquement depuis qu’il a commencé à imposer des sanctions contre Pyongyang, en 2006. Les États-Unis, qui président le Conseil, ont mis au vote cette proposition de nouvelles sanctions alors que la veille encore, Pyongyang procédait à trois tirs de missiles balistiques.

Lire aussi: Pourquoi Pyongyang met-il son armée en état d'alerte?

La Chine et la Russie ne l’ont pas suivie et ont officialisé, enfin, les divisions sous-jacentes au Conseil sur le dossier nord-coréen.

Dans la foulée, les représentants de la Chine et de la Russie au Conseil de sécurité réaffirment que l’intensification de sanctions contre la Corée du Nord ne ferait que dégrader la situation et n’aiderait nullement à une interaction positive avec Pyongyang.

Chine-USA: comment en est-on arrivé là?

Chine-USA: comment en est-on arrivé là?

La Chine et les États-Unis peuvent-ils coexister de manière productive?

La Corée du Nord a tiré, mercredi, trois missiles, dont un missile balistique intercontinental. Ces tirs interviennent alors que le président américain Joe Biden vient de conclure un voyage en Corée du Sud et au Japon.

Selon Séoul, au moins trois missiles ont été tirés depuis Sunan, dans la banlieue de Pyongyang, en direction de la mer du Japon. « Le premier missile balistique a une portée d'environ 360 km et une altitude d'environ 540 km », a précisé l'état-major sud-coréen dans un communiqué.

Lire aussi : Corée: Pyongyang dénonce le double jeu honteux de Washington

Le deuxième missile balistique a disparu à une altitude de 20 km » tandis que le troisième projectile – un missile balistique à courte portée présumé - a parcouru environ 760 km à une altitude d'environ 60 km.

Israël : Méga coup, signé Kim?

Israël : Méga coup, signé Kim?

Les forces japonaises et américaines ont effectué un vol conjoint au-dessus de la mer du Japon, a annoncé jeudi l’armée japonaise. Le vol de mercredi a impliqué huit avions de combat basés au Japon, dont quatre chasseurs F-16 américains et quatre F-15 japonais, a déclaré l’état-major interarmées des Forces d’autodéfense japonaises. Cette manœuvre renforce l’alliance nippo-américaine et confirme les capacités combinées des deux armées.

Lire aussi: La réponse de Pyongyang à Biden

Le vol a eu lieu quelques heures après que la Corée du Nord a tiré trois missiles, dont un missile balistique intercontinental, vers la mer entre la péninsule coréenne et le Japon.

Selon l’agence de presse japonaise Kyodo, le vol conjoint nippo-américain envoie un « signal de dissuasion » à la Corée du Nord.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/27/682825/Chine-Russie-s-opposent-aux-sanctions-contre-la-Coree-du-Nord

LE FOSSE CROISSANT ENTRE L’AFRIQUE ET L’OCCIDENT

Par Le 25/05/2022

Le fossé croissant entre l’Afrique et l’Occident

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 24 mai 2022

Observateur continental

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Les tentatives occidentales incessantes de tenter à vouloir dicter l’avenir aux pays africains continuent de donner bien souvent l’inverse du résultat escompté. Si les divorces ont été déjà engagés, ou en voie de l’être, entre l’Occident et plusieurs leaderships africains – dans le cas de la société civile le stade supérieur de la rupture semble déjà avoir été atteint.

Alors qu’un sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) aura lieu les 25 et 26 mai prochains, qui sera consacré à la lutte contre le terrorisme et aux changements anticonstitutionnels en Afrique, et que les USA souhaitent adopter une nouvelle loi visant à surveiller et combattre la présence russe sur le continent, les perspectives occidentales continueront vraisemblablement dans le sens de la dérive et de la chute.

En ce qui concerne les prétendus changements «anticonstitutionnels», au-delà d’une interprétation très particulière du côté occidental et de ses acolytes y compris en Afrique, selon si cela se déroule sur le continent africain, ou… par exemple dans un certain pays d’Europe de l’Est, le fait est qu’il est admis que c’est aujourd’hui un sujet cher aux élites occidentales, ainsi qu’aux sous-traitants locaux. Le cas du Mali fait effectivement aujourd’hui trembler les bureaux des capitales occidentales et de certains pays africains.

Des militaires patriotes à l’écoute des aspirations populaires de masse, le tout dans une vision panafricaine et pro-multipolaire – représentent effectivement un mélange que les Occidentaux veulent absolument éviter – car le cas malien aura déjà démontré que les valeurs de la vraie dignité ne sont pas achetables. Les pressions, intimidations et sanctions en tout genre – n’auront pas aidé non plus les objectifs des gouvernements occidentaux et africains soumis à la volonté occidentale.

En parlant justement des pressions et sanctions, Washington semble désormais vouloir passer à l’étape supérieure aux côtés de ses supplétifs européens, dont la France, le tout en vue de vouloir punir les leaders et gouvernements africains qui collaboreraient avec «le mauvais partenaire». Evidemment pas très démocratique tout cela, purement dictatorial, mais si propre à ce que l’Occident – surtout à la vue des événements récents – représente réellement.

Le souci pour de telles initiatives c’est qu’en sanctionnant des leaders et gouvernements africains – largement populaires auprès des populations d’appartenance et très souvent même au-delà des frontières des pays en question – l’establishment atlantiste aura alors à faire face à des dizaines et même des centaines de millions de citoyens du continent – déjà pour de nombreux d’entre eux fort hostiles aux schémas et politiques de l’Occident.

Dans un récent sondage mené sur la page Telegram de la chaîne Afrique Média – la télévision panafricaine – à la question posée : qui représente une menace pour la sécurité de l’Afrique – 89% des personnes ont répondu que c’est l’Occident. Par ailleurs, dans un autre sondage toujours en cours, à la question «lequel des leaders africains vous inspire le plus», le colonel Assimi Goïta – président du Mali est pour le moment largement en tête avec 86% des votes… Très révélateur des sentiments régnants et observés depuis de longues années sur le grand continent africain.

Face à cette réalité, la politique arrogante et irresponsable des nostalgiques de l’unipolarité risque non seulement de faire perdre, à terme, à l’Occident l’accès aux matières premières dont on connait désormais, et plus que jamais, l’énorme besoin. Et de l’autre pousser les populations africaines, et notamment la jeunesse, à fermer définitivement la porte à tout dialogue ultérieur.

Certains observateurs en Afrique se demandent d’ailleurs s’il s’agit d’un problème de capacités intellectuelles chez les décideurs occidentaux. En partie certainement. Mais le principal étant un problème vraisemblablement génétique au niveau de ceux qui dirigent l’Occident – transmettant de génération en génération l’idée qu’ils possèdent le droit de vie et de mort sur l’écrasante majorité de la population terrestre, et qui n’est autre que la population non-occidentale.

Et si nombreux dans le camp atlantiste pensent que cette arrogance héréditaire leur permettra de limiter les dégâts et les casses, la réalité démontre plutôt qu’ils ne font, eux-mêmes, qu’accélérer leur chute. En ce sens, cela arrange parfaitement les objectifs des panafricanistes et des partisans de l’ère multipolaire actuelle.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/le-fosse-croissant-entre-lafrique-et-loccident/5668433

LA REGION ARTIQUE SE TRANSFORME DANGEREUSEMENT EN UN THEATRE INTERNATIONNAL D'OPERATIONS MILITAIRES

Par Le 22/05/2022

La 3eme guerre n'est pas à écarter (Mark Milley)

Sunday, 22 May 2022 6:14 PM  [ Last Update: Sunday, 22 May 2022 6:16 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

"La région Arctique se transforme en un théâtre international d'opérations militaires." (Photo à titre d'illustration)

La région Arctique se transforme en un théâtre international d’opérations militaires, c’est une tendance très alarmante, a déclaré à RIA Novosti Nikolaï Korchunov, ambassadeur itinérant au ministère russe des Affaires étrangères et président du Comité des hauts fonctionnaires du Conseil de l’Arctique.

« Nous voyons comment l’activité militaire internationale augmente dans les hautes latitudes. Il y a une internationalisation de l’activité militaire. Ceci, bien sûr, est une tendance très inquiétante - la transformation de la région Arctique en un théâtre international d’opérations militaires. Cela ne peut que nous inquiéter », a-t-il déclaré, répondant à la question de l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN.

Arctique : exercices nucléaires russes

Arctique : exercices nucléaires russes

« La politique traditionnelle de la Finlande et de la Suède, la politique de non-alignement sur les alliances militaires, a depuis longtemps créé une base solide pour le maintien de la paix et de la stabilité dans les hautes latitudes. Potentiellement, l’adhésion de ces pays à l’OTAN est peu susceptible de contribuer à la réalisation de cet objectif », a déclaré Korchunov.

Lire aussi: Une usine de fabrication de drone Ababil 2 au Tadjikistan aux côtés des bases russe et chinoise, est-ce neutre ?

La Russie a protesté, à plusieurs reprises, à l’organisation d’exercices militaires à l’Arctique. Un grand exercice international a récemment commencé en Norvège et a duré deux semaines. Le ministère norvégien des Affaires étrangères a déclaré que ces manœuvres étaient les plus grands exercices dirigés par la Norvège depuis les années 1980. Environ 30 000 soldats venant de 27 pays, dont la Finlande et la Suède, ont pris part à cet exercice.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé, ces derniers jours, que la Finlande et la Suède avaient officiellement demandé à rejoindre l’alliance militaire.

Des bombardiers russes survolent l'Alaska?

Des bombardiers russes survolent l’Alaska ?

Des F-22 de l’US Air Force ont été mobilisés pour escorter des bombardiers stratégiques russes Tu-95MS durant leur vol au-dessus des eaux internationales de l’océan Arctique.

Par ailleurs, le chef d’état-major des armées des États-Unis, le général Mark Milley, a déclaré, lors d’un discours prononcé devant les diplômés de l’Académie militaire américaine de West Point, qu’il fallait se préparer à un monde de plus en plus dangereux.

Lire aussi: La France en guerre !

Le général Mark Milley a déclaré, samedi 21 mai, aux cadets diplômés de l’Académie militaire américaine de West Point qu’ils devaient se préparer à un risque croissant de conflit mondial et à une multitude de nouvelles technologies d’armement dans leur carrière.

Lire aussi: Les Américains ont peur de Sarmat

« Le monde dans lequel vous êtes commissionné a le potentiel d’un conflit international important entre les grandes puissances. Et ce potentiel augmente, ne diminue pas » a déclaré Milley.

Et d’ajouter : « Et en ce moment même, un changement fondamental se produit dans le caractère même de la guerre. Nous sommes confrontés en ce moment à deux puissances mondiales, la Chine et la Russie, chacune avec des capacités militaires importantes, et toutes deux qui ont pleinement l’intention de changer l’ordre basé sur des règles actuelles ».

USA/Russie: guerre nucléaire, inévitable !

USA/Russie : guerre nucléaire, inévitable !

Un système de recherche de sous-marin américain s’est échoué sur la côte islandaise.

Lire aussi: USA/Russie : la guerre de génération ?

Le système automatique américain SOSUS a été découvert sur la côte islandaise. L’un des appareils du système de sonar américain s’est échoué, cependant, ce qui est assez remarquable, un tel système n’a pas été officiellement utilisé par les États-Unis depuis longtemps, mais, apparemment, il a été activement utilisé assez récemment, probablement pour rechercher pour les sous-marins russes dans cette région de la planète.

Sur les images, vous pouvez voir l’un des appareils du système de sonar américain SOSUS. Le système est entièrement automatisé et vous permet de suivre l’apparition des sous-marins dans la région et de transmettre rapidement des informations à ce sujet aux installations concernées. Malgré la rouille à la surface de l’appareil découvert, il a fonctionné relativement récemment, ce qui a soulevé un certain nombre de questions quant à la raison pour laquelle l’armée américaine continue d’utiliser un tel système.

Les experts n’excluent pas qu’avec l’aide de ce système, l’armée américaine puisse essayer de trouver des sous-marins russes dans les eaux de la mer de Norvège, cependant, il n’y a aucune déclaration officielle à ce sujet.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/22/682548/Russie-arctique-militaire-conflit-Etats-Unis-Chine-guerre-

UNE EXPERTE DE L'ONU DENONCE LES EFFETS "DESASTREUX" DES SANCTIONS AMERICAINES

Par Le 19/05/2022

Une experte de l’ONU dénonce les effets « désastreux » des sanctions américaines

 Depuis 9 heures  19 mai 2022

Alena Douhan

Alena Douhan

 Iran - Monde islamique

 

Rédaction du site

La rapporteuse spéciale de l’ONU sur les mesures coercitives unilatérales, Alena Douhan, a affirmé le mercredi 18 mai avoir constaté les effets «désastreux» des sanctions américaines en Iran, à l’issue d’une visite de 12 jours dans la République islamique.

Il s’agissait de la première visite en Iran d’un rapporteur spécial depuis 2005, et de la première visite d’un rapporteur spécial sur les mesures coercitives unilatérales, poste créé en 2014 par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

Au cours de sa visite, du 7 au 18 mai, Alena Douhan, professeure de droit international et directrice du Centre de recherche sur la paix de l’Université d’Etat de Biélorussie, a rencontré des responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile, des experts en santé, et des institutions financières.

«Au cours de cette visite, nous avons pu voir les effets désastreux des sanctions sur le plan humanitaire», a déclaré Alena Douhan lors d’une conférence de presse dans la capitale iranienne.

«Violation avec le droit international»

«Les mesures imposées contre l’Iran sont en violation avec le droit international, elles sont illégales», a-t-elle lancé, appelant à la «levée des sanctions», rapporte l’AFP.

«Malheureusement, pour être réaliste, je ne pense pas qu’elles seront levées au cours du prochain mois», a-t-elle ajouté.

Des négociations ont été lancées il y a un an à Vienne entre Téhéran et les grandes puissances pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Ce dernier est devenu moribond depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis qui, sous Donald Trump, ont réimposé des sanctions étouffantes à l’Iran, entraînant en riposte son désengagement progressif de l’accord.

La visite de Mme Douhan intervient sur fond d’une forte inflation provoquée en partie par les lourdes sanctions économiques américaines.

«Je suis consciente du fait qu’aucun (rapporteur spécial) n’a visité l’Iran au cours des 17 dernières années, et j’espère que ma visite ne sera pas la dernière», a conclu Mme Douhan, tout en affirmant, sans plus de détails, que Téhéran «collabore avec l’ONU pour la mise en place d’un programme de coopération.»

Son rapport final sera présenté au Conseil des droits de l’Homme en septembre.

https://french.almanar.com.lb/2331001

    

INITIATIVE COMMUNISTE EUROPEENNE : LE 9 MAI, UN JALON DE LA GRANDE VICTOIRE ANTIFASCISTE DES PEUPLES

Par Le 09/05/2022

8 Mai 2022

Dimanche 8 mai 2022
Initiative Communiste Européenne : le 9 mai, un jalon de la Grande Victoire Antifasciste des Peuples


Dans une déclaration sur le 77e anniversaire de la Grande Victoire Antifasciste des Peuples, le 9 mai, le Secrétariat de l'Initiative des partis communistes et ouvriers a publié la déclaration suivante :
Nous commémorons fièrement le 9 mai, jalon de la Grande Victoire antifasciste des peuples. Nous rendons hommage aux millions de personnes qui ont sacrifié leur vie, se sont battues les armes à la main, et ont lutté contre l'Axe impérialiste fasciste d'Allemagne-Italie-Japon et leurs alliés. 


Nous honorons la contribution décisive de l'Union soviétique et de la glorieuse Armée rouge, qui a subi 20 millions de pertes, ainsi que la contribution inestimable des partis communistes qui ont dirigé les mouvements de libération nationale et antifascistes dans le monde entier.

Nous nous inspirons de la victoire antifasciste des peuples et renforçons notre lutte quotidienne contre l'UE et les gouvernements bourgeois, contre tous ceux qui tentent par provocation de déformer le 9 mai et de le transformer en "Journée de l'UE". Nous continuons à défier ceux qui tentent de transformer le noir en blanc en assimilant le communisme au monstre du fascisme et en falsifiant l'Histoire afin que les peuples, en particulier les jeunes, oublient la Victoire antifasciste des peuples et ses leçons historiques.

La Seconde Guerre mondiale, comme la première et la guerre actuelle en Ukraine, est le résultat des contradictions impérialistes et de la concurrence pour le redécoupage des marchés et des sphères d'influence. Les peuples paient un lourd tribut à l'invasion russe condamnable de l'Ukraine, comme aux interventions précédentes des États-Unis, de l'OTAN et de l'UE qui y ont conduit : morts et blessés, réfugiés, énergie et carburant extrêmement coûteux et prix élevés. Les prétextes utilisés par les impérialistes des classes bourgeoises pour la guerre impérialiste en Ukraine sont accompagnés d'anticommunisme, de sermons non historiques et de prétendus slogans de dé-nazification. L'histoire de la Victoire antifasciste des peuples et de l'ensemble de la Seconde Guerre mondiale prouve clairement que le nazisme-fascisme est une création du système capitaliste lui-même. C'est pourquoi la lutte contre le fascisme est inséparable de la lutte contre le système capitaliste qui lui donne naissance. Nous repoussons la tentative des forces bourgeoises de s'arroger la lutte antifasciste et la victoire des peuples. Leur "antifascisme" totalement faux et hypocrite est empreint d'anticommunisme.

C'est pourquoi aujourd'hui le bon côté de l'Histoire se trouve dans le camp des peuples contre le camp des impérialistes ; il se trouve dans la lutte dans chaque pays contre la guerre impérialiste en Ukraine, la lutte pour la cessation immédiate de la participation et de l'implication de chaque pays dans la guerre impérialiste.

Nous tirons les leçons de la grande victoire antifasciste. Le socialisme a une fois de plus prouvé sa supériorité par le fait indiscutable que sur le même territoire où se déroule aujourd'hui le massacre des peuples, différents peuples et ethnies vivaient ensemble depuis des décennies en URSS. Nous continuons avec la conviction inébranlable que le socialisme est opportun et nécessaire, qu'il est la seule réponse au système capitaliste barbare, qui ne donne que pauvreté, guerres et réfugiés.

initiative-cwpe.org
source : https://www.idcommunism.com/2022/05/blog-post.html

Tag(s) : #9Mai#URSS

MAI 1945 : L'ALLEMAGNE NAZIE SE REND ... MAIS ETAIT-CE LE 7, LE 8 OU LE 9 MAI?

Par Le 09/05/2022

Mai 1945: L’Allemagne nazie se rend… Mais était-ce le 7, le 8 ou le 9 mai?

 

09 Mai 2022

 

   photo: Signature de la reddition le 7 mai 1945 à Reims, commons.wikimedia.org/

La fin de la Seconde Guerre mondiale, c’était quand? Difficile de répondre à la question. La fin du conflit n’est d’ailleurs pas célébrée à la même date partout en Europe. Auteur des Mythes de l’Histoire moderne et de Big Business avec Hitler, l’historien Jacques R. Pauwels nous explique comment la capitulation de l’Allemagne nazie a fait l’objet de manigances. Avec des répercussions aujourd’hui encore dans le calendrier des commémorations, et même dans l’actuelle guerre en Ukraine. (IGA)

En 1943, les Américains, les Britanniques et les Soviétiques avaient convenu d’une part que la capitulation de l’Allemagne nazie ne ferait pas l’objet de négociations séparées et que d’autre part, cette capitulation devait être inconditionnelle. Au début du printemps 1945, l’Allemagne était pour ainsi dire vaincue et les Alliés se préparaient à recevoir collectivement sa soumission inconditionnelle. Mais où cette cérémonie de capitulation aurait-elle lieu – sur le front oriental ou sur le front occidental ?

Ne serait-ce que pour des raisons de prestige, les Alliés occidentaux préféraient que l’Allemagne nazie reconnaisse sa défaite quelque part sur le front occidental. Les pourparlers secrets que les Britanniques et les Américains tenaient déjà avec les Allemands à ce moment-là (c’est-à-dire en mars 1945) dans une Suisse neutre, en violation flagrante des accords interalliés et sous le nom de code Opération Sunrise, promettaient d’être utiles dans ce contexte. Ils pouvaient aboutir à une capitulation allemande en Italie, ce qui était l’objectif initial des pourparlers, mais ils pouvaient aussi déboucher sur un accord concernant la capitulation allemande à venir, une capitulation générale et supposée inconditionnelle. Des détails intrigants, tels que le lieu de la cérémonie, pouvaient éventuellement être déterminés à l’avance et sans l’apport des Soviétiques. Il existait en fait de nombreuses possibilités à cet égard, car les Allemands eux-mêmes ne cessaient d’approcher les Américains et les Britanniques dans l’espoir de conclure un armistice séparé avec les puissances occidentales ou, si cela s’avérait impossible, de conduire autant d’unités de la Wehrmacht que possible sous captivité américaine ou britannique au moyen de redditions « locales », c’est-à-dire de redditions d’unités plus ou moins importantes de l’armée allemande dans des zones restreintes du front.

La Grande Guerre de 1914-1918 s’est terminée par un armistice clair et sans équivoque, qui a pris la forme d’une capitulation allemande sans condition. La capitulation a été signée au quartier général du maréchal Foch dans le village de Rethondes, près de Compiègne, le 11 novembre peu après 5 heures du matin, et les canons se sont tus le même matin à 11 heures. La Seconde Guerre mondiale, en revanche, va s’arrêter, en Europe du moins, dans l’intrigue et la confusion. Si bien qu’aujourd’hui encore, de nombreuses idées fausses circulent sur le moment et le lieu de la capitulation allemande. En effet, la Seconde Guerre mondiale s’est terminée sur le théâtre européen non pas par une, mais par une série de capitulations allemandes, une véritable orgie de redditions. Et même après les signatures, il a parfois fallu attendre longtemps avant que les hostilités ne prennent fin.

Tout a commencé en Italie le 29 avril 1945, avec la capitulation de toutes les armées d’Allemagne dans le sud-ouest de l’Europe, devant les forces alliées dirigées par le maréchal britannique Harold Alexander. La cérémonie eut lieu dans la ville de Caserta, près de Naples. Parmi les signataires du côté allemand figurait le général SS Karl Wolff. C’est lui qui a mené en Suisse les négociations avec des agents secrets américains sur des questions sensibles telles que la neutralisation des antifascistes italiens; dans les plans américano-britanniques pour l’Italie d’après-guerre, il n’y avait pas de place pour ces antifascistes. Staline avait découvert cette « opération Sunrise » et avait exprimé des appréhensions sur l’arrangement qui était en train d’être élaboré entre les Alliés occidentaux et les Allemands en Italie. Or, il finit par donner sa bénédiction à cette capitulation. L’armistice fut signé le 29 avril, mais il ne prévoyait un cessez-le-feu que le 2 mai. Cela devait laisser suffisamment de temps aux troupes américaines ou britanniques pour se précipiter jusqu’à Trieste, où les troupes allemandes combattaient les partisans yougoslaves de Tito ; ce dernier avait de bonnes raisons de croire que cette ville allait faire partie de la Yougoslavie après la guerre et il avait sans doute à l’esprit le dicton selon lequel possession vaut titre. Toutefois, les Américains et les Britanniques voulaient empêcher ce scénario. Une unité néo-zélandaise atteignit Trieste « après une course effrénée depuis Venise » le 2 mai et contribua à contraindre les Allemands de la ville à se rendre le lendemain, dans la soirée. Une chronique néo-zélandaise de cet événement relate avec euphémisme que leurs hommes « sont arrivés juste à temps pour libérer la ville avec des unités de l’armée de Tito », mais admet que l’objectif était d’empêcher les communistes yougoslaves de s’emparer de Trieste par eux-mêmes et de mettre en place leur propre administration militaire, ce qui aurait renforcé leurs revendications sur la région.

En Grande-Bretagne, beaucoup de gens croient fermement, encore aujourd’hui, que la guerre contre l’Allemagne nazie s’est terminée par une capitulation allemande dans le quartier général d’un autre maréchal britannique, à savoir Montgomery, sur la lande de Luneburg, dans le nord de l’Allemagne. Pourtant, cette cérémonie eut lieu le 4 mai 1945, c’est-à-dire cinq jours au moins avant que les canons ne se taisent définitivement en Europe. Et cette capitulation ne s’appliquait qu’aux troupes allemandes qui avaient jusqu’alors combattu aux Pays-Bas et dans le nord-ouest de l’Allemagne le 21e groupe d’armées britannico-canadien de Montgomery. Par mesure de précaution, les Canadiens acceptèrent la capitulation de toutes les troupes allemandes en Hollande le lendemain, le 5 mai, au cours d’une cérémonie à Wageningen, une ville de la province de Gelderland, dans l’est des Pays-Bas. Pour les Britanniques, il est bien sûr important et gratifiant de croire que les Allemands ont dû mendier un cessez-le-feu dans le quartier général de leur cher « Monty » ; pour ce dernier, le prestige associé à l’événement a permis de compenser quelque peu le fait que sa réputation avait considérablement souffert du fiasco de l’opération Market Garden. Montgomery avait parrainé en septembre 1944 cette tentative de franchir le Rhin dans la ville néerlandaise d’Arnhem.

Aux États-Unis et en Europe occidentale, l’événement de la lande de Lunebourg est considéré à juste titre comme une capitulation strictement locale. Certes, il est en quelque sorte reconnu comme un prélude à la capitulation allemande définitive et au cessez-le-feu qui en a résulté. Mais pour les Américains, les Français, les Belges et les autres, cette capitulation allemande définitive s’est produite au Q.G. du général Eisenhower, commandant suprême de toutes les forces alliées sur le front occidental, dans un modeste bâtiment scolaire de la ville de Reims, le 7 mai 1945, au petit matin. Toutefois, cet armistice ne devait entrer en vigueur que le lendemain, le 8 mai, et seulement à 23 h 01. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui encore, les cérémonies de commémoration aux États-Unis et en Europe occidentale se déroulent le 8 mai.

Aussi important fût-il, l’événement de Reims ne constituait pas encore la cérémonie de capitulation finale. En effet, avec la permission du successeur d’Hitler, l’amiral Dönitz, des porte-parole allemands étaient venus frapper à la porte d’Eisenhower pour tenter une fois de plus de conclure un armistice uniquement avec les Alliés occidentaux ou à défaut, pour essayer de sauver des griffes soviétiques des unités supplémentaires de la Wehrmacht à travers des redditions locales sur le front occidental. Eisenhower n’était pas personnellement disposé à consentir à de nouvelles redditions locales, et encore moins à une capitulation générale de l’Allemagne aux seuls Alliés occidentaux. Mais il appréciait les potentiels avantages dont bénéficierait le camp occidental si, d’une manière ou d’une autre, le gros de la Wehrmacht se retrouvait en captivité chez les Britanniques et les Américains plutôt que chez les Soviétiques. Par ailleurs, il se rendait compte qu’il s’agissait d’une occasion unique d’inciter les Allemands désespérés à signer dans son quartier général la capitulation générale et inconditionnelle sous la forme d’un document conforme aux accords interalliés ; ce détail contribuerait évidemment beaucoup à rehausser le prestige des États-Unis.

