YEMEN

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LA RESISTANCE YEMENITE REPOUSSE UNE OFFENSIVE CONTRE SANAA ET LIBÉRE 2500 KM2

Yémen : Ansarullah a repoussé une offensive contre Sanaa et libéré 2500km2

 Depuis 4 heures  29 janvier 2020

Carte des zones conquises par l'armée et Ansarullah
Carte des zones conquises par l'armée et Ansarullah

 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

 

Rédaction du site

sariiLes forces armées yéménites qui comprennent des unités de l’armée et les combattants d’Ansarullah ont repoussé une attaque contre la capitale Sanaa et libéré quelque 2500 km2,  a révélé ce mercredi 29 janvier leur porte-parole le général Yahia Sarii, lors d’un point de presse, rapporte le site en ligne de la télévision yéménite proche d’Ansarullah, al-Masirah.

C’est la première que le général yéménite s’exprime sur les récents évènements, depuis que les forces de la coalition saoudienne ont lancé le lundi 20 janvier un assaut en direction de Sanaa, en intensifiant les attaques sur le front de Nehm.

« Nos forces armées sont parvenues ces derniers jours à contrer une offensive ennemie importante qui visait la capitale Sanaa et ont lancé une contre-attaque pour libérer toutes les régions de Nehm , infligeant aux forces de l’ennemi des pertes importantes dans les vies et les armes », a-t-il déclaré, indiquant que l’opération était baptisée « Al-Bouniane Al-Marsous », un terme qui signifie Structure solide.

Selon lui, ces forces ont par la suite poursuivi leur progression en direction de la ville de Ma’reb , libérant sur leur chemin plusieurs gouvernorats dans les deux provinces de Ma’reb et al-Jawf, sur une superficie de 2500 km2 .

M. Sarii a fait état de plusieurs milliers de tués, de blessés et de capturés, parmi les mercenaires de la coalition saoudienne, durant cette bataille. «  A Nehm, les forces de l’ennemi formées de 17 brigades militaires et de 20 bataillons ont été repoussées et vaincus et leur équipement a été saisi », a-t-il ajouté.
« Ont été vaincus deux brigades de la zone 3, stationnées dans le gouvernorat Sarwah, et trois autres de la region-6 concentrées à al-Jawf », a-t-il aussi précisé.

Selon lui, les forces armées ont permis l’évasion de quelques centaines des membres des forces ennemies , sur ordre du commandement de l’armée, « dans le but de préserver l’orgueil de ceux qui ont décidé d’abandonner la bataille ».

En riposte à l’escalade aérienne des ennemis, la force balistique et l’armée de l’air ont réalisé des opérations spéciales en profonduer dans le territoire saoudien visant la compagnie d’Aramco dans la province de Jizane, les aéroports d’Abha et de Jizane, la base Khamis-Machit, a-t-il aussi rapporté.

Dans son communiqué, le général yéménite a salué « le rôle responsable des fils de Nehm et des provinces de Ma’reb et d’al-Jawf et de leurs tribus libres qui ont refusé les envahisseurs et les colonisateurs ».

« Les forces armées ne sont pas en guerre contre les fils honorables de la patrie… mais pour la défense de notre pays de l’offensive étrangère, de ses forces envahissantes et de ceux qui les appuient en trahissant la patrie », a-t-il affirmé.

Il a proposé à ceux qui se sont impliqués dans la trahison de la patrie de se repentir, assurant que « le pays a de la place pour tous ses fils. Nous tendons nos mains à tout le monde »

« Les forces armées poursuivront leur action en vue de libérer tout le territoire yéménite et réaliser l’indépendance », a-t-il conclu.

Avec l’aide des puissances occidentales, l’Arabie saoudite et son allié les Emirats arabes unis mènent une guerre féroce contre le Yémen afin de soumettre ce pays pauvre à leur diktat. Malgrè le grand déséquilibre des forces militaires en leur faveur, et les massacres commis contre la population soumise à un embargo sans merci, leurs efforts se sont soldés par un échec. La résistance des forces yéménites relève du miracle.

http://french.almanar.com.lb/1630598


 

YEMEN : "38 CIVILS MASSACRES AVEC DES ARMES FRANÇAISES." ANSARALLAH AVERTIT LA FRANCE !

"38 civils massacrés à al-Rako avec des armes françaises " (al-Houthi)

Fri Dec 27, 2019 7:7AM

Des chars de combat Leclerc appartenant aux Emirats déployés dans le cadre du conflit yéménite. ©SIPA

Des chars de combat Leclerc appartenant aux Emirats déployés dans le cadre du conflit yéménite. ©SIPA

Depuis que les commandos marines français ont débarqué en 2018 sur la côte ouest pour aider le criminel régime de Riyad à s'emparer de Hudaydah, quitte à se faire capturer par les forces yéménites, on a entendu très peu de la France et de ses complicités aux crimes de guerre commis quotidiennement conte les Yéménites. Or ce silence vient d'être brisé et Paris a bien l'intérêt à ne pas s'y montrer indifférent. L’attaque d’artillerie du régime saoudien contre un marché frontalier à al-Rako dans le district de Minbah (province de Saada) a coûté la vie à au moins 38 civils et c'est la France qui en est responsable. 

Ansarallah:

Ansarallah: "Riyad souffrira!"

« La riposte aux crimes commis délibérément par les Saoudiens sera douloureuse », a déclaré le porte-parole de l’armée yéménite.

