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SELON L’ONU, L’EPIDEMIE EST POUR CERTAINS ETATS UN PRETEXTE POUR PORTER ATTEINTE AUX DROITS SOCIAUX DES PEUPLES

Selon l’ONU, l’épidémie est un «prétexte» des États pour porter atteinte aux «droits humains»

Par Thomas Arrighi

Mondialisation.ca, 25 février 2021

Sputnik France 24 février 2021

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Le secrétaire général de l’ONU s’est offusqué, lundi 22 février, des restrictions liées à la crise mondiale du Covid-19. Certains États sont accusés de profiter de l’urgence sanitaire pour attenter aux droits civils et politiques. Guère nouvelle, l’accusation est désormais relayée par la haute institution des Nations unies.

Une surenchère d’accusations. C’est à cet exercice que s’est livré Antonio Guterres ce lundi 22 février dans son discours annuel au Conseil des droits de l’homme (CDH). Dans un message vidéo préenregistré, le secrétaire général de l’ONU recense les «violations» des «droits humains» perpétrées durant la crise mondiale du Covid-19.

 

Des atteintes aux «droits politiques et civils» notamment, ainsi qu’aux «espaces civiques d’expression», dont profiteraient les gouvernements. Aucun État ou autorité n’est toutefois nommément cité.

«Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et adopté des mesures d’urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations non gouvernementales», a martelé Antonio Guterres devant le Conseil des droits de l’homme.

Le chef de l’ONU semble donc se faire l’écho, de manière générale et absolue, des inquiétudes à travers le monde à l’égard de décisions gouvernementales, jugées parfois liberticides et dangereuses. Ne nommant personne, Guterres cible les États-nations en général: «Le nationalisme vaccinal nous ramène en arrière.
»

L’ONU verse-t-elle dans le complotisme?

Ce n’est pas la première fois que les puissances étatiques se voient accusées de profiter de la situation mondiale pour égratigner les libertés publiques et individuelles. Au début du mois de février 2021, The Economist publiait un rapport alarmant sur «l’énorme recul des libertés civiles en 2020». Sur 167 pays passés au crible, près des trois quarts auraient vu l’état de leur démocratie prendre un coup cette année-là. L’ONU, par la voix de son secrétaire général, s’inscrit aussi dans cette démarche protestataire, voire accusatoire.

 

 

​Dans son inventaire des atteintes aux droits humains, Antonio Guterres s’en prend aux mesures arbitraires d’arrestation et de surveillance permises depuis 2019. Défenseurs des droits humains, journalistes, avocats, militants, professionnels de la santé, tous pâtiraient dans leur travail de ce virage autoritaire. L’«excuse» du Covid serait une aubaine pour nuire aux «processus électoraux, affaiblir les voix des opposants et réprimer les critiques». Antonio Guterres va jusqu’à parler d’entrave aux «informations vitales» ou de «désinformation mortelle» organisée par certains dirigeants.

 

​Le haut fonctionnaire international n’hésite pas non plus à lancer quelques accusations qui, proférées ailleurs qu’au micro de l’ONU, auraient pu être qualifiées de «complotistes». À l’exemple de sa dénonciation d’une «utilisation abusive des données» numériques accentuée depuis 2019.

«Nos données sont également utilisées pour façonner et manipuler nos perceptions, sans que nous ne nous en rendions compte, ajoute Antonio Guterres. Les gouvernements peuvent exploiter ces données pour contrôler le comportement de leurs propres citoyens, bafouant ainsi les droits humains de certaines personnes ou certains groupes.»

«Une vaste bibliothèque d’informations» serait, selon lui, actuellement «constituée sur chacune et chacun d’entre nous». Et le chef de l’ONU de s’alarmer: «Nous ne savons pas comment ces informations ont été recueillies, par qui, ni à quelles fins.»

Bien sûr, Guterres vise là les GAFA.

L’érosion des libertés publiques

Dans le classement proposé par The Economist, la France s’est vue rétrogradée du statut de «démocratie à part entière» à celui de «démocratie imparfaite» [«Flawed Democracy» en version originale, ndlr.). Assignations à résidence, couvre-feux, fermeture des commerces, limitation voire interdiction de la liberté de circuler…

Statues masquées avec la Tour Eiffel en arrière plan

© AP PHOTO / CHRISTOPHE ENA

Recul de la démocratie en France selon The Economist: «l’arbre sanitaire cache la forêt liberticide!»

Toutes ces restrictions des libertés individuelles expliquaient en partie cette chute. La proposition de loi «Sécurité globale» et son article 24 n’avaient pas aidé le pays auto-proclamé des droits de l’homme à restaurer sa réputation. De même que la tentative du gouvernement de pérenniser l’état d’urgence sanitaire au mois de décembre 2020. Ce qui poussait le sociologue Frédéric Pierru, interrogé par Sputnik sur cette enquête, à voir, lui aussi, «un bon prétexte» dans la crise du Covid.Dans sa diatribe, le chef de l’ONU ne jauge pas ces violations des libertés en fonction du risque sanitaire à l’instant de leur mise en œuvre. Une évaluation, certes plus complexe,mais sans doute plus sage, à laquelle s’était livrée au mois de décembre 2020, l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA). Au dire de l’enquête, 43% des États démocratiques avaient instauré des «restrictions de liberté illégales, disproportionnées, illimitées dans le temps ou non nécessaires» en invoquant la crise sanitaire.

Thomas Arrighi

La source originale de cet article est Sputnik France

Copyright © Thomas ArrighiSputnik France, 2021

https://www.mondialisation.ca/selon-lonu-lepidemie-est-un-pretexte-des-etats-pour-porter-atteinte-aux-droits-humains/5654078

LA GRANDE CONSPIRATION CRIMINELLE DU "ZERO CARBONE"

La grande conspiration criminelle du « zéro carbone »

Par F. William Engdahl

Mondialisation.ca, 21 février 2021

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Le Forum économique mondial de Davos proclame la nécessité d’atteindre un objectif mondial de « neutralité carbone » d’ici 2050. Pour la plupart des gens, cet objectif semble lointain et donc largement ignoré. Pourtant, les transformations en cours, de l’Allemagne aux États-Unis, en passant par d’innombrables autres économies, préparent le terrain pour la création de ce que l’on appelait dans les années 70 le nouvel Ordre économique international. En réalité, il s’agit d’un schéma directeur pour un corporativisme totalitaire technocratique mondial, qui promet un chômage énorme, une désindustrialisation et un effondrement économique à dessein. Voyons un peu le contexte.

Le Forum économique mondial (FEM) de Klaus Schwab fait actuellement la promotion de son thème favori, la Grande Réinitialisation de l’économie mondiale. La clé de tout cela est de comprendre ce que les mondialistes entendent par « neutralité carbone » d’ici 2050. L’UE mène la course, avec un plan audacieux visant à devenir le premier continent « neutre en carbone » au monde d’ici 2050 et à réduire ses émissions de CO2 d’au moins 55% d’ici 2030.

En août 2020, sur son blog, Bill Gates, autoproclamé tsar mondial du vaccin, a évoqué la crise climatique à venir :

« Aussi terrible que soit cette pandémie, le changement climatique pourrait être pire… La baisse relativement faible des émissions cette année montre clairement que nous ne pouvons pas atteindre le niveau zéro des émissions simplement – ou même principalement – en prenant moins l’avion et en conduisant moins ».

Avec un quasi-monopole sur les médias grand public et les médias sociaux, le lobby du réchauffement climatique a pu amener une grande partie du monde à supposer que le mieux pour l’humanité est d’éliminer les hydrocarbures, notamment le pétrole, le gaz naturel, le charbon et même l’électricité nucléaire « sans carbone » d’ici 2050, ce qui, espérons-le, pourrait éviter une augmentation de 1,5 à 2 degrés centigrades de la température moyenne mondiale. Il n’y a qu’un seul problème à cet égard. C’est la couverture d’un agenda criminel ultérieur.

Les origines du « réchauffement planétaire »

Beaucoup ont oublié la thèse scientifique originale avancée pour justifier un changement radical de nos sources d’énergie. Il ne s’agissait pas de « changement climatique ». Le climat de la Terre est en constante évolution, en corrélation avec les changements dans l’émission d’éruptions solaires ou les cycles de taches solaires qui affectent le climat de la Terre. Au tournant du millénaire, alors que le précédent cycle de réchauffement dû à l’énergie solaire n’était plus évident, Al Gore et d’autres ont, par un tour de passe-passe linguistique, déplacé le récit du réchauffement climatique vers le « changement climatique ». Aujourd’hui, le récit de la peur est devenu si absurde que chaque événement météorologique inquiétant est traité comme une « crise climatique ». Chaque ouragan ou tempête d’hiver est présenté comme une preuve que les dieux du climat nous punissent pour le péché d’émission de CO2 par les humains.

Mais attendez. L’entière raison de la transition vers des sources d’énergie alternatives comme le solaire ou l’éolien, et de l’abandon des sources d’énergie au carbone, est leur affirmation selon laquelle le CO2 est un gaz à effet de serre qui monte dans l’atmosphère où il forme une couverture censée réchauffer la Terre en dessous – le réchauffement planétaire. Selon l’Agence américaine de Protection de l’Environnement, les émissions de gaz à effet de serre proviennent principalement du CO2. D’où l’accent mis sur « l’empreinte carbone ».

