L’ARMEE ET LES COMBATTANTS D’ANSARULLAH LIBERENT LA VILLE D’ADEN DES TERRORISTES

Yémen: l’armée et les Houthis prennent le palais présidentiel à Aden

L’armée yéménite appuyée par les Comités populaires ont libéré vendredi la ville d’Aden et le palais présidentiel des extrémistes d’Al-Qaïda et des milices pro-Hadi, alors que l’offensive arabo-américaine se poursuit contre les civils yéménites, faisant «519 morts en deux semaines».

«L’armée yéménite et les Comités populaires ont libéré la ville de Kriter à Aden vendredi matin», a indiqué la chaine yéménite Al-Masira, soulignant que «les combattants d’Al-Qaïda et les milices pro-Hadi ont quitté la ville et le calme régit à Aden suite à leur défaite».

Selon Mohammad Abdel Salam, porte-parole d’Ansarullah (Houthis), «les agresseurs n’ont pu tirer aucun profit. Ils ont seulement détruit des établissements publics et desYémen: l’armée et les Houthis prennent le palais présidentiel à Aden. propriétés privées».

Jeudi, l’armée yéménite et les Comités populaires se sont emparés du palais présidentiel à Aden, dernier symbole du président en fuite Abed Rabbo Mansour Hadi.

Arrivés à bord de blindés, ils sont entrés dans le palais présidentiel Al-Maachiq sur lequel ils ont hissé le drapeau yéménite.

Ce développement significatif est intervenu au huitième jour de la campagne aérienne d'une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Etats-Unis. Ryad a par ailleurs juré de défaire l’armée et les Houthis qui contrôlent déjà la capitale Sanaa et plusieurs régions du Yémen.

En dépit des affirmations de la coalition sur un strict blocus maritime, des soldats de l’armée ont effectué un petit débarquement de renforts à Aden jeudi, a déclaré à l'AFP un conseiller saoudien qui a refusé d'être identifié.

Selon un diplomate occidental à Ryad, les Houthis «maintiennent la pression sur Aden, qui est le point faible dans la stratégie saoudienne» car les forces pro-Hadi sont selon lui «désorganisées». 

Les Houthis sont désormais déployés le long du nord et du sud du pays à l’exception de la province de Ma’reb (Est) dont certaines zones sont contrôlés par Al-Qaïda, en plus de Hadramout (sud-est) considérée comme un camp militaire ouvert d’Al-Qaïda.   

«519 morts en deux semaines»

Par ailleurs, la campagne de frappes aériennes menée par l'Arabie et ses alliés contre le Yémen a fait «519 morts et près de 1.700 blessés en deux semaines», a indiqué jeudi la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos.

Mme Amos s'est dite «extrêmement inquiète» pour la sécurité des civils piégés par les combats qui font rage, et a appelé les différentes parties du conflit à «faire le maximum» pour protéger les simples citoyens.

Plusieurs organisations humanitaires ont fait part de leur inquiétude face au nombre croissant de victimes civiles à la suite notamment d'un raid sur un camp de déplacés et du bombardement d'une laiterie qui aurait, à lui seul, fait près de 40 martyrs.

«Ceux qui sont engagés dans des combats doivent s'assurer que les hôpitaux, les écoles, les camps de réfugiés et de personnes déplacées dans le pays et les infrastructures civiles, en particulier dans les zones peuplées, ne soient pas ciblés ou utilisés pour des motifs militaires», a souligné Mme Amos dans un communiqué.

L'Unicef a précisé mardi qu'«au moins 62 enfants avaient été tués et 30 blessés au cours de la semaine qui venait de s'écouler».

Selon Mme Amos, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont fui leur foyer, certaines pour un «voyage périlleux» vers Djibouti et la Somalie.

Source: agences et rédaction

03-04-2015 | 14:32

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=14613&cid=304#.WGUgxPnhA2w


 

 

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