A Reims, on assista donc à un scénario byzantin. Premièrement, un obscur officier de liaison soviétique, le général de division Ivan Susloparov, arriva de Paris pour sauver l’apparence de la collégialité alliée requise. Deuxièmement, alors qu’il était clair pour les Allemands qu’il ne pouvait être question d’une capitulation séparée sur le front occidental, une concession leur fut faite sous la forme d’un accord stipulant que l’armistice n’entrerait en vigueur qu’après un délai de quarante-cinq heures. Cette mesure fut adoptée pour répondre au désir des nouveaux dirigeants allemands de donner au plus grand nombre possible d’unités de la Wehrmacht une dernière chance de se rendre aux Américains ou aux Britanniques. Cet intervalle donna ainsi aux Allemands l’occasion de transférer des troupes de l’Est, où de violents combats se poursuivaient sans relâche, vers l’Ouest, où, après les cérémonies de signature de Luneburg puis de Reims, presque plus aucun coup de feu n’avait été tiré. Les Allemands, dont la délégation était dirigée par le général Jodl, signèrent le document de capitulation au quartier général d’Eisenhower le 7 mai à 2 h 41 ; mais les canons ne devaient se taire que le 8 mai à 23 h 01. Et ce n’est qu’après l’entrée en vigueur de la capitulation allemande que les commandants américains locaux ont cessé de permettre aux Allemands en fuite de s’échapper derrière les lignes des Alliés occidentaux. On peut donc affirmer que l’accord conclu dans la ville champenoise ne constituait pas une capitulation totalement inconditionnelle.

Le document signé à Reims donnait précisément aux Américains ce qu’ils voulaient, à savoir le prestige d’une capitulation générale allemande sur le front occidental dans le quartier général d’Eisenhower. Leur rêve d’une capitulation devant les seuls Alliés occidentaux apparaissant hors d’atteinte, les Allemands obtenaient également ce qu’ils pouvaient espérer de mieux: « un report de la sentence », pour ainsi dire, de près de deux jours. Pendant ce temps, les combats ne se sont poursuivis pratiquement que sur le front oriental, et d’innombrables soldats allemands en ont profité pour disparaître derrière les lignes américano-britanniques.

Toutefois, le texte de la capitulation de Reims n’était pas entièrement conforme à la formulation d’une capitulation générale allemande convenue auparavant par les Américains et les Britanniques ainsi que par les Soviétiques. On peut par ailleurs douter que le représentant de l’URSS, Susloparov, fût réellement qualifié pour cosigner le document. En outre, il est compréhensible que les Soviétiques n’étaient pas du tout satisfaits que les Allemands aient eu la possibilité de continuer à combattre l’Armée rouge pendant près de deux jours supplémentaires, alors que sur le front occidental, les combats étaient pratiquement terminés. Tout cela donnait donc l’impression que ce qui avait été signé à Reims était en fait une capitulation allemande sur le front occidental uniquement, un arrangement qui violait les accords interalliés.
Pour clarifier les choses, il fut décidé d’organiser une ultime cérémonie de capitulation, de sorte que la capitulation allemande de Reims se révèle rétroactivement comme une sorte de prélude à la capitulation finale et/ou comme une capitulation purement militaire, même si les Américains et les Européens de l’Ouest continuent à la commémorer comme la véritable fin de la guerre en Europe.

C’est à Berlin, dans le quartier général du maréchal Joukov, que la capitulation finale et générale, politique et militaire de l’Allemagne est signée le 8 mai 1945; ou autrement dit, que la capitulation allemande conclue la veille à Reims est dûment ratifiée par tous les Alliés. Les signataires pour l’Allemagne, agissant sur les instructions de l’amiral Dönitz, étaient les généraux Keitel, von Friedeburg (qui était également présent à Reims) et Stumpf. Comme Joukov avait un rang militaire inférieur à celui d’Eisenhower, ce dernier avait une excuse parfaite pour ne pas assister à la cérémonie dans les décombres de la capitale allemande. Il envoya à la signature son adjoint britannique, le maréchal Tedder, ce qui enleva évidemment un peu de lustre à la cérémonie de Berlin au profit de celle de Reims.
Pour les Soviétiques et la majorité des Européens de l’Est, la Seconde Guerre mondiale en Europe s’est terminée par la cérémonie du 8 mai 1945 à Berlin, cérémonie qui a abouti au dépôt des armes le lendemain, le 9 mai. Pour les Américains, et pour la plupart des Européens de l’Ouest, « la vraie de vraie » était et reste la capitulation de Reims, signée le 7 mai et effective le 8 mai. Si les premiers commémorent toujours la fin de la guerre le 9 mai, les seconds le font invariablement le 8 mai. Quant aux Hollandais, ils célèbrent le 5 mai, date de la cérémonie au quartier général canadien de Wageningen. Le fait que l’un des plus grands drames de l’histoire mondiale ait pu connaître une fin aussi confuse et indigne en Europe est la conséquence, comme l’écrit l’historien américain Gabriel Kolko, de la manière dont les Américains et les Britanniques ont cherché à tirer de l’inévitable capitulation allemande toutes sortes d’avantages, grands et petits, pour eux-mêmes – au détriment des Soviétiques.

La raison pour laquelle aucun véritable traité de paix n’a jamais été signé avec l’Allemagne, c’est que les vainqueurs – les Alliés occidentaux d’une part et les Soviétiques d’autre part – n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le sort de l’Allemagne. Par conséquent, quelques années après la guerre, deux États allemands sont apparus, ce qui a concrètement exclu la possibilité d’un traité de paix reflétant un accord acceptable pour toutes les parties concernées. Un traité de paix avec l’Allemagne aurait pu apporter un règlement définitif de toutes les questions non résolues après la guerre, comme la question de la frontière orientale de l’Allemagne. Mais un tel règlement est apparu faisable seulement lorsque la réunification des deux Allemagnes est devenue une proposition réaliste, c’est-à-dire après la chute du mur de Berlin. C’est ainsi qu’ont été rendues possibles les négociations « Deux plus Quatre » de l’été et de l’automne 1990. Au cours de ces négociations, les deux États allemands ont d’une part trouvé des moyens de réunifier l’Allemagne. Les quatre grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale – les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Union soviétique – ont d’autre part imposé leurs conditions à la réunification de l’Allemagne et ont clarifié le statut du pays nouvellement réunifié, en tenant compte non seulement de leurs propres intérêts, mais aussi de ceux d’autres États européens concernés, comme la Pologne. Résultat de ces négociations, une convention a été signée à Moscou le 12 septembre 1990. Faute de mieux, elle peut être considérée comme le traité de paix qui a mis officiellement fin à la Seconde Guerre mondiale, du moins en ce qui concerne l’Allemagne.

C’est à cette époque, en 1990, que les Soviétiques se sont engagés à retirer leurs troupes de tous les pays d’Europe de l’Est qui avaient été leurs « satellites », et ils ont tenu cette promesse ; ils ont également dissous le Pacte de Varsovie. Les troupes américaines, en revanche, sont restées en Allemagne depuis lors, et le Congrès américain a tout récemment décidé officiellement qu’elles y resteront pour une période indéfinie, même si la plupart des Allemands aimeraient voir les Yankees rentrer chez eux. Les États-Unis n’ont pas non plus répondu à la dissolution du Pacte de Varsovie par une dissolution de l’OTAN. Cette alliance avait supposément été créée pour défendre l’Europe contre une menace soviétique, et cette menace avait cessé d’exister. De plus, Washington n’a pas tenu sa promesse de ne pas étendre l’OTAN aux frontières de la Russie en contrepartie du retrait des troupes de l’Armée rouge ; au lieu de cela, la Pologne, les pays baltes, la République tchèque et d’autres encore ont été inscrits comme membres de l’alliance. L’OTAN servant clairement des objectifs offensifs, même dans des pays lointains comme l’Afghanistan, la poussée de l’alliance dans les régions orientales de l’Europe semblait de plus en plus menaçante pour les Russes.
Il n’est pas difficile de comprendre que Moscou ait jugé inacceptable l’intégration prévue de l’Ukraine au sein de l’OTAN. C’est ainsi qu’est née la guerre actuelle dans ce pays. Espérons que ce conflit, contrairement à la Seconde Guerre mondiale, se terminera bientôt par un armistice sans ambiguïté et un solide traité de paix !

Jacques R. Pauwels est historien, auteur de « Le mythe de la bonne guerre » ; « Les États-Unis et la Deuxième Guerre mondiale » ; « Big business avec Hitler » ; « La Grande Guerre des classes » et « Les Mythes de l’histoire moderne ».

Traduit de l’anglais par GL pour Investig’Action

photo: Signature de la reddition le 7 mai 1945 à Reims, commons.wikimedia.org/

AUJOURD'HUI, LES MEDIAS LAVENT PLUS BLANC LES NAZIS QU'ILS CONDAMNAIENT AUPARAVANT

Par Le 06/05/2022

6 mai 2022

Aujourd’hui, les médias lavent plus blanc les Nazis qu’ils condamnaient auparavant

Moon Of Alabama

Récemment, le New York Times, comme beaucoup d’autres médias occidentaux, a changé de langage pour parler du bataillon fasciste ukrainien Azov.

Ce qui était autrefois « une organisation paramilitaire néonazie ukrainienne », dont le FBI a dit qu’elle était connue pour son « association avec l’idéologie néonazie », a d’abord été qualifié d’« extrême droite » avant de devenir « une unité normale de l’armée ukrainienne ».

Le massacre en Nouvelle-Zélande met en évidence la portée mondiale de l’extrémisme blanc*, 15 mars 2019

« Sur son fusil était griffonné un credo nationaliste blanc popularisé par le terroriste intérieur et néonazi américain David Lane. Sur son gilet pare-balles figurait un symbole couramment utilisé par le bataillon Azov, une organisation paramilitaire néonazie ukrainienne. »

Nous avons autrefois combattu les djihadistes. Maintenant, nous combattons les suprémacistes blancs, 11 février 2020

« Les défenseurs du bataillon ukrainien Azov, que le F.B.I. qualifie d’"unité paramilitaire" notoirement connue pour son "association avec l’idéologie néonazie", nous accusent de faire partie d’une campagne du Kremlin visant à "diaboliser" le groupe. »

Pourquoi Vladimir Poutine invoque les nazis pour justifier son invasion de l’Ukraine, 17 mars 2022

« La semaine dernière, Facebook a déclaré qu’il faisait une exception à ses politiques de lutte contre l’extrémisme pour autoriser les éloges de l’unité militaire ukrainienne d’extrême droite du bataillon Azov, "strictement dans le contexte de la défense de l’Ukraine, ou dans leur rôle en tant que partie de la garde nationale ukrainienne". »

Depuis l’aciérie de Mariupol, les combattants partagent des vidéos désespérées pour faire connaître leur histoire, 29 avril 2022

« Ces scènes sont tirées de vidéos mises en ligne ces derniers jours par le régiment Azov, une unité de l’armée ukrainienne, qui affirme qu’elles ont été prises dans les bunkers en forme de labyrinthe situés sous l’immense aciérie Azovstal à Mariupol, en Ukraine. »

* * * * * *

Ce n’est pas que le régiment Azov se soit déradicalisé avec le temps. Il est en fait devenu plus extrême.

Azov a infiltré d’autres organisations, notamment certaines unités de l’armée régulière ukrainienne, la garde nationale, la police et le SBU (Sécurité Intérieure). Azov n’est de loin pas la seule organisation (para)militaire fasciste en Ukraine. Il existe le bataillon Aïdar, le Pravy Sektor, l’organisation de « jeunesse » C-14 du parti fasciste Svoboda, ainsi qu’une douzaine d’autres organisations de ce type.

Non seulement ces groupes ne sont pas interdits comme ils devraient l’être, mais ils sont encouragés et partiellement financés par le gouvernement ukrainien.

L’infiltration des services de sécurité et du gouvernement a des conséquences dangereuses pour le public ukrainien.

Au fil des ans, de nombreux médias ont correctement rendu compte des fascistes ukrainiens. En voici une collection incomplète :

• 15 000 nationalistes ukrainiens défilent en faveur de Bandera - 1 janvier 2014 - USA Today
• Les États-Unis soutiennent-ils les néonazis en Ukraine ? - 25 février 2014 - Salon
• Comment l’extrême droite a pris les postes les plus importants à la faveur de la vacance du pouvoir en Ukraine - 5 mars 2014 - Channel 4
• Contenir les néofascistes d’Ukraine - 6 mars 2014 - CNN
• Nier le rôle de l’extrême-droite dans la révolution ukrainienne - 7 mars 2014 - FAIR
• La question néonazie en Ukraine - 11 mars 2014 - Huffpost
• Oui, il y a des méchants dans le gouvernement ukrainien - 18 mars 2014 - Foreign Policy
• Analyse : Les États-Unis s’acoquinent avec le gouvernement de Kiev, y compris l’extrême droite - 30 mars 2014 - NBCnews
• Profil : Le Pravy Sektor ultra-nationaliste ukrainien - 28 avril 2014 - BBC
• Le fascisme revient sur le continent qu’il a autrefois détruit - 12 mai 2014 - The New Republic
• Conflit en Ukraine : un guerrier du "pouvoir blanc" venu de Suède - 16 juillet 2014 - BBC
• Se préparer à la guerre avec les défenseurs de la liberté fascistes en Ukraine - 30 août 2014 - Foreign Policy
• Une télévision allemande montre des symboles nazis sur les casques des soldats ukrainiens - 9 septembre 2014 - NBCnews
• Les combattants du bataillon Azov sont la plus grande arme de l’Ukraine et peuvent être sa plus grande menace - 10 septembre 2014 - Guardian
• Une unité de volontaires ukrainiens comprend des nazis - 10 mars 2015 - USA Today
• La Chambre américaine admet le rôle des nazis en Ukraine - 14 juin 2015 - Consortium News
• Pourquoi le nouveau parti ultranationaliste ukrainien ne durera pas - 19 octobre 2016 - Atlantic Council
• Le camp d’été militaire hyper-nationaliste ukrainien pour enfants - 13 juillet 2017 - NBCnews
• La réalité des néonazis en Ukraine est loin d’être de la propagande du Kremlin - 9 nov. 2017 - The Hill
• Les États-Unis arment et aident les néo-nazis en Ukraine, alors que le Congrès débat de leur interdiction - 18 janvier 2018 - The RealNews Network
• En Ukraine, la milice ultranationaliste fait régner la peur dans certains quartiers - 30 janvier 2018 - RFERL
• Commentaire : Le problème néonazi de l’Ukraine - 19 mars 2018 - Reuters
• La collusion de l’Amérique avec les néonazis - 2 mai 2018 - The Nation
• L’Ukraine a un vrai problème avec la violence d’extrême droite (et non, RT n’a pas écrit ce titre) - 20 juin 2018 - Atlantic Council
• L’Ukraine, l’antisémitisme, le racisme et l’extrême droite - 16 octobre 2018 - Atlantic Council
• Azov, le groupe ultranationaliste le plus important d’Ukraine, jette son dévolu sur les États-Unis et l’Europe - 14 novembre 2018 - RFERL
• Les néonazis et l’extrême droite sont en marche en Ukraine - 22 février 2019 - The Nation
• L’ultranationalisme en Ukraine - un essai photographique - 11 avril 2019 - Guardian
• Il y a un mouvement d’extrême droite qui déteste le Kremlin - 17 avril 2019 - Foreign Policy
• L’Amérique forme-t-elle des néonazis en Ukraine ? - 8 déc. 2019 - DailyBeast
• Le Régiment Azov ne s’est pas dépolitisé - 19 mars 2020 - Atlantic Council
• Like, Partage, Recrute : Comment une milice suprémaciste blanche utilise Facebook pour radicaliser et former de nouveaux membres- 7 janvier 2021 - Time
• Profil : Qui est le régiment d’extrême droite Azov en Ukraine ? - 1er mars 2022 - Aljazeerah
• Comment le président juif ukrainien Zelensky a fait la paix avec les paramilitaires néonazis sur les lignes de front de la guerre avec la Russie - 4 mars 2022 - Grayzone
• Le problème nazi de l’Ukraine est réel, même si la revendication de Poutine de "dénazifier l’Ukraine" ne l’est pas - 6 mars 2022 - NBCnews
• Le bataillon Azov, d’extrême droite, s’impose comme un défenseur controversé de l’Ukraine - 6 avril 2022 - Washington Post

En plus de ces articles et de nombreux autres reportages médiatiques, il existe des rapports détaillés de diverses organisations qui documentent les crimes de guerre qu’Azov et des groupes comme lui ont commis en Ukraine. En 2015, la Fondation pour l’étude de la démocratie a publié un rapport sur les crimes de guerre des forces armées et des forces de sécurité de l’Ukraine : torture et traitements inhumains. En 2018, la plateforme des droits de l’homme « Uspishna Varta » a écrit dans un rapport sur le ministère des Affaires intérieures et le bureau du procureur général de l’Ukraine :

L’existence de groupes paramilitaires au sein d’un certain nombre de partis d’extrême droite et d’organisations nationalistes, qui est expressément interdite par l’article 37 de la Constitution ukrainienne, est très préoccupante. Au sein du parti "National Corpus" (précédemment "Azov") opère la division paramilitaire "National Druzhina", qui a organisé une marche publique dans le centre de Kiev en février 2018. Non seulement les activités de cette organisation ne sont pas réprimées par les représentants des organes chargés de l’application des lois, mais elles sont ouvertement encouragées par la direction du ministère des Affaires intérieures de l’Ukraine. 28% de toutes les violations des droits et libertés politiques enregistrées par la plateforme des droits de l’homme "Uspishna Varta" d’avril à août 2018 ont impliqué des organisations radicales de droite, principalement C14, ainsi que "National Druzhina", "Bratstvo", "Pravy Sektor", etc.

Le HCDH a documenté 22 cas de discrimination, de discours de haine et/ou de violence dirigés contre des personnes appartenant à des minorités ou ayant des opinions alternatives, sociales ou politiques particulières entre le 16 février et le 15 mai. Dans le même temps, dans 21 cas, les violences ont été commises par des membres de groupes d’ultra-droite, qui semblent avoir agi en toute impunité. La police et le bureau du procureur de l’État n’ont pas empêché les actes de violence, ne les ont pas qualifiés correctement de crimes de haine, n’ont pas enquêté efficacement sur les crimes discriminatoires et n’ont pas poursuivi les auteurs, ce qui viole le droit de ne pas être discriminé également au regard de la loi et conduit à une atmosphère d’impunité et à un manque de justice pour les victimes.

Tout cela est bien connu. Au fil des ans, les médias occidentaux ont mis en garde contre la montée du fascisme en Ukraine. Si les partis fascistes obtiennent peu de voix en Ukraine, ils sont en fait très puissants. Ils possèdent les rues, ont les armes et tuent les politiciens qui ne font pas ce que disent Azov et les autres groupes fascistes. Ils peuvent agir en toute impunité.

Amnesty International a recensé certains des crimes commis par les groupes fascistes en Ukraine :

• Ukraine : Amnesty International et Human Rights Watch demandent une enquête impartiale sur les événements survenus à Odessa le 2 mai - 8 mai 2014.
• Ukraine : Une attaque mortelle à la roquette met en évidence la nécessité de protéger les civils dans l’est de l’Ukraine - 16 juillet 2014
• Ukraine : Abus et crimes de guerre commis par le bataillon de volontaires Aïdar dans le nord de la région de Louhansk - 8 septembre 2014
• Ukraine : Assassinats sommaires pendant le conflit dans l’est de l’Ukraine - 20 octobre 2014
• Ukraine : L’inaction des autorités encourage l’intensification des violences de l’extrême droite - 16 mai 2018.
• Ukraine : Des mesures décisives doivent être prises sans attendre pour traduire en justice les auteurs de deux attaques meurtrières contre des Roms - 2 juil. 2028
• Ukraine : Les autorités doivent prendre les mesures nécessaires face aux attaques visant les militants et les défenseurs des droits humains - 3 octobre 2018
Ukraine : La première marche des fiertés à Kharkiv est entachée de violences et souligne les multiples manquements des autorités - 23 décembre 2019

Human Rights Watch dispose d’une longue liste de rapports sur l’Ukraine. Si certains accusent les séparatistes de l’Est et la Russie, beaucoup d’autres pointent du doigt la violence de l’extrême droite fasciste.

Actuellement, une unité principale d’Azov se trouve dans le sous-sol de l’usine métallurgique Azovstal à Mariupol, entourée de troupes russes. Elle prétend avoir des otages civils et refuse de se rendre. Il n’est pas justifié de les blanchir maintenant simplement parce qu’ils se sont mis dans cette situation, comme le fait manifestement le NYT.

* * * * * *

Quelques remarques sur l’article de MOA :

* Le terme « extrémisme blanc », employé par le NYT, est la traduction littérale de la formulation américaine « white extremism ». Elle peut sembler malvenue à nous, Européens, pour qui l’extrémisme n’est pas question de couleur de peau mais d’idéologie ou de religion. On pourra la remplacer par « suprémacisme blanc ».

Je rajoute à cette longue liste de liens données par MOA, celui-ci qui comporte un nombre impressionnant d’articles et de photos sur le fascisme ukrainien et l’amnésie actuelle des médias mainstream (MSM).

La plupart de ces liens renvoient à des articles en anglais. Sans vouloir faire de la pub, si vous tenez à les lire sans pour autant maîtriser la langue de Shakespeare, n’hésitez pas à utilisez Deepl.com, c’est le meilleur outil (gratuit) de traduction en ligne. Quelques copier-coller suffisent.

Cet article vise évidemment à faire parvenir à toute personne tenant le néonazisme en Ukraine pour une fable ou de la propagande russe. Et il y en a des wagons, sans mauvais jeu de mot... Il nous donne la preuve de ce que j’avançais dans le dernier article que j’ai publié sur le Grand Soir, à savoir que l’intervention russe en Ukraine devrait aussi être considérée comme un (nouveau) sauvetage des fesses européennes. C’est d’autant plus inquiétant que ces dernier mois pré-électoraux ont montré en France l’existence de fanatiques d’extrême-droite derrière la façade policée des partis légitimes... La réalité de ces faits n’a d’égale que notre ingratitude stupide pour la Russie. Nous ne la méritons pas.

XP

»» https://www.moonofalabama.org/2022/04/azovreplist.html#more

URL de cet article 37988

LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) ET SES AFFILIES CELEBRENT LE 1er MAI PAR DES ACTIVITES MILITANTES DANS LE MONDE ENTIER.

Par Le 04/05/2022

3 Mai 2022

01 May 2022
Les travailleurs du monde entier ont organisé des grèves massives, des manifestations, des rassemblements pour le 1er mai dans tous les pays du monde, des célébrations qui ont honoré les 136 ans du soulèvement des travailleurs de Chicago et ont exprimé leur internationalisme et exigé l’arrêt des interventions impérialistes, des droits contemporains pour la classe ouvrière dans chaque pays, de meilleurs salaires, des droits et libertés syndicaux, de la sécurité sociale, des politiques pour faire face au chômage.

source : http://www.wftucentral.org/la-fsm-et-ses-affilies-celebrent-le-1er-mai-par-des-activites-militantes-dans-le-monde-entier/?lang=fr

La FSM et ses Affiliés célèbrent le 1er mai par des activités militantes dans le monde entier.

La FSM et ses Affiliés célèbrent le 1er mai par des activités militantes dans le monde entier.

La FSM et ses Affiliés célèbrent le 1er mai par des activités militantes dans le monde entier.

La FSM et ses Affiliés célèbrent le 1er mai par des activités militantes dans le monde entier.

La FSM et ses Affiliés célèbrent le 1er mai par des activités militantes dans le monde entier.

La FSM et ses Affiliés célèbrent le 1er mai par des activités militantes dans le monde entier.

Tag(s) : #FSM

source : http://www.wftucentral.org/la-fsm-et-ses-affilies-celebrent-le-1er-mai-par-des-activites-militantes-dans-le-monde-entier/?lang=fr

JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE : FREE ASSANGE

Par Le 03/05/2022

Journée mondiale de la liberté de la presse: Free Assange

Par Marie France Deprez

Mondialisation.ca, 02 mai 2022

Comité Free.Assange.Belgium

Thème: 

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Le mardi 3 mai, nous célébrons la journée mondiale de la liberté de la presse, journée instaurée par l’UNESCO en 1993.

 Depuis plus de 12 ans, le journaliste Julian Assange est poursuivi par les Etats-Unis pour avoir osé informer les citoyens du monde entier à propos de crimes que leurs troupes commettaient en Afghanistan et en Irak.

Les publications relayées par tous les grands journaux du monde, y compris aux Etats-Unis et au Royaume-Uni étaient basées sur des centaines de milliers de documents authentifiés qui avaient été placés sur la plateforme WikiLeaks  par la lanceuse d’alerte Chelsea Manning.

Pour publier ces textes, plusieurs journalistes ont travaillé de concert avec Julian Assange dans un bureau qui leur était spécialement affecté à The Guardian à Londres.

Parmi ces journalistes, seul Julian Assange est poursuivi sous le prétexte qu’il serait un hacker, un espion.
Lors des audiences concernant son extradition, plusieurs de ses collègues journalistes sont venus témoigner de la qualité de son travail, de son honnêteté et de son souci de la vérité.

Une vérité que les Etats-Unis auraient préféré tenir secrète alors que les crimes de guerre, doivent être connus du public, une information importante pour se positionner dans la société. Lorsque des crimes sont commis, ce sont les auteurs qui doivent être poursuivis, pas le messager qui en informe le public.

Depuis 3 ans Julian Assange est maintenu en isolement quasi complet dans la prison de haute sécurité de Belmarsh en attendant la réponse, qui devrait tomber ce mois-ci, du Royaume-Uni à la demande d’extradition des Etats-Unis.

Un journaliste est en prison au cœur de l’Europe qui pourtant aime si souvent rappeler son attachement aux valeurs de respect des droits humains en général et de la liberté de la presse en particulier.

 Voici une vidéo que nous avons réalisée à l’occasion de cette journée mondiale de la liberté de la presse pour que le sort si scandaleux réservé à un aussi courageux journaliste et éditeur ne soit pas oublié (1). Regardez-la et partagez-la.

Continuons à nous mobiliser pour sa libération immédiate et pour l’abandon des charges des Etats-Unis !