Ce qui n’est presque jamais dit, c’est que le CO2 ne peut pas s’envoler dans l’atmosphère à partir des gaz d’échappement des voitures ou des centrales au charbon ou d’autres origines anthropiques. Le dioxyde de carbone n’est pas du carbone ou de la suie. C’est un gaz invisible et inodore essentiel à la photosynthèse des plantes et à toutes les formes de vie sur terre, y compris la nôtre. Le CO2 a un poids moléculaire d’un peu plus de 44 alors que l’air (principalement de l’oxygène et de l’azote) n’a qu’un poids moléculaire de 29. La gravité spécifique du CO2 est environ 1,5 fois supérieure à celle de l’air. Cela laisse supposer que les gaz d’échappement des véhicules ou des centrales électriques ne s’élèvent pas dans l’atmosphère à plus de 12 miles au-dessus de la terre pour former l’effet de serre redouté.

Maurice Strong

Pour comprendre l’action criminelle qui se déroule aujourd’hui autour de Gates, Schwab et des partisans d’une prétendue économie mondiale « durable », il faut remonter à 1968, lorsque David Rockefeller et ses amis ont créé un mouvement autour de l’idée que la consommation humaine et la croissance démographique étaient le problème mondial majeur. Rockefeller, dont la richesse était basée sur le pétrole, a créé le Club néo-malthusien de Rome dans la villa Rockefeller à Bellagio, en Italie. Leur premier projet a été de financer une étude de pacotille au MIT intitulée « Les limites de la croissance » en 1972.

Au début des années 1970, l’un des principaux organisateurs du programme de « croissance zéro » de Rockefeller était son ami de longue date, un industriel canadien du pétrole nommé Maurice Strong, également membre du Club de Rome. En 1971, Maurice Strong est nommé sous-secrétaire des Nations unies et secrétaire général de la Conférence de la Journée de la Terre de Stockholm en juin 1972. Il a également été administrateur de la Fondation Rockefeller.

Maurice Strong a été l’un des principaux propagateurs de la théorie scientifiquement infondée selon laquelle les émissions anthropiques des véhicules de transport, des centrales au charbon et de l’agriculture ont provoqué une augmentation spectaculaire et accélérée de la température mondiale qui menace la civilisation, appelée réchauffement climatique. Il a inventé le terme élastique de « développement durable ».

En tant que président de la conférence de Stockholm des Nations unies pour la Journée de la Terre de 1972, Strong a encouragé la réduction de la population et l’abaissement des niveaux de vie dans le monde entier pour « sauver l’environnement ». Quelques années plus tard, le même Strong a déclaré :

« Le seul espoir pour la planète n’est-il pas que les civilisations industrialisées s’effondrent ? N’est-ce pas notre responsabilité d’y parvenir ? »

C’est le programme connu aujourd’hui sous le nom de Grande Réinitialisation ou Agenda 2030 des Nations unies. Strong a ensuite créé le Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), un organe politique qui soutient l’affirmation non prouvée selon laquelle les émissions de CO2 produites par l’homme étaient sur le point de faire basculer notre monde dans une catastrophe écologique irréversible.

Le co-fondateur du Club de Rome, le Dr Alexander King, a reconnu la fraude essentielle de leur programme environnemental quelques années plus tard dans son livre, « La première révolution mondiale ». Il a déclaré :

« En cherchant un nouvel ennemi pour nous unir, nous sommes arrivés à l’idée que la pollution, la menace du réchauffement climatique, les pénuries d’eau, la famine et d’autres problèmes du même genre feraient l’affaire … Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine et ce n’est que par un changement d’attitude et de comportement qu’ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi, c’est donc l’humanité elle-même ».

King a admis que la « menace du réchauffement climatique » n’était qu’un stratagème pour justifier une attaque contre « l’humanité ». C’est ce que l’on appelle aujourd’hui la Grande Réinitialisation et la ruse du « zéro émission nette de carbone« .

Catastrophe des énergies alternatives

En 2011, sur les conseils de Joachim Schnellnhuber, de l’Institut de Recherche sur l’Impact climatique de Potsdam (PIK), Angela Merkel et le gouvernement allemand ont imposé une interdiction totale de l’électricité nucléaire d’ici 2022, dans le cadre d’une stratégie gouvernementale de 2001 appelée « Energiewende » ou « Tournant énergétique », pour s’appuyer sur le solaire, l’éolien et d’autres « énergies renouvelables ». L’objectif était de faire de l’Allemagne la première nation industrielle à être « neutre en carbone ».

Cette stratégie a été une catastrophe économique. Alors qu’elle disposait d’un des réseaux de production d’électricité les plus stables, fiables et à faible coût du monde industriel, l’Allemagne est devenue aujourd’hui le producteur d’électricité le plus cher du monde. Selon l’Association allemande de l’Industrie énergétique BDEW, au plus tard en 2023, lorsque la dernière centrale nucléaire fermera, l’Allemagne sera confrontée à des pénuries d’électricité. Dans le même temps, le charbon, la plus grande source d’énergie électrique, est progressivement éliminé pour atteindre l’objectif « zéro émission nette de carbone« . Les industries traditionnelles à forte intensité énergétique, telles que la sidérurgie, la production de verre, les produits chimiques de base, la fabrication de papier et de ciment, sont confrontées à une montée en flèche des coûts et à des fermetures ou des délocalisations et à la perte de millions d’emplois qualifiés. L’énergie éolienne et solaire, peu efficace, coûte aujourd’hui de 7 à 9 fois plus cher que le gaz.

L’Allemagne ayant peu d’ensoleillement par rapport aux pays tropicaux, le vent est considéré comme la principale source d’énergie verte. Il faut un apport énorme de béton et d’aluminium pour produire des parcs solaires ou éoliens. Il faut de l’énergie bon marché – gaz, charbon ou nucléaire – pour la produire. Au fur et à mesure de l’élimination de cette source d’énergie, le coût devient prohibitif, même sans « taxes sur le carbone » ajoutées.

L’Allemagne compte déjà quelque 30 000 éoliennes, soit plus que n’importe où ailleurs dans l’UE. Ces gigantesques éoliennes posent de graves problèmes de bruit ou de risques sanitaires liés aux infrasons pour les habitants des environs, ainsi que de dégâts causés par les intempéries et les oiseaux. D’ici 2025, on estime que 25% des éoliennes allemandes existantes devront être remplacées et l’élimination des déchets est un problème colossal. Les entreprises sont poursuivies en justice car les citoyens se rendent compte de la catastrophe qu’elles représentent. Pour atteindre les objectifs d’ici 2030, la Deutsche Bank a récemment admis que l’État devra créer une « éco-dictature ».

Dans le même temps, la pression allemande pour mettre fin au transport d’essence ou de diesel d’ici 2035 en faveur des véhicules électroniques est sur le point de détruire la plus grande et la plus rentable des industries allemandes, le secteur automobile, et de faire disparaître des millions d’emplois. Les véhicules alimentés par des batteries lithium-ion ont une « empreinte carbone » totale si l’on tient compte des effets de l’extraction du lithium et de la production de toutes les pièces, qui est pire que celle des voitures diesel. Et la quantité d’électricité supplémentaire nécessaire pour une Allemagne sans carbone d’ici 2050 serait bien plus importante qu’aujourd’hui, car des millions de chargeurs de batterie auront besoin d’une électricité de réseau fiable. Aujourd’hui, l’Allemagne et l’UE commencent à imposer de nouvelles « taxes sur le carbone », prétendument pour financer la transition vers le « Zéro Carbone ». Ces taxes ne feront qu’augmenter le prix de l’électricité et de l’énergie, assurant ainsi l’effondrement plus rapide de l’industrie allemande.

Dépopulation

Selon les partisans du programme « Zéro Carbone », c’est exactement ce qu’ils souhaitent : la désindustrialisation des économies les plus avancées, une stratégie calculée sur plusieurs décennies, comme l’a dit Maurice Strong, pour provoquer l’effondrement des civilisations industrialisées.

Faire de l’actuelle économie industrielle mondiale une dystopie de la combustion du bois et des éoliennes, où les coupures d’électricité deviennent la norme, comme c’est le cas actuellement en Californie, est un élément essentiel d’une Grande Réinitialisation dans le cadre de l’Agenda 2030 : le Pacte mondial des Nations unies pour la durabilité.

En 2015, Joachim Schnellnhuber, conseiller climatique de Merkel, a présenté le programme vert radical du pape François, la lettre encyclique Laudato Si, en tant que représentant de François à l’Académie pontificale des Sciences. Et il a conseillé l’UE sur son programme vert. Dans une interview accordée en 2015, Schnellnhuber a déclaré que la « science » a désormais déterminé que la capacité de charge maximale d’une population humaine « durable » était inférieure de quelque six milliards de personnes :

« D’une manière très cynique, c’est un triomphe pour la science car nous avons enfin stabilisé quelque chose, à savoir les estimations de la capacité de charge de la planète, à savoir moins d’un milliard de personnes ».

Pour ce faire, le monde industrialisé doit être démantelé. Christiana Figueres, contributrice à l’agenda du Forum économique mondial et ancienne secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur le Changement climatique, a révélé le véritable objectif de l’agenda climatique des Nations unies lors d’une conférence de presse tenue à Bruxelles en février 2015, où elle a déclaré : « C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous nous donnons pour tâche de modifier intentionnellement le modèle de développement économique qui a régné depuis la révolution industrielle ».

