VERS UNE PREMIERE ALLIANCE STRATEGIQUE ANTI-CHINE ?

tourtaux-jacques Par Le 16/09/2021 0

Dans International

Première alliance stratégique anti-Chine ?

Dans le dos de la France, les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni s’engagent dans un partenariat sécuritaire « historique » dans la zone indopacifique. Un pacte entre trois pur-sang alliés britanniques capables de gâcher les cinq années d’efforts de Pais pour conclure un énorme contrat naval avec Canberra, mais pas seulement. Encore un de ces coups bas américains contre la France ?

C’est comme si lorsque les alliés anglophones de l’OTAN se rencontraient, ils se racontaient des blagues sur les dernières bavures de la Macronie devenues anecdotiques en interne. « Les affaires, c’est les affaires », vous auraient dit les Rothschild !

Quand le gouvernement français comprendra-t-il enfin qu’il n’est pas toujours nécessaire de se plier en quatre pour trouver les faveurs d’un allié d’outre-Atlantique ? D’autant plus que le demi-frère américain, très à l’écoute du sionisme, convoite toujours l’héritage que les parents pauvres ont légué à leurs enfants.

Mais au lieu de se creuser la tête et de s’arracher le peu de cheveux qu’il lui reste, Macron devrait plutôt aller chercher les causes de ces gifles en faisant une rétrospective : Qui sème le vent, récolte la tempête. 

Comme Mahtama Gandi l’a dit, en répondant aux Indiens qui se plaignaient de l’oppression britannique - « Ici vous êtes opprimés, ailleurs, vous êtes oppresseurs » - la France de Macron devrait repasser en revue le massacre des enfants yéménites, syriens et palestiniens : l’industrie française de l’armement ne cesse de s’engraisser avec tout leur sang versé. Les ventes d’armes high-tech à des régimes tyranniques et corrompus, en échange de quelques valises de pétrodollars, ne valent plus d’être évoqués ici. 

Pour le reste, c’est du pseudo potin journalistique, car tout a été déjà dit, mais pour la forme, voici l’info telle qu’elle nous a été rapportée par les médias français avec les justifications qui vont toujours avec.

Dans le cadre d’un nouveau partenariat de sécurité et de défense, Washington et Londres vont aider l’Australie à se doter de sous-marins à propulsion nucléaire. Les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni lancent donc un partenariat sécuritaire « historique » dans la zone indopacifique. Un pacte qui détruit l’énorme contrat entre Canberra et Paris. La gifle est monumentale.

La France condamne une "décision regrettable". "La première grande initiative de (ce nouveau pacte appelé) AUKUS sera de livrer une flotte de sous-marins à propulsion nucléaire à l’Australie", a dit le Premier ministre australien Scott Morrison, apparaissant en visioconférence, ainsi que le Premier ministre britannique Boris Johnson, lors d’un événement présidé par Joe Biden à la Maison-Blanche.

"Le Royaume-Uni, l’Australie et les États-Unis vont être liés encore plus étroitement, ce qui reflète le degré de confiance entre nous et la profondeur de notre amitié", a déclaré Boris Johnson, qui engrange là un succès diplomatique certain dans sa stratégie pour éviter l’isolation internationale après le Brexit.

"Sur la base de notre histoire commune de démocraties maritimes, nous nous engageons dans une ambition commune pour soutenir l’Australie dans l’acquisition de sous-marins à propulsion nucléaire", selon un communiqué commun des trois partenaires, qui précise qu’il s’agit bien de propulsion, et non d’armement.

À la suite de cette annonce spectaculaire, qui voit les États-Unis partager une technologie particulièrement sensible, l’Australie a annulé une gigantesque commande de sous-marins conventionnels à la France.

Un accord-cadre conclu en 2016 par l’Australie de 90 milliards de dollars australiens (56 milliards d’euros) prévoyait la construction de 12 sous-marins à propulsion conventionnelle de classe Attack, conçus à partir des sous-marins nucléaires d’attaque français Barracuda. Le coût global du programme dont le français Naval Group a la charge, s’élève à 50 milliards de dollars australiens.

Depuis cinq ans, Naval Group est pleinement engagé auprès du gouvernement fédéral australien pour le développement d’une capacité sous-marine souveraine, autour d’un SPA (Strategic Partnering Agreement) mis en place après 18 mois de négociations entre Paris et Canberra. Le début d’une coopération, imaginait-on, d’un demi-siècle.

Un nouveau directeur pour le programme australien, Lilian Brayne, a pris ses fonctions à la fin du mois de mai. 500 personnes travaillent en France autour de ce contrat, essentiellement dans la partie conception.

Le patron de l’industriel français, Pierre-Eric Pommellet, s’est récemment rendu en Australie. Sur place, il s’est engagé à ce que 60 % de la valeur du programme revienne à l’Australie, une exigence de Canberra. Les deux parties ne sont pas parvenues à finaliser l’étape suivante du contrat, portant sur trois milliards de dollars, qui était prévue pour le début de l’année.

Surtout, le chantier de construction en Australie du Sud a démarré, Naval Group a sur place une équipe de plus de 300 salariés et vient d’annoncer près d’un milliard de dollars de contrats passés avec des sous-traitants australiens.

Baptisé AUKUS, ce nouveau pacte, qui va lier Washington, Londres et Canberra "pour des générations", verra en effet les États-Unis partager leur technologie de sous-marins à propulsion nucléaire avec l’Australie. Des équipes des trois pays devraient travailler pendant 18 mois pour identifier la meilleure approche.

Le Commonwealth d’Australie n’a pas souhaité engager la phase suivante du programme, ce qui est une grande déception pour Naval Group, qui proposait à l’Australie un sous-marin conventionnel de supériorité régionale avec des performances exceptionnelles.

Encore un coup que les États-Unis ont infligé à leur partenaire français simpliste, dont les effets néfastes ne seront subis en premier lieu que par les salariés de l’industrie navale française et leurs familles. 

Mais Biden et son administration cherchent toujours à maintenir la France sous le joug de l’ex Alliance atlantique. "La décision que nous avons prise de ne pas continuer avec les sous-marins de classe Attack et de prendre un autre chemin n’est pas un changement d’avis, c’est un changement de besoin", a déclaré Scott Morrison, qui a également annoncé l’achat de missiles américains Tomahawk.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/16/666648/Premiere-alliance-strat%C3%A9gique-anti-Chine

 
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