YEMEN

YEMEN

PLUS DE 70 MERCENAIRES TUES PAR LA RESISTANCE YEMENITE. PLUS DE 100 000 ENFANTS MEURENT CHAQUE ANNEE DES SUITES DE LA GUERRE ET DU BLOCUS

Yémen : plus de 70 mercenaires tués et blessés. Plus de 100 mille enfants meurent chaque année

 Depuis 7 heures  20 mars 2019

badr-p1

 Monde arabe - Yémen

 

Les forces yéménites (armée + Ansarullah) ont tiré dans la nuit de mardi à mercredi deux missiles balistiques de type Badr P-1 contre deux cibles de la coalition saoudienne, sur le front de Jizane (sud de l’Arabie).

Le premier missile s’est abattu sur un camp d’entrainement des mercenaires de la coalition. Les ambulances se sont précipitées sur le lieu visé pour transporter les miliciens tués et blessés.

Environ 70 mercenaires, dont 3 officiers ; ont été abattus ou blessés suite au tir du 2ème missile qui a visé l’attroupement du 5ème bataillon de la coalition.

Plus de 100 mille enfants yéménites meurent chaque année

sante-ministereSur le plan humanitaire, le ministre yéménite de la Santé, Taha al-Mutawakil, a déclaré le mardi 19 mars que plus de 100 mille enfants yéménites meurent chaque année des suites de la guerre américano-saoudienne et du blocus imposé contre le peuple yéménite.

Lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale Sanaa, M.al-Mutawakil a affirmé que 50% du secteur de la santé avait été détruit, soulignant que 97% des équipements médicaux sont devenus désuets  en raison de la guerre.

Et d’ajouter: « Nous n’avons pas d’appareil de radiothérapie pour traiter 40.000 patients atteints de cancer ». Selon lui, la coalition saoudo-US nuit aux Yéménites en empêchant l’entrée de certains équipements médicaux nécessaires à la survie des malades.

« L’appareil de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) dans l’hôpital Al-Thawra à Sanaa, malgré sa nécessité urgente en temps de guerre, ne fonctionne pas, en raison de l’intransigeance de la coalition et de la complicité des Nations Unies », a poursuivi le ministre de la Santé.

Et de souligner: « le rôle humanitaire des Nations Unies au Yémen n’est pas à la hauteur des souffrances du peuple yéménite », soulignant que « l’assistance des Nations Unies dans le secteur de la santé est confrontée à un véritable test en 2019 et que nous allons révéler à l’opinion publique toutes les faits ».

Source: Traduit d'AlMasirah

http://french.almanar.com.lb/1296209


 

YEMEN : DES GARCONS AGES DE 8 A 16 ANS ONT ETE VIOLES PAR DES MERCENAIRES DE LA COALITION SAOUDIENNE

Yémen : Des mercenaires de la coalition saoudienne ont violé des enfants (Amnesty)

 Depuis 7 heures  11 mars 2019

enfants2

 Monde arabe - Yémen

 

Des garçons, âgés de huit à seize ans, ont été violés dans la partie contrôlée par la coalition saoudienne de la ville yéménite de Taëz, a rapporté lundi l’ONG de défense des droits humains Amnesty International, précisant que les suspects sont des miliciens.

L’ONG a affirmé avoir recueilli des preuves faisant état de viols sur trois garçons et d’une agression sexuelle sur un quatrième, commis dans la ville de Taëz (sud-ouest), aux mains des mercenaires de la coalition saoudienne.

Les familles respectives des quatre garçons ont indiqué à Amnesty que leurs fils avaient été agressés au cours des huit derniers mois, notamment dans une mosquée.

Elles ont affirmé avoir rapporté ces agressions au service d’enquêtes criminelles de Taëz, selon Amnesty, mais aucune mesure juridique n’a été prise par les autorités proches de la coalition saoudienne.

« Les viols et agressions sexuelles commis dans un contexte de conflit armé sont des crimes de guerre », a dénoncé la directrice régionale d’Amnesty pour le Moyen-Orient, Heba Morayef.

« Les commandants qui échouent à stopper de tels actes odieux peuvent eux-mêmes être responsables de crimes de guerre », a-t-elle poursuivi.

Une mère a indiqué à l’ONG que son fils de huit ans avait été violé à deux reprises en 2018 dans une mosquée, par deux miliciens proches de l’Arabie saoudite.

Des rapports médicaux lus par Amnesty montrent que le garçon souffre de commotions depuis l’agression.

Un homme a rapporté que son fils de 13 ans avait été violé par les mêmes hommes, dans la même mosquée.

Un garçon de 16 ans a confié à Amnesty avoir été violé en décembre sous la menace d’une arme par un mercenaire de la coalition. « Il a été incapable de s’asseoir après ou d’aller aux toilettes pendant trois jours. Il restait assis le regard perdu », a déploré sa mère.