Réagissant à ce crime, le président du Comité suprême révolutionnaire yéménite, Mohammad Ali al-Houthi, a dénoncé la France car "c'est avec des armes et des  conseils militaires de la France que la coalition pro Riyad tue les Yéménite".

« La France a tué et blessé plus de 38 personnes lors d’une attaque contre le marché à al-Rako, situé dans la zone frontalière de Minbah dans la province de Saada», a écrit al-Houthis sur Twitter avant d'ajouter : « Cet exaction s'ajoute aux autres actes criminels de la coalition arabo-israélo-occidentale contre le peuple innocent du Yémen », souligne le président du Comité suprême révolutionnaire yéménite avant d'ajouter : « Des documents militaires confidentiels français prouvent que compte tenu de l'utilisation d'armes françaises contre des civils, la position officielle du gouvernement français sur la non-utilisation d'armes contre le peuple yéménite est fausse ».

Une enquête détaillée menée par Disclose en coopération avec Radio France avait révélé la contradiction de la position officielle du gouvernement français qui nie l’utilisation d'armes françaises dans la guerre contre le Yémen par la coalition dirigée par Riyad. « Il existe un document de sécurité en France qui indique le type des armes françaises utilisées dans la guerre du Yémen et leurs effets sur les civils », avait rapporté Euronews en arabe.

Basée sur un rapport secret de 50 pages fourni le 25 septembre 2018 par les services de renseignement militaires français, l'enquête évoque en effet que l’Arabie saoudite et le Émirats arabes unis utilisent des armes françaises dans les attaques aériennes, terrestres et maritimes contre le Yémen.

Les forces spéciales françaises risquent-elles encore de se faire tuer pour les intérêts US en mer Rouge?

Les forces spéciales françaises risquent-elles encore de se faire tuer pour les intérêts US en mer Rouge?

Totalement acquis à la cause criminelle de Riyad, la France condamne "fermement" Ansarallah, assume la vente de ses armes à Riyad et maintient ses forces spéciales sur les fronts de combat. Que risque-t-elle?

Figurent parmi les armes françaises utilisées par la coalition saoudo-émiratie contre le peuple yéménite, les chars Leclerc, les véhicules blindés, les missiles tactiques, les chasseurs de classe Mirage doté de missiles anti-radar, les systèmes de radar Cobra, les hélicoptères Cougar et Dauphin, une frégate de classe Makkah, une rampe de lancement et 48 systèmes d'artillerie de type Caesar, fabriqués par le groupe industriel de l’armement Nexter.  

Ce rapport contient une liste détaillée des armes fournies aux Saoudiens et aux Émirats utilisés dans la guerre yéménite. Le 30 octobre 2018, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait prétendu sur BFM TV que les armes vendues aux Saoudiens et aux Émiratis n’étaient pas utilisées contre des civils yéménites. Mais les faits ont régulièrement été démentis par la réalité. 

Mais à quoi rime la mise en garde d'Ansarallah? Selon les observateurs politiques, les intérêts français dans le détroit d'Hormuz voire en mer Rouge pourront parfaitement être visés si la France insiste à appuyer la coalition pro Riyad dans ses crimes, note un expert. 

http://french.presstv.com/Detail/2019/12/27/614602/La-France-impliquee-dans-la-guerre-du-Yemen

 



 

 

YEMEN : DOUBLE RAID MEURTRIER DE LA COALITION DIRIGÉE PAR L'ARABIE SAOUDITE. 16 MORTS DONT 7 ENFANTS ET 4 FEMMES. UNE FAMILLE ENTIÈRE A ÉTÉ TUÉE

Yémen

Yémen: 16 morts dont 7 enfants dans deux raids aériens attribués à la coalition dirigée par Riyad

© AFP 2019 Ahmad Al-Basha

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Seize personnes, dont sept enfants et quatre femmes, ont été tués mardi dans un double raid aérien sur un district sous contrôle des rebelles Houthis dans le sud du Yémen, selon un responsable local et un médecin.

Les deux raids attribués par le responsable local à la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen, ont visé une habitation de la localité de Qohtoba dans la province de Daleh, dans le sud du Yémen.

«Une famille entière a été tuée... et le reste des morts sont des secouristes qui ont péri lors du second raid», a déclaré ce responsable joint au téléphone depuis Dubaï et qui a requis l'anonymat.

Une prison détruite dans une frappe de la coalition arabe au Yémen

© REUTERS / MOHAMED AL-SAYAGHI

Plus de 80 morts dans des frappes contre une prison au Yémen, selon le Croissant-Rouge

Des témoins ont affirmé que les corps avaient été extraits des décombres de l'habitation qui a été sérieusement endommagée.

Un médecin de l'hôpital d'Ibb, située pas loin du lieu des raids, où les victimes ont été transportées a confirmé qu'il y avait eu 16 morts, dont «sept enfants et quatre femmes».

La télévision Al-Massirah contrôlée par les rebelles a accusé la coalition menée par Ryad d'avoir lancé ces raids.