Voici le lien vers la vidéo.

https://drive.google.com/file/d/1tblSdM2IuU2KY-sGBJcMRDOIFP3J3MeM/view?usp=sharing

(1) Placer des rubans jaunes est une réponse à l’appel de Christine Assange, la mère de Julian Assange, qui ayant appris qu’il devait porter un brassard jaune lors des visites et de ses déplacements dans la prison, a pensé faire de cette couleur un symbole de la libération de son fils. Initiée en Australie, cette campagne YellowRibbons4Assange se répand maintenant dans le monde.

Marie France Deprez du Comité Free.Assange.Belgium

Voir sur Facebook :

https://www.facebook.com/ComiteAssangeBelgium

 

La source originale de cet article est Comité Free.Assange.Belgium

Copyright © Marie France Deprez, Comité Free.Assange.Belgium, 2022

https://www.mondialisation.ca/journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-free-assange/5667803

VOULONS-NOUS QUE LES NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE SOIENT REMPLACEES PAR UNE ROUTE DES CHARS?

Par Le 02/05/2022

Voulons-nous que les nouvelles Routes de la Soie soient remplacées par une Route des Chars ?

 

02 Mai 2022

  

La guerre en Ukraine, inhumaine et plongeant des populations entières dans le désespoir et la misère, ne peut-elle se lire comme un signe avant-coureur de la confrontation entre les États-Unis et la Chine ? Cette confrontation est-elle inéluctable ? Ne peut-on imaginer un monde ouvert et interconnecté tel que proposé par les nouvelles Routes de la Soie (BRI) ? L’ouverture, l’interconnexion et la solidarité sont des conditions indispensables pour réfléchir et agir efficacement en faveur du climat et de la planète. Or l’urgence climatique est, aujourd’hui plus que jamais, un sujet qui doit être au cœur de nos préoccupations !

Lancée en 2013, l’Initiative Belt and Road (BRI) a fini par s’imposer comme un gigantesque projet d’infrastructures pour relier l’Empire du Milieu à l’Europe, au reste de l’Asie, au Moyen-Orient et à l’Afrique. Le projet qui rassemble actuellement 150 pays partenaires comprend un réseau de routes et de voies ferrées (anciennes et nouvelles) ainsi qu’une voie maritime qui relie la Chine à l’Europe en passant par l’Asie centrale, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique. Le coût de l’investissement est estimé à 1000 milliards de dollars et le projet lui-même devrait durer une dizaine d’années avant d’être pleinement opérationnel.

La BRI signe un rapprochement entre la Chine et l’UE d’une part, et la Chine et les pays islamiques d’autre part. Cela n’est pas pour plaire à la Maison blanche.

 

Le 15 novembre 2020, 15 États d’Asie et du Pacifique ont signé un accord de partenariat économique global régional (RCEP pour « Regional Comprehensive Economic Partnership Agreement »). Le RCEP réunit dix États membres de  l’ASEAN (Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam) et cinq autres États de l’Asie et du Pacifique : la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cet accord impressionne tant par le champ géographique couvert que par son aspect économique. Il concerne plus de 2 milliards d’individus et représente 30% du PIB mondial. Il est à ce titre le plus grand accord de libre-échange au monde. Le RCEP prévoit l’élimination des droits de douane à hauteur de 90%. Pour bon nombre de produits les droits de douane seront annihilés dès l’entrée en vigueur de l’accord. Pour les autres l’élimination se fera de manière progressive sur 20 ans. Comme de nombreux accords de libre-échange, le RCEP comprend des volets relatifs à la propriété intellectuelle, aux investissements, au commerce électronique, à la concurrence et aux petites et moyennes entreprises. L’ensemble de ces mesures vise à garantir un niveau élevé de libéralisation des échanges entre les signataires. Le RCEP permettra à cette région et plus particulièrement à la Chine d’asseoir son influence économique face aux États-Unis, première puissance mondiale.

Le RCEP est entré en vigueur au début de l’année 2022. Cela non plus n’est pas pour plaire aux USA… sans parler de la percée de la Chine dans le domaine du numérique et des nouvelles technologies vertes où elle s’est imposée ces dernières années.

Quel rapport avec le conflit russo-ukrainien ?

Le mardi 22-02-2022 ne fut pas un jour comme un autre. Certes, il y a le fameux palindrome que certains prophètes modernes ont interprété comme « apocalyptique », mais il y a surtout la rapidité avec laquelle Jo Biden a dénoncé « le début d’une invasion russe de l’Ukraine » et a décidé, de but en blanc, d’une « première tranche » de sanctions qui viendraient couper la Russie des financements occidentaux. Comme il fallait s’y attendre, les 27 États membres de l’UE ont suivi l’exemple et ont adopté un ensemble de mesures de rétorsion à l’encontre de la Russie.

Ce ne fut qu’un début, comme on le sait.

Sans vouloir excuser ni minimiser la décision de Poutine d’avoir déployé son armée en Ukraine – pays juridiquement indépendant, agressé par une puissance étrangère, c’est incontestable -, je ne peux m’empêcher de penser que cette guerre fut une bénédiction pour Washington.

Les États-Unis sont le premier pays à alimenter l’armée ukrainienne, à hauteur de 14 milliards de dollars pour le seul vote du 10 mars, une armée dont on sait qu’elle comprend des éléments néo-nazis. Les États-Unis sont les derniers à souhaiter un cessez-le-feu en Ukraine, car si cette guerre se prolonge, elle pourrait avoir un impact énorme sur les chaînes industrielles au niveau mondial. Elle permettrait à l’administration Biden de résorber la crise économique interne à laquelle la première puissance économique doit faire face. Selon les données du ministère américain du travail, l’inflation a atteint 8,5 %, le « panier de la ménagère » a atteint son niveau le plus élevé depuis 40 ans, le prix de l’essence est monté en flèche ; en outre, la violence raciale est endémique, le pourcentage d’incarcérations est le plus élevé au monde, etc.

Le gouvernement américain déplace ses problèmes internes vers d’autres pays : une guerre par procuration de plus à l’actif d’Oncle Sam !

La guerre en Ukraine s’est présentée aux États-Unis comme une planche de salut sur laquelle Jo Biden a sauté à pieds joints, entraînant dans un surf dangereux les 27 États européens. Cette fois, ils sont les premiers à faire les frais de la guerre et à s’alarmer de la montée en flèche de l’extrême droite en Europe.

Mais derrière le danger immédiat de la guerre et sa menace d’une catastrophe nucléaire, s’ajoute encore l’explosion du système financier transatlantique. Un processus d’hyperinflation a déjà été déclenché à l’échelle mondiale, accompagné d’un effondrement économique des nations occidentales. L’ordre mondial conçu après la Seconde Guerre mondiale a donné naissance à l’ONU, à la Banque mondiale, au FMI, à l’OTAN, à l’OMC, à l’OMS et autres institutions similaires. Conçues pour promouvoir la démocratie, les droits de l’homme, le capitalisme, la consommation, et des alliances militaires, ces institutions ont joué leur rôle pendant 75 ans. Mais l’establishment au pouvoir a utilisé son système financier pour perpétuer l’état colonial de sous-développement d’une majorité de la planète. Et paf ! Cela lui retombe sur le nez !

Pour maintenir coûte que coûte ce système vétuste et ôôô combien injuste et dévastateur, ses principaux responsables – Londres et Wall Street – s’empressent de détruire toute alternative fonctionnelle, telle que celle présentée par la Russie, la Chine, l’Inde ou d’autres.

Un exemple : il est aisé de constater que la guerre russo-ukrainienne coupe la BRI de manière nette, élevant un « mur de fer » entre l’UE et la Chine, minant tous projets de coopération et d’unité eurasiatique, et par là, désossant le RCEP qui rassemble plus de deux tiers des pays du monde dont une majorité sont des pays à faible revenus (PFR, ou pays en voie de développement).

 

 

La Chine et les pays en développement en Asie du Sud et au-delà, ainsi que les pays islamiques impliqués dans la BRI et le RCEP, suivent de près les développements de la crise russo-ukrainienne. Leur consensus général inclut la nécessité de résoudre les différends de façon pacifique, par le dialogue. Ils insistent pour n’être pas pris au piège de l’obligation de choisir un camp: pro-russes ou pro-ukrainiens, tels que les médias les poussent à le faire.

Au contraire, tous ont émis le désir de promouvoir une coopération de haute qualité dans le cadre des nouvelles Routes de la Soie, mais aussi de renforcer la communication et la coordination dans la mise en œuvre des initiatives mondiales pour le développement, afin de soutenir la réalisation de l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable. Cette nouvelle vision du monde, portée par la Chine et par ses partenaires, parviendra-t-elle à remodeler radicalement le système économique mondial ? Telle est la condition sine qua non pour atteindre la paix et pour agir efficacement dans la seule lutte qui en vaille actuellement la peine, celle pour préserver la planète et ses écosystèmes.

« Pour répondre à la crise climatique, nous avons besoin de paix, de solidarité, de coopération entre tous les États », a déclaré fermement Antonio Guterres lors d’une conférence sur le développement durable organisée par The Economist à Londres le 21 mars 2022.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie pourrait pénaliser encore davantage les actions en faveur du climat. De nombreux pays, y compris en Europe, se sont engagés dans une recherche effrénée de nouveaux approvisionnements en gaz et pétrole pour remplacer leurs importations russes, confortant ainsi leur dépendance aux combustibles fossiles. Insistant sur l’urgence liée au contexte actuel, les entreprises du pétrole et du gaz commencent quant à elles à « suggérer » de lever les mesures les limitant dans la recherche et l’exploitation de nouveaux gisements, en particulier ceux en eaux profondes et dans l’Arctique ou ceux de gaz de schiste qui, faut-il le rappeler, sont désastreux pour les nappes phréatiques et pour le climat.

Cela est totalement à rebours des préconisations de tous les scientifiques ; non seulement celles du GIEC mais aussi celles du Programme des Nations Unis pour l’Environnement, de l’Agence internationale de l’Énergie ou en France, du Shift Project, de NégaWatt, de l’Institut Rousseau, de RTE, de l’ADEME… Tous les chercheurs prônent une réduction drastique de l’usage des combustibles fossiles et un développement rapide et important des alternatives à leur utilisation.

Le secrétaire général de l’ONU a ajouté: « Si nous continuons comme ça, nous pouvons dire adieu à l’objectif de 1,5°C. Celui de 2°C pourrait aussi être hors d’atteinte. » Antonio Guterres ne peut que s’alarmer – et regretter – qu’en dépit de l’aggravation de la situation, les émissions de gaz à effet de serre des grandes économies du monde aient continué d’augmenter ces dernières années, faisant craindre un réchauffement supérieur à 2°C, voire « bien supérieur ». Il appuie sa réflexion sur les conclusions des experts du GIEC, dont les termes ont été négociés ligne par ligne par les 195 États membres; elles sont sans appel.

Dans le premier volet de son évaluation publié en août dernier, le GIEC estimait que le seuil de +1,5°C de réchauffement serait atteint autour de 2030, soit bien plus tôt que prévu et de manière bien plus sévère. Il laissait toutefois une porte ouverte, évoquant un retour possible sous la barre du réchauffement de 1,5°C d’ici la fin du siècle en cas de dépassement.

Le deuxième volet publié en février dernier souligne que même un dépassement temporaire de +1,5°C provoquerait de nouveaux dommages irréversibles sur les écosystèmes fragiles, avec des effets en cascade sur les communautés qui y vivent, souvent les moins aptes à y faire face.

Le troisième volume du sixième rapport du GIEC consacré aux solutions pour atténuer le changement climatique a été publié ce 4 avril. Il y est une nouvelle fois rappelé que les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter ; elles n’ont jamais été aussi élevées en valeur absolue de toute l’histoire de l’humanité.

L’urgence climatique est, aujourd’hui plus que jamais, un sujet qui doit être au cœur de nos préoccupations !

Si nous n’étions pas aussi sourds et influencés par les mass médias qui ne nous transmettent que la voix de Wall Street et des grands capitaux, nous entendrions peut-être qu’il existe une autre manière de penser et d’agir.

Le concept de « civilisation écologique » porté par la Chine constitue une alternative réaliste à un système économique destructeur, tel que nous le connaissons depuis bientôt trois siècles, fondé sur les principes de la libre entreprise, de la possession privée des biens de production, de l’acceptation du profit comme moteur de l’activité économique sans que les citoyens soient protégés de l’avidité sans frein et des effets négatifs d’une mondialisation anarchique.

Durant les dix dernières années, la Chine a connu de rapides améliorations environnementales, au niveau de la pollution de l’air, des eaux de surface, au niveau de la faune et de la flore. Les énergies renouvelables ont sensiblement augmenté, leur part dans la consommation est passée de 3% en 1978 à 14% en 2018. La Chine a investi massivement dans ces énergies, devenant ainsi une championne de l’éolien et du solaire. Certes, ses effforts ne sont pas encore suffisants pour répondre aux normes de l’accord de Paris de 2015, mais elle s’est donné des échéances écologiques sévères – pic d’émissions de gaz à effet de serre avant 2030, et neutralité carbonne en 2060 – et elle saura les respecter.

C’est dans cette même idée de « civilisation écologique » que Xi Jinping a lancé la BRI et a cosigné le RCEP, car les notions de « développement durable » et « d’harmonie entre l’humain et la nature » ne peuvent pas se concevoir sans celles de la solidarité et de l’interconnectivité entre les peuples. De plus, un monde ouvert et interconnecté répond aux besoins humains fondamentaux : « que chacun soit capable de développer tous les potentiels inhérents qu’il possède en un tout harmonieux, contribuant ainsi au meilleur développement futur de l’humanité », selon Leibniz, philosophe de la Renaissance, fin connaisseur de la Chine, et acteur du « devenir humain » au même titre que Confucius.

 

Source: Chine Ecologie

 

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Sources :

https://www.investisseur-sans-costume.com/seleve-la-grande-muraille-de-fer/?fbclid=IwAR3DIzKH6cW78b0pFIs_sHg-pjPTnzGTPCAn9RswCcMQnbwfFcAwLN6Am0U

https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-direct-ukraine-toute-lactualite-sur-levolution-de-la-situation-ce-mardi-22-fevrier-1388664

https://www.institutschiller.org/Etablir-une-nouvelle-architecture-de-securite-et-de-developpement-pour-toutes.html?fbclid=IwAR1uq7JATzCRLqyAoIf8RfBOmhpFOK6LJouyNWSfVBk89aPRpLde4FG1YcY#.YkVcc998dI0.facebook

https://www.brixsweden.org/geracis-advice-to-eu-the-belt-and-road-is-better-than-the-tank-road/?fbclid=IwAR0gczTLwAAqkOR2fSlAgzWpRHjww_IONpQ-fM5pQE0l1yqYzuTuGDYEQxA

https://www.globaltimes.cn/page/202204/1259358.shtml?fbclid=IwAR0S3XQTcWwF1S5456chJmzyEBRHX6iSJvG1WhH_rfX3Cvg4YwBOvoc-rz0#.YlkwtP4Di1o.facebook

https://institut-rousseau.fr/la-guerre-en-ukraine-doit-accelerer-la-lutte-contre-le-rechauffement-climatique-et-non-la-ralentir/

« Climate Change 2022 : Impacts, Adaptation and Vulnerability », IPCC, 4 avril 2022, https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/

« Climate Change 2022 : Impacts, Adaptation and Vulnerability », IPCC, 4 avril 2022,  https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg3/

https://ideas4development.org/chine-transition-ecologique/

https://www.investigaction.net/fr/voulons-nous-que-les-nouvelles-routes-de-la-soie-soient-remplacees-par-une-route-des-chars/

LA PAIX EST AVEC LES FEMMES, OU ELLE NE LE SERA PAS.

Par Le 02/05/2022

1 Mai 2022

XVIIe Congrès mondial de la Fédération démocratique internationale des femmes
La paix est avec les femmes, ou elle ne le sera pas.
Malgré les difficultés et les obstacles, les possibilités et les avantages de la paix sont plus grands. C'est pourquoi la FIDM appelle toutes les parties et tous les acteurs impliqués à ne pas se décourager, à continuer avec dévouement et engagement et avec la vision qu'un avenir meilleur se profile à l'horizon pour tous.
Fédération démocratique internationale des femmes - FDIM / vendredi 29 avril 2022
Dans le cadre de cet événement transcendantal des femmes activistes et combattantes pour l'émancipation qui convergent dans la Fédération historique, dans le développement de son congrès tenu à Caracas, la délégation colombienne a présenté cette proposition de résolution, que nous partageons dans son intégralité en raison de sa dimension politique et de sa pertinence.

Préambule

Considérant que l'Accord final pour la fin du conflit et la construction d'une paix stable et durable conclu entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie-EP, signé le 24 novembre 2016, est un jalon historique d'un grand impact sur la réalité politique, sociale, culturelle et économique du pays ; Il a marqué un tournant dans l'histoire de l'Amérique latine, ouvrant des voies d'espoir et reconnaissant toutes les expressions de mobilisation inlassable pour la paix qui, pendant des décennies, ont fait entendre leur voix en Colombie et dans le monde, dans lesquelles les femmes et leurs organisations ont été des protagonistes et des porte-étendards.

Réaffirmant le grand succès de l'Accord de Paix dans l'étude d'un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de l'approche de genre, qui au niveau national est réalisé par l'Instance Spéciale de la Femme et au niveau international par le FDIM, ce qui en fait une opportunité sans précédent pour que les femmes soient rigoureusement protagonistes de la réalisation d'un rêve de paix inclusif et participatif.

Soulignant que cet accord de paix contient un élément axé sur l'égalité des sexes, ce qui représente une étape sans précédent au niveau mondial dans l'application des normes internationales relatives à l'égalité des sexes dans la consolidation de la paix.

Reconnaissant que sans le soutien, l'appui et le suivi de la mise en œuvre par les différents organes créés par l'Accord de paix, ainsi que par la communauté internationale, il n'aurait pas été possible de réaliser les quelques avancées qui ont été faites cinq ans après la signature de l'Accord, ni de rendre visibles les difficultés, les défis et les lacunes dans la matérialisation de ce qui a été convenu entre l'insurrection et l'État colombien.

Dénonçant que le gouvernement national utilise un double discours concernant sa responsabilité dans la mise en œuvre, au niveau international il affirme sa volonté de se conformer à la mise en œuvre et au niveau interne il n'a pas la volonté politique d'avancer dans la mise en œuvre, par exemple, il présente comme une conformité formelle avec les engagements de l'accord final, des actions politiques qui faisaient déjà partie des programmes de politique publique ou qui ne correspondent pas strictement à ce qui a été défini dans l'accord.

Rejeter les politiques hostiles à l'encontre de la République bolivarienne du Venezuela, de la République de Cuba, qui ont joué un rôle important en tant que garants de l'Accord, et à l'encontre des pays progressistes du continent, qui considèrent notre nation comme une menace pour la paix dans la région en étant des "partenaires mondiaux" de l'OTAN.

Exhorter la communauté internationale à continuer d'entourer l'accord de paix, sa défense et sa mise en œuvre.

En gardant à l'esprit que :

L'escalade de la violence en Colombie s'accélère, ce qui suscite de grandes inquiétudes au niveau national et international.

La paix exige une volonté politique et des transformations sociales.

Depuis la signature de l'accord de paix entre le gouvernement colombien et les FARC-EP, 1 116 leaders sociaux ont été assassinés, 311 signataires de la paix, dont 6 femmes, sans compter l'escalade de la violence qui touche la population civile dans la plupart des régions de Colombie.

Que l'État colombien a l'obligation de respecter et de protéger la vie des signataires de la paix, des leaders sociaux et environnementaux, des défenseurs des droits de l'homme et de la contestation sociale et populaire.

Que, cinq ans après la signature de l'Accord final, les progrès dans la mise en œuvre n'ont pas été ceux escomptés et que la transformation des conditions de vie et la pleine participation des femmes prévues dans l'Accord final se font toujours attendre.

que la mise en œuvre doit être globale et inclure une approche transversale et structurelle du genre, et que les actions isolées et ciblées ne permettent pas d'obtenir l'impact nécessaire pour améliorer la qualité de vie des femmes.

Ainsi, la lutte contre le militarisme et pour la paix dans le monde a été l'une des références de la FDIM.

Que, engagés dans le mandat de la FDIM stipulé au point 6.4.2 de l'accord de paix, dans lequel elle est désignée comme faisant partie de la composante internationale pour le suivi de la mise en œuvre de l'accent sur le genre dans l'accord, un mandat approuvé par le secrétariat mondial, nous avons pleinement respecté nos actions d'accompagnement.
Secrétariat mondial que nous avons pleinement rempli par nos actions d'accompagnement.

Résolu :

1. demander au gouvernement colombien des garanties pour la protection de la vie des anciens guérilleros, des dirigeants, des défenseurs des droits de l'homme et des garanties pour la promotion, la protection et la jouissance effective des droits de l'homme et des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux - DESCA, pour les femmes et les personnes LGBTI afin de rendre possible la construction d'une paix stable et durable.

2. Demander au gouvernement colombien d'adopter des mesures efficaces pour faire face à la situation de risque et de vulnérabilité dans laquelle se trouvent les communautés des territoires, ainsi que les femmes, les leaders sociaux et les défenseurs des droits humains.

3. demander le renforcement de l'intégration de la dimension de genre dans les plans de travail, les instruments de planification territoriale, les plans de développement, et avec des ressources définies afin de parvenir à la réalisation des objectifs avec cette approche.

4. Demander au Système de Vérité, Justice, Réparation et Garanties de Non-Répétition (SIVJRN) d'ouvrir un macro cas de violence sexuelle dans le cadre de la Juridiction Spéciale pour la Paix.

5. Attirer l'attention sur le retard persistant dans l'inclusion de la dimension de genre dans la mise en œuvre de l'Accord final, ce qui rend difficile l'amélioration des conditions de vie des femmes, comme le prévoit l'Accord final.

6. Réaffirmer l'engagement du FDIM en faveur de la paix en Colombie et dans la région en poursuivant sa mission de suivi de la mise en œuvre de l'approche genre.

Malgré les difficultés et les obstacles, les possibilités et les avantages que la paix apporte sont plus grands. C'est pourquoi le FDIM appelle toutes les parties et tous les acteurs impliqués à ne pas se décourager, à poursuivre avec dévouement, engagement et avec la vision qu'un avenir meilleur se profile à l'horizon pour tous.

"Les femmes du monde unies pour éliminer les inégalités et la violence, pour la paix et la santé de la planète".

source : https://www.prensarural.org/spip/spip.php?article27953

Tag(s) : #FDIM#colombie

FSM, 1er MAI 2022 : "UNIS, NOUS CONTINUONS! POUR LA SATISFACTION DE NOS BESOINS CONTEMPORAINS, CONTRE LA BARBARIE IMPERIALISTE-CAPITALISTE!"

Par Le 28/04/2022

27 Avril 2022

 

26 Apr 2022

Vive le 18e Congrès Syndical Mondial !

La Fédération Syndicale Mondiale, à l’occasion du 1er Mai 2022, salue les travailleurs de tous les continents – tous ceux dont le travail continue à faire tourner les rouages de la vie, même dans des conditions difficiles, et qui continuent à produire tous les biens essentiels.

Les travailleurs migrants de Chicago, qui se sont battus et qui ont sacrifié leur vie en mai 1886 pour l’instauration de la journée de 8 heures de travail, ont pavé la voie à la classe ouvrière mondiale pour continuer revendiquer ses droits.

Le mouvement syndical international de classe, à travers les rangs de la FSM, honore l’héritage de ses luttes et continue en toutes circonstances, malgré les difficultés, à lutter pour la satisfaction des besoins modernes des travailleurs et l’abolition de l’exploitation, pour l’émancipation de la classe ouvrière et sa libération de la barbarie capitaliste.

Devant le 18e Congrès

Le 1er May 2022 coïncide avec le 18e Congrès syndical mondial qui se tiendra à Rome le 6, 7 et 8 mai 2022. Le 1er mai 2022, ce jour important pour la classe ouvrière mondiale, trouve les militants syndicaux des quatre coins du monde se préparer à partir pour Rome afin de participer à l’événement le plus important de notre classe : le 18e Congrès syndical mondial. S’unir contre la barbarie capitaliste et contre l’impérialisme.

La FSM est fière de ses membres et  ses amis dans le monde entier. Au cours de la période écoulée, il n’y a pas eu un seul coin du globe qui n’ait été marqué par l’action de la classe ouvrière, les membres de la FSM étant à la pointe de la lutte, que ce soit sur les fronts de la pandémie ou dans les luttes sociales et de classe. Cette expérience guidera nos discussions et décisions collectives lors de notre congrès.

Dans les conditions actuelles de la profonde crise économique du capitalisme et de la concurrence intense parmi les différents centres impérialistes pour le contrôle des nouveaux marchés, nos armes les plus puissantes sont l’INTERNATIONALISME  et la SOLIDARITÉ. Nous sommes aux côtés de l’héroïque Cuba, du Peuple Palestinien, nous exprimons notre solidarité avec les peuples du Venezuela, de Syrie, du Liban, de l’Ukraine et nous demandons la fin de la guerre. Chaque peuple a le droit de décider librement et démocratiquement de son présent et de son avenir, sans ingérence impérialiste. Nous condamnons l’intervention de l’OTAN qui a également allumé le feu de la guerre en Ukraine. Nous demandons le démantèlement de l’OTAN qui, au cours des 25 dernières années, a engendré deux guerres en Europe : en Yougoslavie en 1999 et maintenant en Ukraine, tout comme elle a engendré les guerres en Libye, en Afghanistan et en Irak.

Aujourd’hui, si la technologie et le progrès scientifique ont permis d’augmenter la richesse sociale produite, les conditions de vie de notre classe se sont détériorées. Dans tous les pays capitalistes, les patrons s’attaquent à nos acquis de classe : ils balaient les salaires, les pensions et la sécurité sociale, privatisent tout, n’hésitant pas à s’attaquer même au droit sacré de la grève ! La grève est l’arme la plus puissante que nous ayons entre les mains et nous ne laisserons personne la limiter, la marginaliser ou la transformer en lettre morte !

Face à cette situation, la Fédération Syndicale Mondiale appelle les travailleurs, le mouvement syndical international de classe à organiser des grèves de masse, des manifestations, des rassemblements le 1er mai dans tous les pays du monde, des actions qui commémoreront le soulèvement des travailleurs à Chicago, projetteront leur internationalisme et exigeront des droits contemporains pour la classe ouvrière dans chaque pays, projetteront le 18e Congrès syndical mondial.