Les remarques de Figueres pour 2015 sont reprises aujourd’hui par le président français Macron lors de « l’Agenda de Davos » du Forum économique mondial de janvier 2021, où il a déclaré que « dans les circonstances actuelles, le modèle capitaliste et l’économie ouverte ne sont plus réalisables ». Macron, un ancien banquier de Rothschild, a affirmé que « la seule façon de sortir de cette épidémie est de créer une économie qui se concentre davantage sur l’élimination du fossé entre les riches et les pauvres ». Merkel, Macron, Gates, Schwab et leurs amis y parviendront en ramenant le niveau de vie en Allemagne et dans l’OCDE au niveau de celui de l’Éthiopie ou du Soudan. C’est leur dystopie du Zéro Carbone. Limiter sévèrement les voyages en avion, en voiture, les déplacements des personnes, fermer les industries « polluantes », tout cela pour réduire le CO2. La pandémie de coronavirus ouvre la voie à la Grande Réinitialisation et à l’Agenda 2030 « Net Zéro Carbone » des Nations unies.

F. William Engdahl

 

 

Article original en anglais :

The “Great Zero Carbon” Conspiracy, le 8 février 2021

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © F. William Engdahl, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-grande-conspiration-criminelle-du-zero-carbone/5653953

UNE ANNÉE DE PANDÉMIE DE CORONAVIRUS - DÉCLARATION COMMUNE DES PARTIS COMMUNISTE ET OUVRIER

19 Février 2021

UNE ANNÉE DE PANDÉMIE DE CORONAVIRUS - DÉCLARATION COMMUNE DES PARTIS COMMUNISTE ET OUVRIER


Un an après l'apparition de la pandémie de coronavirus, les partis communistes et ouvriers du monde entier ont publié une déclaration évaluant la situation actuelle et s'engagent à poursuivre la lutte pour des services de santé publics, gratuits et universels, ainsi que pour la protection des droits démocratiques des travailleurs. 
 
Cette déclaration souligne, entre autres, le fait que la pandémie a mis en évidence la nécessité du socialisme qui peut mettre le potentiel scientifique et technologique contemporain au service des besoins des peuples. 
La déclaration complète est la suivante :


EN PREMIÈRE LIGNE DE LA LUTTE POUR LA SANTÉ, LE TRAVAIL ET LES AUTRES DROITS DE LA CLASSE OUVRIÈRE ET DES PEUPLES

Un an s'est écoulé depuis le déclenchement de la pandémie Covid-19, qui a également agi comme un catalyseur de l'aggravation de la crise capitaliste, apportant beaucoup de souffrance à la classe ouvrière et aux autres couches populaires du monde entier. Plus de 100 millions de personnes sont tombées malades, plus de 2 millions de personnes ont perdu la vie, des millions d'autres sont confrontées à la détérioration dramatique de leurs conditions de vie et aux impasses sociales du capitalisme, telles que le chômage, l'intensification de l'exploitation et de la répression.

Les partis communiste et ouvrier signataires de cette déclaration commune souhaitent avant tout exprimer leur solidarité avec les personnes touchées par la pandémie de Covid-19, celles qui ont perdu des proches, celles qui sont tombées malades, et adresser leurs chaleureux remerciements aux médecins et aux infirmières, au personnel des hôpitaux et des unités de santé qui, depuis un an maintenant, mènent ce combat, en affrontant de grandes difficultés.

Pendant cette période, les problèmes aigus des soins de santé primaires et des hôpitaux, la pénurie de personnel médical et infirmier, des unités de soins intensifs (USI) et des moyens de protection nécessaires, due au sous-financement, à la commercialisation et à la privatisation des services publics de santé nationale et de la production médicale et pharmaceutique, qui s'expriment de manière tendancielle dans tout le monde capitaliste, se sont manifestés de manière dramatique. Dans le même temps, les groupes monopolistiques et les entreprises pharmaceutiques, qui ont augmenté leur rentabilité, récoltent des milliards, tandis que les médicaments, les fournitures médicales, les vaccins et la recherche sont entre les mains du grand capital et deviennent l'objet de profits, accentuant les inégalités entre les pays et les contradictions géopolitiques. L'intensification de la concurrence pour la production et la distribution de vaccins et de médicaments, les retards dans les vaccinations nécessaires, les exclusions et la non-divulgation des contrats avec les industries pharmaceutiques, expriment les impasses du système d'exploitation capitaliste qui fonctionne sur la base du profit des groupes monopolistiques. L'importance de la lutte pour les droits des travailleurs et des peuples, de la nécessité du socialisme, qui peut mettre le potentiel scientifique et technologique contemporain au service des besoins populaires, est soulignée.

Les partis communiste et ouvrier saluent les luttes des travailleurs de la santé ainsi que des travailleurs, des agriculteurs et des indépendants qui demandent des mesures pour soutenir leurs revenus et protéger leur santé.

Nous dénonçons les gouvernements qui, dans des conditions de pandémie, légifèrent de nouvelles mesures anti-populaires et anti-ouvrières, qui mettent une fois de plus le fardeau de la crise sur les épaules des travailleurs et des peuples et qui, en même temps, suppriment leur lutte avec l'autoritarisme et de manière policière.

Nous, les partis communiste et ouvrier, poursuivons notre lutte. Nous exigeons dans chacun de nos pays, des services de santé gratuits et universels et des mesures substantielles pour lutter contre l'épidémie, pour protéger la santé et la vie des peuples :

Renforcement immédiat des services de santé publique grâce à un financement de l'État, recrutement de personnel médical et infirmier permanent de plein droit. La satisfaction de tous les besoins dans les unités de soins intensifs (USI) et les infrastructures nécessaires au plein fonctionnement des services de soins de santé publique et de recherche.
Vaccination plus rapide des populations de chaque pays, avec des vaccins efficaces, sûrs et gratuits, sans exclusion dans l'approvisionnement en vaccins, car cela se fait au détriment des populations des pays capitalistes les moins développés. Abolition des brevets pour les vaccins et tous les autres produits pharmaceutiques nécessaires qui peuvent aider à lutter contre la pandémie.
Mise à disposition immédiate, publique et universelle, de tous les moyens de précaution et de protection nécessaires (masques, gants, gels de désinfection, etc.), ainsi que des tests de diagnostic au peuple par l'État, gratuitement.
Soutien aux revenus et aux droits des couches populaires qui travaillent. Protection des chômeurs, intensification de la lutte contre le capital et ses porte-parole politiques, qui tentent de piétiner davantage les salaires et les pensions, les assurances, le travail et les droits démocratiques. Mesures de protection des travailleurs sur les lieux de travail, dans les transports publics, les écoles et les universités.

Aucune restriction des droits démocratiques des peuples sous prétexte du coronavirus.
Intensifier la lutte contre les interventions impérialistes et mettre immédiatement fin à toutes les sanctions et mesures de blocus économique qui, dans des conditions de pandémie, sont encore plus injustes et criminelles, comme les blocus criminels de l'impérialisme américain contre Cuba et le Venezuela, et retirer l'action inacceptable des États-Unis qui remet Cuba sur la liste américaine des soi-disant "États commanditaires du terrorisme".
Nous disons non aux interventions impérialistes et aux exercices militaires, tels que ceux de l'OTAN, et nous exigeons que les ressources nécessaires soient fournies et que les systèmes nationaux de santé publique et de sécurité sociale soient financés de manière adéquate.
PC de l'Albanie
PC de l'Arménie
PC d'Australie
Parti du travail d'Autriche
Democratic Progressive Tribune - Bahreïn
PC du Bangladesh
PC de Belgique
PC brésilien
PC du Brésil
PC de Grande-Bretagne
Nouveau PC de Grande-Bretagne
PC au Danemark
PC de Finlande 
PC allemand
Parti communiste de Grèce
Parti des travailleurs hongrois
Parti des travailleurs d'Irlande
CP de l'Inde (marxiste)
Parti Tudeh d'Iran
PC (Italie)
PC jordanien
Mouvement socialiste du Kazakhstan
Parti socialiste de Lettonie
Parti socialiste (Lituanie)
PC du Mexique
Nouveau CP des Pays-Bas
PC du Pakistan
PC palestinien
Parti du peuple palestinien
PC paraguayen
PKP-1930, le PC philippin
PC de Pologne
PC portugais
Parti socialiste roumain
PC de la Fédération de Russie
Parti communiste russe du travail
CPSU
PC du Swaziland
PC syrien
Les communistes de Serbie
Nouveau PC de la Yougoslavie
PC des travailleurs d'Espagne
Les communistes de Catalogne
PC du Sri Lanka
PC de la Turquie
PC de l'Ukraine
Union des communistes d'Ukraine
PC du Venezuela

source : https://www.idcommunism.com/2021/02/a-year-of-coronavirus-pandemic-joint-statement-by-communist-and-workers-parties.html#more

Tag(s) : #Covid19#Communiste

LA PANDEMIE REPRESENTE LE PLUS GROS CHOC JAMAIS VECU PAR LE SECTEUR AERIEN. DES MILLIERS DE SUPPRESSIONS D'EMPLOIS

Dévastée par la pandémie, l’aviation enregistre des pertes massives

Dévastée par la pandémie, l’aviation enregistre des pertes massives

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Par AlAhed avec AFP

Laminé. La pandémie représente le «plus gros choc que le secteur aérien ait jamais vécu» avec une chute de 66% de la fréquentation en 2020, selon le chef économiste de l’Association internationale du transport aérien (Iata), Brian Pearce. La fréquentation est retombée au niveau de 2003, avec 1,8 milliard de passagers en 2020, loin des 4,5 milliards de 2019, relève l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Effet des quarantaines et des fermetures de frontières, le trafic international a été plus touché (-75,6%) que les liaisons intérieures (-48,8%), selon l’Iata. Le nombre de passagers sur les vols intérieurs aux Etats-Unis, plus important marché au monde, baissait encore de 63% en décembre sur un an, de 43% en Inde, de 12% en Russie, de près de 8% en Chine.