Le porte-parole de la coalition, contacté par l'AFP, n'a pas réagi dans l'immédiat.

https://fr.sputniknews.com/international/201909241042147942-yemen-16-morts-dont-7-enfants-dans-deux-raids-aeriens-attribues-a-la-coalition-quidee-par-riyad/


 

PEPE ESCOBAR : COMMENT LES HOUTHIS ONT RENVERSE L'ECHIQUIER

Comment les Houthis ont renversé l’échiquier

L’attaque spectaculaire du groupe chiite yéménite contre Abqaiq soulève la possibilité évidente d’une action pour chasser la Maison des Saoud du pouvoir.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 20 septembre 2019

Région : 

Thème: 

Nous sommes les Houthis et nous arrivons. Avec leur attaque spectaculaire contre Abqaiq, les Houthis du Yémen ont renversé l’échiquier géopolitique en Asie du Sud-Ouest et sont allés jusqu’à introduire une toute nouvelle dimension : la possibilité distincte d’une action pour chasser la Maison des Saoud du pouvoir.

Un retour de bâton, ça fait mal. Les Houthis – des Chiites zaïdites du nord du Yémen – et les Wahhabites se haïssent depuis des lustres. Ce livre est absolument essentiel pour qui veut comprendre l’incroyable complexité des tribus houthies ; en prime, il resitue l’agitation dans les pays arabes du sud dans un contexte qui dépasse de loin une simple guerre par procuration Iran-Arabie Saoudite.

Pourtant, il est important de comprendre que les Chiites arabes de la province de l’Est – travaillant dans des installations pétrolières saoudiennes – sont forcément des alliés naturels des Houthis contre Riyad.

La capacité de frappe des Houthis – des essaims de drones aux attaques de missiles balistiques – s’est considérablement améliorée au cours de l’année écoulée. Ce n’est pas un hasard si les Émirats Arabes Unis ont vu d’où venait le vent géopolitique et géo-économique : Abou Dabi s’est désengagé de la guerre brutale du prince héritier Mohammed ben Salmane contre le Yémen et a entamé ce qu’il décrit comme une stratégie de « paix d’abord ».

Avant même Abqaiq, les Houthis avaient déjà organisé plusieurs attaques contre des installations pétrolières saoudiennes ainsi que contre les aéroports de Dubaï et d’Abou Dabi. Début juillet, le Centre de commandement des opérations du Yémen a organisé en grande pompe, à Sanaa, une exposition sur toute sa gamme de missiles balistiques et de croisière, et de drones.

Le ministère saoudien de la Défense présente des drones et des débris de missiles utilisés dans l’attaque yéménite.

La situation a maintenant atteint un point où des rumeurs circulent dans le golfe Persique au sujet d’un scénario spectaculaire : les Houthis investiraient dans une course folle à travers le désert arabique pour prendre La Mecque et Médine en parallèle d’un soulèvement chiite de masse dans la ceinture pétrolière orientale. Ce n’est plus tiré par les cheveux. Des choses plus étranges se sont produites au Moyen-Orient. Après tout, les Saoudiens ne peuvent même pas espérer l’emporter dans une rixe de bar – c’est pourquoi ils comptent sur des mercenaires.

L’orientalisme frappe encore

Le refrain des renseignements américains selon lequel les Houthis sont bien incapables d’une attaque aussi sophistiquée souligne à quel point ils sont infectés par l’orientalisme et le complexe de supériorité occidental/ fardeau de l’homme blanc. *

Les seuls débris de missile montrés par les Saoudiens jusqu’à présent proviennent d’un missile de croisière yéménite Quds 1. Selon le général de brigade Yahya Saree, porte-parole des forces armées yéménites basées à Sanaa, « le système Qods a prouvé sa grande capacité à atteindre ses objectifs et à contourner les systèmes d’interception ennemis ».

Cette image satellite du gouvernement américain montre des dégâts causés à l’infrastructure pétrolière et gazière par les attaques de drones du week-end dernier à Abqaiq.

Les forces armées des Houthis ont dûment revendiqué la responsabilitéd’Abqaiq : « Cette opération est l’une des plus importantes menées par nos forces dans les profondeurs de l’Arabie Saoudite, après une opération de renseignements précise et une surveillance avancée, et la coopération d’hommes honorables et libres à l’intérieur du Royaume ».

Notez le concept-clé : La « coopération » à l’intérieur de l’Arabie Saoudite – qui pourrait inclure tout un éventail allant des Yéménites jusqu’aux Chiites de la province de l’Est.

Plus pertinent encore est le fait que le matériel américain massif déployé en Arabie Saoudite – satellites, AWACS, missiles Patriot, drones, cuirassés, chasseurs de combat – n’a rien vu, ou certainement pas à temps. L’observation de trois drones « voletant sans se presser » dans la direction probable de l’Arabie Saoudite par un oiseleur koweïtien est invoquée comme « élément de preuve ». Ce qui évoque l’image embarrassante d’un essaim de drones – d’où qu’il venait – volant tranquillement pendant des heures au-dessus du territoire saoudien.

Des responsables de l’ONU admettent ouvertement que maintenant, tous les lieux qui comptent se trouvent à l’intérieur du rayon d’action de 1 500 km du nouveau drone UAV-X des Houthis : des champs de pétrole en Arabie Saoudite, une centrale nucléaire en construction dans les Émirats et le méga-aéroport de Dubaï.

Mes conversations avec des sources à Téhéran au cours des deux dernières années confirment que les nouveaux drones et missiles des Houthis sont essentiellement des copies de modèles iraniens assemblés au Yémen avec l’aide des ingénieurs du Hezbollah.

Les renseignements américains insistent sur le fait que 17 drones et missiles de croisière auraient été lancés ensemble depuis le sud de l’Iran. En théorie, le radar Patriot aurait dû les repérer et les abattre. Jusqu’à présent, aucune indication de cette trajectoire n’a été révélée. Les experts militaires s’accordent généralement à dire que le radar du missile Patriot est bon, mais en réalité, son taux de réussite est « contesté », pour dire le moins. Ce qui est important, encore une fois, c’est que les Houthis disposent de missiles offensifs avancés. Et leur précision à Abqaiq était inouïe.