Travailleurs et travailleuses, jeunes, chômeurs, travailleurs migrants, réfugiés, le 1er mai 2022 devrait être un pas en avant pour le mouvement ouvrier et syndical international dans chaque pays, région et secteur. Nous vous appelons à joindre vos voix au mouvement de classe dans chaque pays, à joindre vos voix à la voix de la FSM. Avec le militantisme et l’internationalisme, nous pouvons renforcer notre lutte pour de meilleures relations de travail, pour de meilleures conditions de vie, pour une société sans exploitation, pour une société où les besoins de la classe ouvrière et du peuple sont prioritaires.

La Fédération syndicale mondiale appelle ses membres, ses amis, les travailleurs du monde entier, à lever le drapeau des luttes historiques des peuples et à organiser la grève du 1er mai pour une nouvelle année, d’une manière digne de la journée célébrée par la classe ouvrière mondiale.

Chères camarades et chers camarades,

Le FSM franchit une nouvelle étape en organisant son 18e Congrès Syndical Mondial, un congrès qui concerne tous les militants honnêtes, dans tous les coins de la planète. Nous vous invitons à participer massivement à sa préparation, à sa propagande, mais surtout à la propagation de ses décisions.

Nous unissons toutes les forces militantes du mouvement syndical mondial pour un monde meilleur.

Prochain arrêt Rome : 6-8 mai 18e Congrès Syndical Mondial.

Athènes 2022

source : http://www.wftucentral.org/1er-mai-2022-unis-nous-continuons-pour-la-satisfaction-de-nos-besoins-contemporains-contre-la-barbarie-imperialiste-capitaliste/?lang=fr

Tag(s) : #FSM#1erMai

AU GRAND DAM DES USA, LA CHINE ET LES ILES SALOMON SIGNENT UN VASTE ACCORD DE SECURITE

Par Le 19/04/2022

Pacifique: la Chine et les Iles Salomon signent un accord, au grand dam des USA

 Depuis 6 heures  19 avril 2022

Ces dernières semaines, l'Australie et les Etats-Unis ont multiplié les efforts diplomatiques pour dissuader les Iles Salomon de se rapprocher de Pékin.

Ces dernières semaines, l'Australie et les Etats-Unis ont multiplié les efforts diplomatiques pour dissuader les Iles Salomon de se rapprocher de Pékin.

 Asie et Afrique - Chine

 

Rédaction du site

La Chine a indiqué, le mardi 19 avril, avoir signé un vaste accord de sécurité avec les Iles Salomon, au moment où plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, s’inquiètent des ambitions militaires de Pékin dans le Pacifique.

La Chine avait été l’un des acteurs de la région à déployer aux Iles Salomon des forces de maintien de la paix à la demande du gouvernement.

Pékin, qui avait envoyé instructeurs de police et matériel anti-émeutes, cherchait depuis à renforcer son dispositif de protection sur l’île, située à environ 1.500 km de l’Australie.

Le mois dernier, une version préliminaire de l’accord avait fuité.

Le document avait provoqué une onde de choc en Australie, car il comprenait des propositions autorisant des déploiements policiers et navals chinois dans l’archipel.

Canberra et Washington s’inquiètent depuis longtemps de la possibilité que la Chine construise une base navale dans le Pacifique Sud, ce qui lui permettrait de projeter sa puissance maritime bien au-delà de ses frontières.

Manasseh Sogavare, Premier ministre des Salomon, avait confirmé le mois dernier qu’un accord en matière de sécurité avec Pékin était bien en préparation, mais démenti tout projet de construction d’une base navale.

« Les ministres des Affaires étrangères de la Chine et des Iles Salomon ont récemment signé l’accord-cadre de coopération en matière de sécurité », a affirmé mardi devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

Il s’agit d’une coopération « normale entre deux pays souverains et indépendants », s’est défendu M. Wang, cité par l’AFP.

L’accord permettra de soutenir « la stabilité à long terme » des Iles Salomon, a-t-il argué.

Ces dernières semaines, l’Australie et les Etats-Unis ont multiplié les efforts diplomatiques pour dissuader les Iles Salomon de se rapprocher de Pékin.

« Nous pensons que la signature d’un tel accord risquerait d’accroître la déstabilisation au sein des Iles Salomon et de créer un précédent inquiétant pour la région des îles du Pacifique dans son ensemble », a estimé lundi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

Dans la foulée, les Etats-Unis ont annoncé l’envoi d’une délégation diplomatique de haut niveau pour une tournée dans le Pacifique, avec les Salomon comme priorité pour contrer les ambitions de Pékin.

La semaine dernière déjà, le ministre australien du Pacifique, Zed Seselja, avait été dépêché dans la capitale Honiara pour une réunion inhabituelle avec le Premier ministre de l’île.

En novembre dernier, des émeutes avaient secoué trois jours durant ce pays de 800.000 habitants. Les causes de ces violences étaient multiples.

Au moment où Washington cherche à renforcer sa présence dans la région pour contrer l’influence chinoise, les Etats-Unis avaient annoncé en février rouvrir une ambassade aux Iles Salomon, après 29 ans de fermeture.

https://french.almanar.com.lb/2311399

    

MONNAIE NUMERIQUE, SUPPRESSION DE L’ARGENT LIQUIDE, ADIEU NOS LIBERTES ?

Par Le 17/04/2022

Monnaie numérique, suppression de l’argent liquide, adieu nos libertés?

 Publié le 17/04/2022 à 15:18

Obsolescence programmée ?

©Images Money/Flickr

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Auteur(s): Caroline Porteu, pour FranceSoir

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TRIBUNE — Nous avons déjà l’identité numérique avec France Connect et le dossier médical partagé, sans parler de l’accès aux impôts, aux comptes en banque, aux agendas de voyage et très bientôt à notre consommation carbone aussi bien sur nos déplacements que sur notre consommation de produits alimentaires, comme ce qui se fait déjà en Suède avec l’expérience pilote et les accords conclus avec Mastercard...

Désormais, nous aurons aussi la monnaie numérique et la fin de l’argent liquide.

Ce sont les décisions de Davos et de l’Union Européenne, ainsi que de la BCE, et la guerre en Ukraine est en train d’accélérer le processus.

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Le sommet mondial des gouvernements, qui s’est tenu cette semaine à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis, a laissé entendre que les plans de suppression de l’argent liquide étaient tout proches. [1]

Cette monnaie numérique sera liée à l’identité numérique de chacun et à son crédit social !

Cet article a été écrit à la suite des déclarations de Pippa Malmgren, économiste américaine, conseillère spéciale du Président Georges W. Bush. qu’il faut citer ici :

« Nous sommes au bord d’un changement spectaculaire où nous sommes sur le point, et je vais le dire avec audace, nous sommes sur le point d’abandonner le système traditionnel de la monnaie et de la comptabilité et d’en introduire un nouveau. Et le nouveau ; la nouvelle comptabilité est ce que nous appelons blockchain… Cela signifie numérique, cela signifie avoir un enregistrement presque parfait de chaque transaction qui se produit dans l’économie, ce qui nous donnera beaucoup plus de clarté sur ce qui se passe. »

Cette mise en place est étudiée au sein de l’Union européenne depuis déjà un temps certain, et elle est prévue pour le 15 novembre 2022 par la Banque centrale européenne : « The final PISA framework package was approved by the Governing Council of the ECB on 15 November 2021 and will be applicable from 15 November 2022 » [2]

L’article d'Anguille sous roche est très clair :

Cela signifie que les banques centrales auront un contrôle total sur votre argent et pourront le programmer pour qu’il ne puisse être dépensé que pour certaines choses ou dans certains endroits. Par exemple, avez-vous acheté trop d’armes ou trop de munitions au cours du mois dernier ? Peut-être vous êtes-vous laissé aller à des voyages frivoles et avez-vous consommé trop d’essence ? Le gouvernement pourrait facilement faire reprogrammer votre argent pour limiter les achats futurs de ces articles tabous. Les possibilités sont infinies.

Une fois que nous aurons de l’argent numérique programmable, où et comment vous serez « autorisé » à dépenser votre argent dépendra de votre score de crédit social.

Le contrôle des individus ira même jusqu’à celui des opinions politiques ou religieuses (cotisations, réunions), ce qui sera encore plus simple pour la définition du crédit social.

Larry Fink (PDG de BlacKRock) qui est venu plusieurs fois à Paris pour rencontrer Macron, sans doute avec un intérêt certain pour la gestion des retraites françaises, a d’ailleurs dit exactement la même chose :

Dans une lettre aux actionnaires du premier gestionnaire d’actifs, le dirigeant estime que la guerre conduit les États à repenser leurs dépendances monétaires et à accélérer le recours aux monnaies numériques. [3]

Tout cela bien sûr corrélé avec l’identité numérique intégrale [4] [5] ainsi que la reconnaissance faciale [6], toutes ces mesures étant destinées à ce contrôle total :

« Vous ne posséderez plus rien et vous serez heureux » (World Economic Forum 2016, "8 predictions for the world in 2030)" [7]

Macron étant le bon élève de Klaus Schwab et le disciple zélé de l’UE, c’est la première chose qu’il fera.

On se demande comment feront ceux qui habitent dans des régions ou des immeubles dans lesquels il arrive qu’il y ait des coupures d’électricité importantes, particulièrement en cas de problème de tempête ou d’inondation, ou simplement de coupure de réseau pour des problèmes d’entretien et de sécurité.

Il arrive également qu’il y ait des coupures Internet, ou des hackers qui piratent vos données, celles de vos ordinateurs, ainsi que celles de banques. Avec la monnaie numérique, ce sera un jeu d’enfant pour eux, puisqu’elle sera construite à partir de blockchains dont ils maitrisent déjà bien la technicité, comme on a pu le voir avec les arnaques faites via les cryptomonnaies [8].

Visiblement pour l’instant, pas plus les élites de Davos et du Nouvel Ordre Mondial que la BCE ou les banques commerciales n’ont réfléchi à ce type de problématique. Seule leur volonté de domination et de puissance les habite.

Ce qui nous est présenté comme des « avancées » (identité numérique et monnaie numérique) poursuit en fait un objectif prioritaire : transférer à des technocrates non élus la plupart des décisions-clés affectant la vie des individus, ces technocrates pouvant rester totalement inconnus et anonymes grâce aux systèmes de blockchain permettant l’exploitation de ces données.


[1] https://www.anguillesousroche.com/futur/le-sommet-mondial-des-gouvernements-annonce-linterdiction-de-largent-liquide/
[2] https://www.ecb.europa.eu/paym/pdf/consultations/ecb.PISApublicconsultation202111_4.fr.pdf
[3] https://coins.fr/crypto-monnaie-pdg-blackrock-souligne-interet-croissant/
[4] https://www.francesoir.fr/politique-monde/lue-devoile-un-plan-pour-un-nouveau-portefeuille-didentite-numerique
[5] https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/identite-numerique-europeenne-ou-gouvernance-mondiale-globale
[6] https://www.francesoir.fr/politique-monde/bientot-une-base-de-donnees-de-reconnaissance-faciale-europeenne
[7] https://www.youtube.com/watch?v=DQ__NQmk7FE
[8] https://investir.lesechos.fr/marches/bitcoin-cryptomonnaies/la-crypto-criminalite-a-represente-14-milliards-de-dollars-en-2021-2003544.php

Auteur(s): Caroline Porteu, pour FranceSoir

https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/monnaie-numerique-suppression-de-largent-liquide-adieu-nos-libertes

LA TYRANIE NUMERIQUE A L'ECHELLE PLANETAIRE : LE SYSTEME DE CERTIFICATS DE VACCINATION DE L'UNION EUROPEENNE (UE)

Par Le 14/04/2022

La tyrannie numérique à l’échelle planétaire: le système de certificats de vaccination de l’Union européenne (UE)

Par Prof Michel Chossudovsky

Mondialisation.ca, 13 avril 2022

1. CONTEXTE DE LA PROPOSITION

• Justification et objectifs de la proposition

Le droit des citoyens de l’Union de circuler et de résider librement dans l’Union européenne, consacré à l’article 21 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), est l’une des réalisations les plus appréciées de l’Union et un moteur important de son économie. Dans le même temps, la pandémie en cours de la maladie à coronavirus 2019 («COVID‐19») continue de représenter une menace hors normes pour la santé publique dans toute l’Union. Cela a conduit les États membres à adopter des mesures de santé publique visant à protéger la santé des personnes ainsi que la capacité de leurs systèmes de soins de santé, dont certaines sont liées aux déplacements entre les États membres.

Afin de faciliter la libre circulation en toute sécurité durant la pandémie de COVID-19, le Parlement européen et le Conseil ont adopté, le 14 juin 2021, le règlement (UE) 2021/9531 établissant le cadre du certificat COVID numérique de l’UE pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement2. Le règlement (UE) 2021/953 facilite la libre circulation en fournissant aux citoyens des certificats interopérables et mutuellement acceptés de vaccination contre la COVID-19, de réalisation d’un test de dépistage de cette maladie et de rétablissement de celle-ci qu’ils peuvent utiliser lorsqu’ils voyagent. Lorsque les États membres lèvent certaines restrictions à la libre circulation pour les personnes en possession d’une preuve de vaccination, de test de dépistage ou de rétablissement, le certificat COVID numérique de l’UE permet aux citoyens de bénéficier de ces dérogations.

Depuis son adoption, le certificat COVID numérique de l’UE a été déployé avec succès dans l’ensemble de l’Union, avec plus d’un milliard de certificats délivrés à la fin de 2021. Il s’agit donc d’un outil facilitant la libre circulation durant la pandémie de COVID-19 qui est largement disponible et accepté de manière fiable. Dans le cadre d’une enquêteEurobaromètre publiée en septembre 2021, environ deux tiers (65%) des personnes interrogées ont estimé que le certificat COVID numérique de l’UE constituait effectivement le moyen le plus sûr de voyager librement en Europe pendant la pandémie de COVID-193. Presque tous les États membres utilisent également le certificat COVID numérique de l’UE àdes fins nationales; selon certaines études, son utilisation a entraîné une hausse du taux de vaccination4, une baisse des hospitalisations, une diminution des pertes économiques et, surtout, une réduction du nombre de décès5.

Règlement (UE) 2021/953 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2021 relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement (certificat COVID numérique de l’UE) afin de faciliter la libre circulation pendant la pandémie de COVID-19 (JO L 211 du 15.6.2021, p. 1).

Accompagné du règlement (UE) 2021/954 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2021 relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement (certificat COVID numérique de l’UE) destinés auxressortissants de pays tiers séjournant ou résidant légalement sur le territoire des États membres pendant la pandémie de COVID-19 (JO L 211 du 15.6.2021, p. 24).

En outre, le système de certificat COVID numérique de l’UE s’est avéré être le seul système fonctionnel de certificat COVID-19 à être opérationnel à grande échelle au niveau international. En conséquence, le certificat COVID numérique de l’UE a gagné en importance au niveau mondial et a contribué à lutter contre la pandémie au niveau international, en facilitant les voyages internationaux en toute sécurité et la relance internationale. Au 31 janvier 2022, les trois pays de l’Espace économique européen non membres de l’UE6, la Suisse7 et 29 autres pays et territoires tiers8 sont connectés au système de certificat COVID numérique de l’UE et d’autres devraient y adhérer à l’avenir. Le système de certificat COVID numérique de l’UE a été reconnu comme l’une des solutions numériques clés pour rétablir la mobilité internationale9, l’Association internationale du transport aérien ayant exhorté les pays à adopter le certificat COVID numérique de l’UE en tant que norme mondiale10.

La Commission poursuivra ses efforts pour soutenir les pays tiers intéressés par la mise en place de systèmes interopérables de certificats COVID-19. Il peut s’agir de proposer des solutions de référence à code source libre supplémentaires permettant la conversion de certificats de pays tiers dans un format interopérable avec le certificat COVID numérique de l’UE, étant donné qu’il est également possible de connecter les pays tiers dont les certificats sont rendus interopérables par conversion11.

Afin de tirer le meilleur parti du cadre du certificat COVID numérique de l’UE, le Conseil a adopté plusieurs recommandations relatives à une approche coordonnée en vue de faciliter la libre circulation en toute sécurité durant la pandémie de COVID-19. Selon la dernière mise à jour, à savoir la recommandation (UE) 2022/107 du Conseil adoptée le 25 janvier 202212, les titulaires de certificats COVID numériques de l’UE satisfaisant à certaines exigences ne devraient, dans la plupart des cas, être soumis à aucune exigence supplémentaire lorsqu’ils exercent leur droit à la libre circulation. Cette «approche basée sur les personnes» nécessite donc la disponibilité continue des certificats COVID numériques de l’UE.

Depuis l’adoption du règlement (UE) 2021/953, la situation épidémiologique relative à la pandémie de COVID-19 a considérablement évolué. D’une part, au 31 janvier 2022, plus de 80 % de la population adulte de l’Union avait achevé son schéma de primovaccination, et plus de 50 % avait reçu une dose de rappel, en dépit d’écarts significatifs entre les États membres13. L’accroissement de la couverture vaccinale reste un objectif essentiel dans la lutte contre la pandémie, compte tenu de la protection contre les hospitalisations et les formes graves de la maladie conférée par la vaccination, et joue donc un rôle important pour faire en sorte que les restrictions à la libre circulation des personnes puissent être levées.

D’autre part, la propagation du variant préoccupant Delta au cours du second semestre de 2021 a entraîné une augmentation significative du nombre d’infections, d’hospitalisations.

L’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Les citoyens de l’Union et les ressortissants suisses jouissent de droits d’entrée et de séjour réciproques en vertu de l’accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes de décès, obligeant les États membres à adopter des mesures strictes de santé publique visant à protéger les capacités de leurs systèmes de soins de santé. Au début de l’année 2022, le variant préoccupant Omicron a provoqué une forte augmentation du nombre de cas de COVID-19, remplaçant rapidement le Delta et atteignant un niveau de transmission communautaire sans précédent dans l’Union.

Comme le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) l’a relevé dans son évaluation rapide des risques du 27 janvier 202214, les infections à Omicron semblent moins susceptibles d’entraîner des effets cliniques graves qui nécessitent une hospitalisation ou une admission dans une unité de soins intensifs. Bien que cette gravité réduite soit en partie liée aux caractéristiques intrinsèques du virus, les résultats des études sur l’efficacité des vaccins ont montré que la vaccination joue un rôle important dans la prévention des effets cliniques graves résultant d’une infection à Omicron, l’efficacité contre les formes graves de la maladie augmentant considérablement chez les personnes ayant reçu trois doses de vaccin. De surcroît, compte tenu des niveaux très élevés de transmission communautaire, qui entraînent un très grand nombre de personnes malades en même temps, les États membres sont susceptibles de faire face à une période de pression considérable sur leurs systèmes de soins de santé et sur le fonctionnement de la société dans son ensemble, principalement en raison de l’absentéisme au travail et dans les écoles.

À l’issue du pic de cas d’Omicron, une part importante de la population devrait bénéficier, du moins pendant un certain temps, d’une protection contre la COVID-19 du fait de la vaccination et/ou d’une infection antérieure. Toutefois, il n’est pas possible de prévoir l’incidence d’une possible hausse des infections au cours du second semestre de 2022. La possibilité que la situation pandémique ne s’aggrave du fait de l’apparition de nouveaux variants préoccupants du SARS-CoV-2 ne peut par ailleurs pas être exclue.

Compte tenu de ce qui précède, il ne peut dès lors être exclu que les États membres continuent d’exiger des citoyens de l’Union exerçant leur droit à la libre circulation qu’ils présentent une preuve de vaccination contre la COVID-19, de test de dépistage de la maladie ou de rétablissement de celle-ci au-delà du 30 juin 2022, date à laquelle le règlement (UE) 2021/953 devrait expirer. Il importe donc d’éviter que des citoyens de l’Union et les membres de leur famille soient privés de la possibilité de faire usage de leurs certificats COVID numériques de l’UE, qui constituent un moyen efficace, sûr et respectueux de la vie privée d’attester de leur statut COVID-19, dans le cas où certaines restrictions à la libre circulation fondées sur la santé publique seraient toujours en vigueur après le 30 juin 2022.

Dans le même temps, étant donné que toute restriction à la libre circulation des personnes au sein de l’Union qui serait mise en place pour limiter la propagation du SARS-CoV-2, y compris l’obligation de présenter un certificat COVID numérique de l’UE, devrait être levée dès que la situation épidémiologique le permet, la Commission propose de limiter la prolongation à 12 mois. En outre, les États membres, et en particulier ceux qui lèvent leurs mesures nationales de santé publique, ne devraient pas interpréter la prolongation de l’application du règlement comme une invitation à maintenir ou à imposer des restrictions à la libre circulation.

La Commission propose également de modifier un petit nombre d’autres dispositions du règlement (UE) 2021/953.

En vertu du règlement (UE) 2021/953, les certificats de test doivent être délivrés sur la base de deux types de tests de dépistage de l’infection par le SARS-CoV-2, à savoir les tests moléculaires d’amplification des acides nucléiques (TAAN), y compris ceux recourant à une réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse (RT-PCR), et les tests rapides de détection d’antigènes, qui reposent sur la détection de protéines virales (antigènes) à l’aide d’un immuno dosage à écoulement latéral qui donne des résultats en moins de 30 minutes, pour autant qu’ils soient effectués par des professionnels de la santé ou du personnel qualifié chargé des tests. Le règlement (UE) 2021/953 ne couvre toutefois pas d’autres types de tests antigéniques, tels que les essais immuno-enzymatiques (ELISA) ou les immuno-essais automatisés, qui testent la présence d’antigènes en laboratoire.

Depuis juillet 2021, le groupe de travail technique sur les tests de diagnostic de la COVID- 1915, chargé de préparer les mises à jour de la liste commune de tests rapides de détection d’antigènes pour le diagnostic de la COVID-1916 adoptée par le comité de sécurité sanitaire, examine également les propositions présentées par les États membres et les fabricants de tests antigéniques de détection de la COVID-19 pratiqués en laboratoire. Ces propositions sont évaluées sur la base des mêmes critères que ceux utilisés pour les tests rapides de détection d’antigènes et le comité de sécurité sanitaire a établi une liste des tests antigéniques réalisés en laboratoire qui répondent à ces critères. Par conséquent, et dans le but d’élargir l’éventail des différents types de tests de diagnostic pouvant servir de base à la délivrance d’un certificat COVID numérique de l’UE, la Commission propose que les États membres aient la possibilité de délivrer des certificats de test sur la base des tests antigéniques réalisés en laboratoire qui figurent sur la liste.

Des progrès scientifiques sont également accomplis dans d’autres domaines de la lutte contre la COVID-19, en particulier la vaccination. Les fabricants de vaccins poursuivent la mise au point de vaccins, neufs et/ou adaptés, contre la COVID-19, et des études sont menées sur le maintien de l’efficacité des vaccins existants. Il y a lieu de faire en sorte que le système de certificat COVID numérique de l’UE puisse s’adapter aux nouvelles évolutions dans ce domaine, telles que le déploiement éventuel de vaccins contre la COVID-19 ciblant les variants du SARS-CoV-2. Ces progrès pourraient nécessiter des adaptations futures des informations figurant dans le certificat de vaccination, en particulier pour ce qui est des vaccins contre la COVID-19 administrés, par exemple au moyen d’un acte délégué adopté en vertu de l’article 5, paragraphe 2, du règlement.

Compte tenu notamment de l’apparition de nouveaux variants préoccupants du SARS-CoV-2, la poursuite du développement et de l’étude des vaccins contre la COVID-19 demeure un aspect essentiel. Dans ce contexte, il importe de faciliter la participation de volontaires aux essais cliniques, qui sont des études réalisées pour examiner la sécurité ou l’efficacité d’un médicament, tel qu’un vaccin contre la COVID-19. Les études cliniques jouent un rôle fondamental dans la mise au point de vaccins. Il convient dès lors d’encourager la participation volontaire aux essais cliniques. Priver les volontaires de l’accès aux certificats COVID numériques de l’UE pourrait les dissuader sérieusement de participer aux essais cliniques, ce qui retarderait l’achèvement de ceux-ci et nuirait de manière plus générale à la santé publique. En outre, il convient de préserver l’intégrité des essais cliniques, notamment en ce qui concerne les procédures d’insu et la confidentialité des données, afin de garantir la validité de leurs résultats.

À cette fin, les personnes participant à des essais cliniques qui ont été approuvés par les comités d’éthique et les autorités compétentes des États membres devraient pouvoir recevoir un certificat COVID numérique de l’UE. Ce certificat peut être délivré par l’État membre dans lequel la dose est administrée, indépendamment de la question de savoir si ces personnes ont reçu le candidat vaccin contre la COVID-19 ou la dose administrée au groupe témoin, afin d’éviter de compromettre les études. Il convient de préciser que les autres États membres peuvent accepter ces certificats afin de lever les restrictions à la libre circulation mises en place pour limiter la propagation du SARS-CoV-2. Si un vaccin contre la COVID-19 faisant l’objet d’essais cliniques reçoit ultérieurement une autorisation de mise sur le marché en vertu du règlement (CE) no 726/200417, les certificats de vaccination pour ce vaccin relèvent, à partir de ce moment, du champ d’application de l’article 5, paragraphe 5, premier alinéa, du règlement (UE) 2021/953. Afin de garantir une approche cohérente en ce qui concerne l’acceptation des certificats délivrés pour un vaccin contre la COVID-19 faisant l’objet d’essais cliniques qui n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché, il peut être demandé au comité de sécurité sanitaire, au Centre européen de prévention et de contrôle (ECDC) ou à l’Agence européenne des médicaments (EMA) d’émettre des orientations,lesquelles devraient tenir compte des critères éthiques et scientifiques requis pour la réalisation d’essais cliniques.

Les certificats de vaccination délivrés par les États membres au format de certificat COVID numérique de l’UE doivent contenir, entre autres informations, le nombre de doses administrées au titulaire. La Commission propose de préciser que cette obligation ne se limite pas aux doses administrées dans l’État membre qui délivre le certificat, mais couvre toutes lesdoses administrées au titulaire, y compris dans d’autres États membres. Le fait de limiter l’indication des doses antérieures à celles reçues dans l’État membre qui délivre le certificat pourrait entraîner une divergence entre le nombre de doses réellement administré et celui indiqué sur le certificat. L’administration de doses antérieures dans d’autres États membres est prouvée au moyen des certificats COVID numériques de l’UE valides correspondants, qui doivent être délivrés aux personnes concernées conformément à l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/953. Lorsque les informations figurant sur le certificat sont incorrectes, le titulaire est habilité, conformément à l’article 3, paragraphe 4, du règlement (UE) 2021/953, à demander la délivrance d’un nouveau certificat.