En Europe, il y avait toujours deux tiers de vols en moins mi-février qu’un an auparavant, selon Eurocontrol, l’organisme européen de surveillance du trafic aérien.

Quelles conséquences pour les compagnies aériennes ?

Chute vertigineuse du nombre de passagers, des avions cloués au sol représentant des coûts fixes très compliqués à réduire: un redoutable effet ciseau pour les compagnies qui ont perdu 510 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2020, selon l’Iata.

Leurs pertes financières, de 118 milliards de dollars en 2020, devraient s’établir à 38 milliards en 2021.

Pour privilégier leurs avions les plus rentables, les compagnies ont mis à la retraite 3400 appareils en 2020, dont 2400 de manière anticipée, selon une étude du cabinet Oliver Wyman. Dont une grande partie des flottes des symboliques Boeing 747 et Airbus A380.

Face aux enjeux, les Etats ont sorti le carnet de chèques, mais «on estime déjà que 40 compagnies aériennes ont disparu», selon le directeur général de l’Iata, Alexandre de Juniac.

Avec à la clef la précarisation des personnels: en Europe, quelque 18’000 postes de pilotes sur 65’000 ont été supprimés ou sont menacés, selon l’European Cockpit Association; aux Etats-Unis, des dizaines de milliers d’emplois dans l’aérien sont en sursis.

Des pertes qui se chiffrent en milliards

Airbus a plongé dans le rouge en 2020 mais est parvenu à limiter les dégâts provoqués par la déconfiture du secteur aérien sous l’effet de l’épidémie de Covid-19 qui le conduit à rester prudent pour 2021.

Le constructeur aéronautique européen a publié jeudi une perte nette de 1,1 milliard d’euros en 2020, quand son concurrent, le géant américain Boeing, plombé par les déboires du 737 MAX et les retards des premières livraisons du 777X à fin 2023, a essuyé une perte de 11,9 milliards de dollars.

La perte nette d’Airbus est légèrement inférieure à celle de 2019 (-1,4 milliard), une année qui avait été marquée par une amende de 3,6 milliards d’euros dans une affaire de corruption.

Air France-KLM a perdu 7,1 milliards d’euros l’année dernière, un choc «sans précédent" provoqué par le Covid-19 qui a ravagé le transport aérien et privé le groupe franco-néerlandais des deux tiers de ses clients.

Le chiffre d’affaires s’est effondré de 59% par rapport à 2019 pour tomber à 11,1 milliards d’euros, a précisé jeudi le groupe dans un communiqué, en prévenant que le premier trimestre 2021 serait «difficile» et que la visibilité d’une reprise restait «limitée», même s’il s’attend à un regain de trafic au deuxième et troisième trimestres.

Même paysage sinistré que pour les compagnies: selon le Conseil international des aéroports (ACI) qui fédère les gestionnaires de 1933 équipements dans 183 pays, leurs pertes de revenus pour 2020 ont atteint 111,8 milliards de dollars.

Là aussi, de nombreux plans d’économies ont été lancés, suppressions d’emplois à la clé, et des projets annulés, comme l’ambitieux terminal T4 de Roissy/Paris-Charles De Gaulle.

Même sous perfusion d’argent public (173 milliards de dollars sous différentes formes en 2020, selon l’Iata) ou ayant réussi à obtenir des prêts, les compagnies vont devoir tenir jusqu’à une reprise du trafic, qui dépendra de la levée des restrictions.

En outre, «certains gouvernements vont arrêter les aides ou se concentrer sur une ou deux compagnies. Certains acteurs vont disparaître (…) et ce sera surtout des compagnies de taille moyenne», explique Yan Derocles.

Rien qu’en Europe, «460 sociétés (…) exploitent moins de 50 appareils», selon lui.

Les acteurs traditionnellement présents sur les liaisons intercontinentales devraient souffrir plus longtemps. Des «low-cost» très rentables avant la crise comme Ryanair abordent l’après-Covid en position de force.

https://french.alahednews.com.lb/38766/373

MANLIO DINUCCI : L'AVENIR QUE NOUS PREPARE L'OTAN

2030, l’avenir que nous prépare l’OTAN

L'Art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 02 février 2021

ilmanifesto.it

Thème: 

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L’OTAN regarde vers l’avenir. Pour cela le Secrétaire général Jens Stoltenberg a convoqué, le 4 février en vidéoconférence, étudiants et jeunes leaders des pays de l’Alliance pour qu’ils proposent “de nouvelles idées pour l’OTAN 2030”. L’initiative entre dans l’implication croissante d’universités et écoles, avec même un concours sur le thème : “Quelles seront les plus grandes menaces contre la paix et la sécurité en 2030 et comment l’OTAN devra-t-elle s’adapter pour les combattre ?”. 

Pour traiter le sujet les jeunes ont déjà un livre de textes : “OTAN 2030 : United for a New Era”, le rapport présenté par le groupe de dix experts (Hubert Védrine pour la France, ndt) nommé par le Secrétaire général. Parmi ceux-ci Marta Dassù qui, après avoir été conseillère de politique étrangère du premier ministre Massimo D’Alema pendant la guerre OTAN contre la Yougoslavie, a assumé d’importantes charges dans les gouvernements suivants et a été nommée par le premier ministre Matteo Renzi dans le conseil d’administration de Finmeccanica (aujourd’hui Leonardo), la plus grande industrie de guerre italienne. 

Quelle est la “nouvelle ère” envisagée par le groupe d’experts ? Après avoir défini l’Alliance comme “l’alliance du plus grand succès de l’histoire”, qui a “mis fin à deux guerres” (celles contre la Yougoslavie et la Libye que l’OTAN a au contraire déclenchées), le rapport trace le cadre d’un monde caractérisé par “des États autoritaires qui essaient d’étendre leur puissance et leur influence”, lançant aux Alliés OTAN « un défi systémique dans tous les domaines de la sécurité et de l’économie”. Renversant les faits, le rapport soutient que, tandis que l’OTAN a tendu amicalement la main à la Russie, celle-ci a répondu par “l’agression dans l’aire Euro-Atlantique” et, violant les accords, a “provoqué la fin du Traité sur les forces nucléaires intermédiaires”(FNI). La Russie, soulignent les dix experts, est “la principale menace que l’OTAN a devant elle dans cette décennie”. En même temps -soutiennent-ils- l’OTAN a face à elle de croissants “défis contre la sécurité posés par la Chine”, dont les activités économiques et les technologies peuvent avoir “un impact sur la défense collective et la préparation militaire dans l’aire de responsabilité du Comandant Suprême Allié en Europe” (qui est toujours un général étasunien nommé par le Président des États-Unis).

Après avoir lancé l’alarme sur ces “menaces” et quelques autres, qui viendraient aussi du Sud du monde, le rapport des dix experts recommande de “cimenter la centralité du lien transatlantique”, c’est-à-dire le lien de l’Europe avec les États-Unis dans l’alliance sous commandement USA. Il recommande en même temps de “renforcer le rôle politique de l’OTAN”, en soulignant que “les Alliés doivent renforcer le Conseil Atlantique Nord”, le principal organe politique de l’Alliance qui se réunit au niveau des ministres de la Défense et des Affaires Étrangères et à celui des chefs d’état et de gouvernement. Comme selon les normes OTAN il ne prend ses décisions non pas à la majorité mais toujours “à l’unanimité et d’un commun accord”, c’est-à-dire fondamentalement d’accord avec ce qui est décidé à Washington, le renforcement ultérieur du Conseil Atlantique Nord signifie une affaiblissement ultérieur des parlements européens, notamment celui de l’Italie, déjà privé aujourd’hui de réels pouvoirs décisionnels en politique étrangère et militaire.

Dans ce cadre, le rapport propose de potentialiser les forces OTAN en particulier sur le flanc oriental, en les dotant de “capacités militaires nucléaires adéquates”, adaptées à la situation créée par la fin du Traité sur les forces nucléaires intermédiaires (déchiré par les USA). Autrement dit, les dix experts demandent aux USA d’accélérer les délais pour déployer en Europe non seulement les nouvelles bombes nucléaires B61-12, mais aussi de nouveaux missiles nucléaires à moyenne portée analogues aux euromissiles des années Quatre-Vingt. Ils demandent en particulier de “poursuivre et revitaliser les accords de partage nucléaire”, qui permettent à des pays formellement non-nucléaires, comme l’Italie, de se préparer à l’utilisation d’armes nucléaires sous commandement USA. Les dix experts rappellent, enfin, qu’il est indispensable que tous les alliés tiennent l’engagement, pris en 2014, d’augmenter d’ici 2024 leur propre défense militaire au moins à 2% de leur PIB, ce qui signifie pour l’Italie de passer de 26 à 36 milliards d’euros annuels. 

 Voilà le prix à payer pour profiter de ceux que le rapport définit comme “les bénéfices dérivant d’être sous le parapluie OTAN”. 

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Verso il 2030, è Nato il futuro

Édition de mardi 2 février 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/verso-il-2030-e-nato-il-futuro/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Image en vedette :

L’OTAN choisit Thales pour fournir son premier nuage de défense aux forces armées

https://www.businesswire.com/news/home/20210125005006/en/

« Thales est fier de contribuer à la transformation numérique des forces armées en fournissant cette première solution de cloud déployable et certifiée pour la défense tactique. Nous sommes reconnaissants à l’OTAN de renouveler sa confiance dans notre expertise en matière de systèmes d’information et de communication sécurisés et interopérables ». Marc Darmon, vice-président exécutif, systèmes de communication et d’information sécurisés, Thales.