Cette image satellite montre des dommages causés à l’infrastructure pétrolière et gazière par les attaques de drones du week-end dernier à Abqaiq, en Arabie Saoudite. Avec l’aimable autorisation de Planet Labs Inc.

Pour l’instant, il semble que le vainqueur de la guerre saoudienne contre la population civile yéménite, qui a débuté en mars 2015 et engendré une crise humanitaire considérée d’ampleur biblique par l’ONU, ne soit certainement pas le prince héritier saoudien généralement connu sous ses initiales MBS.

Écoutez le général

Les tours de stabilisation de pétrole brut – plusieurs d’entre elles – à Abqaiq ont été spécifiquement visées, de même que les réservoirs de stockage de gaz naturel. Des sources du golfe Persique spécialisées du secteur de l’énergie m’ont dit que les réparations et/ou la reconstruction pourraient prendre des mois. Même Riyad l’a admis.

Blâmer aveuglément l’Iran, sans preuve, ne suffira pas. Téhéran peut compter sur des essaims de grands stratèges. Ils n’ont pas besoin ou ne veulent pas faire sauter l’Asie du Sud-Ouest, ce qu’ils pourraient faire, soit dit en passant : Les généraux des Gardiens de la révolution ont déjà dit à maintes reprises qu’ils étaient prêts à la guerre.

Le professeur Mohammed Marandi de l’Université de Téhéran, qui entretient des relations très étroites avec le ministère des Affaires étrangères, est catégorique : « Cela ne vient pas d’Iran. Si c’était le cas, ce serait très embarrassant pour les Américains, car cela voudrait dire qu’ils sont incapables de détecter un nombre aussi important de drones et de missiles iraniens. Ça n’a pas de sens. »

Marandi souligne en outre que « les défenses aériennes saoudiennes ne sont pas équipées pour défendre le pays contre le Yémen, mais contre l’Iran. Les Yéménites frappent les Saoudiens, ils s’améliorent de plus en plus, ils développent la technologie des drones et des missiles depuis quatre ans et demi, et c’était une cible très facile. »

Une cible facile et non protégée : les systèmes PAC-2 et PAC-3 américains en place sont tous orientés vers l’est, en direction de l’Iran. Ni Washington ni Riyad ne savent avec certitude d’où venait vraiment l’essaim de drones.

Les lecteurs [anglophones, NdT] devraient porter une attention particulière à cet important entretien avec le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la révolution islamique. L’interview, en farsi (sous-titrée en anglais), a été réalisée par l’intellectuel iranien Nader Talebzadeh, sanctionné par les États-Unis, et comprend des questions posées par mes amis analystes américains Phil Giraldi et Michael Maloof, et par moi-même.

Dans ses explications sur l’autosuffisance de l’Iran en matière de défense, Hajizadeh semble être un acteur très rationnel. L’essentiel : « Nous sommes d’avis que ni les politiciens américains, ni nos officiels ne veulent la guerre. Si un incident comme celui du drone [le RQ-4N abattu par l’Iran en juin] se produit ou si un malentendu se produit, et que la guerre prend de l’ampleur, c’est une autre histoire. C’est pourquoi nous sommes toujours prêts à une grande guerre. »

En réponse à l’une de mes questions, sur quel message les Gardiens de la Révolution veulent transmettre, en particulier aux États-Unis, Hajizadeh ne mâche pas ses mots : « En plus des bases américaines dans diverses régions comme l’Afghanistan, l’Irak, le Koweït, les Émirats et le Qatar, nous avons ciblé tous les navires de guerre jusqu’à une distance de 2 000 kilomètres, et nous les surveillons en permanence. Ils pensent que s’ils se tiennent à une distance de 400 km, ils sont hors de notre champ de tir. Mais où qu’ils soient, il suffit d’une étincelle, nous touchons leurs vaisseaux, leurs bases aériennes, leurs troupes. »

 Un S-400, sinon gare

Sur le front de l’énergie, Téhéran a joué un jeu très précis sous pression – vendre des chargements de pétrole en fermant les transpondeurs de ses pétroliers au moment où ils quittent l’Iran et en transférant le pétrole en mer, de nuit, d’un pétrolier à un autre, et en réétiqueter contre un paiement leur chargement comme provenant d’autres producteurs. J’ai vérifié cette info à plusieurs reprises, sur des semaines, auprès de mes négociants de confiance du golfe Persique – et ils le confirment tous. L’Iran pourrait continuer à faire la même chose à perpétuité.

Bien sûr, l’administration Trump le sait. Mais le fait est que les Américains ferment les yeux. Pour être le plus concis possible : ils sont pris au piège par leur fol abandon du JCPOA, et ils cherchent une issue pour sauver la face. La chancelière allemande Angela Merkel a averti l’administration en termes clairs : les États-Unis doivent revenir à l’accord auquel ils ont renoncé avant qu’il ne soit trop tard.

Passons à la partie alarmante.

Les frappes à Abqaiq démontrent que l’ensemble de la production du Moyen-Orient, soit plus de 18 millions de barils de pétrole par jour – y compris le Koweït, le Qatar, les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite – peut être facilement éliminée. Il n’y a aucune défense adéquate en place contre ces drones et ces missiles.