La Commission ne propose pas d’étendre le champ d’application du règlement (UE) 2021/953 en ce qui concerne l’utilisation nationale des certificats COVID numériques de l’UE. Comme indiqué au considérant 48 du règlement (UE) 2021/953, les États membres peuvent traiter des données à caractère personnel figurant dans les certificats COVID numériques de l’UE à d’autres fins, si la base juridique pour le traitement de ces données à d’autres fins, y compris les durées de conservation y afférentes, est prévue par le droit national, qui doit respecter le droit de l’Union en matière de protection des données. Par conséquent, le règlement (UE) 2021/953 ne prescrit ni n’interdit l’utilisation du certificat COVID numérique de l’UE à des fins nationales, qui relève toujours de la compétence des États membres et est soumise au contrôle juridictionnel des juridictions nationales.

Le 18 octobre 2021, la Commission a publié son premier rapport sur le certificat COVID numérique de l’UE18. Conformément à l’article 16, paragraphe 2, du règlement:

Règlement (CE) no 726/2004 du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 établissant des procédures de l’Union pour l’autorisation et la surveillance en ce qui concerne les médicaments à usage humain et à usage vétérinaire, et instituant une Agence européenne des médicaments (JO L 136 du 30.4.2004, p. 1).

Rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil présenté conformément à l’article 16, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/953 du Parlement européen et du Conseil relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de (UE) 2021/953, la Commission doit, le 31 mars 2022 au plus tard, soumettre au Parlement européen et au Conseil un deuxième rapport sur l’application du règlement. Ce rapport doit contenir, en particulier, une évaluation de l’incidence dudit règlement sur la facilitation de la libre circulation, y compris sur les voyages et le tourisme et sur l’acceptation des différents types de vaccin, sur les droits fondamentaux et la non-discrimination, ainsi que sur la protection des données à caractère personnel durant la pandémie de COVID-19.

Comme indiqué dans le premier rapport, la Commission présente cette proposition avant l’adoption du deuxième rapport afin de garantir, pour des raisons de sécurité juridique, que la procédure législative nécessaire pourra être conclue suffisamment à temps avant juin 2022. Dans le même temps, la présente proposition s’appuie sur une analyse des différents aspects à traiter dans ce rapport. Pour les raisons exposées dans la présente proposition, la Commission estime que le certificat COVID numérique de l’UE a eu une incidence positive sur la libre circulation au sein de l’UE, étant donné que son absence aurait probablement entraîné le développement de solutions nationales incompatibles. Afin d’élargir le champ d’application des différents types de vaccins acceptés, la Commission propose d’inclure les vaccins contre la COVID-19 faisant l’objet d’essais cliniques. L’incidence de la prolongation de l’application du règlement relatif au certificat COVID numérique de l’UE sur les droits fondamentaux, la non-discrimination et la protection des données à caractère personnel est examinée ci-dessous.

• Cohérence avec les dispositions existantes dans le domaine d’action

La proposition complète d’autres initiatives adoptées dans le domaine de la libre circulation au cours de la pandémie de COVID-19, comme les recommandations (UE) 2020/1475, (UE) 2021/119, (UE) 2021/961 et (UE) 2022/107 du Conseil. En particulier, la recommandation (UE) 2022/107 du Conseil prévoit que les titulaires de certificats COVID numériques de l’UE valides ne devraient, dans la plupart des cas, pas faire l’objet de restrictions supplémentaires.

La directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil19 définit les conditions d’exercice du droit des citoyens de l’Union et des membres de leur famille de circuler et de séjourner (de manière temporaire ou permanente) librement sur le territoire de l’Union. Elle dispose que les États membres peuvent restreindre la liberté de circulation et de séjour d’un citoyen de l’Union ou d’un membre de sa famille, quelle que soit sa nationalité, pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique.

Le règlement (UE) 2021/953 est la seule législation existante de l’Union qui contient des dispositions relatives à la délivrance, à la vérification et à l’acceptation de certificats attestant le statut COVID-19 de leur titulaire. Étant donné que les États membres peuvent, à titre de mesure de santé publique, continuer à exiger la production de tels certificats pour lever certaines restrictions du droit à la libre circulation imposées durant la pandémie de COVID- 19, il est nécessaire de prolonger la période d’application du règlement.

• Cohérence avec les autres politiques de l’Union

La présente proposition fait partie du train de mesures prises par l’Union en réaction à la pandémie de COVID-19. Elle s’appuie, en particulier, sur les travaux menés au sein du comité de sécurité sanitaire, du réseau «Santé en ligne» et du comité du certificat COVID numérique de l’UE.

La présente proposition est complétée par la proposition COM(2022) 55 final, qui vise à prolonger l’application du règlement (UE) 2021/954 relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement (certificat COVID numérique de l’UE) destinés aux ressortissants de pays tiers séjournant ou résidant légalement sur le territoire des États membres pendant la pandémie de COVID-1920.

Dans sa proposition de recommandation du Conseil modifiant la recommandation (UE) 2020/912 concernant la restriction temporaire des déplacements non essentiels vers l’UE et la possible levée de cette restriction21, la Commission a proposé d’établir un lien clair entre la recommandation (UE) 2020/912 du Conseil et le certificat COVID numérique de l’UE afin d’aider les autorités des États membres à vérifier l’authenticité, la validité et l’intégrité des certificats délivrés par des pays tiers.

La présente proposition est sans préjudice des règles de Schengen en ce qui concerne les conditions d’entrée applicables aux ressortissants de pays tiers. Le règlement proposé ne devrait pas être interprété comme encourageant ou facilitant la réintroduction de contrôles aux frontières, qui restent une mesure de dernier recours soumise aux conditions du code frontières Schengen22.

La présente proposition respecte aussi pleinement les compétences des États membres en matière de définition de leur politique sanitaire (article 168 du TFUE).

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Prof Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/la-tyrannie-numerique-a-lechelle-planetaire-le-systeme-de-certificats-de-vaccination-de-lunion-europeenne-ue/5667158

L’ERE DE LA MONDIALISATION LIBERALE EST TERMINEE. UN NOUVEL ORDRE ECONOMIQUE MONDIAL EST EN TRAIN DE NAITRE SOUS NOS YEUX

Par Le 10/04/2022

Une occasion qui ne se présente qu’une fois par siècle

Par Alastair Crooke
Arrêt sur info — 06 avril 2022

 

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« L’ère de la mondialisation libérale est terminée. Un nouvel ordre économique mondial est en train de se former sous nos yeux »

 

Par Alastair Crooke

Source:  Strategic Culture

 

Wow ! La roue de la fortune tourne si vite. Il semble que ce n’était qu’hier qu’un ministre français des finances vantait l’effondrement imminent de l’économie russe, et que le président Biden célébrait le rouble « réduit à néant ». Le bloc occidental a saisi les réserves de change de la Banque centrale de Russie, menacé de saisir tout l’or russe sur lequel il pourrait mettre la main, et imposé des sanctions sans précédent aux particuliers, entreprises et institutions russes. Une fin de guerre totale !

Eh bien, ça ne s’est pas passé comme ça. Les banquiers centraux du monde entier ont été effrayés à l’idée que leurs réserves pourraient également être saisies s’ils s’écartaient de la « ligne ». Néanmoins, la décision de l’équipe Biden de tenter à nouveau de faire s’effondrer l’économie russe (la première tentative remonte à 2014) pourrait bien être considérée comme un point d’inflexion géopolitique majeur.

Son importance en termes géopolitiques pourrait même être équivalente à la « fermeture de la fenêtre de l’or » américaine par Nixon en 1971, même si, cette fois, les événements vont dans le sens inverse.

Les conséquences de l’abandon de l’or par Nixon étaient proprement catastrophiques. Le système commercial basé sur les pétrodollars qui en a découlé a permis à l’Amérique de « frapper » le monde de sanctions et de sanctions secondaires, conférant ainsi aux États-Unis son hégémonie financière unipolaire (après que le militarisme américain, principal pilier de l’ordre mondial, ait été discrédité à la suite de la guerre du Golfe de 2006).

Aujourd’hui, à peine un mois plus tard, on peut lire dans la presse financière que c’est le système financier occidental et la monnaie de réserve mondiale qui sont en plein déclin, et non le système économique russe.

Que se passe-t-il donc ?

Le système mis en place après 1971 a rapidement évolué, passant d’un système reposant sur une matière première – le pétrole brut – à une monnaie de référence qui est une « promesse » de rembourser une dette, et rien de plus. Une monnaie adossée à un actif dur est une garantie que le remboursement aura lieu. En revanche, un dollar de capital de réserve n’est soutenu par rien de tangible – juste la « pleine foi et le crédit » de l’entité émettrice.

Ce qui s’est passé, c’est que le système financier a commencé à s’effondrer lorsque les « faucons » russophobes de Washington ont stupidement déclenché une guerre avec le seul pays – la Russie – qui possède les produits de base nécessaires pour le commerce mondial, et pour déclencher le passage à un système monétaire différent – à un système qui est ancré dans autre chose que la monnaie de réserve.

Eh bien, la première « frappe » sur le système – la conséquence de la guerre financière occidentale contre la Russie – a simplement été le chaos sur les marchés des matières premières avec la flambée astronomique des prix. La Russie est un super fournisseur mondial de matières premières, et elle a été mise à l’index par les sanctions.

Puis, début mars, Zoltan Pozsar, qui a travaillé à la Fed de New York, a été conseiller au Trésor américain et est actuellement stratège au Crédit suisse, a publié un rapport de recherche dans lequel il explique que le monde se dirige vers un système monétaire dans lequel les monnaies sont adossées à des matières premières, et non plus uniquement à la « pleine foi et au crédit » d’un émetteur souverain.

En tant que l’une des voix les plus respectées de Wall Street, M. Pozsar a fait valoir que le système monétaire actuel fonctionnait tant que les prix des matières premières oscillaient de manière prévisible dans une fourchette étroite, c’est-à-dire en l’absence de tensions extrêmes (précisément parce que les matières premières servent de garantie à d’autres instruments de dette). Toutefois, lorsque l’ensemble du complexe des produits de base est soumis à des tensions, comme c’est le cas actuellement, la flambée des prix des produits de base entraîne un vote de défiance plus large à l’égard du système. Et c’est ce à quoi nous assistons actuellement.

En bref, dans la guerre financière contre la Russie Moscou a donné à l’Occident une leçon sans équivoque : les monnaies les plus fortes ne sont pas le dollar ou l’euro, mais plutôt le pétrole, le gaz, le blé et l’or. Oui, l’énergie, la nourriture et les ressources stratégiques sont des monnaies.

Puis vint la deuxième attaque contre le système : Le 28 mars, la Russie a annoncé qu’elle mettait un plancher sous le prix de l’or. Sa banque centrale achètera de l’or à un prix fixe de 5 000 roubles par gramme – jusqu’au 30 juin au moins (fin du deuxième trimestre).

Un prix de 100 roubles pour un dollar équivaut à un prix de l’or de 1 550 dollars l’once et un taux de change rouble/USD d’environ 75, mais aujourd’hui, un rouble s’échange à environ 84 roubles pour un dollar (c’est-à-dire qu’il faut plus de roubles que 75 pour acheter un dollar). Tom Luongo a toutefois noté que, la Banque centrale achetant de l’or à un taux fixe, cet engagement incite les Russes à détenir leur épargne en roubles, car le rouble est « fixé » à un taux sous-évalué par rapport à un prix de l’or ouvert surévalué (à environ 1 936 dollars l’once, au moment de la rédaction).

En bref, l’engagement de la Banque centrale de Russie met en marche une dynamique visant à rééquilibrer le rouble par rapport au prix actuel de l’or en dollars sur le marché libre. Et « hey presto », contrairement aux efforts des Européens et des Américains pour faire s’effondrer la valeur de change du rouble et provoquer une crise, le rouble est déjà revenu à son niveau d’avant-guerre – et c’est le dollar qui s’est effondré (par rapport au rouble).

Mais notez bien ceci : Si la valeur du rouble augmente encore par rapport au dollar, (disons de 100 à 96:1) – en raison de la force du commerce des matières premières de la Russie – alors le prix imputé de l’or devient 1610 $ par once. En d’autres termes, la valeur de l’or augmente.

Mais il y a un autre problème : Les Européens protestent bruyamment contre le fait que Poutine a insisté pour que les « États inamicaux » paient leurs importations de gaz en roubles (plutôt qu’en dollars ou en euros) à partir du 31 mars, mais Poutine a ajouté une clause stipulant que les Européens pouvaient également payer en or. (Et les autres États ont une autre possibilité de payer en bitcoins).

Et c’est là que réside le problème : si moins de 75 roubles équivalent à un dollar, les acheteurs obtiennent du pétrole à un prix réduit lorsqu’ils paient en or. Les grandes entreprises européennes du secteur de l’énergie ne seront peut-être pas intéressées, mais les négociants asiatiques seront ravis d’arbitrer et de profiter des écarts de prix implicites. Et cela, en soi, est susceptible d’entraîner les marchés de l’or physique dans une situation de pénurie de l’offre, ce qui se traduira à nouveau par une augmentation du prix de l’or physique.

Une composante moins évidente des cris de douleur européens (« Nous ne paierons pas en roubles ») est donc que les banques centrales tentent de maintenir les échanges d’or dans un schéma serré (en manipulant le marché de l’or papier afin de ne pas ébranler les fondements du système financier mondial).

Mais ce que la Banque centrale russe vient de faire, c’est d’arracher à l’Occident le rôle de « faiseur de prix » de l’or, et sa manipulation des prix. À elles deux, la Russie et la Chine peuvent donc contrôler efficacement le prix de l’or et du pétrole. Luongo conclut : « Ils sont sur le point de changer le dénominateur sur les marchés des changes mondiaux, passant du dollar américain à l’or/pétrole (monnaie des matières premières) ».

Poutine a laissé le monde tomber facilement avec cette annonce. Il aurait pu entrer en scène et annoncer 8000 roubles au gramme ou 2575 $/oz et cela aurait cassé les marchés vendredi en allant vers le week-end, en vendant son pétrole et son gaz avec une forte décote » – forçant ainsi une hausse du prix de l’or.

Pas mal, hein ?

Ok, ok : le chœur des habituelles négations est arrivé : Oh non, pas un autre « récit de dédollarisation » ! TINA – « Il n’y a pas d’alternative au dollar comme monnaie de réserve ».

Bien. Nous savons tous que la valeur totale de l’or, telle qu’elle est évaluée actuellement, est bien trop faible pour soutenir une monnaie d’échange ou un commerce mondial entièrement adossé à l’or. Et, soit dit en passant, il ne s’agit pas de mettre fin au dollar en tant qu’instrument commercial. Non, il s’agit de signaler une nouvelle direction à prendre.

L’argument de Pozsar est plus subtil : une crise est en train de se produire. Une crise des matières premières. Les matières premières sont des garanties, et les garanties sont de l’argent, et cette crise concerne l’attrait croissant de la « monnaie liée aux matières premières » par rapport à la monnaie virtuelle. En période de crise bancaire, les banques hésitent à jouer le jeu de la liquidité parce qu’elles ne font pas confiance à la monnaie fiduciaire comme garantie réelle. Elles refusent alors de prêter de l’argent à leurs homologues bancaires. À chaque fois que cela se produit, les banques centrales doivent imprimer davantage de monnaie pour « fluidifier » le système afin qu’il fonctionne. Ce qui, à son tour, dévalue encore plus la monnaie virtuelle, sur laquelle le système est fondé.

Mais si la monnaie émise par les gouvernements et imprimée par les banques centrales est adossée à des actifs solides, ce problème est évité. Dans ce système, la contrepartie d’une transaction commerciale ou financière aurait la possibilité d’exiger un paiement en actif(s) dur(s) garantissant la monnaie – très probablement de l’or ou éventuellement une marchandise convenue à l’avance. Rappelons que la monnaie fiduciaire n’est rien d’autre qu’un titre de créance non garanti de l’entité émettrice – qui, comme nous l’avons vu, peut être « annulé » à volonté par l’émetteur – le Trésor américain.

Cela rend également le système de « paiement en roubles » plus  compréhensible. Tout système viable de « paiement en roubles” amènera les acheteurs de gaz à se rendre dans les banques russes pour vendre des dollars, des euros ou des livres sterling à la banque, afin que celle-ci achète des roubles pour les remettre à Gazprom. Cela aura pour effet d’augmenter la valeur du rouble en tant que moyen d’échange, mais aussi d’atténuer le risque de nouvelles sanctions financières en faisant des institutions russes le lieu des opérations de paiement.

Quant à la « direction à prendre » ? « Après l’histoire actuelle de confiscation des réserves en dollars », Sergei Glazyev – supervisant la planification de l’avenir monétaire de la Commission économique eurasienne – a déclaré sans ambages : « Je ne pense pas qu’un pays voudra utiliser la monnaie d’un autre pays comme monnaie de réserve. Nous avons donc besoin d’un nouvel outil. »

« Nous (la CEE) travaillons actuellement sur un tel outil, qui peut d’abord devenir une composante moyenne pondérée de ces monnaies nationales« , a-t-il déclaré. « Eh bien, à cela nous devons ajouter, de mon point de vue, des matières premières négociées en bourse : non seulement l’or, mais aussi le pétrole, le métal, les céréales et l’eau : Une sorte de panier de marchandises – avec un système de paiement basé sur les technologies numériques modernes de blockchain ».

« En d’autres termes, l’ère de la mondialisation libérale est terminée. Un nouvel ordre économique mondial est en train de se former sous nos yeux; un ordre intégral, dans lequel certains États et banques privées perdent leur monopole privé sur l’émission de la monnaie« 

Alastair Crooke

Alastair Crooke, un homme cultivé et élégant, a servi le Foreign Office dans des points chauds de la planète, notamment en Irlande du Nord et en Afghanistan à l’époque de l’occupation soviétique. Il aurait travaillé pour le MI6, les services secrets britanniques. 

Source: Strategic Culture

Traduction Arrêt sur info

https://arretsurinfo.ch/une-occasion-qui-ne-se-presente-quune-fois-par-siecle/?fbclid=IwAR3d7ksodeKfCF7Jiyy7WXHD-m62Sh0QlO3eTKrkMT5dWIYtD_wl93KQzsU

UN EXPERT DE L’ONU REDIGE UN DOSSIER COMPLET SUR JULIAN ASSANGE : « JOURNALISTES, CECI VOUS CONCERNE »

Par Le 07/04/2022

Un expert de l’ONU rédige un dossier complet sur Julian Assange : « Journalistes, ceci vous concerne »

 

07 Avr 2022

  

Nils Melzer, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, avait refusé de rendre visite à Julian Assange avant 2019. Il était totalement d’accord avec la version des médias, jusqu’à ce qu’il commence à y regarder de plus près, à lire les rapports et rende visite à Assange. Trois ans plus tard, il écrit « The Trial of Julian Assange – A Story of Persecution », un appel urgent à tous les journalistes. « Ce qui arrive à Assange vous concerne tous ».

 

Nils Melzer est un universitaire de renom, spécialisé dans le droit international, professeur à l’Université de Glasgow et à l’Académie de Droit International Humanitaire de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages concernant ces matières.

Depuis 2016, il est rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, ce qui lui confère le mandat d’enquêter et de faire rapport à l’ONU à la suite de plaintes déposées par des particuliers et des organisations concernant des pratiques de torture dans tous les États membres de l’ONU. Les États membres des Nations Unies sont tenus de l’aider dans ses investigations.

Un Suisse qui parle aussi suédois…

Le citoyen suisse Nils Melzer est fils d’un père suisse et d’une mère suédoise, d’où son prénom suédois. Ce dernier détail familial va le conduire en 2019 à quelque chose qu’il n’aurait pu envisager trois ans plus tôt. Il avait rejeté pendant plusieurs années les demandes des avocats de Julian Assange d’enquêter sur son cas. Ils avaient fait valoir que les poursuites étaient politiques et que ses conditions de détention équivalaient à de la torture.

Il n’en avait pas cru un mot. La Grande-Bretagne et la Suède sont des démocraties solides, où les pratiques de torture n’existent pas, selon M. Melzer. En outre, M. Melzer était totalement d’accord avec la version médiatique selon laquelle Assange essayait simplement d’échapper à une condamnation pour le viol de deux Suédoises.

Au printemps 2019, il est contacté pour une énième fois et, pour se débarrasser de cette demande, il décide de rendre visite à Julian Assange à la prison de Belmarsh à Londres. Avant d’abandonner l’affaire, il décide de prendre également le temps de parcourir les rapports et les documents de la cour suédoise.

Il se trouve qu’il parle couramment le suédois, ce qui n’est pas habituel pour un universitaire suisse, expert en droit international. Ce qu’il a lu l’a stupéfié. Il était face à un abus de procédures légales pour détenir une personne sans motif d’accusation.

Trois ans plus tard, après de nombreuses visites à Assange et discussions avec ses avocats, après des dizaines de lettres aux autorités britanniques, suédoises, australiennes (Assange est australien), équatoriennes et étasuniennes, ne voyant aucun autre moyen, il a fait ce qu’il n’avait jamais fait auparavant pour aucune autre enquête : il a consigné l’intégralité du dossier dans un livre.

C’est le dossier complet

A ceux pour qui l’affaire n’est pas claire ou qui n’ont ni le temps ni l’envie de creuser les détails de l’affaire Julian Asange, ce livre offre une réponse toute prête. Toute personne qui lira The Trial of Julian Assange – A Story of Persecution [1] sera pleinement informée de son cas jusqu’aux événements les plus récents, en janvier 2022.

Tout journaliste qui prétend aujourd’hui ne pas avoir eu le temps d’étudier son cas n’a plus d’excuse. Tout est là. Quelques heures de lecture avec un feutre à la main suffisent, la base du travail journalistique.

Depuis la juge d’instruction suédoise qui refuse à plusieurs reprises d’interroger Assange en Suède, jusqu’à ce qu’il parte pour la Grande-Bretagne, et qui rédige du coup un mandat d’arrêt « parce qu’il veut échapper à la justice », jusqu’aux circonstances dans lesquelles on l’empêche à la prison de Belmarsh de préparer sa défense et de suivre le processus de son extradition .

Dans quel but ? Pour Nils Melzer, il n’y a aucun doute : chaque interrogatoire conduira au classement sans suite. En ne l’interrogeant pas alors qu’il est encore en Suède, la juge a pu continuer à faire traîner l’affaire – ce qui a admirablement réussi. Le livre se termine juste avant la dernière décision de la Haute Cour britannique.

Melzer résume ainsi son livre : Bien que les crimes et le comportement arbitraire de tous les gouvernements impliqués soient devenus de plus en plus flagrants et évidents au cours de la dernière décennie, la véritable dimension de son cas a été presque totalement ignorée par les autres gouvernements, par les grands médias et par l’opinion publique.

 Au contraire, le récit officiel a été docilement intégré, répété et maintenu : Assange, le violeur, le pirate informatique, l’espion et le narcissique lâche, qui a le sang d’innocents sur les mains, comparaît enfin devant un tribunal. Ici aussi, comme dans l’histoire des habits neufs de l’empereur, il fallait que quelqu’un vienne jeter un regard neuf et objectif sur tout cela et rompe le charme : « Regardez, l’empereur est nu ». Ceci, cher lecteur, est le but de ce livre.

Ce livre est pour DeWereldMorgen.be[2] une confirmation générale de tous les articles publiés dans leur dossier sur Julian Assange. Cependant, vous, lecteurs, n’êtes pas obligés d’accepter cela comme une preuve. Lisez ce livre et jugez par vous-même. Pour l’instant, il n’existe pas de traduction en néerlandais du livre. Cependant, pour les journalistes qui prennent leur travail au sérieux, que ce livre soit écrit en anglais ne peut être un obstacle.

Ce n’est pas un texte scientifique ennuyeux

Nils Melzer a fait de l’anglais sa principale langue de travail depuis des décennies. Il a demandé l’aide littéraire d’un spécialiste allemand, Oliver Kobold, pour écrire une histoire facile à lire qui transformait son jargon de droit international en un texte lisible, après quoi la maison d’édition britannique Verso a fait relire l’ensemble du texte par un éditeur britannique.

Le premier chapitre résume la pertinence de WikiLeaks, expose l’hypocrisie et les mensonges diffusés en particulier par les journalistes du Guardian, après qu’un membre de la rédaction a publié dans un livre les mots de passe des fichiers de WikiLeaks. Selon le journal – encore largement suivi par la quasi-totalité des médias étrangers – c’est Assange qui l’avait fait.

La force centrale de ce livre réside cependant dans l’analyse que Melzer fait de tous les documents impliqués dans le procès suédois, non pas tant les communications avec le tribunal britannique – qui en soi donnent à réfléchir sur la manière dont les motivations politiques à l’origine de la procédure sont questionnées – mais surtout les rapports internes suédois, les enregistrements, les interrogatoires, les notes, les réunions que Melzer a lus en suédois. Depuis le premier jour, l’opération contre Assange a été une opération politique en raison de ce qu’il avait fait avec WikiLeaks et rien d’autre.

Un deuxième mensonge médiatique est l’affirmation selon laquelle WikiLeaks et Assange auraient mis en danger des vies humaines par leurs révélations. Après le procès britannique, le gouvernement américain ne peut toujours pas citer un seul cas de personne prétendument mise en danger par les révélations.

 Cet échec systémique soulève les questions de la vérité, de la tromperie et de l’aveuglement, de notre propre léthargie et de notre complicité passive. Ce n’est pas une coïncidence si ce livre commence par mes propres difficultés à transcender mes préjugés personnels.

 Le problème n’est pas que nous ne connaissons pas la vérité, mais plutôt que nous ne voulons pas la connaître. Le problème, c’est que nous permettons aux puissants, contre toute attente, d’enfreindre la loi sans même leur demander de rendre des comptes, que ce soit sur le plan juridique ou politique, mais que nous les louons comme de grands dirigeants et les honorons même avec des prix Nobel.

Que les médias puissent jouer un rôle positif est actuellement démontré par la manière dont la solidarité avec les réfugiés ukrainiens est soutenue et étayée, avec efficacité. Une campagne ciblée pour libérer Assange peut en effet réussir, tout d’abord en informant l’opinion publique de ce qui est fait en leur nom par leurs gouvernements. Ensuite, il est essentiel que les journalistes, individuellement,  réalisent que c’est d’eux qu’il s’agit.

Il suffit que quelques journalistes aient le réflexe journalistique professionnel de faire la même démarche que Nils Melzer : « Bon, je pense que j’ai toujours raison au sujet d’Assange, mais examinons cela de plus près. »

Il n’en faut pas plus, lisez ce livre, chers collègues, et tirez vos propres conclusions.

 

Nils Melzer. The Trial of Julian Assange – A Story of Persecution, Verso, Londres, 2022, 354 pages. ISBN 978 1839 7662 51 (version française suivra en septembre)

 

Source originale: De Wereld Morgen

Traduit du néerlandais par le Comité de soutien à Julian Assange. Un rassemblement est prévu le 11 avril à Bruxlles, Place de la Monnaie, de 17 à 19h.