À propos de Thales

Thales (Euronext Paris : HO) est un leader mondial de la haute technologie qui investit dans les innovations numériques et « deep tech » – connectivité, grandes données, intelligence artificielle, cybersécurité et technologie quantique – pour construire un avenir dans lequel nous pouvons tous avoir confiance, ce qui est vital pour le développement de nos sociétés. La société fournit des solutions, des services et des produits qui aident ses clients – entreprises, organisations et États – sur les marchés de la sécurité, de l’aviation, de l’espace, des transports et de l’identité numérique à accomplir leurs missions essentielles en plaçant l’homme au centre des décisions.

Avec 83 000 employés dans 68 pays, Thales a généré un chiffre d’affaires de 19 milliards d’euros en 2019 (sur une base qui inclut Gemalto sur 12 mois).

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.it, 2021

https://www.mondialisation.ca/2030-lavenir-que-nous-prepare-lotan/5653336

PABLO NERUDA - CHANT D'AMOUR A STALINGRAD (1942)

31 Janvier 2021

Dimanche 31 janvier 2021
Pablo Neruda - Chant d'amour à Stalingrad (1942)


Pablo Neruda, l'emblématique poète et diplomate communiste chilien - l'une des figures culturelles latino-américaines les plus influentes du XXe siècle - a été largement inspiré par l'héroïsme du peuple soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été particulièrement impressionné par la lutte courageuse des défenseurs de Stalingrad dans une bataille qui a joué un rôle décisif dans l'issue de la guerre. 
En 1942, Pablo Neruda a écrit le "Chant d'amour à Stalingrad" (Canto de Amor a Stalingrado), louant la bravoure de l'Armée rouge et du peuple soviétique. Ce qui suit est une traduction  de ce poème extra-ordinaire :


 Chant d'amour à Stalingrad
Par Pablo Neruda

J'ai écrit sur le temps et l'eau,
a décrit son deuil et son métal violet,
J'ai écrit sur le ciel et la pomme,
Maintenant, j'écris sur Stalingrad.

La mariée a déjà sauvé dans son mouchoir
le rayon de mon amour dans l'amour,
Maintenant, mon cœur est au sol,
dans la fumée et la lumière de Stalingrad.

J'ai touché de mes mains la chemise
du crépuscule bleu et vaincu :
maintenant je touche le lever du soleil de la vie
né avec le soleil de Stalingrad.

Je connais le vieux à plumes
jeune homme transitoire,
comme un cygne lié,
se défait de sa douleur notoire,
pour mon cri d'amour à Stalingrad.

Je mets mon âme où je veux.
Je ne me nourris pas de papier fatigué,
aromatisé à l'encre et à l'encrier.
Je suis né pour chanter à Stalingrad.

Ma voix était avec vos grands morts,
contre vos propres murs écrasés,
ma voix résonnait comme une cloche et le vent,
à te regarder mourir, Stalingrad.

Maintenant, en combattant les Américains,
blanc et foncé comme des grenades,
tuer le serpent dans le désert.
Vous n'êtes pas seul, Stalingrad.

La France retourne aux anciennes barricades,
Les drapeaux de la fureur sont hissés
sur les larmes fraîchement séchées.
Vous n'êtes pas seul, Stalingrad.

Et les grands lions anglais
volant au-dessus de la mer démontée,
de clouer leurs griffes sur la terre brune.
Vous n'êtes pas seul, Stalingrad.

Aujourd'hui, sous tes montagnes de punition,
seul votre peuple n'est pas enterré :
la chair des morts tremble,
ceux qui ont touché votre front, Stalingrad.

Votre acier bleu, construit avec fierté,
votre chevelure planétaire,
votre forteresse de partage du pain,
votre sombre frontière, Stalingrad.

Ta patrie des marteaux et des lauriers,
le sang de votre grandeur enneigée,
Le regard de Staline vers la neige,
la neige tissée de ton sang, Stalingrad.

Les décorations que tes morts
ont mis sur la saleté
poitrine percée, et le frisson
de vie et de mort, Stalingrad

Le sel profond que vous avez encore une fois
apporter au cœur de l'homme bouleversé
avec la branche des capitaines rouges
qui vient de ton sang, Stalingrad.

L'espoir qui se brise dans les jardins,
comme une fleur longtemps attendue,
la page gravée de fusils,
lettres de lumière, Stalingrad.

La tour que vous concevez haute,
les sanctuaires de pierre ensanglantés,
les défenseurs de votre âge mûr,
les fils de ta peau, Stalingrad.

Les aigles brûlants de tes pierres,
les métaux allaités par votre âme,
les adieux avec d'énormes larmes,
et les vagues de l'amour, Stalingrad.

Les ossements des assassins blessés,
les paupières envahissantes se sont fermées,
et les conquérants en fuite
derrière votre étincelle, Stalingrad.

Ceux qui se sont moqués de la courbe de l'Arc,
et foré dans les eaux de la Seine
avec le consentement de l'esclave,
s'est arrêté à Stalingrad.

Ceux qui ont marché sur les plaies
d'une belle Prague en pleurs,
sur elle trahie et muette,
est mort à Stalingrad.

Ceux qui crachent dans la grotte grecque,
la stalactite de verre brisée,
et son rare bleu classique,
Et maintenant, où sont-ils, Stalingrad ?

Ceux qui ont brûlé et brisé l'Espagne,
quitter le cœur enchaîné
d'une mère de soldats et de chênes,
pourrissent à vos pieds, Stalingrad.

Ceux qui, en Hollande,
des tulipes et de l'eau éclaboussées de boue tachée de sang
et répandre le fouet et l'épée,
dorment maintenant à Stalingrad.

Ceux qui, dans la nuit blanche de la Norvège,
avec un hurlement comme un chacal libéré,
a brûlé ce printemps gelé,
muet à Stalingrad.

Honneur à vous pour ce que l'air vous apporte,
pour ce qui doit être et a été chanté,
l'honneur pour votre mère et vos enfants,
et vos petits-enfants, Stalingrad.

Honneur au combattant du brouillard,
honneur au commissaire et au soldat,
honneur au ciel derrière la lune,
honneur au soleil de Stalingrad.

Sauvez-moi un fragment d'écume violente
Garde-moi un fusil, garde-moi une charrue
et qu'ils la déposent sur ma tombe
avec un épi rouge de votre sol,
qu'il soit connu, s'il y a le moindre doute,
que je suis mort en t'aimant et que tu m'as aimé,
et si je ne me battais pas dans votre taille
Je laisse en ton honneur cette grenade noire,
cette chanson d'amour pour Stalingrad.

source : https://www.idcommunism.com/2021/01/pablo-neruda-song-of-love-to-stalingrad.html

Tag(s) : #Stalingrad#Neruda

 

LE FOOTBALLEUR RONALDO REFUSE UN PONT D'OR DES SAOUDIENS

Ronaldo refuse un pont d’or des Saoudiens: la monarchie peine à redorer son blason

 Depuis 1 minute  25 janvier 2021

cristiano_ronaldo

 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe

 

Cristiano Ronaldo aurait refusé un contrat colossal de l’Arabie saoudite qui voulait en faire une effigie pour son secteur touristique.

257 millions d’abonnés Instagram en 2021, ça vaut son pesant d’or. Afin de profiter de cette manne, les dirigeants saoudiens auraient offert un contrat d’environ six millions d’euros annuels à l’homme le plus suivi de la planète sur cette application: Cristiano Ronaldo, à en croire le Telegraph.

L’office de tourisme d’Arabie saoudite aurait fait cette proposition au footballeur afin de promouvoir le pays à l’échelle mondiale. Le slogan de la campagne publicitaire est d’ailleurs déjà trouvé: «Visit Saudi.»

Selon les termes de la proposition, le footballeur aurait été amené à se rendre aussi sur place dans un cadre promotionnel. La proposition aurait été refusée par le buteur portugais. Toujours selon le Telegraph, la superstar Lionel Messi aurait également été approchée et aurait aussi répondu par la négative.

Source: Avec Sputnik

https://french.almanar.com.lb/

MANLIO DINUCCI : AUJOURD'HUI ENTRE EN VIGUEUR LE TRAITE QUI INTERDIT LES ARMES ATOMIQUES

Aujourd’hui en vigueur le Traité ONU 

qui interdit les armes atomiques

 

Manlio Dinucci

 

Aujourd’hui, 22 janvier 2021, est le jour qui peut passer à l’histoire comme le tournant pour libérer l’humanité des armes qui, pour la première fois, ont la capacité d’effacer de la surface de la Terre l’espèce humaine et quasiment toute autre forme de vie. En effet entre aujourd’hui en vigueur le Traité ONU sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Mais ce peut être aussi le jour où entre en vigueur un traité destiné, comme les nombreux précédents, à rester lettre morte. La possibilité d’éliminer les armes nucléaires dépend de nous tous. 

 

Quelle est la situation de l’Italie et que devrions-nous faire pour contribuer à l’objectif d’un monde libre d’armes nucléaires ? L’Italie, pays formellement non-nucléaire, a concédé depuis des décennies son propre territoire pour le déploiement d’armes nucléaires USA : actuellement des bombes B61, qui sous peu seront remplacées par les plus mortelles B61-12. Elle fait en outre partie des pays qui -documente l’OTAN- “fournissent à l’Alliance des avions équipés pour transporter des bombes nucléaires, sur lesquelles les États-Unis gardent l’absolu contrôle, et du personnel entraîné dans cet objectif”. De plus, il est tout à fait possible que soient installés sur notre territoire les missiles nucléaires à portée intermédiaire (analogues aux euromissiles des années Quatre-Vingt) que les USA sont en train de construire après être sortis du Traité FNI qui les interdisait.