D’autres agressions de ce type ont pu avoir lieu sans être rapportées, en raison de la crainte des familles à l’égard des miliciens, qui ont prospéré à cause de la guerre, d’après Amnesty.

Selon la loi yéménite, les personnes accusées de violences sexuelles peuvent être condamnées à la peine de mort. Plusieurs hommes ont été publiquement exécutés ces dernières années pour avoir violé et tué des enfants.

La guerre saoudo-US contre le Yémen a fait plus de 10.000 morts, dont 2.200 enfants, depuis qu’une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite est intervenue en 2015 sous prétexte de soutenir le président démissionnaire Abed Rabbo Mansour Hadi, selon un bilan partiel de l’Organisation mondiale de la santé.

Le bilan réel des victimes est nettement plus élevé, selon des ONG.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/1285264



 

YEMEN : 20 FEMMES ET ENFANTS TUEES PAR DES BOMBARDEMENTS DES AVIONS DE LA COALITION SAOUDO-US

Yémen : mort de 20 femmes et enfants dans le district de Kushar

Sun Mar 10, 2019 5:36PM

Décombres des maisons détruites à Sanaa, capitale du Yémen. ©Reuters

Décombres des maisons détruites à Sanaa, capitale du Yémen. ©Reuters

La toute dernière attaque des avions de la coalition dirigée par Riyad contre le Yémen s’est soldée par la mort d’une vingtaine de femmes et enfants.

Les avions de combat de la coalition saoudo-américaine ont bombardé à 15 reprises ce dimanche plusieurs quartiers résidentiels dans le district de Kushar, qui fait partie de la province de Hajjah.

Selon les premières estimations, 20 femmes et enfants ont été tués ou blessés dans ces raids et des recherches pour retrouver les victimes ont été entreprises, rapporte le site d’information yéménite al-Masirah.

Talan, dans le centre du district de Kushar, a été bombardée. Cinq bâtiments résidentiels ont été détruits. Les appareils de la coalition ont également visé les ambulances qui comptaient se rendre sur place pour secourir les survivants.

Vendredi dernier, une famille entière, composée de douze membres, a trouvé la mort lors d’un bombardement de Kushar.

L’ONU est de nouveau alarmée par les activités militaires qui se déroulent à Hajour et par les conséquences humanitaires de la violence sur les civils au Yémen. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré que les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit au Yémen. En moyenne, pendant l’année 2018, près de 100 morts ou blessés civils ont été enregistrés chaque semaine. En effet, selon le rapport de suivi des impacts sur les civils pour 2018, plus de 4 800 civils ont été tués et blessés au cours de l’année, faisant en moyenne 93 victimes civiles par semaine, rapporte le site des Nations unies.

Par ailleurs, selon l’agence de presse Saba.net, le porte-parole des forces armées yéménites a appelé l’ONU à reconnaître l’Arabie saoudite et ses mercenaires comme les responsables de la violation des accords de Stockholm et de la poursuite du blocus au Yémen.

Yémen: ce que risque l'OTAN

 

Yémen: ce que risque l'OTAN

Ansarallah s'apprête à ouvrir un nouveau chapitre dans ses combats contre une coalition que les États-Unis dirigent et Israël appuie.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/10/590693/mort-de-20-femmes-et-enfants-a-Kushar-au-Yemen


 

UN CHIFFRE TERRIFIANT: 85 000 ENFANTS DE 0 A 5 ANS MORTS DE FAIM ET DE MALADIE AU YEMEN DEPUIS 2015

Un chiffre stupéfiant : 85 mille enfants morts au Yémen depuis 2015 !

 Depuis 10 heures  9 février 2019

enfant_yemenite

 Monde arabe - Yémen

 

Rédaction du site

enfant_yemenite3enfant_yemenite2enfant_yemenite1

Près de 85 000 enfants de 0 à 5 ans pourraient être morts de faim et de maladie au Yémen depuis le début du conflit armé entre avril 2015 et octobre 2018, a averti l’ONG Save the Children, rapporte l’agence russe Sputnik.

« Nous sommes consternés par la possible famine qui sévit depuis le début de la guerre, causant la mort de près de 85 000 enfants. Pour chaque enfant tué par des bombes et des balles, il y a des dizaines [d’enfants] qui sont morts de faim, qu’il était possible de prévenir », a déclaré le représentant de l’ONG Save the Children, Tamer Kirolos.

Il est à noter que les experts de l’organisation se sont appuyés sur des données de l’ONU pour calculer le nombre d’enfants décédés.