Notes:

[1]La version française paraîtra en septembre 2022.

[2]www.dewereldmorgen.be (‘le monde de demain’) site web d’information progressiste en Flandre et aux Pays-Bas.

https://www.investigaction.net/fr/un-expert-de-lonu-redige-un-dossier-complet-sur-julian-assange-journalistes-ceci-vous-concerne/

« S’ELOIGNER DE L’OCCIDENT, SE CONCENTRER SUR L’ASIE » : L’AMERIQUE LATINE ET LA NOUVELLE ECONOMIE MONDIALE

Par Le 05/04/2022

« S’éloigner de l’Occident, se concentrer sur l’Asie » : l’Amérique Latine et la nouvelle économie mondiale

 

04 Avr 2022

  

Dans cette interview du média bolivien Kawsachun News, l’économiste équatorien Juan Fernando Terán* analyse les conséquences des sanctions occidentales sur la Russie pour l’Amérique latine, notamment à travers le cas de l’agriculture équatorienne. Il évoque également la manière dont l’Amérique latine peut protéger son économie et comment se distancier de l’impérialisme monétaire des Etats-Unis (IGA).

Kawsachun News – L’industrie bananière équatorienne s’est effondrée quand le marché russe a été fermé. Qui paie le prix des sanctions occidentales contre la Russie ?

Juan F. Terán : Les pays qui exportent des denrées alimentaires et des produits agricoles sont aujourd’hui dans une position très difficile. L’Équateur, la Colombie, le Brésil et l’Argentine sont parmi les plus touchés. Ces pays importent presque toutes les fournitures dont ils ont besoin pour la production agricole : engrais, produits agrochimiques et même semences dans certains cas. Les sanctions ont interrompu ces approvisionnements. Nous aurions pu éviter cette situation.

L’Amérique Latine a connu un âge d’or de développement et d’intégration à l’époque de dirigeants tels que Hugo Chavez, Rafael Correa, Evo Morales, Ignacio Lula da Silva et d’autres. Au cours de ces années, de nombreux travaux ont été consacrés à la question de savoir comment la région pouvait commencer à produire ses propres approvisionnements agricoles. Il s’agissait même d’un projet phare de l’UNASUR. L’objectif était de garantir la sécurité alimentaire face aux fluctuations des marchés internationaux. Il y avait également la proposition d’une banque à l’échelle de l’Amérique latine et d’une monnaie commune. Cela aurait pu aider l’économie de la région à survivre à la crise monétaire actuelle.

Or que se passe-t-il aujourd’hui ? Prenons le cas de l’Équateur : nous avons deux sources principales de revenus dans les exportations. La première est le pétrole, et logiquement, les conséquences de la guerre en Ukraine auraient dû être, à travers l’augmentation de son prix, une croissance des revenus pour l’Équateur. Cependant, le président conservateur Guillermo Lasso a promis au FMI de le payer au moyen des futures ventes de pétrole. Donc même si le prix du pétrole passe à 300 dollars, cela ne profitera aux citoyens ordinaires.

Et qu’en est-il de l’agriculture ?

Le pays gagne aussi beaucoup en exportant des produits comme les bananes, le café, les crevettes et les fleurs. Le principal marché pour la production de fleurs équatoriennes est la Russie. Aujourd’hui, ces producteurs sont confrontés à une crise dramatique car les sanctions les ont coupés de leurs clients. C’est une industrie énorme pour l’Équateur, dans les provinces de Pichincha et Cotopaxi, il y a des régions entières consacrées presque entièrement à la production de fleurs. Ils ont même des aéroports là-bas car ces fleurs sont exportées dans le monde entier par avion. Une petite partie de leur production va aux États-Unis et en Europe, mais la grande majorité va en Russie. La Russie est l’un des rares pays où les gens achètent des fleurs toute l’année et pas seulement pour certaines dates comme la Saint-Valentin. Hé bien, qu’en est-il de nos exportations de crevettes, de café ou de cacao ? Elles nécessitent des engrais et d’autres fournitures agricoles importés. Il y a maintenant une pénurie mondiale, la Russie était le premier producteur mondial et la voilà sanctionnée.

Quelle a été la réponse du gouvernement ?

Les pays peuvent survivre à cette tempête s’ils ont un parapluie d’État, mais l’Équateur est soumis à un gouvernement néolibéral. Notre économie n’a plus de parapluie maintenant. Quelle a été la réponse néolibérale à cette crise actuelle ? Les producteurs de fleurs ont été les premiers à demander de l’aide. Ils ont demandé des prêts afin de pouvoir subvenir temporairement à leurs besoins. Le président Lasso a répondu en disant que prendre ce genre de mesures suppose d’assumer un risque et que l’État n’a aucune obligation de renflouer qui que ce soit. Cette idée de ne renflouer personne est une excellente idée…. si elle est appliquée uniformément. Nous ne devrions pas avoir à renflouer les banquiers quand ils ont une « crise », mais bien sûr, le banquier Guillermo Lasso n’abandonnera jamais « son » peuple… Il abandonne seulement les petits agriculteurs. L’élection de gouvernements progressistes en Amérique latine n’est pas seulement une question d’idéologie ; il s’agit aussi pour les citoyens de défendre leur économie et leur niveau de vie. Si un banquier gagne une élection, ne soyons pas surpris du résultat.

De nombreux pays considèrent désormais Washington comme un allié peu fiable et cherchent à commercer dans d’autres monnaies. Pensez-vous que le dollar états-unien va perdre son hégémonie internationale ? Et qu’est-ce que cela signifierait pour l’Amérique latine ?

Lorsque les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) commenceront à commercer entièrement en Yuan, ou dans toute autre monnaie autre que le dollar, le monde changera vraiment. Je pense que nous pouvons nous attendre à voir cette transformation dans les cinq prochaines années. Cela représentera la défaite définitive de l’empire états-unien. L’histoire nous montre que la puissance militaire d’un pays est liée à la puissance de sa monnaie.

Lorsque la Grande-Bretagne régnait sur le monde, la livre sterling dominait le commerce international. Même la dette extérieure de l’Équateur était calculée en livres sterling durant ces années. Les réserves de notre banque centrale s’exprimaient en livres sterling. Cette situation a changé après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, car les États-Unis sont devenus la nouvelle puissance dominante et ont créé les institutions financières et monétaires du monde à leurs propres fins, puis en supprimant l’étalon-or du dollar. La guerre actuelle en Ukraine est également une question de monnaie. Les États-Unis participent à ce conflit contre la Russie parce qu’ils ont besoin de défendre à tout prix la puissance du dollar-papier alors que la Russie ou l’Inde amarrent leurs monnaies à la valeur de matières premières.

Que peut faire la région ?

L’Amérique latine doit lentement se désolidariser du dollar états-unien. Nous devons diversifier nos réserves monétaires internationales. Rafael Correa avait commencé à le faire en Équateur en investissant dans des réserves d’or, ce qui avait été critiqué par la droite. Cependant, cette diversification ne peut se faire que si nous apportons les changements nécessaires à nos relations commerciales. Si nous devons commencer à constituer des réserves en yuan chinois, nous devons approfondir nos relations commerciales avec la Chine pour y parvenir.

 

Carte 1 : bien qu’ils totalisent 14% de la population mondiale, les pays qui sanctionnent la Russie incarnent encore la « communauté internationale » pour la plupart des journalistes occidentaux.

 

Carte 2 : la vraie taille de l’Amérique Latine. Merci à Ollie Vargas.

Je pense que nous devrions revenir à la proposition de l’UNASUR de créer une monnaie commune latino-américaine avec sa propre banque centrale. Nous avons également besoin d’un système de paiement latino-américain. Regardez comment les États-Unis utilisent SWIFT pour exclure de l’économie mondiale tout pays qui ne leur plaît pas. La Russie et la Chine créent leurs propres systèmes de paiement. Il y a des années que le Venezuela est sorti du SWIFT. Nous devrions également avoir notre propre système.

Il ne sert à rien de se plaindre de l’agression états-unienne. C’est dans leur nature d’envahir et d’attaquer des pays dans le monde entier. Le vrai problème est que l’Amérique latine est exposée et incapable de faire face à ce type de guerre économique. En réponse, nous devons nous tourner vers l’Asie de manière sérieuse. Pourquoi le gouvernement équatorien n’assure-t-il pas de nouveaux marchés, par exemple pour nos crevettes et nos bananes, en Chine ? Il y a une énorme demande là-bas. La Bolivie et l’Équateur possèdent tous deux de vastes richesses minérales. Nous devons contourner l’Occident et nous concentrer sur l’Asie en matière de commerce et d’investissement dans les produits de base.

Les médias états-uniens ont attaqué des pays comme le Mexique, le Brésil ou l’Argentine pour ne pas avoir imposé de sanctions économiques à la Russie. Pensez-vous que cette demande des États-Unis va, à terme, briser leur sphère d’influence ici et dans le monde non-occidental ?

Ces sanctions provoquent une crise d’inflation pour les gens partout dans le monde. Les Européens paient déjà 8-9 euros pour un gallon d’essence. Aux États-Unis, il est à 4,75 dollars, voire 6 dollars dans des endroits comme la Californie et Miami. C’est choquant. Les sanctions ont un effet boomerang sur les États-Unis et leurs citoyens. Bien que tout le monde ne souffre pas : les fabricants d’armes ne souffrent pas. Des gens comme le fils de Biden, qui a des relations douteuses dans le secteur du gaz, ne vont pas souffrir. Des rapports d’analyse financière ont été publiés cette semaine, indiquant que si le prix de l’essence reste à 4,75 dollars en moyenne nationale aux États-Unis, l’économie entrera en récession à la fin de l’année. Rien de ce qu’ils font n’est lié aux intérêts des citoyens ordinaires.

 

* Économiste, coordinateur de recherches à l’Instituto de la Ciudad del Distrito de Quito (Équateur), Juan Fernando Terán enseigne actuellement les « Politiques économiques appliquées en Amérique latine » et les « Économie et politique des ressources naturelles et de l’énergie » à l’Université Andine Simón Bolívar. Parmi ses publications : « Las quimeras y sus caminos : la gobernanza del agua y sus dispositivos para la producción de pobreza rural en los Andes Ecuatorianos » (Buenos Aires : CLACSO), « La sequedad del ajuste : implicaciones de la gobernanza global del agua para la seguridad humana en Ecuador » (Quito : CEN) et « La ecología del agua : una introducción a sus temas y problemas en Ecuador » (Quito : Camaren).

 

Source originale : Kawsachunnews

Traduction Thierry Deronne  : VenezuelaInfos 

Photo: FAO (CC)

https://www.investigaction.net/fr/seloigner-de-loccident-se-concentrer-sur-lasie-lamerique-latine-et-la-nouvelle-economie-mondiale/

CRIMES COLONIAUX : LA CARTE MONDIALE DE LA JUSTICE

Par Le 19/03/2022

Crimes coloniaux : la carte mondiale de la justice

 

16 Mar 2022

  

De la Nouvelle-Zélande à la France, du Canada à l’Allemagne, de la Suède aux Pays-Bas, le passé colonial revient au-devant de la scène. Excuses officielles, demandes de réparations et de restitution de patrimoine, commissions vérité : l’arsenal de la justice transitionnelle peut-il traiter les crimes coloniaux et leurs conséquences sur le monde d’aujourd’hui ?

« Ne nous présentons pas comme une bande de mendiants qui viennent demander réparation. […] Je pense que les Européens ont des devoirs envers nous, comme à l’égard de tous les malheureux, mais plus encore à notre égard pour des maux dont ils sont la cause. C’est cela que j’appelle réparation. » Ces mots d’Aimé Césaire, l’illustre auteur martiniquais du « Discours sur le colonialisme », résonnent encore de manière vibrante partout dans le monde, 71 ans après leur publication.

70 % de la population mondiale est concernée, soit en tant que citoyen d’un pays colonisateur soit en tant que colonisé, selon le professeur d’histoire français Bouda Etemad, auteur du livre « Crimes et réparations, l’Occident face à son passé colonial ». Les colonisés et leurs descendants, écrit-il, sont en droit de demander réparation aux puissances européennes pour les torts qu’elles ont commis en tant qu’États sur une période de cinq cents ans – de la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb jusqu’aux indépendances de la deuxième partie du XXe siècle. Travaux forcés, esclavage, persécutions, exécutions, exterminations, bombardements, pillages, assimilation culturelle forcée : rien n’a manqué dans la panoplie des violences accompagnant la colonisation en Afrique, au Proche-Orient, en Asie, aux Amériques, en Océanie, et en Europe du Nord.

Notre dossier spécial se concentre principalement sur la période dite de « deuxième empire colonial » qui marque, à partir de 1815, le nouvel élan expansionniste des puissances occidentales jusqu’aux indépendances des années 1960-70.

La colonisation, « un crime contre l’humanité »

En France, quand Emmanuel Macron, alors candidat à l’élection présidentielle, déclare, le 14 février 2017 à Alger, que la colonisation « est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes », il suscite le courroux de la droite et de l’extrême droite, qui l’accusent de salir ou de trahir son pays.

Incarnation du patriotisme français, l’homme politique Georges Clémenceau, surnommé « le Tigre » pour ses colères terribles d’opposant puis pour sa force de caractère comme chef de gouvernement à la fin de la Première guerre mondiale, a pourtant déjà tout dit il y a cent trente ans. Le 28 juillet 1885, alors que les puissances européennes se partagent l’Afrique, son adversaire politique Jules Ferry invoque devant les députés le « devoir » des « races supérieures » de « civiliser les races inférieures ». Clémenceau lui répond : « Races supérieures ! Races inférieures ! (…) Regardez l’histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous y verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà l’histoire de votre civilisation ! (…) Combien de crimes atroces, effroyables ont été commis au nom de la justice et de la civilisation. Je ne dis rien des vices que l’Européen apporte avec lui : de l’alcool, de l’opium qu’il répand, qu’il impose s’il lui plaît. Et c’est un pareil système que vous essayez de justifier en France dans la patrie des droits de l’homme ! »

Et Clémenceau de fustiger le phénomène colonial sans détours  : « La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. »

Demande de vérité et de réparations

Ces dernières années, alors que les anciens pays colonisateurs sont désormais dirigés par des hommes et des femmes entrés en politique après la chute des empires coloniaux, et que les peuples anciennement colonisés font davantage entendre leur voix, la demande de vérité et de réparation n’a cessé de s’amplifier. La chape de silence fermement tendue sur les crimes coloniaux se déchire. Les pays scandinaves s’attèlent à établir la vérité sur les violences subies par leurs peuples autochtones, inspirés par l’exemple du Canada. La France envisage et la Belgique inaugure des commissions vérité, l’Australie s’y met, et les États-Unis de Joe Biden semblent plus disposés à se joindre à ce rendez-vous de l’histoire. Tout indique que le passé colonial est devenu le présent de la justice transitionnelle, et que cette vague de fond agite, depuis peu, tous les continents.

Dès lors, si les demandes de réparations ne sont pas récentes, portées par les victimes et leurs descendants, les réponses apportées commencent à évoluer. La nécessité de rendre justice aux populations mises en esclavage et/ou colonisées, conduit à chercher des moyens de « réparer » les torts causés. Louis Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires de France, les définit comme « des dispositifs légaux, moraux, matériels, culturels ou symboliques mis en place pour indemniser après un dommage de grande envergure, un groupe social ou ses descendants, de manière individuelle ou collective ».

Cela ne peut aller sans une première étape de reconnaissance officielle, encore balbutiante, de ces dommages. Le 26 mars 2019, le Parlement européen a ainsi adopté une résolution sur les « droits fondamentaux des personnes d’ascendance africaine », reconnaissant que « le racisme et les discriminations dont sont victimes ces personnes sont structurels » et « que cette forme de racisme est le fruit des structures historiquement répressives du colonialisme et de la traite transatlantique des esclaves ». Le 17 juin 2020, après l’assassinat de Georges Floyd aux États-Unis, la haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’homme, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, s’est déclarée favorable « à des réparations » lors d’un débat sur le racisme et les violences policières. « Derrière la violence raciale, le racisme systémique et la discrimination au sein de la police se cache l’incapacité de reconnaître et de confronter l’héritage de l’esclavage et du colonialisme », a déclaré Bachelet, avant d’ajouter : « Nous devons réparer les torts causés par des siècles de violence et de discrimination, notamment à travers des excuses officielles, des processus d’établissement de la vérité et des réparations sous diverses formes ».

Au Nord comme au Sud, les initiatives se multiplient pour faire la lumière sur ce passé violent, réparer financièrement, restituer des biens culturels et des restes humains, ou exprimer des excuses officielles de la part d’anciens pays colonisateurs. Cette carte mondiale de Justice Info recense les principaux mécanismes officiels de vérité et de réparations survenus au cours des vingt dernières années et engagés par les ex-colonisateurs envers leurs ex-colonies.

source : https://www.justiceinfo.net/fr/77657-crimes-coloniaux-carte-mondiale-justice.html

https://www.investigaction.net/fr/crimes-coloniaux-la-carte-mondiale-de-la-justice/

ALORS, EXPLIQUEZ-NOUS : LE SPORT, C'EST POLITIQUE OU NON ?

Par Le 03/03/2022

Alors, expliquez-nous : le sport, c’est politique ou non?

Mardi, 01 Mars 2022 19:23 Ahmed Bensaada

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Mais, bon sang, pourquoi nous a-t-on bassiné les oreilles depuis des lustres avec cette phrase creuse brandie comme un principe céleste?

« Il ne faut pas mélanger le sport et la politique! » : le « Premier Commandement » du grimoire sportif, récité ad nauseam par les chamanes du sport mondial!

Il fallait nous le dire que ce slogan n’était pas valable pour tout le monde, qu’il ne s’appliquait pas du tout aux pays occidentaux ou considérés comme tels car « génétiquement » différents. Il fallait nous informer que seuls les pays du tiers-monde étaient visés et que ces chamanes, serviteurs du Temple du Sport, étaient les intercesseurs entre les Dieux de la politique otanesque et nous, pauvres humains de seconde zone, rendus addicts aux JO et autres jeux à la baballe.

Selon l’AFP, le « monde sportif » a réagi très rapidement, à peine « quelques heures après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe jeudi ». Réaction rapide ou arc réflexe?

La suite? Un déluge de déclarations, d’indignations, d’interdictions et de bannissement de tout ce qui touche le sport russe! De mémoire d’être humain, on n’a jamais rien vu de pareil!

En matière de football, l’UEFA (Union of European Football Associations) n’y est pas allée par quatre chemins : déplacement de la finale de la Ligue des champions initialement programmée à Saint-Pétersbourg. Puis, conjointement avec la FIFA (Fédération Internationale de Football Association), la décision d’exclure tout simplement la Russie « de toutes ses compétitions internationales » a été prise, la Pologne ayant refusé de jouer son match de barrage contre la Russie.

À ce sujet, un petit rappel historique s’impose.

En 2013, l’organisation du championnat d’Europe (sic) de football de moins de 21 ans a été octroyée à Israël. Dans le but, sans doute, de les remercier pour l’opération « Plomb durci » de 2009.  Vous vous rappelez de ce massacre perpétré par l’État hébreu?  Le voici en quelques chiffres : 1417 tués, dont 926 civils (313 enfants et 116 femmes). Les armes utilisées? Phosphore blanc, DIME, GBU-39, …

Était-ce fini? Oh que non. Un autre massacre en 2012. En voici un compte rendu publié par Le Monde Diplomatique :

« […] les 8 et 11 novembre, soit quelques jours avant le début de l’opération militaire « Pilier de défense » contre la bande de Gaza (14-21 novembre 2012, plus de 180 morts du côté palestinien, en grande majorité des civils, dont une cinquantaine d’enfants) —, quatre adolescents étaient tués par des bombardements israéliens alors qu’ils jouaient au ballon rond à Gaza […] »

Cela n’avait pas du tout dérangé Michel Platini qui était à l’époque président de l’UEFA et accessoirement accusé d'escroquerie professionnelle.  Le 29 novembre 2012, soit quelques jours après l’attaque meurtrière, il alla « luncher » avec le président israélien, Shimon Peres. Peut-être ont-ils pris le temps, entre deux petits fours, de disserter sur la marque du ballon utilisé par les enfants trucidés par Tsahal?

Au milieu du tollé suscité par le choix du pays hôte pour cet évènement sportif, une délégation de militants s’est rendue au siège de l’UEFA pour manifester son opposition et demander des explications. Platini leur a répondu : « le sport ne peut se mêler de politique, c’est pourquoi l’UEFA n’envisage pas de prendre des sanctions contre Israël ».

Ah, ce sacré Platini! Un véritable dribbleur!

Alors, quand il s’agit d’Israël, cet état assassin, ce régime qui pratique l’apartheid contre les Palestiniens, ce système cruel de domination et de crime contre l’humanité, aucune sanction! En toute honnêteté, je voudrais mentionner que la phrase (soulignée) qualificative de l’État hébreu n’est pas de moi, mais figure dans le titre d’un récent rapport d’Amnesty International. Comme quoi, tout le monde est au courant, n'est-ce pas? Platini aurait-il été soudoyé par le Mossad, par hasard?

 

Rapport d'Amnesty International (2022)

Cliquez sur l'image pour lire le rapport

 

Alors sanction pour la Russie et « no sanction » pour Israël?

Les massacres des Palestiniens et la colonisation de leurs terres n’ont jamais cessé depuis ce championnat. Cela n’a pas empêché le président de la FIFA, Gianni Infantino, de rêvasser béatement. À quoi exactement? À l’organisation de la coupe du monde de football 2030 par Israël! Et pourquoi pas? La vie d’un Palestinien ne vaut-elle pas celle d’un Ukrainien? Un teint basané et des cheveux frisés ne valent pas une peau blanche et des cheveux blonds, n’est-ce pas M. Infantino?

Et on me dit que vous en avez même discuté avec le Premier ministre de ce pays dont le sport national est « le tir sur les Palestiniens ». Et dire que c’est vous qui avez banni la Russie de la prochaine coupe du monde! Il y a un petit problème ou c’est moi qui louche?

Alors messieurs les chamanes, le sport c’est politique, oui ou non?

Si on peut appliquer des sanctions à la Russie, on pourrait bien les appliquer à Israël, et aussi aux États-Unis qui ont (entre autres, beaucoup, beaucoup d’autres!) massacré des Irakiens et démoli leur pays après avoir agité un petit flacon de bicarbonate de soude à l’ONU. Et à la France qui a transformé un « no-fly zone » en destruction totale de la Libye, relançant ainsi le business de l’esclavage et du terrorisme. Et à tous ces pays, vassaux de Washington, qui sèment le chaos et la désolation en Syrie, au Yémen et dans d’autres contrées qui ne cherchent qu’à vivre en paix chez eux.

Si on suit ce type de raisonnement, TOUS les pays de l’OTAN devraient être bannis de TOUTES les compétitions sportives ad vitam æternam.

 

Outre le football, le Comité international olympique (CIO) a aussi bombé ses muscles : il faut exclure les athlètes russes! Pas un, pas deux. Tous et dans tous les sports!

Voyons donc M. Thomas Bach, président du CIO, n’est-ce pas vous qui avez « rappelé à l’ordre » (Wow, quel courage), il y a moins de deux semaines, les organisateurs des JO de Pékin 2022 lorsqu’ils ont « dénoncé des mensonges concernant la situation des droits de l’homme au Xinjiang »? Ne leur avez-vous pas rappelé le « Premier Commandement » du grimoire sportif. « Il ne faut pas mélanger le sport et la politique! », leur avez-vous héroïquement martelé!  Et cela a fait les manchettes de vos médias mainstream qui nous montrent leur hideux visage de la désinformation raciste, servile et institutionalisée.

 

En juillet 2021, la Fédération internationale de Judo (IJF) a sanctionné le judoka algérien Fathi Norine, mettant abruptement fin à sa carrière. Une suspension de 10 ans pour avoir refusé d’affronter un judoka israélien lors des derniers JO de Tokyo. L’Algérie, n’ayant aucune relation diplomatique avec l’État sioniste, il a décidé de s’aligner sur la politique officielle de son pays qui est opposée à toute normalisation avec Israël aussi longtemps que les droits ancestraux des Palestiniens ne soient pas respectés. Y a-t-il un geste aussi noble que celui-ci? Sacrifier sa carrière et celle de son entraineur pour une cause juste, humaniste et conforme aux résolutions de l’ONU.

Le sport est-il contre le droit international?

Le sport est-il contre la politique officielle des pays membres des fédérations internationales?

Le sport ne promeut-il pas dans sa charte les valeurs humanistes?

Le sport est-il à la solde de l’OTAN et de sa politique belliqueuse et funeste ?

Le sport participe-t-il à la mission colonisatrice et discriminatoire d’Israël?

 

 

 

 

 

Vous devinez ce qui suit : M. Marius L. Vizer, président de l’IJF, a sanctionné la Russie (lui aussi!) pour son intervention en Ukraine. Dans une page baptisée « Judo for Peace », il a annoncé « avec regret l'annulation du Grand Chelem 2022 à Kazan, en Russie, qui devait se tenir du 20 au 22 mai 2022 ».

Dites-moi, tonton Marius, y aurait-il un « Judo for Peace » pour la Palestine et pour tous les Norine de ce monde qui se battent sur le tatami de la justice internationale?

Norine n’a tué personne contrairement à l’État hébreu qui a enlevé la vie, les rêves et les oliviers de générations de Palestiniens.

Norine se bat pour que des jeunes Palestiniens pratiquent un sport au lieu de finir dans des fosses communes ou sous les décombres de leurs écoles.

Alors, maudits chamanes du sport mondial, le sport, c’est politique oui ou non?

https://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=604%3Aalors-expliquez-nous-le-sport-cest-politique-ou-non&catid=46%3Aqprintemps-arabeq&Itemid=119&fbclid=IwAR3jipmoFC-tV4-EFZlNWHp2jd2JT5Kz6kF4n--HFZ87FGvGs8OKmUbeibg

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LE RAPPORTEUR DE L'ONU SUR LA TORTURE REMET EN QUESTION L'EMPRISONNEMENT D'ASSANGE

Par Le 19/02/2022

19 Février 2022

 

Londres, 18 février (Prensa Latina) Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Nils Melzer, a affirmé aujourd’hui qu’il n’existe pas de base légale pour maintenir en prison le fondateur de WikiLeaks Julian Assange dans l’attente d’une décision concernant son extradition vers les États-Unis.

Lors d’une rencontre virtuelle organisée par l’Association des correspondants étrangers à Londres, Melzer a souligné que le journaliste australien n’était accusé d’aucune infraction au Royaume-Uni, ce qui induit que de graves violations des garanties d’une procédure régulière ont été commises.