 

L’Italie viole ainsi le Traité de non-prolifération des armes nucléaires, ratifié en 1975, qui stipule : “Tout État non doté d’armes nucléaires qui est Partie au Traité s’engage à n’accepter de qui que ce soit, ni directement ni indirectement, le transfert d’armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires ou du contrôle de telles armes ou de tels dispositifs explosifs”. En même temps l’Italie a refusé en 2017 le Traité ONU sur l’interdiction des armes nucléaires -boycotté par les trente pays de l’OTAN et par les 27 pays de l’Union européenne- qui stipule : “Chaque État partie qui aie sur son territoire des armes nucléaires, dont un autre État est propriétaire ou détenteur ou qu’il contrôle veille au retrait rapide de ces armes dans les meilleurs délais”.

L’Italie, dans le sillage des USA et de l’OTAN, s’est opposée au Traité dès l’ouverture des négociations, décidée par l’Assemblée générale en 2016. Les États-Unis et  les deux autres puissances nucléaires de l’OTAN (France et Grande-Bretagne), les autres pays de l’Alliance et ses principaux partenaires -Israël (unique puissance nucléaire au Moyen-Orient), Japon, Australie et Ukraine- votèrent contre. Exprimèrent ainsi un avis contraire les autres puissances nucléaires aussi : Russie et Chine (qui s’est abstenue), Inde, Pakistan et Corée du Nord. En écho à Washington, le gouvernement Gentiloni avait défini le futur Traité comme “un élément fortement diviseur qui risque de compromettre nos efforts en faveur du désarmement nucléaire”.

 

Le gouvernement et le Parlement italiens sont donc co-responsables du fait que le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires -approuvé à une grande majorité par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2017 et entré en vigueur en ayant atteint les 50 ratifications- a été ratifié en Europe jusqu’ici seulement par l’Autriche, l’Irlande, le Saint Siège, Malte et Saint Marin : acte méritoire mais non suffisant pour donner force au Traité.

 

En 2017, tandis que l’Italie refusait le Traité ONU sur l’interdiction des armes nucléaires, plus de 240 parlementaires italiens -en majorité du Pd et M5S, au premier rang desquels l’actuel ministre des Affaires Étrangères Luigi Di Maio- s’engageaient solennellement, en signant l’Appel Ican, à promouvoir l’adhésion de l’Italie au Traité ONU. En trois années ils n’ont pas bougé un doigt dans cette direction. Derrière des postures démagogiques ou bien ouvertement, le Traité ONU sur l’interdiction des armes nucléaires se trouve boycotté au parlement, avec quelque rare exception, par tout l’arc politique, d’accord pour aliéner l’Italie à la politique de plus en plus dangereuse de l’OTAN, officiellement “Alliance nucléaire”.

 

Tout cela doit être rappelé aujourd’hui, dans la Journée d’action mondiale organisée pour l’entrée en vigueur du Traité ONU sur l’interdiction des armes nucléaires, célébrée par des militants de l’Ican et autres mouvement anti-nucléaires avec 160 événements en majorité en Europe et Amérique du Nord. Il faut transformer la Journée en mobilisation permanente et croissante d’un ample front capable, dans chaque pays et au niveau international, d’imposer les choix politiques nécessaires pour réaliser l’objectif vital du Traité.

 

Édition de vendredi 22 janvier 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/oggi-in-vigore-il-trattato-onu-che-proibisce-le-atomiche/ 

Traduit de l’italien par M-A P.

 

DETRUIRE LA SOCIETE CIVILE. LA CAMPAGNE DE PEUR.

Détruire la société civile. La campagne de peur.

Chapitre I: Introduction. La crise mondiale du coronavirus de 2020 : Détruire la société civile, la dépression économique, le coup d’État mondial et la « grande réinitialisation »

Par Prof Michel Chossudovsky

Mondialisation.ca, 14 janvier 2021

Thème: 

Analyses: 

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Ce texte est le premier chapitre (Introduction) du E-livre (E-book) (Neuf chapitres) de Michel Chossudovsky, disponible en anglais. La crise mondiale du coronavirus de 2020 : Détruire la société civile, la dépression économique, le coup d’État mondial et la « grande réinitialisation ». Pour lire la préface traduite en français, cliquez ICI.

****

« Il serait temps que tout le monde sorte de cette transe négative, cette hystérie collective, car la famine, la pauvreté, le chômage massif vont tuer, faucher bien plus de gens que le SRAS-CoV-2 ! » (Dr. Pascal Sacré)

« Je vois des patients qui ont des éruptions faciales, des infections fongiques, des infections bactériennes. … En février et mars, on nous a dit de ne pas porter de masque. Qu’est-ce qui a changé ? La science n’a pas changé. La politique a changé. C’est une question de conformité. Ce n’est pas une question de science… (Dr. James Meehan)

« Une fois que le mensonge devient la vérité, il n’y a plus de retour en arrière. La folie prévaut. Le monde est sens dessus dessous. » (Michel Chossudovsky)

***

Nous sommes à la croisée d’une des crises les plus graves de l’histoire du monde. Nous vivons l’histoire, mais notre compréhension de la séquence des événements depuis janvier 2020 est floue. Dans le monde entier, les gens ont été induits en erreur par leurs gouvernements et les médias quant aux causes et aux conséquences dévastatrices de la « pandémie » Covid-19.

La vérité non dite est que le nouveau coronavirus donne un prétexte et une justification aux puissants intérêts financiers et aux politiciens corrompus pour précipiter le monde entier dans une spirale de chômage de masse, de faillite, d’extrême pauvreté et de désespoir.

C’est là le véritable tableau de ce qui se passe en ce moment. C’est le résultat d’un processus décisionnel complexe.

Le « verrouillage de la planète » est un empiètement sur les libertés civiles et le « droit à la vie ».

Des économies nationales entières sont en danger. Dans certains pays, la loi martiale a été déclarée.

Les petits et moyens capitaux sont censés être éliminés. Le grand capital prévaut.

Une concentration massive de la richesse des entreprises est en cours.

Un « nouvel ordre mondial » diabolique est en train de se mettre en place.

Les zones rouges, le masque, la distanciation sociale, la fermeture des écoles, des collèges et des universités, plus de réunions familiales, plus de fêtes d’anniversaire, la musique, les arts : plus d’événements culturels, les manifestations sportives sont suspendues, plus de mariages, « l’amour et la vie » est carrément interdit.

Et dans plusieurs pays, les réunions familiales de Noël et de Nouvel An sont devenues illégales.

La fermeture de l’économie mondiale nous est présentée comme un moyen de lutter contre le virus. C’est ce qu’ils veulent nous faire croire. Si le public avait été informé que le Covid-19 est « similaire à la grippe saisonnière », la campagne de peur serait alors restée lettre morte…

Image Pakistan Daily Times : Pères Noël stagiaires au Royaume-Uni

La pandémie a été officiellement lancée par l’OMS le 11 mars 2020, entraînant le verrouillage et la fermeture des économies nationales de 190 (sur 193) pays, États membres des Nations unies. Les instructions sont venues d’en haut, de Wall Street, du Forum économique mondial (FEM), des fondations milliardaires.

La pandémie du 11 mars 2020 a été précédée par une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) de l’OMS le 30 janvier 2020, qui a été suivie en février par la déstabilisation des marchés financiers. Le 30 janvier, on comptait 83 cas en dehors de la Chine sur une population totale de 6,4 milliards d’habitants. Dans les jours qui ont précédé le krach financier de février, 453 cas ont été enregistrés en dehors de la Chine. (Voir notre analyse au chapitre II)

Ce projet diabolique, basé sur des estimations maigres et erronées, est décrit avec désinvolture par les médias d’entreprise comme une entreprise « humanitaire ». La « communauté internationale » a la »responsabilité de protéger » sa population (R2P).

Selon Diana Johnstone, il s’agit du « prétexte mondial« . Un « partenariat public-privé » non élu, sous les auspices du Forum économique mondial (FEM), est venu au secours des 7,8 milliards d’habitants de la planète Terre. La fermeture de l’économie mondiale est présentée comme un moyen de « tuer le virus ».

Cela semble absurde. La fermeture de l’économie réelle de la planète n’est pas la « solution » mais plutôt la « cause » d’un processus diabolique de déstabilisation et d’appauvrissement de la planète.

L’économie nationale combinée aux institutions politiques, sociales et culturelles est la base de la « reproduction de la vie réelle » : revenu, emploi, production, commerce, infrastructure, services sociaux.

La déstabilisation de l’économie de la planète peut constituer une « solution » pour lutter contre le virus. Mais c’est la « solution » imposée à laquelle ils veulent nous faire croire. Et c’est ce qu’ils font.

C’est la destruction de la vie des gens. C’est la déstabilisation de la société civile.

Les mensonges sont soutenus par une campagne massive de désinformation dans les médias. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, des « alertes Covid » incessantes et répétitives depuis onze mois. … C’est un processus d’ingénierie sociale.

Ce qu’ils veulent, c’est augmenter les chiffres afin de justifier le verrouillage.

Et maintenant, il y a ce qu’on appelle la « deuxième vague ». Des millions de tests positifs sont maintenant comptabilisés.