Après avoir stagné sur le chiffre de 10.000 morts, des données plus récentes de l’ONU, évoquent désormais au moins 16 000 morts dans cette guerre menée par une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite, avec l’aide militaire des puissances occidentales, contre l’un des pays les plus pauvres de la planète.

https://french.almanar.com.lb/1247061


 

UN DRONE DE LA RESISTANCE YEMENITE EXPLOSE LORS D'UNE PARADE DE LA COALITION. 150 TUES ET BLESSES DONT LE CHEF D'ETAT-MAJOR DE HADI

Yémen: un drone d’Ansarullah explose lors d’une parade de la coalition. 150 tués et blessés dont le chef d’état major de Hadi

 Depuis 10 heures  10 janvier 2019

tribune

 Monde arabe - Yémen

 

drone3

Un drone piégé envoyé par les forces yéménites comprenant des unités de l’armée yéménites et des forces de l’organisation Ansarullah a explosé jeudi lors d’une parade militaire des mercenaires de la coalition saoudo-émirati-US  sur la base aérienne d’Al-Anad, à Lahej dans le sud du Yémen, ont annoncé des sources militaires d’Ansarullah et une source militaire des mercenaires.

anad2

Des images filmées par un vidéaste de l’AFP ont montré un drone approchant à grande vitesse au-dessus du podium où des officiers et des responsables pro-coalition avaient pris place pour suivre une parade militaire.

Le lieu de l’attaque est la base aérienne d’Al-Anad, dans la province de Lahj, la plus importante du Yémen. Certains ont cru qu’il s’agissait d’un drone venu filmer la parade.

Mais, en arrivant au-dessus du podium, orné d’un portrait du président démissionnaire Abed Rabbo Mansour Hadi, l’engin a explosé, provoquant dans l’air une boule de feu et projetant de nombreux débris sur et autour du podium.

Selon un responsable militaire de la coalition, le chef d’état-major des forces pro-Hadi, le général Abdallah al-Nakhi, son adjoint, Saleh Zendani, et le gouverneur provincial, Ahmed Abdallah Turki, étaient présents à la parade militaire.

Le sort d’un général émirati qui assistait à cette parade reste inconnu. Il a été évacué à bord d’une ambulance aussitôt après l’attaque, ont rapporté les médias yéménites.

anad3

Selon une source militaire citée par la chaine pro-Ansarullah AlMasirah, les attroupements de l’ennemi ont été visés avec précision, faisant état de dizaines de morts et blessés dans leurs rangs.

Les médias contrôlés par les forces du président démissionnaire Abed Rabbo Mansour Hadi ont évoqué un grand nombre de tués et de blessés. Le chef d’état major de Hadi a été grièvement atteint lors de cette attaque, a-t-on précisé de même source.

150 tués et blessés

jafri

Abdallah al-Jafri

Pour sa part, le porte-parole des forces yéménites, le général Abdallah al-Jafri, a affirmé que 150 militaire, dont des hauts officiers ont été tués et blessés lors de cette opération menée à l’aide d’un drone de type Qasef-2K contre la base stratégique d’AlAnad.

« Cette opération a été menée après une collecte d’informations selon lesquelles la coalition est en train de resserrer les rangs de ses mercenaires, des éléments takfiristes et salafistes dans le but de les introduire dans la bataille du front de la côte ouest », a précisé M.al-Jafri.

Et d’ajouter : les forces de la coalition ne seront pas épargnées des attaques aux drones qu’ils ne pourront pas abattre.

Les forces yéménites ont également mené, le mercredi 9 janvier, une attaque aux drones contre les attroupements des mercenaires dans la région de Baydaa (centre).

Cette année sera porteuse de victoires

yehya5

De son côté, le porte-parole des forces armées, le général Yehya Sarii, a précisé que cette opération spectaculaire est une riposte aux agressions de la coalition contre les civils yéménites et à l’escalade menée par les mercenaires de la coalition sur les différents fronts.

Et de préciser : le drone Qasef 2-K est récemment entré en action. Il explose d’en haut vers le bas à une distance de 20 m et capable de transporter une grande quantité d’explosifs.

Pour le général Sarii, « cette opération héroïque a inauguré les combats durant 2019. Cette année sera porteuse de victoires et d’offensives d’envergure à moins que les forces de la coalition d’agression mettent fin à leurs agressions contre notre pays et peuple ».

Il avait auparavant indiqué que l’armée de l’air a mené 38 attaques aux drones en 2018. 28 d’entre elles ont visé les troupes de la coalition à l’intérieur du Yémen et 10 autres ont frappé les installations et les attroupements militaires à l’extérieur du Yémen, notamment en Arabie saoudite et aux Emirats.

 

Des soldats saoudiens brûlent la photo de MBS

Sur un autre plan, les réseaux sociaux ont publié une vidéo montrant des soldats de l’armée saoudienne en train de brûler la photo du prince héritier, Mohammad ben Salman, à la frontière saoudo-yéménite. Un des soldats insultait MBS pour les avoir impliqués dans une guerre injuste.