Mais il reste toujours la Russie.

Voici ce qui s’est passé lors de la conférence de presse qui a suivi le sommet d’Ankara cette semaine sur la Syrie, qui réunissait les présidents Poutine, Rohani et Erdogan.

Question : La Russie apportera-t-elle une aide ou un soutien à l’Arabie Saoudite pour la remise en état de son infrastructure ?

Président Poutine : Quant à l’aide à l’Arabie Saoudite, il est également écrit dans le Coran que toute forme de violence est illégitime, sauf pour protéger son peuple. Afin de les protéger et de protéger le pays, nous sommes prêts à fournir l’assistance nécessaire à l’Arabie Saoudite. Tout ce que les dirigeants politiques de l’Arabie Saoudite ont à faire, c’est de prendre une sage décision, comme l’Iran l’a fait en achetant le système de missiles S-300 et comme le président Recep Tayyip Erdogan l’a fait lorsqu’il a acheté le dernier système anti-aérien russe S-400 Triumph. Ils offriraient une protection fiable à toutes les infrastructures saoudiennes.

Président Hassan Rohani : Donc, doivent-ils acheter le S-300 ou le S-400 ?

Président Vladimir Poutine : C’est à eux d’en décider [rires].

Dans The Transformation of War, Martin van Creveld a prédit que l’ensemble du complexe militaro-industriel s’effondrerait lorsque l’on comprendrait que la plupart de ses armements sont inutiles contre des opposants de quatrième génération asymétriques. Il ne fait aucun doute que tout les pays du Sud observent ce qui se passe et qu’il ont compris le message.

Guerre hybride, le retour

Nous entrons aujourd’hui dans une toute nouvelle dimension de la guerre hybride asymétrique.

Dans le cas – horrible – où Washington déciderait d’attaquer l’Iran, poussé par ses néoconservateurs habituels, le Pentagone ne pourrait jamais espérer neutraliser tous les drones iraniens et/ou yéménites. Les États-Unis pourraient s’attendre, c’est sûr, à une guerre totale. Et aucun navire ne passerait sur le détroit d’Ormuz. Nous en connaissons tous les conséquences.

Ce qui nous amène à La Grande Surprise. La vraie raison pour laquelle il n’y aurait pas de navires sur le détroit d’Ormuz est qu’il n’y aurait plus de pétrole à pomper dans le Golfe. Les champs de pétrole seraient tous bombardés et en feu.

Ainsi, nous voici revenus aux conclusions réalistes qui ont été tirées non seulement par Moscou et Pékin, mais aussi par Paris et Berlin : Le président américain Donald Trump a joué gros et il a perdu. Aujourd’hui, il doit trouver un moyen de sortir du pétrin en sauvant la face. Si le Parti de la Guerre le permet.

Pepe Escobar 

 

Article original en anglais :

Mohamed Bin Salman

Houthi Rebels Overturned the Middle East Geopolitical Chessboard

Cet article a été publié initialement en anglais par Asia Times.

Traduction par Entelekheia

Photo : fumée à la suite des frappes sur les installations de Saudi Aramco/PressTV

 

*Note de la traduction : « Le fardeau de l’homme blanc » est une expression inventée par l’écrivain britannique Rudyard Kipling pour définir le rôle que devaient jouer les Blancs, selon ses vues, dans le monde : assumer la « lourde tâche » de civiliser les « sauvages » de toutes les autres races. Cette « mission civilisatrice » a par ailleurs été revendiquée par tous les pays occidentaux pour justifier leurs colonies.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Pepe Escobar, Mondialisation.ca, 2019

https://www.mondialisation.ca/comment-les-houthis-ont-renverse-lechiquier/5636993


 

YEMEN : AL-HOUTHI PRESIDENT DU COMITÉ SUPREME RÉVOLUTIONNAIRE RÉPOND AU PRESIDENT RUSSE POUTINE

Guerre du Yémen : le chef du Comité suprême révolutionnaire répond au président russe

 Depuis 16 heures  18 septembre 2019

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 Monde arabe - Yémen

 

Rédaction du site

Le président du Comité suprême révolutionnaire yéménite a réagi à l’offre faite par le président russe Vladimir Poutine à l’Arabie saoudite, au lendemain de l’opération aux drones revendiquée par l’organisation Ansarullah contre deux sites pétroliers saoudiens ayant provoqué la suspension de la moitié de la production de pétrole.

« Nous remercions le président russe pour avoir décrit la crise humanitaire dont l’agression saoudo-américano-britannique est responsable. Nous remercions aussi son appel d’aide au Yémen ainsi que sa disponibilité pour nous aider. Mais tant qu’il aide les Saoudiens avec la vente d’armes, l’acheminement de la nourriture au Yémen ne servira à rien », a posté sur son compte Twitter Mohamad Ali Al-Houthi.

Après avoir qualifié la crise yéménite de « tragédie humanitaire », en appelant à une solution via le dialogue, le président russe a proposé  au royaume saoudien, en marge du sommet tripartite d’Ankara du lundi 17 septembre, d’acheter à la Russie des systèmes S-300 ou S-400 pour protéger ses infrastructures des drones et des missiles yéménites.