Le coronavirus (Covid-19) est présenté comme le « virus tueur ».

Détruire la société civile

Les gens sont effrayés et perplexes. « Pourquoi feraient-ils cela ? »

Des écoles vides, des aéroports vides, des épiceries en faillite.

En France, « Les églises sont menacées par les Kalachnikovs à cause de l’épidémie de Covid-19 » (avril 2020)

L’ensemble de l’économie des services urbains est en crise. Les magasins, les bars et les restaurants sont acculés à la faillite. Les voyages internationaux et les vacances sont suspendus. Les rues sont vides. Dans plusieurs pays, les bars et les restaurants sont tenus de prendre les noms et les coordonnées des personnes à contacter pour permettre une recherche efficace des contacts si nécessaire.
.
La liberté d’expression est supprimée

Le récit du confinement est soutenu par la désinformation des médias, la censure en ligne, l’ingénierie sociale et la campagne de peur.

Les médecins qui remettent en question le récit officiel sont menacés. Ils perdent leur emploi. Leurs carrières sont détruites. Ceux qui s’opposent au verrouillage du gouvernement sont qualifiés de « psychopathes antisociaux » :

Des « études » psychologiques évaluées par des pairs sont actuellement menées dans plusieurs pays à l’aide d’enquêtes par sondage.

Acceptez le « grand mensonge » et vous êtes étiqueté comme une « bonne personne » avec de l' »empathie » qui comprend les sentiments des autres.

…[E]xercez des réserves concernant … la distanciation sociale et le port du masque facial, et vous serez étiqueté (selon « l’opinion scientifique ») comme un « psychopathe impitoyable et fourbe ».

Dans les collèges et les universités, le personnel enseignant est contraint de se conformer et d’approuver le récit officiel COVID-19. La remise en question de la légitimité du verrouillage des « salles de classe » en ligne pourrait entraîner un licenciement.

Plusieurs médecins qui s’opposent au consensus du récit COVID-19 ou au vaccin ont été arrêtés. En décembre, « Jean-Bernard Fourtillan, professeur d’université à la retraite connu pour son opposition au vaccin COVID-19, a été arrêté « par des agents de la force publique sous commandement militaire, et placé de force en isolement à l’hôpital psychiatrique d’Uzès ». Fourtillan est connu comme « un critique de longue date des vaccins qui utilisent des adjuvants dangereux ».

Capture d’écran : NTD, 16 décembre 2020

Google et Twitter : le grand mensonge

Les opinions d’éminents scientifiques qui remettent en question le verrouillage, le masque facial ou la distanciation sociale sont « prises en compte » par Google :

« YouTube n’autorise pas les contenus qui diffusent des informations médicales erronées contredisant les informations médicales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou des autorités sanitaires locales sur COVID-19, notamment sur les méthodes de prévention, de traitement ou de diagnostic de COVID-19, et les moyens de transmission de COVID-19″. (c’est nous qui soulignons) Ils appellent cela la « vérification des faits », sans reconnaître que l’OMS et les autorités sanitaires locales contredisent leurs propres données et concepts.
.

De même, Twitter a confirmé qu’il « supprimera tous les messages qui suggèrent qu’il y a des « effets ou impacts négatifs de la vaccination »… Twitter le fera : « supprimera tous les messages qui « invoquent une conspiration délibérée » ou « avancent des récits nuisibles, faux ou trompeurs » sur les vaccins ».

Le 11 mars 2020 : Dépression économique artificielle. Coup d’État mondial ?

Déstabiliser d’un seul coup les économies nationales de plus de 190 pays est un acte de « guerre économique ». Ce programme diabolique sape la souveraineté des États nations. Il appauvrit les populations du monde entier. Il conduit à une spirale de la dette mondiale libellée en dollars.

Les structures puissantes du capitalisme mondial, le Big Money associé à son appareil de renseignement et militaire, en sont la force motrice. Grâce aux technologies numériques et de communication avancées, le verrouillage et la fermeture économique de l’économie mondiale sont sans précédent dans l’histoire du monde.

Cette intervention simultanée dans 190 pays déroge à la démocratie. Elle porte atteinte à la souveraineté des États nations dans le monde entier, sans qu’une intervention militaire soit nécessaire. Il s’agit d’un système avancé de guerre économique qui occulte d’autres formes de guerre, y compris les guerres conventionnelles (comme en Irak) sur le théâtre des opérations. (Voir chapitres IV, IX)

Scénarios de « gouvernance mondiale ». Le gouvernement mondial à l’ère post-covidienne ?

Le projet Lockdown du 11 mars 2020 utilise le mensonge et la tromperie pour finalement imposer un régime totalitaire 

mondial, intitulé « Gouvernance mondiale » (par des fonctionnaires non élus). Selon les mots de David Rockefeller:

« …Le monde est maintenant plus sophistiqué et prêt à marcher vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est certainement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés« . (cité par Aspen Times, 15 août 2011, c’est nous qui soulignons)

Le scénario de la gouvernance mondiale impose un programme d’ingénierie sociale et de conformité économique :

Il constitue une extension du cadre politique néolibéral imposé aux pays en développement et aux pays développés. Il consiste à mettre au rebut l' »autodétermination nationale » et à construire un réseau mondial de régimes par procuration pro-américains contrôlés par une « souveraineté supranationale » (gouvernement mondial) composée des principales institutions financières, des milliardaires et de leurs fondations philanthropiques. (Voir Michel Chossudovsky, Capitalisme mondial, « Le gouvernement mondial » et la crise de la Covid-19, 1er mai 2020).

Simuler les pandémies

La Fondation Rockefeller propose l’utilisation de la « planification de scénarios » comme moyen de réaliser la « gouvernance mondiale ». (Pour plus de détails, voir Michel Chossudovsky, 1er mai 2020). Dans le rapport Rockefeller de 2010 intitulé « Scénarios pour l’avenir de la technologie et du développement international« , des scénarios de gouvernance mondiale et les mesures à prendre en cas de pandémie mondiale sont envisagés.

Plus précisément, le rapport envisage (p 18) la simulation d’un scénario « Lock Step » incluant une souche de grippe virulente à l’échelle mondiale.

Le scénario « Lock Step » décrit « un monde où le contrôle gouvernemental descendant est plus strict et le leadership plus autoritaire, où l’innovation est limitée et où le retour des citoyens est de plus en plus difficile ». En « 2012 » (c’est-à-dire deux ans après la publication du rapport), [dans le cadre de la simulation] une souche de grippe « extrêmement virulente et mortelle » provenant des oies sauvages met le monde à genoux, infectant 20 % de la population mondiale et tuant 8 millions de personnes en seulement sept mois – « la majorité d’entre elles étant de jeunes adultes en bonne santé ». (Helen Buyniski, février 2020)

Le rapport Rockefeller 2010 a été publié dans le sillage immédiat de la pandémie de grippe porcine H1N1 de 2009.

Une autre simulation importante a été réalisée le 18 octobre 2019, moins de 3 mois avant que le SRAS-2 ne soit
« officiellement » identifié début janvier 2020.

L’événement 201 s’est tenu sous les auspices du Johns Hopkins Center for Health Security,
parrainé par la Fondation Bill et Melinda Gates et le Forum économique mondial. (Pour plus de détails, voir Michel Chossudovsky, 1er mars 2020)

Capture d’écran, 201 Un exercice de pandémie mondiale

De nombreuses caractéristiques de l' »exercice de simulation » 201 correspondaient en fait à ce qui s’est réellement passé lorsque le directeur général de l’OMS a lancé une urgence de santé publique mondiale le 30 janvier 2020.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les commanditaires de l' »exercice de simulation » de John Hopkins sont des acteurs puissants et bien informés respectivement dans les domaines de la « santé mondiale » (Fondation B. et M. Gates) et de l' »économie mondiale » (FEM).

Il convient également de noter que l’OMS a initialement adopté un acronyme similaire (pour désigner le coronavirus) à celui de l’exercice de simulation de pandémie de John Hopkins (nCoV-2019).

Le renseignement et « l’art de la déception »

La crise COVID-19 est un instrument sophistiqué des élites du pouvoir. Elle présente toutes les caractéristiques d’une opération de renseignement soigneusement planifiée utilisant « la déception et la contre-déception« . Leo Strauss : « a considéré le renseignement comme un moyen pour les décideurs politiques d’atteindre et de justifier des objectifs politiques, et non de décrire les réalités du monde ». Et c’est précisément ce qu’ils font par rapport à Covid-19.

Vidéo: L’exercice de pandémie Event 201. 18 octobre 2019. Se concentre sur l’ampleur de la pandémie. Dans le cadre de la simulation, il est également question de la manière de gérer les médias sociaux en ligne et la « désinformation ». (Écoutez attentivement)

 

Confirmé par d’éminents scientifiques ainsi que par des organismes officiels de santé publique, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC). La Covid-19 est un problème de santé publique, mais ce n’est PAS un virus dangereux.
.
« Le prétexte mondial »

La crise COVID-19 est marquée par une « urgence » de santé publique sous les auspices de l’OMS qui sert de prétexte et de justification pour déclencher un processus mondial de restructuration économique, sociale et politique. La tendance est à l’imposition d’un État totalitaire.

L’ingénierie sociale est appliquée. Les gouvernements sont poussés à prolonger le verrouillage, malgré ses conséquences économiques et sociales dévastatrices.

Il n’y a pas de base scientifique pour mettre en œuvre la fermeture de l’économie mondiale comme moyen de résoudre une crise de santé publique. Les médias et les gouvernements sont impliqués dans la diffusion de la désinformation.