 

Avec AlMasirah + AlManar + AFP

https://french.almanar.com.lb/1207417


 

LA DCA YEMENITE ABAT UN DRONE DE LA COALITION SAOUDO-US. DES DIZAINES DE MERCENAIRES TUES.

Yémen: la Défense anti-aérienne abat un drone de la coalition. Des dizaines de mercenaires tués

 Depuis 15 heures  23 décembre 2018

 

La DCA des forces yéménites (armée + Ansarullah) ont abattu, ce dimanche, un drone de la coalition saoudo-US qui survolait la province de Saada (nord), c’est ce qu’a annoncé la chaine yéménite AlMasirah.

Des dizaines de mercenaires tués

Par ailleurs, les forces yéménites ont mené, samedi 22 décembre, une contre-offensive d’envergure contre les positions des mercenaires à Nehm.

Une source militaire, citée par AlMasirah, a fait état de pertes considérables dans les rangs des mercenaires. Des dizaines d’entre eux ont été tués et blessés, a-t-on précisé de même source.

Des observateurs de l’ONU en route pour le Yémen

Entre-temps, les attaques de l’unité d’artillerie de la coalition saoudienne contre le sud du district d’al-Tuhayta dans la province de Hodeïda battent leur plein alors qu’un groupe d’observateurs onusiens s’apprêtait à s’envoler pour le Yémen.

La coalition militaire conduite par l’Arabie saoudite continue de violer le cessez-le-feu décrété pour la province de Hodeïda. Deux autres civils ont été blessés le samedi 22 décembre, selon la chaîne yéménite Al-Masirah.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé vendredi à l’unanimité d’envoyer des observateurs civils au Yémen afin notamment de sécuriser le fonctionnement du port stratégique de Hodeïda et de superviser l’évacuation des combattants de cette ville.

Une résolution rédigée par le Royaume-Uni, adoptée par les 15 membres du Conseil, entérine également les acquis obtenus lors des récentes consultations inter-yéménites tenues en Suède.

Le texte insiste sur « le plein respect par toutes les parties du cessez-le-feu décrété pour la province de Hodeïda ».

Il autorise l’ONU « à établir et à déployer, pour une période initiale de 30 jours à compter de l’adoption de la résolution, une avant-garde pour commencer un travail d’observation », sous la direction du général néerlandais à la retraite Patrick Cammaert.

Ce dernier est arrivé ce samedi à Aden, dans le sud du Yémen. Avant de se rendre à Hodeïda, il s’est arrêté à Sanaa pour rencontrer des dirigeants d’Ansarullah à Sanaa.

Des diplomates ont évoqué le déploiement à Hodeïda et ses environs de 30 à 40 observateurs — des civils ayant des expériences militaires — pour garantir l’arrêt des hostilités et sécuriser l’aide humanitaire. Des membres de l’avant-garde sont déjà en route pour la région, a précisé vendredi l’ONU.

Les consultations inter-yéménites en Suède ont notamment permis d’aboutir à un cessez-le-feu à Hodeïda, entré en vigueur le mardi 18 décembre.

Les ports d’al-Salif et de Ras Issa sont également concernés par des mesures de cessation des hostilités et d’évacuation de combattants.

Rappelons que la guerre saoudo-émirati-US contre le Yémen a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés, et des millions de déplacés.

Avec AlMasirah + PressTV

https://french.almanar.com.lb/1183217


 

YEMEN: DES MERCENAIRES INSTALLENT DES FORTIFICATIONS A HODEÏDA. UNE RECRUE SOUDANAISE SE REND A LA RESISTANCE

Yémen: des fortifications installées à Hodeïda. Une recrue soudanaise se rend aux forces yéménites

 Depuis 1 jour  20 décembre 2018

soudanais2

 Monde arabe - Yémen

 

yehya3

Le porte-parole des forces yéménites (armée + Ansarullah), le général Yehya Sari’ a affirmé, mercredi 19 décembre, que les mercenaires de la coalition saoudo-US poursuivent pour le 2ème jour consécutif la violation de la trêve à Hodeïda (ouest du Yémen). Il a fait état de plusieurs bombardements aux tirs d’artillerie et de roquettes contre les quartiers résidentiels.

M.Sari’ a également indiqué que « l’aviation militaire et les drones de reconnaissance de la coalition survolent toujours le ciel de Hodeïda, au moment où les bulldozers des mercenaires de la coalition mettent en place des fortifications. Tout ceci prouve leur intention de recourir à l’escalade et de ne pas respecter l’accord de cessez-le-feu, autour de Hodeïda, conclu en Suède ».

30 à 40 observateurs onusiens attendus

Le commandant des observateurs de l’ONU, chargés de surveiller la trêve, est entré en contact avec le comité mixte yéménite qui doit l’appliquer sur le terrain, pour demander une désescalade, a indiqué jeudi à l’AFP l’un des membres de ce comité.