Assange est détenu au pénitencier londonien de Belmarsh depuis avril 2019, date à laquelle le Gouvernement équatorien lui a retiré la protection diplomatique accordée sept ans auparavant et a autorisé la police britannique à entrer dans son ambassade à Londres pour l’arrêter.

Bien qu’il n’ait pas été inculpé depuis qu’il a purgé une peine de 50 semaines de prison pour avoir violé une caution en 2012, la justice britannique a décidé de le maintenir en détention au sein de cette prison de haute sécurité jusqu’à la fin de la procédure d’extradition.

En décembre dernier, la Haute Cour de la capitale a accepté un recours formé par les procureurs nord-américains contre le refus d’une juge de première instance d’extrader Assange par crainte qu’il se suicide s’il était emprisonné aux États-Unis, et l’affaire a été portée devant la Cour suprême britannique.

Les États-Unis persécutent le cyber-activiste pour avoir publié des milliers de télégrammes de la diplomatie de ce pays et dénoncé sur WikiLeaks des crimes de guerre commis par des militaires nord-américains en Irak et en Afghanistan.

S’il est extradé, Assange pourrait être condamné à 175 ans de prison, sur la base des 17 chefs d’accusation d’espionnage qui lui sont imputés.

Le rapporteur spécial de l’ONU, qui a rendu visite au journaliste australien en prison trois mois après son arrestation à l’ambassade équatorienne, a déclaré ce vendredi que les allégations de torture psychologique contre le détenu n’ont pas été traitées et que sa santé se détériore chaque jour.

Melzer, qui vient de publier Le Procès de Julian Assange, un livre dans lequel il disséque l’ensemble du procès, affirme en outre que le fondateur de WikiLeaks n’est pas autorisé à entrer en contact avec ses avocats pour préparer sa défense.

Plus cette affaire allait loin, plus de déchets sont remontés à la surface, a déclaré l’expert suisse des droits de l’Homme, qui a estimé qu’il existait une action concertée de la part des quatre pays concernés -les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suède et l’Équateur- pour utiliser le cas d’Assange afin d’intimider d’autres journalistes et les empêcher de suivre son exemple.

peo/gaz/nm 

source:https://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=888495:le-rapporteur-de-lonu-sur-la-torture-remet-en-question-lemprisonnement-dassange&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

LE PASSE VACCINAL BIENTOT INTEGRE AU PASSEPORT NUMERIQUE EUROPEEN. Numérisé, tracé et bientôt pucé.

Par Le 16/02/2022

Le passe vaccinal bientôt intégré au passeport numérique européen. Numérisé, tracé, et bientôt pucé !

Par Claude Janvier

Mondialisation.ca, 16 février 2022

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Mauvaise nouvelle : le portefeuille d’identité numérique européen a passé le stade de la puberté. Il va devenir adulte à partir de septembre 2022. Merci à Mike Boroswki pour son entretien réalisé le 8 février 2022, de Madame la députée européenne Virginie Joron (1), que je relate dans les grandes lignes.

À feu doux pendant deux ans, vous avez accepté, en grande majorité, et sans broncher les confinements, les couvre-feux, les attestations de sorties, les plages où la position assise était interdite, les brasseries où prendre son café debout était prohibé mais le siroter assis était autorisé et enfin, le passe sanitaire. Puis, mijotage oblige, la sauce a été réduite à un passe vaccinal, trois doses. Désormais, totalement confits, engourdis et soumis, vous êtes cuits à point pour accepter l’esclavage ultime : le passeport numérique européen.

Virginie Joron, députée EU, travaille entre autres, dans la Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs. Après plus de vingt ans d’Internet, nos gouvernants font semblant de pousser des cris d’orfraie concernant le monopole des GAFAM. – Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft -, alors qu’ils se félicitent en secret des censures et de leur contrôle numérique mondial.

Cette commission voudrait les réglementer, car ils ne respectent aucune loi mise à part les leurs. But louable. Mais les explications de Viriginie Joron laissent à penser que ce ne sera pas si simple.s

En effet, à peine le sujet GAFAM débattu en commission, elle a été sommée, avec un autre rapporteur de la commission, de s’expliquer en « visio » avec la Maison Blanche. Des députés européens obligés de s’expliquer devant le gouvernement américain, incroyable, mais malheureusement réel.

Aux sceptiques, pensant que Bruxelles est indépendante des USA, revoyez votre copie. Washington, leur a demandé d’y aller mollo avec les pauvres chéris de la Silicon Valley, de ne pas les brusquer et donc de ne pas leur nuire. L’UE est donc bien une franchise américaine, sans aucun pouvoir décisionnaire, à part celui de promouvoir le slogan unique « d’America first ».

Ça devrait vous éclairer sur le fait que l’UE fera tout pour sanctionner encore et toujours la Russie, ainsi que les pays non-alignés, tels que par exemple l’Iran, la Syrie et le Vénézuela. Toutes les pièces du puzzle sont présentes. Encore faut-il accepter de les regarder.

Quand vous vous faites grattouiller les sinus par un test RT-PCR*, savez-vous que les résultats sont transmis à Microsoft ? Non, vous ne le saviez pas ? Et bien, c’est la réalité. Vos données personnelles sont gérées en finalité par une équipe de Bill Gates « of Hell », un des serviteurs zélés du Mordor (2). Souriez, vous êtes tracés.

La souveraineté française n’existe plus. L’UE est totalement à la botte de l’oligarchie mondiale financière apatride. La Commission européenne a présenté en mars 2021 une « boussole numérique » – au cas où vous perdriez le nord – pour traduire les ambitions numériques de l’UE pour 2030 en termes concrets. (3)

Bientôt, vous serez l’heureux propriétaire d’un portefeuille d’identité numérique européen, couplé avec votre passe vaccinal, avec votre photo d’identité cachée dans votre QR code. (4) Étant donné que la majorité des gens se sont habitués à exhiber leur passe vaccinal sous forme de QR code, vous aurez bientôt le plaisir de pouvoir montrer votre minois, avec le sourire bien évidemment proscris, genre tête de bagnard. Le top !

D’ailleurs, le QR code existe quasiment partout. Asseyez-vous à la terrasse d’une brasserie, et très souvent vous avez le QR code de la carte des mets et des boissons collé sur la table. Vous scannez et vous profitez – pour employer le slogan niaiseux apprécié d’une grande majorité de restaurateurs bien dans le moule. Ces derniers ne réalisent pas qu’ils sont en train de se faire manger – un comble pour un restaurateur – par le Grand Reset (Klaus Schwab, fondateur de Davos) qui écrit dans cette « bible » les plans de l’oligarchie mondiale. L’un d’entre eux décrit qu’il ne subsistera, dans peu de temps, que 3 ou 4 grands groupes agro-alimentaires et ses franchises mondiales.

« Une identité fiable et sécurisée pour tous les Européens« . Tel est le slogan de l’UE. Dans un monde peuplé d’humanistes, ce serait merveilleux. Malheureusement, la vérité est ailleurs. L’oligarchie mondiale veut contrôler chaque citoyen de la Terre, avec pour credo : contrôle, puissance et bénéfices engrangés. 

Mme Stella Kyriakidès ou Stella Kyriakidou, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire, est aussi « Madame vaccin », puisque c’est elle qui a signé les contrats d’achats des liquides expérimentaux ARNm de Pfizer, Moderna, et des deux autres. Elle déclare « … Aujourd’hui, nous proposons d’actualiser les possibilités d’utilisation des certificats en cas de déplacement dans l’UE afin d’apporter une sécurité aux citoyens aussi longtemps que les besoins de santé publique persisteront… ».

La commission a donc proposé le 3 février 2022 de prolonger d’un an le certificat Covid-19 de l’UE. Les arguments sont simples : « Le virus Covid-19 reste largement répandu en Europe, avec les nouveaux variants qui ne cessent d’apparaître ». Cerise sur le gâteau, la sémillante Chypriote à une affaire non résolue sur les bras : « … Des crédits de plusieurs millions d’euros ont été accordés dans des conditions opaques au mari de la commissaire européenne. L’affaire a poussé un eurodéputé à demander des explications à celle qui est en charge de l’achat des vaccins au nom de l’UE… » Oh, la vilaine… – RT France 17 mai 2021 : corruption : la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakidou au cœur d’une polémique – (5)

Le certificat Covid est donc là pour longtemps, car le portefeuille d’identité numérique à été voté à l’unamité en 2021 au sein de l’UE, peu importe le parti politique.

Que va donc contenir votre E-wallet ou portefeuille électronique ? Tout : carte d’identité – la nouvelle CI française est écrite en anglais. Cherchez l’erreur -, permis de conduire, carte d’électeur, dossier médical, vaccins, numéro de sécurité sociale, maîtresses et amants (presque)… Mais la première chose qu’ils veulent mettre en place dedans est le dossier médical. Tiens donc… Cela vous étonne ? On comprend mieux l’empressement à entériner le passe vaccinal. En ce moment, quelques pays de l’UE ont levé le pied à son propos, mais rassurez-vous, c’est pour mieux l’intégrer dans votre futur portefeuille électronique. N’en doutez pas, nous l’aurons à vie.

Le texte date de 2014, – 8 ans déjà -, avec en substance la volonté de digitaliser les informations. Le travail est pratiquement terminé, car les parlementaires et commissaires européens ont mis le turbo pour y arriver. 

Un des articles phares du fondement de l’UE est la liberté de circulation. Mais depuis deux ans, sans respect des règlements ni des lois, tout a été balayé d’un revers de la main. Il faut avoir un passe vaccinal pour se déplacer dans l’UE. Bienvenu dans un crédit social à la sauce européenne, avec la bénédiction de l’oncle Sam. 

25 % de la population en Europe ne possède pas de smartphone. Ceux-là ne pourront bientôt plus bouger, à moins de s’en procurer un. Et si une personne n’a pas de passe vaccinal et refuse le portefeuille électronique ? Elle ne sera rien, n’aura droit à rien, et ne pourra franchir aucune frontière, puisqu’elle n’aura pas d’identité.

L’identité numérique est vendue comme un service qui ne sera pas obligatoire. « …Ne cherchez plus vos papiers dans vos poches. À la place, exhibez votre E-wallet dans votre smartphone… ». Très subtil. Personne n’y sera obligé, sauf que dans les faits, il sera obligatoire, à moins de vivre dans son coin, retiré de tout, en cultivant ses endives. Et encore…

Facultatif demain, obligatoire après demain. Prochaine étape, la puce sous la peau. Encore mieux que le smartphone. Pas de risque de perte, votre mémoire sera sous la peau. Jason Bourne sort de ce corps ! (6) Le grand piège mondial dans toute sa splendeur.

Cerise sur le gâteau, votre E-wallet sera géré par des sociétés privées. Toutes vos pathologies, vos penchants, votre bon ou mauvais cholestérol seront à la vue des assurances, des banques, et des institutions. Pratique, car vous saurez pourquoi votre assurance a subitement majoré vos échéances ou pourquoi votre banquier vous refuse un prêt.

Un « magnifique » futur s’ouvre devant chacun de nous. Et vous avez encore confiance dans ceux qui nous gouvernent ? Franchement, vous ne devriez pas. Ce sont des menteurs patentés. Un exemple : ils nous ont garanti l’anonymat lors du scan de votre QR code à un serveur de restaurant. Ils nous ont dit que le serveur ne verrait que la couleur verte – passe valide – ou la couleur rouge – passe invalide -. C’est vrai, mais ils ont oublié de vous signaler que votre nom et votre date de naissance s’affichent aussi.

Etant donné que nous sommes gouvernés par l’oligarchie financière mondiale apatride, les excès sont à prévoir. Le monde des bisounours n’existe que dans l’imaginaire, et franchement, on a du mouron à se faire. Tout, absolument tout, sera contrôlé. Y compris le tri de vos déchets. La taxonomie verte est aussi sur les rails au sein de l’UE. Vous triez bien, un bon point, vous vous mélangez un peu les pinceaux, un mauvais point. Pendant ce temps-là, les grands pollueurs continueront de pourrir la planète sans être inquiétés.

À méditer : « Confier nos vies numériques au gouvernement et aux sociétés privées, plutôt qu’à Facebook et Google, c’est sauter de la poêle à frire pour aller dans le feu », a déclaré le député européen Patrick Breyer (Allemagne)

Claude Janvier

 

Notes : 

(1) https://www.youtube.com/watch?v=TPPEcotXK04

* RT-PCR : Reverse Transcriptase-Polymerase Chain Reaction

(2) Le Mordor, le pays noir, dans l’œuvre magistrale de Tolkien, « Le seigneur des anneaux ». 

(3) https://labo.societenumerique.gouv.fr/2021/06/17/une-boussole-numerique-pour-leurope/

(4) https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/qr-code-et-identite-bientot-lies

(5) https://francais.rt.com/international/86789-prets-bancaires-la-commissaire-europeenne-a-la-sante-kyriakidou-au-coeur-d-une-polemique

(6) Jason Bourne est le héros d’une trilogie de l’écrivain Robert Ludlum : La mémoire dans la peau, La mort dans la peau et La vengeance dans la peau. 

Pour aller plus loin : 

https://www.latrompette.fr/articles/posts/l-europe-s-apprete-a-lancer-une-carte-d-identite-numerique-pour-tous-les-citoyens

https://www.crashdebug.fr/l-ue-lance-un-portefeuille-numerique-derniere-etape-vers-une-societe-sans-argent-liquide-zerohedge-com

https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/union-europeenne/l-ue-va-lancer-un-portefeuille-numerique-pour-faciliter-la-vie-des-europeens_AN-202106010139.html

https://ec.europa.eu/info/strategy/priorities-2019-2024/europe-fit-digital-age/european-digital-identity_fr

https://www.iphonote.com/actu/249506/ue-veut-creer-un-passeport-numerique-pour-tous-les-citoyens

https://www.nouvelobs.com/politique/20210603.OBS44840/l-ue-veut-creer-une-identite-numerique-europeenne-pour-rassembler-tous-vos-documents-officiels.html#modal-msg

https://www.carbone4.com/analyse-taxonomie-europeenne

 

Claude Janvier est co-auteur avec Jean-Loup Izambert du livre « Le virus et le président «. IS édition. www.is-edition.com

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Claude Janvier, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/le-passe-vaccinal-bientot-integre-au-passeport-numerique-europeen-numerise-trace-et-bientot-puce/5665334

 

RUSSIE, FRANCE, ROYAUME-UNI, ETATS-UNIS ET CHINE SE PRONONCENT CONTRE LA GUERRE NUCLEAIRE

Par Le 03/01/2022

 

Moscou, Paris, Londres, Washington et Pékin se prononcent contre la guerre nucléaire

14:21 03.01.2022 (Mis à jour: 15:53 03.01.2022)

Le Kremlin de Moscou - Sputnik France, 1920, 03.01.2022

© Sputnik . Alexeï Danitchev

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Irina Dmitrieva - Sputnik France

Irina Dmitrieva

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Le Kremlin et l'Elysée ont publié une déclaration conjointe des dirigeants des cinq puissances nucléaires consacrée à la prévention de la guerre atomique et à la nécessité d'éviter la course aux armements. La diplomatie russe précise que ce document a été adopté à l'initiative de Moscou.

Les chefs d'État et de gouvernement de la Russie, de la France, du Royaume-Uni, des États-Unis et de la Chine ont adopté une déclaration sur la prévention de la guerre nucléaire et la nécessité d'éviter la course aux armements.

"La République populaire de Chine, les États-Unis d’Amérique, la République française, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et la Fédération de Russie considèrent qu’il est de leur responsabilité première d’éviter une guerre entre États dotés d’armes nucléaires et de réduire les risques stratégiques", précise la déclaration mise en ligne ce lundi 3 janvier sur le site du Kremlin.

 

Les dirigeants des cinq pays estiment qu'il ne peut pas y avoir de vainqueurs dans une guerre nucléaire et qu'il ne faut donc jamais la déclencher.

"Compte tenu des conséquences de grande ampleur qu’aurait l’emploi des armes nucléaires, nous affirmons également que celles-ci, tant qu’elles existent, doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre. Nous sommes fermement convaincus de la nécessité de prévenir la poursuite de la dissémination de ces armes."

 

Les cinq pays confirment que leurs "déclarations passées sur le déciblage, qui ont rappelé qu’aucune de [leurs] armes nucléaires ne prenait pour cible l’un d’entre [eux] ou un quelconque autre État, demeurent valides".

Mettre fin à la course aux armements

Les chefs d'État confirment l'importance de la lutte contre les menaces nucléaires et soulignent la nécessité de respecter leurs accords bi- et multilatéraux sur la non-prolifération, le désarmement et le contrôle des armements.

 

 

Ils promettent de rechercher des approches diplomatiques "pour éviter les affrontements militaires, renforcer la stabilité et la prévisibilité et accroître la compréhension et la confiance mutuelles" et de poursuivre "un dialogue constructif dans le respect et la reconnaissance mutuels" de leurs intérêts et préoccupations en matière de sécurité.

"Nous demeurons déterminés à respecter nos obligations en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), notamment celle qui figure à l’article VI de +poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace+", indiquent les dirigeants dans leur déclaration.

Dans son communiqué, l'Elysée réaffirme que Paris reste mobilisé "pour contribuer positivement à la 10e Conférence d’examen du TNP et préserver l’autorité et la primauté de ce Traité, dans chacun de ses trois piliers: désarmement nucléaire, non-prolifération nucléaire et usages pacifiques de l’atome".

Déclaration initiée par la Russie

La déclaration a été élaborée à l'initiative de Moscou, a précisé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

Les dirigeants avaient l'intention de la publier à l'occasion de l'ouverture de la Xe Conférence sur la non-prolifération des armes nucléaires qui devait s'ouvrir à New York le 4 janvier. Toutefois, l’événement a été reporté en raison de l'aggravation de la situation épidémiologique aux États-Unis.

"Ce document a été préparé à notre initiative et avec la participation la plus active des représentants russes [...]. Compte tenu de l'importance et de la suffisance de cette déclaration commune, les puissances nucléaires ont décidé de ne pas reporter sa publication", a expliqué Mme Zakharova.

 

Il complète et développe les déclarations bilatérales adoptées au plus haut niveau en 2021 par la Russie et les États-Unis (le 16 juin) et par la Russie et la Chine (le 28 juin), note la porte-parole.

D'ailleurs, malgré la promulgation de cette déclaration conjointe, il est toujours nécessaire d'organiser un sommet des dirigeants des États-membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) proposé par Vladimir Poutine, a déclaré à Sputnik Dmitri Peskov, porte-parole du Président russe.

 

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https://fr.sputniknews.com/20220103/moscou-paris-londres-washington-et-pekin-appellent-a-eviter-la-guerre-nucleaire-1054166660.html

LE SANGLIER ROUGE PRESENTE A SES CAMARADES ET AMI-ES SES MEILLEURS VOEUX 2022 DE BONNE SANTE, DE BONHEUR ET DE PAIX. GUERRE A LA GUERRE!

Par Le 31/12/2021

A L'OCCASION DE LA NOUVELLE ANNEE, LE SANGLIER ROUGE PRESENTE A SES CAMARADES ET AMI-ES SES MEILLEURS VOEUX DE BONNE SANTE, DE BONHEUR ET ESPERE QUE 2022 SERA ENFIN L'ANNEE DE LA PAIX TANT SOUHAITEE PAR TOUS LES PEUPLES QUI ASPIRENT A UNE VIE DIGNE ET PAISIBLE.

GUERRE A LA GUERRE !

LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) SOLIDAIRE DES TRAVAILLEUR-SE-S DE GUADELOUPE

Par Le 28/11/2021

28 Novembre 2021

 

24 Nov 2021
La Fédération Syndicale Mondiale (FSM), au nom de ses 105 millions de membres dans 133 pays du monde entier, exprime sa solidarité internationaliste avec les travailleur.se.s et le peuple de Guadeloupe qui se mobilisent contre des mesures et de la gestion anti-ouvrières.

En tant que mouvement syndical mondial de classe, nous condamnons la repression er l’autoritarisme de l’état français contre les manifestants et les grévistes en Guadeloupe et nous exigeons la fin de la repression et la satisfaction des justes revendications des travailleurs Guadeloupéens.

Le Secrétariat

source : http://www.wftucentral.org/la-fsm-exprime-sa-solidarite-avec-les-travailleur-se-s-de-guadeloupe/?lang=fr

Tag(s) : #FSM#Guadeloupe

AFRIQUE : QUI A ASSASSINE THOMAS SANKARA ?

Par Le 11/10/2021

Qui a assassiné Thomas Sankara ?

Par Bruno Jaffré
Arrêt sur info — 11 octobre 2021

 

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Thomas Sankara, président du Burkina Faso, a été assassiné le 15 octobre 1987. Le procès qui s’ouvre aujourd’hui à Ouagadougou lèvera-t-il enfin le voile sur les implications réelles de la France dans ce crime ? Assurément pas.[ASI]

 

Thomas Sankara et Mouammar el-Kadhafi, deux leaders africains assassinés à l’instigation de l’Etat français. 

Le procès tant attendu s’ouvre le 11 octobre, en l’absence de Blaise Compaoré. Dernière manœuvre pour le saboter, les avocats de de Blaise Compaoré viennent d’annoncer qu’ils le boycotteront alors qu’il s’annonçait exemplaire. Historique, il est le résultat d’un long combat pour la justice.

Par Bruno Jaffré

Paru le 10 octobre 2021 sur le blog de l’auteur sous le titre: Enfin le procès de l’assassinat de Sankara et de ses compagnons

La nouvelle était attendue depuis longtemps. C’est un communiqué laconique du procureur Militaire du Tribunal Militaire de Ouagadougou, daté du 17 août qui la confirme et « informe l’opinion internationale et internationale que le procès des personnes mises en accusation dans l’affaire de l’assassinat du Président Thomas Sankara et de ses douze compagnons s’ouvrira le lundi 11 octobre 2021 à partir de 9h00 ».

Procès historique

Le procès s’annonce historique. Thomas Sankara est depuis devenu le modèle de la jeunesse africaine à travers tout le contient et même au-delà. Intègre, résolu, sensible, intelligent, créatif, habité de la volonté ardente de sortir son peuple de la pauvreté, leader d’une révolution choisissant un modèle de développement autocentré libéré des diktats de la domination occidentale. Précurseur du combat pour la sauvegarde la planète comme de la libération de la femme en Afrique, et de bien d’autres, il rendait la fierté à tout un continent en dénonçant publiquement es agissements des puissances occidentales impérialistes, notamment la soumission des peuples par la dette créée artificiellement. Il tentait de repousser les limites du possible.

Depuis quelques temps, les médias qui se sont saisis de ce qu’on appelle aujourd’hui l’affaire Sankara, ont largement contribué à lui donner un écho particulier, revenant régulièrement sur les développements du dossier. Les proches de Blaise Compaoré relayés par les réseaux françafricains ont longtemps tenté de faire de l’affaire Sankara une question purement nationale. Certes la Révolution traversait une grave crise politique que Thomas Sankara tentait de dépasser par la discussion, alors que son ami Blaise Compaoré choisit alors de l’assassinat. Mais cette affaire est tout autant révélatrice des contradictions internationales de l’époque, des rivalités régionales que de la volonté des puissances occidentales et notamment La France de maintenir leur domination sur ses anciennes colonies.

Plusieurs organisations de la société civile ont demandé récemment que le procès soit retransmis en direct à la radio, comme c’était l’usage pour pour ceux des Tribunaux Populaires de la Révolution, mais le procureur a répondu par la négative. On espère cependant qu’il pourra être filmé et archivé et accessible aux historiens.

Les accusés

Le procès s’ouvrira en présence de douze accusés, selon les cas de complicité d’attentat à la sûreté de l’État, de complicité d’assassinat, de recel de cadavres ou de subornation de témoins, mais en l’absence de deux grands absents. Le chef du commando Hyacinthe Kafando, en fuite, et surtout de Blaise Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire où il a été exfiltré par les troupes français au lendemain de l’insurrection d’octobre 2014.

Le général Gilbert Diendéré, numéro 2 du régime de Blaise, déjà condamnée à 20 ans de prison pour sa tentative de putsch en septembre 2015, et Jean Pierre Palm, ancien chef d’État-major de la gendarmerie sont les principaux accusés. Les autres sont des militaires membres du commando ou cosignataires du frauduleux certificat de décès mentionnant « mort de mort naturel ». Cinq autres accusés sont décédés.

Gilbert Diendéré a déjà été condamné à 20 ans de prison pour avoir organisé un putsch durant la transition. Quant à Jean Pierre Palm, il a été plusieurs fois accusé de torture par ses victimes et n’a malheureusement jamais été poursuivi pour ces graves méfaits.

Un long combat pour la justice

Dix ans après, l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons, la famille Sankara, le 29 septembre 1997, une première plainte déposée (16 jours avant la date de prescription) avec constitution de partie civile pour assassinat du Président Thomas Sankara et pour faux et usage de faux. La plainte est soutenue par une quinzaine d’avocats regroupée d’un collectif international juridique et du CIJS (Comité international justice pour Sankara) mis en place à l’initiative du GRILA (Groupe d’information et de recherche pour la libération de l’Afrique) qui lance la Campagne international Justice pour Sankara.

En 2009, après l’échec des interventions du CIJS auprès du comité des droits de l’homme de l’ONU, le réseau international justice pour Sankara, justice pour l’Afrique lance une nouvelle campagne demandant alors l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, et plus tard en France l’ouverture d’une enquête parlementaire pour enquêter sur l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons. Deux pétitions ont été lancées, dont une demandait l’ouverture du secret défense, recueillant des dizaines de milliers de signatures. De multiples réunions publiques, manifestations de rue, conférences de presse à Paris et à Ouagadougou, rencontres à l’Assemblée nationale avec des députés, ont été organisées. Dans la période récente le réseau a suscité plusieurs interventions de députés pour la fourniture du dernier lot de documents. Il n’a cessé de publier des communiqués de presse afin d’informer des évolutions du procès et d’exiger l’ouverture du secret défense.

Mais c’est l’intervention du peuple burkinabè qui fut déterminante, en chassant Blaise Compaoré à l’issue d’une magnifique insurrection populaire. Puis la société civile a joué un rôle déterminant lors de la mise en place de la Transition, fin 2014. Le gouvernement annonçait rapidement l’ouverture d’une enquête qui a mené à ce procès.