Selon Press TV, les Yéménites reprochent aussi au président russe d’appeler l’Arabie saoudite, pays agresseur par excellence, à se défendre face au peuple yéménite, lui en situation de défense absolue.

https://french.almanar.com.lb/1497729


 

YEMEN : POUR LA 1ère FOIS EST FRAPPE L'EST DE L'ARABIE. OPERATION CONTRE UNE PARADE MILITAIRE A ADEN, PLUS DE 40 TUES

Yémen: L’Est de l’Arabie frappé pour la 1ère fois. Opération contre une parade militaire à Aden, plus de 40 tués

 Depuis 2 heures  1 août 2019

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 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

 

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Pour la 1ère fois depuis 2015, le début de la guerre saoudo-US contre le Yémen, un missile balistique de longue portée a frappé, ce jeudi 1 aout,  la profondeur de l’Arabie saoudite.

Le porte parole des forces yéménites, le général Yehya Sarii, a précisé que le missile a visé une une cible militaire, dans la ville de Dammam, à l’est de l’Arabie.

« Il s’agit d’un nouveau test des capacités balistiques des forces yéménites en riposte aux crimes saoudiens contre le peuple yéménite et à la poursuite de son blocus », a-t-il noté.

Le général Sarii a, dans ce contexte, réitéré son appel aux entreprises étrangères et aux civils « de rester à l’écart des sites militaires et vitaux, vu qu’ils sont devenus des cibles légitimes à frapper ».

Et d’ajouter qu’il: « fournira des détails supplémentaires sur cette opération et sur le nouveau missile tiré par les forces yéménites ».

La ville de Dammam est la capitale de la province orientale d’ach-Charqiya, sur le golfe Persique. Elle est le centre des grandes entreprises ainsi que du quartier général du géant pétrolier Aramco.

Opération douloureuse à Aden: 40 militaires tués

L’unité balistique et celle de drone de l’armée yéménite et d’Ansarullah ont frappé, ce jeudi 1 aout, une base militaire de la coalition saoudienne et de ses mercenaires à Aden. Des dizaines de militaires ont été abattus et blessés, suite à cette attaque.

Le porte-parole des forces yéménites, le général Yehya Sarii, a affirmé que l’opération a visé un défilé militaire de la coalition saoudienne.

Et de préciser : Un drone de type Qasef 2k et un missile balistique de moyenne portée, dont le type n’a pas été dévoilé, ont atteint leur cible avec précision.

« Des dizaines de militaires de la coalition et de leurs mercenaires, dont de hauts gradés, figurent parmi les morts et les blessés », a fait savoir M.Sarii. Les médias de la coalition saoudienne ont pour leur part fait état de 40 morts.

M.Sarii a en outre révélé que « les forces d’agression (coalition, ndlr) planifiaient à partir de ce défilé de mener une offensive d’envergure contre les bases de l’armée yéménite dans les provinces de Dhaleh et Taez ».

Un haut gradé, le général Mounir al-Yafyi, figure parmi les tués, ont par ailleurs indiqué des sources de sécurité citées par l’AFP.

Il convient de noter que cette opération a ciblé les forces dites de la « Ceinture de sécurité », des policiers entraînés et équipés par les Emirats arabes unis, l’un des piliers de la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite qui mène depuis 2015 une guerre sans merci contre le Yémen.

Sources: AlMasirah + AFP

https://french.almanar.com.lb/1448592


 

MARDI NOIR EN SAOUDIE AVEC 10 OPERATIONS D'ANSARULLAH ET DES FAILLES DANS LA DCA SAOUDIENNE INCAPABLE DE PROTEGER SES INSTALLATIONS VITALES

Mardi noir en Arabie: 10 opérations d’Ansarullah. Failles de la DCA saoudienne

 Depuis 8 heures  15 mai 2019

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 Monde arabe - Yémen

 

La chaine libanaise Al-Mayadeen a fait état, ce mercredi 15 mai, de 10 opérations menées par les forces yéménites (armée + Ansarullah) sur le sol saoudien dont l’une a été l’attaque aux drones contre des installations pétrolières appartenant à la compagnie ARAMCO dans les gouvernorats d’Afif et d’al-Duwadimi. Ces opérations n’ont pas été médiatisées par le régime saoudien mais des informations complémentaires seront communiquées ultérieurement, a-t-on indiqué de même source.

La chaîne yéménite Al-Masirah a rapporté, ce mercredi matin, 10 opérations militaires des forces yéménites contre des cibles importantes dans la profondeur du territoire saoudien.

Failles de la DCA saoudienne

patriotDans un article publié ce mercredi, l’analyste arabe, Abdel Bari Atwan, relève l’ampleur des failles dont souffre le système antimissile saoudien, failles portées au grand jour après cette attaque : « les drones qui ont interrompu le flux du pétrole saoudien ne coûte que 300 dollars. Riyad aurait dû tirer des missiles Patriot pour les intercepter, missiles dont le coût unitaire dépasse 4 millions de dollar. Pour intercepter un drone, il faut plusieurs Patriot et encore, le résultat reste tout à faite approximatif. Pour une Arabie saoudite qui a dépensé plusieurs centaines de milliards de dollars en armement, c’est un cuisant revers que de ne pas pouvoir protéger ses installations vitales. Les radars saoudiens ont été incapables de détecter l’assaut. Et le pire est à venir : selon des sources d’Ansarullah, le mouvement est capable de lancer des attaques au drone simultanées impliquant « des dizaines d’appareils à la fois ». Ansarullah a d’ailleurs promis détendre son action si Riyad ne se soumet pas à un compris ».