« Le général Patrick Cammaert a demandé des efforts pour calmer la situation et prévenir les violations », a dit le général Ahmed al-Kawkabani, l’un des représentants du gouvernement démissionnaire pro-Ryad au sein de cette instance qui comprend également des délégués des forces yéménites.

Patrick Cammaert a insisté, selon lui, sur « le désir de la communauté internationale de faire aboutir l’accord de trêve à Hodeïda qui a résulté des pourparlers de Suède ».

Selon l’ONU, le général Cammaert est attendu jeudi à Amman à la tête de l’avant-garde des observateurs de l’ONU, avant de se rendre à Sanaa et à Hodeïda à des dates non précisées.

Le déploiement de ces observateurs a été vivement souhaité par l’émissaire de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, qui a plaidé vendredi dernier auprès du Conseil de sécurité en faveur de leur arrivée rapide à Hodeïda.

« Permettre à l’ONU d’avoir un rôle dirigeant dans les ports est un premier pas vital. Nous devons voir cela arriver dans les jours qui viennent », a argué M. Griffiths lors d’une liaison vidéo depuis son bureau en Jordanie.

Selon des diplomates, quelque 30 à 40 observateurs pourraient être déployés à Hodeida, une ville où vivent environ 600.000 personnes, sans attendre une résolution de l’ONU.

Les membres du Conseil de sécurité discutent depuis près d’une semaine des négociations ardues sur un projet de résolution visant à entériner les acquis

des consultations inter-yéménites de Suède et à officialiser le déploiement dans le pays d’une avant-garde d’observateurs.

Selon une source diplomatique, un dernier point de blocage est apparu mercredi. Alors que les 15 membres de l’instance étaient d’accord pour le texte proposé par le Royaume-Uni, la Russie a objecté qu’il ne devait pas accuser spécifiquement des pays soutenant les forces yéménites.

Une recrue soudanaise se rend aux forces yéménites

Par ailleurs, le média de guerre de l’armée yéménite et d’Ansarullah a publié, mercredi, une vidéo d’un mercenaire soudanais qui s’est rendu aux forces yéménites sur le front de Jizane (sud de l’Arabie).

Il a révélé que les Soudanais recrutés par l’armée saoudienne sur les fronts frontaliers sont souvent insultés par leurs maitres refugiés dans des abris.

Et d’ajouter : le projet de l’Arabie sert l’intérêt d’Israël…toutes les armes et équipements militaires sont de fabrication américaine.

Il a en outre conseillé ses collègues soudanais de se retirer des combats au Yémen, vu que les forces yéménites défendent leur terre et leur peuple.

Avec AlMasirah + AFP

YEMEN: L'ONG ACLED PUBLIE UN RAPPORT FAISANT ETAT DE 60223 MORTS DEPUIS 2016. ELLE DENONCE LA PARESSE DES MEDIAS

   

Une ONG annonce un bilan de 60 000 morts au Yémen et dénonce la paresse des médias

folder_openMoyen Orient access_timedepuis 13 heures

 

 

L'ONG Acled a publié un rapport faisant état de 60 223 personnes tuées depuis 2016 dans la guerre au Yémen. Un bilan qui contraste avec les «plus de 10 000 morts» annoncés par les médias, un bilan qui date... de début 2017.

Spécialisée dans l'analyse de données sur les violences politiques à travers le monde, l'ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled) a publié sur son site, le 11 décembre 2018, un rapport sur la guerre au Yémen. Entre autres informations, le document évoque, pour la période du mois de janvier 2016 au mois de novembre 2018, un bilan de 60 223 morts, précisant que près de la moitié de ces décès auraient eu lieu en 2018.

Le chiffre contraste significativement avec celui des plus de «10 000 morts» régulièrement repris, jusqu'à ce jour, dans le paysage médiatique. «La guerre au Yémen a fait au moins 10 000 morts», écrit par exemple l'AFP ce même 17 décembre 2018. Problème de cette estimation très médiatisée ? Elle provient en fait d'un bilan de l'ONU datant de début 2017, faute de données plus récentes de l'organisme international.

Andrea Carboni, l'un des chercheurs qui a travaillé sur ce rapport, a ainsi expliqué à RT que la crise au Yémen avait été largement sous-estimée, dénonçant une «attitude paresseuse» du monde médiatique qui, en relayant le seul chiffre de l'ONU «minimise considérablement la dévastation».

Dans un tweet publié ce 11 décembre, le chercheur précise que le mois de novembre de l'année 2018 a été «le mois le plus violent depuis que l'Acled a commencé à suivre la violence au Yémen, avec 3 058 décès signalés».

L'ONG, qui base son travail sur l'analyse et le recoupement de centaines de sources locales, précise que ses estimations incluent uniquement les décès «directement causés par la violence». Et de préciser : «Des estimations complémentaires produites par des organisations comme Save the Children indiquent que des dizaines de milliers de personnes supplémentaires pourraient être mortes d'autres causes liées aux conflits, comme la famine et la maladie.»