La campagne de peur n’a aucun fondement scientifique. Vos gouvernements MENTENT. En fait, ils se mentent à eux-mêmes.

Michel Chossudovsky

Lien vers le texte original en anglais:

The 2020 Worldwide Corona Crisis: Destroying Civil Society, Engineered Economic Depression, Global Coup d’État and the « Great Reset »

Traduit par Maya pour Mondialisation

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Prof Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca, 2021

 

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A propos :

Michel Chossudovsky is an award-winning author, Professor of Economics (emeritus) at the University of Ottawa, Founder and Director of the Centre for Research on Globalization (CRG), Montreal, Editor of Global Research.  He has taught as visiting professor in Western Europe, Southeast Asia, the Pacific and Latin America. He has served as economic adviser to governments of developing countries and has acted as a consultant for several international organizations. He is the author of eleven books including The Globalization of Poverty and The New World Order (2003), America’s “War on Terrorism” (2005), The Global Economic Crisis, The Great Depression of the Twenty-first Century (2009) (Editor), Towards a World War III Scenario: The Dangers of Nuclear War (2011), The Globalization of War, America's Long War against Humanity (2015). He is a contributor to the Encyclopaedia Britannica.  His writings have been published in more than twenty languages. In 2014, he was awarded the Gold Medal for Merit of the Republic of Serbia for his writings on NATO's war of aggression against Yugoslavia. He can be reached at crgeditor@yahoo.com Michel Chossudovsky est un auteur primé, professeur d’économie (émérite) à l’Université d’Ottawa, fondateur et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) de Montréal, rédacteur en chef de Global Research.

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BITCOIN BIENTOT A L'ORIGINE D'UN GIGANTESQUE KRACH?

Le bitcoin

Bitcoin: «la mère de toutes les bulles», bientôt à l’origine d’un gigantesque krach?

© Sputnik . Alexeï Soukhoroukov

ECONOMIE

18:30 12.01.2021(mis à jour 20:46 12.01.2021)URL courte

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Le bitcoin a perdu jusqu’à 20% de sa valeur en séance le 11 janvier, après avoir connu des semaines de flambée record des cours. Chez Bank of America, les spécialistes se demandent si le bitcoin serait «la mère de toutes les bulles», avec un krach en vue. Ce n’est pas l’avis de Mael Rolland, spécialiste des cryptomonnaies, interrogé par Sputnik.

Est-ce la fin de l’euphorie? Après avoir enchaîné les hausses record et s’être aventuré autour des 42.000 dollars, le bitcoin a connu une journée difficile le 11 janvier.

La plus célèbre des cryptomonnaies a perdu jusqu’à 20% de sa valeur en séance. Depuis, il s’est un peu repris et ce 12 janvier à 12h44 UTC, le bitcoin plafonnait à 34.973,50 dollars. Une valorisation toujours très haute. Pour rappel, son prix était passé sous les 5.000 dollars en mars dernier.

​Certains observateurs ne sont pas surpris par ce «mini krach». «Un marché à la vente et une volatilité aussi intense peuvent faire peur aux non-initiés», mais cette correction était à prévoir, confirme Edward Moya, analyste chez Oanda, cité par l’AFP. D’autres s’interrogent. C’est notamment le cas de Bank of America Global Research dans son rapport hebdomadaire, «The Flow Show», publié le 7 janvier. Dans ce document, mentionné par MarketWatch et dont Investing.com s’est fait l’écho, les analystes de la banque américaine ont émis l’hypothèse que le bitcoin pourrait être «la mère de toutes les bulles».

«La mère de toutes les bulles, c’est surtout la politique monétaire des Banques centrales qui déversent des trillions de devises dans le système financier», leur répond Maell Rolland, doctorant à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) et spécialiste des cryptomonnaies.

Pour lutter contre l’impact économique de la pandémie de Covid-19, plusieurs Banques centrales –notamment la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE)– ont fait tourner la planche à billets à des niveaux record en 2020. Au mois d’avril, la Fed annonçait un vaste programme de soutien, pouvant atteindre 2.300 milliards de dollars. Devant la résurgence de l’épidémie aux États-Unis, Jerome Powell, patron de la Banque centrale américaine, a assuré que l’institution qu’il dirige pourrait encore accroître son soutien. Actuellement, la Fed se porte acquéreur de 120 milliards de dollars d’actifs par mois, dont 80 milliards de bons du Trésor et 40 milliards de MBS (titres américains adossés à des crédits immobiliers). Le tout dans un contexte de taux proches de zéro. Dans le sillage de cette crise, le bilan de la Fed est ainsi passé de 4.100 à plus de 7.300 milliards de dollars, ce qui représente environ un tiers du PIB américain.

Après la ruée vers l’or, la ruée vers le bitcoin?

Même son de cloche du côté de l’Europe avec la BCE, qui a également sorti l’artillerie lourde avec son programme de rachats d’actifs, baptisé «Pandemic emergency purchase programme» (PEPP). Au regard de la sévérité de la crise, ce dernier a déjà été rehaussé deux fois et atteint désormais 1.850 milliards d’euros. En 2020, le bilan de la BCE est passé de 4.300 à plus de 7.000 milliards d’euros. Il dépasse désormais largement la moitié du PIB de la zone euro.

Selon Mael Rolland, une grande partie de cette création monétaire se dirige vers des actifs financiers, très prisés des investisseurs.

«Ils vont vers le bitcoin ou Tesla, dans le but de se préserver face au risque de krach à venir», analyse Mael Rolland.

À l’instar de la forte hausse du bitcoin, l’action de la marque de l’excentrique milliardaire Elon Musk a vu son cours bondir de plus de 700% en 2020. Un record qui a considérablement fait augmenter la déjà colossale fortune de son patron.

Bitcoin

© SPUTNIK . EVGENY BIYATOV

La Chine va-t-elle tuer le Bitcoin pour asseoir sa domination mondiale?

 

De telles hausses soulèvent des interrogations. Concernant le bitcoin, les analystes de Bank of America (BoA) ont décidé de comparer l’envolée de la cryptomonnaie à de célèbres bulles qui ont marqué la finance ces dernières décennies. «Cela inclut une hausse du prix de l’or de plus de 400% à la fin des années 1970, ainsi que d’autres manies d’investissement notables: les actions japonaises à la fin des années 80, le marché boursier thaïlandais au milieu des années 90, les dots-com à la fin des années 90 et le prix des logements au milieu des années 2000», précise Investing.com.

Bitcoin: +1.000% depuis début 2019

Comme le souligne le site spécialisé dans le trading, «ces secteurs ont tous connu des gains à trois chiffres avant de s’effondrer». Michael Hartnett, chef de la stratégie d’investissement à la Bank of America Securities, en conclut donc que le bitcoin ressemble à «la mère de toutes les bulles», notant dans son rapport que la cryptomonnaie a connu un bond d’environ 1.000% depuis le début de 2019.

​Mael Rolland, de son côté, relativise le danger de l’éclatement d’une bulle liée au bitcoin:

«Quand on compare le marché du bitcoin à celui des produits dérivés, les montants ne sont absolument pas les mêmes.»

Le célèbre investisseur Bill Miller rappelait récemment que la capitalisation du bitcoin était maintenant supérieure à celle de Berkshire Hathaway, le fonds d’investissement du milliardaire Warren Buffett ou encore à celle de la banque d’affaires JP Morgan. Reste que, comme le souligne Mael Rolland, le marché des cryptomonnaies est encore de taille réduite, comparé à celui de certains autres produits financiers. «Aujourd’hui, le marché des cryptomonnaies pèse 463 milliards d’euros; un marché qui est actif 24h/24 7 jours sur 7 contrairement au marché boursier. Il existe plus de 10.000 cryptomonnaies qui ont toutes été créées suite à la création du bitcoin, qui est open source», expliquait récemment au site Entreprendre.fr Christopher Villegas, Directeur général du Groupe Digital Service. À titre de comparaison, le marché européen des dérivés dépassait les… 660.000 milliards d’euros en octobre 2018, selon Les Échos.

Un krach ou un bitcoin à plus de 140.000 dollars?

Et maintenant, que va-t-il se passer pour le bitcoin? Rien n’est certain. «Soulignons que l’étude de la BoA n’a pas concrètement prévu que le prix du bitcoin allait chuter. Elle s’est simplement contentée de pointer l’évolution du bitcoin comme un autre exemple de comportement d’investissement “de plus en plus spéculatif”», nuance Investig.com.

Mael Rolland rappelle que «ce n’est pas la première fois que l’on parle de bulle concernant le bitcoin» et que la cryptomonnaie «n’est plus la même qu’il y a deux ans et encore moins qu’en 2011.»

«L’écosystème du bitcoin s’est énormément étoffé ces dernières années. Il y a une véritable industrie qui s’est ouverte sur le monde, avec des solutions professionnelles sécurisées pour les transactions et l’intervention sur ce marché des investisseurs institutionnels», souligne l’expert.

Le régulateur britannique financier, la FCA, a lancé un avertissement aux investisseurs: «Si les consommateurs investissent (dans les cryptomonnaies), ils doivent être préparés à perdre tout leur argent.» Du côté de JP Morgan, on mise à long terme sur un bitcoin à… 146.000 dollars. Choisissez votre camp.

https://fr.sputniknews.com/economie/202101121045056545-bitcoin-la-mere-de-toutes-les-bulles-bientot-a-lorigine-un-gigantesque-krach/