Il convient de noter que les gouvernorats d’Al-Duwadimi et d’Afif sont deux gouvernorats de la région de Riyad dans le centre de l’Arabie saoudite, situés respectivement à 230 et 390 km de la capitale. La distance entre Saada, la ville yéménite située le plus au nord, et ces deux provinces d’Arabie saoudite, est de 800 ou 850 km.

Ceux qui ne disposaient que des Kalachnikov sont capables de construire des drones

qasef3Dans ce contexte, le vice-ministre yéménite du Renseignement, Fahmi al-Youssefi, a annoncé que l’opération menée ce mardi 14 mai par l’unité de drones de l’armée yéménite était une évolution sans précédent transmettant plusieurs messages. Le plus important message serait, d’après cette autorité yéménite, le suivant : « Ceux-là mêmes qui ne disposaient d’aucune autre arme que des Kalachnikov, sont aujourd’hui capables de construire des drones qui frappent jusqu’au cœur des pays de la coalition. »

De même, un membre du Conseil politique d’Ansarullah, Mohammed al-Bakhiti, a déclaré à la chaîne qatarie Al-Jazeera que ces frappes avaient été effectuées dans le but d’élargir la liste des cibles appartenant à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, afin de convaincre ces deux pays à revenir sur leur politique hostile au Yémen.

Les combats s’intensifient

Mardi 14 mai également, des forces conjointes yéménites ont déjoué une tentative d’infiltration de mercenaires soutenus de la coalition saoudienne dans le district de Khabb wa ash Shaaf, dans la province d’al-Jawf, dans le nord du pays. Un grand nombre de mercenaires de la coalition ont été tuées. Les médias yéménites ont en outre rapporté que lors de l’attaque de l’armée yéménite contre la région d’al-Sadis dans la province de Najrane au sud de l’Arabie saoudite, des militaires saoudiens ont été tués ou blessés.

L’Arabie saoudite et ses alliés régionaux ont lancé depuis mars 2015, une guerre sans merci contre le Yémen dans le but de ramener au pouvoir le gouvernement du président démissionnaire Abed Rabbo Mansour Hadi.

Selon un rapport publié en décembre 2018 par ACLED, une organisation à but non lucratif pour la recherche sur les conflits, la guerre menée par l’Arabie saoudite a coûté la vie à près de 100 000 Yéménites depuis janvier 2016.

Sources: Rédaction + PressTV

http://french.almanar.com.lb/1364552


 

AU YEMEN, DES MIRAGES FRANÇAIS ET DES GAZ TOXIQUES VIENNENT DE TUER 13 ECOLIERES ET D'EN BLESSER 95 AUTRES

Carnage émirati au Yémen, avec des Mirages français, et des gaz toxiques: 13 écolières tuées (Photos)

 Depuis 2 heures  8 avril 2019

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 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

 

 

 

 

Rédaction du site

Le dimanche 8 avril, 14 civils  yéménites, dont des écolières sont tombés en martyres et 95 autres ont été blessés dans des raids aériens émiratis perpétrés  contre un quartier populaire, Al-Sakaniyyah, dans la capitale Sanaa, où se trouvent un marché et une école.

Selon le ministre de la Santé, D. Taha al-Moutawakkel, 13 écolières font partie des martyrs. Alors que l’AFP n’en a dénombré que 5! L’agence française a étrangement véhiculé une version qui se veut déculpabiliser la coalition en arguant à la foi de son correspondant que la nature des blessures semblent résulter d’une explosion.

Or, le porte-parole du ministère de la Santé D. Youssef al-Hadheri a ssuré à la foi de témoins sur place que ce sont des avions de chasse émiratis de type Mirage qui ont perpétré les frappes aériennes en plein jour, au moment de grande affluence et de la sortie des écoles.
« Ce crime vise principalement à terroriser les gens … Les chiffres des victimes ne peuvent rendre compte de l’ampleur des dégâts et des milliers de personnes qui ont terrorisés surtout parmi les élèves et toutes les maladies qui pourraient en découler », a-t-il déploré.

Selon lui, de nombreux blessés sont atteints de convulsions, dues manifestement  à l’inhalation de gaz toxiques, a-t-il ajouté. Appelant la Communauté internationale à punir les auteurs de ces crimes.

42 enfants et 20 femmes figurent parmi les blessés, dont la plupart sont dans un état grave, a signalé le ministère yéménite

L’ONU est responsable

Le ministère de la santé a aussi imputé à l’organisation des Nations unies la responsabilité des crimes incessants de la coalition en raison de son silence face aux massacres précédents qu’elle a commis contre la population yéménite.

Grâce à un feu vert de la part de la communauté internationale, et au soutien inconditionnel des puissances occidentales, l’Arabie saoudite et les Emirats arabe unis mènent dans le cadre d’une coalition arabe une guerre contre le Yémen. L’un des plus pauvres de la planète, mais qui dispose aussi d’importantes réserves en hydrocrabures. Elle veut y imposer comme président, son allié, Abed Rabbo Mansour Hadi dans le but de garder ce pays sous son emprise et de piller ses richesses, déplorent le mouvement Ansarullah. Le maintien de Hadi est résolument contesté par ce dernier qui dispose d’une importante assise populaire. Ses combattants bataillent aux côtés d’importantes unités de l’armée yéménite et résistent depuis 2015 à l’offensive saoudo-émiratie.