Source : sites web

https://french.alahednews.com.lb/29430/304#.XBmCU1xKhPY


 

YEMEN: TREVE A HODEÏDA. ANSARULLAH REVELE LES DESSOUS DES CONSULTATIONS EN SUEDE

Yémen: trêve à Hodeïda. Ansarullah révèle les dessous des consultations en Suède

 Depuis 10 heures  14 décembre 2018

salam-suede

 Monde arabe - Yémen

 

suede1

L’ONU a obtenu jeudi une trêve dans plusieurs régions dévastées du Yémen, pays au bord de la famine, à l’issue de consultations de paix en Suède.

Les médiateurs, qui ne nourrissaient que de maigres espoirs d’obtenir une percée, ont indiqué que la délégation nationale (armée + Ansarullah) et celle du gouvernement démissionnaire soutenue par Ryad devaient se revoir fin janvier pour tenter de définir un cadre de négociation en vue d’un règlement politique.

Le Conseil de sécurité tiendra vendredi matin à New York une réunion pour entendre un compte-rendu de ces pourparlers à Rimbo près de Stockholm, a annoncé jeudi soir l’ONU. Il devrait adopter la semaine prochaine une résolution pour entériner leur résultat, selon des sources diplomatiques.

Cessez-le-feu à Hodeïda

Un « cessez-le-feu » doit entrer en vigueur « dans les prochains jours » à Hodeïda (ouest), port de la mer Rouge par où entre l’essentiel de l’aide dans ce pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, et où sévit selon l’ONU « la pire crise humanitaire du monde », prévoit l’accord.

Selon les termes de l’accord signé en présence du secrétaire général de l’ONU et rapportés par les médias émiratis et saoudiens, les deux parties doivent retirer leurs troupes du port et du district de Hodeïda, laissant le contrôle de la ville à la police et aux forces locales qui la contrôlaient déjà avant 2014.

L’Arabie saoudite à la tête d’une coalition mène, depuis 2015, une guerre sans merci contre le Yémen qui a fait  quatre ans de guerre qui ont fait environ 10.000 morts et menacent jusqu’à 20 millions de personnes de famine, selon l’ONU.

30 observateurs onusiens à Hodeïda

L’ONU jouera un « rôle-clé » dans le contrôle du port, a précisé M. Guterres lors d’une cérémonie en présence des deux délégations. Et selon une source onusienne, 30 observateurs de l’ONU pourraient être déployés dans la ville.

Le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Khaled al-Yémani, et le négociateur en chef d’Ansarullah, Mohammed Abdel Salam, ont échangé à l’issue de la cérémonie une poignée de mains à forte portée symbolique.

Points de blocage

Mais « il reste des questions en suspens », a averti Antonio Guterres.

Aucun accord n’a en effet été trouvé sur le redressement de l’économie yéménite ni sur la réouverture de l’aéroport de la capitale Sanaa.

Contrôlé par les forces yéménites et fermé depuis trois ans, il fait de facto l’objet d’un blocus par la coalition, qui reste maître du ciel.

Ansarullah révèle les dessous des consultations

abdel-salam2

Le chef de la délégation nationale, Mohammad Abdel Salam, a accusé la délégation soutenue par Ryad d’ « entraver l’arrêt total des opérations militaires et la fin de la souffrance du peuple yéménite ». Il faisait allusion au dossier économique (paiement des salaires des fonctionnaires) et l’ouverture de l’aéroport de Sanaa.

M.Abdel Salam a précisé que « cette délégation a refusé la signature d’un accord cadre de l’Onu ayant pour objectif de parvenir à une solution politique qui met fin à la guerre ».

abdel-salam5

S’agissant de l’aéroport de Sanaa, M.Abdel Salam a affirmé que les membres de la délégation qu’il préside ont « proposé le départ des avions de l’aéroport de Sanaa vers la Jordanie et l’Egypte, mais l’autre partie a réclamé leur  atterrissage dans l’aéroport Aden. Or ce dernier n’est pas du tout sûr et n’est pas sous le contrôle du gouvernement démissionnaire (mais de la coalition saoudo-émiratie) ».

« La fermeture de l’aéroport de Sanaa est injustifiable, et l’objectif de faire atterrir les avions à Aden est une tentative de sauver la face », a-t-il ajouté.

Et de conclure: « nous ne sommes pas parvenus à toutes les solutions requises, mais les consultations qui se sont déroulées en Suède sont l’une des meilleures auxquelles nous avons participé… Notre peuple doit rester vigilant. Toutes les concessions présentées préservent l’unité, l’indépendance et la souveraineté du Yémen ».

Sur un autre plan, M.Abdel Salam a révélé que « la délégation nationale et certains libres vivants à l’étranger ont distribué, aux ambassadeurs et émissaires de divers pays, plus de 1000 brochures illustrant les images et les crimes de la coalition ».