Il faut aussi souligner la ténacité des avocats qui ont dû affronter de multiples obstacles notamment lorsque Blaise Compaoré était au voir. Celle de la famille Sankara qui a subi de multiples pressions par le régime Compaoré qui a plusieurs fois tenté de régler le problème en tentant de donner de l’argent aux parents. Les familles des autres victimes restées longtemps oubliées, souvent démunies, ont commencé à se manifester après l’insurrection et seront représentés par des avocats lors du procès. La fille d’une des victimes a tenu a rappelé lors d’une interview que son père était aussi un héros de la Révolution (Voir https://www.thomassankara.net/personnes-assassinees-15-octobre-1987-fille-de-frederic-kiemde-parle/).

Un procès en l’absence de Blaise Compaoré

L’absence de Blaise Compaoré est une profonde déception. Elle viendra d’abord rappeler que cette absence est d’abord de la responsabilité des autorités françaises car ce sont les troupes française qui l’ont exfiltré du Burkina vers la Côte d’Ivoire. Un acte qui n’est rien d’autre qu’une prime à l’impunité dont on sait qu’elle est un des principaux obstacles au développement. Responsable de crimes économiques en instituant un système prédateur de son propre pays au profit de son clan. Mais c’est aussi un assassin à l’origine ou complice de plusieurs déstabilisations dans la région entraînant des guerres effroyables comme celle du Liberia et de la Sierra Leone puis celle de Côte d’Ivoire sans parler de ces liens avec Jonas Savimbi, allié à l’Afrique du Sud dans la guerre déchirant l’Angola, à qui il permettait de contourner l’embargo, tout en profitant des trafics de diamant.

Voilà le sinistre personnage qui a bénéficié de la protection de le France, qui en réalité rendant la monnaie un acteur lui ayant rendu de nombreux services.

Une fois réfugié en Côte d’Ivoire. Il a pris la nationalité ivoirienne. Une rumeur persistance a longtemps circulé selon laquelle il ne pouvait plus être extradé. Alors qu’il existe bien un traité entre le Burkina et la Côte d’Ivoire permettant l’extradition. Nous l’avons longtemps démenti sans être entendu mais une interview d’un avocat y a mis fin définitivement (https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20210426-assassinat-de-t-sankara-juridiquement-blaise-compaor%C3%A9-peut-%C3%AAtre-extrad%C3%A9-vers-le-burkina ).

Les proches de Blaise Compaoré ont redoublé de communication ces derniers temps. Ainsi avons-nous eu droit ensuite à une vidéo (voir https://www.youtube.com/watch?v=GGYqTJDPnxk) filmée pat l’un de ses proches dans laquelle il apparaît diminué lors de son anniversaire, semblant même ne pas avoir toute sa tête. « C’est pour qu’on ait pitié de lui » m’a commenté un ami au Burkina. Puis, tout récemment, une nouvelle rumeur faisait état de soins prodigués au Maroc alors qu’un visa lui aurait été refusé par la France. Nouveau démenti de ses proches qui l’ont affirmé en bonne santé accompagné de photos. Et alors que la date du procès de l’assassinat Thomas Sankara et de ses compagnons a été officiellement annoncé le 13 août, il écrivait une lettre de condoléances au Peuple Burkinabé le 27 août 2021, dans laquelle appelle à l’unité et à « taire nos querelles, nos incompréhensions et nos égos pour nous donner toutes les chances de préserver notre Patrie en très grand danger ».

Le procès de l’assassinat de Thomas Sankara et se des compagnons n’est qu’un parmi de nombreux autres crimes pour lesquels il devrait être jugé. Mais il bénéficie de trop de protection.

Les avocats de Blaise Compaoré décident de boycotter le procès

Les avocats de Blaise Compaoré viennent d’annoncer par un communiqué (Voir https://lefaso.net/spip.php?article108055 ) qu’ils n’assisteront pas au procès. Par ce geste ils tentent de dénaturer la qualité du procès.

Parmi les deux signataires du communiqué figure M. Pierre Olivier Sur, également avocat de François Compaoré, le petit frère de Blaise Compaoré, mis en examen pour l’assassinat de Norbert Zongo le 13 décembre 1998. Ils reprennent la même stratégie que celle employée pour éviter l’extradition de François Compaoré. Elle consiste à décrédibiliser la justice burkinabè dans son ensemble. Ils n’hésitent pas pour cela à avancer des mensonges éhontés[2]. M. Pierre Olivier Sur, connu pour tenter d’influencer l’opinion publique en maniant sans scrupule l’insulte et le mépris pour le peuple du Burkina Faso et ses institutions. Au cours d’une audience, il s’est permis par exemple de déclarer : « si François Compaoré est extradé il sera découpé en rondelles »[3]. Une déclaration raciste digne des plus sombres années du colonialisme !

Je ne suis pas un défenseur acharné de la justice burkinabè, dénonçant régulièrement ses insuffisances. Mais sur l’affaire Sankara, voir ci-dessous, la justice a fait son travail. M. Pierre Olivier Sur, fuit la confrontation judiciaire refusant de répondre devant la justice des multiples preuves accumulées contre leurs clients.

Il est à ranger dans la longue liste des avocats de la Françafrique, grassement payé par des dictateurs qui ont accumulé des richesses immenses en pillant les ressources de leur pays au détriment de leur peuple.

Mais ce n’est pas tout. Sur RFI, il déclare : « nous sommes prêts, moi le premier, à me rendre à Ouagadougou pour rencontrer le président de la République afin d’envisager la paix des braves pour préparer un retour du président Blaise Compaoré sur place et de sa famille afin de montrer une image forte d’unité nationale pour lutter contre le terrorisme et le risque de désintégration auquel nous assistons en ce moment. » (Voir https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211007-burkina-faso-l-ex-pr%C3%A9sident-compaor%C3%A9-ne-se-rendra-pas-au-proc%C3%A8s-de-l-assassinat-de-sankara). Après avoir affiché son mépris pour ce pays, ses institutions et son peuple, il veut maintenant s’immiscer dans la politique interne de ce pays. Il propose de rencontrer le Président Roch Marc Christian Kaboré, pourtant garant des institutions, pour une « paix des braves » afin d’organiser le retour de Blaise Compaoré dans son pays. Une manière d’effacer sa responsabilité dans l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons qui a mis fin au retour de la dignité et la fierté de tout un peuple qui demande justice aujourd’hui. Alors qu’il a déjà échappé à aux poursuites pour plus de 37 ans de crimes de sang et de crimes économique. Drôle de conception de la justice pour un avocat. Cette démarche n’est rien d’autre qu’une demande au Président burkinabè de s’immiscer dans les affaires judiciaires voire de s’opposer à une décision de justice. Lui qui ne cesse d’accuser le président français Emmanuel Macron d’être intervenu pour l’extradition de François Compaoré :

Malheureusement le résultat de ces manœuvres laissera le peuple burkinabè dans une très grande frustration de ne pas pouvoir suivre le procès tel qu’il l’avait tellement souhaité et attendu.

Un procès qui ne devrait pas interroger l’implication de la France, ni d’autres pays

Il semble bien que le juge militaire, François Yaméogo, nommé pour mener l’enquête en mars 2015, s’est lancé corps et âme dans une enquête approfondie. Avouons que nous avons été surpris lorsqu’il a demandé en mars 2016, l’ouverture du secret-défense à la France et lancé une commission rogatoire afin que des auditions aient lieu en France. La nouvelle n’a été rendue publique qu’en octobre de la même année. Il envoyait le signal qu’il ne se contenterait pas d’une enquête nationale mais qu’il souhaitait lancer des investigations sur l’éventualité d’un complot international. Il affirmait aussi sa totale indépendance, par rapport aux autorités politiques du pays comme des éventuelles pressions internationales.

Élu en mai 2017, le tout nouveau président français Emmanuel Macron veut afficher sa volonté de rompre avec les politiques africaines de ses prédécesseurs. Il choisit le Burkina pour effectuer sa première visite officielle sur le continent africain, pour son retour à la démocratie. En effet, le Burkina Faso, après l’insurrection populaire de novembre 2014 a mis en place une transition inclusive rassemblant les forces vives du pays, qui a préparé des élections dont le résultat n’a pas été contesté. Nous en avons déjà évoqué toutes les insuffisances lors des articles précédents de ce présent blog consacré essentiellement au Burkina.

Au cours de cette visite, en novembre 2017, le Président français promet devant un amphithéâtre d’étudiants, en présence du Président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, de déclassifier tous les documents sur l’assassinat de Thomas Sankara et de les fournir à la justice burkinabè.

Deux premiers lots d’archives françaises parviennent à la justice burkinabè en novembre 2018 et janvier 2019. Puis plus rien pendant près de trois ans. La population s’impatiente. Des organisations de la société civile interpellent le gouvernement. Le Réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique publie alors plusieurs communiqués, largement diffusés dans la presse burkinabè, demandant que le 3ème lot soit livré rapidement, s’interrogeant sur la sincérité de la France. C’est peu connu, mais la commission rogatoire est une disposition liant la France et le Burkina prévu dans les accords de coopération signés aux lendemains de l’indépendance.

C’est aux autorités du pays que les Burkinabè, engagés dans le combat pour la justice, notamment le Balai citoyen, s’adressaient pour se plaindre des lenteurs de la justice dans leur pays.

Pourtant la réalité des faits montrent que la lenteur ne vient pas, dans l’affaire Sankara, du Burkina. Loin de nous l’idée d’absoudre les autorités actuelles des insuffisances de la justice burkinabè, mais ce n’est pas notre propos ici. Nous en avons déjà parlé dans le présent blog. Pour l’affaire Sankara, elles ont laissé semble-t-il le juge mené son enquête. Avec des limites bien sûr. Le gouvernement burkinabè n’a pas semblé très combatif pour obtenir de la Côte d’Ivoire, pays ami, mais aussi soupçonné d’être impliqué l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons, l’extradition de Blaise Compaoré.

Les autorités politiques burkinabè ont sans doute aussi manifesté leur impatiente. La « réconciliation », annoncée depuis longtemps figurait en bonne place lors de la campagne électorale précédant le scrutin de novembre 2020 (voir ci-dessous). Elle ne peut avoir lieu sans un minimum de justice.

C’est dans ce contexte difficile que le juge François Yaméogo, décide en octobre 2020, de disjoindre la procédure concernant les éléments internationaux du dossier, qui reste donc ouverte afin que l’enquête continue. Cette décision permet d’aller au procès en clôturant officiellement l’instruction sur les éléments nationaux du dossier. Il transmet donc cette partie du dossier à la chambre de contrôle de l’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou, chargée de vérifier la procédure et la validité l’accusation.

Le délibéré est rendu le 13 avril 2021 et confirme l’accusation de 14 inculpés sur 25 dont 3 sont en fuite et 5 personnes impliquées sont décédées depuis. Ce délibéré marque aussi le feu vert pour organiser le procès.

Et quatre jours après, le 17 avril, est organisée une cérémonie de remise du 3ème lot de documents des archives françaises, de l’ambassadeur de France au ministre délégué chargé de l’intégration et des Burkinabè de l’extérieur en présence de la presse ! Près de trois ans après la remise du deuxième lot et 4 ans et demi après la promesse d’Emmanuel Macron.

Quel contraste avec les remises de deux premiers lots faites dans la plus grande confidentialité !

Et la disjonction étant opérée, les juges chargés du procès ne se sont probablement pas préparés à traiter du complot international. L’action de le France ne devrait donc pas être évoquée lors du procès. A moins que les avocats des parties civiles, qui selon nos informations étudient pourtant les documents fournis dans le troisième lot, décident Mais n’était-ce pas là l’objectif des autorités françaises ? Et si des avocats de la partie civile venaient à l’évoquer ils risquent fort de se voir opposer l’absence d’éléments dans le dossier.

Outre la France d’autres pays sont cités comme éventuellement plus ou moins impliqués dans un complot international, le Côte d’Ivoire, La Libye, le Togo et les États-Unis, mais aussi les compagnons de Charles Taylor à l’origine du conflit sanglant qui a ensanglanté le Liberia et la Sierra Leone à partie de 1989 jusqu’en 2002.

Un procès dans un contexte de crise politique et sécuritaire

Beaucoup de Burkinabè n’osent pas croire à la tenue du procès à la date annoncée. Ils ont tellement souhaité ce moment où l’on pourra enfin juger les responsables de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons. Enterrer leur héros lors d’obsèques nationales. Lui rendre un nouvel hommage grandiose pour passer à une autre époque. Reconstruire l’avenir de leur pays meurtri.

Alors que la campagne électorale s’était déroulé sans incident, les attaques se multiplient plus meurtrières. Dans la nuit du 4 juin, 132 personnes sont assassinées froidement dans la ville de Solhan dans le sahel, proche d’un site d’orpaillage, pendant plusieurs heures, l’armée n’étant intervenue que 6 heures plus tard. Le ministre de la défense Chérif était venu quelques jours auparavant rassurer les populations affirmant que la région était sécurisée.

Ce nouveau massacre a constitué un électrochoc…. Le ministre de la défense et le ministre de l’intérieur et de la sécurité ont été limogés.

Le 18 août 2021, plusieurs centaines de terroristes attaquent un convoi mixte composé de militaires et de civile dans le nord tuant 84 personnes dont une quinzaine de membres de forces de défense et de sécurité. Plusieurs dizaine de terroristes auraient été neutralisés.

Quelques reportages de la presse burkinabé pointent l’insuffisance de l’armement et de la formation des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie) qui payent un lourd tribut lors des combats. D’autres en avaient vanté les mérites. La presse burkinabè diversifiée continue à faire son travail, bien que certains aient été attaqués en justice.

Les nombre de déplacés internes est passé d’environ 1100000 à 1 423 378 selon les chiffres donnés par Mme Laurence Marie Ilboudo/ Marchall, ministre en charge de la femme, de la famille, de la solidarité nationale et de l’action humanitaire lors d’une conférence de presse le 13 septembre 2021 (voir https://www.infoh24.info/deplaces-internes-laurence-marshal-ilboudo-a-denoncer-les-abus-dont-les-femmes-sont-victime )

Des manifestations importantes se sont tenues dans plusieurs villes importantes dans les régions touchées par les attaques, organisées par des leaders locaux de la société civile. Suivies peu après par des manifestations organisées par l’opposition, début juillet rassemblant des milliers de personnes, dirigée maintenant par le CDP, le parti de Blaise Compaoré, pour protester contre l’aggravation la situation sécuritaire. Malgré différentes ripostes de l’armée burkinabè et des VDP les attaques ont continué causant de nombreuses victimes.

C’est dans ce contexte que le gouvernement s’est lancé dans une campagne pour la réconciliation.

Lors de la campagne électorale des élections présidentielles de novembre 2020) (voir https://blogs.mediapart.fr/bruno-jaffre/blog/301120/burkina-roch-marc-christian-kabore-lemporte-coup-k-o-mais-mal-elu), Roch Marc Christian Kaboré promettait dans le village natal de Blaise qu’il rentrerait au Burkina avant six mois.

Zéphirin Diabré, ancien leader de l’opposition a rejoint la majorité comme ministre d’État chargé de la réconciliation et de la cohésion sociale. Il est venu rencontrer Blaise Compaoré en Côte d’ivoire pour évoquer la réconciliation et son retour éventuel au pays. Mais rien n’a filtré sur la teneur de la discussion. La date du forum de la réconciliation nationale a été fixée du 17 au 23 janvier 2022. Difficile de savoir quelle sera le contenu effectif de cette réconciliation. Les discussions ont commencé entre le gouvernement et l’opposition dirigée par le CDP. Qui a commencé par demandé la suspension des procès. Car un autre procès doit s’ouvrir, celui des membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, annoncé pour bientôt où devront être jugés ceux qui ont approuvé en conseil des ministres la suppression de l’article 37 qui aurait permis à Blaise Compaoré de se représenter en 2015… Ce qui a entraîné l’insurrection d’octobre 2014.

Le pays va-t-il dans ce lourd contexte passer cette période dans la sérénité ? Les Burkinabè veulent la paix. Beaucoup même la réconciliation, mais pas à n’importe quel prix. Elle ne pourra intervenir sans la justice.

Bruno Jaffré

Source: Bruno Jaffré

https://arretsurinfo.ch/qui-a-assassine-thomas-sankara/

SYMPOSIUM INTERNATIONAL DE LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) – LE MESSAGE DE LA VIE ET LUTTE D’ERNESTO « CHE » GUEVARA

Par Le 08/10/2021

7 Octobre 2021

05 Oct 2021
Cher(e)s collègues,

A l’occasion de l’achèvement des 54 ans de l’assassinat du grand leader révolutionnaire Argentin Ernesto « Che » Guevara, le 9 octobre 1967 en Bolivie, la FSM vous invite à un Symposium International sur le thème: Le message de la vie et lutte de Che Guevara qui aura lieu:

Samedi 9 octobre 2021, à 17h00 pm, heure grecque, via ZOOM.

La Fédération Syndicale Mondiale, ses membres et amis du monde entier, nous honorons le grand militant Che, qui a contribué de manière décisive par la lutte armée au succès de la révolution Cubaine et à la construction de l’État socialiste Cubain. A travers sa vie et sa lutte, à travers son action internationaliste, nous voulons tirer des conclusions sur les luttes actuelles et futures, sur la manière dont elles doivent être menées pour servir les intérêts de la classe ouvrière et des Peuples.

Dans les conditions actuelles de la nouvelle crise financière capitaliste, de la dégradation de la santé publique, de la détérioration des conditions de travail et de vie des travailleurs, de l’aiguisement des antagonismes impérialistes, la citation de Che: « Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n’importe quelle injustice commise contre n’importe qui, où que ce soit dans le monde. C’est la plus belle qualité d’un révolutionnaire » ainsi que l’ensemble de son action éclairent le chemin de la lutte, de la solidarité et de l’internationalisme prolétarien.


Merci de confirmer votre participation en envoyant aux e-mails suivants:

info@wftucentral.org et/ou athens@wftucentral.org


Les langues du symposium seront : Espagnol, anglais, français et arabe.


Lien ΖΟΟΜ:

https://us06web.zoom.us/j/81926540762?pwd=dHV6SEp4ZTJkTmxzMktsRStqc2FrQT09
Μeeting ID: 819 2654 0762
Mot de passe: 289756
source : http://www.wftucentral.org/symposium-international-de-la-fsm-le-message-de-la-vie-et-lutte-dernesto-che-guevara/?lang=fr

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LES COMMUNISTES AUSTRALIENS CONDAMNENT L'ACCORD AUKUS

Par Le 22/09/2021

21 Septembre 2021

Mercredi 22 septembre 2021
Les communistes australiens condamnent l'accord AUKUS


Dans une déclaration au sujet de l'Accord tripartite entre les gouvernements de l'Australie, des États-Unis et de la Grande-Bretagne (AUKUS), le Secrétariat du Comité central du Parti communiste d'Australie (CPA) souligne ce qui suit :
"Le Parti communiste d'Australie exhorte tous ses membres et sympathisants à s'opposer activement à la décision du gouvernement Morrison d'adhérer à l'accord AUKUS ; d'acheter des sous-marins à propulsion nucléaire ; d'acheter des missiles de croisière et d'autres armes offensives ; et que l'Australie accueille davantage de troupes, de navires de guerre, d'armes et d'avions américains". L'annonce a été faite lors de la 31e consultation ministérielle Australie-États-Unis à Washington. 


Le gouvernement australien a accepté il y a quelque temps de faire partie de l'AUKUS, un pacte de sécurité trilatéral entre l'Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis. L'AUKUS vise à lier encore plus étroitement l'Australie aux plans de guerre de l'impérialisme américain contre la République populaire de Chine (RPC), à faire supporter à l'Australie une part plus importante du fardeau financier et à consolider l'Australie en tant que rampe de lancement américaine pour la guerre. Dans ce processus, l'Australie se débarrasse des vestiges de souveraineté qui lui restent.
 
Le gouvernement australien a abandonné le mantra selon lequel nous n'avons pas à choisir entre Pékin et Washington. Désormais, nous nous rangeons du côté des États-Unis.
 
La déclaration AUSMIN ( Australia-United States Ministerial Consultations ) énumère des accords pour le déploiement d'avions américains de tous types en Australie, de navires américains de surface et sous-marins en Australie ; des exercices plus complexes et plus intégrés ; et le soutien à la lutte contre la guerre et aux opérations militaires combinées dans la région. L'accord couvre des domaines clés tels que l'intelligence artificielle, la cyberguerre, les systèmes sous-marins et les capacités de frappe à longue portée.
 
Ces mesures constituent un retour à l'époque de la guerre froide et entraîneront la même répression et les mêmes restrictions sur les syndicats et notre parti qu'à l'époque de Menzies. Elles entraînent une nouvelle perte dramatique de la souveraineté et de la liberté de choix de l'Australie et imposent un fardeau économique au peuple australien, tout en rendant l'Australie complice d'une dangereuse aggravation des tensions et des conflits régionaux.
 
La déclaration d'AUSMIN fait grand cas de ce qu'elle appelle l'ordre international fondé sur des règles. Nos amis cubains l'ont appelé à juste titre la loi de la jungle et c'est certainement un euphémisme pour l'empire américain.
 
Le paiement des sous-marins nucléaires et des autres engagements sera extraordinairement coûteux et signifiera que d'autres départements gouvernementaux seront mis à contribution pour les financer. Le bien-être, l'éducation, l'environnement et le budget de la santé, désormais important, en pâtiront. Les salaires des travailleurs, en particulier ceux des services publics comme les soins infirmiers et l'éducation, resteront à un niveau historiquement bas.
 
La classe ouvrière supportera le fardeau de toutes ces dépenses exorbitantes et de la posture du gouvernement Morrison qui manœuvre avant les élections fédérales pour essayer de prétendre qu'il protège le peuple australien alors qu'en réalité il fait le contraire.
 
Il faut résister aux efforts déployés par les libéraux et les employeurs pour persuader les travailleurs et les syndicats que le nouveau militarisme sera source d'emplois. Les membres et les partisans du parti doivent faire campagne pour un travail qui crée des avantages pour les peuples du monde, et non pour un travail qui produit des machines tueuses de personnes plus efficaces.
 
Si les dépenses militaires créent des emplois, elles n'en créent pas autant qu'un investissement comparable dans l'industrie productive. L'augmentation des dépenses de défense a pour effet de retirer des ressources à la création de la production et à la fourniture de services qui développent l'activité économique. Au contraire, elle engloutit des ressources dans la création d'outils qui détruisent davantage les ressources, tant humaines que matérielles.
 
Les sous-marins à propulsion nucléaire présentent un risque pour l'environnement et la population australienne, car ils peuvent subir des accidents au niveau des réacteurs et lors de collisions. La présence de ces navires dans nos capitales et nos ports constitue un danger clair et présent. Il y a déjà neuf réacteurs nucléaires au fond de la mer provenant de sous-marins nucléaires coulés.
 
Le gouvernement fédéral est déjà proche du puissant lobby nucléaire et l'introduction de sous-marins à propulsion nucléaire ouvre clairement la voie au développement d'une industrie nucléaire australienne et d'une capacité d'armement nucléaire.
 
Un porte-parole chinois a déclaré que l'accord "porte gravement atteinte à la paix et à la stabilité régionales et intensifie la course aux armements". L'ACP est solidaire de la RPC face à cette dernière provocation et menace pour sa souveraineté et sa survie.
 
Le CPA rappelle les mots de notre poète communiste de la classe ouvrière, Vic Williams :
 
Ceux qui ont tué des millions de personnes pourront-ils jamais se repentir ?
Prenez les armes des mains des tueurs, le butin des voleurs,
Pour que les licenciés, les expulsés, les prisonniers créent le monde de demain.
Tenez votre cap, mon Parti, notre monde prévaudra !
 
Parti communiste d'Australie
Secrétariat du Comité Central
19 septembre 2021.

source : https://www.idcommunism.com/2021/09/australian-communists-condemn-aukus-agreement.html

Tag(s) : #CPA#Australie#AUKUS

LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) : NOUS DISONS ADIEU AVEC PROFONDE TRISTESSE AU GRAND COMPOSITEUR MIKIS THEODORAKIS

Par Le 03/09/2021

3 Septembre 2021

02 Sep 2021


La Fédération Syndicale Mondiale, au nom de ses 105 millions de membres dans 133 pays du monde, exprime ses sincères condoléances pour le décès du compositeur grec Mikis Theodorakis qui est décédé aujourd’hui à l’âge de 96 ans.

Les peuples du monde ont mis en pratique ses paroles selon lesquelles « les grands poètes appartiennent aux travailleurs, au peuple. Eux seuls peuvent les comprendre ». À travers ses chansons, les travailleurs ont embrassé et découvert les poèmes de Pablo Neruda, Lorca, Bernard Behan, mais aussi des plus grands poètes grecs comme Angelos Sikelianos, Andreas Kalvos, Giorgos Seferis, Odysseas Elytis, Giannis Ritsos. C’est pourquoi il a été honoré en 1983 par le prix Lénine.

Les chansons de Mikis Theodorakis ont fait l’éloge des luttes, non seulement du peuple grec, mais des peuples du monde entier qui luttent contre l’impérialisme, pour un monde sans exploitation de l’homme par l’homme. C’est pourquoi ses chansons inspirent les peuples du monde entier. Elles sont chantées par les travailleurs des Balkans, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Amérique.

Durant ses nombreuses années d’emprisonnement, tortures, exil, il s’est toujours tenu debout comme un fils digne de notre peuple.

Nous saluons le grand compositeur avec les paroles de Pablo Neruda tirées du Canto General qu’il a composé :

Patrie, tu naquis des bûcherons/ des enfants sans baptême, des charpentiers/ de ceux qui donnèrent comme un oiseau étrange/ une goutte de sang volante/ et aujourd’hui tu renaîtras durement / d’où le traître et le geôlier/ te croient pour toujours plongée/ Aujourd’hui tu naîtras du peuple comme alors.

Le Secrétariat de la FSM

source : http://www.wftucentral.org/nous-disons-adieu-avec-profonde-tristesse-au-grand-compositeur-mikis-theodorakis/?lang=fr

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POUR LA 1ère FOIS EN DEUX DECENNIES, LE TRAVAIL DE MILLIONS D’ENFANTS-ESCLAVES AUGMENTE DANS LE MONDE. LES PLUS JEUNES N’ONT QUE 5 ANS

Par Le 10/06/2021

Le travail des enfants augmente pour la première fois en deux décennies

Le travail des enfants augmente pour la première fois en deux décennies

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Par AlAhed avec AFP

Des millions d'enfants risquent d'être poussés à travailler à cause de la pandémie de Covid-19, au moment où le monde a enregistré la première hausse du nombre d'enfants au travail en deux décennies, a mis en garde l'ONU jeudi.

Un rapport conjoint de l'Organisation internationale du travail (OIT) et de l'Unicef, l'agence onusienne en charge du bien-être des enfants, estime qu'au début 2020, 160 millions d'enfants étaient forcés de travailler, soi