Les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne font partie des pays qui fournissent une aide militaire et logistique à la coalition arabe. Ils sont surtout ses principaux fournisseurs d’armes. Le 4 avril, le Congrès a approuvé une résolution exhortant Donald Trump à arrêter tout soutien américain à la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen. Une décision à laquelle le président américain peut opposer son veto. L’Allemagne est le seul pays qui a supendu la vente de ses armes à l’Arabie soaudite.

Selon un rapport de l’ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project), une ONG de recherche sur les conflits, la guerre menée par les Saoudiens a coûté la vie à environ 56 000 Yéménites.
La guerre a également eu de lourdes conséquences sur les infrastructures du pays, avec la destruction de nombreux hôpitaux, écoles et usines. L’ONU a déjà indiqué que 22,2 millions de Yéménites avaient un besoin urgent de nourriture, parmi lesquels 8,4 millions sont menacés par la famine. Selon l’ONU, le Yémen souffre de la famine la plus grave du monde depuis plus de 100 ans.

Sources: AFP, Al-Massirah, Press TV, site web d’Ansarullah (Photographies)

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Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/1314810


 

YEMEN : AU MOINS SEPT CIVILS DONT QUATRE ENFANTS TUES PAR UNE FRAPPE AERIENNE DE LA COALITION SAOUDIENNE

Frappe saoudienne près d’un hôpital au Yémen: 7 morts dont 4 enfants

 Depuis 5 heures  27 mars 2019

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 Monde arabe - Yémen

 

Au moins sept personnes dont quatre enfants ont été tuées et huit autres blessées lors d’une frappe aérienne de la coalition saoudienne près d’un hôpital au Yémen, a annoncé mardi l’ONG Save the Children.

« Quatre enfants figurent parmi les sept personnes tuées quand un hôpital soutenu par Save the Children au Yémen a été touché par une frappe aérienne », a déclaré l’ONG dans un communiqué. « Deux autres adultes sont portés disparus ».

« Un missile a touché une station d’essence près de l’entrée de l’hôpital de Kitaf, à une centaine de km de Saada dans le nord-ouest du pays à 09H30 ». Parmi les victimes figurent du personnel de santé et des vigiles, a précisé Save the Children, appelant à « une enquête d’urgence sur cette nouvelle atrocité ».

« Cet hôpital est l’un des nombreux établissements soutenus par Save the Children au Yémen qui fournit une aide vitale à des enfants qui vivent dans le pire endroit de la Terre pour un enfant », a déclaré Helle Thorning-Schmidt, responsable de Save the Children International.

« Ces enfants ont le droit d’être en sécurité dans leur hôpital, leur école et leur maison. Mais chaque fois nous assistons à un manque de respect total de tous les acteurs du conflit au Yémen envers les règles de base de la guerre. Les enfants doivent être protégés », a-t-elle poursuivi.

La guerre saoudo-émirati-US contre le Yémen a fait depuis mars 2015 plus de 15000 morts, en majorité des civils, et provoqué la pire crise humanitaire en cours dans le monde, selon l’ONU. D’autres sources donnent un bilan des tués nettement supérieur.

En réaction, le ministère yéménite de la santé a qualifié ce crime d’ignoble appelant les organisations internationales à agir pour mettre un terme à l’agression saoudienne, à lever le blocus et à traduire les dirigeants de la coalition aux tribunaux internationaux.

Le ministère a demandé aux organisations mondiales de la Santé à ce que leur aide soit à la hauteur de la souffrance du peuple yéménite et son secteur médical détruit d’une façon systématique  par la coalition.

Source: AlMasirah + AFP

https://french.almanar.com.lb/1303260


 

SELON L'ONU, AU YEMEN MALGRE LA TREVE, 8 ENFANTS SONT TUES OU BLESSES CHAQUE JOUR  

 

Yémen: 8 enfants tués ou blessés chaque jour malgré la trêve, dénonce l’ONU

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Par AlAhed et AFP

La Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU a dénoncé mercredi le lourd tribut payé chaque jour par les enfants au Yémen, malgré une trêve des combats décrétée il y a trois mois dans un port vital du pays.

«Depuis l'accord de Stockholm du 13 décembre, on estime que huit enfants sont tués ou blessés quotidiennement au Yémen», a déclaré Michelle Bachelet devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève.

Le gouvernemet du président fugitif Abd Rabbo Mansour Hadi et le mouvement Ansarullah ont conclu une trêve en Suède incluant un cessez-le-feu à Hodeida, un port crucial sur la Mer Rouge.

Mais le Norwegian Refugee Council (NRC), une ONG qui fournit de l'aide au Yémen, a révélé lundi que 348 civils avaient été tués dans les deux provinces de Hajjah et Taëz depuis le début de la trêve.

La Haut-Commissaire a cité notamment la récente escalade des combats dans la province de Hajjah, où 22 personnes - 12 enfants et 10 femmes - ont été tuées et 30 autres, dont la moitié d'enfants, ont été blessées au début du mois.

Environ 10.000 personnes ont été tuées depuis mars 2015, lorsque l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis - aidés par la logistique et le soutien politique des Etats-Unis - ont mené une offensive contre ce pays.

Selon l'ONG Save the Children, quelque 85.000 enfants yéménites de moins de 5 ans pourraient être morts de famine.

Mme Bachelet a averti que «les civils, dont les enfants, sont aujourd'hui plus vulnérables et affamés qu'ils ne l'ont jamais été depuis mars 2015».

Elle a souligné que plus de deux millions d'enfants souffrent de malnutrition aiguë, dont 360.000 sont menacés de famine.

https://french.alahednews.com.lb/30541/304