Dans une interview avec la chaine yéménite AlMasirah, il a révélé que « la délégation nationale a présenté des rapports confirmant la présence des membres d’Al-Qaïda et de Daesh sur les fronts de bataille au Yémen ».

Il convient de noter qu’en dépit des négociations en Suède, la coalition a intensifié ses raids contre le front de la côte ouest, de Nehm, Doureihmi, Baqem, Razeh et autres, a affirmé jeudi le chef de l’armée yéménite, le général Yehya Sari’.

L’Iran salue les avancées « prometteuses » des consultations de paix

qassemi

L’Iran a salué jeudi les avancées « prometteuses » obtenues à l’issue de ces consultations, et a espéré que des négociations futures permettent de parvenir à un accord final.

« Nous saluons les accords entre les deux parties supervisés par le représentant du secrétaire général des Nations unies et considérons comme prometteurs ces pas positifs et ces accords préliminaires pour la poursuite des pourparlers », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi.

L’Iran a joué « un rôle constructif » dans l’organisation des discussions de paix en Suède, a affirmé M. Ghassemi, disant espérer la réouverture prochaine du port de Hodeïda et de l’aéroport de la capitale Sanaa afin que l’aide puisse être acheminée.

L’accord « montre que les groupes yéménites présents lors des discussions comprennent bien la situation déplorable du peuple yéménite et ont préféré empêcher la détérioration de la situation », a ajouté M. Ghassemi.

Avec AlMasirah + AFP

https://french.almanar.com.lb/1171029


 

YEMEN: LE SILENCE COMPLICE DES PAYS OCCIDENTAUX SUR UN MASSACRE QUI AURAIT FAIT ENVIRON 10 000 MORTS

La situation au Yémen

10.000 morts au Yémen? Le silence complice des pays occidentaux sur un massacre de masse

© Sputnik . Стрингер

POINTS DE VUE

URL courte

Youri Apreleff

9015

Depuis 2016, les pertes de la guerre au Yémen ne sont plus actualisées. Pourtant, les médias français persistent à écrire que ce conflit a fait «environ 10.000 morts». De même, aucun homme politique occidental de haut rang, de Trump à Macron, n’agit pour mettre fin à ce massacre. Lorsque l’hypocrisie rencontre des intérêts économiques…

En lisant les médias français depuis ces dernières années au sujet de la guerre au Yémen, l'on se rend compte de ceci: depuis le 30 août 2016, les chiffres ne sont plus actualisés. Tous répètent inlassablement que la guerre a fait «environ 10.000 morts».

Le constat est d'autant plus frappant qu'il suffit de compiler les dépêches de l'AFP depuis le début du conflit pour arriver presqu'entièrement à ce bilan: 9798 morts. L'on se doute que les agences de presse n'ont pas enregistré chaque décès de ce conflit. La différence est même terrible. 

Avant de creuser le sujet, il convient de déterminer ceux qui sont considérés comme les victimes de ce conflit. Les combattants? Les personnes tuées par balle? Celles qui meurent de la famine? Du choléra? 

Il faut savoir qu'au Yémen, le port d'Hodeïda est vital: 70% des importations et de l'aide humanitaire pour ce pays y transitent. Fait intéressant, puisque «75% de la population, soit 22 millions de personnes, ont besoin d'une aide et de protection, dont 8,4 millions sont en situation d'insécurité alimentaire grave et dépendent d'un apport en nourriture urgent», selon l'Onu.

 

Troisième place : Sana, Yémen

© SPUTNIK . STRINGER

Yémen: vers une défaite de la coalition et une paix signée en Suède?

Ces civils meurent donc des conséquences directes des combats, et doivent être comptabilisés. A la fin du mois de novembre, l'ONG Save the Children a révélé un bilan horrifiant: 85.000 enfants de moins de 5 ans sont morts de faim depuis 2015. Mais ces bambins victimes de famine ne semblent pas suffisants. 5.000.000 d'enfants seraient menacés par la famine, prévient la même ONG.

 

De même, le choléra a frappé extrêmement durement ce pays durant l'été 2017. 1.000.000 de personnes infectéespour 2.226 morts. 1 habitant sur 27.

Ce n'est donc pas en vain Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a qualifié en octobre de cette année ce conflit comme étant «la pire crise humanitaire du monde». Et pourtant, cette guerre ne fait la Une ni des médias, ni des agendas politiques.

Les occasions de dépasser les émotions et d'agir n'ont pas manqué. Dès aout 2015, l'Onu dénonçait des «raids inacceptables» de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite. Human Rights Watch et Amnesty international utilise dès juillet le terme de «crimes de guerre» pour qualifier ces bombardements. Et les exemples s'enchainent…

 

A man stands on the rubble of a house destroyed during recent battles between Houthi fighters and pro-government fighters, on the first day of a 48-hour ceasefire in the southwestern city of Taiz, Yemen. (File)

© REUTERS / ANEES MAHYOUB

Yémen: des parlementaires européens s'insurgent contre le bain de sang

La crise alimentaire, qui fera 85.000 enfants morts, est mentionnée dès 2015En octobre 2015, des hôpitaux gérés par Médecins sans frontières sont touchés par des raids aériens. Il y en aura des dizaines jusqu'à aujourd'hui.

 

Avec l'arrivée d'Al Qaïda au Yémen, les frappes de drones américains s'intensifient. Non contrôlées, le site d'investigation américain The Intercept signale même que 90% de ces frappes n'atteignent pas leurs cibles, frappant des civils. Nouveau silence de la communauté internationale.

Pire encore, l'Onu affirme en 2016 que la majorité des pertes civiles dans ce conflit sont le fait de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite. Celle-ci vise les écoles, les mariages, les hôpitaux, les aéroports où est acheminée l'aide humanitaire, les bateaux de réfugiés… Des centaines voire des milliers de mort. L'Arabie saoudite se contente de justifier ces massacres ainsi: des informations erronées transmises aux pilotes. Riyad assure alors à l'Onu qu'il respecte le droit humanitaire. Pas d'enquêtes, tirez les rideaux. 

De même, Riyad nie les massacres d'enfantsL'Onu inscrit en juin 2016 la coalition menée par l'Arabie saoudite sur la liste noire des pays qui ne respectent pas le droit des enfants lors des conflits. Mais cette décision sera de courte durée, car des pressions auraient été exercées par Riyad en termes de financement sur l'organisation, selon des diplomates. La représentante des Nations Unies pour les enfants dans les conflits armés, Leila Zerrougui, a précisé alors que l'ONU ne reviendrait pas sur les opérations militaires menées par la coalition dans le passé. "Ce qui est passé est derrière nous", a-t-elle expliqué à la presse. En août 2016, Ban Ki-moon accorde à Ryad le bénéfice du doute.

 

Une frappe contre le Yémen (archives)

© AP PHOTO / HANI MOHAMMED

Au Yémen, la coalition saoudienne bombarde l'aéroport de Sanaa

Toutes ces situations se sont inlassablement répétées, les ONG parlant de crimes de guerre, l'Onu bloqué par la peur de se froisser avec Riyad et les chancelleries occidentales muettes. 
Et le mutisme de ces dernières n'est pas à chercher bien loin, en particulier en ce qui concerne Washington et Paris. Pourtant, ces derniers sont passés maitres dans l'art de parler de crimes de guerre, sanctionner et intervenir, contre nombre de pays…

 

Trump et Macron ont la même dépendance vis-à-vis de Riyad: les prix du pétrole, contenir l'Iran et vendre des armes. Nous parlons là en centaine de milliards pour les USA et du deuxième acheteur pour la France.

Les réactions auraient donc de quoi faire rire si le sujet n'était pas si grave. Dès avril 2016, Human Rights Watch affirme que des bombes américaines ont été utilisées par la coalition en tuant des civils. Pire, le 29 mai 2008, les USA avaient signé à Dublin un texte de traité interdisant les armes à sous-munitions, qu'ils n'ont jamais ratifié. Nous apprendrons donc en 2016 que Washington «suspendait la livraison à l'Arabie saoudite d'armes à sous-munitions», 8 ans après…

 

Yémen (image d'illustration)

© AP PHOTO / HANI MOHAMMED

WikiLeaks: les chars français au Yémen, histoire d’une corruption d’envergure étatique

Après un raid ayant tué 140 civils à Sanaa, Washington s'inquiète d'être impliqué dans un crime de guerre. Mais n'agira pas. Des bombes américaines seront de même identifiées en octobre 2017 par Amnesty. Encore plus cynique, en 2018, Washington continuait à vendre des armes à la coalition arabe, certifiant que Riyad «prenait des mesures pour épargner les civils». 

 

En Europe, tandis que la Norvègel'Autrichel'Allemagne, le Danemark, suspendaient leurs ventes d'armes à l'Arabie saoudite suite à l'affaire Khashoggi et à la guerre au Yémen, Paris se faisait discret. Très discret. La France ne reviendra pas sur ces ventes.

La ministre des armées, Florence Parly, se dit «révoltée» par cette guerre en août mais assure qu'aucune arme française, «à sa connaissance», n'est utilisée dans le conflit. Elle a ensuite affirmé que «la guerre devait cesser». Pas l'ombre d'une sanction, pas l'ombre d'une enquête internationale, pas l'ombre d'un reproche. Comme pour l'affaire Khashoggi, l'Arabie a trouvé en la France un allié prêt à lui offrir un blanc-seing.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201812131039293276-yemen-conflit-victimes-massacre-coalition-arabe/